25/11/2018
11:41:06
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[Presse] La Presse Dakorane

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titrage du sujet en tapuscrit : La Presse Dakorane
photographie, réaliste, noir et blanc, années 50, dans une imprimerie, des ouvriers en salopette travaillent tandis qu'un officier en uniforme des années 50 inspecte un exemplaire du journal "Dakora Matin", format paysage.  et il y a des tas de journaux ça et là et des soldats autour de l'officier

Malgré les apparences qu’elle aime à se donner — et qu’elle se sent en devoir de préserver — l’Administration militaire du Dakora n’a absolument rien d’une République. Bien qu’elle soit composée de colons makotans jaloux de leurs libertés, elle ne garantit en réalité aucun droit d'expression, ou très peu, suivant les principes de l'armé makotane dont elle est une émanation. Il découle de cette réalité autoritaire, certainement justifiée par les circonstances, que les libertés de la presse ne sont nullement assurées et que tout ce qui circule dans la presse, ou cherche à entrer dans les colonies dakoranes, doit faire l’objet d’une censure préalable assez stricte.

En pratique, ce sont surtout les opinions pessimistes et défaitistes qui sont écartées — en plus, naturellement, de toute apologie du socialisme, du communisme ou des mauvaises mœurs. L’Administration travaille coûte que coûte à atténuer dans l'opinion publique la dure réalité du Dakora et à dépeindre les colonies comme des endroits « pas si hostiles ». Il en ressort qu’il n’existe qu’un seul titre dakoran : le Dakora Matin, un quotidien qui émane presque directement des autorités administratives.

Notons enfin que Dakora Matin n’existait pas avant la récente conquête des terres par le Makota et la création de l’Administration Militaire. Avant le funeste jour du 5 mai 1990, le Dakora comptait des dizaines de titres très divers, propres à une société véritablement libre et plurielle dans son expression. Ceux qui collectent les archives d’avant la catastrophe le savent mieux que quiconque : cette nouvelle presse n'a aucun rapport avec l'ancienne, laquelle, si elle était indubitablement corrompue, était au moins libre en droit. Cela dit, il existe de nombreux pays où la presse est beaucoup plus contrôlée qu'elle peut l'être au Dakora. Ce qui est surtout surprenant c'est le décalage dans les grands principes entre l'ancien et le nouveau Dakora ou entre l'Administration et le pays dont elle est l'émanation ...

Liste des journaux
Dakora Matin : Seul journal légal et proprement dakoran dans son impression (bien qu’imprimé et lu par des colons makotans), Dakora Matin est officiellement un journal civil, plus précisément une entreprise privée dont le capital est détenu par des colons connus et respectés. Mais, dans les faits, il s’agit d’une émanation indirecte de l’Administration, laquelle inspecte chaque numéro avant sa distribution et peut interdire articles ou rubriques, voir le numéro entier. La censure demeure cependant essentiellement interne et préalable : les journalistes savent globalement ce qu’ils peuvent dire ou non, en gros ils s'autocensurent. Ce n’est tout de même pas « la brochure du parti », mais enfin, quiconque connaît le fonctionnement réel de cette presse ne peut qu’admettre que les informations les plus importantes sont rarement les plus fiables et qu'il y a une clé de lecture à conserver sur certaines thématiques.

Liste des articles

Sœur Mathilde portera nos couleurs au Championnat d'échecs de Paltoleucie, In Dakora Matin, le 19/05/18
Les Missions Nationales d'Inhumation à l’œuvre sur tout les fronts !, In Dakora Matin, le 22/05/18
Travailler aux archives de l’État du Dakora, In Dakora Matin, le 10/06/18
Réussite des politiques de dépunkisation dans les districts limitrophes de Dakoraville, In Dakora Matin, le 13/06/18
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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une photographie de presse, demi teinte ou tramage, noir et blanc, dans une compétition d'échec des années 50's, une jeune et belle religieuse en habit blanc et voile blanc est assise a une table d'echec et affronte un homme, elle porte des lunettes et est totalement dans la partie. Il y a une banderole écrite : "Championnat d'échec du Dakora", format carré, la photo est légendée : "Photographie prise lors du championnat d'échec du Dakora de l'année dernière, Soeur Malthilde le remportant haut la main. "
Sœur Mathilde portera nos couleurs au Championnat d'échecs de Paltoleucie, In Dakora Matin, le 19/05/18

Erratum : il est fait mention en un endroit du Banairah mais il faut lire Jashuria


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Articles connexes et références
Les religieuses makotanes
Role médical des religieuses : La Lutte contre la Mortalité Infantile par les méthodes Translaves, In Le Journal des Mères de Famille, 29/10/2016
Une institution pour jeunes filles : La Seconde Dame inaugure un gymnase et distribue des prix,In le Bal, 4/11/16
Un pélerinage essentiellement monastique : En marche pour la Grâce ! , In les Nouvelles du Makota, le 3/04/17
Sur l'instruction des religieuses : Ces Religieuses qui étudient clandestinement dans des universités étrangères, In Les nouvelles du Makota, le 21/05/17
Sur la Vocation religieuse : De l'élevage de nonnes au Makota, In La Makotan Mécontent, le 02/06/17
Une sainte nonne : Les Miracles se multiplient autour de « Sainte Capucine », In Les Nouvelles du Makota, le 05/06/17
Une religieuse (lesbienne) qui défroque au Jashuria : "Une novice illégalement en étude au Jashuria porte un maillot Blasphématoire, In La libre Makotane, le 19/08/17"


