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Encyclopédie | Glossaire des Personnalités Shotugariennes

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Glossaire des Personnalités Shotugariennes



Gejong Ier dit "le Conquérant"
Empereur Gejong Ier dit "le Conquérant", peinture, XIIIe siècle


Dans ce topic seront présentés les personnalités passés et présentes du Kaderstan


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[center][b][size=1.5]Nom[/size]
[size=1.2]Principal rôle/fonction[/size][/b]
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[img=https://zupimages.net/up/25/50/4d34.png]Tête inconnue[/img][/center]
[center][i]Portrait de la personnalité (inconnu ou non)[/i][/center]

[b]Fonctions passés et actuelles :[/b] fonction (dates)
[b]Date et lieu de naissance :[/b] xx/xx/xxxx , à xxxx
[b]Date et lieu de mort :[/b] xx/xx/xxxx , à xxxx
[b]Nationalité/Ethnie :[/b] Origine

[size=1.2][b]Biographie[/b][/size]
[justify]Histoire de sa vie, de ses actions, ect...[/justify]

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[size=1.2][b]Résumé Chronologique[/b][/size]

[b]xxxx :[/b] Evènement

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Sommaire

XXe Siècle :
Eji-Su Mohamoto, Janggun du Shotugara et frère de Tae-Je Mohamoto
Tae-Je Mohamoto, Janggun du Shotugara et père de Geyong Mohamoto
Geyong Mohamoto, Janggun du Shotugara et père de Sy-Heong Mohamoto
Sy-Heong Mohamoto, Janggun du Shotugara et père du Janggun actuel

Sy-Heong Mohamoto
Janggun du Shotugara, père du Janggun actuel

1965 - 2012


Sy-Heong Mohamoto
Photo de Sy-Heong Mohamoto, 2008

Fonctions passés et actuelles : Grand-Daimyo (1980 - 1987), Janggun du Shotugara (1987 - 2012)
Date et lieu de naissance : 04/04/1965, à Sen-Seol
Date et lieu de mort : 12/07/2012, à Sen-Seol
Nationalité/Ethnie : Shotugarien

Biographie
Né le 4 Avril 1965, il est l'ainé de sa fratrie. Son frère, Sujuo Mohamoto, naitra en le 5 Janvier 1968. On ne connait pas grand chose de la petite-enfance du futur janggun, si ce n'est qu'il est né précisément un an avant que son père, le janggun Geyong Mohamoto, annonce l'intégration du Shotugara au sein de la Yukanaslavie. Le 14 Mai 1966, cette date devient historique dans les mémoires car c'est la première fois que le territoire intègre une entité fédérale jusque là limitée à des connexions commerciales.

On en sait d'avantages plus sur l'adolescence et la vie de jeune adulte de Sy-Heong Mohamoto. Il est partit faire des études à la Grande Acamédie de Shintinenzari à partir de 1976. C'était un immense honneur, car cette école est réputée pour être l'une des meilleures au monde. Tous les grands politiques yukanaslaves ou autres ont très souvent fait des études dans ce lieu.
Cependant, le 19 Janvier 1978, il manqua de peu de se faire tuer par un grand de kagetachis qui s'affrontaient entre clans. Echappant de justesse à l'attaque, celle-ci le marquera profondément, et remettra sa vision de la sécurité en question, observant la terreur qui existait au sein de Shiramazu.

Finalement, après avoir terminé ses études, il rentra au pays de l'isthme calme, où il fut nommé par son père "Grand-Daimyo", c'est à dire le conseiller personnel du janggun, mais aussi son héritier à partir du 24 Juin 1980. Il tentera, malgré son pouvoir relatif, de se démarquer des précédents Grand-Daimyos en agissant parfois même sans l'accord du Janggun. C'est notamment le 2 Mars 1983 qu'il conjure les autorités yukanaslaves d'agir sur Shiramazu et de rétablir l'ordre. Hélas, son appel sera totalement ignoré. De part ce qu'il a vécu à Shiramazu, il se jurera d'un jour mettre fin au cauchemar que vivent les habitants du territoire.

Pour cela, il passera l'année suivante à convaincre des corporations et des industries yukanaslaves, ainsi que des généraux, afin de rétablir par eux-mêmes la paix sur le petit territoire. Entre 1984 et 1985, l'opération, secrète au niveau international, sera reconnu par la SSY comme une franche réussite, car certains grands clans kagetachis ont été exterminés durant les assauts. Cependant, tous ne l'ont pas été, et les conflits restent de mises sur le territoire, malgré les efforts de Sy-Heong Mohamoto.

Cependant, un évènement tragique survint : le 9 Mars 1987, Geyong Mohamoto, père de Sy-Heong Mohamoto, décède. Suivant la tradition, le Grand-Daimyo, devient le nouveau Janggun. Ayant à ce moment que 22 ans, il devient l'un des plus jeunes chef d'état du shotugara de l'histoire.

Egalement, ses actions d'avant règne ont permis à un clan Kagetachis, les Yujito, dirigé par Yujito Makoto, d'unifier les clans et Shiramazu en une seule entité et a permis la fondation de la IIème République de Shiramazu, assurant donc la paix après tant d'années de conflits entre clans en 1986. Profondément humain, ce qui rentre ironiquement en contradiction avec la violence des kagetachis, Yujito Makoto demanda l'intégration de Shiramazu comme un territoire autonome en Yukanaslavie. C'est de cette manière que le 23 Décembre 1988, Shiramazu devient un territoire autonome, mais intégré à l'état-membre de Yukanaslavie. La souveraineté du territoire est donc à la fois partagé par le nouveau gouvernement libre de Shiramazu, mais aussi avec le Janggunat du Shotugara.

S'organisant en partie avec Yujito Makoto, dès l'année 1889 jusqu'en 1991, Sy-Heong Mohamoto établira une traque des derniers clans dissidents et violents des kagetachis, évitant cependant l'anéantissement du clan Yujito, qui a permis l'apport de la paix sur le territoire.

