District 7963 C : Base en phase de colonisation par Project EDEN (Westalia)
Posté le : 21 déc. 2025 à 18:48:07
Modifié le : 24 déc. 2025 à 00:34:57
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Posté le : 29 déc. 2025 à 22:12:27
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PROJECT EDEN : Établissement du Citadel Site
PHASE 1 : Arrivée en Dakora

Un drone ARD-01 'Vigilant' de la G.R. Air force survolant les terres dévastés sur Dakora, en prévision de l'arrivée des forces westaliennes dans la région.
L'ancien territoire du Dakora était considéré comme inaccessible depuis plusieurs décennies, peu d'initiatives avaient réellement été réalisées par le passé, pour remettre les pieds sur ces terres dévastées par la mort et la folie des hommes. Pour les plus courageux ou les plus fous, celles-ci se soldèrent bien souvent par un échec rapide de toute mission de reconnaissance, par la perte du matériel engagé, voir du personnel dans certains cas plus tragique. A l'époque, la question d'une exploration de ce Dakora post-apocalyptique n'était pas vraiment stoppée par un manque technique ou technologique permettant cette possibilité, mais bien plus par le coût astronomique d'une telle opération, pour des bénéfices très bas, si ce n'est pas tout simplement nul. En effet, la question s'était déjà posée à l'époque, en Westalia, concernant le regard à porter à ce territoire aleucien coupé du monde et des opportunités qu'il pouvait y avoir à y investir du temps et de l'argent. En 1992, moins d'un an après l'ascension au pouvoir de Victor Hardenbor, un rapport conjoint entre l'armée et des groupes de scientifiques sur une première exploration avait déjà été commandé, dans l'espoir d'une exploration avant le début des années 2000, mais la présence du "smog", ce gaz mortel à l'origine de l'état actuel du Dakora, a rapidement douché tout espoir pour le jeune gouvernement conservateur de l'époque, avec des résultats de recherches estimant que le territoire pourrait être de nouveau explorable d'ici deux à quatre décennie sans avoir à déployer des moyens aussi important qu'au retour de ce rapport. Trois décennies plus tard, voilà que ce même rapport est dépoussiéré des archives pour retrouver la lumière des bureaux fédéraux, dans un contexte géopolitique totalement différent de la fin du XXème siècle. Désormais, la Grande République est une puissance majeure du continent, si ce n'est pas qu'elle se considère elle-même comme la plus importante d'Aleucie, et la multiplication des présences étrangères en Dakora lui a rapidement fait reposer les yeux sur ce territoire dévasté, avec de nouvelles études commandées pour évaluer les bénéfices d'une présence westalienne sur place, afin de contrer l'influence non-aleucienne dans la région et pour renforcer sa propre force dans le centre du continent. Les terres dakoranes, en l'espace de quelques décennies, s'étaient progressivement décontaminées de façon naturelle, avec certaines zones désormais accessibles sans autant de protection nécessaire que par le passé, et, parallèlement, Westalia avait désormais de plus grand moyens techniques, logistiques et financiers pour mener une opération d'installation dans ce qui est désormais appelé le "Wasterland".

Le Brigadier General Curtis ELWOOD, commandant des forces du Project EDEN.
A la suite d'une actualisation des rapports scientifiques et géopolitique sur la situation au Dakora, c'est sans trop de surprise que le projet d'une exploration de ces terres dévastés se retrouvent entre les mains des militaires, qui se formalise avant tout par la création d'une opération militaire de reconnaissance, l'opération "Rediscovery I", où l'État-major des armées westaliennes nomme à sa tête le Brigadier General Curtis Elwood, un officier des forces spéciales de la Grande République qui gravis les échelons au cours d'une carrière exemplaire. A ce stade, on ne parle pas encore d'installation sur le territoire dakoran, mais plus d'une "prospection" sur l'intérêt et la possibilité de le faire. Sur place, différentes entités internationales sont déjà présentes, sans oublier les factions locales issues de la chute de l'ancienne nation, justifiant le caractère secret de cette opération, aux yeux et aux oreilles du grand public. Pour s'assurer de la réussite d'une telle mission le commandant de l'opération se tourne vers ses origines militaires pour demander le déploiement d'une escouade des forces spéciales, quinze des membres les plus compétents pour ce genre d'opération clandestine, dont la mission première sera d'escorter cinq scientifiques, eux-mêmes en charge de faire les relever nécessaires pour une analyse en Westalia des échantillons récupérés. Pendant que les effectifs militaires et civils se préparent pour un déploiement à l'étranger, l'armée fédérale débute l'opération par la prise de photographies satellites de potentiels lieux d'intérêt, avant que le Brigadier General Curtis Elwood n'approuve le déploiement d'un drone de reconnaissance ARD-01 'Vigilant' pour une prise d'informations plus précises dans les différentes zones d'explorations identifiées par la suite. Sans surprise, le territoire du Dakora est presque totalement dévasté, probablement par l'abandon de la présence humaine et des effets secondaires du "smog" sur l'environnement local et les structures dakoranes majoritairement en ruines.

