District 7766 C : Base en phase de colonisation par Légions de libération prolétaire (Slaviensk)
Posté le : 13 déc. 2025 à 08:55:55
Modifié le : 24 déc. 2025 à 05:54:33
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Posté le : 14 déc. 2025 à 20:29:41
Modifié le : 15 déc. 2025 à 16:21:08
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Ils étaient là, quelque part, dissimulés et déjà à l’œuvre. Ces soldats de l'ombre se cachaient, s'infiltraient dans un territoire en ruine pour en extirper les derniers membres de la réaction qui pouvaient encore s'y trouver. Quoi que l'on pense de ces libertaires, ce sont de violents radicaux qui n'hésiterons pas à massacrer les Dakorans si nécessaire. Ils progresseront partout où ils le pourront, frapperons et disparaitront aussi vite qu'ils seraient venus. Leur objectif est là : trouer la peau des fascistes Dakorans et les torturer jusqu'à que plus un son ne sorte de la bouche de ces bourgeois criminels, qui emprisonnent le prolétaire dans son commerce malfaisant, l'exploitant jusqu'à que la dernière goutte de sueur de coule sur le front du malheureux. Mais le prolétaire doit se réveiller. Le Prolétaire se réveille, avec lui la révolution bourgeonne.
Peut-être ce territoire inspire la peur. Qu'importe, les charognards l'inspirent encore plus. Ils deviendront le cauchemar des fascistes et le mythe du libertaire. Une légion dont le nom fera frissonner tout réactionnaire qui l'entendra, et dont l'ombre du drapeau flottera sur le Dakora. Celui dont l'étoile brillera de sa lueur rouge, celui qui permettra au corbeau d'enfin voler de ses ailes libérées.
Si les intérêts qu'ils avaient à coloniser ce champs de ruine vieux d'une trentaine d'année n'étaient pas évident, le potentiel stratégique qu'est l'option de faire du Dakora une base avancée de Corvus en Aleucie était trop belle pour la laisser passer : c'était l'occasion de remplacer la base Aquila en Maximus qui entamait son repli, mais surtout l'occasion de disposer d'une armée de libertaires radicaux avec lesquels l'ont pouvait agir sans mettre Slaviensk en cause tout en étant si proche des intérêts commerciaux slavis. Donc c'est un moyen de propager la révolution, sans aucun risque. D'autres objectifs se faisaient ressentir et étaient la façade de la légion pour légitimer son intervention : aider les Punks à revenir sur le chemin de la révolution, les aider à vaincre les racistes de Parapluvie et libérer le Dakora. Mais Batko Tchornyi avait été clair : cet objectif ne sera pas atteint. Ou en tout cas très difficilement, faute aux ingérences étrangères qui ne permettrons très probablement pas aux Punks de survivre. Mais au moins pouvions nous les utiliser pour trouer la peau de quelques réactionnaires et distraire les autres groupes rivaux.
Très rapidement, après quelques études, Batko Tchornyi est venu à la conclusion que l'endroit idéal pour installer le camps de base de la légion était au sud de l'ancienne capitale, en région dévastée. Un endroit idéal car la légion se retrouverait non loin des partenaires everiens et des Punk, sans non plus être sur la frontière everienne, là où les everiens ont justement des ambitions d'occupation.
Soit. L'endroit maintenant désigné, il fallait explorer la région plus en détail et établir les prémices du camps de base. C'est à ces fins qu'un officier de la Direction Générale des Renseignements dissimulé et un militaire de la Légion se sont infiltrés sur place afin d'explorer l'endroit idéal.