Ces premiers efforts se poursuivent par un développement et une modernisation du Shotugara en grande vitesse. Le projet du Canal de Yee-Mong, débuté et imaginé plusieurs décennies plus tôt, se concrétisa enfin en Octobre de l'année 1992, grâce au financement yukanaslave et aux efforts des ouvriers qualifiés shotugariens.

Au niveau familial, Sy-Heong Mohamoto rencontre celle qui deviendra sa femme en 1993, Ya Dayong, qui devient son épouse lors d'une cérémonie en fin d'année. Ya Dayong est notamment la fille du chef de l'industrie de la famille Dayong, qui contrôlait alors de manière hégémonique le marché des composants électroniques. C'était donc un mariage qui valait à l'époque tout l'or du monde. C'est de cette manière que le 12 Août 1995, Taejo Mohamoto nait à Sen-Seol. Il est suivit de peu par la naissance d'un autre fils, Myeong Mohamoto, le 9 Octobre 1997. Cette suite d'héritiers va alors rassurer le Janggun qui sait alors sa dynastie en sécurité.

Malheureusement, un ennemi de l'intérieur, qui jusqu'ici se taisait, a rapidement coupé court à la tranquillité ambiante du Shotugara. Le 14 Mars 1998, un homme va tenter d'assassiner Sy-Heong Mohamoto, qui était alors en déplacement dans une petite ville du sud de l'état-membre. Cependant, il échouera, ce qui le condamnera à être capturé, puis exécuté. Avant sa mort, il dira qui l'a envoyé : la secte catholagnique des "Témoins de Saint-Kun-ji". Petit groupuscule religieux qui s'est rapidement étendu à une vaste partie de la population du shotugara, passant sous les radars de part la discrétion de ses membres, le gourou de la secte revendiquait l'établissement d'une théocratie indépendante au Shotugara, appelant à former à Sen-Seol la "nouvelle Jérusalem". Mais l'échec de la tentative d'assassinat conduira 2 jours plus tard, le 16 Mars 1998, à la mise en place du "Décret de Sen-Seol sur les cultes et les croyances", qui interdit les cultes catholagniques et les sectes religieuses par extension sur le territoire national shotugarien (ne comprenant pas le Shiramazu). Une forme de crainte des attaques terroristes en provenance de groupes religieux va cependant lentement se former, surtout envers les religions externes historiquement au pays (Chrétienté, Islam, Judaisme, ect...).

Mais heureusement, peu de temps après, une bonne nouvelle vient redonner un peu d'espoir et de réconfort dans les coeurs shotugariens par la naissance du dernier fils de Sy-Heong Mohamoto en la personne de Daejong Mohamoto le 23 Novembre 1999. Ce dernier obtient alors comme instructeur le frère de Sy-Heong Mohamoto, Sujuo Mohamoto.
Aussi, le 1er Janvier du deuxième millénaire, le Janggun réalisa un discours dans lequel il promettait de faire du Shotugara une grande puissance, que ce soit scientifique, militaire ou économique. En bref, faire du territoire une zone incontournable de la Fédération de Yukanaslavie.

Cependant, lors de la nomination en Mars de l'an 2000 du nouveau président fédéral Zapàn Moremore, les deux hommes ne vont pas du tout s'entendre sur de nombreux points. A commencer par la préservation des traditions et des cultures de yukanaslavie. Pour Sy-Heong Mohamoto, il fallait préserver l'idée du Nativisme, qui se décrit comme une volonté de préservation et de protection des cultures propres à une région, à un peuple, à une identité. Au contraire, Zapàn Moremore, lui, souhaitait créer à partir de celles-ci, une "Culture Yukanaslave", l'utopie de l'unification finale des peuples de la fédération en une seule et même nation.
C'est pour cela qu'entre 2003 et 2004, de vives piques puis critiques ouvertes se feront entre les deux hommes, parfois ponctué de temps de répits, mais repartant de si tôt dans des affrontements oraux.

Voulant éviter que les projets de Zapàn Moremore ne mettent à mal l'identité shotugarienne qu'il avait juré de protégé, il déclara le 12 Février 2005, deux mois avant les prochaines élections fédérales, que si Zapàn Moremore se représentait pour un second mandat, le Shotugara quitterait la Yukanaslavie selon les droits à l'indépendance garantis par la Fédération de Yukanaslavie. Cette annonce choc créa un scandale, et, dans les jours qui suivirent, la situation en suspend fit craindre l'implosion de la fédération. Finalement, le 18 Mars 2005, grâce à des négociations entre les deux hommes (et grâce secrètement aux chefs des entreprises et corporations implémentées à Shiramazu qui craignaient pour leurs commerces), Sy-Heong annonça l'abandon de ses menaces et mit fin à la tension qui régnait jusqu'alors. D'un côté, son action fut fructueuse car l'affaire endigua la popularité du candidat démocrate qui perdit face à son adversaire du parti fédéral : Fisibeque Yunuku.

Mais malheureusement, à partir de 2007, l'état de santé de Sy-Heong Mohamoto se dégrade rapidement. Elle empire même au point de n'être plus en capacité de régner. La jeunesse de Taejo Mohamoto l'empêchant de devenir le régent, c'est le frère du janggun, Sujuo Mohamoto, qui prend ce rôle par ailleurs très à coeur, puisqu'il réussit l'exploit de conforter la population dans la bonne tenue prochaine du janggun grâce aux soins à la pointe de la technologie de la yukanaslavie. Et comme l'a annoncé Sujuo Mohamoto, deux ans plus tard, en 2009, Sy-Heong Mohamoto put revenir sur le devant de la scène politique et put reprendre le pouvoir qui était sien.

