05/11/2018
20:56:33
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🛐Notre Talaristan - les religions au Talaristan

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Logotype du Ministère des Affaires religieuses de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ ДИНИ ЭШЛӘР МИНИСТРЛЫГЫ

Depuis le début de leur histoire commune, les peuples qui vivent sur le territoire actuel du Talaristan ont pratiqués divers religions en lien le plus souvent avec leur origine qu'elle sois culturelle, ethnique ou géographique. Les « premières religions » du territoire talar sont divers courants fétichistes et chamanistes qui ne sont pour la plupart pas parvenu jusqu'à nous. Depuis le moyen-âge et jusqu'au temps moderne, les tensions et les conflits à caractère religieux ont gangréné l'histoire du Talaristan, avant d'atteindre leur point d'orgue avec la seconde guerre civile. Depuis la fin de cette dernière, le gouvernement mène une politique d'apaisement et de réconciliation à l'échelle nationale.
De nos jours, le bogdisme, ou foi bogde, représente la religion majoritaire (environ 80 %) recensée par l’État parmi la population du Talaristan. Elle est suivie par l’islam, qui concerne 11 % de la population, puis par le christianisme avec 6 % (majoritairement orthodoxe, suivi par les catholiques et une minorité de protestants), le judaïsme avec environ 1 %, et enfin diverses religions minoritaires, principalement liées au continent nazumi.
Si la religion demeure très présente dans la vie sociale des citoyens talars, sa pratique est de moins en moins radicale. Les différentes communautés religieuses se sont progressivement ouvertes à un dialogue interconfessionnel, notamment au sein du Conseil interreligieux du Talaristan. Bien que les rapports de l’État continuent d’indiquer que les jeunes Talars restent attachés à une pratique religieuse, celle-ci devient, au fil des générations, de plus en plus secondaire.
Illustration religions du Talaristan
De gauche à droite, diverses lieux de cultes au Talaristan : Une tour bogde dans la campagne talar, une Église orthodoxe à Buzkent et la Grande Mosquée d'Alnur.


La Constitution de la République du Talaristan, dont la version actuelle date de l’après-seconde guerre civile, définit la République du Talaristan comme un État laïc qui ne reconnaît aucune religion d’État et qui accorde la liberté de culte en tant que droit fondamental du citoyen. La laïcité se manifeste dans l’enseignement, mais également dans tous les lieux publics, où les symboles religieux sont interdits, de même que toute activité de prédication.

La politique du Talaristan en matière religieuse est parfois qualifiée de « laïcité d’État », tant elle revêt une importance majeure pour le gouvernement, qui cherche à apaiser les fortes tensions à caractère religieux (et ethnique) ayant marqué l’histoire du Talaristan. À l’inverse, afin d’éviter l’extrémisme, le pays accorde une très large autonomie au sein de la sphère confessionnelle privée ou communautaire.
Le ministère des Affaires religieuses de la République du Talaristan est le département gouvernemental chargé de la régulation, de la supervision et de la protection des différentes religions présentes sur le territoire talar. L’actuel ministre est Ilgiz Karimuly, ancien professeur de théologie à l’Université nationale d’État de Khydan, politiquement classé comme indépendant.

SOMMAIRE

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Bogdisme au Talaristan
Bogde - Bogdisme
Logotype Bogd
l'Oktüm, représentation graphique du Bogdisme

Le Bogdisme, ou foi bogd (en talar : Богд), bogde ou bogdiste est une religion polythéisme d'essence chamanique, originaire de la steppe du Kyrkuzaï (Nord du Nazum) et fondée sur les preceptes dictées par l'éveil de Bogd, un sorcier-guérisseur du XVe siècle vivant dans le territoire actuel du Talaristan. La foi bogd accorde une place centrale à la nature et à la vie, où l’âme de chaque humain doit se laisser entraîner pour trouver sa place dans un flux naturel continu. Elle insiste sur le respect des ancêtres et des grandes divinités, qui se manifesteraient à travers les catastrophes naturelles ou les phénomènes météorologiques.

