25/11/2018
11:37:39
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16
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Jour 1
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
« Désolé les gars, on va pas pouvoir se poser ici, faut sauter ! » hurle dans son micro le pilote de l'avion militaire qui a mené les 50 premiers soldats akaltiens, dont la future commandante de la base, jusqu'à l'espace aérien dakoran. « Je vous laisse ici et vous aurez vingt-quatre heures pour me déblayer une piste suffisamment longue et large, comme ça on pourra revenir avec les premiers véhicules et les préfabriqués. »

Les paysages désolés qui apparaissent sous l'avion.

Sans attendre d'autres instructions, les soldats commencent un à un à sauter de l'aéronef, en faisant en sorte de viser un terrain sûr pour atterrir. L'avion survolait ce qui semblait être auparavant une grande route. L'ancienne ville de Pleinbois, selon les quelques cartes pré-catastrophe dont les armées akaltiennes disposent. Les parachutistes visent donc cette route, impraticable pour l'avion mais correcte pour qu'ils atterrissent en terrain à peu près dégagé et qu'ils puissent facilement se regrouper.
Par chance, une fois tous regroupés au sol près de la commandante, il semble que les cinquante akaltiens répondent présent à l'appel.
« Mettez tous vos masques à gaz, l'air est respirable pour l'instant, mais je préfère pas savoir ce qu'on peut se choper en le respirant avant que les civils aient fait leurs tests en labo. »

Le groupe est rapidement scindé en plusieurs : dix soldats sont chargés de tout reconnaître dans un rayon d'un kilomètre pour s'assurer qu'il n'y a aucun danger immédiat et pour voir si la zone est facilement fortifiable en cas de présence avérée de menace pour l'avant-poste dans la région ; d'autres partent repérer le chemin en direction du fleuve, point d'intérêt majeur pour l'expédition akaltienne ; quelques uns commencent à monter les tentes pour passer la première nuit d'attente ; et enfin, la majorité reste sur la route afin de commencer à déblayer le terrain pour l'atterrissage de l'avion le lendemain, but immédiat du détachement.

Après avoir installé la majorité des tentes, l'équipe du campement décide également de planter le drapeau de l'expédition sur un petit promontoire de roches et de gravats, visible depuis une grande partie de la zone qu'ils explorent. La présence akaltienne dans le sud du Dakora est ainsi officialisée, promettant à cette petite région d'un jour retrouver une apparence normale.

Le drapeau officiel de l'avant-poste du Haut-Ysyryguas (visiblement déjà en train de décolorer, quelques minutes à peine après avoir été planté, il semblerait que l'air soit vraiment corrosif).Le drapeau officiel de l'avant-poste du Haut-Ysyryguas (visiblement déjà en train de décolorer, quelques minutes à peine après avoir été planté, il semblerait que l'air soit vraiment très corrosif).

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Jour 2
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Pendant toute la nuit, les soldats se sont relayés à plusieurs points du camp, pour que jamais plus des trois quarts d'entre eux ne soit couché. Les tentes légères et les masques à gaz ne sont de toute façon pas très adaptés pour bien dormir, et tous attendent avec impatience que les préfabriqués soient livrés par l'avion qui doit arriver vers midi.

Le premier lever de soleil au Dakora pour les soldats akaltiens.Le premier lever de soleil au Dakora pour les soldats akaltiens.

Aucune activité suspecte n'a été relevée dans les alentours de l'avant-poste jusqu'à présent, et cette quiétude en vient à effrayer les akaltiens. Tout est calme, pas un oiseau ne chante, pas une chose ne bouge, même le vent ne siffle qu'occasionnellement. Ce calme en devient petit à petit trop oppressant pour eux.
Les gaz empoisonnés du Dakora, malgré les masques, semblent prendre le dessus et enfermer les hommes et femmes de l'expédition dans leurs pensées les plus sombres dès l'instant qu'ils sont seuls ou en tous cas qu'ils ne parlent avec personne pendant plus d'une heure. Face à ces débuts de problèmes, la commandante préfère ne prendre aucun risque, et a donné ses consignes pour que tous les soldats circulent en permanence par binômes ou trinômes, et se parlent surtout à intervalle régulier.

« Voilà l'avion ! » entend-on soudain dans le campement. Un vrombissement se fait en effet entendre, et tous les soldats qui étaient encore de repos sortent avec hâte de leurs tentes. L'équipe de garde sur la piste allume les lumières installées autour, qui seront bien utiles au pilote pour distinguer la route crasseuse mais plane des ruines dangereuses pour l'avion. Il peut ainsi commencer à se poser.