Il ne perdit par ailleurs pas de temps en critiquant un autre président fédéral, le socialiste Quak Zalo, pour ses décisions et actions qui mènent directement la Yukanaslavie a dépendre du gaz et de l'entreprise qui dirige les exploitations : Gazoka, dès 2011 et 2012. Tout cela a rendu furieux Sy-Heong Mohamoto, qui se demandait même s'il n'y avait pas corruption derrière ces actions tant elles paraissent encore aujourd'hui insensée et incohérentes.

Considéré aujourd'hui comme un des visionnaires concernant la dépendance au gaz, il n'aura cependant la chance de poursuivre son combat, puisqu'il finit par lâcher son dernier souffle le 12 Juillet 2012, à l'âge de seulement 47 ans, à Sen-Seol. La mort prématurée du janggun a laissé de nombreux sceptiques qui pensent à un complot de la part de Quak Zalo lui-même, qui aurait commandité l'empoisonnement du souverain du Shotugara. Bien que cela ne peut être vérifiable, la théorie circule encore dans les forums d'internet aujourd'hui.

Il faut comprendre que la mort de Sy-Heong, au delà de sa rapidité, a marqué les esprits. En premier lieu car c'était un souverain extrêmement actif dans la politique shotugarienne mais aussi fédérale, n'hésitant pas à faire face ouvertement à des présidents fédéraux. Il a marqué également l'histoire comme étant le premier janggun a avoir concrétisé les travaux du Canal de Yee-Mong, qui est aujourd'hui un axe majeur de l'économie du territoire. De plus, l'explosion d'internet durant son règne a facilement permis de graver son nom et son image dans la tête de chaque shotugarien, qui, de part son militantisme, a rapidement séduit les habitants de l'état-membre. Il est également considéré à bien des égards comme l'un des pères fondateurs de la paix à Shiramazu, de part son investissement contre les groupes de Kagetachis.
Enfin, c'est surtout sa menace de quitter la yukanaslavie qui est restée dans les mémoires. Pour la première fois depuis la "Guerre des Statuts", conflit qui a opposé les états colons aux états natifs, aucun état-membre n'avait revendiqué une indépendance de la fédération pour des désaccords politiques. Il se trouve même que son engagement pour la défense des cultures et des traditions des peuples de Yukanaslavie l'a hissé comme l'une des figures de proue du Nativisme malgré lui.


Résumé Chronologique

04/04/1965 : Naissance de Sy-Heong Mohamoto à Sen Seol
14/05/1966 : Intégration du Shotugara comme état-membre de la Yukanaslavie
1976 : Sy-Heong Mohamoto intègre la plus prestigieuse école imaginable, la grande académie de Shintinenzari (au Shiramazu)
19/01/1978 : Il faillit se faire tuer par un groupe de Kagetachis lors d'un affrontement entre deux bandes rivales
24/06/1980 : Sy-Heong Mohamoto est nommé Grand-Daimyo
02/03/1983 : Il conjure les autorités yukanaslaves à agir à Shiramazu et rétablir l'ordre. Cet appel ne sera jamais entendu
1984 - 1985 : Le Grand-Daimyo dirige lui-même une force armée dans le but de stabiliser Shiramazu. Il va parvenir à affaiblir la menace
09/03/1987 : A la mort de son père Geyong Mohamoto, Sy-Heong Mohamoto monte sur le trône janggunal
23/12/1988 : Intégration officielle de Shiramazu comme état autonome au sein de l'état-membre du Shotugara
1989 - 1991 : Mise en place de la traque des chefs des clans kagetachis sauf celui du clan Yujito qui a permis le retour de la paix au Shiramazu
??/10/1992 : Fin de la construction du canal de Yee-Mong
1993 : Sy-Heong Mohamoto rencontre une femme, Ya Dayong, qui devient son épouse dès la fin de l'année
12/08/1995 : Naissance de Taejo Mohamoto (actuel janggun)
09/10/1997 : Naissance de Myeong Mohamoto (actuel grand-daimyo)
14/03/1998 : Tentative d'assassinat de la secte catholagnique des "Témoins de Saint-Kun-ji" envers Sy-Heong Mohamoto, qui échoue
16/03/1998 : "Décret de Sen-Seol sur les cultes et les croyances", interdisant les sectes catholagniques et religieuses par extension
23/11/1999 : Naissance de Daejong Mohamoto, dernier fils de la fratrie
01/01/2000 : Lors du discours pour le deuxième millénaire, Sy-Heong Mohamoto annonce faire du Shotugara une grande puissance
2003 - 2004 : Profonds désaccords avec le président fédéral Zapàn Moremore sur la politique de préservation des cultures et traditions
12/02/2005 : Sy-Heong Mohamoto menace la Yukanaslavie de quitter celle-ci si Zapàn Moremore se représente pour un 2e mandat
18/03/2005 : Le Janggun trouve un arrangement avec le président fédéral et met fin aux menaces
2007 : L'état de santé de Sy-Heong Mohamoto se dégrade. Son frère Sujuo Mohamoto se porte comme régent du Janggunat
2009 : L'amélioration de l'état de santé du janggun permet la fin de la régence
2011 - 2012 : Il critique vivement les décisions misent en place par Quak Zalo, notamment sur la dépendance radicale au gaz
12/07/2012 : Mort de Sy-Heong Mohamoto à Sen Seol


Geyong Mohamoto
Janggun du Shotugara et père de Sy-Heong Mohamoto

1910 - 1987


Geyong Mohamoto
Photo-Portrait de Geyong Mohamoto, 1940

Fonctions passés et actuelles : Grand-Daimyo (1962 - 1968), Janggun (1968 - 1987)
Date et lieu de naissance : 14/10/1910, à Sen-Seol
Date et lieu de mort : 09/03/1987, à Sen-Seol
Nationalité/Ethnie : Shotugarien

Biographie
Surnommé par beaucoup "le lapin" ou "le coureur de jupons" en raison de sa forte tendance à vouloir draguer et coucher avec de nombreuses femmes, il est loin d'être populaire aux yeux des shotugariens. Il arrive même que certains ouvrages historiques l'oublient, ayant trop honte de marquer l'existence de ce janggun.

