25/11/2018
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Index du forum Continents Aleucie Dakora Quartier Général du Front de Libération de la Femme Makotane (Makota)

Encyclopédie du FLFM

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Encyclopédie du FLFM

Drapeau du FLFM

C'est dans ce sujet que seront récapitulés sous forme concise les différentes informations glanées ça et là, au court du jeu. Cela peut concerner les personnages, les lieux, les équipements, mais encore l'histoire, les histoires et globalement tout ce qui peut concerner le FLFM. Mais commençons par une présentation succinct du groupe, pour bien faire comprendre qui il est et pourquoi il se trouve au Dakora.

Jusqu’au printemps 2017, le Front de Libération de la Femme Makotane n’était pour l’essentiel qu’un nom qui circulait dans les notes des polices des mœurs et des services de renseignement intérieurs comme un énième groupuscule d'extrême gauche composé de ce que l'on trouve ordinairement dans le monde interlope du féminisme makotan : des prostituées, des nonnes défroquées, des homosexuelles et généralement tout ce qui porte jupon (encore que pas toujours, puisque certaines se travestissent volontiers) et qui défit les autorités nationales . Cependant, l’attentat de Ranch-le-Grand mit brutalement fin à cette discrétion toute relative. Du jour au lendemain, le FLFM passa du statut de groupuscule subversif mais inoffensif à groupe terroriste dangereux et criminel qui méttait en danger la société et cherchait à en saper les fondements. Les mois suivants montrèrent à la population makotane que cette violence n’avait rien de spontané : enlèvement ciblé pour contraindre le législateur à infléchir la loi contre l’inversion, opération coup-de-poing contre un pénitencier féminin, sabotage méthodique de l’imprimerie des Ligues.

Le point de bascule fut toutefois atteint en décembre 2017, lorsque un duel d'honneur, pour ne pas dire ordalique, opposant Mlle Ménoville au Président de la République offrit au mouvement une visibilité nationale durable et une forme de légitimation symbolique. Mlle Ménoville affrontait (et finalement vainquait) le Président Irreville à armes égales dans les jardins du Congrès. Bien que formellement, comme nous l'avons dit, il s'agissait d'un duel au point d'honneur, Mlle Ménoville ayant défié et insulté le gouvernement et le Président Irreville ayant levé le gant, les tractations des témoins avaient mis dans la balance le projet d'une loi nouvelle en faveur de la cause féministe ainsi qu'une trève permanente de six mois. Comme la demoiselle Ménoville remporta ce duel comme nous l'avons vu, elle se trouvait auréolée de gloire dans son milieu interlope mais également dans l'impossibilité d'agir pour six mois. C'est dans ce cadre (et motivée par la recherche d'un traitement de la maladie qui frappe le FLFM, à commencer par son chef) que la FLFM s'est élancée dans le Wasterland. En outre, la reprise en main de l’Empire du Nord (un temps en pleine confusion du fait de la destruction d'Estham) rend la présence du FLFM dans l'Empire de moins en moins viable et de plus en plus dangereuse. Le choix d'un repli de la base vers les terres dévastées du Dakora s’inscrit aussi dans cette logique. Par ailleurs, il ne s’agit plus seulement de survivre, ni même de frapper, mais de tenter une expérience politique totale : l’implantation d’un territoire autonome. Présentée par ses promotrices comme une fondation utopique, cette expédition relève aussi d’un calcul froid : établir une base arrière hors d’atteinte immédiate de l’État makotan et qui ne serait pas non plus à la merci de l'Empire du Nord.

En ce qui concerne le groupe en lui-même, le FLFM repose sur une direction réduite, mais étonnamment cohérente. Sa fondatrice idéologique, Mlle Vautrin, ancienne courtisane au parcours erratique et à la fascination revendiquée pour l’armement lourd, incarne davantage l'image que souhaite montrer le groupe (la détermination mais dans l'élégance) que la conduite réelle des opérations. Le pouvoir effectif se concentre entre les mains de sa compagne, Mlle Ménoville, femme hommasse, religieuse défroquée, et terroriste rompue aux codes médiatiques. Froide, méthodique, parfaitement consciente des rapports de force, elle impose au FLFM une discipline et une lisibilité qui lui faisaient défaut à ses débuts. À ce duo s’ajoute Mlle Dalembert, issue elle aussi de ce monde interlope mais beaucoup plus versée dans le grand banditisme, et qui est chargée de la logistique, des filières et des financements. Cette alliance du radicalisme idéologique féministe et de la criminalité professionnelle constitue le socle réel du mouvement.