Tout était calme, vide, comme si jamais aucun humain n'avais foulé ces terres. Les explorateurs marchèrent le long des forêts, sondant l'air au radiomètre. Cela devenait évident, le territoire avait été irradié et cela révélait bien des choses sur cette terre dévastée. Comment elle est devenue ce qu'elle est actuellement, c'est à dire une réserve naturelle de dévastation et de souffrance. Mais ces radiations restaient supportable : Malgré le masque, malgré le radiomètre, ce territoire était habitable, Parfaitement habitable sans la combinaison qu'ils portaient. Et pourtant, un détail chiffonnait l'officier du renseignement : si le territoire était habitable, où sont les locaux ? Les punks auraient finis par coloniser la région si elle était si vivable qu'il paraissait. Ils continuèrent leur marche en terre inconnu, à la recherche de réponse. Mais la réponse si insupportable devenait évidente : le rien. C'était la terre du rien, une terre vide de toute civilisation. Mais désormais, un bâtiment en ruine se dressait au loin, solitaire, rappelant que des gens foulaient le sol ce pays avant qu'ils ne meurent tous. Ils se dirigèrent vers le bâtiment à un pas serein, même si leur voix tremblante trahissait leurs sentiments, en constatant la dévastation du territoire auparavant prospère. L'officier du renseignement chassa rapidement une pensée : et si cela arrivait en Slaviensk ? Cette idée lui faisait peur mais le conforta dans ses idées. Les libertaires devaient internationaliser la révolution et répandre les idéaux pacifistes avant que le capitalisme autodestructeur ne conduise à la multiplications de situations comme le Dakora à travers le monde. Alors que les deux membres de la Légion avancèrent toujours d'un pas relativement lent, prisonniers de leur pensées, le vent se leva. Le radiomètre émis un signal sonore, extirpant les deux explorateurs de leurs pensées : le radiomètre s'affolait...
Ils échangèrent un regard craintif, et l'officier du renseignement observa l'horizon : un grand nuage coloré d'un sorte de vert grisâtre se dirigeait vers eux à toute vitesse. L'officier ne chercha pas à comprendre, il pris le militaire par la main et l'entraina vers l'habitation, à côté de laquelle se trouvait un vieille hélicoptère détruit. Ils virent un panneau quand ils passèrent la clôture endommagée, il y était inscrit en français et en noir sur un fond jaune, avec la signalétique du radioactif :
Les deux infiltrés se précipitèrent dans la maison abandonnée et verrouillèrent toutes les fenêtres et portes, bien que certaines étaient détruites. Ils se réfugièrent dans la salle de bain, faute de cave pour se cacher, et humidifièrent avec le contenu de leur gourde militaire tout ce qu'ils avaient avec eux pour s'isoler des particules radioactives en bloquant les tissus sous la porte. Ils restèrent caché ainsi pendant encore cinq heures, essayant de contacter avec leur téléphone satellite le reste de la légion encore en Everia, grâce aux satellites militaires slavis. Ce fut ainsi que se déroula la première mission : un fiasco nécessitant une extraction d'urgence des deux aventuriers...
- 30/04/2018 -
17 : 15 - début de la communication.
Alpha ici Charlie, test.
Charlie ici Alpha, clair et fort, parlez.
Alpha ici Charlie, clair et fort, message à transmettre, parlez.
Charlie ici Alpha, transmettez message, parlez.
Alpha ici Charlie, je transmet message : É***c *i***on, parlez.
Charlie ici Alpha, répétez message, parlez.
Alpha ici Charlie, je répète message : Échec mission. Parlez.
....
Date : 01/05/2018.
Sources : Légion Corvus/Officier du renseignement anonyme sur place.
Cotation du renseignement : A2.
1. Objet
Le présent rapport a pour objectifs de fournir un état des lieux de l’environnement du Dakora lors de la première mission de reconnaissance, afin d’évaluer :
l'habitabilité de la région,
la présence ou non de locaux,
La viabilité de l'opération des Légions de Libération Prolétaire en Dakora.
2. État général du territoire
2.1 Apparence globale
Le territoire observé présente une apparence viable pour l'instalation de la légion Corvus :
Végétation omniprésente (forêt, champs à l'abandon toujours viables pour la pousse de mauvaises herbes),
Faune ridiculement faible (présence de rares oiseaux et de certains insectes, mais cela ne va pas plus loin),
Absence totale de populations humaines, d’activités ou de traces récentes d’occupation,
Absence de radiation au début de l'observation.
Le croisement des indicateurs si dessus met en évidence un environnement difficile pour la colonisation, mais viable pour une colonie de spécialistes dans le domaine et de militaires.
2.2 Vestiges humains
Bâtiments en état de dégradation avancé et exempts de traces humaine depuis plusieurs années.
Infrastructures civiles abandonnées et sérieusement dégradées.
Aucune trace d’implantation humaine, qu'elle soit Punk, coloniale, Makotane ou fasciste.
3. Radiations et phénomènes associés
3.1 Radiation
Absence de radiation au début de l'observation, présence soudaine de radiations après quelques temps, qui a forcé l'équipe d'observateurs de se cacher pendant cinq heures (précisément 4 heures et 39 minutes) avant d'être extrait par une équipe NRBC aéroportée appartenant à la légion Corvus.