Le texte en bloc Sœur Mathilde portera nos couleurs au Championnat d'échecs de Paltoleucie
Pour la première fois depuis la catastrophe, quelqu'un participera à un événement au nom du Dakora
C’est décidé ! Sœur Mathilde se rendra au Cham-pionnat paltoleucien d’échecs. Notre meilleure joueuse, championne nationale du Dakora (pour les deux sexes), vient d’obtenir l’autorisation de sa Supérieure, et l’État du Dakora, associé à sa fédération d’échecs, a assuré qu’il prendrait en charge l’ensemble des frais de cette aventure ludique. C’est une première pour le nouvel État du Dakora. Il s’agit en effet du tout premier événement sportif auquel participe notre nation renaissante. Dans cet article, nous tâcherons de vous faire mieux connaître qui est Sœur Mathilde et pourquoi elle a de réelles chances de remporter ce championnat, avant d’évoquer ce que pourrait être l’avenir de notre pays en matière d’événements culturels et sportifs.
Présentation de notre championne
Sœur Mathilde, de son nom civil Juliette Armand, est née en 1993 (elle a vingt-cinq ans) dans le comté du Noyer, État du Makota, au sein d’une famille de vachers au service des ranchers Pascale. Comme la plupart d’entre nous, elle n’est pas originaire du Dakora mais il s’agit d’une Makotane ayant émigré pour participer à la résurrection de cette terre qui est dorénavant la nôtre. Mais n’allons pas trop vite. Elle passe naturellement sa petite enfance dans la maison familiale. Son père étant souvent parti au pré pour s’occuper des troupeaux de la famille Pascale, c’est sa mère qui assure seule sa première éducation, comme c’est d’ailleurs le cas dans la plupart des foyers makotans. À sept ans, Juliette est envoyée dans la petite école de sa municipalité où, déjà, la sœur en poste reconnaît ses capacités supérieures en logique, en mémoire et en déduction. C’est grâce aux démarches de cette religieuse que la jeune Juliette intègre une institution religieuse à l’âge de douze ans.
Elle entre ainsi à Sainte-Annonciale, maison dans laquelle elle renforce considérablement ses connaissances. Là où la petite école lui avait appris à lire, écrire, prier et compter, l’institution va beaucoup plus loin dans son développement intellectuel et moral. Quatre ans plus tard, alors âgée de seize ans, Mlle Juliette Armand obtient son diplôme de fin d’études secondaires avec la mention « excellent », qu’elle passe avec deux années d’avance sur le cursus habituel. Son diplôme en poche, Mlle Juliette Armand décide d’entrer en religion pour se consacrer à Dieu, l'enseignement des jeunes fille et l'étude. Elle est reçue comme novice chez les sœurs réginistes où, après une année de noviciat — et conformément à l’usage au Makota — elle est envoyée à l’étranger afin de poursuivre des études supérieures et parfaire ses connaissances en vue de devenir enseignante de mathématiques. Notons qu’au Dakora, nous n'avons pas ce problème et que les femmes peuvent accéder à l’université à titre exceptionnel ; toutefois, notre pays n’existait pas encore à cette époque, et notre université est aujourd’hui encore en cours d’installation et loin d’être pleinement fonctionnelle.
La demoiselle Juliette Armand, devenue à titre temporairement Sœur Mathilde, est ainsi envoyée au Jashuria, où elle entame des études de mathématiques. Comme on pouvait s’y attendre, les résultats sont au rendez-vous : après trois années d’études, elle obtient sa licence avec la mention « très bien », puis décroche son master deux ans plus tard. Nous sommes alors en 2015. Elle s’inscrit ensuite en doctorat de mathématiques, mais décide de prendre son temps. Tout en demeurant inscrite à une université jashuriane et en y retournant plusieurs fois par an, elle rentre au Makota. Elle y prononce ses vœux définitifs toujours chez les réginistes et devient enseignante dans le secondaire à Sainte-Aurore, établissement prestigieux pour jeunes filles situé à Sainte-Régine, capitale du Makota. Elle y enseigne naturellement les mathéma-tiques. Elle fut notamment le professeur des demoi-selles Irreville et Vèques, bien qu’elle n’ait, pour autant, aucun lien connu avec la fameuse équipe de volley-ball de l’établissement.
Quand, en 2016, à l’appel du général Lye, les volontaires pour le Dakora se rassemblent, Sœur Mathilde s’inscrit en qualité d’aide-soignante. Elle est acceptée sans difficulté et rejoint un hôpital de campagne, où elle officie pendant plusieurs mois. Lorsque Fort-Aleucien est finalement conquis et qu'elle devient la capitale temporaire du Dakora, le gouvernement décide d’y installer tout ce qu’il convient d’avoir dans une capitale de pays civilisé. C’est ainsi qu’une institution pour jeunes filles est fondée, et Sœur Mathilde en devient naturellement le professeur de mathématiques. C’est une profession qu’elle exerce toujours à ce jour, bien qu’elle soit pressentie pour devenir maître de conférences auprès de la chaire de mathématiques de l’Université de Fort-Aleucien, poste qu’elle obtiendra prochainement, une fois sa thèse soutenue au Jashuria.
Les échecs : une passion de toujours
Les gens qui ne connaissent pas la prairie se la figurent trop souvent comme un lieu rustre, où règnent l’ignorance et l’absence de toute activité intellectuelle — ou, à tout le moins, mentale. En réalité, cette vision est largement exagérée, puisque c’est avec sa mère et ses frères et sœurs que Sœur Mathilde s’initie à la pratique des échecs, lesquels demeurent encore aujourd’hui son principal loisir et sa récréation. Évidemment, son niveau a considérablement progressé au fil de son ouverture au monde, et les duels qu’elle a menés à l’université de Jashuria, puis lors du championnat national du Dakora, n’ont plus rien de commun, en intensité, avec les modestes parties de son enfance dans la prairie. Mais pour notre championne, peu importe le niveau de son adversaire : le plaisir reste toujours le même, et l’objectif ne change jamais — trouver le meilleur coup possible dans une situation donnée, et tenter de percevoir la suite de coups la plus susceptible de conduire à la victoire. Elle a donc l’âme d’une véritable championne. Aussi, nous avons de réelles chances de remporter ce championnat palto-leucien et d’apporter ainsi du prestige à notre nation, en montrant au monde que le Dakora, ce n’est pas seulement le fusil ou la pioche, mais aussi un pays où l’on trouve des têtes bien faites et bien pleines. Naturellement, nous couvrirons cette compétition pour vous. Mais en tout état de cause, quand bien même Sœur Mathilde ne remporterait pas le titre, car il est très disputé, sa seule présence là-bas constitue déjà une victoire éclatante pour le Dakora.
La politique du Dakora en matière de culture et de sport : l’ouverture et la communication
Le général Lye, chef de notre État, s’est montré très clair sur le sujet : « Il est du devoir de tout citoyen en capacité de représenter le Dakora à des événements internationaux de le faire, et il incombe aux autorités du Dakora de l’y aider. » C’est ainsi que nous devrions également participer aux événements sportifs et, plus largement, à tout ce qui peut aider notre beau pays renaissant à se faire une place dans le concert des nations — et pas seulement du point de vue militaire ou diplomatique, mais aussi sportif et culturel.
Pour notre part, au Dakora Matin, nous comprenons pleinement la volonté du général et lui assurons que nous l’aiderons autant qu’il nous sera possible dans cette initiative, en nous faisant le relais médiatique de l’ensemble de ces initiatives louables de participation à des événements étrangers, à l’image de celle de Sœur Mathilde et de son concours d'échec paltoleucien.