Collection d'articles Makotans sur le FLFM
Ier attentat revendiqué : Sanglant attentat féministe à Ranch-le-Grand ! , In les Nouvelles du Makota, le 10/04/17
Représailles : Descente de Police dans les principaux bordels saphiques! , In la Libre Makotane, le 12/04/17
Témoignage sur les représailles : Mlle Saint-Paul Enfin Libérée !, In Des Lumières dans la Nuit, le 18/04/17
Deuxième attentat : ENLEVEMENT ARMÉ : LE FLFM A ENCORE FRAPPÉ !, In Les Nouvelles du Makota, le 27/04/17
Libération de l'otage : Mlle Lefranc a été libérée : Le projet de loi contre l'inversion est annulé, In Les Nouvelles du Makota, le 30/04/17
Témoignage de l'otage : Trois jours d'enfer et de terreur, In Les amis de l'Autel, le 12/05/17
Entretien filmé avec Mlle Ménoville, la N°2 du FLFM : Entretien avec Mademoiselle Ménoville (14/05/17)
Troisième attentat : Attaque d'un pénitencier pour femme : Le FLFM revendique , In Les Nouvelles du Makota, le 14/06/17
Dernier attentat en date : Le FLFM détruit la plus grande imprimerie des Ligues, In Les amis de l'autel, le 9/11/17
Déclaration de duel : Mlle Menoville défie le gouvernement, le Président accepte, In Les Nouvelles du Makota, le 24/11/17
Victoire de Mlle Ménoville : Mlle Ménoville remporte le duel !, In la Libre Makotane, le 15/12/17



Liste des Sujets
FICHE DE RENSEIGNEMENT : VAUTRIN, Juliette (Mlle)
FICHE DE RENSEIGNEMENT : MENOVILLE, Claudine (Mlle)
FICHE DE RENSEIGNEMENT : DALEMBERT, Eugénie (Mlle)
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BUREAU DES MARECHAUX DU MAKOTA — SERVICE ANTI-TERRORISTE
FICHE DE RENSEIGNEMENT : VAUTRIN, Juliette (Mlle)
Statut : Ennemi public n°1 / Chef d’organisation terroriste

Mugshot de Mademoiselle Juliette Vautrin lors d'une de ses nombreuses arrestations par la police des moeurs de Sainte-Régine la capitale du Makota.

Nom : Juliette Vautrin_________Civilité : Demoiselle___________Age : 29 ans (née en 1989)
Nationalité : Makotane_____________Sexe : Féminin_____________Profession : Courtisane

SYNTHÈSE DES ANTÉCÉDENTS POLICIERS ET JUDICIAIRES
Mlle Juliette Vautrin se retrouve dans les archives de multiples services de police mondaine à travers le territoire. Bien au-delà des simples dossiers de mœurs inhérents à son ancienne activité de courtisane, les rapports font état d'une dérive comportementale ancienne, marquée par une violence endémique et une obsession pour l'armement jugée aberrante pour une personne du sexe. Son casier, déjà noirci par des condamnations pour délinquance de droit commun et déviance morale — incluant la conduite illégale de véhicule, l'ivresse publique, l'usage de stupéfiants et la production pornographique —, ne constituait que le prélude à sa criminalité actuelle. Elle est, en outre, connue pour avoir mené plusieurs duels illégaux. Elle est actuellement poursuivie dans plusieurs comtés ainsi que dans l'ensemble de l'Etat pour de nombreux chefs dont voici les principaux : Cheffe de groupe criminel avec circonstances aggravantes de terrorisme, homicide de masse et multiples homicides aggravés, destruction volontaire, multiples vols, organisation d'évasion et assistance à des évadés, inversion, apologie de l'inversion, apologie des mauvaises mœurs, apologie du terrorisme, multiples sorties et entrées illégales au Makota.