Équipement NRBC pas strictement nécessaire pour une exposition de courte ou moyenne durée, mais besoin de cache exemptes de radiations à proximité.
3.2 Smog radioactif
Un phénomène atmosphérique qui semble arriver de temps à autre et extrêmement dangereux a été observé :
Il est mobile, existe depuis plusieurs décennies selon le panneau d'alerte observé par nos équipes probablement dû à une forte pollution industrielle, voir des retombées radioactives dues à des fuites de particules radioactives depuis une centrale nucléaire ou un usage d'armes radiologiques. Ce "Smog" est de teinte vert-grisâtre et avait déclenché une hausse très rapide de la valeur affichée par le radiomètre utilisé, alors qu'il était stable seulement quelques secondes avant.
4. Conclusion
4.1 Première partie
La portion étudiée du Dakora semble à première vue habitable, mais la présence d'un Smog radioactif et le risque important de voir l'eau et les plantes qu'on y trouve contaminées rend en réalité la région complètement inhabitable si nous ne disposons pas des moyens matériels adéquats, combinaisons NRBC, décontamination, possibilité de se retirer à tout moment, alimentation sûre et issue de l'Everia, approvisionnée par avion. C'est une zone à habitabilité "cyclique" où nous pourrons mener nos activités librement jusqu'à l'arrivée du Smog, mais impérativement nous confiner à sa venue. Nous rappelons également que nous n'avons pas pu observer tout les phénomènes qui pourraient se produire dans la région, nous invitons donc à la plus grande des prudences.
4.2 Seconde partie - recommandations
Interdire toute implantation civile en dehors de celle encadrée par la légion Corvus.
Réserver la zone à des usages militaires ou scientifiques.
Déployer des stations de détection de l'arrivée du Smog, pour mieux comprendre son comportement et surtout limiter les dégâts humains et matériels éventuels.
Revoir la stratégie pour s'implanter au Dakora et équiper la colonie de toute l'infrastructure nécessaire et de tout le matériel que les colons auront besoins.
Interdire l’envoie des civils dans les premiers jours, le temps d'être certains des contraintes de la région.
Implantation autorisée, à la condition stricte que le consignes si dessus soient suivies.
Posté le : 15 déc. 2025 à 22:35:54
Modifié le : 15 déc. 2025 à 22:41:31
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Bien que les deux explorateurs en mission étaient revenus avec un rapport bien mince sur l'état des lieu de l'écologie du Dakora du sud, il est naïf de penser que la légion Corvus se permettrait le moindre retard. Dans la rigueur extrême demandée par Batko Tchornyi, la légion devait se déployer au 02, et pas un jour plus tard, pas un jour avant. Le 02 avait été décidé et l'équipe se déploiera le 02. Ce jour là, à 14h heure locale, c'est donc le personnel militaire, parmi lequel des ingénieurs, des médecins dont des psychologues, des spécialistes NRBC et d'autres services divers et variés, sans oublier les soldats de la légion Corvus, les anarchistes si vitaux à l’opération, qui embarquaient dans l'avion pour un premier largage. Ce largage devrait contenir de la nourriture pour un mois entier, des munitions pour un combat intensif d'un jour (soit largement assez pour plusieurs semaines, voir mois si aucun autochtone n'est trouvé), des équipements NRBC, du matériel de communication satellite, diverses équipements médicaux et scientifiques, et le plus important : du matériel de construction. Pourquoi du matériel de construction ? Tout simplement parce que l'objectif de la mission est de déblayer une piste d’atterrissage et de commencer la construction des prémices du camps, en tout cas pour l'instant de quoi se réfugier. Le smog était une menace bien trop importante. Le matériel NRBC a été clairement amélioré, pour maintenant permettre une protection complète du corps pendant plusieurs heures si le smog se présentait à nouveau. Ce qui suivra le déblaiement d'une piste sera un approvisionnement assuré depuis l'Everia, permettant ainsi de disposer d'un ravitaillement stable, fréquent et sans risque d'endommagement du matériel comme en le parachutant depuis le ciel. (Ainsi, le déblaiement d'un aérodrome permet également l'apport en véhicules comme des bulldozers pour augmenter la vitesse de construction de la base).