Commentaire extradiégétique
La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie, en demie teinte ou tramage, noir et blanc, années 50, dans un cimetière nouveau aux tombes fraichement creusées, on voit une chapelle extérieur avec un prêtre catholique en ornements traditionnels entouré de deux enfants de chœurs l'un porte le bénitier, l'autre le missel, le prêtre bénit au goupillon des dizaines de cercueils fermés en planche. Il est entouré de soldats style soldats américains des années 50 mais si l'on voit les insignes, US est remplacée par DKR, les militaires ont des pelles et des excavatrices et creusent des trous.  la photo est légendée : "Photographie d'un cimetière créé ex nihilo par une compagnie MNI, l’aumônier de l'unité est administre les rites mortuaires. "

Les Missions Nationales d'Inhumation à l’œuvre sur tout les fronts !, In Dakora Matin, le 22/05/18


Articles connexes et références
Autres (pas d'articles actuellement autour du sujet)
  • Les archives du Dakora incluant une boite particulièrement décrite sur ce que l'on a trouvé sur un corps précis (mais il existe des millions de boites comme celle-là) : [Archives] Fond documentaire du Dakora

Le texte en bloc Les Missions Nationales d'Inhumation à l’œuvre sur tout les fronts !
Alors que nos implantations vont croissantes, on enterre toujours plus de morts avec piété, dignité et hygiène
Nécropolis…Tout le monde connaît ce mot au Dakora, pour l’avoir expérimenté soi-même lors de son installation et pour le vivre encore au quotidien, pour nombre d’entre nous, car c’est ce qui attend nos colons partout où ils s’implantent. On appelle nécropolis une ville ou un village délabré et abandonné, où les corps sont partout, en profusion, à l’extérieur comme à l’intérieur : dans les voitures, sur les lieux de travail, à la maison, faisant la cuisine ou prenant leur bain… Bref, dans une nécropolis, les morts sont partout ; ils hantent les lieux par leur simple présence.Il va de soi qu’il n’est pas question, pour les vivants, de cohabiter avec les morts, ne serait-ce que pour des raisons d’hygiène, et qu’il n’est pas acceptable de laisser les défunts à l’air libre alors que leur place est de dormir en paix dans la terre. C’est à cette tâche à la fois sanitaire et sacrée que se consacrent nos braves compagnies des Missions Nationales d’Inhumation, et c’est ce que nous allons voir ensemble dans cet article.
Qu’est-ce qu’une compagnie des Missions Nationales d’Inhumation ?
Les compagnies MNI sont des unités militaires ayant pour mission d’enterrer les morts avec méthode, dignité et hygiène. Les soldats de ces unités — que l’on dit « thanatologiques » — sont armés de manière rudimentaire, uniquement afin de repousser les créatures du Smog que certains redoutent de rencontrer, quoi que l’on en pense par ailleurs (Smog dans lequel, naturellement, il leur est formellement interdit de se pénétrer), ainsi que les rares brigands sévissant encore dans les zones du Wasterland revenues sous notre contrôle. Une compagnie MNI, c’est environ une centaine d’hommes du rang, commandés par un lieutenant, armés de pelles, et disposant de sacs mortuaires — appelés, fort peu élégamment, « sacs à viande » — ou de matériel de menuiserie permettant de fabriquer sur places des cercueils rudimentaires mais dignes. Ces compagnies précèdent la plupart du temps l’arrivée des colons, mais peuvent aussi les accom-pagner. L’État met un point d’honneur à ce que les citoyens et leurs famille côtoient le moins possible les morts, et il est fréquent que certaines zones soient temporairement interdites à la colonisation, le temps que les unités thanatologiques aient achevé leur œuvre.
Quel est le protocole de traitement des corps ?
La République de l’État du Dakora peut s’enorgueillir du traitement qu’elle réserve aux dépouilles des victimes du Smog. Il n’en va pas de même dans la plupart des territoires qui ne sont pas encore revenus sous notre contrôle. Chez nous, dans notre beau pays, il ne saurait être question de laisser les défunts à l’air libre — ou pire encore, de profaner leurs corps, comme cela se pratique dans certains territoires de la capitale tombés aux mains des brigands punks. Il existe au Dakora un protocole strict, scrupuleusement appliqué, visant à respecter à la fois les impératifs sanitaires, civiques et religieux. Concrètement, lorsqu’un corps est découvert, il se voit attribuer un numéro d’identification, glissé si possible à l’un de ses orteils, et le lieu