Mlle Vautrin est actuellement primée à hauteur de 5 000 $MKT vive, et 500 $MKT morte. Voir l'avis de recherche joint.

PROFIL PSYCHIATRIQUE ET COMPORTEMENTAL
Juliette Vautrin incarne une forme extrême de déviance morale et constitue une menace directe pour l’ordre moral, naturel et social Makotan. Née en 1989, cette ancienne courtisane de haut rang, autrefois prisée par l’élite masculine de Sainte-Régine, a opéré une rupture radicale vers les mœurs contrenature et la violence armée. Derrière une apparence soignée — elle affecte fréquemment le port de crinolines ou de toilettes de gala, en décalage total avec les milieux terroristes qu’elle fréquente — se dissimule une personnalité profondément narcissique et instable. Son parcours illustre une chute morale caractéristique : lassée d’une vie de luxe et de la reconnaissance sociale que lui conférait son statut, elle aurait cherché dans la transgression, la violence et le militantisme sapphiste des formes de stimulation correspondant à un ennui pathologique. Cette trajectoire, marquée par l’oisiveté et le vice, l’a conduite à s’engager pleinement dans des activités criminelles.

Sur le plan psychologique, le sujet présente les signes évidents d’une perversion narcissique sévère, associée à une volonté constante de domination. L’aliéniste Martin, chargé par nos soins de l’étude de son dossier, décrit une personnalité incapable de trouver satisfaction dans les unions naturelles, et se tournant vers l’inversion par désir de contrôle et de recherche d'un rôle masculin. Ses relations intimes sont signalées comme violentes et empreintes de sadisme. Son ancienne compagne, Mlle Saint-Paul, par ailleurs à la tête de l'Association de Protection des Libertés des Artistes Makotan (APLAM), une structure gauchiste attachée au Parti progressiste, a ainsi témoigné — non sans réticence — de violences physiques répétées, confirmant un schéma relationnel dysfonctionnel fondé sur la contrainte et l’emprise. Ce besoin de domination se retrouve dans sa manière de diriger le FLFM. Mlle Vautrin n’apparaît pas comme une idéologue structurée, mais comme une figure centrale exigeant une loyauté absolue, s’entourant d’un cercle de partisanes fanatisées prêtes à agir, voire à mourir, pour satisfaire ses exigences. Elle gouverne l’organisation moins par sa doctrine, assez floue, que par la fascination personnelle qu'elle provoque et son indéniable pouvoir de séduction. Il s'agit d'un cas manifeste de folie collective charismatique.

L’intimité de Mlle Juliette Vautrin est étroitement liée à sa relation amoureuse avec son lieutenant, Mlle Claudine Ménoville, religieuse défroquée au profil brutal. Ce duo constitue le noyau dur de l’organisation. Si Mlle Ménoville incarne la force d’exécution, Mlle Vautrin en demeure l’élément décisionnel et symbolique. Des observations récentes — notamment lors de la diffusion d’une vidéo de défi en duel — laissent toutefois apparaître une dynamique plus instable : mutisme inhabituel de Mlle Vautrin, regard absent et posture effacée face à une demoiselle Ménoville particulièrement directive. Ces éléments suggèrent soit une altération de l’état psychique du sujet, possiblement liée à une consommation de substances, soit une inversion ponctuelle du rapport de domination au sein du binôme.

La dangerosité de Mlle Juliette Vautrin est encore renforcée par une fascination obsessionnelle pour les armes à feu et la mise en scène de la mort. L’attaque de l’antenne de la Ligue de Protection des Traditions à Ranch-le-Grand a été conduite comme un spectacle soigneusement orchestré. Les renseignements disponibles indiquent qu’elle ne tue pas par stricte nécessité opérationnelle, mais par recherche de jouissance symbolique, de quête de vengeance contre la société et d'assouvissement de pulsions misandres incontrôlables. Son passé de duelliste illégale, au sabre comme au pistolet, confirme son mépris des normes sociales et des interdits traditionnels. Elle est dépourvue d’empathie, capable d’ordonner des exécutions de masse ou des enlèvements sans le moindre signe de remords. Elle instrumentalise une rhétorique féministe radicale afin de justifier ses pulsions violentes et sa haine déclarée de l’autorité masculine.

