07/11/2018
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CARNAVALE TECHNOLOGIES

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CARNAVALE TECHNOLOGIES


Sommet carnavalais pour la science, la technologie et le futur

Volez sur des ailes mécaniques

Le Sommet carnavalais pour la science, la technologie et le futur est un grand rassemblement des entreprises, écoles et travailleurs du secteur de la tech dans la Cité noire. C'est un rendez-vous important dans le calendrier de la recherche scientifique en physique et ingénierie, qui promeut notamment l'adoption de l'intelligence artificielle le plus largement possible à tous les niveaux de la société, mais également les enjeux de souveraineté carnavalaise en matière de recherche et de défense.


Le sommet se divise en plusieurs salons :

⚗ Le Salon Carnavale Airspectacle - 71ème édition cette année.

⚗ Le Salon Féerie informatique - 57ème édition cette année.

⚗ Le Salon Orbite Ad Astra - 39ème édition cette année.

⚗ Le Salon du Carnavale Rail - 101ème édition cette année.

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Centre Carnavalais d’étude de la distorsion des espaces temps

Centre carnavalais d’étude de la distorsion des espaces temps

Le CCEDET, pour Centre carnavalais d’étude de la distorsion des espaces temps, est un laboratoire de recherche en mathématiques fondamentales et physique théorique consacré à l’étude des phénomènes de distorsions temporelles (ellipses, sauts dans le temps, non-respect des chronologies logiques et des espaces euclidiens) observés de part et d’autres dans l’univers. Bien que récent, le CCEDET bénéficie d’importants fonds de la part de la Banque Princière Castelage et de la Dalyoha Compagnie.

Sa création remonte à la période post-Armageddon’t, après que plusieurs savants carnavalais aient fait remonter l'observation empirique d’anomalies inexplicables dans l’écoulement du temps et des évènements militaires, incluant des évènements passés n’ayant finalement pas eu lieu ou sous des formes différentes de celles dont chacun se souvient. De ces constatations déroutantes, faites par quelques laboratoires marginaux, est né la conviction parmi certains chercheurs que différentes lignes temporelles coexistent dans le monde et que celles-ci ont tendance à s’entremêler, voire à pouvoir être réécrites dans certaines situations.

L’idée intéresse les grandes familles qui décident de fonder et financer le CCEDET, premier centre carnavalais (et du monde) consacré à l’observation et l’étude de ces phénomènes inexpliqués. Si la Principauté de Carnavale n’exclue évidemment pas de pouvoir un jour en faire un usage militaire, notamment pour réécrire le passé ou se déplacer sur des timelines plus arrangeantes, le projet reste encore au ce stade exploratoire. Quelques essais ont pu être réalisés pendant la guerre, pour un résultat mitigé mais encourageant pour l’avenir.

Si le CCEDET concentre pour l’heure ses recherches sur la guerre à Carnavale dont elle tente de rationaliser et mesurer les distorsions temporelles, elle cherche également à recenser des évènements comparables sur le reste du globe. Le conseil actionnarial de CRAMOISIE© est l’un d’entre eux, mais selon les chercheurs du CCEDET ils pourraient être beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense : « nous accordons une attention particulière à certaines rencontres diplomatiques censées se dérouler en quelques heures mais autour desquelles on observe les mêmes distorsions temporelles, dans des proportions moindres, que celles à Carnavale. »

Un champ d'étude encore très théorique mais qui pourrait ouvrir des perspectives précieuses pour la compréhension de notre univers et de ses lois, à l'avenir.
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Centre d'étude métaphysique quant à l'évanouissement des nations

Centre d'étude métaphysique quant à l'évanouissement des nations

Comment meurent et naissent les nations ? Tandis qu'une douce opacité scientifique semble régner sur les conditions d'ouvertures des pays au reste du monde, un tabou encore plus lourd semble peser sur leurs disparitions, pourtant documentées. Lofoten, Pharois Syndicalli, Saint-Marquise... les exemples ne manquent pas de pays, pourtant florissant, à avoir sombré presque du jour au lendemain. Plus surprenant encore est la relative amnésie que nous entretenons vis-à-vis de ces géants disparus. Tout porte à croire qu'ils ne sont pas les seuls, et la découverte récente d'archives du Museum Carnavalis semble prouver qu'un nombre vertigineux de pays ont pu exister, et dont nous ne gardons pourtant qu'un souvenir flou, confus, voire aucun souvenir du tout.