exact de sa mort — car, dans l’écrasante majorité des cas, les victimes sont décédées à l’endroit même où on les retrouve — est consigné sur sa fiche ainsi que d'autres données générales comme le sexe et l'age apparent. On procède ensuite à une fouille minutieuse du corps : tous les papiers et effets personnels sont recensés et transmis aux archives du Dakora, sous la garde du lieutenant Thérèse Verne et de ses subalternes. Le corps peut alors être mis en terre dans une fosse qui lui est exclusivement dédiée. Si la dépouille a pu être identifiée, il arrive que la tombe soit nominative ; mais le plus souvent, on se contente du numéro d’identification. Les parties de corps isolées, ainsi que les corps trop décomposés ou trop endommagés pour permettre une quelconque identifi-cation, sont quant à eux placés directement en ossuaire.
Le rôle central de l’aumônier de la compagnie — ou Réquiémiste — dans le processus
Dans tous les cas, les corps ne sont jamais traités comme de simples biens meubles, et leur sacralité intrinsèque n’est jamais oubliée. C’est pourquoi l’on procède systématiquement à une messe des défunts, suivie d’une bénédiction du cercueil et d’une mise en terre. Évidemment, pour des raisons logistiques, et parce qu’il n’y a qu’un seul prêtre par compagnie des MNI, les messes et les rites mortuaires sont nécessairement collectifs. Notons que, pour la plupart des unités, un groupe de religieuses est à l’œuvre pour préparer les corps et procéder elles-mêmes à la fouille, à l’enregistrement légal ainsi qu’à la toilette mortuaire. Dans tous les cas, il est d’usage de ne pas inhumer ces morts dans les cimetières déjà existants, mais de créer des cimetières qui leur sont spécifiquement dédiés. L’idée est de ne pas déranger inutilement les défunts plus anciens ni de risquer des profanations superflues, alors même que la place ne manque pas ailleurs. On peut ainsi creuser un grand nombre de tombes en très peu de temps, et des quartiers entiers peuvent se trouver libérés de la mort en l’espace de quelques semaines à peine. Ces cimetières sont naturellement bénis selon les usages, et deviennent ainsi des terres consacrées, au même titre que les cimetières plus anciens, lesquels sont d’ailleurs destinés à accueillir nos futurs morts. Il va de soi que l’aumônier des MNI est également pleinement disponible pour inhumer les nouveaux défunts et pour apporter, plus généralement, l’ensemble des secours de la religion. Il en va d'ailleurs de même pour les religieuses, qui peuvent délaisser leurs missions auprès des anciens morts afin de se consacrer aux nouveaux ou aux vivants car, si il est vrai que les morts ne doivent en aucun cas être délaissés, les vivants demeurent malgré tout prioritaires.
Et les traitements d’hygiène in situ ?
Les nouveaux colons se demandent souvent jusqu’où va la prise en charge des MNI, et s’ils auront à nettoyer eux-mêmes les résidus des cadavres dans les habitations dont ils sont appelés à prendre possession. Il va de soi que les MNI ne peuvent pas assurer le travail d’un service de nettoyage spécialisé : ils n’en ont ni les moyens ni le temps. Ils ont des rues entières à libérer de leurs morts, et des milliers de corps à enterrer chaque mois. Dans ces conditions, la prise en charge est strictement minimale. Les MNI ne s’occupent que d’ôter les corps et de neutraliser la cadavérine produite par ceux-ci, au moyen d’une solution biocide et anti-enzymatique puissante. Les quantités employées sont généreuses et pensées pour éviter à l’équipe d’avoir à passer une seconde fois ; cependant, il va de soi que cela ne suffit absolument pas à rendre l’endroit — la pièce concernée — immédiatement habitable. Vous trouverez auprès de votre maire ou de votre shérif — à défaut, adressez-vous au maréchal le plus proche — un guide complet et gratuit expliquant la manière correcte de nettoyer une pièce après le passage des MNI. En tout état de cause, il vous est formellement demandé de ne pas déplacer vous-même les corps ou morceaux de corps qui auraient étés oubliés et de ne pas séjourner dans un bâtiment qui n’a pas encore été traité par les MNI. Pour reconnaître les bâtiments pris en charge, cherchez l’inscription « MNI » sur la façade avant du bâtiment. Les risques sanitaires sont réels et importants, même lorsque le corps est momifié et semble sec. Aidez la mission de nos braves compagnies des MNI : respectez strictement les consignes sanitaires. Il en va de votre vie — et de celle de vos enfants.


