05/01/2020
23:52:18
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Rapports & publications étatique

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Rapports & publications étatique

Ici, vous pourrez retrouver l’ensemble des analyses et rapports étatiques réalisés par l’AOAE (Agence d’Osterwald d’Analyse Économique), ainsi que les dates de publication desdits rapports.

Sommaire :
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Empire Raskenois

Rapport Économique & Analyse de Compétitivité (2018)


Au travers de ce document, le l’AOAE (Agence d’Osterwald d’Analyse Économique) entend réaliser un rapport économique complet de l’Empire Raskenois, analysant les forces et faiblesse du pays de la manière la plus précise possible. Au terme de chaque sous parti, de ce rapport, une ou plusieurs note seront attribué de même qu’une note globale à la fin de ce même rapport.

1-Présentation général
1.1-Contexte général
L’Empire Raskenois dispose d’une économie avancée de taille moyenne, situé au carrefour de la Manche Blanche en Eurysie centrale. Son PIB se classant à la treizième place mondiale avec 605 milliards de Sleks (1210 milliards d’euros), son économie se distingue par de nombreux points dont voici les plus importants :
  • Une base industrielle relativement développée, s’établissant à 40 % du PIB soit 5 points de plus que la moyenne mondiale et 2 points de moins que la moyenne eurysienne.
  • Une croissance importante supérieure à 10 % sur les cinq dernières années malgré un creux en 2016 avec "seulement" 6,8 %.
  • Une stabilité politique durable, le pays ayant récemment tenu ses élections législatives réaffirmant la domination du PUR dans la politique du pays.
Au travers de son histoire récente, l’Empire Raskenois a expérimenté deux guerres civiles, fragilisant sa démographie et provoquant l’exode d’une grande partie de sa population, formant aujourd’hui une importante diaspora. De l’autre côté, les différents gouvernements poussant la reconstruction rapide du pays par des politiques industrielles importantes ont permis à l’économie Raskenoise de se positionner aujourd’hui comme un acteur de premier plan sur la scène internationale.

1.2-Données clés
  • Population totale : 24,8 millions
  • PIB total : 1 210 milliards d’euros
  • PIB par habitant : ~ 24 395 Sleks (48 790 euros)
  • Croissance : 12 %
  • Chômage : 2,7 %
  • Inflation : 4,7 %
  • Dette publique : 27 % du PIB
  • Balance commerciale : excédent de 90 milliards de Sleks (180 milliards d’euros)

2-Structure macroéconomique
2.1-Croissance et dynamique
Depuis la fin de la seconde guerre civile (2009-2010), la croissance de l’Empire Raskenois se situe à des niveaux importants pour une économie avancée s’établissant à 12 % en 2017, taux n’étant vue qu’à de rares cas comme dans la Grande République de Velsna, la République Fédérale Tanskienne ne tournant qu’à 4,7 % en comparaison. Cette croissance importante étant due à de nombreux facteurs, dont voici les principaux :
  • Une réindustrialisation massive post-crise, tirant la production intérieure vers le haut de même que les exportations.
  • Une fiscalité avantageuse pour les entreprises facilitant la création et le développement.
  • Des infrastructures de transport modernes et surtout renforcées, celles-ci ayant été pensées durant la guerre civile pour pouvoir résister au passage des plus lourds véhicules militaires.
  • Un investissement récent dans le nucléaire et les infrastructures de production électrique pour assurer une production stable pour l’industrie.
  • La découverte de vastes réserves de pétrole sur le plateau de Crystal rendant de facto Rasken indépendant pour les décennies à venir.
  • Une productivité horaire très élevée.
Malgré la faible population Raskenoise s’élevant à seulement 24,8 millions d’habitants, la consommation interne peut se maintenir à des niveaux relativement élevés sans pour autant tomber dans la surconsommation. Cela étant dû à un faible niveau d’imposition sur les revenus ainsi qu’à une TVA moyenne permettant aux ménages de consommer.


2.2-Inflation et stabilité des prix
En 2018, l’inflation dans l’environnement économique Raskenois s’est stabilisée à 4,7 % après un pic en 2016 à 5,8 %, cela témoigne de tensions inflationnistes encore marquées malgré la décrue. Ce niveau reste cependant tout à fait acceptable au regard de la croissance importante du pays vue plus haut, mais s’éloigne tout de même de la zone idéale communément admise autour des 2 à 3 %. Ce fort taux d’inflation étant principalement dû à une augmentation des coûts des matières importées comme les denrées alimentaires et certaines ressources pour l’industrie. La cause de ce dernier point étant principalement due à l’arrêt des importations en provenance de Drovolski suite à l’implémentation de droits de douane importants par le gouvernement Raskenois. Malgré une inflation importante, celle-ci reste sous contrôle grâce à la stabilité des prix de l’énergie, la régulation efficace du système énergétique par Apex Energy, l’absence actuelle de spirale prix-salaire ainsi qu’à une discipline budgétaire et monétaire de la part du gouvernement de l’Empire.

Malgré le fait qu’elle soit actuellement sous contrôle, une inflation proche des 5 % mérite tout de même une attention toute particulière de la part des autorités, car même si actuellement la croissance a tendance à améliorer le pouvoir d’achat, rien n’indique qu’elle restera ainsi.



2.3-Marché du travail
Du fait de l’exceptionnel dynamisme économique du pays, depuis plusieurs décennies, le chômage a toujours été faible, s’établissant en moyenne à 3,5 % de 1990 à 2010, malgré un pic à 7.3% durant la guerre civile ; depuis, celui-ci a encore reculé, s’établissant autour des 2,7 % de nos jours. Ce taux de chômage reflète pour le pays une situation de quasi plein emploi, ce qui a des avantages, mais expose également le pays à une pénurie de main-d’œuvre. Cet état de fait pourrait à l’avenir impacter le bon développement de l’économie, en particulier le secteur industriel alors toujours aujourd’hui moteur de la croissance.

2.4-Finances publiques
Au-delà de son économie florissante, l’un des principaux avantages de l’Empire Raskenois reste sa dette limitée grâce à une gestion financière efficace ainsi qu’à son modèle de financement assez unique au monde. Actuellement, celle-ci s’établit à 27 % du PIB soit 163,35 milliards de Sleks (326,7 milliards d’euros), cette dette limitée offre au gouvernement Raskenois actuel et futur une marge de manœuvre budgétaire pour le moins exceptionnelle, de plus cela renforce la crédibilité à l’international. Un autre point important à noter est que ce faible taux d’endettement offre une capacité d’investissement public importante.


3-Structure sectorielle
3.1-Répartition sectorielle du PIB

Avec 40 % d’industrie, Rasken se place dans la moyenne eurysienne qui tourne autour de 39 %, cependant, si l’on regarde la valeur produite alors Rasken apparaît comme un géant industriel au côté de l’Estalie, produisant à eux deux près de 18 % de la production industrielle du continent.

3.2-Primaire
Le secteur primaire Raskenois se concentre principalement sur les hydrocarbures, avec une production journalière de 6,5 millions de barils, la production de pétrole compte pour plus de 50 % du secteur primaire. En dehors des hydrocarbures, il ne faut pas oublier le secteur minier qui est également très important avec les mines de fer produisant 90 millions de tonnes de minerai par an. Enfin, l’agriculture ferme la marche avec quelque %.

3.3-Secondaire
Le secteur secondaire Raskenois se concentre autour de certains pôles bien particuliers, le plus important étant l’automobile, le pays produisant autour de 6 millions de véhicules par an. Il faut également citer tout ce qui touche au secteur de l’équipement industriel-énergétique-électronique. Enfin, il faut également citer le secteur de l’industrie lourde avec les aciéries et les cimenteries ainsi que la chimie lourde et la pétrochimie. Pour faciliter le développement de ce secteur, le pays peut compter sur plusieurs vastes zones industrielles, de ports en eau profonde et d’infrastructures logistiques dimensionnées pour le transport de charges lourdes.

3.3-Tertiaire
Le secteur tertiaire est actuellement le secteur dominant dans l’économie Raskenoise, cependant, avec l’avance disons légère de celui-ci, il n’est pas à exclure que le secondaire repasse devant dans le futur. Même si aujourd’hui il est dominant, représentant 50 % du PIB du pays, cela peut être considéré comme faible par rapport à d’autres pays qui peuvent dépasser les 70 %. Sur la scène nationale, les secteurs dominants du tertiaire sont la logistique comprenant transport routier, ferroviaire et maritime, vient ensuite les services d’ingénierie, conseil & R&D puis les services financiers & bancaires.

4-Infrastructures & technologie
4.1-Transport et logistique
Rasken, en tant que nation industrielle, dispose d’infrastructures très importantes et efficaces, permettant le déplacement rapide de ressources entre les lieux de consommation, de production et les ports. Le pays dispose de ports en eau profonde capables d’accueillir les plus grands porte-conteneurs du monde et donc capables de gérer de vastes flux d’importation et d’exportation. À titre d’exemple, le port de Bonnberg traite chaque année plus de 140 millions de tonnes de fret, loin devant le second, Lengenbruck, et ses 76 millions de tonnes. Au-delà de ses ports, le pays dispose d’un réseau routier exceptionnellement résistant, pouvant supporter le passage des camions les plus lourds ; cette réalité est due en grande partie à son renforcement durant la guerre civile de 1951 à 1976 pour résister au passage des véhicules militaires. Quant à son réseau ferroviaire, celui-ci est relativement développé, mais fait pâle figure en comparaison des ports et routes du pays ; un renforcement de celui-ci ne pourrait que tirer vers le haut la croissance en optimisant le transit des ressources. Malgré son réseau ferroviaire qui laisse quelque peu à désirer, les routes et ports permettent au pays d’afficher une grande compétitivité logistique.


4.2-Énergie
Grâce à la gestion centralisée du système énergétique Raskenois par l’entreprise publique Apex Energy, celui-ci est extrêmement stable. Le pays dispose d’un nucléaire en expansion grâce aux investissements récents, faisant que cette source d’énergie stable et pilotable est vouée à remplacer le charbon d’ici moins de 10 ans. En complément, Rasken dispose d’un important parc de centrales à gaz représentant 31 % de la production électrique cette année, ces centrales réputées pour leur réactivité permettant de stabiliser le réseau soumis à des variations importantes à cause de la forte présence de l’industrie. Enfin, 13,94 % de la production électrique est assurée par de l’hydroélectrique permettant d’encaisser les pics de consommation.

En dehors de l’électricité, le pays est un important producteur de pétrole (6,47 millions de barils par jour) assurant ainsi son indépendance en carburant, chose que l’on ne peut pas dire pour le gaz, le pays étant largement dépendant des importations pour couvrir sa consommation de 115 millions de m³ par jour, sa production ne couvrant que 22 %.


4.3-Numérique
Le secteur numérique est sans aucun doute le plus gros point faible du pays, en effet, le pays est encore largement dominé par l’ADSL, représentant 60 % du réseau, la fibre ne représentant que 40 % et n’étant déployée que pratiquement dans les grandes villes et les grands centres industriels. Il faut cependant nuancer : même s’il s’agit d’une ADSL, il s’agit d’une ADSL disons haut de gamme permettant un certain débit. Au niveau de la 4G, le réseau est bien déployé permettant un accès à internet fiable de quasiment n’importe quel point du pays. Le remplacement rapide et intégral de l’ADSL du pays par de la fibre optique constitue la priorité numéro un du pays s’il ne veut pas rater les futures révolutions numériques.