Le Centre d'étude métaphysique quant à l'évanouissement des nations (abrégé CEMEN) est un organisme privé carnavalais, financé par plusieurs fortunes de la Cité noire dont la Banque Princière Castelage et la Dalyoha Compagnie, afin de répondre à une question impensée : dans quelles conditions les nations émergent-elles sur la scène internationale, et pourquoi certaines disparaissent-elles ? Le CEMEN s'appuie sur des études longitudinales et un travail d'archive volontairement chaotique, afin de limiter les phénomènes d'amnésie collective et d'évanouissement des sources officielles, déjà observés par le passé.

Pour attirer les investisseurs, le CEMEN s'est appuyé sur l'exemple de deux phénomènes de disparition de nations documentés, tous deux reliés aux activités des Laboratoires Dalyoha. Le premier est le plus récent provient d'un document interne aux Laboratoires, le rapport du 18/11/2016 sur la catastrophe chimique d'Athenastra, à l'origine de l'effondrement, lui aussi documenté, de la Némédie (1 ; 2 & 3). Le second, plus lointain mais également plus marquant est l'effondrement de l'Empire Latin Francisquien après la frappe bactériologique carnavalaise suite à un impayé. Ces deux exemples sont des preuves à la fois de la capacité de Carnavale à purement et simplement faire disparaitre un pays de la carte, mais également que l'évènement a suscité, à l'époque, une relative indifférence, contrairement à la destruction d'Estham. Des travaux précurseurs ont d'ailleurs montré qu'une majorité des chercheurs et personnes interrogées ne gardaient aucun souvenir de ces deux pays, alors pourtant qu'ils avaient travaillé sur les programmes amenant à leur disparition. Le CEMEN aura entre autre pour fonction de se pencher sur l'indignation relative de la communauté internationale selon qu'un pays est en voit de disparition, ou perçu comme tel.

L'objectif du CEMEN n'est donc pas que scientifique : il cherche aussi à comprendre la façon dont certaines nations disparaissent afin de comprendre les implications dans les dynamiques géopolitiques, les calculs des pays vis-à-vis de leurs voisins et la façon dont la Principauté de Carnavale pourrait éventuellement tirer parti de la disparition annoncée ou de l'apparition prévisible de certains pays au sein de la communauté internationale.

La particularité des recherches du CEMEN est qu'elles s'appuient sur l'architecture unique de Carnavale pour contourner ce qui, dans d'autres pays, semble représenter une limitation technique. En effet, de nombreuses nations ayant noté l'effondrement soudain de leurs voisines, ne semblent pas avoir pris le phénomène au sérieux, et l'effacent tout simplement de leurs bases de données ou n'en font que ponctuellement mention. Tous les pays n'appliquent pas la même politique, bien sûr, mais il semble qu'assez classiquement un tri s'opère dans les archives à notre disposition et qu'on ne retrouve plus trace des nations évanouies que dans les documents plus anciens, s'ils n'ont pas été édités entre temps. La Cité noire dispose, contrairement à beaucoup d'autres pays, d'un système d'archives nationales foutraque et aux proportions tout à fait inhumaines, ce qui a paradoxalement eut pour effet d'empêcher la suppression de certains documents d'époques. Il a fallu que des chercheurs tombent par hasard sur ces études pour que leur saute au yeux le phénomène d'amnésie collective qui semble s'emparer des populations du monde entier à l'égard des pays évanouis. Le Museum Carnavalis et ses salles des archives labyrinthiques promet, à ce titre, de constituer une porte d'entrée sur un monde qui fut jadis profondément différent du notre, et largement disparu des mémoires.

Plus fondamentalement, le CEMEN s'inscrit, avec le Centre carnavalais d’étude de la distorsion des espaces temps, dans une entreprise plus vaste visant à mieux comprendre, appréhender et maîtriser les lois de l'univers. La Principauté de Carnavale a pris acte qu'une méconnaissance de ces-dites loi pouvait entraîner des déséquilibres stratégiques importants et souhaite ne plus se faire couillonner en investissant massivement dans un arsenal d'outils métaphysiques capables de percer les secrets de l'univers, et expliquer un certain nombre de bizarreries, dont l'évanouissement des nations est sans doute l'un des plus important et tabou.
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Centre d'étude métaphysique quant à l'évanouissement des nations

Centre d'étude métaphysique quant à l'évanouissement des nations

Cas d’étude n°3 : Bharavie

La Bharavie est une nation stratégique pour une première étude longitudinale. Non seulement elle est frontalière à la République Actionnariale de CRAMOISIE© avec qui nous avons plusieurs partenariats scientifiques, mais c’est aussi une nation qui, bien malgré elle et sans doute sans s’en douter, se retrouve pris entre les feux croisés d’une crise géopolitique fascinante.