Né le 14 Octobre 1910, à Sen-Seol, Geyong Mohamoto n'a laissé que très peu de traces sur son enfance et son adolescence. Les premières mentions de son nom dans les archives font références à un large panel d'années, entre 1925 à 1930, où il se passionne pour les grands auteurs de littérature, mais où il développe déjà un certain goût pour la drague des femmes de la cour. Cela entraine notamment de vives disputes entre lui et son père, Tae-Je Mohamoto, qui le considère comme un détraqué mental. Hélas, la mère de Geyong Mohamoto a déjà eu des difficultés à avoir Geyong, et il est impossible de penser à naitre un autre enfant. Dès son enfance, le futur janggun est déconsidéré par son père qui, en plus de ses agissements, le persuade qu'il n'est pas digne de régner sur le Shotugara. Certains psychologues yukanaslaves émettent aujourd'hui l'hypothèse que le dégout du père pour son fils a amené le fils en question à chercher chez les femmes un moyen d'être reconnu et considéré.

Se réfugiant dans sa passion, et ayant envie de fuir la réalité de la cour, il entreprend entre 1930 et 1945 de nombreux voyages dans pleins de pays : la Yukanaslavie, la Kaulthie, la Ramchourie, le Zijian et tant d'autres, en espérant trouver des paysages, des cultures, ect... qui le passionnent et l'inspire, car il souhaite plus que tout devenir écrivain (car il pense ne jamais devenir janggun).
Cependant, durant ces voyages, à partir de 1935 jusqu'à la fin de ses voyages, il rencontre de nombreuses femmes qu'il drague et leurs promets monts et merveilles ainsi qu'un pur amour sincère. De cette manière, il se forge un harem de femmes, qui retourne au Shotugara, après avoir tout abandonné.

Son retour créer de vives tensions entre Tae-Je Mohamoto et son fils, le premier observant avec horreur ce qu'il considère comme du "kidnapping de femmes". Il se répugne pour le harem que son propre enfant à créé, mais finit par se taire, sachant de toute manière qu'il finirait dans tous les cas par hériter du Shotugara à sa mort. C'est à partir de ce moment qu'il l'amène à apprendre les domaines de l'économie, de la politique et de la science pour le préparer à être un bon Janggun.

Cependant, la pire des humiliations pour Tae-Je Mohamoto intervient entre les années 1946 et début 1950, qui voit son fils procréer une ribambelle de bâtards et de bâtardes. Par commencer en 1946 avec la naissance d'un homme, Uje Yeji, issu de Dame Yeji, originaire de Shiramazu. Puis en 1947 avec la naissance d'un second fils Sheng Sheyua, issu de Dame Sheyua, l'une des favoristes de Geyong Mohamoto, qui est originaire de Ramchourie. Ensuite en début-milieu 1949 avec la naissance d'une femme, Hiljue Yela, issue de Dame Yela, une Maïsha du sud du Shotugara. Après, en fin d'année 1949, avec la naissance d'une seconde fille, Wue-Je Sheyua, seconde enfant de Dame Sheyua et de Geyong Mohamoto. Enfin, en début 1950, avec sa troisième enfant Ha-She Azu, issue de Dame Azu, une femme originaire du Kamaltapente en Yukanaslavie.
De tout ces enfants, il n'en reconnaitra aucun.

Toutes ces naissances a alors fait déborder le vase, et Tae-Je Mohamoto entra dans une fureur folle. Il obligea Geyong Mohamoto à penser aux valeurs traditionnelles et au mariage, ainsi que d'arrêter ses délires et folies amoureuses. Il devait choisir une seule femme, et laisser les autres à leur sort à partir de 1951. Il fallut 7 ans pour que Geyong Mohamoto se décide enfin sur le choix de son épouse. Il finit par épouser une autre de ses femmes, Eza Shiuma, une femme originaire du Zijian, à ce moment territoire de la Ramchourie en 1958. Il jette dehors ses anciennes femmes et bâtards, et les laisse tenter de survivre seuls. A l'exception de Dame Sheyua, qui obtient, tout au long de la vie de Geyong Mohamoto, une certaine somme d'argent qui permit aux Sheyua de survivre aux temps et époques. Des rumeurs concernant des relations extra-conjugales entre Dame Sheyua et Geyong Mohamoto circulent aujourd'hui pour expliquer ce détournement d'argent en faveur d'une concubine.

Heureux de la prise de conscience de son fils et de sa nouvelle intégrité sociale, Tae-Je Mohamoto lui donne le statut de "Grand-Daimyo", à 52 ans. Cette nomination est rapidement suivie de la naissance de Sy-Heong Mohamoto le 4 Avril 1965, qui est reconnu par Geyong Mohamoto et est élevé comme futur héritier du trône janggunal après la mort de Geyong Mohamoto.

Puis, de part une décision de Tae-Je Mohamoto, voulant protéger l'indépendance du Shotugara, demande l'intégration du pays au sein de la Fédération de Yukanaslavie, qui finit par accepter et intégrer le pays le 14 Mai 1966, en laissant le régime politique en place, ainsi qu'en défendant la culture et les traditions shotugariennes. Cela va être une déception pour Geyong Mohamoto, car il espérait que le régime prenne fin pour ne plus à devoir se préparer à régner et pouvoir être libre de ses mouvements.

Puis, autre nouvelle qui ravit Tae-Je Mohamoto, Geyong Mohamoto et son épouse donnent naissance à un deuxième héritier, le 05 Janvier 1968, sous le nom de Sujuo Mohamoto. Au départ héritier pressenti à la potentielle mort de Sy-Heong Mohamoto, il n'aura en vérité jamais à régner sur le pays.

Puis, peu de temps après, une nouvelle tragique frappe le pays : Tae-Je Mohamoto a rendu l'âme. Bien que préparé pour régner sur le pays, certains observateurs d'époque voit d'un très mauvais oeil l'arrivée d'un homme avec la réputation d'être un coureur de jupons au trône janggunal. Mais en l'état, c'est le seul membre de la dynastie Mohamoto a être légitime au trône.