Mlle Juliette Vautrin ne saurait donc être considérée comme une militante politique au sens strict, mais comme une déviante sexuelle associée à une personnalité criminelle et psychopathe. Sa fuite présumée vers l’Empire du Nord ou l’Icamie, où elle vivrait entourée d’individus radicalisés et marginalisés, ne fait que différer une confrontation inévitable. Elle est jugée irrécupérable pour la société. Aussi toute tentative de négociation est considérée comme inutile et ne doit pas être recherchée par les maréchaux. Sa neutralisation constitue une priorité absolue pour la sécurité nationale.

------ Complétement d'information relatifs aux événements au Dakora, Source XXXXX, Mai 2018 ------
Les dernières transmissions en provenance du Dakora (secteur de Roiglane, c'est là où sont installées les terroristes du FLFM) imposent une révision du profil de dangerosité du sujet. Il est désormais confirmé que l'instabilité psychique de Mlle Juliette Vautrin n'est pas seulement d'ordre psychiatrique, mais la conséquence d'une Neurosyphilis Atypique Avancée (NAA), pathologie vénérienne et dégénérative contractée lors de ses activités passées. Le sujet est décrit comme étant en pleine décompensation mentale : crises de démence, fascination suicidaire pour les phénomènes anormaux locaux (« le Smog ») et incapacité totale à se gouverner elle-même.

En conséquence, Mlle Vautrin a été déposée de facto de son commandement opérationnel. Elle a été désarmée par ses propres lieutenants et placée sous la tutelle stricte de Mlle Menoville, qui exerce désormais la réalité du pouvoir. Toutefois, la récupération récente par le groupe de traitements expérimentaux issus d'un laboratoire secret et manifestement oublié de la firme Parapluvie laisse présager une rémission prochaine. Une demoiselle Vautrin guérie de la syphilis mais dont le cerveau a été altéré par la maladie et les substances expérimentales pourrait s'avérer encore plus imprévisible et nihiliste qu'auparavant. Reste à savoir si elle sera encore apte à commander réellement compte tenue des séquelles nerveuses à prévoir. Pour l'heure, c'est Mlle Ménoville qui gère concrètement la destinée du FLFM et Mlle Vautrin est réduite au rang de Potiche.
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BUREAU DES MARECHAUX DU MAKOTA — SERVICE ANTI-TERRORISTE
FICHE DE RENSEIGNEMENT : MÉNOVILLE, Claudine (Mlle)
Statut : Cadre d'une organisation terroriste

Mugshot de Mlle Ménoville

Nom : Claudine Ménoville _________ Civilité : Demoiselle ___________ Age : 34 ans (née en 1984)
Nationalité : Makotane ______ Sexe : Féminin _________ Profession : Religieuse défroquée/Courtisane

SYNTHÈSE DES ANTÉCÉDENTS POLICIERS ET JUDICIAIRES
Mlle Claudine Ménoville est issue d'une famille honorable, étant la fille de M. Jean Ménoville, rancher respecté et membre de la Chambre Foncière au nom du Comté de Plan. Le dossier de Mlle Ménoville révèle une déviance précoce se manifestant dès l'adolescence par un comportement de garçon manqué réfractaire à toute autorité et entrainant de nombreux problèmes de scolarité. Après un noviciat de complaisance et un passage scandaleux dans les ordres sous le nom de Sœur Madeleine, marqué par l'apostasie et la rupture de vœux pour s'adonner au vice de gomorrhie avec sa supérieure, elle a basculé dans la prostitution spécialisée (dite de garçonne ) au sein des établissements d'Eugénie Dalembert, une de ses complices qui rejoindra, elle aussi, le FLFM. Mlle Ménoville est co-fondatrice du FLFM. Elle est actuellement recherchée pour une multitude de chefs de gravité variable et de natures diverses : Lieutenant d'un groupe criminel avec circonstance aggravante de terrorisme, destruction volontaire, multiples vols, organisation d'évasion et assistance à des évadés, inversion, travestissement, apologie de l'inversion, apologie des mauvaises mœurs, apologie du terrorisme, menaces de mort sur les personnes membres des Ligues de Vertu et sur les Ranchers, multiples sorties et entrées illégales au Makota, violences volontaires en réunion, conduite illégale de véhicules thermiques, conduite illégale d'aéronef, etc. Fait unique dans les annales judiciaires, elle est l'auteur du coup de feu ayant blessé le Président de la République lors du duel du 15 décembre 2017 ; bien que couvert par l'immunité du duel, cet acte confirme sa dangerosité exceptionnelle et ne doit en aucun cas être enlevé de son dossier.
Mlle Ménoville est actuellement primée à hauteur de 3 000 $MKT vive ou 300 $MKT morte. Voir l'avis de recherche joint.