5-Capital humain
5.1-Structure démographique
L’Empire Raskenois bénéficie de l’une des structure démographique les plus avantageuse du monde, en effet, sur les 24,8 millions d’habitant, le pays dispose de 16,5 millions d’actif soit 66,5 % de la population. La ou dans d’autre pays, cela signifierait une population vieillissante avec peu de nouvel génération pour renouveler la population, ce n’est pas le cas pour Rasken qui n’a que 2,1 millions de retraité, de l’autre coté du spectre, les personne de moins de 18 ans représente 6,2 millions de personne assurant la succession générationnelle. De plus, avec une fécondité s’établissant autour de 2,5 enfants par couple, le renouvellement de la population et son no vieillissement

5.2-Niveau d’éducation
Le système éducatif Raskenois se concentre principalement sur les formations techniques enseignant l’excellence et le goût des filières industrielles, couplé à cela de vastes plans d’alternance et d’études en entreprise sont proposés et encouragés, que ce soit par le système éducatif voire même les entreprises. Pour assurer la formation, Rasken peut se reposer sur un réseau de centres d’apprentissage et d’écoles d’ingénieurs.
5.3-Compétences et productivité
Grâce au système éducatif, le travailleur Raskenois affiche une qualification professionnelle remarquable couplée à une culture orientée vers la précision, l’ingénierie et la production. Ces avantages font que le travailleur affiche une productivité horaire élevée, s’établissant à 23,8 Sleks par heure (47,6 euros par heure). Ce taux horaire élevé étant le reflet d’une main-d’œuvre qualifiée, d’entreprises efficaces, d’une bonne adoption technologique dans l’appareil productif ainsi que d’un capital fixe performant (machines, outils, infrastructures).

5.4-Diaspora
Bien que la population Raskenoise soit faible, s’établissant à 24,8 millions d’habitants, ce ne fut pas toujours le cas, il s’agit même en réalité d’une anomalie. À titre d’exemple, la population du pays était de 30 millions de personnes en 1900 et de 41 millions (record absolu) en 1947. La raison d’une telle chute de la population s’explique par la longue guerre civile qu’a traversé le pays de 1951 à 1976 et de l’épidémie la suivant, ces deux événements faisant chuter la population de 63,7 % pour s’établir à 14,9 millions en 1977. Cette faible population étant l’une des raisons du quasi plein emploi que traverse le pays actuellement, qui comme dit plus haut pourrait d’ici un avenir proche handicaper les entreprises dans leur recrutement et donc la croissance économique du pays. Cependant, lorsque Rasken a perdu une bonne partie de sa population, celle-ci n’est pas morte, elle a fui les combats, s’établissant dans d’autres pays, ce point faisant qu’aujourd’hui, on estime la diaspora Raskenoise dans le monde à environ 40 millions de personnes. Cette diaspora rendant possible la réalisation d’un retour massif de Raskenois sur le territoire national permettant de lâcher un peu de lest sur le marché du travail. De plus, cette diaspora bénéficie de la culture du travail Raskenois et dispose donc d’un haut niveau de qualification rendant dans certains cas non nécessaire une formation poussée. Enfin, les potentiels Raskenois revenant sur le territoire national ont généralement l’allemand comme langue maternelle, faisant tomber la barrière de la langue.

6-Environnement institutionnel et réglementaire
6.1-Stabilité politique
Suite aux dernières élections législatives s’étant tenues en octobre 2016, la droite portée majoritairement par le PUR a réaffirmé sa domination sur la scène politique Raskenoise, remportant 232 sièges à l’assemblée, rendant de facto le parti majoritaire. Cela était déjà le cas lors des élections de 2011 où le parti avait remporté 221 sièges, cette élection renforçant ainsi la stabilité institutionnelle, permettant aux entreprises et entrepreneurs de se projeter, car ceux-ci sachant que la politique nationale continuera sur la même lancée.

6.2-Gouvernance
En tant que pays majoritairement libéral, le gouvernement Raskenois est connu pour son efficacité opérationnelle avec une gestion administrative moderne et efficace, celle-ci pouvant donc se permettre de fonctionner avec des effectifs relativement réduits par rapport à d’autres pays. Même si le pays est dans sa globalité libéral, il ne faut pas oublier que l’État garde la main sur certains secteurs stratégiques comme l’énergie ou les infrastructures de transport, secteurs où l’État dispose d’un monopole absolu.

6.3-Corruption
Grâce à un système juridique strict sanctionnant fortement la corruption, une réglementation relativement punitive et une culture d’intégrité institutionnelle ancrée dans l’ADN Raskenois, le pays peut jouir d’une corruption relativement faible. Cette faible corruption renforçant l’image du pays sur la scène internationale.

6.4-Climat des affaires
Dans sa vision pro-entreprise et industrie, le gouvernement Raskenois a instauré il y a plusieurs années une réglementation légère notamment dans l’industrie ainsi qu’une facilitation administrative couplée à une faible bureaucratie, ce qui fait que la création d’entreprise est simple et rapide. Ce climat pro-entreprise étant l’une des raisons de la compétitivité et productivité horaire élevée du pays. Cependant, il faut noter que cela est surtout vrai pour les nationaux, pouvant ralentir les investissements venant de l’étranger. Il faut quand même préciser que même s’il est plus compliqué pour un étranger d’investir, cela n’est en rien impossible mais juste légèrement plus compliqué.

7-Fiscalité
7.1-Impôt sur les sociétés
Dans sa stratégie pro-entreprise et industrie, l’Empire Raskenois a instauré dès sa formation une fiscalité avantageuse pour pousser à l’investissement et à l’entreprenariat, ainsi, le taux maximal pour l’impôt sur les sociétés n’est que de 15% et celui-ci ne touche que les entreprises dont le bénéfice est supérieur à 500 000 Sleks (1 million d’euros). De l’autre côté du spectre, les petites entreprises dont le bénéfice annuel ne dépasse pas les 250 000 Sleks (500 000 euros) ne sont taxées qu’à hauteur de 5%, de plus, toute nouvelle entreprise est exonérée d’impôt sur les sociétés durant ses deux premières années d’existence. Au milieu de tout ça, il y a les entreprises dont le bénéfice se situe entre 250 000 et 500 000 Sleks (entre 0,5 et 1 million d’euros) qui ont un impôt sur les sociétés de 10%. Ce modèle, même s’il ne peut pas être catégorisé comme paradis fiscal, attire tout de même énormément de PME et d’industries à forte valeur ajoutée.

7.2-Impôt sur le revenu
Le pays dispose d’un impôt sur le revenu très favorable mais progressif, ainsi la classe populaire dispose d’un impôt sur le revenu non pas bas, mais nul et cela jusqu’à 2 fois le SMIC s’établissant pour sa part à 662 Sleks nets par mois (1324 euros). Ensuite, l’imposition augmente de 4% par tranche pour se retrouver à un maximum de 24% pour les salaires supérieurs à 10 fois le SMIC soit 6620 Sleks nets par mois. Cette architecture permet aux ménages, même les plus modestes, de disposer d’un pouvoir d’achat certain et donc de stimuler la consommation.

7.3-TVA
L’Empire Raskenois dispose d’une TVA moyenne selon les standards internationaux, celle-ci s’articulant autour de 5 niveaux de taxation allant de 15% pour les produits de luxe considérés comme dispensables à 0% pour certains produits très spécifiques. Au milieu de tout ça se retrouvent les produits de consommation classique taxés à 10%, les produits considérés comme de première nécessité avec 5% et enfin les produits considérés comme vitaux qui, eux, sont taxés à 2%. Cette architecture multi-niveaux permet de taxer fortement le dispensable tout en protégeant les ménages modestes.

7.4-Charge sociales
Contrairement à beaucoup de pays du monde, le pays germanique d’Eurysie applique des charges sociales fixes, quel que soit le revenu, celles-ci s’établissant à 17% pour les salariés et 21% pour l’employeur. Cela classe le pays dans la tranche moyenne des charges sociales, permettant aux salariés de vivre de leur salaire et aux employeurs de ne pas crouler sous les charges.

7.5-Impôt sur le patrimoine
Au sein de l’Empire, l’impôt sur le patrimoine ou plus précisément sur l’accumulation de patrimoine par les ménages est, dans la tradition libérale du pays, relativement bas et ne touche que les très gros patrimoines. Cet impôt ne s’active que lorsque le patrimoine dépasse les 1,5 million de Sleks (3 millions d’euros), pour cette tranche-là, le taux n’est que de 1%, celui-ci augmentant cependant progressivement jusqu’à 3% pour les patrimoines dépassant les 10 millions de Sleks (20 millions d’euros). Cet impôt patrimonial très bas est une volonté affichée du gouvernement pour ne pas décourager les habitants à la possession.

8-Marché du travail
8.1-Flexibilité
Grâce à la faible bureaucratie au sein de l’Empire Raskenois, le marché du travail est fluide et il est facile d’embaucher, le marché est donc capable de s’ajuster rapidement aux besoins, favorisant ainsi l’embauche et l’expansion des entreprises.

8.2-Pénuries de main d’œuvre
À cause du faible taux de chômage alors de 2,7% au moment de l’écriture de ce rapport, cela induit une tension sur les entreprises et leur recrutement, créant des pénuries dans certains secteurs stratégiques comme l’ingénierie, la santé, la logistique ou l’industrie lourde. Même si actuellement la pression sur les entreprises ne se fait pas encore ressentir, cela pourra à terme les handicaper dans leur expansion et donc dans la croissance économique du pays.


8.3-Faible attractivité pour les talents étrangers
Malgré les avantages économiques certains pour les entreprises dans l’Empire Raskenois, le pays attire finalement assez peu de talents internationaux, les raisons étant une préférence nationale déclarée ainsi qu’une immigration plus que contrôlée limitant l’arrivée d’étrangers sur le territoire mais également de travailleurs étrangers.

8.4-Potentiel de la diaspora Raskenoise
Bien que l’immigration soit contrôlée, le gouvernement Raskenois pourrait se montrer réceptif au rapatriement ou, plus précisément, à une facilitation de l’immigration de cette diaspora sur le territoire Raskenois. Cela constitue un levier potentiel pour régler le problème de la pénurie de main-d’œuvre dans le pays.

9-Forces & faiblesses structurelles
Force majeure : Le pays dispose d’une compétitivité, notamment sur l’industrie, pour le moins impressionnante, rarement vue dans une économie avancée, cette compétitivité tirant vers le haut la croissance économique de l’Empire Raskenois. Le premier point qui explique cette compétitivité importante est la politique pro-entreprise du pays et sa fiscalité particulièrement attractive, encourageant l’investissement et l’innovation. Malgré ces avantages, le pays n’aurait pas pu se développer comme cela sans un capital humain très qualifié, ce point étant synonyme d’adaptabilité, d’efficacité et d’une productivité horaire élevée. Suite aux dernières élections, la stabilité politique du pays s’en retrouve renforcée, offrant aux entreprises un environnement prévisible. Avec la part de l’industrie dans le PIB, le pays ne serait rien sans une infrastructure logistique performante ; pour cela, Rasken peut compter sur son réseau routier renforcé, ses ports en eau profonde de grande capacité et, dans une moindre mesure, sur son réseau ferroviaire, tout cela formant l’une des logistiques les plus performantes au monde. Pour finir, le pays pourra possiblement compter à l’avenir sur une importante diaspora pouvant régler le problème de pénurie de main-d’œuvre alors en place à Rasken.