La Bharavie est un pays « jeune », « jeune » au sens où l’accélération de son ouverture sur la scène internationale a lieu dans le courant de l’année 2018, plus de quinze ans après celle des pays pionniers (Alguarena, Fortuna, Carnavale, etc.). Il sera donc intéressant de mesurer les conséquences de cette accélération de la présence de la Bharavie sur le plan géopolitique. A ce stade, nous n’avons pas connaissance de liens historiques entre la Bharavie et les nations voisines, y compris la République Actionnariale de CRAMOISIE© elle-même, dont on ignore même si le tir de missile chimique carnavalais a pu amputer des morceaux de son territoire national ou si l’anéantissement de la Kabalie s’est arrêté à la frontière (ce serait possible, les Industries Obéron sont connues pour leur précision balistique millimétrée). Il est également parfaitement possible que nous retrouvions des archives à ce stade inconnues de nos services, qui attesteront que la Bharavie était bel et bien en contact avec d’autres nations avant août 2018. La question de savoir pourquoi nous l’ignorons à ce stade devra être étudiée.

Parce qu’elle est un pays « jeune », il est également éclairant d’observer le comportement de certaines nations à son égard. Cherchant à exploiter sa supposée naïveté pour l’enrôler dans une guerre frontalière avec la RAC©, la République Islamique d’Azur n’a même pas attendu l’ouverture de ses services diplomatiques pour lui présenter son projet d’alliance de dictatures et de théologies qu’est le Pacte Afaréen de Sécurité. Sur un malentendu, il est possible que la Bharavie y adhère, enthousiasmée par la perspective de rejoindre une organisation internationale, sans en mesurer les conséquences. Une telle adhésion serait stratégique pour le PAS, puisqu'elle donnerait accès à la RAC© par l'est et menacerait donc directement ses frontières. Il est dès lors compréhensible que le Califat islamique d'Azur cherche à faire de la Bharavie une nation-caserne en vue d'un potentiel conflit de haute intensité dans le désert rouge, et ce avant même de connaitre sa vision du monde et ses volontés souveraines. En agissant ainsi, l'Azur cherche très probablement à damer le pion de ses voisins en verrouillant diplomatiquement une situation qui, si la Bharavie décidait de ne pas entrer en conflit avec la RAC©, serait à son désavantage.

On peut donc observer que l’apparition d’une nation, lorsqu’elle est stratégiquement située géographiquement dans une zone de tension, suscite l’appétit des charognards qui n’hésiteront pas à capitaliser cyniquement sur son ignorance.

Là commence la subtilité de notre travail : pourquoi donc l’Azur suppose-t-elle spontanément la naïveté de la Bharavie ? Le Califat islamique agit comme si cette autre nation, parce qu’elle ouvre ses réseaux diplomatiques, était forcément ignorante des grandes dynamiques géopolitiques de l’Afarée. Or un observateur rationnel ne peut réellement supposer qu’une nation, même isolée, soit à ce point ignorante de ce qui se passe à ses frontières. Surtout lorsqu’il s’agit d’un bombardement chimique de grande ampleur. Le présupposé de l’Azur nous en apprend donc beaucoup sur les implications contre-intuitives de l’ouverture de la Bharavie sur la scène diplomatique internationale.

Autrement dit, les pays souhaitant s’impliquer politiquement en Bharavie, n’ayant a priori pas davantage d’informations que nous sur le positionnement idéologiquement et stratégique de ce pays à l’international, semblent agir comme s’ils disposaient d’informations relevant d’un autre plan de connaissance que celui-directement disponible pour nos chercheurs. Ces informations, faute d’autre explication à ce stade, doivent être considérées comme de nature métaphysique (abrégé méta dans la suite de cette étude de cas). La Bharavie, comme premier objet d’étude du CEMEN, est également un point de départ méthodologique : l’accès aux règles de notre univers doit se faire par l’étude rigoureuse de tous les comportements métas que nous pourrons observer. C’est en observant ces attitude a priori irrationnelles et contrintuitives que nous pourrons circonscrire les zones d’ombre de notre connaissance du monde actuel directement accessible.

Nous avons à ce stade déployé une équipe d'observateurs et de diplomates dans le désert rouge, chargés d'étudier à la suite des évolutions diplomatiques de la Bharavie.

Note réalisée le 02 septembre 2018
Jules Têtedemule,
Directeur de recherche au CEMEN
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