Et ils ne vont pas être déçus. En 1970, il inscrit et autorise la création et le maintient des maisons closes au Shotugara. Cette mesure dégoute en Yukanaslavie mais aussi chez la population de l'état-membre. Elle provoquera à l'avenir une forte contestation. Mais pendant trois ans, Geyong Mohamoto trompera à de très nombreuses reprises son épouse dans ces maisons closes.
Cependant, ils vont être très rapidement étonné par la paradoxale efficacité du nouveau souverain. En 1972, pour favoriser les activités commerciales du pays, il exporte des minerais et des poissons à quelle nation veut en échange d'investissements au Shotugara, ce qui permet entre autre de moderniser le territoire nettement plus rapidement que n'importe quel état, en plus des soutiens financiers yukanaslaves.

Aussi, entre 1970 et 1976, il théorisera la construction du futur Canal de Yee-Mong, qu'il imagine comme le futur économique qui amènera le Shotugara à s'enrichir et à devenir un pôle mondial économique. Il débutera la construction de celui-ci dès 1976.

Cependant, à partir de 1979, la population, ne supportant plus les infidélités de leur souverain et les vagues de création de maisons closes (qui deviennent de véritables entreprises avec parfois des ingérences en politique), manifeste et ordonne l'interdiction des maisons closes au sein du Shotugara. Malgré lui, il réalise le souhait du peuple. Mais cela n'empêchera pas d'autres tromperies, mais bien moins publiques.

Sa dernière grande action pour la nation est la construction de chemins de fer et leur modernisation entre 1978 et 1983 afin de faciliter les déplacements entre les villes du territoire. Cela lui rapportera un peu de popularité, même s'il reste largement impopulaire de manière globale. Il verra la fin des travaux en 1983, assurant à ses héritiers un avenir plus glorieux pour le Shotugara.

Et finalement, le 09 Mars 1987, il meurt au sein du Palais Jauggunal à Sen-Seol. Sa femme, Eza Shiuma, sera exilée par son propre fils ainé le nouveau Janggun Sy-Heong Mohamoto, pensant que sa mère tenterait tout pour s'accaparer le pouvoir, ce qui sera vérifié après la découverte d'un échange de lettre entre Eza Shiuma et un de ses amants secrets dont Geyong Mohamoto n'avait mêle pas connaissance.


Résumé Chronologique

14/10/1910 : Naissance de Geyong Mohamoto à Sen-Seol
1925 - 1930 : Il se passionne pour la littérature et passe son temps à draguer les femmes de la cour, ce qui lui vaut les foudres de son père
1930 - 1945 : Geyong Mohamoto réalise de nombreux voyages pour découvrir de nouveaux pays en quête d'inspiration littéraire
1935 - 1945 : A force de voyages et de promesses d'amour sincère envers de nombreuses femmes, Geyong Mohamoto se forge un harem
1946 : Naissance secrète d'un bâtard issu de Dame Yeji, qu'il nomme Uje Yeji
1947 : Naissance secrète d'un bâtard issu de Dame Sheyua, reconnu sous le nom de Sheng Sheyua
1949 : Naissance secrète d'une bâtarde issue de Dame Yela , nommée Hiljue Yela
Fin 1949 : Naissance secrète d'une bâtarde issue de Dame Sheyua, qu'il nomme Wue-Je Sheyua
Début 1950 : Naissance secrète d'une bâtarde issue de Dame Azu, reconnue sous le nom de Ha-She Azu
1951 : Après la naissance de tant de bâtards, Tae-je Mohamoto ordonne à Geyong Mohamoto d'arrêter ses délires et de se choisir une femme
1958 : Geyong Mohamoto se marie avec sa favorite, Eza Shiuma, une zijiannaise. Il abandonne ses autres femmes et ses bâtards
1962 : Il obtient de son père le titre de Grand-Daimyo à l'âge de 52 ans
04/04/1965 : Naissance de Sy-Heong Mohamoto
14/05/1966 : Intégration du Shotugara au sein de la Yukanaslavie. Il est déçu car il va quand même finir par régner sur le Shotugara
05/01/1968 : Naissance de Sujuo Mohamoto (oncle de l'actuel janggun)
Milieu 1968 : Mort de Tae-Je Mohamoto. Geyong Mohamoto hérite du trône Janggunal
1970 : Il légalise et inscrit le droit de créer et de maintenir des maisons closes
1970 - 1973 : Geyong Mohamoto réalise de nombreuses tromperies en allant aux maisons closes
1972 : Il favorise les activités commerciales comme les exportations de poissons et de minerais en tous genres
1970 - 1976 : Mise en place des plans du Canal de Yee-Mong
1976 : Début de la construction du Canal de Yee-Mong
1979 : Face à la vague de contestation contre les maisons closes, il est contraint d'interdire malgré lui ces dernières
1978 - 1983 : Il ordonnera et conclura la construction de nouvelles lignes de chemins de fer partant de l'est vers l'ouest
09/03/1987 : Mort de Geyong Mohamoto à Sen-Seol

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Tae-Je Mohamoto
Janggun du Shotugara et père de Geyong Mohamoto

1888 - 1968


Tae-Je Mohamoto
Photo de Tae-Je Mohamoto, 1953

Fonctions passés et actuelles : Grand-Daimyo (1923 - 1952), Janggun (1952 - 1968)
Date et lieu de naissance : 1888, à Sen-Seol
Date et lieu de mort : Milieu 1968, à Sen-Seol
Nationalité/Ethnie : Shotugarien

Biographie
Né en 1888 à Sen-Seol, Tae-Je Mohamoto est le fils ainé du janggun Ko-Tae Mohamoto. Sa petite enfance se déroula sans problèmes visibles, où on imaginait qu'il régnerait rapidement sur le Shotugara. Malheureusement, ils ne le savaient pas encore, mais Tae-Je Mohamoto allait devoir attendre longtemps pour voir ce jour arriver. En effet, en 1892, son frère naît : Eji-Su Mohamoto. L'histoire n'explique rien, mais il semblerait que Ko-Tae a alors largement préféré son second plutôt que son ainé.