À l'origine simple culte parmi la grande variété de religions chamanistes, animistes, totémistes ou du culte des ancêtres du Talaristan pré-unitaire — auquel la foi bogd reste fortement liée — le bogdisme prend progressivement de l'importance dans les décennies suivantes sous l'impulsion du clan talar Börüli, auquel appartient Bogd, et qui dirige alors une vaste confédération vassale du Grand Khanganat moritan. Il connaît son apogée lors de l'avènement d'Alp Nurhadi Khan, qui instaure l'Empire talar à la fin du XVIIᵉ siècle et décrète les préceptes du bogd comme religion d'État. L'avènement de la république lui fait perdre ce statut, mais ses adeptes continuent de dominer la vie politique talar jusqu'à la seconde guerre civile du Talaristan.
Le bogdisme est profondément enraciné au Talaristan, où il est la religion déclarée par près de 80 % de la population (sois environ 4 000 000 de personnes en janvier 2018) lors des recensements nationaux. Ses adeptes sont principalement d'ethnie talars, ce qui a parfois conduit certains observateurs à qualifier cette religion d’ethnonationale. Si cette interprétation a toujours été rejetée par le clergé bogd, attaché à l’universalité de la foi, elle trouve parfois un écho auprès de groupes ultranationalistes talars, qui cherchent à instrumentaliser la religion pour renforcer leur vision politique.

La pratique du bogdisme varie profondément selon les régions : Chaque territoire a développé ses propres rituels, souvent sans lien direct avec ceux des voisins. Si les divinités majeurs restent les mêmes, différents dieux locaux changent d’un lieu à l’autre, tout en étant inclu et reconnu par la communauté bogd dans son ensemble. Cette grande variété à amenée les chercheurs modernes à considérer le bogdisme comme plusieurs religieux ayant une base commune, mais cette thèse est fortement désapprouver par les croyants qui ce considère comme une seule et même communauté n'ayant pas de doctrine uniforme.
Le bogdisme ne possède pas de clergé structuré ou codifié. Chaque prêtre vit un « éveil spirituel » unique, façonné par son existence et ses expériences personnelles. Reconnu par ses aînés, il transmet ensuite ses enseignements au sein des communautés, essentiellement de manière orale, parfois nomade. Il n’existe aucun recueil sacré : la tradition repose sur la mémoire et la parole. Ce n’est qu’au XIXᵉ siècle que certains spécialistes ont commencé à consigner ces enseignements par écrit, malgré les protestations des prêtres attachés à l’oralité. Cette flexibilité confère au bogdisme une richesse et une diversité d’approches spirituelles très vaste, chaque disciple expérimentant la foi à sa manière.
De nos jours, le bogdisme conserve une place importante dans la vie familiale et communautaire des talars, malgré sa diffusion limitée et strictement encadrée par les lois de laïcité de la République du Talaristan. Tout prêtre du clergé bogd, comme tout représentant d’une confession officielle, doit être déclaré auprès du Ministère des Affaires religieuses. Cette obligation, perçue par certains comme une ingérence dans les traditions spirituelles, a déjà provoqué de nombreux conflits et tensions au sein des communautés, opposant fidèles attachés à l’oralité et à l’autonomie de leurs rites.
Principes et symbole


[Topic en construction...]

Oktüm
l'Oktüm bogd

la représentation graphique de la foi se concentre autour d’un symbole unique : l’Oktüm, ou « force vitale ». Il s’agit d’une pyramide inversée de trois points — deux en haut, un en bas — symbolisant respectivement l’âme, la pureté et la morale de chaque individu. Bien que ce symbole soit devenu central pour le bogdisme, son origine remonte à des époques antérieures à la naissance de la religion et revêtait autrefois une signification différente pour certains peuples et croyances aujourd’hui disparus.

Son usage rituel est profondément ancré dans la pratique spirituelle quotidienne : les fidèles inscrivent l’Oktüm sur le sol, devant lequel ils se recueillent, méditant sur leur vie et leur place dans le flux naturel de l’univers.
Organisation et pratiques


Différents lieux de pratiques bogdistes
Sujet aux nombreux particuralismes locaux, le lieu de pratique du bogdisme peux également revetir des formes très diverses : une tour, une yourte ou un temple.

Divinitées


[Topic en construction...]