Un groupe de soldats de l'opération "Rediscovery I", au cours d'une exploration des ruines d'une ville dakorane.
Au-dessus du ciel dakoran, alors que l'aube de la journée ne fait que commencer, un avion militaire parachute les membres de l'opération Rediscovery I, avec tout le matériel nécessaire, dans le sud du Dakora, à proximité de plusieurs ruines de villes de tailles moyennes et importantes. L'exploration doit être brève pour ce premier passage, la hiérarchie n'ayant autorisé qu'une présence de trois jours pour la récolte d'informations et d'échantillons, l'équipe doit donc prioriser les lieux à explorer. Déployés avec des véhicules pour l'exploration, les membres de l'opération commencent leur voyage sur ce qui semble être un plateau aride et composé de quelques ruines éparses, probablement des maisons rurales ou d'anciennes fermes, mais distant de seulement quelques dizaines de kilomètres d'anciens amas urbains et surtout adjacent de ce qui semble être une ancienne autoroute d'importance, dont le sens Nord-Ouest rejoint probablement la capitale de ce que fut le Dakora : Dakoraville, à environ 200 km de leur position actuelle. Bien évidemment, l'objectif n'est pas d'aller explorer le centre du pays au cours de cette mission, pas encore, mais une évidence assez frappante ce démarque au fur et à mesure que le groupe remonte l'autoroute dans cette même direction : proche du cœur de cette nation déchue, c'est ici qu'ils pourront récupérer des échantillons et des informations très intéressantes pour la suite du programme, sur le long terme, et peut-être éclairer des zones d'ombres sur ce qui a pu réellement se passer ici en 1990.
Au milieu de la matinée du premier jour, le groupe pénètre réellement dans une grande cité dakorane en ruine, qualifiée en DKC-001 sur leur carte d'exploration, en attendant de retrouver le nom exact de cette dernière. La périphérie de la ville est composée de nombreux immeubles de faibles hauteurs et adjacent à ce qui s'apparente à une grande zone commerciale à proximité, couverte de cadavres squelettiques et de parkings jonchés de voitures rouillées et inutilisables. Selon le rapport, "aucune trace d'attaque ou de bombardement ne semble être présent à proximités des corps, ni même un quelconque mouvement de paniques, ce qui semble indiquer que la mort de ces dakorans a été particulièrement soudaine, probablement l'une des premières zones touchées par la catastrophe du 5 mai 1990". A l'exploration de différents magasins et centres commerciaux de la périphérie de DKC-001, l'équipe d'exploration a constaté des dégradations d'origines humaines dans certains bâtiments, que cela soit des vitres brisés, des cadavres de personnes décédées bien après 1990 ou encore des tags et d'anciens campements abandonnés. Il est par ailleurs difficile d'identifier si le smog a totalement disparu de cette zone, d'où un certain intérêt des scientifiques à faire des relevés réguliers de la composition de l'air ou des bâtiments, dont les ruines peuvent cacher de précieuses informations pour comprendre comment détecter et se protéger de ce gaz mortel. Une partie du groupe est détachée à l'exploration du quartier résidentiel établie à proximité, où du moins ce qu'il en reste, principalement composés de petits immeubles visiblement destinés à la classe moyenne dakorane, d'après les observations faites sur le terrain, avec un constat identique : de nombreux cadavres squelettiques dans tous les appartements et maisons. A l'intérieur, certains corps sont comme figés dans la dernière activité qu'ils faisaient avant leur mort, en train de dormir dans un lit, être assied sur un canapé, prend un bain dans une baignoire... Le premier jour d'exploration ne donne aucune réponse sur le pourquoi ou le comment de cette catastrophe, mais elle permet de récupérer de nombreuses informations utiles sur l'état actuel du Dakora, à minima dans cette ville. L'équipe d'exploration se replie à la fin de la journée dans un petit centre commercial facilement sécurisable, où ils passeront la nuit.