C'est de cette manière que durant toute son enfance, entre 1900 et 1910, Eji-Su et Tae-Je Mohamoto se battirent à de nombreuses reprises, le premier n'oubliant jamais de rappeler au second qui était le préféré du janggun. Un jour, ces tensions en virent à s'amplifier, lorsque Eji-Su critiquait une fois de plus son frère sur l'oubli total du père pour son ainé. C'est alors, selon les rumeurs, que Tae-Je aurait si violemment frappé son frère que deux de ses dents de laits se seraient brisées sous l'impact. Cependant, cet acte ne fera que confirmer Ko-Tae Mohamoto sur le choix de son successeur : son cadet.

Le seul évènement heureux fut la naissance de son seul et unique fils : Geyong Mohamoto, le 14 Août 1910. Cependant, comme si une malédiction l'avait frappé, les injustices et violences que son père lui avait infligé se répercuteront sur Geyong Mohamoto, malgré la volonté de Tae-Je Mohamoto de bien faire et d'être le meilleur père possible.

Finalement, en 1922, Ko-Tae Mohamoto décéda. On prétend que ce jour là, Tae-Je fut heureux. Cependant, alors qu'il lisait le testament du défunt janggun, il découvrit tétanisé par la colère et la tristesse que son père avait choisit Eji-Su Mohamoto pour lui succéder, et non pas son propre fils ainé, comme il était coutume de faire dans la tradition monarchique shotugarienne. Finalement, son cadet est bel et bien couronné nouveau janggun la même année.

Et dans une volonté de faire souffrir son frère, Eji-Su Mohamoto nomma son ainé comme "Grand-Daimyo" à partir de 1923. Eji-Su devait certainement penser qu'il aurait des enfants, et que la succession n'arrivera jamais à Tae-Je Mohamoto. Cependant, lors d'un test médical, le souverain découvrit qu'il était stérile. Mais Tae-Je Mohamoto, comme par le malheur du destin, ne sera mis au courant qu'à la mort de son frère, bien des années après.

Pendant ce temps libre, Tae-Je Mohamoto se tient très souvent aux côtés de son fils unique Geyong Mohamoto. Bien que certains moments passés entre eux deux étaient merveilleux et beaux, il est notable de dire que ce n'était qu'une minorité de fois. Très souvent, Tae-Je Mohamoto, rongé par la colère, la rage et la jalousie, rejetait sa frustration sur son propre fils en le montrant comme indigne de devenir un futur janggun. Et qu'il n'aurait jamais les capacités de le faire. De 1925 à 1950 environ, il continuera ce harcèlement moral qui amènera Geyong Mohamoto à s'intéresser à la littérature, et à faire de nombreux voyages pour fuir son père. De plus, il cherchera la validation des femmes, comme un réconfort d'un père qui n'est pas. Cette seconde attitude renforcera l'avis de Tae-Je Mohamoto sur son fils, et ses moeurs volages seront très critiquées par lui.
Finalement, en 1951, après la naissance de 5 bâtards issus des conquêtes de son fils, il ordonnera à ce dernier de se choisir une seule femme pour ne pas lui faire honte, sinon il ne le considérerait plus comme son propre enfant.

Le second jour heureux de la vie de Tae-Je Mohamoto surviendra l'année suivante, en 1952. Eji-Su Mohamoto, souverain du Shotugara depuis 30 ans, meurt avant son frère ainé. Découvrant alors que son frère était stérile, il comprend qu'il est le seul héritier légitime au trône dans le cas actuel. Ainsi, après 30 ans d'attente interminable pour une place qui lui revennait de droit, il devient Janggun à l'âge de 64 ans.

Son règne sera néanmoins marquant, car c'est en 1954, 2 ans après la mort de Eji-Su Mohamoto, une délégation yukanaslave débarquera à Sen-Seol et amènera alors les premiers contacts entre les deux pays. Découvrant une nouvelle entité politique avec la volonté de maintenir et de préserver les traditions, cultures et régimes locaux, Tae-Je Mohamoto voit en la Yukanaslavie une porte de sortie pour un avenir meilleur pour le Shotugara. C'est pour cela qu'il signa plusieurs partenariats commerciaux tout d'abord, puis militaire, et économiques, formant un solide lien entre les deux états. A vrai dire, à l'image de Ko-Tae Mohamoto, Tae-Je Mohamoto craignait plus que tout les grandes puissances environnantes tels que le Burujoa, ou encore le Tahoku (pour ne citer qu'eux). Ainsi, s'unir tout en faisant comme si rien n'avait changé paraissait être un miracle.

C'est pour cela qu'entre 1955 et 1965, Tae-Je fit tout pour amener une candidature du Shotugara à l'intégration de la Yukanaslavie comme état-membre. Très enthousiastes à l'idée, le président fédéral de l'époque, Akamatapi Pitual, accepta finalement d'intégrer le pays à la Fédération, et le 14 Mai 1966, le Janggun Tae-Je Mohamoto et le Président Fédéral Akamatapi Pitual signèrent donc les traités ratifiant de l'intégration officielle du Shotugara comme état-membre de Yukanaslavie.

Fier de ce qu'il avait fais, et confiant en l'avenir, il s'éteignit alors au milieu de l'année 1968, à Sen-Seol, à l'âge vénérable de 80 ans. Il laissera à son fils, Geyong Mohamoto, qu'il a pourtant maltraité et injustement préparé pour régner, la lourde tâche de faire prospérer le Shotugara.