Écoles et courants internes


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Le Bogdisme aujourd'hui

Aujourd’hui, la foi bogd reste très pratiquée et constitue encore un pilier important de la vie culturelle et spirituelle de nombreuses communautés talars. Cependant, depuis la fin de la seconde guerre civile, l’État a encouragé une évolution du bogdisme vers une pratique moins conservatrice, plus ouverte aux influences extérieures et moins littérale dans l’interprétation de ses enseignements.
Malgré cette présence apparente, l’intérêt des jeunes générations pour le bogdisme diminue progressivement. Depuis le début des années 2000, le nombre d’éveils spirituels et de jeunes initiés ne cesse de décroître, et beaucoup se détournent des pratiques religieuses classiques, séduits par des modes de vie plus matérialistes ou par d’autres formes de spiritualité. Cette tendance pose la question de la transmission du bogdisme et de son rôle futur au sein de la société talar.
Le Bogdisme et la politique

Depuis la fin de son statut de religion d'État, la foi bogd entretient une relation souvent conflictuelle avec l'État. Avant la seconde guerre civile, la sphère politique était majoritairement composée de membres de la foi bogd. Les lois sur l’inclusion des minorités nationales et religieuses ont ensuite permis une plus grande diversification du pouvoir, ce qui a conduit à une certaine méfiance envers certaines communautés bogdes. En milieu rural, les prêtres locaux ont plusieurs fois organisé des manifestations contre l’ouverture d’usines, comme ce fut le cas en 2014 lors de la création de la zone industrielle de Sarï.
Le parti Bogdisme Unifié de la Foi est le seul parti politique talar ouvertement religieux. Il occupe une position particulière sur la scène politique du Talaristan, en raison de ses prises de position parfois controversées, qui ont conduit à des menaces de dissolution de la part de l’État. En raison de ses positions souvent perçues comme extrémistes, le parti ne constitue qu’une formation minoritaire, avec un électorat limité, concentré principalement dans certaines communautés conservatrices de la foi bogd.
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l'Islam au Talaristan
Le croissant et l'étoile verts, symboles graphiques et emblématiques de l'islam.
Le croissant et l'étoile verts, symboles graphiques de l'islam.

L'Islam est une religion abrahamique qui s'appuie sur le dogme du monothéisme et qui prend sa source dans le Coran, tenu, par les adhérents de l'islam, pour la parole de Dieu (Allah) révélée à Mahomet, qui est considére comme le dernier prophète. Au Talaristan, l'islam et ses diverses branches religieuses est la religion d'environ 11% de la population (sois environ 550 000 personnes en janvier 2018), et est l'une des religions dominantes de la région du Kyrkuzaï (Nord du Nazum).
À l'inverse de plusieurs autres peuples steppiques et turciques de la région, les différents peuples du Talaristan ont, pendant plusieurs siècles, repoussé l'incursion des religions abrahamiques (dont l'islam) sur les terres talars. Ce n'est qu'avec la sédentarisation d'autres peuples nomades, comme les tribus kalkutars et orzhans, que l'islam sunnite commence progressivement à s'implanter, au milieu du XVIᵉ siècle, bouleversant les traditions chamanistes de la région et le bogdisme naissant. En 1879, le Khan talar, en déclin, instaure le Grand Muftiat d'Alnur pour tenter de contrôler les tribus musulmanes qui défient son autorité. À l'appel du Grand Mufti Fakhruddin, la communauté musulmane est pleinement impliquée dans les violences de la seconde guerre civile talar. De nos jours, la communauté musulmane ne subit pas de discrimination apparente et dispose de nombreux droits, mais reste très surveillée par les autorités de l'État.
Drapeau du Grand Muftiat d'Alnur, drapeau de facto d'une grande partie de la communauté musulmane du Talaristan.
Drapeau du Grand Muftiat d'Alnur, drapeau de facto d'une grande partie de la communautée
musulmane du Talaristan. Le drapeau reprend les bases graphiques du drapeau national talar.


Contrairement aux branches du christianisme, il n’existe pas de statistiques officielles concernant les différents courants internes à la religion musulmane (chiisme, sunnisme et soufisme notamment). Selon la plupart des estimations, au vu des groupes ethniques musulmans présents au Talaristan, le sunnisme est le courant majoritaire avec environ 70 % d’adeptes, suivi par le chiisme avec environ 25 %, et enfin par différentes confréries soufistes représentant les 5 % restants. La plupart des ethnies sunnites locales reconnaissent le Grand Mufti d’Alnur (ville balnéaire du Golfe de Moritonie) comme le guide spirituel de la communauté musulmane du Talaristan.
Toutefois, certaines communautées très minoritaires reconnaissent également d'autre chef religieux, parfois même étranger : le Grand Bey Aykhanide (commandeur des croyants) ou le Calife afaréen qui règne sur l'Azur ont vu leur popularité locale augmenter depuis l'intervention de l'État dans la nomination de l'actuel Grand Mufti : Amin Minnullin.
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Christianisme au Talaristan
La croix, symboles graphiques du christianisme.
La croix, symboles graphiques du christianisme