Commentaire extradiégétique
La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane ou dakorane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une photographie, demi teinte ou tramage, noir et blanc, le personnage sur cette photoest une femme lieutenant du dakora (uniforme féminin américain des années 50 mais le symbole US remplacé par DKR) assise à son bureau. Sur son bureau il est écrit : Lieutenant T. Verne, Archives du Dakora.  elle a les mains sur la table et elle sourit. Derrière elle une fenêtre sur le Wasterland, format d'image carré. elle est dans son bureau, qui est meublé avec une cafetière, des verres et des fauteuil tout ça est au premier plan et elle au fond de la scène. lL'endroit est plein de   la photo est légendée : "Photographie d'un cimetière créé ex nihilo par une compagnie MNI, l’aumônier de l'unité est administre les rites mortuaires. "

Travailler aux archives de l’État du Dakora, In Dakora Matin, le 10/06/18


Articles connexes et références

Les MNI

Autres

Le texte en blocTravailler aux archives de l’État du Dakora
Le lieutenant Thérèse Verne, cadre féminin de l'armée, nous explique sa mission au service de la mémoire des morts
Pourquoi fouillons-nous les dépouilles des nécropolis avant de les enterrer ? Où vont les objets trouvés sur les corps ? Et qui décide qu’un bâtiment doit faire l’objet d’une conservation muséale et archivistique plutôt qu’un autre ? Ce sont là des questions légitimes que nombre de nos concitoyens se posent. La réponse est simple : ce sont les Archives du Dakora qui sont compétentes sur l’ensemble de ces sujets. Et plus précisément le lieutenant Thérèse Verne, l’une des rares femmes officiers de notre armée. Malgré son travail acharné de tri et de description, et la valse incessante des boîtes arrivant en permanence par camions entiers, le jeune officier a bien voulu nous accorder un entretien. Celui-ci a été réalisé dans son bureau, une fois déplacés les cartons qui encombraient tables et fauteuils.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Je vous remercie de m’avoir accordé cet entretien malgré tout le travail qui vous entoure, mon lieutenant… ma lieutenante ? Lieutenante ? Comment doit-on dire ?
Lieutenant Thérèse Verne : C’est moi qui vous remercie — vous et votre journal, le Dakora Matin — pour l’intérêt que vous portez au travail que nous accomplissons ici. Pour répondre à votre question, on dit simplement lieutenant. Ni « monsieur », ni « lieutenante » : les grades ne s’accordent pas en genre, ils sont neutres. C’est une chose que beaucoup ignorent, mais que peu osent demander. Il faut dire que voir des femmes dans l’armée est une nouveauté pour beaucoup. Pour ma part, je m’en félicite, même si je comprends que cela puisse surprendre.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Quand vous parlez de nouveauté, Lieutenant, vous faites référence à la politique du Makota en la matière ? Je suppose que, comme la plupart d’entre nous, vous êtes originaire du Makota ?
Lieutenant Thérèse Verne : C’est exact, made-moiselle. Je suis makotane d’origine, née dans le comté des Noyers. J’y ai suivi une scolarité complète dans une honorable institution pour jeunes filles. Quelques années plus tard, j’ai souhaité m’engager afin de devenir colon. Cela dit, comme j’étais seule, on rechignait à me recruter : à l’époque, on privilégiait essentiellement les couples, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, ils prennent tout le monde. J’avais alors trois possibilités pour rejoindre le Dakora. La première impliquait de faire quelque chose de dégradant et d’immoral — chose que j’aurais tout aussi bien pu faire sans avoir besoin de me déplacer, dans une maison close makotane. La seconde consistait à entrer dans une communauté de sœurs tertiaires et à prononcer des vœux temporaires pour servir dans un hôpital ou préparer des cadavres. Enfin, la troisième option était de rejoindre l’armée. l n’était évidemment pas question pour moi de faire ce que vous imaginez et qui porterait gravement atteinte à l’honneur d’une femme honnête. Je ne pouvais pas non plus, pour des raisons personnelles sur lesquelles je ne m’étendrai pas ici, prononcer des vœux religieux. C’est donc tout naturellement vers l’armée que je me suis tournée.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Ce n’est pas tout à fait le cœur de notre entretien, mais cela intéressera sans doute nos lecteurs, et surtout nos lectrices. Pouvez-vous nous expliquer d’où vient cette différence de traitement concernant les femmes entre l’armée du Makota qui ne les admets pas autrement qu'en temps que religieuses et uniquement à l’hôpital militaire et celle du Dakora qui y a recours beaucoup plus largement ? Et pouvez-vous également nous dire comment s’est déroulé votre enrôlement, ainsi que l’obtention de votre grade ?
Lieutenant Thérèse Verne : Je comprends. Ces sont des questions que l’on me pose très souvent, notamment les colons fraîchement arrivés ou ceux qui ont encore peu de contacts avec les autorités dakoranes. Beaucoup sont surpris lorsqu’ils me voient arriver dans leur communauté et donner des ordres pour diriger une levée muséale ou archivistique sur tel ou tel bâtiment d’intérêt patrimonial. Il faut alors leur expliquer que nous sommes l’armée dakorane, et non makotane, et que la tradition dakorane que nous suivons ici consiste, depuis les années 1970, à accueillir des femmes dans les rangs pour remplir certaines missions non guerrières. Il ne s’agit évidemment pas de combattre — ce sont des choses d’hommes — mais de missions administratives et médicales, pour lesquelles nous sommes très utiles et aussi efficaces que ces messieurs. Plus nous sommes nombreuses à occuper ces postes, plus les hommes de l’armée sont libres de se consacrer au cœur de leur métier : le combat. Vous souhaitiez connaître mon parcours dans l’armée. Je vais vous l’expliquer. Tout a commencé par mon passage au bureau d’enrôlement du comté des Noyers. Il fut un temps où chaque comté en possédait un ; ce n’est plus le cas aujourd’hui, ils sont désormais concentrés dans les villes. Je me suis donc rendue à ce bureau, j’y ai rempli un dossier d’inscription et j’ai été reçue en entretien par un officier recruteur de sexe féminin. Il se trouve que je possédais les compétences recherchées : je savais écrire sous la dictée en sténographie, taper à la machine, et même quelques rudiments d’informatique — ce qui est assez rare au Makota, vous en conviendrez. Je savais également gérer un fonds documentaire, ayant été membre de la bibliothèque de mon établissement scolaire durant toute ma scolarité. Celle-ci, je veux dire ma scolarité, s’est achevée par l’obtention d’un diplôme de fin d’études, diplôme qui reste relativement rare, en général, et plus encore chez les femmes. J’avais en outre quelques notions de médecine et une bonne maîtrise de la langue jashuriane, mais je ne m’étendrai pas davantage sur ces points. J’étais donc éligible à un poste d’officier. Ordinairement, cela nécessite de réussir un concours — c’est le cas aujourd’hui — mais il y a deux ans, le nombre de candidates était inférieur au nombre de places disponibles, et le concours prenait en réalité la forme d’un examen. Un examen assez difficile, notamment sur le plan gymnique, domaine dans lequel je n’ai jamais été particulièrement à l’aise. J’ai ensuite effectué mes classes, suivi une formation à l’école des officiers du Dakora, et j’en suis sortie avec le grade de lieutenant. Qu’on se rassure : tout cela s’est déroulé dans la plus parfaite moralité et, contrairement à certaines rumeurs, il n’y a aucune promiscuité avec la gent masculine.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Je vous remercie, lieutenant. Et comment conciliez-vous votre vie personnelle et votre travail ? Enfin, pardonnez-moi mon indiscrétion et n’y répondez pas si vous trouvez cela déplacé, mais c’est ce que nos lectrices souhaitent savoir. Comment peut-on être pleinement femme tout en servant toute la journée dans une force militaire ? Comment votre mari et vos enfants vivent-ils cela ?