Résumé Chronologique

1888 : Naissance de Tae-Je Mohamoto à Sen-Seol
1892 : Naissance de son frère cadet Eji-Su Mohamoto, qui devient le préféré de Ko-Tae Mohamoto, le père de deux enfants
1900 - 1910 : De vives tensions éclatent entre Eji-Su et Tae-Je Mohamoto au sujet de qui sera l'héritier de Ko-Tae Mohamoto
14/10/1910 : Tae-Je Mohamoto donne naissance à Geyong Mohamoto
1922 : A la mort de Ko-Tae Mohamoto, le testament de ce dernier ordonne de mettre sur le trône Eji-Su Mohamoto, se qui finit par se produire
1923 : Tae-Je obtient le titre de "Grand-Daimyo", néanmoins en préservant sa rancœur envers Eji-Su Mohamoto
1922 - 1950 : Tae-Je critiquera beaucoup son fils, Geyong Mohamoto, ne le considérant pas comme un futur bon souverain
1930 - 1950 : Il critiquera énormément les amours volages et interdits de son fils
1951 : Tae-Je ordonnera à son fils de se choisir une seule femme après les scandales entourant son harem à la cour
1952 : A la mort de Eji-Su Mohamoto, Tae-Je, seul héritier de la dynastie, monte sur le trône après 30 ans d'attente, à l'âge de 64 ans
1954 : Une délégation yukanaslave rencontre le janggun et permet des premiers maigres contacts commerciaux
1955 - 1960 : Un net rapprochement entre Sen-Seol et Uzusco permit à Tae-Je de s'asseoir comme un potentiel candidat à l'intégration
14/05/1966 : Intégration du Shotugara au sein de la Yukanaslavie. Elle obtient le statut "d'Etat-Membre"
Milieu 1968 : Mort de Tae-Je Mohamoto à Sen-Seol


Eji-Su Mohamoto
Janggun du Shotugara et frère de Tae-Je Mohamoto

1892 - 1952


Eji-Su Mohamoto
Photo d'Eji-Su Mohamoto, en tenue d'apparat, 1923

Fonctions passés et actuelles : Janggun (1922 - 1952)
Date et lieu de naissance : 1892, à Sen-Seol
Date et lieu de mort : 1952, à Sen-Seol
Nationalité/Ethnie : Shotugarien

Biographie
Eji-Su Mohamoto nait en 1892, à Sen-Seol, la capitale du Janggunat du Shotugara. Il nait dans l'opulence, et a un frère ainé, Tae-Je Mohamoto, qu'il critiquera et se moquera régulièrement à cause du favoritisme provoqué par leur père, Ko-Tae Mohamoto.

Ce dernier favoritisme va alors donner une éducation d'enfant-roi à Eji-Su, entre 1895 et 1910. Il vit dans un luxe total, et se bat régulièrement avec son frère ainé Tae-Je Mohamoto, n'oubliant jamais de lui rappeler cette injustice. Des vives tensions autour de la succession à Ko-Tae Mohamoto se forment très rapidement entre les deux jeunes hommes. Eji-Su Mohamoto adopte alors rapidement une mentalité hautaine envers son frère et les personnes à son service à la cour, et un sadisme envers certaines violences qu'il inflige à son frère ainé.

Cela conduira notamment à un tragique évènement vers l'année 1915, durant laquelle une des nombreuses bagarres entre les deux jeunes Mohamoto se termine par un coup de poing de Tae-Je qui fait tomber deux dents de laits de Eji-Su. Cette action sera très sévèrement sanctionnée par Ko-Tae Mohamoto, qui conformera de cette manière dans l'idée que Eji-Su était le candidat idéal pour lui succéder à sa mort.

Puis, en 1918, à 26 ans, Eji-Su Mohamoto rencontre la Princesse Mor Nina Alexandrovna Bizanova, une membre de la famille impériale du Morakhan en exil à la suite de la révolution rouge survenue dans l'empire plus tôt. Cette rencontre se conclura par un mariage l'année suivante, de part l'importance qu'une telle union pourrait créer. En effet, bien qu'Eji-Su aimait profondément sa compagne, qui sera la même tout au long de sa vie, il voyait aussi les potentielles prétentions que leurs enfants pourraient avoir sur le trône impérial Mor si à l'avenir les communistes sont chassés du pouvoir et qu'une restauration est mise en place. Mais chose étrange, après être passé à l'acte avec sa compagne, aucun enfant n'apparaitra dans les années à venir...

Finalement, en 1922, Ko-Tae Mohamoto meurt de vieillesse. La tristesse d'Eji-Su Mohamoto fut terriblement intense, ce dernier devant tout à son père pour ce qu'il est actuellement. La plus grande crainte, de plus, à ce moment, était de voir la tradition de succession shotugarienne donner le titre de janggun à son frère ainé, qui n'aurait pas hésité à le punir pour ces années de souffrances. Cependant, contre toute attente, le testament de Ko-Tae Mohamoto désigne le cadet de la fratrie comme successeur du janggun. De cette manière, et contre toute attente de la part de l'aristocratie shotugarienne et du fils ainé de Ko-Tae Mohamoto, Eji-Su Mohamoto devient le nouveau janggun à seulement 30 ans.

Aussitôt après, profitant de cette position avantageuse, et voulant une fois de plus humilier indirectement son frère ainé, Eji-Su Mohamoto décréta que Tae-Je Mohamoto devient de facto le nouveau "Grand-Daimyo" en 1923. Pensant avoir des enfants qui hériteraient du pouvoir après sa mort, Eji-Su Mohamoto espérait faire là la pire insulte envers son ainé, en lui faisant frôler le pouvoir qu'il aurait du acquérir sans jamais pouvoir en prendre possession.