Faiblesse majeure : Malgré tous ces avantages économiques, le pays n’est pas parfait et doit composer avec un certain nombre de points faibles pouvant handicaper sa croissance à l’avenir. En premier, il faut citer le retard numérique qu’accuse le pays, dont la couverture fibre laissant à désirer en est le parfait exemple, ce retard numérique pouvant à terme limiter le potentiel économique des entreprises et leur croissance. Vient ensuite la pénurie de main-d’œuvre à cause du quasi plein emploi présent dans le pays, freinant les entreprises dans leur recrutement et donc leur développement ; lié à ce problème, il faut noter la faible attractivité du pays pour les travailleurs étrangers, accentuant la pression sur le marché du travail. Ensuite, il y a le caractère pro-entreprise du pays mais surtout pro-entreprise nationale pouvant décourager des investisseurs car considéré comme trop compliqué, même si la réalité est tout autre. Enfin, il y a l’inflation, qui même si elle est stable à 4,7 %, reste élevée selon les standards internationaux et pourra poser des problèmes à l’avenir si la croissance et l’augmentation des salaires ralentissent.

10-Recommandation
10.1-Numérique
Aujourd’hui, le principal problème de l’économie Raskenoise fragilisant sa compétitivité est le retard numérique qu’accuse le pays. Le déploiement d’un plan de renforcement rapide des infrastructures de fibre optique est indispensable pour accompagner à l’avenir les entreprises dans leur modernisation et leur passage au tout digital. Passer par un déploiement massif de la fibre optique est donc un impératif pour assurer la productivité des entreprises à l’avenir, de plus, cela favorisera l’apparition de certains secteurs technologiques d’avenir comme l’intelligence artificielle.

10.2-Main-d’œuvre
Le deuxième principal problème de l’Empire Raskenois est son manque de main-d’œuvre, caractérisé par le quasi plein emploi actuel du pays ; pour résoudre ce problème, l’un des leviers à disposition du gouvernement repose sur la diaspora raskenoise et ses quasiment 40 millions de ressortissants vivant à l’étranger. Il est donc suggéré au gouvernement de mettre en place une politique nationale de retour pour libérer la pression sur le marché de l’emploi national. Cela pourrait prendre place par des incitations fiscales ciblées, la reconnaissance automatique des diplômes après vérification et l’accompagnement à la réinstallation. Au bout de quelques années, cette politique pourrait permettre d’attirer plusieurs centaines de milliers de travailleurs.

10.3-Augmenter l’effort en R&D
Actuellement, les dépenses du pays en matière de R&D s’élèvent à 2 % du PIB ; porter cette part à 3 voire 4 % permettrait à Rasken de se placer parmi les leaders mondiaux en termes d’innovation. Bien entendu, les investissements ne devront pas être aléatoires mais concentrés sur certains secteurs stratégiques comme les technologies énergétiques, l’industrie, la robotique, les matériaux de haute performance et l’ingénierie numérique. Si une telle politique venait à voir le jour, celle-ci serait supportée par un financement public stable ainsi que grâce à des incitations pour le secteur privé ; cela, à terme, renforcerait l’autonomie technologique du pays en plus de stimuler son potentiel de croissance future.


Notation


Partie 2 – Structure macroéconomique
Note : 92/100 → A
Justification :
  • Croissance très importante (12 %)
  • Inflation stable
  • Chômage très bas (2,7 %)
  • Dette publique extrêmement faible (27 %)
  • Finances publiques saines et crédibles
Réserve :
  • Inflation élevé


Partie 3 – Structure sectorielle
Note : 93/100 → A
Justification :
  • Industrie à 40 % du PIB (permet de ne pas dépendre des importations sur la production)
  • Clusters industriels cohérents
  • Forte orientation exportatrice
Réserve :
  • Tertiaire moins développé que dans certaines avancées


Partie 4 – Infrastructures & technologie
Note : 84/100 → B+
Justification :
  • Transports lourds et logistique : excellents
  • Ports en eau profonde : atout stratégique majeur
  • Réseau électrique : quasi exemplaire (nucléaire + flexibilité)
Réserve :
  • Numérique en retard
  • Fibre insuffisante
  • Réseau ferroviaire moins développé que les autres infrastructures


Partie 5 – Capital humain
Note : 91/100 → A
Justification :
  • Niveau éducatif élevé favorisant les domaines techniques
  • Qualification moyenne très élevée
  • Productivité horaire élevée (23,8 Slesk/h → 47,6 €/h)
  • Structure démographique avantageuse → beaucoup de mineur et de personnage active
  • Diaspora massive (40 millions)
Réserve :
  • Faible attractivité immédiate pour talents étrangers


Partie 6 – Environnement institutionnel & réglementaire
Note : 92/100 → A
Justification :
  • Stabilité politique consolidée
  • Gouvernement efficace
  • Corruption faible et sévèrement réprimée
  • Justice rapide et crédible
  • Administration légère
  • Climat pro-entreprise clair
Réserve :
  • Légère préférence nationale pouvant freiner les investissements étrangers


Partie 7 – Fiscalité
Note : 96/100 → A+
Justification :
  • Impôt sur les sociétés très compétitif (max 15%)
  • Impôt sur le revenue très favorable (0 % jusqu’à 2 SMIC, 24 % max)
  • TVA finement segmentée
  • Charges sociales modérées
  • Fiscalité du capital non confiscatoire
Réserve :
  • Pas d’incitations pour les investissement étrangers
  • Pas de zones franches avec statut fiscales spéciales



Partie 8 – Marché du travail
Note : 81/100 → B+
Justification :
  • Très haut niveau de qualification
  • Excellent ratio coût / productivité
  • Dialogue social stable
  • Marché du travail fluide
Réserve :
  • Pénuries de main-d’œuvre
  • Immigration qualifiée faible
  • Risque de frein à la croissance industrielle

Récapitulatif
  • Partie 2 : 92/100 → A
  • Partie 3 : 93/100 → A
  • Partie 4 : 84/100 → B+
  • Partie 5 : 91/100 → A
  • Partie 6 : 93/100 → A
  • Partie 7 : 96/100 → A+
  • Partie 8 : 82/100 → B+

Note globale : 90.1/100 → A


Sommaire
8
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République Retsvinienne

Rapport Économique & Analyse de Compétitivité (2018)


Au travers de ce document, le l’AOAE (Agence d’Osterwald d’Analyse Économique) entend réaliser un rapport économique complet de la République retsvinienne , analysant les forces et faiblesse du pays de la manière la plus précise possible. Au terme de chaque sous parti, de ce rapport, une ou plusieurs note seront attribué de même qu’une note globale à la fin de ce même rapport.

1-Présentation général
1.1-Contexte général
La république retsvinienne est un petit État de 4,22 millions d’habitants avec une économie de petite taille également. Le pays, situé à l’est de l’Eurysie, est dans une région froide, semi-enclavée, ne disposant comme accès sur le monde extérieur que d’une mer intérieure, n’ayant elle-même pas d’accès à l’océan. Son PIB, s’élevant à 28 milliards de dollars internationaux (ou 2 620 milliards de roubles retsviniens), est caractérisé par une économie de rente fortement dépendante de l’extraction de matières premières telles que le pétrole. Couplé à cette situation peu envieuse, l’État retsvinien est très interventionniste dans l’économie en plus d’être autoritaire à la manière d’une junte militaire, junte toutefois affaiblie par la corruption endémique et l’instabilité actuelle, dont la guerre civile n’en est qu’une manifestation parmi d’autres. En première analyse, on peut dire que la Retsvinie est un pays rentier en crise, dont la forte capacité d’exportation de ressources est l’un, si ce n’est le seul, avantage du pays, ayant de l’autre côté nombre de faiblesses structurelles, comme la faible productivité et la stabilité générale du pays.

1.2-Données clés
  • Population totale : 4,22 millions
  • PIB total : 2 621 660 914 877 de roubles retsvien soit 33 milliards de dollars
  • PIB par habitant : ~ 620 952 roubles retsvien (7 815 dollars)
  • Croissance : 0 %
  • Chômage : 12,5 %
  • Inflation : 58%
  • Dette publique : 149 % du PIB
  • Balance commerciale : fortement excédentaire

2-Structure macroéconomique
2.1-Croissance et dynamique



Avant la guerre civile ayant débuté en 2017, la Retsvinie affichait une croissance très importante, de 10, 15 voire même 20 % juste avant le début de la guerre civile. Cette croissance importante, quoique à relativiser de par la petite taille de l’économie retsvinienne, est due à de nombreux facteurs dont voici les principaux :

  • Développement rapide de l’exploitation des ressources naturelles comme le pétrole low-cost permettant un boom local de l’économie.
  • Un appareil industriel modeste mais au service du primaire donc pétrochimie et agroalimentaire permettant d’utiliser les ressources à disposition dans le pays sans importations.
  • Une demande militaire potentiellement forte à cause des tensions et des caractéristiques de type junte militaire du gouvernement
  • Un possible rattrapage après des périodes de tension ayant miné l’économie.
Malgré ces « avantages », la remontée des tensions en 2017 ainsi que le début de la guerre civile firent tomber la croissance économique à 0 %. Malgré cette réalité, cela ne traduit pas nécessairement une économie bloquée. En effet, il est tout à fait possible, étant donné que la guerre civile est localisée, que la chute du PIB local soit compensée par la croissance des autres régions. Cependant, malgré cette possibilité, cela ne retire pas les destructions, la désorganisation logistique, la chute de confiance, la fuite de capitaux et de main-d’œuvre. Si le pays parvenait à retrouver une certaine forme de stabilité, celui-ci pourrait expérimenter un effet rebond du PIB potentiel important.

2.2-Inflation et stabilité des prix



À l’heure de l’écriture de ce rapport, l’inflation dans la zone économique retsvinienne s’est envolée, s’établissant à 58 %, cela marque un décrochage majeur par rapport aux années précédentes qui, même si l’inflation augmentait, le faisait de manière assez « lente » comparée à aujourd’hui. Durant les années précédentes, l’inflation était passée de 6 à 8 % entre 2013 et 2014, puis de 8 à 9 % entre 2014 et 2015, finalement celle-ci s’était établie à 14 % en 2017 avant d’exploser jusqu’à 58 % en 2018. Cette augmentation progressive de l’inflation puis son explosion est cohérente avec la dégradation de la situation intérieure du pays, puis avec le début de la guerre. La guerre perturbant certainement les chaînes d’approvisionnement et faisant perdre de la crédibilité aux institutions du pays sur la scène internationale, pouvant handicaper sa capacité à emprunter.

58 % d’inflation représente un niveau exceptionnellement haut selon les standards internationaux, n’étant vu qu’à de rares occasions dans des pays faillis ou en crise profonde. À de tels niveaux d’inflation, la perte de pouvoir d’achat est très brutale, fragilisant encore plus le portefeuille des ménages. En plus de toucher directement au portefeuille des ménages, cela aura également pour conséquence de déstabiliser les contrats en cours actuellement. Si rien n’est fait pour stabiliser l’inflation ou si la guerre civile s’étend, il est à craindre que celle-ci ne cesse d’augmenter et puisse atteindre des niveaux qui feraient passer ceux d’aujourd’hui pour normaux.