Lieutenant Thérèse Verne : Je suis célibataire… Je veux dire, nous ne sommes absolument pas tenues de l’être. Dans l’unité que je commande, vous trouverez plusieurs femmes, la plupart sont mariées. Ce sont elles qu’il faudrait interroger à ce sujet. Pour ma part, je me consacre corps et âme à mon travail. Je suis profondément convaincue que ce que je fais ici est important. Je ne veux pas dire que je me sacrifie — ce n’est pas cela — mais enfin… Et puis, on peut être célibataire sans que cela signifie pour autant que l’on n’ait aucune activité en dehors du service. Pour ma part, j’aime beaucoup la chasse et la pêche.
Enfin, j’espère répondre à votre question. Plus généralement, ce que je peux dire, c’est que mes subordonnées féminines parviennent très bien à concilier leur vie de famille avec leur métier de militaire.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Veuillez m’excuser si je vous ai mise mal à l’aise, ce n’était pas l’objectif de ma question. Je vous propose que nous passions maintenant aux archives. Peut-être pourrions-nous commencer par expliquer la mission de votre unité et son histoire ?
Lieutenant Thérèse Verne : Merci. Cette unité s’appelle le Fonds documentaire du Dakora. Elle se compose de trois entités que nous appelons des bureaux. Je ne suis au commandement que de l’un de ces trois bureaux. Il y a tout d’abord le Bureau des Réserves muséales (BRM), chargé de la collecte, de l’identification et de la conservation des objets et biens meubles d'interet trouvés dans le Wasterland. Concrètement, il s’occupe de tout ce qui relève des objets rares, précieux ou historiquement importants, ce qui inclut également les œuvres d’art. Il y a ensuite le Bureau des Monuments historiques (BMH) qui, comme son nom l’indique, est chargé de répertorier et de protéger l’ensemble du bâti présentant une réelle importance patrimoniale. Enfin, il y a le bureau que je commande, à savoir le Bureau des Archives du Dakora (BAD). Ces trois bureaux ont été créés en même temps que l’armée du Dakora. Ils constituent une composante fondatrice du processus de reconstruction de notre pays. Le général Lye, notre chef, a tenu à ce que le patrimoine qui est le nôtre ne soit jamais négligé et que la reprise des territoires perdus s’accompagne systématiquement d’un travail rigoureux de conservation patrimoniale.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Vous n’êtes pas la première à occuper le poste de directrice du Bureau des Archives du Dakora, n’est-ce pas ? Ce poste était déjà pourvu lorsque vous avez été incorporée ?
Lieutenant Thérèse Verne : En effet. Il était occupé par le commandant Madeleine Josselin, alors capitaine.
Elle est aujourd’hui à la tête du Fonds documentaire dans son ensemble. Ma première affectation a consisté à être son adjointe. C’est elle qui a mis en place l’essentiel des protocoles que nous appliquons aujourd’hui. Elle est la créatrice de ce bureau, et en quelque sorte son âme. C’est pour moi un grand honneur de servir sous ses ordres.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Je vois que vous êtes très liée à votre supérieure hiérarchique. Le courant passe bien, donc ? Est-ce la norme chez les personnels féminins ?
Lieutenant Thérèse Verne : Non, ce n’est pas la norme — enfin, je veux dire que nous tâchons, comme tout le monde, de bien nous entendre. Le commandant a été plus qu’une supérieure hiérarchique pour moi : elle est mon mentor et un exemple à suivre. C’est d’ailleurs elle qui m’a appris à chasser et à pêcher. Ce sont des activités que nous pratiquons ensemble sur sa propriété familiale dans le comté des Monts-Frisquets, au Makota : un petit relais de chasse perdu dans les montagnes, au cœur d’une forêt dense et giboyeuse. Hélas, ici, il n’y a plus de gibier — ou bien celui que l’on trouve n’a plus grand-chose de commun avec ce que l’on connaissait, et n’est assurément pas très comestible… Enfin, parlons plutôt des archives que de ma vie privée, si vous le voulez bien.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Excusez-moi, je suis vraiment d’une indiscrétion aussi maladroite que malpolie. Donc, c’est à votre bureau — c’est-à-dire aux Archives du Dakora — que les Missions Nationales d’Inhumation, ou MNI, envoient les documents et papiers trouvés sur les corps ?
Lieutenant Thérèse Verne : C’est bien cela, et notre collaboration ne s’arrête pas là. Les MNI arrivent les premières sur place, idéalement juste après les éclaireurs et les unités de reconquête du territoire. Ce sont elles qui effectuent un premier repérage patrimonial, selon des consignes très précises. Évidemment, de notre côté, nous disposons déjà d’archives et nous pouvons souvent anticiper ce qu’il faut rechercher à tel ou tel endroit. Mais, dans la majorité des cas, ce sont bien les MNI qui réalisent le premier tri. Et oui, il faut également fouiller les corps, les identifier et nous transmettre leurs effets personnels. Les objets sont dirigés vers les réserves muséales, et les papiers arrivent dans mon bureau, aux archives, où mes subordonnées et moi constituons les fonds et les boîtes. Cela peut sembler inutile, mais je vous assure que c’est au contraire essentiel. Le gouvernement du Dakora n’est pas un pillard, et son armée n’est pas une armée de conquête. Nous nous considérons solidaires de tous ces morts, et leur patrimoine est désormais le nôtre, collectivement. Tandis que les MNI enterrent les corps, nous préservons les mémoires. Je suis intimement persuadée que le travail que nous accomplissons ici constitue le plus bel hommage que nous puissions rendre aux morts, et la meilleure manière d’affirmer que ces morts sont les nôtres, et non des étrangers. Quant aux fonds à protéger — je veux dire les pièces qui ne se trouvent pas sur les corps — nous nous intéressons à tout ce qui peut avoir une importance culturelle ou civilisationnelle comme les archives de police, les dossiers d’une mairie, des projets d’infrastructures, que sais-je... Ensuite, ce sera aux historiens de faire leur travail en exploitant ces documents. Notre mission ici est de conserver et d’inventorier, non d’interpréter.
Mlle Marie-Caroline Tissier, journaliste : Parfait, je crois que nous avons fait le tour. Je vous remercie, lieutenant, pour le temps que vous nous avez accordé. Avez-vous un mot de la fin pour nos lecteurs et nos lectrices ?
Lieutenant Thérèse Verne :C’est moi qui vous remercie À vos lecteurs, je dirai de nous transmettre tout ce qu’ils estiment important, ou au moins de le remettre à UN état-major du MNI. Et aux femmes, je dis : « Engagez-vous, mesdemoiselles ! L’armée a besoin de vous ! »