15h 30 heure locale, après que tout ai été embarqué et passé en revue, ainsi que l'essentiel du trajet ait été traversé, l'on annonça de se préparer au largage. Tous mirent leur équipement NRBC, se placèrent sur le couloir central pour le saut, et la soute s'ouvrit. Révélant une épaisse fumée verte qui filtrait tout rayon de soleil. La vue de ce épais nuage fis soudainement paniquer l'équipage. Mais peu importe, le colonel avait demandé de sauter, alors ils sauteront. Le premier à sauter était un simple caporal de la Légion, un courageux caporal dont la présence était appréciée au sein de la légion. Il hésita quelques secondes, puis se jeta dans le gaz. Les autres suivirent, avec réticence, mais il faillait bien le faire. Pour se motiver, certains pensèrent à la grasse prime qu'ils recevront pour cette mission, atteignant les 300 000 ₦ pris en charge par l'état et la légion, d'autres pensèrent à leurs motivations révolutionnaires. S'ils pouvaient libérer les prolétaires du Dakora au pris de leur vie, ils le feraient sans hésiter un instant ce furent ceux qui se jetèrent presque immédiatement. D'autres pensaient surtout à leur motivations patriotiques, leurs désir de voyager dans des terrains qu'aucun civil ne pourrait voir. Mais malgré l'hésitation générale et la peur provoquée par cet épais nuage vert, tous étaient dehors en seulement une minute.

La chute était longue, et angoissante. Personne ne savait à quelle hauteur ils étaient, pas même sur quoi ils allaient atterrir, et encore moins si un camarade se trouverait à proximité à l'atterrissage. L'option que le Smog soit présent plus tôt que prévu avait été étudiée par la légion, mais personne ne prenait cela au sérieux. En conséquence, les consignes en cas d'urgence avaient été distribuées et l'on avait prévu le matériel nécessaire : un point de rencontre avait été désigné, ils possédaient tous des fusées éclairantes pour signaler leur position et avaient tous reçus pour consigne de ne pas bouger de là jusqu'à que le Smog ne se retire, histoire de ne pas se perdre...
Le premiers touchèrent le sol, certains crièrent, se foulant parfois la cheville ou tombant sur une pierre. Mais dans la grande majorité, ils parvinrent sans égratignure à rejoindre le sol du territoire dévastés, d'autres étaient blessés mais la combinaison n'avait pas été ouverte, nul part, permettant de toujours bloquer les radiations.
Peu à peu, le smog se dissipe. Les équipes commencent à devenir visible l'une à l'autre. Certains, avec le radiomètre allumé, observaient le changement si soudain de la radioactivité. Depuis le moment où elle commençait peu à peu à redevenir normale, la radioactivité c'est comme envolée. Devant le soulagement de l'équipe de constater que tout le monde allait plutôt bien, chacun se détendirent, mais restèrent immobiles, jusqu'à que le chef de l'équipe lance de sa voix claire mais perturbée par le masque NRBC à l'équipe :
- Allez plus vite que ça ! On a pas tout notre temps avant que le smog revienne ! Déblay...
Le cri d'un soldat interrompt le chef de l'équipe, les militaires tournent la tête, et voient un spectacle horrifique : un cadavre d’animal qui devait être un cervidé avant son terrible sort, sûrement tué par le Smog, est rongé de toutes part par des sortes de gros rats qui pullulent sur lui. La scène qui ressemble plus à un film d'horreur s'arrête soudainement, ne laissant presque que les os. La multitude de rats s'enfuient d'un coup et se cachent. Un silence insupportable succéda à celui du craquement des os de l'animal, silence rompu par la voix nette et dénuée d'émotions du chef de l'équipe.
- Allez les gars, ces merdes n'ont pas l'air de vouloir nous bouffer. Considérez les plutôt comme nos frères, à en croire certains étrangers les slavis sont des rats... Au travail !
De : Chef de la mission "Camarade 12.7"
Pour : Colonel "Batko Tchornyi"
1. État du matériel et santé des effectifs.
Aucune perte matérielle ou humaine n'est à recenser, tout s'est bien déroulé sur ce plan là. Nous avions été parachuté au moment où le smog était étendu sur le terrain, mais les consignes ont été suivies à la lettre. Il y a eu des blessés faute à la chute, mais ils seront tous remis en état avant demain. AUCUNE PERTE. La piste sera déblayée d'ici le 05/05.
2. Phénomènes écologiques/biologiques.
Après le Smog, il s'avère que des sortes de rats aient dévorés un cadavre de ce qui ressemble à un cervidé. Nous attendons la présence des équipes scientifiques avant de conclure hâtivement.