2.3-Marché du travail



Sur la période de temps étudiée, le chômage en Retsvinie a toujours été haut, mais surtout en augmentation, passant de 9 % en 2013 à 15 % en 2016. Ces niveaux assez élevés sont le reflet d’une économie ayant une capacité d’absorption de la main-d’œuvre plutôt faible. La baisse à partir de 2017 peut s’expliquer de deux manières différentes : premièrement, le contexte interne du pays et les tensions, forçant une mobilisation militaire et donc potentiellement une conscription dans les forces armées retsviniennes. La deuxième explication possible est également liée à la situation interne du pays, pouvant forcer un exode provoquant une contraction de la population.
Même si un taux de chômage de 12,3 % est très élevé, il faut noter que cela a quelques avantages (ne compensant cependant pas les défauts). Premièrement, cela permet une absence de pénurie pour les entreprises et donc une capacité à recruter facilement, cela étant accentué par la politique du travail du pays, permettant des licenciements « à volonté ». Deuxièmement, un tel surplus de main-d’œuvre permet de soutenir des coûts de production faibles en tirant les salaires vers le bas, ce qui est bon pour les entreprises mais pas pour les travailleurs.

2.4-Finances publiques



S’il fallait encore rajouter un problème à la vie économique retsvinienne, la dette publique du pays est très élevée, s’établissant à 149 % du PIB en 2018, en augmentation continue depuis plusieurs années, celle-ci n’étant que de 135 % en 2013. Si l’on regarde en termes monétaires et non en pourcentage du PIB, l’augmentation de la dette est encore plus flagrante, car celle-ci n’a fait ni plus ni moins que doubler entre 2013 et 2018, passant de 25 milliards de dollars internationaux à 50. Les raisons d’une telle envolée de la dette sont nombreuses : premièrement, les reconstructions nécessaires après la guerre civile de 2009, forçant l’État à investir et donc à creuser le déficit. Dernièrement (et pour changer), la raison de l’explosion de la dette à partir de 2017 est liée à l’augmentation des tensions au sein du pays et au besoin d’augmentation du budget militaire.

Une dette publique de ce niveau est le profil d’un État en contrainte budgétaire permanente ou proche de l’être. Bien que la Retsvinie ait une balance commerciale très excédentaire, cela ne se traduit pas par une bonne santé de l’État. En réalité, sa capacité à investir et à stabiliser l’économie est proche de zéro à cause de l’instabilité et de la dette importante, se traduisant par une réticence des banques à prêter de l’argent à l’État.

3-Structure sectorielle
3.1-Répartition sectorielle du PIB


Avec 60 % du PIB généré par le secteur primaire, la Retvinie rentre parfaitement dans la définition d’un État dit rentier, dont la majorité de la valeur ajoutée générée dans le pays vient de l’extraction des ressources et de l’agriculture. De l’autre côté, l’industrie tente péniblement de transformer les ressources produites sur le territoire, mais ne pèse que 30 % du PIB :

3.2-Primaire
Comme dit précédemment, le primaire est le secteur roi de l’économie retsvinienne, pesant 60 % du PIB, soit 19,8 milliards de dollars internationaux. Les activités dominantes du primaire sont quant à elles le pétrole, le bois et l’agriculture. Cette prépondérance du primaire a certains avantages, comme celui de pouvoir générer un excédent commercial important et stable sans investissements importants. Cependant, les désavantages sont nombreux. Premièrement, cet excédent commercial n’est valable que tant que le pays peut exporter ; si celui-ci était mis sous blocus ou si, tout simplement, les ressources comme le pétrole venaient à se tarir, cet excédent se transformerait rapidement en un déficit colossal. Deuxièmement, cela rend l’économie retsvinienne très dépendante des prix à l’exportation des matières premières, bien plus volatils que les produits transformés : si les prix sont hauts, l’économie croît ; si les prix baissent, elle s’effondre. Cette volatilité des prix n’est en soi pas un problème si les exportations sont diversifiées, mais dans le cas de la Retsvinie, ce n’est pas le cas : les exportations sont concentrées sur 2 à 3 ressources, dont majoritairement le pétrole. Troisièmement, la Retsvinie étant un État dont la capacité d’investissement est proche de l’inexistence, elle n’est pas en capacité d’investir pour que ce soient des acteurs nationaux à qui reviennent les droits d’exploiter les ressources du pays ; ainsi, ce sont majoritairement des acteurs étrangers qui se chargent de l’exploitation, provoquant une fuite des capitaux vers l’étranger.

3.3-Secondaire
Le secondaire arrive à la deuxième position avec 30 % du PIB. Comme dit précédemment, celui-ci est plus une continuation du primaire qu’autre chose, son rôle étant de transformer les ressources produites au sein du pays. À cet effet, il ne cherche pas à se développer au-delà, ce qui provoquerait des importations ; ainsi, les activités prédominantes du secondaire sont la pétrochimie, l’agroalimentaire et l’industrie militaire, dans l’optique d’une souveraineté vis-à-vis de la défense nationale. Au-delà des notions de souveraineté et de continuation du primaire, le secondaire souffre d’une efficacité faible, d’un degré d’innovation négligeable (0,5 % du PIB pour la R&D) et d’une productivité à peine supérieure à celle de pays en développement comme le Wanmiri (9 $/h).

3.3-Tertiaire
Le tertiaire représente le mouton noir de l’économie retsvinienne, ne représentant que 10 % de celle-ci. Dans une économie moderne, un taux aussi bas est l’un des marqueurs d’un sous-développement structurel chronique du pays ; cela montre un secteur financier peu développé, des services proches de l’inexistence et peu d’activités à forte valeur ajoutée, ce qui est cohérent avec la productivité faible du pays. Cette faible part du tertiaire limite fortement les capacités d’innovation du pays et la montée en gamme de la production.

4-Infrastructures & technologie
4.1-Transport et logistique
En tant que nation extractive, dont l’économie est principalement centrée sur le secteur primaire, il serait attendu de celle-ci qu’elle dispose d’infrastructures de bonne qualité afin de faciliter le transport et l’exportation des ressources. Cependant, il n’en est rien, et lesdites infrastructures de transport du pays sont, de manière générale, très mauvaises. Le pays dispose de peu de grands axes routiers essentiels au transport de grandes quantités de biens, forçant les compagnies à se rabattre sur des axes secondaires ; cependant, ceux-ci sont de mauvaise qualité. Cette mauvaise expansion du réseau routier multiplie les coûts de transport, complique la logistique et rend très compliquée la connexion des zones rurales et extractives jusqu’au centre industriel du pays. Si le réseau routier est de mauvaise qualité, on pourrait s’attendre à ce que le réseau ferroviaire, lui, soit en bon état ; si c’est effectivement le cas, celui-ci est trop peu étendu, ne raccordant que les grandes villes. Enfin, le pays ne dispose que d’un seul port notable, à savoir celui de Merlivsk, ne donnant que sur une mer intérieure n’étant pas reliée à l’océan mondial. Tout ceci mis bout à bout fait que les infrastructures de la Retsvinie représentent un important goulot d’étranglement pour le développement de l’économie ; cela handicape le pays en interne, mais également en externe, le rendant complètement dépendant du Latrua pour ses exportations et importations.

4.2-Énergie
De manière générale, le réseau électrique retsvinien fut toujours moyennement stable, cependant sa situation s’est largement dégradée avec le début de la guerre civile il y a plusieurs mois. Cette déstabilisation provoque nombre de coupures de courant, tirant mécaniquement les prix vers le haut. De la même manière que la faible part du tertiaire dans l’économie est un signe de sous-développement structurel, la composition de son mix électrique en est un autre indicateur.
En effet, un mix électrique composé à plus de 80 % de centrales fonctionnant au pétrole peut être un signe de sous-développement ; généralement, dans les pays modernes, la production est assurée a minima par le charbon (signe d’une industrialisation passée) ou le gaz, voire le nucléaire pour certains pays. Le coût de l’électricité est jugé très faible, ce qui rentre en contradiction avec le mix électrique composé à 80 % de pétrole, cela pouvant cependant s’expliquer par la production nationale du pays. En revanche, cela impacte à la baisse les rentrées financières du pays, les centrales consommant une part du pétrole censé être exporté. De plus, dépendre du pétrole pour sa production électrique expose le pays à des ruptures logistiques et à des sabotages d’oléoducs.

4.3-Numérique
Comme pour les routes et le réseau ferroviaire ne reliant que les grandes villes, le réseau internet se limite également, de manière générale, aux grandes agglomérations, avec quelques exceptions comme certaines plaines. Il en est de même pour le réseau mobile, dont la couverture du pays est très limitée. Cette réalité freine fortement la productivité des entreprises, les empêchant de communiquer rapidement avec des clients ou des fournisseurs ; cela freine également le développement du secteur tertiaire dans le pays, car ce dernier est fortement dépendant du numérique. Enfin, cela ralentit la modernisation de l’administration pour la même raison que les entreprises.


5-Capital humain
5.1-Structure démographique
Bien que la Retsvinie ait de nombreux problèmes, sa structure démographique n’en fait pas partie. En effet, le pays, avec 4,2 millions d’habitants, peut compter sur une population active de près de 3 millions de personnes, soit un ratio de 71 %, ce qui est très élevé. Le pays peut également compter sur 800 000 mineurs, assurant une base démographique satisfaisante pour garantir le renouvellement de la population. En revanche, si le pays n’est pas vieux, son problème est ailleurs : en effet, bien que le pays dispose d’une démographie avantageuse, il connaît une émigration nette fortement négative, lui faisant perdre nombre de citoyens. À première vue, la guerre civile serait la principale raison de cette émigration ; cependant, elle était déjà négative avant la guerre, celle-ci ne jouant en réalité qu’un rôle d’accélérateur. La véritable raison de cette émigration négative est davantage à chercher du côté de l’autoritarisme du gouvernement et de sa répression, faisant que la population souhaite partir pour chercher un cadre de vie plus propice.

5.2-Niveau d’éducation
Malgré la situation désastreuse du pays, la Retsvinie réussit à maintenir un niveau d’éducation moyen relativement stable dans le temps. Cependant, cette relative stabilité est à nuancer, car l’éducation est inégalement répartie dans le pays, les grandes villes bénéficiant d’un meilleur traitement que le reste du pays, devant faire face à des dégradations et à des infrastructures vétustes et sous-financées. Le système éducatif, de son côté, n’a pas de spécialisation particulière et procède à un enseignement généraliste.

5.3-Compétences et productivité
Les compétences et la productivité globale des travailleurs retsviniens sont globalement mauvaises et très inférieures à celles de ses voisins que sont le Slaviensk et la Latrua ; la productivité horaire, elle, s’élève à 9 dollars par heure, ce qui est cohérent avec le faible PIB par habitant du pays. Cette situation est un véritable problème, car la faible productivité et les faibles compétences limitent les investissements étrangers, et les faibles salaires accélèrent encore davantage l’émigration, les travailleurs cherchant un meilleur cadre de vie. De plus, la mauvaise situation du système éducatif accentue les faibles compétences des travailleurs.

5.4-Diaspora
Avec un chômage de 12,5 % en 2018, la Retsvinie ne manque pas de travailleurs ; l’existence d’une diaspora à l’étranger n’est donc pas aussi importante que ne pouvait l’être pour Rasken. Cependant, même si elle n’est pas aussi importante, elle représente tout de même un réservoir potentiel de main-d’œuvre pour l’avenir, mais si la Retsvinie veut le mettre à profit, il faudra remplir plusieurs conditions. En effet, dans le contexte actuel d’autoritarisme et d’instabilité, il est hautement improbable que cette diaspora revienne au pays ; il faudrait pour cela de nombreux changements, dont un changement de gouvernance et une démocratisation/libéralisation, ainsi que des incitations, qui en seraient les principaux leviers.