Commentaire extradiégétique
La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane ou dakorane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie, demi teinte ou tramage, noir et blanc,  dans le wasterland qui est une métropole délabrée, deux soldats en arrière plan et un officier sur le coté, tous en uniformes américains des années 50 mais US est remplacé par DKR, et les soldats ont des fusils d'assaut et l'officier un pistolet, et  ils maintiennent à trois genoux des punks  des deux sexes qui sont au premier plan et qui ont les mains sur la tête, format carrés, l'officier et sur le coté, les soldats sourit et l'officier à une clope à la bouche, un main dans la poche,   la photo est légendée : "Une patrouille de dépunkisation qui a fini sa chasse, l'officier et ses hommes posent pour photo avec leur prise : Trois punks; "

Réussite des politiques de dépunkisation dans les districts limitrophes de Dakoraville, In Dakora Matin, le 13/06/18



Le texte en blocRéussite des politiques de dépunkisation dans les districts limitrophes de Dakoraville
Tandis que les efforts de l'armée et de la justice portent leurs fruits, voici pour nos lecteurs une explication de la punkerie
C’est une excellente nouvelle qui est tombée hier soir. L’Observatoire National de la Punkerie dans le Wasterland (ONPW) a publié les chiffres du nombre de punks présents dans les territoires sous contrôle pour le premier semestre 2018, et ce nombre accuse un net recul par rapport au second semestre de 2017. Il s’agit d’un résultat très encourageant qui indique, s’il en était encore besoin, que nos forces armées mènent un travail de pacification efficace. Néanmoins, l’ONPW met en garde le Gouvernement : aucune dépunkisation ne pourra être parfaite tant que Dakoraville, capitale dévastée du Dakora, et sa vaste métropole demeureront entre les mains des clans punks et serviront de nid aux nouvelles générations d’intrus qui pénètrent en permanence les frontières poreuses des districts réinvestis. Dans cette enquête, nous tâcherons d’expliquer à nos lecteurs tout ce qu’il convient de savoir sur les punks, leurs mœurs, et en quoi leur existence sur le territoire de l’État du Dakora n’est pas acceptable.
Mais qu’est-ce donc qu’un punk ?
Nombre de colons, en particulier ceux arrivés récemment, seront certainement tentés de se demander ce qu’est cette chose qu'on appelle punk dont on leur parle fréquemment et au sujet de laquelle on leur conseille — très justement — de se méfier. Cette ignorance est bien naturelle et parfaitement excusable : il n’existe pas de punks au Makota, leur pays d'origine. Ce qui s’en rapproche le plus est le brigand. Comme le brigand le punk est voleurs, braqueurs, violeurs, et en toutes choses mus par une invincible âpreté au gain, et si les punks étaient au Makota, ce qui adviendrait inévitablement un jour sans l’État du Dakora pour servir de tampon, alors ils seraient pendus comme leurs cousins brigands — ce qui se fait en public et donne souvent lieu à une fête populaire légitime et de bon aloi. Au Dakora, cependant, les choses ne sont pas aussi simples et, du reste, les punks ne sont pas tout à fait des brigands, comme nous allons le voir.
D'où viennent viennent les punks ?
Si il est d'usage de dire aux enfants que les punks sont des monstres issues du Smog pour les dissuader de se rendre aux abords de ce dangereux brouillard – et nous pensons qu'il s'agit d'un très bon usage qu'il ne faut pas hésiter à pratiquer tant il est important que les enfants se tiennent éloignés le plus possible du Smog – le lecteur se doute qu'il n'en est rien et que l'origine des punks est à la fois beaucoup plus matérielle et beaucoup plus tragique. Comme vous le savez certainement, tout le monde n’est pas mort au Dakora le matin du 5 mai 1990. En réalité, environ 1 % de la population dakorane survécut à l’apparition brutale du Smog et aux autres calamités survenues concomi-tamment à ce fléau. Si l’on excepte ceux qui trouvèrent refuge dans les abris de la Parapluvie Inc. — lesquels n’ont jamais représenté plus d’un dixième des survivants — les autres se retrouvèrent piégés dans les vastes et labyrinthiques sous-sols de Dakoraville, capitale du Dakora. C’est cette population qui donna naissance aux clans punks.
Comment vit le punk dans son environnement naturel ? Vit-il dans le Wasterland ? Comment se nourrit-il et se perpétue-t-il ?
Comme nous l’avons vu, le punk n’est pas un simple brigand vivant de petits expédients aussi indus qu’illégaux dans le cadre d’un mode de vie vicieux et pulsionnel. Il s’agit aussi, en quelque sorte, d’une société et d’un peuple. Sur le plan purement ethnique, il s’agit avant tout d’individus de race blanche, bien que l’on rencontre parfois quelques Aleuciens ou individus typés aleuciens — notamment des peaux de cendre — population métèque mélangée de Dakorans et d'aleuciens Dakora que l’on trouvait déjà au Dakora avant la Catastrophe et que l’on retrouve encore aujourd’hui parmi les punks. Les punks ont longtemps vécu exclusivement dans les sous-sols de Dakoraville, laquelle, outre le fait d’être la capitale du Dakora et sa principale ville, constituait une vaste métropole qui comptait à l’époque plusieurs dizaines de millions d’habitants. Véritable mégalopole, déjà gigantesque en termes d’emprise au sol, s’étendait en outre verticalement à des hauteurs stupéfiantes, mais aussi à des profondeurs vertigineuses. Concrètement, les sous-sols de Dakoraville étaient — et sont toujours — un véritable gruyère : un espace criblé de cavités où se trouvent, outre de vastes égouts aux caractéristiques architecturales remarquables, un réseau de métro extrêmement dense doté de nombreuses lignes et stations, mais aussi d’innombrables parkings géants et de non moins gigantesques zones commerciales. À cela s’ajoutait une activité industrielle souterraine comprenant des industries, des entrepôts et des carrières, notamment des fabriques à béton dans la cité faisait un usage immodéré.
En somme, les punks ont trouvé refuge à l’abri du Smog dans ce dédale d’abondance que constituaient les sous-sols de Dakoraville. Sans doute s’y trouvaient-ils déjà, alors simples usagers, à l’aube de ce funeste 5 mai 1990, lorsque des dizaines de millions de Dakorans périrent — dépouilles que l’on enterre encore aujourd’hui par centaines, chaque jour que Dieu fait. Longtemps, donc, les punks furent cantonnés aux sous-sols de Dakoraville, et nulle part ailleurs. Et pour cause : le Smog était omniprésent. Pendant près de trente ans, ils vécurent comme des chiens sous une ville dévastée, empuantie par les émanations putrides des dizaines de millions de cadavres en décomposition à la surface et par les promesses de mort du Smog, qui embrumait la métropole de ses brumes verdâtres et méphitiques. Mais, comme partout ailleurs, le temps a passé. Le Smog s’est affaibli, devenu plus ténu et moins omniprésent. Il suffit désormais de le surveiller, et il est possible de se déplacer dans le Wasterland. Cela vaut pour nous, cela vaut pour les habitants des abris de la Parapluvie, et cela vaut naturellement aussi pour les punks. C’est ainsi que, depuis quelques années, ils ont réinvesti la surface de la capitale — notre capitale qu'ils occupent indûment. Et ces espaces ne leur suffisent plus. Ils sortent désormais de leur gigantesque nécropolis qu'ils ne sont pas disposés à nettoyer au mépris des morts et du passé, et pénètrent dans nos districts, où ils espèrent récupérer des vivres. Car, bien que leurs réserves aient été autrefois gigantesques, trente années de vie souterraine les ont à peu près totalement vidées, et c’est aujourd’hui une population affamée qui franchit nos lignes. Certains se rendent spontanément et sont internés dans des camps de rééducation ; d’autres optent pour la voie du brigan-dage, et même du cannibalisme. Ce sont ces derniers — les punks brigands — que vise l’ONPW lorsqu’elle annonce, dans son rapport, que notre brave armée parvient à réduire leur nombre et leur pouvoir de nuisance avec une grande efficacité.