Le christianisme est une religion abrahamique, originaire d'Afarée, fondée sur l'enseignement, la personne et la vie de Jésus de Nazareth, considéré comme le messie sous le nom de Jesus-Christ, tels qu'interprétés à partir du Nouveau Testament. Au Talaristan le christianisme est la religion déclarée de 6 % de la population (sois environ 300 000 personnes), et les trois grandes branches de la religion chrétienne sont représentées : Église orthodoxe, catholique et protestante.
Tout comme l’islam et le judaïsme, le christianisme a longtemps été tenu à l’écart de la steppe talare par les tribus locales. Malgré cela, plusieurs expéditions ont été menées au fil des siècles, notamment par l’Église catholique, afin de convertir les « païens de la steppe ». La plus notable d’entre elles est celle du missionnaire Aurelien de Montsélan au XIIIᵉ siècle, mort pour la foi après avoir été décapité par le Kuchuk Khan. Entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, l’Église orthodoxe, amenée par certains colons d’origine mor et moryak, constitue la première implantation réelle du christianisme, qui reste très communautaire jusqu’à la conversion de quelques tribus nomades au début du XIXᵉ siècle. Lors des nombreux conflits qui ravagent le Talaristan, les chrétiens s’organisent en milices communautaires d’autodéfense et refusent de reconnaître l’autorité de l’État talar jusqu’à la première guerre civile. La seconde guerre civile marque le départ d’une grande partie des familles chrétiennes, qui émigrent vers les pays orthodoxes de Nazum.
Aujourd’hui, depuis la fin des violences, les communautés chrétiennes, autrefois très conservatrices et isolationnistes, ont laissé place à une société plus ouverte (hormis quelques exceptions). Le départ d’une grande partie de la population orthodoxe a affaibli la place de l’Église au Talaristan et ouvert le pays aux autres confessions, avec un développement de l’Église catholique et du courant protestant à partir des années 1990.
Illustration des trois courants chrétiens au Talaristan
De droite à gauche : la cathédrale catholique Sainte-Marie-de-Tout-l’Orient, l'Église Saint-Basile de Buzkent, et le Temple de la communion réformé dans la banlieue de Khydan.

En dépit du départ d’une grande partie de la communauté orthodoxe entre 1970 et 1980, celle-ci demeure la confession chrétienne majoritaire du Talaristan. Si l’on note la présence d’une Église orthodoxe autocéphale (autonome) à Buzkent en 1864, celle-ci n’existe plus aujourd’hui et les orthodoxes talars se rattachent, selon les communautés, soit au Patriarcat de Sarkopol (Morakhan), au Patriarcat de Kharinsk (Khardaz) ou à l'Église orthodoxe moritone. L’Église catholique dispose, depuis 2014, d’une cathédrale à Buzkent, construite en grande partie grâce à des fonds privés et nommée Sainte-Marie-de-Tout-l’Orient. Enfin, la communion protestante est dispersée en plusieurs petites communautés, rattachées pour la plupart à des Églises eurysiennes ou aleuciennes.
Outre les courants orthodoxes, catholiques et protestants, il existe plusieurs autres Églises dites « de rite oriental », dont la présence au Talaristan se résume à quelques paroisses très isolées et à une communauté de croyants extrêmement localisée.

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Judaïsme au Talaristan
La ménorah, l'un des symboles graphiques du Judaïsme.
La ménorah, l'un des symboles graphiques du Judaïsme.