6-Environnement institutionnel et réglementaire
6.1-Stabilité politique
Si la Retsvinie était un adjectif, elle décrirait l’inverse de la stabilité politique ; en effet, que ce soit actuellement ou dans le passé, le pays ne fut, pour ainsi dire, que très peu stable politiquement. Cette réalité amplifie l’inflation, la fuite des cerveaux et renforce la dépendance aux acteurs étrangers. De plus, qui dit changement fréquent de gouvernement dit absence de politique de long terme, cela induisant notamment une incapacité à financer des projets (notamment d’infrastructures) sur le long terme.

6.2-Gouvernance
À la manière de la stabilité politique, l’efficacité du gouvernement est très mauvaise, le rendant incapable de gérer les crises et le poussant à utiliser la force, ce qui se répercute sur son incapacité à redorer son image. Cette inefficacité du gouvernement impacte également la vie économique du pays, car celui-ci dispose de nombreuses entreprises publiques représentant aux alentours de 20 % du PIB national.

6.3-Corruption
Un gouvernement n’étant pas inefficace sans raison, la corruption en est souvent une explication ; dans le cas de la Retsvinie, la corruption est généralisée à tous les étages ou, pour le dire autrement, l’État est corrompu jusqu’à la moelle. Cela réduit drastiquement l’attractivité du pays pour les investissements étrangers en dehors de l’extraction de matières premières. Cette corruption rend également totalement inefficaces les investissements publics, rendant pour l’État tout investissement hors de prix, tant la corruption augmente les coûts.

6.4-Climat des affaires
Malgré la situation économique relativement désastreuse du pays, la Retsvinie a quelques avantages à faire valoir. En effet, les contrats (excepté les contrats de travail) et la propriété privée sont garantis par le gouvernement ; couplé à cela, une lourdeur administrative faible fait que la création d’entreprise et l’entrepreneuriat sont très faciles dans le pays, le principal problème quant à l’investissement étant le manque criant de capitaux. Cependant, malgré ces avantages, cela ne compense en rien les nombreux défauts, à savoir l’instabilité chronique, la corruption, le manque d’infrastructures et le manque de compétences.

7-Fiscalité
7.1-Impôt sur les sociétés
Au sein de la République retsvinienne, l’impôt sur les sociétés, abrégé IS, est jugé faible, ce qui est une bonne chose pour l’attractivité économique d’un pays ; cependant, lorsqu’on l’applique à la Retsvinie, l’IS est un facteur secondaire, car le principal frein à l’investissement est ailleurs. En effet, l’IS pourrait être nul que cela ne changerait pas la donne ; ce qui limite l’investissement, c’est l’instabilité, la corruption et la logistique.

7.2-Impôt sur le revenu
À la manière de l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu est également très faible ; cela a des avantages sociaux dans un pays à bas revenu comme la Retsvinie. Cependant, cela contraint les capacités budgétaires de l’État alors que, dans le même temps, la dette explose.

7.3-TVA
La TVA, ou taxe sur la valeur ajoutée, est un impôt qui, comme son nom l’indique, agit sur la valeur ajoutée d’un produit (un t-shirt acheté 1 dollar et revendu 2 génère 1 dollar de valeur ajoutée). Au sein de la Retsvinie, la TVA est jugée moyenne ; cela permet une certaine rentrée d’argent pour l’État tout en n’asphyxiant pas la population. Cependant, avec la corruption généralisée dans le pays, celle-ci peut se révéler poreuse, réduisant les rentrées d’argent pour l’État.

7.4-Charge sociales
Les charges sociales, à savoir les charges salariales et patronales, sont au sein de la Retsvinie faibles, ce qui renforce la compétitivité globale du pays en complément des bas salaires (780 dollars). Cependant, bien que les charges sociales faibles améliorent la compétitivité du pays, le pays ne peut faire jouer cet avantage que s’il attire des capitaux de l’étranger et qu’il arrive à se stabiliser.

8-Marché du travail
8.1-Flexibilité
La Retsvinie possède un marché du travail très flexible, avec des licenciements et des embauches très rapides qui, couplés à la faible protection des contrats des travailleurs, permettent un ajustement rapide du marché du travail. Cependant, cela fait peser un risque social élevé, notamment dans les périodes où le chômage est important ; de plus, un marché du travail trop flexible, avec des licenciements expéditifs, est un frein à l’attractivité internationale. Enfin, les grèves sont rares, mais pas pour les bonnes raisons, car la police tire à vue sur tout mouvement de grève, comme le font beaucoup de gouvernements autoritaires à travers le monde.

8.2-Pénuries de main d’œuvre
Le pays est très loin d’être en pénurie de main-d’œuvre ; c’est, à vrai dire, tout le contraire : celui-ci a un surplus conséquent, comme en atteste le chômage très important, s’établissant cette année à 12,5 %. Cette non-pénurie peut devenir un atout à l’avenir si le pays retrouve une stabilité, que des capitaux sont investis, mais surtout que des infrastructures soient construites en conséquence pour suivre le rythme.

8.3-Attractivité pour les talents étrangers
À cause de son instabilité, de sa corruption, de sa répression sociale et de ses infrastructures de communication et de transport en mauvais état, la Retsvinie a une très faible attractivité pour les talents étrangers ; cette réalité est renforcée par le taux de chômage très important, ne laissant que peu de place à des travailleurs venant d’autres pays.

9-Forces & faiblesses structurelles
Force majeure :
Malgré tous ses défauts, le pays dispose d’avantages économiques certains. En effet, la présence de ressources naturelles stratégiques, notamment le pétrole, les ressources forestières, des terres agricoles fertiles ainsi qu’un potentiel hydroélectrique significatif, donne au pays un avantage sur le secteur primaire par rapport à ses voisins. En complément de ressources naturelles conséquentes, le pays peut compter sur une grande disponibilité de la main-d’œuvre, et cela à faible coût, tirant vers le haut la compétitivité. La spécialisation du pays dans le secteur primaire et les activités extractives lui permet de demeurer un exportateur net et donc d’avoir une balance commerciale positive. Bien qu’il soit seul, il faut également noter la présence d’un pôle économique à Severopol, avec un incubateur d’entreprises, permettant de favoriser une concentration des compétences et des capitaux, même limités, en un seul point. Pour finir, il faut noter la présence importante d’entreprises publiques, qui offrent une certaine résilience à l’économie.

Faiblesse majeure :
Cependant, même avec ces quelques avantages, cela n’inverse en rien la situation catastrophique du pays. En effet, la liste des défauts du pays est longue, et nous ne pourrons pas tous les lister, mais le premier et le plus important d’entre eux est avant tout l’instabilité chronique du pays, car cela rend l’établissement de liens de confiance entre l’État et les entreprises privées très compliqué, voire impossible. Une telle instabilité rend impossible l’établissement de plans d’action à long terme et empêche le fonctionnement normal des institutions. Si cela ne suffisait pas, cette instabilité est doublée d’une corruption généralisée à tous les étages de la gouvernance, impactant gravement l’efficacité des potentielles actions du gouvernement en détournant les ressources financières déjà limitées de celui-ci. En restant sur le sujet des ressources financières, la situation des finances publiques de l’État retsvinien est plus que préoccupante, avec une dette très élevée s’établissant à 149 % du PIB cette année, rapprochant ainsi l’État du défaut de paiement, faisant perdre le peu de confiance que les entreprises avaient encore dans le pays. Sur le sujet des entreprises et des investissements étrangers, ceux-ci sont fortement limités par de nombreux facteurs, comprenant notamment un état avancé de dégradation des infrastructures de transport et numériques. Le réseau électrique du pays, quant à lui, est à l’image du pays, la présence de près de 80 % de pétrole dans la production électrique étant généralement un signe de sous-développement. Pour finir, le pays n’est pas seulement peu attractif : sa propre population quitte le pays, provoquant une fuite des cerveaux, privant le pays d’un certain capital humain potentiellement qualifié. Cette fuite des cerveaux est cohérente avec l’omniprésence d’acteurs étrangers dans l’exploitation des ressources, plaçant le pays et son économie dans une situation de dépendance vis-à-vis de l’étranger, captant une grande partie de la rente.

10-Recommandation
10.1-Priorité absolue : stabilisation politico-sécuritaire
La priorité numéro un actuelle pour assurer un potentiel avenir économique à la Retsvinie est de stabiliser le pays, car sans stabilité, toute politique économique se verra neutralisée par les potentielles tensions. Il est nécessaire de sécuriser les quelques axes logistiques, que ce soit routiers ou ferroviaires, pour empêcher les sabotages ; en parallèle de cela, ce sont les sites énergétiques et pétroliers qu’il faut protéger ; enfin, il est impératif de réduire au maximum les zones de conflit actives.

10.2-Corruption
Si l’instabilité est la maladie apparente de la Retsvinie, la corruption en est la maladie de l’ombre ; de par le fait qu’elle soit généralisée, elle handicape fortement les capacités de l’État, non seulement dans ses projets, mais également dans sa lutte contre la corruption. Pour remédier à cela, il serait judicieux de faire appel à des services indépendants, voire extérieurs, afin de réaliser des audits sur les différents secteurs sous le contrôle du gouvernement. Mettre en place une traçabilité complète des recettes financières à l’exportation est également important pour savoir où la corruption est la plus importante. Enfin, mettre en place des sanctions exemplaires, quel que soit le rang ou la position, serait de bon ton au vu du niveau de corruption.

10.3-Inflation
Avec le retour de la guerre civile en Retsvinie, l’inflation a explosé, faisant peser sur la société une charge de plus en plus importante. Pour retrouver une certaine stabilité, il est impératif de passer par l’abaissement de cette inflation. Pour commencer, il est impératif de réduire au maximum les coupures d’électricité dans le pays, en appliquant des maintenances plus fréquentes et en protégeant les installations contre le sabotage. Ensuite, réduire, voire supprimer temporairement, les droits de douane sur les marchandises importées afin de réduire leur coût pour la population. Pour finir, augmenter les taux d’intérêt et réduire la masse monétaire en circulation sont des leviers à prendre en compte.

10.4-Infrastructure
La principale cause de non-développement du pays est le manque criant d’investissements, ce manque étant dû en bonne partie à cause des infrastructures de mauvaise qualité. Si le pays veut attirer des investissements, il est impératif de rénover les axes routiers existants et d’en construire de nouveaux afin d’augmenter la capacité de transport. Il en est de même pour le réseau ferroviaire, qui devra subir une fiabilisation des lignes existantes avant tout potentiel projet d’agrandissement et de raccordement. Enfin, le retard numérique qu’a pris le pays est un problème qui se fait de plus en plus lourd à porter à l’heure où le secteur numérique prend une place de plus en plus importante dans l’économie mondiale.

10.5-Énergie
Le mix électrique actuel est tout sauf enviable : le fait que l’électricité soit produite à près de 80 % par des centrales au pétrole est une situation tout sauf enviable. Malgré cela, dans un premier temps, le pays sera obligé de les conserver et de les sécuriser pour assurer la stabilité du réseau. Dans un temps plus long, il sera impératif de réduire cette part du pétrole au maximum, en priorisant idéalement les ressources hydrauliques. Cependant, cela ne sera sûrement pas suffisant ; c’est pour cela que le pays devrait s’orienter vers les renouvelables ou les centrales à gaz, ces dernières étant notamment intéressantes dans le cas de la Retsvinie. En effet, le pays est un important producteur de pétrole ; cependant, ses installations sont vétustes et les torchères sont légion. Réduire ces torchères en valorisant le gaz permettrait non seulement de valoriser une ressource actuellement gâchée, mais également d’alimenter le pays en électricité avec une ressource plus adaptée que le pétrole.