Mais, dès les premières dizaines de mètres de freinage parcourues au sol, l'instabilité du sol se fait ressentir. Cette route qui supportait très bien le poids des humains n'est plus adaptée depuis longtemps à l'atterrissage d'un énorme avion chargé de plus d'une lourde caisse. Le pilote, heureusement entraîné à atterrir sur des sols instables, parvient à garder son sang-froid et freine juste à temps en bout de piste. Les soldats et le matériel de la soute sont saufs.

Pendant que les soldats de garde et les nouveaux arrivants déchargent tout le contenu de l'avion cargo, le pilote fait son rapport à la commandante Camaxtli :
« J'ai déjà pas très envie de redécoller par la même voie, mais alors ne comptez pas sur moi ni sur mes collègues pour retenter le prochain atterrissage sur un terrain pareil. C'est beaucoup trop dangereux, vous allez avoir intérêt à nous trouver mieux pour les prochaines livraisons, ou on va devoir tout parachuter.
- Bien, nous ferons en sorte de trouver mieux. Maintenant qu'on a les véhicules, on devrait pouvoir aller plus loin.
»

Avec l'avion, suffisamment de matériel pour commencer à installer un vrai campement a été amené, à commencer par des cloisons à assembler pour fabriquer des habitacles hermétiques et à l'air purifié par diverses machines adaptées pour l'occasion avec les premiers relevés qu'ont fait et envoyé les soldats. Ainsi, les habitants de la base pourront dormir et passer une bonne partie de leurs journées sans avoir à subir le poids constant de ces vapeurs malsaines.
Un véhicule blindé et un camion ont déjà été apportés par l'avion, ainsi que du carburant pour tenir un petit moment jusqu'au prochain ravitaillement. Ainsi, ils pourront transporter facilement tous les éléments de la base jusqu'au terrain choisit pour sa construction : une large colline pierreuse qui surplombe le fleuve Ysyryguas.

Alors que l'avion redécolle, une fois tout sorti et rangé près des tentes en attendant le transport, de nouveaux tremblements sont visibles sur la piste. Au dernier instant, alors que les trains arrière se détachent du béton vieilli, tout un pan de la route s'effondre et laisse apparaître une tranchée de quelques mètres de profondeur.
Par chance, l'avion s'en est tiré de justesse, mais il n'y aura sans doute pas de seconde chance. Le prochain site d'atterrissage devra être solide, stable et sondé au radar avant d'y poser quoi que ce soit. A côté de l'assemblage des préfabriqués de la base, ce sera le prochain objectif pour les soldats avant que le second chargement n'arrive, qui transportera cette fois les premiers civils en plus de la suite du matériel et des extensions de la base.

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2930
Encore le
Jour 2
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Après le départ de l'avion, les cinquante soldats ainsi que les vingt supplémentaires qui les ont rejoint commencent à déplacer les parois à monter de la base en direction du site où ils doivent l'installer. La tâche est largement facilitée par le camion, bien que celui-ci soit forcé d'avancer lentement étant donné le terrain inégal. Un réseau de "routes" sécurisées, ou plutôt de chemins à la stabilité prouvée, devra être mis en place pour les prochaines expéditions en dehors de la zone directe de la base.
L'équipe de soixante-dix hommes et femmes est donc divisée en trois parts : l'une chargée du transport, une autre de l'assemblage, et enfin une dernière pour surveiller toute la zone et vérifier qu'aucune menace ne s'approche. Elle en profite pour continuer de faire des relevés simples sur le terrain, grâce aux divers appareils ramenés par l'avion : compteur Geiger, baromètre, température, exposition aux ultra-violets... Il semblerait qu'en plus d'être irradié, le Dakora soit complètement baigné de ces rayons mortels émis par le Soleil. Les soldats ne savent cependant pour l'instant pas ce que cela veut dire, et se contentent de compiler les résultats dans les ordinateurs de la mission en attendant l'arrivée des experts.

Une fois le premier container monté, les soldats se hâtent de brancher le purificateur d'air sur le groupe électrogène afin qu'un habitacle soit déjà en train d'être préparé pendant qu'ils terminent le reste. L'engin semble particulièrement bruyant, mais personne ne s'alarme particulièrement. Une fois le transport achevé, les soldats qui en étaient chargés se font assigner la mission de trouver une nouvelle piste d'atterrissage correcte pour les livraisons qui arriveraient dès le lendemain.