Cependant, c'est le destin qui se moqua d'Eji-Su. En effet, en 1924, ne comprenant pas comment il était possible qu'il ne puisse faire d'enfants avec Nina Alexandrovna Bizanova, il fit un test médical qui lui révéla la pire des nouvelles : il était stérile. Tout ses rêves de successions s'effondrèrent subitement, et il fut totalement bouleversé par la nouvelle. Mais il se garda bien de donner l'information à personne d'autres qu'à sa propre femme, qui lui servit de conseillère et de soutien morale durant cette épreuve. Si jamais Tae-Je Mohamoto apprenait la nouvelle, cela marquerait sa première victoire sur son frère cadet, ce que Eji-Su ne pouvait supporter. Alors, cette information fut cachée au monde et l'absence d'héritiers fut justifiée par des éducations secrètes afin qu'aucune tentative d'assassinat ne viennent tuer les enfants (fictifs, mais ça personne ne le sait) d'Eji-Su.

En 1930, Eji-Su Mohamoto marqua tout de même son règne par la modernisation de l'armée janggunale, en s'inspirant des innovations technologiques étrangères, et notamment eurysiennes, de part la venue de grandes figures militaires, comme le Duc Franz-Joseph II de Nordwasten (de la Principauté d'Altarie). Cette modernisation permit le renforcement militaire du Shotugara, et assura la sauvegarde de l'indépendance du territoire vis-à-vis des puissances impérialistes voisines, et donc, d'une sécurité nationale.

8 ans plus tard, il décréta également l'agrandissement du Palais Janggunal, souhaitant offrir plus d'espace pour l'administration du Shotugara en centralisant à Sen-Seol la grande majorité des institutions, ce qui n'était pas encore le cas auparavant. C'est notamment à ce moment précis que le conseil des Daimyos se déplaça à la capitale et restera présent dans la ville encore de nos jours. Il ordonna dans le même temps de créer un vaste jardin à proximité du Palais Janggunal, s'inspirant des souverains absolutistes d'Eurysie, dans une volonté d'asseoir son pouvoir sur les Daimyos en montrant la grandeur du régime janggunal.

Par ailleurs, cette volonté d'écraser les Daimyos provoqua chez certains d'entre eux la volonté de manifester leur mécontentement. Mal leur en prendra car ils seront alors capturés puis torturés personnellement par Eji-Su Mohamoto, qui avait vu ses penchants sadiques s'accentuer avec le temps. Les tortures qu'il infligeaient ne sont connues que par sa femme, Nina Alexandrovna Bizanova, qui, selon certains experts, aurait encourager le janggun à continuer ses opérations macabres. Ce sera plus tard à travers les journaux secrets appartenant à la compagne d'Eji-Su que les chercheurs sauront précisément les tortures infligés aux Daimyos capturés, suite à des fouilles de certaines pièces non connues publiquement du Palais Janggunal sous Tae-Je Mohamoto.

Mais finalement, 5 ans plus tard, en 1945, un Daimyo ayant réussi à s'échapper de la prison du Palais Janggunal ira répandre, avec la preuve de son corps torturés, les horreurs et le sadisme dont fait preuve Eji-Su Mohamoto envers ses ennemis. Cela va alors provoquer la colère du peuple shotugarien, et un profond ressentiment envers le janggun, qui va clairement le rendre impopulaire. Cependant, à aucun moment il ne sera question de destitution du janggun, la sacralisation du janggun, transmis par l'éducation et la religion, étant plus forte que la volonté de changer de souverain.

Malheureusement pour Eji-Su Mohamoto, en 1950, il contracte une fiève qui l'affaiblit considérablement. De temps en temps, Nina Alexandrovna Bizanova réalisera la régence du pays lorsque le janggun se trouvait être trop faible pour régner, au grand dam du Grand-Daimyo Tae-Je Mohamoto qui a pourtant comme rôle d'être aussi le régent en cas de situation dramatique concernant le Janggun. Et finalement, en 1952, Eji-Su Mohamoto, comme pour une ultime humiliation envers lui, décéda avant son frère ainé, sans enfant, après 30 ans de règne.

Lorsque sa mort adviendra, Nina Alexandrovna Bizanova, totalement dévastée, entamera la rédaction de ses mémoires et révèlera la stérilité de son mari, ce qui dévoilera alors le plus grand secret d'état du règne d'Eji-Su Mohamoto. La femme du Janggun restera fidèle à ce dernier, malgré la mort d'Eji-Su, par un amour partagé paradoxalement étrange de part le sadisme des deux individus. Nina Alexandrovna Bizanova décèdera le 12 Février 1982, à l'âge de 85 ans.


Résumé Chronologique

1892 : Naissance d'Eji-Su Mohamoto à Sen-Seol
1895 - 1910 : Son enfance se déroule dans le luxe complet, devenant un enfant-roi, et le préféré du Janggun Ko-Tae
1915 environ : Durant une bagarre, Eji-Su perd deux dents de lait à cause de Tae-Je Mohamoto. Ce dernier est fortement puni pour son acte
1918 : Il rencontre la Princesse Mor Nina Alexandrovna Bizanova, qui deviendra sa compagne pour le reste de sa vie
1922 : A la mort de Ko-Tae Mohamoto, le testament de ce dernier nomme Eji-Su comme nouveau Janggun
1923 : Pour faire souffrir son frère, Eji-Su place Tae-Je Mohamoto comme "Grand-Daimyo", pensant que ce dernier ne deviendrait jamais Janggun
1924 : Il réalise un test médical qui lui montre qu'il est stérile. Cela le bouleversera complètement, et il cachera ce secret, surtout à son frère
1930 : Eji-Su modernisa l'armée shotugarienne en s'inspirant de certaines avancées régionales en matière d'armement
1938 : Il ordonna l'agrandissement du Palais Janggunal, et la création d'un immense jardin
1940 : Ses penchants sadiques l'amène à capturer puis torturer plusieurs daimyos qui s'opposent à lui
1945 : La découverte des expériences macabres du janggun provoque une vague de ressentiment envers Eji-Su Mohamoto
1950 : Il contracte une fièvre qui l'affaiblit de manière importante. Sa femme fera parfois office de régente du Shotugara
1952 : Mort d'Eji-Su Mohamoto à Sen-Seol, après 30 ans de règne

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