10.6-Rente
Actuellement, le pays est dans un cas classique de pays rentier ne faisant rien pour développer les activités économiques, se contentant d’encaisser l’argent de l’exploitation des ressources. Pour un futur boom économique, il sera nécessaire de renforcer la part domestique de la consommation pétrolière afin de rapatrier la chaîne de valeur ajoutée dans le pays. Ensuite, la production étant aux mains d’acteurs étrangers, renégocier certains contrats pour augmenter les retombées locales pourrait s’avérer judicieux.

10.7-Main d’œuvre
Avec 12,5 % de chômage, la Retsvinie dispose d’un important réservoir de main-d’œuvre ; celle-ci, si elle était utilisée dans des programmes de travaux publics intensifs en emploi, comme la construction routière ou ferroviaire, permettrait de provoquer un boom économique important. En parallèle de cela, proposer des formations techniques, en maintenance ou en logistique, permettrait une montée en compétences des travailleurs.



Notation


Partie 2 – Structure macroéconomique
Note : 42/100 → D-
Justification :
  • Croissance récente volatile (4 ans de hausse puis 0% avec la guerre civile)
  • Inflation en hausse continue jusqu’à 14% : instabilité des prix
  • Chômage élevé (13% en 2017, pic à 15%)
  • Dette publique très élevée et dégradée (135% → 149%)
  • Capacité d’absorption des chocs : entreprise publique 20 % du PIB

Partie 3 – Structure sectorielle
Note : 33/100 → E
Justification :
  • Primaire à 60% = dépendance extrême à la rente
  • Tertiaire à 10% = économie peu complexifiée, faible montée en gamme
  • Secondaire au service du primaire → chaîne de valeur incomplète
  • Export excédentaire, oui, mais surtout par ressources (peu créateur de résilience)

Partie 4 – Infrastructures & technologie
Note : 25/100 → E-
Justification :
  • Routes mauvaises, axes rares = blocage logistique national
  • Rail moyen et non maillé → ne compense pas les routes
  • Port modeste sur mer intérieure non connectée → intégration mondiale limitée
  • Réseau électrique instable en guerre, coupures fréquentes
  • Mix électrique très faible en efficacité : 80% essence (dépendance carburant)
  • Internet + mobile mauvais → frein total à modernisation

Partie 5 – Capital humain
Note : 50/100 → D+
Justification :
  • Éducation “moyenne” (pas catastrophique) = point positif relatif
  • Mais qualification faible à moyenne, accès aux études difficile
  • Productivité individuelle mauvaise par rapport aux voisins
  • Immigration très négative = fuite du capital humain
  • Diaspora existe, mais dans le contexte actuel, c’est surtout un symptôme (exil) plus qu’un atout immédiatement mobilisable

Partie 6 – Environnement institutionnel & réglementaire
Note : 18/100 → F
Justification :
  • Instabilité politique extrême
  • Gouvernement jugé mauvais / inefficace en crise
  • Corruption généralisé = destruction des capacités de l’État
  • Justice “efficace pour opprimer” : peut faire appliquer des décisions, mais qualité institutionnelle faible
  • Protection contrats/propriété : bon point… mais souvent théorique si corruption + instabilité dominent

Partie 7 – Fiscalité
Note : 55/100 → C-
Justification :
  • Impôts faibles = attractif sur le papier
  • Charges faibles = compétitivité coût
  • TVA “moyenne” = acceptable
  • Dette très élevée → faible marge budgétaire
  • Pas d’incitations (R&D, modernisation)
  • L’impôt bas ne suffit pas si le pays est à risque

Partie 8 – Marché du travail
Note : 45/100 → D
Justification :
  • Flexibilité élevée et surplus de main-d’œuvre = utile pour reconstruction
  • Coût salarial bas = avantage compétitif
  • Chômage élevé + fuite des cerveaux
  • Attractivité talents étrangers = nulle
  • Dialogue social “par la peur” (répression) : stabilité apparente, risque explosif latent
  • Productivité faible → avantage coût partiellement annulé

Récapitulatif
  • Partie 2 : 42/100 → D-
  • Partie 3 : 33/100 → E
  • Partie 4 : 25/100 → E-
  • Partie 5 : 50/100 → D+
  • Partie 6 : 18/100 → F
  • Partie 7 : 55/100 → C-
  • Partie 8 : 45/100 → D

Note globale : 38,3/100 → E+


Barème
A+ ≥ 95
A ≥ 90
A- ≥ 85
B+ ≥ 80
B ≥ 75
B- ≥ 70
C+ ≥ 65
C ≥ 60
C- ≥ 55
D+ ≥ 50
D = 45
D- ≥ 40
E+ ≥ 35
E ≥ 30
E- ≥ 25
F+ ≥ 20
F ≥ 15
F- ≥ 10
G+ ≥ 5
G ≥ 0


Sommaire
0
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Fédération des communes Slavis

Rapport Économique & Analyse de Compétitivité (2018)


Au travers de ce document, le l’AOAE (Agence d’Osterwald d’Analyse Économique) entend réaliser un rapport économique complet de la Fédération des communes Slavis , analysant les forces et faiblesse du pays de la manière la plus précise possible. Au terme de chaque sous parti, de ce rapport, une ou plusieurs note seront attribué de même qu’une note globale à la fin de ce même rapport.

1-Présentation général
1.1-Contexte général
La Fédération des communes Slavis, communément appelée Slaviensk, est un pays est-eurysien ayant une population de 13,9 millions d’âmes au moment de l’écriture de ce rapport. Au travers de son histoire récente, le pays a connu un nombre de mutations politico-économiques importantes, passant de la dictature de l'Union à une démocratie libérale en 2015, puis à un tsarat en 2016 pour finir en 2018 sous un régime de démocratie libertaire et communaliste avec une courte dictature militaire à ses débuts. Ces changements fréquents marquent ainsi une instabilité politique persistante. Le changement politico-économique le plus important à noter est le passage de la dictature esclavagiste à une démocratie libérale en 2015, marquant une ouverture massive de l’économie sur la scène internationale provoquant une croissance exceptionnelle de l’économie. Malgré ses changements politiques récurrents, l’économie continua de croître à un rythme accéléré avec cependant un rythme en dessous du pic de 2015 à 35 %. Fin 2018, le PIB de la Fédération s’éleva à 1040 milliards de dollars internationaux.

La position géographique de la Fédération constitue l’un de ses plus grands atouts, en effet, le pays dispose d’une large façade maritime située à la sortie du détroit Gris ou détroit de Rusalka, offrant un potentiel logistique et commercial élevé. Cependant, il faut relativiser ce potentiel car certains des ports slavis gèlent en hiver, notamment celui de Novosavodsk, réduisant ainsi sa capacité opérationnelle et la fiabilité des flux.


1.2-Données clés
  • Population totale : 13,85 millions
  • PIB total : 888,8 milliards de Novark Slavis soit 1040 milliards de dollars
  • PIB par habitant : ~ 64 179 Novark Slavis (75 090 dollars)
  • Croissance : 9,8 %
  • Chômage : 3,5 %
  • Inflation : 6%
  • Dette publique : 60 % du PIB
  • Balance commerciale : Légèrement excédentaire

2-Structure macroéconomique
2.1-Croissance et dynamique



L’économie slavis a longtemps souffert de son isolement, en effet, jusqu’à l’effondrement de l’Union, le pays enregistrait une croissance oscillant entre 1 et 3 %, croissance somme toute respectable, mais faisant pâle figure en comparaison de la période post-Union. Cependant, à cette croissance s’est ajouté un épisode de déflation, situation cohérente quand on la compare au portrait du pays. Avant la fin de l’Union, le pays était isolé, ne commerçant que très peu, son économie était alors en surproduction induisant ainsi une pression déflationniste, à cela devait s’ajouter un manque de capitaux pour investir et un manque de main-d’œuvre. Si rien n’avait été fait, il était hautement probable que le pays entre dans une grave crise économique, crise que l’ouverture rapide ayant suivi la chute du régime unioniste a empêchée. Auparavant isolé, le pays avait maintenant accès aux marchés d’exportation (industrie + matières premières), cela permit également au pays d’importer des matières premières lui faisant cruellement défaut (lithium, soufre). Mais ce qui a réellement sauvé le pays est le fait que l’ouverture sur le monde a permis d’attirer des capitaux étrangers ainsi que de libérer le potentiel industriel et énergétique du pays.

En prenant en compte cette situation, le fait que le pays enregistre une forte croissance (35 % en 2015 et 18 % en 2016) est tout à fait logique, ne s’agissant en réalité que d’un rattrapage d’une économie auparavant en surchauffe car isolée.


2.2-Inflation et stabilité des prix



À l’heure de l’écriture de ce rapport, l’inflation dans la zone économique slavis s’établit à 6 %, marquant un recul de 2 points par rapport à l’année précédente. Cependant, cela ne fut pas toujours le cas, ainsi dans la période récente du pays, nous pouvons relever trois périodes majeures pour l’inflation. Premièrement, de 2010 à 2013, cette période marque une phase de déflation majeure pour le pays atteignant un pic de -6 % en 2013. Par la suite, avant la chute de l’Union, le pays entame une ouverture limitée, permettant de libérer quelque peu l’économie, cette ouverture engendra une remontée de l’inflation s’établissant à 1 % fin 2014. Enfin, vient la chute de l’Union en 2015 et l’ouverture massive du pays sur l’international engendra une inflation importante avec un maximum en 2017 à 8 %. Sans rentrer dans un seuil critique, le taux d’inflation est tout de même élevé et donc à surveiller car si le seuil actuel se pérennise dans le temps, cela marquera le début d’une perte de pouvoir d’achat importante pour la population.

2.3-Marché du travail



Sur la période de temps étudiée, le chômage au sein de la Fédération est passé par trois phases analogues à l’inflation. Lorsque le pays était encore fermé et que la machine économique était en surchauffe, cela provoqua une période de déflation. Durant cette période, une forte vague de licenciements eut lieu, faisant grimper le chômage jusqu’à 9 % en 2013. Le chômage ne descendit qu’à partir de 2014 quand le pays commença à s’ouvrir, l’inflation redevint alors positive et les entreprises réembauchèrent. À partir de 2016, le chômage se stabilisa autour de 3 % avec une légère hausse à 3,5 % en 2018. Ce niveau traduit un quasi plein emploi, confirmant de facto la contrainte principale du pays à savoir la pénurie de main-d’œuvre, plombant la croissance bien que celle-ci reste élevée. Ce manque de main-d’œuvre est d’autant plus important du fait que l’économie est assez robotisée, elle a donc un besoin conséquent en travailleurs qualifiés, comprenant techniciens, ingénieurs, mainteneurs, etc.