PROFIL PSYCHIATRIQUE ET COMPORTEMENTAL
Mlle Claudine Ménoville représente l'archétype de l'inversion congénitale. Contrairement à sa complice Juliette Vautrin, dont le vice prend sa source dans une hystérie acquise, Mlle Ménoville semble instinctivement et invinciblement poussée à rejeter l'intégralité des attributs de son sexe pour adopter un éthos masculin caricatural. Elle arbore systématiquement le complet veston, fume le cigare ou la cigarette, consomme des alcools forts et adopte une posture martiale. L'aliéniste Martin décrit une personnalité rationnelle et pragmatique mais profondément misandre, mettant une intelligence tactique indéniable au service d'une idéologie délirante visant à l'éradication de l'autorité masculine.

Sa relation avec Mlle Vautrin est de nature saphique et toxique, Mlle Ménoville occupant le rôle masculin et protecteur de cette union contrenature. Elle canalise les excès émotionnels de sa compagne, n'hésitant pas à user de violence physique pour la ramener à la raison comme le ferait un homme face à une crise d'hystérie féminine. Elle agit comme l'élément rationnel de cette union. Ainsi là où Mlle Vautrin cherche a exprimer son mal être psychique par des actes irréfléchis d'hyper violence criminelle, Mlle Ménoville cherche l'efficacité opérationnelle et le résultat militaire (la poursuite du fameux "état final recherché"). Elle possède des compétences techniques rares pour une femme (pilotage, maniement d'armes lourdes, conduite) et fait preuve d'un sang-froid absolument impressionnant, comme démontré lors de son duel victorieux contre le Président Irreville ou durant ses opérations terroristes.

En conclusion, et malgré son apparente bonhommie, sa dangerosité ne doit pas être sous estimée car elle ne souffre d'aucun des troubles incapacitants (hystérie, fragilité nerveuse) associés à la criminalité féminine. Il s'agit, au contraire, d'un excellent soldat fanatique, imperméable à la pitié, et totalement dévoué à la construction d'une utopie féministe séparatiste aussi absurde que dangereuse. Notons, cependant, que du fait de l'influence de son père (père dont on peut se demander si il ne serait pas un peu complice), il n'est pas permis à un maréchal de l'abattre si il ne la trouve pas les armes à la main et il lui est fait interdiction de l'achever quelles que soient les circonstances.

------ Complément d'information relatifs aux événements au Dakora, Source XXXXX, Mai 2018 ------
Notre source dans le secteur de Roiglane (Dakora) où s'est implanté le FLFM indique une altération de la hiérarchie du FLFM. Suite à la dégradation mentale et physique de Mlle Vautrin, atteinte d'une Neurosyphilis Atypique Avancée (NAA) qui lui cause démence et pulsions suicidaires, Mlle Ménoville a pris le commandement total et effectif du groupe. Elle a désarmé Vautrin et gère désormais seule la stratégie et la survie de la colonie. Sous sa direction, le groupe a investi l'hôpital psychiatrique de Roiglane pour y récupérer des traitements expérimentaux de la firme Parapluvie, destinés à soigner la NAA qui infecte la majorité des membres. Mlle Ménoville a ensuite ordonné le déplacement du groupe vers le Commissariat Central de la ville, qu'elle fait nettoyer et fortifier pour en faire une base pérenne. Elle semble avoir pour projet d'établir un État autonome dans cette zone, disposant même d'une piste d'aviation. Elle détient désormais le pouvoir absolu sur l'organisation, Mlle Vautrin étant réduite à l'état de charge médicale sous sa tutelle, mais le couple semble malgré tout perdurer.
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BUREAU DES MARECHAUX DU MAKOTA — SERVICE ANTI-TERRORISTE
FICHE DE RENSEIGNEMENT : DALEMBERT, Eugénie (Mlle)
Statut : Lieutenant d'une organisation terroriste