Le judaïsme est une religion abrahamique fondée sur la foi en un Dieu unique, dont l’enseignement s’enracine principalement dans la Torah, considérée par les fidèles comme la Loi révélée par Dieu à Moïse. Il se caractérise par l’étude des textes sacrés, la pratique des commandements (mitsvot) et un ensemble de traditions religieuses, culturelles et juridiques transmis au sein du peuple juif, qui voit dans cette alliance avec Dieu un fondement de son identité spirituelle et historique. Au Talaristan, la religion juive est la religion déclarée d'environ 1% de la population (sois environ 50 000 personnes en janvier 2018) et est l'une des religions mineurs les plus notable.
Historiquement, malgré une méfiance naturelle des peuples de la steppe talar à l’égard des religions abrahamiques, le judaïsme est la première grande croyance monothéiste à pénétrer au Talaristan dès le XIIᵉ siècle. Plusieurs caravanes de marchands juifs reliant l’Occident à l’Orient traversent le territoire et font halte dans les quelques villes alors existantes. Certaines familles commencent à se sédentariser, notamment à Akşor, qui devient pendant plusieurs siècles le centre d’une importante communauté juive dans le Kyrkuzaï. Au fil des contacts, certaines tribus chamanistes ou animistes se convertissent, donnant naissance à la communauté yerdavim, un peuple autochtone de la steppe encore très présent au Talaristan aujourd’hui. Pendant les siècles de conflit, la communauté juive vit dans une relative tranquillité, seulement marquée par quelques violences religieuses à la fin du XXᵉ siècle, lors de la seconde guerre du Talaristan.
De nos jours, on distingue au sein de la communauté juive du Talaristan deux groupes principaux : les Juifs yerdavim, issus du peuple du même nom et constituant l’écrasante majorité de la population juive, et une minorité haredim (ou juifs ultra-orthodoxes), caractérisée par une pratique religieuse particulièrement rigoureuse et vivant en communauté stricte dans un quartier de la ville de Buzkent.
De droite à gauche, de monde juif très différent : le drapeau de la communauté yerdavim (typiquement steppique), des hommes juifs ultra-orthodoxes lors d'une réunion à Buzkent
De droite à gauche, deux monde juif très différent : le drapeau de la communauté yerdavim (typiquement steppique), des hommes juifs ultra-orthodoxes lors d'une réunion à Buzkent.

Concernant la représentation du judaïsme, la communauté juive talar présente plusieurs particularités. Tout d’abord, le symbole le plus utilisé est la ménorah, contrairement à la majorité des communautés juives dans le monde, qui emploient principalement l’étoile de David. Le peuple yerdavim, dont les ancêtres originaires des steppes ont adopté le judaïsme, utilise la main à cinq doigts comme emblème religieux, notamment présente sur leur drapeau. Elle symbolise, selon les lectures rabbiniques ou midrashiques, les cinq livres de la Torah et les cinq niveaux de l’âme dans la Kabbale (Nefesh, Ruach, Neshamah, Haya, Yehida). Selon la tradition, les cinq doigts représentent également les cinq tribus qui ont reconnu la Loi révélée par Dieu à Moïse et qui ont ensuite formé la communauté yerdavim.
Depuis l'ouverture du pays dans les années 2000, une partie non négligeable de la communauté juive (principalement yerdavim) à décidez d'émigrer dans la République de Juda, terre d'acceuil des juifs en Eurysie, faisant passé le nombre de juif au Talaristan d'approximativement 74 000 personnes au début du XXIème siècle à 50 000 selon le dernier recensement en janvier 2018.
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1573
Autres minoritées
religieuses au Talaristan
Le Dharmachakra, l'un des symboles du boudhisme.
Le Dharmachakra, l'un des symboles du boudhisme.

Au Talaristan, à l’exception de la religion bogdiste et des trois religions abrahamiques, les autres religions minoritaires représentent environ 2 % de la population, soit près de 100 000 personnes en janvier 2018. Toutefois, en raison de la très grande dispersion et de la diversité des groupes religieux concernés, les statistiques du recensement national ne publient pas de données précises sur la répartition exacte de leurs adeptes.
Parmi les religions minoritaires non recensées, la très grande majorité est liée à des croyances propres ou originaires du Nazum, importées au Talaristan au fil des siècles : le bouddhisme, le shintoïsme, le shintaoïsme, l’hindouisme, ou encore le culte de Saeri, par exemple. Si l’on évoque régulièrement la Seconde guerre civile comme un conflit sanglant à fort fond communautaire et religieux, la plupart des minorités religieuses non recensées n’ont pas participé directement aux affrontements, soit parce qu’elles n’étaient pas présentes dans le pays à ce moment-là, soit en raison de leur taille trop réduite.

La plupart des croyants de ces religions sont réunis en très petites communautés ethniques autochtones, parfois en groupes issus de l’immigration, principalement établies dans les grandes villes du Talaristan. Alnur et Buzkent, notamment, sont connues pour leur riche diversité de temples, en particulier dans les quartiers populaires.
En raison d’un désengagement chronique de l’État talar, ces communautés religieuses minoritaires se sont souvent rattachées à des influences étrangères, ce qui a, par le passé, provoqué de nombreux différends entre les responsables religieux locaux et le ministère de la Sécurité nationale (MiM).
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