2.4-Finances publiques



Contrairement à son voisin retsvinien, la dette publique de la Fédération des communes slavis fait partie de ses points forts. En effet, le pays n’enregistre au moment de l’écriture de ce rapport qu’une dette publique de 624 milliards de dollars internationaux, soit 60 % du PIB. Bien que cette dette soit supérieure à celle d’autres pays développés comme par exemple Rasken n’atteignant que la moitié de la dette slavis sur la même période, quand bien même, ce taux d’endettement reste très faible et offre donc au pays une grande marge de manœuvre. Cependant, il est à noter que même si cet endettement est faible, il est en croissance rapide depuis l’ouverture du pays en 2015, cela étant à mettre sur le compte du réengagement diplomatique, de la remilitarisation, de la transition démocratique, de la montée en puissance des services de renseignement ainsi que des nouvelles protections sociales.

Actuellement, l’endettement du pays est largement compensé par sa croissance économique fulgurante lui permettant d’emprunter tout en gardant un ratio dette/PIB stable. Cependant, à l’avenir, le pays devra éviter d’avoir une politique budgétaire mue uniquement par l’effet d’ouverture engendrant des dépenses permanentes plus grandes que l’année passée. Comme mentionné plus haut, la situation est aujourd’hui tenable car l’économie est en croissance forte, mais si celle-ci revenait vers des niveaux plus bas, cela engendrerait une crise budgétaire au sein de l’administration.

3-Structure sectorielle
3.1-Répartition sectorielle du PIB


Avec un secteur secondaire atteignant les 40 % du PIB, la Fédération fait partie des géants industriels eurysiens aux côtés de Rasken et de l’Estalie, le pays reste cependant en deçà des deux géants en valeur produite. Le pays dispose également d’un primaire significatif s’établissant à 20 % du PIB mais se concentrant principalement sur les activités minières et énergétiques, le pays ne disposant que d’un petit système agricole. Son tertiaire quant à lui, bien qu’important, est décrit comme fragile et en construction.

3.2-Primaire
Le primaire, base de toute économie, s’établit à 20 % du PIB au moment de l’écriture de ce rapport. Celui-ci est largement dominé par les hydrocarbures (principalement le gaz), par la culture et l’exportation des céréales (seul secteur agricole important). Enfin, le reste du primaire est assuré par le secteur minier. Bien que ne représentant que 20 % du PIB, le primaire a un rôle important dans l’économie slavis, permettant de générer des devises ainsi que de stabiliser la balance commerciale actuellement légèrement excédentaire. Cependant, cela induit un certain nombre de risques, comme la dépendance à la vente de matières premières pour générer des devises et donc équilibrer le budget.

3.3-Secondaire
Le secondaire représente le cœur compétitif de la nation. Profitant d’un bon taux d’automatisation, le secondaire se concentre sur un nombre limité de points dans lesquels le pays a des avantages à faire valoir. Ces secteurs sont dans l’ordre : l’automobile, le raffinage des hydrocarbures, le traitement des minerais et l’industrie militaire. À cela s’ajoute la présence de clusters industriels et technologiques renforçant la productivité et la capacité d’exportation de la Fédération.

3.3-Tertiaire
Le tertiaire représente l’étoile montante de l’économie slavis, représentant 40 % du PIB en 2018. Le secteur est le principal moteur de la croissance économique post-2016. Cependant, bien que celui-ci pèse autant que le secondaire, il dispose de nombreuses faiblesses structurelles comme une relative fragilité ainsi qu’un manque d’assise historique. Cela suggère donc un tertiaire incomplet centré sur les services à l’industrie comme la logistique ou l’ingénierie, cela induit donc une insuffisance de services avancés dans les autres secteurs.

4-Infrastructures & technologie
4.1-Transport et logistique
De manière générale, les infrastructures représentent un point fort pour la Fédération. Les routes sont relativement bonnes de même que le réseau ferroviaire. Les ports quant à eux sont multiples, nous pouvons par exemple citer :
  • Rusalka (principal, incontestable),
  • Starovsk (grand),
  • Novosavodsk (pénalisé par le gel hivernal),
  • Daryinsk (marginal).
En prenant cela en compte, on peut affirmer sans mentir que le pays dispose d’un potentiel logistique très élevé, principalement grâce à Rusalka. Ce potentiel est renforcé par la position du port se situant à la sortie du détroit. Il faut cependant noter que la domination de ce port dans la logistique du pays peut créer des risques si celui-ci venait à être perturbé car il représente un nœud majeur.
4.2-Énergie
L’énergie, brique fondamentale de toute économie moderne, est également un point fort du pays. Le réseau électrique repose ainsi à 55 % sur des sources d’énergie décarbonées dont 25 % sur le nucléaire.
[/spoiler=Mix électrique Slavis]
  • charbon 10 % (en chute),
  • essence 15 % (stable),
  • hydro 15 % (en hausse),
  • gaz 20 % (en hausse),
  • nucléaire 25 % (en hausse très rapide),
  • biomasse 5 % (en baisse),
  • éolien/solaire 10 % (en hausse rapide).
[/spoiler]Ce mix électrique est cohérent avec la stratégie de transition et de promotion du nucléaire au sein du pays avec une contraction du charbon. Cependant, bien que le coût actuel de l’électricité soit faible, nous devons mentionner un point de vigilance. Si aujourd’hui le charbon recule, ce n’est pas le cas du gaz qui augmente et du pétrole qui est stable. Ces deux sources étant connues pour leur coût de l’électricité moyen à élevé mais surtout volatil en fonction des cours mondiaux. Si dans le cas du gaz cela n’est pas un problème car le pays est largement exportateur, tirant les prix internes vers le bas, cela l’est déjà plus pour le pétrole. Le pays reste exportateur mais dans des proportions bien moindres que pour le gaz.

4.3-Numérique
Sur le numérique, le pays se démarque de ses voisins en affichant une bonne couverture internet ainsi qu’un bon réseau mobile. Cela constitue un avantage comparatif majeur sur la scène régionale, ce point étant d’autant plus important au vu de la volonté d’automatisation de l’économie des pouvoirs publics.

5-Capital humain
5.1-Structure démographique
La population du pays s’établit fin 2018 à 13,7 millions d’habitants dont 8,4 millions d’actifs, représentant donc 61 % de la population totale. Si la structure globale de la population est favorable, elle reste contrainte par la pénurie de main-d’œuvre dont souffre le pays. Cette pénurie peut s’expliquer de trois manières différentes : soit la région dispose déjà d’un taux d’activité élevé réduisant le nombre de travailleurs quittant leur pays d’origine, soit une inadéquation compétences/postes, soit une attractivité insuffisante pour faire venir des travailleurs en volume.

5.2-Niveau d’éducation
Le système éducatif slavis est dans l’ensemble bon, mais derrière cela, il cache une dualité moins appréciable. D’un côté, les grandes universités sont subventionnées afin de faire en sorte que le prix d’entrée ne soit pas un facteur discriminant dans le but de former un grand nombre de talents, de l’autre côté, l’éducation universelle généralisée n’apparaît seulement qu’en 2017 et n’est que de faible qualité. Ce système est fondé sur la promotion en premier lieu d’une élite capable de produire des pôles d’excellence, mais mine la cohésion car il crée des inégalités de compétences, une pénurie de qualifications intermédiaires ; en somme, cela complique la tâche de créer une grande classe moyenne qualifiée.

5.3-Compétences et productivité
La productivité est un point délicat de la Fédération des communes Slavis. En effet, la compétitivité affichée par la Fédération et ses dirigeants s’élève à 50 dollars par heure travaillée. Cependant, lorsque les économistes de l’AOAE refont les calculs, nous trouvons un résultat bien différent. Ce que nous trouvons, c’est une productivité horaire s’élevant à 63,7 $/h. Si la raison pour laquelle le régime sous-estime la productivité horaire de son pays nous échappe, nous continuerons cette analyse avec notre valeur calculée par rigueur méthodologique.

Ainsi, la Fédération des communes Slavis a une productivité horaire s’élevant à 63,7 $/h, cela classe le pays parmi les nations ayant une forte productivité. Cela reflète une qualification moyenne mais très polarisée (beaucoup de peu qualifiés et de très qualifiés), ainsi qu’une robotisation élevée expliquant un salaire moyen haut et une productivité forte.

Le profil slavis est typique des économies industrielles avancées mais en transition rapide, possédant une forte productivité mais une inégalité de compétences pouvant alimenter l’instabilité sociale et les tensions sur l’emploi.

5.4-Diaspora
Le pays possédait autrefois une diaspora historique héritée de la violence politique de l’Union, mais cette période est considérée aujourd’hui comme terminée. À l’heure de l’écriture de ce rapport, le pays fait surtout face à une immigration positive, principalement retsvinienne et chandekolzane, le pays attirant ainsi les classes populaires et les cerveaux régionaux.

6-Environnement institutionnel et réglementaire

6.1-Stabilité politique
Parler de stabilité politique dans un rapport concernant la Fédération des communes Slavis est quelque chose de compliqué à réaliser, car le pays est explicitement instable. En 4 ans, de 2015 à 2018, ce n’est pas moins de 5 régimes qui se sont succédé, certains ayant duré longtemps comme l’Union de 1991 à 2015, d’autres seulement quelques semaines comme la junte militaire en 2018. À ces changements fréquents de régime se couplent des transitions démocratiques rapides, parfois avortées avant d’être reprises par le régime suivant, ainsi qu’un voisinage plus que turbulent. Cette instabilité chronique tant nationale que régionale est identifiée par l’AOAE comme le principal défaut du pays.

6.2-Gouvernance
Malgré ces changements fréquents, il faut noter la relative efficacité du gouvernement, conservant une capacité d’action, de réforme ainsi qu’arrivant à maintenir une politique économique opérante. Cette combinaison d’efficacité et d’instabilité est certes fonctionnelle, mais reste fragile et devra impérativement être réglée dans un avenir proche.

6.3-Corruption
Bien que décrite comme efficace, l’administration slavis doit tout de même composer avec une corruption très forte au sein du pays, corruption héritée de l’Union. Cependant, grâce aux dernières réformes anticorruption, celle-ci est en chute libre. Cet état de fait marque donc une trajectoire positive mais qui reste encore inachevée ; à ce niveau, la corruption reste un risque de crédibilité et un coût pour l’investissement.

6.4-Climat des affaires
Le climat des affaires au sein de la Fédération demeure de manière globale assez favorable, le pays disposant de plusieurs atouts notables comme :
  • Un système judiciaire efficace,
  • Une protection des contrats et de la propriété privée,
  • Une création d'entreprise relativement simple,
  • Une administration peu lourde,
  • Une infrastructures globalement performantes,
  • Une main-d'œuvre très productive.
Cependant, ces avantages sont à nuancer, voire lourdement nuancer. En effet, le climat actuel relativement pro-entreprise est hérité des précédents régimes, régimes n’étant plus du tout en adéquation avec le régime actuel. Cela fait que les acteurs économiques sont confrontés à une incertitude croissante concernant l’évolution du cadre réglementaire et fiscal.

L’actuel régime représenté par la Fédération des communes Slavis est issu d'une transition politique récente (2018) et celui-ci poursuit un projet économique sensiblement différent de celui des régimes précédents. Là où les précédents régimes privilégiaient principalement la compétitivité économique et l'attractivité des investissements, le gouvernement actuel cherche davantage à développer les protections sociales, l'éducation publique et les services collectifs.

Si aujourd’hui les effets ne se font pas encore ressentir, c’est uniquement parce que la transition est récente et que l’administration est encore instable. Changer de manière trop radicale et brusque le cadre réglementaire et fiscal pourrait exacerber cette instabilité. Cependant, à long terme, nul doute que cette réorientation massive de la famille politique dirigeante se traduira par des projets de hausse progressive de la fiscalité et des cotisations sociales, susceptibles de modifier à moyen terme l'environnement économique du pays.