Nom : Eugénie Dalembert _________ Civilité : Demoiselle ___________ Age : 43 ans (née en 1975)
Nationalité : Makotane _________ Sexe : Féminin _________________ Profession : Mère Macrelle

Mugshot de Mlle Eugénie Dalembert (c'est à dire Jeanne Moreau jeune),avec le même panneau de la police des moeurs de sainte-régine

SYNTHÈSE DES ANTÉCÉDENTS POLICIERS ET JUDICIAIRES
Mlle Eugénie Dalembert est une figure bien connue du grand banditisme et du milieu de la nuit de Sainte-Régine. Avant son engagement terroriste, elle exerçait la profession de Mère Maquerelle et gérait plusieurs établissements de plaisirs où elle employait notamment Mlles Ménoville et Vautrin. Son casier judiciaire est lourdement chargé en matière de délinquance financière et morale : proxénétisme aggravé, escroquerie en bande organisée, blanchiment d'argent, faux et usage de faux, et corruption de fonctionnaires. Incarcérée au pénitencier de Sainte-Énora pour ces faits, elle a été libérée lors de l'attaque menée par le FLFM et demeure en cavale depuis ce jour. Elle a été aperçue publiquement comme témoin lors du duel présidentiel, bénéficiant alors d'une immunité temporaire.
PROFIL PSYCHIATRIQUE ET COMPORTEMENTAL
À l'opposé de la folie narcissique de Mlle Vautrin ou du fanatisme idéologique de Mlle Ménoville, Mlle Eugénie Dalembert présente le profil psychologique d'une criminelle de carrière : froide, calculatrice, matérialiste et dénuée d'empathie. Elle incarne une forme de rationalité amorale au sein du FLFM bien qu'il est évident qu'elle partage également les opinions féministes et antisociales du groupe. L'aliéniste Martin la qualifie de sociopathe opportuniste, motivée autant par le profit et la survie que par la cause féministe radicale qu'elle serv. Son rôle au sein de l'organisation est crucial : elle est la gestionnaire, celle qui transforme le butin des pillages en ressources exploitables. Elle apporte au groupe son expertise du monde du crime, ses réseaux de blanchiment et sa capacité à gérer la logistique (vivres, munitions, finances). Elle exerce une influence stabilisatrice et rationelle sur le groupe . Ancienne patronne de ses actuelles chefs, elle conserve une posture d'autorité feutrée, traitant le terrorisme comme une entreprise commerciale dont il faut équilibrer les comptes. Elle ne tue pas par plaisir, mais par nécessité, ce qu'elle est cependant tout à fait capable de faire. C'est un vautour patient, élégant et dangereux par son absence totale de scrupules et son gout pour le luxe et le pouvoir.
------ Complément d'information relatifs aux événements au Dakora, Source XXXXX, Mai 2018 ------
Les rapports d'espionnage en provenance de Roiglane (Dakora) confirment le rôle central de Mlle Dalembert dans la survie du groupe en milieu hostile. Tandis que Mlle Vautrin sombre dans la démence et que Mlle Ménoville se concentre sur le commandement militaire et la réalisation de l'utopie politique du groupe, Mlle Dalembert tient les cordons de la bourse et du stock. Elle est décrite comme gérant les rations, les munitions et les pièces détachées avec une rigueur administrative sans faille. Notre source révèle sa profonde frustration face à l'impossibilité temporaire de piller les banques de la ville morte de Roiglane, dont les coffres pour l'heure toujours clos, confirmant que sa motivation première reste l'appât du gain (le quête du magot ). Il est suspecté que Mlle Ménoville lui ait promis un trésor caché pour garantir sa loyauté dans cette expédition. Elle a supervisé l'installation logistique dans le Commissariat de Roiglane et semble attendre son heure, probablement pour faire main basse sur les richesses potentielles de la zone une fois la situation stabilisée. Sans son expertise logistique, le groupe se serait probablement effondré dès son arrivée dans le Wasteland. C'est une figure à suivre et qui est appeler à jouer un role important dans le groupe.
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