Christianisme au Talaristan
La croix, symboles graphiques du christianismeLe christianisme est une religion abrahamique, originaire d'Afarée, fondée sur l'enseignement, la personne et la vie de Jésus de Nazareth, considéré comme le messie sous le nom de Jesus-Christ, tels qu'interprétés à partir du Nouveau Testament. Au Talaristan le christianisme est la religion déclarée de 6 % de la population (sois environ 300 000 personnes), et les trois grandes branches de la religion chrétienne sont représentées : Église orthodoxe, catholique et protestante.Tout comme l’islam et le judaïsme, le christianisme a longtemps été tenu à l’écart de la steppe talare par les tribus locales. Malgré cela, plusieurs expéditions ont été menées au fil des siècles, notamment par l’Église catholique, afin de convertir les « païens de la steppe ». La plus notable d’entre elles est celle du missionnaire Aurelien de Montsélan au XIIIᵉ siècle, mort pour la foi après avoir été décapité par le Kuchuk Khan. Entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, l’Église orthodoxe, amenée par certains colons d’origine mor et moryak, constitue la première implantation réelle du christianisme, qui reste très communautaire jusqu’à la conversion de quelques tribus nomades au début du XIXᵉ siècle. Lors des nombreux conflits qui ravagent le Talaristan, les chrétiens s’organisent en milices communautaires d’autodéfense et refusent de reconnaître l’autorité de l’État talar jusqu’à la première guerre civile. La seconde guerre civile marque le départ d’une grande partie des familles chrétiennes, qui émigrent vers les pays orthodoxes de Nazum.Aujourd’hui, depuis la fin des violences, les communautés chrétiennes, autrefois très conservatrices et isolationnistes, ont laissé place à une société plus ouverte (hormis quelques exceptions). Le départ d’une grande partie de la population orthodoxe a affaibli la place de l’Église au Talaristan et ouvert le pays aux autres confessions, avec un développement de l’Église catholique et du courant protestant à partir des années 1990.
De droite à gauche : la cathédrale catholique Sainte-Marie-de-Tout-l’Orient, l'Église Saint-Basile de Buzkent, et le Temple de la communion réformé dans la banlieue de Khydan.En dépit du départ d’une grande partie de la communauté orthodoxe entre 1970 et 1980, celle-ci demeure la confession chrétienne majoritaire du Talaristan. Si l’on note la présence d’une Église orthodoxe autocéphale (autonome) à Buzkent en 1864, celle-ci n’existe plus aujourd’hui et les orthodoxes talars se rattachent, selon les communautés, soit au Patriarcat de Sarkopol (Morakhan), au Patriarcat de Kharinsk (Khardaz) ou à l'Église orthodoxe moritone. L’Église catholique dispose, depuis 2014, d’une cathédrale à Buzkent, construite en grande partie grâce à des fonds privés et nommée Sainte-Marie-de-Tout-l’Orient. Enfin, la communion protestante est dispersée en plusieurs petites communautés, rattachées pour la plupart à des Églises eurysiennes ou aleuciennes.Outre les courants orthodoxes, catholiques et protestants, il existe plusieurs autres Églises dites «
de rite oriental », dont la présence au Talaristan se résume à quelques paroisses très isolées et à une communauté de croyants extrêmement localisée.
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