Pour finir, l’instabilité politique demeure un facteur de risque significatif, le pays ayant connu 5 régimes en 4 ans, il est difficile d’anticiper les politiques économiques futures. En conséquence de tout cela, le climat des affaires au sein de la Fédération peut, à l’heure de l’écriture de ce rapport, être considéré comme favorable, mais il est hautement improbable que cela reste le cas à moyen/long terme en raison de la transition politique toujours en cours.

7-Fiscalité
7.1-Impôt sur les sociétés
Si l’on regarde Slaviensk sous l’angle historique, alors le pays a longtemps bénéficié d’une fiscalité particulièrement favorable aux entreprises. Cette situation était héritée des précédents régimes, qui privilégiaient l'accumulation de capital, l'industrialisation rapide et l'attraction des investissements privés (du moins après 2014).

Cependant, cette position n’est plus du tout celle des dirigeants actuels du pays, ceci marquant une rupture idéologique importante avec le passé. Afin de financer les nouvelles ambitions sociales du pays, il est donc à prévoir une augmentation progressive mais importante de la contribution du secteur privé. À moyen terme, l'impôt sur les sociétés devrait donc évoluer d'un niveau historiquement faible vers un niveau sensiblement plus élevé. Ce changement de paradigme pourrait réduire une partie de l'avantage compétitif dont bénéficient actuellement les entreprises slavis, mais il pourrait également permettre un financement plus pérenne des infrastructures, de l'éducation et des protections sociales.

7.2-Impôt sur le revenu
De par les précédentes lignes directrices budgétaires, le pays a longtemps eu un impôt sur le revenu modéré, favorisant l'accumulation de richesse privée et soutenant la consommation des ménages. Cependant, le pays ayant vécu et vivant toujours une forte croissance, il n’est pas à exclure que la Fédération considère que cela n’ait bénéficié qu’aux catégories les plus favorisées de la population, les inégalités demeurant présentes malgré l'enrichissement général des classes populaires, le gouvernement pourrait souhaiter utiliser l'impôt comme outil de redistribution.

En partant de cette logique, il n’est pas à exclure une augmentation progressive de l'impôt sur le revenu, avec un effort particulièrement concentré sur les revenus les plus élevés. À terme, le système fiscal slavis pourrait évoluer vers un modèle davantage inspiré des États-providence, privilégiant la réduction des inégalités et le financement de services publics plus développés.

7.3-TVA
De manière analogue, la TVA ou Taxe sur la Valeur Ajoutée demeure aujourd’hui assez faible en comparaison des autres pays, cependant, de par les besoins de financement générés par :
  • L'extension des protections sociales,
  • La démocratisation de l'enseignement,
  • Les investissements dans les infrastructures,
  • Les dépenses liées à la construction de centrale nucléaire,
pourrait conduire le gouvernement à envisager une hausse modérée mais progressive de la TVA, cette augmentation ne pourrait cependant pas être trop marquée pour ne pas trahir les valeurs de protection des classes populaires que défend la Fédération. Ainsi, l’AOAE envisage que le taux de taxation passe d’un niveau faible à un niveau intermédiaire dans les années à venir.

7.4-Charge sociales
Les charges sociales représentent sans aucun doute le domaine où les changements à venir seront les plus importants. Les anciens régimes maintenaient volontairement un coût du travail relativement modéré pour préserver la compétitivité de l'industrie slavis et soutenir les exportations après 2014. Cependant, la logique de la Fédération est diamétralement différente, son objectif est de construire progressivement un système de protection sociale plus complet.

Le financement de ces politiques étant coûteux, cela impliquera une hausse significative des cotisations sociales, ainsi, les charges salariales et patronales devraient progressivement évoluer d'un niveau moyen vers un niveau élevé tel que prévu par l’AOAE. La forte productivité du travail observée en Slaviensk pourrait permettre d'absorber une partie de cette hausse sans dégradation majeure de la compétitivité internationale, mais l'avantage comparatif du pays sur le coût du travail devrait mécaniquement diminuer.

8-Marché du travail
8.1-Flexibilité
Le marché du travail de la Fédération est encore aujourd’hui hérité des précédents régimes, ainsi, il demeure encore l’un des plus flexibles de la région car les entreprises disposent encore d’une grande liberté dans le recrutement, l'organisation du travail, la gestion des effectifs et les procédures de licenciement.

Cette grande flexibilité étant l’un des facteurs expliquant la grande compétitivité des entreprises slavis malgré des salaires relativement élevés. Cependant, de la même manière que pour la fiscalité, il est attendu des changements profonds, impactant négativement cette flexibilité. La Fédération cherchant à mettre en place un modèle social plus poussé, il est attendu que celui-ci mette en place des systèmes de protections sociales voire que le droit du travail évolue.

8.2-Pénuries de main d’œuvre
Au-delà de l’instabilité chronique du pays et de ses institutions, la pénurie de main-d’œuvre représente le principal problème, constituant une contrainte directe de croissance. Également, le fait que le pays privilégie une immigration slave a tendance à réduire le réservoir potentiel.

8.3-Attractivité pour les talents étrangers
Le pays est attractif, mais surtout pour son voisinage direct, celui-ci, en raison de son instabilité, est peu attractif pour les talents venant de loin, cela engendre donc un plafond d’attractivité internationale tant que la transition politique n’est pas consolidée.

9-Forces & faiblesses structurelles
Force majeure :
Le pays dispose d’une dynamique économique en pleine expansion étant due majoritairement à l’ouverture du pays sur le monde, à cela s’ajoute bien entendu sa productivité élevée faisant du pays l’un des plus productifs de la région. Également, il est noté sa fiscalité avantageuse qui, même si cela changera sûrement dans les années à venir reste aujourd’hui assez faible et attractive. La Fédération peut compter sur une base industrielle forte pour sa production nationale ainsi que sur ses ressources en hydrocarbures la rendant de facto indépendante. Il est également à noter la position avantageuse du pays, se trouvant en sortie du détroit lui donnant une position stratégique. Enfin, il est important de mentionner que le pays investit de manière relativement importante dans la R&D (2 % du PIB).

Faiblesse majeure :
Le pays hérite d’une histoire continue d’instabilité politique, ayant changé 5 fois de régime en 4 ans, cela pouvant provoquer des réticences à investir pour les acteurs étrangers car ne permettant pas de se projeter de manière fiable dans l’avenir. La corruption héritée de la période de l’Union reste élevée malgré la baisse importante enregistrée depuis peu. Bien que l’éducation universelle soit maintenant en place, celle-ci est très récente, traduisant une fragilité de l’éducation pour certaines générations. Enfin, le pays subit des contraintes climatiques sur certains de ses axes maritimes, notamment sur le port de Novosavodsk faisant relativiser son avantage géographique.

10-Recommandation
10.1-Stabiliser le système politique
La priorité absolue actuelle est de stabiliser le pays en réduisant au maximum la fréquence des ruptures institutionnelles, car une économie aussi productive devient vulnérable si les règles changent trop souvent.

10.2-Politique main-d’œuvre : volume + compétences intermédiaires
La pénurie de main-d’œuvre est après l’instabilité le problème majeur du pays, pour remédier à cela il faudrait encourager une immigration qualifiée et semi-qualifiée et freiner l’accueil exclusif de talents. En parallèle, il faut accélérer la formation technique et reconstruire une classe moyenne avec des qualifications intermédiaires.


10.3-Consolider la lutte anticorruption
Bien que la corruption ait grandement baissé depuis l’Union, il faudrait transformer cette chute libre en plancher bas durable, pour cela, la réalisation d’audits indépendants est primordiale, auquel il faudrait coupler une transparence des marchés publics.


10.4-Diversifier et sécuriser la capacité portuaire hivernale
La Fédération repose actuellement beaucoup trop sur son port Rusalka, des investissements seraient donc nécessaires pour monter le niveau des autres afin de réduire la dépendance à cet unique port. De même, cela permettrait de sécuriser les flux de marchandises en hiver quand Novosavodsk est inopérant.


Notation


Partie 2 – Structure macroéconomique
Note : 88/100 → A-
Justification :
  • PIB de plus de 1040 milliards $
  • PIB/habitant très élevé (~75 000 €)
  • Chômage très faible (~3 %)
  • Dette maîtrisée (60 %)
  • Croissance spectaculaire depuis l'ouverture

  • Inflation relativement élevée (6 à 8 %)
  • Économie ayant connu une surchauffe
  • Historique récent de forte vulnérabilité aux crises politiques

Partie 3 – Structure sectorielle
Note : 91/100 → A
Justification :
  • Industrie : 40 %
  • Services : 40 %
  • Primaire encore solide : 20 %
  • Forte diversification
  • Exportations variées

  • Tertiaire encore immature
  • Forte dépendance aux hydrocarbures

Partie 4 – Infrastructures & technologie
Note : 87/100 → A-
Justification :
  • Réseau ferroviaire bon
  • Réseau routier correct
  • Plusieurs ports importants
  • Réseau électrique stable
  • Internet performant

  • Novosavodsk gèle l'hiver
  • Forte dépendance à Rusalka

Partie 5 – Capital humain
Note : 82/100 → B+
Justification :
  • Productivité exceptionnelle (~63 €/h)
  • Immigration positive
  • Attractivité scientifique
  • Grandes universités performantes

  • Éducation de masse insuffisante
  • Forte polarisation des qualifications
  • Disparition récente de la classe moyenne
  • Pénurie de travailleurs intermédiaires

Partie 6 – Environnement institutionnel & réglementaire
Note : 72/100 → B-
Justification :
  • Gouvernement efficace
  • Justice efficace
  • Contrats protégés
  • Administration légère
  • Création d'entreprise facile

  • Instabilité politique chronique
  • Changements de régime fréquents
  • Corruption encore importante


Partie 7 – Fiscalité
Note : 78/100 → B
Justification :
  • Fiscalité encore compétitive aujourd'hui
  • Zone spéciale de Rusalka
  • Incitations R&D
  • TVA modérée

  • Hausse fiscale fortement probable
  • Charges sociales en augmentation
  • Incertitude sur la trajectoire future
  • Risque de perte d'attractivité industrielle

Partie 8 – Marché du travail
Note : 83/100 → B+
Justification :
  • Très flexible
  • Productivité très élevée
  • Dialogue social sain
  • Chômage faible

  • Pénurie massive de main-d'œuvre
  • Forte probabilité de perte de fléxibilité
  • Difficulté à recruter
  • Immigration limitée par considérations culturelles
  • Risque de ralentissement de la croissance

Récapitulatif
  • Partie 2 : 88/100 → A-
  • Partie 3 : 91/100 → A
  • Partie 4 : 87/100 → A-
  • Partie 5 : 82/100 → B+
  • Partie 6 : 72/100 → B-
  • Partie 7 : 78/100 → B
  • Partie 8 : 83/100 → B+

Note globale : 83/100 → B+


Barème
A+ ≥ 95
A ≥ 90
A- ≥ 85
B+ ≥ 80
B ≥ 75
B- ≥ 70
C+ ≥ 65
C ≥ 60
C- ≥ 55
D+ ≥ 50
D = 45
D- ≥ 40
E+ ≥ 35
E ≥ 30
E- ≥ 25
F+ ≥ 20
F ≥ 15
F- ≥ 10
G+ ≥ 5
G ≥ 0
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