En descendant en véhicule blindé vers la grande plaine plate que surplombe le promontoire de la base, ils aperçoivent par moment comme des petits mouvements rapides dans les ombres. Aucun des soldats n'arrive cependant à distinguer quoi que ce soit de reconnaissable, et ils ne s'intéressent pas plus à ces détails sans importance. L'objectif est que l'avion puisse se poser quelque part en sécurité, rien d'autre. Ils ne comptent pas faire de zèle dans un terrain aussi désagréable à arpenter.

Tout en bas, sur les bords du fleuve, se trouve une zone rocheuse et terreuse qui semble prometteuse, avec une longueur suffisante pour laisser se poser les avions. Les soldats sortent alors leur géoradar, un outil portatif permettant de très facilement détecter la moindre cavité souterraine inquiétante. On leur a cependant bien expliqué que celui-ci n'est véritablement efficace que dans les zones sèches, et que l'eau faussait facilement les résultats. Ils sondent tout de même également la zone marécageuse, et arrivent à la conclusion que le terrain ne s'effondrera pas comme le précédent, et qu'en dehors de potentielles périodes de pluies, la piste sera suffisamment solide pour accueillir au moins un avion chargé.
Le seul problème qui semble se poser, en plus de la pluie, est celui des crues. Situé à tout au plus deux ou trois mètres au-dessus du niveau actuel du fleuve, elle risque d'être recouverte au moindre caprice du cours d'eau, ce qui ne facilitera clairement pas l'arrivée des ravitaillements.

Une vue sur Pleinbois depuis la rive gauche (opposée à celle où se trouvent les akaltiens), un jour dégagé et où le fleuve est particulièrement vide de déchets.

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2535
Toujours le
Jour 2
de la colonisation akaltienne au Haut-Ysyryguas
Une fois rentrés à la base, les soldats font leur rapport à la commandante Camaxtli, qui approuve l'emplacement en attendant de trouver mieux, étant donné les problèmes que causeront à coup sûr ces submersions régulières. En attendant l'arrivée des ravitaillements et des premiers scientifiques, les soldats pourront commencer à déblayer la route dès le lendemain. Sur demande de la commandante, un bulldozer sera apporté par l'avion suivant, afin de faciliter le déblayage de toutes ces surfaces couvertes de déchets et gravats.

Alors que les soldats de garde autour de l'habitacle surveillent les alentours, remarquant pour les plus perspicaces d'entre eux que de petites ombres bougent tout autour d'eux, voire se rapprochent au fur et à mesure que la lumière du jour baisse, une explosion retentit juste derrière eux.
« Alerte ! On est peut-être attaqués ! »
Mais les cris d'alarme retombent rapidement, les soldats voyant qu'un panache de fumée noire s'élève depuis le filtre à air qu'ils avaient installé sur le préfabriqué quelques heures plus tôt. Cette machine, sensée être à toute épreuve et construite spécialement pour résister à l'atmosphère du Dakora, avait rendu l'âme sans même avoir nettoyé un demi container d'air… Car lorsque des soldats rentrent dans l'habitacle, ils observent en effet que l'air à l'intérieur n'est pas meilleur, sinon pire. On ne peut même pas en voir la cloison opposée lorsque l'on y rentre.

Les soldats qualifiés en ingénierie commencent donc à se pencher sur le problème, et comprennent bien vite que les filtres ont tout simplement été encrassés extrêmement vite, bloquant tout le système et en faisant une petite bombe à retardement. Ils pourraient théoriquement fonctionner (pas cet appareil toutefois, trop endommagé par l'explosion pour que l'on puisse encore s'en servir), mais les filtres devraient être remplacés et nettoyés, voire jetés à intervalle très fréquent. De l'ordre d'une à deux heures, tout au plus, imposant de disposer de grand nombre de ces filtres. La commandante Camaxtli envoie donc sans plus tarder un message au commandement de Napalawie pour commander au plus vite de nouveaux appareils et surtout, beaucoup de filtres de rechange.

D'ici là, les soldats devront passer une nuit de plus dans leurs tentes, en supportant de garder leur masque en continu pour les vingt-quatre prochaines heures, alors qu'on leur avait promis une pause et un air respirable à l'intérieur de la base. Pestant contre ces machines qui dysfonctionnent à la moindre poussière, ceux qui le peuvent vont se coucher, pendant que les autres restent de garde à leur poste.

Et pendant tout ce temps, les petites ombres furtives ont continué à se rapprocher de plus en plus près, osant presque toucher les drôles de bipèdes qui ont envahi leur territoire depuis deux jours…

Le magnifique coucher de soleil que les soldats peuvent observer n'est qu'une maigre consolation face au dysfonctionnement du filtre à air.

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