Combien sont-ils ? Quelle est leur démographie ? Ont-ils une autorité ou un semblant d’État ?
Passons maintenant à des considérations plus générales et observons les punks pour ce qu’ils sont réellement : un peuple — et non pas uniquement pour ce qu’ils font, à savoir le brigandage. Notons, avant toute chose, qu’il ne s’agit pas d’un peuple en bonne santé démographique, mais d’une population en diminution continue et rapide. Estimés à environ un million — chiffre très incertain — au soir du 5 mai 1990, ils ne seraient aujourd’hui plus que 400 000 au maximum. L’écrasante majorité d’entre eux ne quitte pas Dakoraville, qu’ils nomment « Punkland » et qu’ils considèrent comme leur nation. Cela en dépit du fait qu’ils ne disposent d’aucune capacité technique pour entretenir la métropole, laquelle tombe inexorablement en ruine. L’essentiel de ses installations demeure inactif, alors qu’un minimum d’ingénierie et d’huile de coude permettrait à ces sauvages de disposer d’un accès confortable à l’eau potable, à l’électricité, à l’évacuation des eaux usées, et à tout le confort et l’hygiène d’une vie moderne et civilisée. Mais ce serait assurément exiger trop de structure et de discipline d’une population violente et brouillonne, qui préfère consacrer son temps à s’abîmer dans d’interminables et incompréhensibles guerres de clans, aux conclusions jamais très claires mais toujours meurtrières.
On comprend mieux, dès lors, pourquoi certains d’entre eux se livrent spontanément à nos autorités : ils cherchent à fuir ce cauchemar de violence et à renouer avec la civilisation. Il est d’ailleurs remarquable que ce soient généralement les meilleurs éléments qui se constituent spontanément candidats à nos camps de rééducation par le travail. Ceux-là, au moins, y trouvent une nourriture abondante et l’assurance que leurs enfants seront convenablement nourris. Et, fait notable mais nullement surprenant, les punks engagés dans un processus de recivilisation voient leur démographie redevenir positive : les femmes y font de nouveau des enfants, lesquels survivent dans des proportions nettement supérieures à ce qui se constate chez eux. Depuis quelque temps toutefois, les clans punks semblent perdre en violence, et un calme — certes relatif — s’observe dans le Punkland. Les guerres de clans sont moins intenses et de durée plus courte. Le mérite en revient principalement aux Kradocs (également orthographiés Kradoks, les deux formes étant admises). Les Kradocs constituent actuellement le clan le plus puissant du Punkland et exercent une domination effective sur les autres. Leur chef, un certain Zed, est désigné sous le titre pour le moins curieux de Grand Punk et fait figure de chef de l’État — si tant est que cette notion ait un sens chez les punks. Toujours est-il que son accession à la tête de la nation punk constitue l’une des principales causes de la diminution du nombre de punks brigands derrière nos lignes, et de l’augmentation concomitante du nombre de bons punks se présentant spontanément à la rééducation, favorisés par les facilités de déplacement — toutes relatives — qu’offre sa domination. Il est d’usage, enfin, de parler de Despotat punk pour qualifier le régime des Kradocs.
La politique judiciaire du Dakora face aux punks
Mais notre armée — si brave soit-elle, et Dieu sait qu’elle l’est — ainsi que l’autorité de Zed, le Grand Punk, de son clan des Kradocs et de son despotat punk, ne sont pas les seules raisons de nos succès encourageants dans la lutte contre le fléau de la criminalité punk. Une autre explication majeure réside dans notre système judiciaire, parfaitement adapté à cette nuisance endémique des abords de Dakoraville. Traditionnellement, le système judiciaire dakoran s’est toujours montré bien plus laxiste que son équivalent makotan. Heureusement pour les administrés du Dakora, et fait suffisamment rare pour être souligné, c’est ici l’approche makotane qui a été retenue par le gouvernement, et non l’approche dakorane, laquelle a manifestement montré ses limites sur ce point précis. C’est ainsi que les districts se sont dotés d’un véritable appareil légal, capable de juger et de châtier efficacement les criminels — en l’occurrence, les punks. Les procédures ont également été simplifiées afin de permettre un traitement rapide des dossiers et d’éviter leur accumulation. À l’heure actuelle, les punks sont jugés le jour même de leur arrestation, et la peine est généralement appliquée dans la journée ou le lendemain. Pour une simple déambulation non armée sur le territoire de l’État, un punk encourt un internement forcé dans un camp de rééducation. S’il est appréhendé les armes à la main, il est condamné à une peine de prison. Enfin, s’il est pris en flagrant délit criminel ou fortement suspecté d’un crime, il est pendu.
Contrairement au Makota, qui dispose d’un large éventail de châtiments corporels thématiques pour sanctionner les délits non criminels les plus graves, le gouvernement dakoran exhorte les districts à ne pas y recourir — sans toutefois les interdire formellement — et y a lui-même renoncé dans sa pratique. En matière de peine capitale, la pendaison demeure cependant la seule méthode admise par l’État et, hors flagrance, elle doit obligatoirement être précédée d’un jugement rendu par un jury populaire. Nous le voyons : la priorité de nos autorités est de lutter efficacement contre les punks des districts limitrophes de Dakoraville, sans jamais renoncer à nos principes fondamentaux.
Punks et Raiders : est-ce la même chose ?
Cette question revient sans cesse chez les nouveaux colons, et il convient que notre journal prenne le temps de répondre. On parle de punks, comme nous venons de le faire, pour désigner des êtres humains ordinaires, rendus barbares par des décennies de vie dans les sous-sols de Dakoraville. Il n’en va pas de même des Raiders, qui ne proviennent généralement pas de la capitale, mais de poches de monstruosités sordides disséminées dans tout le Wasterland. Les Raiders sont systématiquement cannibales et considèrent cette pratique comme un mode de prédation normal. Les punks, en revanche, rejettent globalement le cannibalisme ; ceux qui y recourent le font dans la honte ou à la folie. Il semble par ailleurs que les Raiders aient développé une accoutumance partielle au Smog, acquise au prix de psychoses chroniques, certes graves mais non immédiatement létales. De ce fait, les Raiders peuvent être pendus en tout lieu et en tout temps, sans nécessité de procès, ce qui n’est pas le cas des punks, lesquels demeurent justiciables du droit dakoran. Il est donc très important de bien les distinguer.


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