Au cours de la seconde journée, l'équipe d'exploration quitte la zone dans laquelle elle se trouve pour gagner le centre de DKC-001, un centre d'affaires composé de quelques gratte-ciel imposants, dont un qui semble s'être coupé en deux sous l'effet de l'usure ou d'une quelconque autre force depuis 1990. Pour atteindre le centre-ville, l'équipe d'exploration est obligée de faire une partie du chemin à pied en raison de l'impraticabilité des routes, provoquée par les voitures abandonnées et les débris imposants qui ont soit trop endommagé l'état des rues pour une circulation à bord de leurs véhicules, soit bloquent tout simplement le chemin. Durant l'exploration de cette zone, plusieurs drones sont déployés pour prendre une vue d'ensemble de cette dernière, avec l'identification de plusieurs points d'intérêt, dont ce qui semble être un grand bâtiment administratif, qui devient naturellement la destination de l'équipe d'exploration. Une fois sur place, il s'avère assez rapidement qu'un feu a ravagé, à un moment ou un autre, au cours de ces trois dernières décennies, l'intérieur de la bâtisse, rendant son exploration difficile et impossible en raison du temps limité qui leur a été donné. Vers la fin de matinée, le groupe rebrousse chemin et part en direction d'un autre lieu d'intérêt, une bouche de métro identifiée par un drone et dont l'accès semble être possible. Après avoir emprunté des escalators, désactivés depuis plusieurs années, les membres de l'équipe d'exploration arrivent dans une station imposante et qui semble être un nœud majeur de l'ancien réseau de métro de DKC-001. Avant même de pénétrer sur le quai d'embarcation, il est déjà possible d'explorer différentes boutiques, certaines difficilement identifiables, en raison de leur état ou de leur pillage visible, mais la plupart semble avoir été destiné à la vente de nourriture à consommation rapide, preuve d'une fréquentation importante de cette station souterraine, par le passé. Au niveau du quai, une rame de métro est garée, les portes ouvertes et certaines fenêtres brisées, dans l'attente de passagers qui n'arriveront jamais et dans un silence à glacer le sang, notamment de par l'obscurité totale du quai et l'atmosphère pesante. C'est alors que les membres de l'équipe d'exploration remarquent l'absence totale de corps dans cette zone, contrairement aux autres endroits visités jusqu'à présent, il n'y aucun squelette qui jonche le sol dans ce métro, ce qui semble être en contradiction avec les signes d'une activité active passée dans cette station. C'est au même moment que, surgissant de l'obscurité, quatre personnes se jettent sur les soldats s'étant avancés sur le quai en éclaireurs, visiblement armées de barres de fer et de couteaux artisanaux, criant particulièrement fort dans la direction des westaliens. Si cet assaut surprise à de quoi surprendre, il s'avère assez rapidement que les assaillants sont de piètres combattants, assommant par chance un militaire, mais repoussé physiquement par les autres, sans blessure grave. Immédiatement, les soldats ouvrent le feu sur leurs ennemis, en abattant un qui s'effondre à terre, tandis que ses camarades s'enfoncent dans l'obscurité du tunnel de ce métro, dans l'impossibilité de savoir qu'elle était l'objet de leur hostilité. Le soldat assommé est rapidement pris en charge, plus sonné qu'autre chose, sauvé par son casque, avant que le chef de l'équipe, un Lieutenant des forces spéciales, ne donne l'ordre de remonter à la surface. Mis au courant de la présence d'un assaillant abattu, un survivant de DKC-001, probablement, le chef de l'équipe scientifique parvient à convaincre l'officier que le groupe doit retourner dans le métro, afin d'examiner le corps et pour prélever des échantillons. Une fois redescendu, ce qui s'avère être un homme est confirmé comme bel et bien mort. De par une analyse visuelle, l'homme souffrait d'une malnutrition sévère, en plus d'être couvert de nombreuses cicatrices sur son corps, visiblement anciennes, des zones nécrosées et difformes. Le temps presse et des échantillons sont récupérés sur le cadavre, tel que des cheveux, du sang, de la peau, la dentition... Son arme et une partie de ses vêtements sont prélevées, également pour analyse une fois de retour au pays. Dans le rapport, cette personne sera décrite comme "un homme à l'apparence monstrueuse, qu'il est difficile de qualifier encore d'humain en tant que tel, potentiellement ravagé par la prise d'une drogue ou d'une substance qui a amené son corps dans cet état. S'il n'avait pas été abattu ce jour-là, il serait probablement mort dans les jours qui auraient suivi, de faim ou d'autre chose". La fin de la seconde journée approchant, l'équipe rebroussa chemin pour retourner à leur véhicule, avant de prendre résidence dans un bâtiment facilement sécurisable, en périphérie DKC-001.
Le troisième jour est, malheureusement, peu productif en raison d'une puissance tempête inattendue qui traverse la région. D'importantes vagues de poussière vont traverser la ville, provoquant une visibilité presque nulle à l'extérieur du bâtiment dans lequel l'équipe d'exploration a trouvé refuge la veille. L'importance des vents fut telle que des immeubles à proximité, déjà fragilisés par trois décennies d'abandon, commencèrent à s'effondrer, dont un débris qui détruira un des véhicules d'exploration. La tempête se poursuivra tout au long de la journée, empêchant toute poursuite de l'exploration, avant de se calmer au cours de la fin de la matinée du quatrième jour. L'extérieur sécurisé, l'équipe d'exploration rejoindra le point d'extraction donné par l'armée fédérale, détruisant derrière eux les véhicules utilisés au cours de l'exploration et n'emportant que le nécessaire, afin de ne pas laisser les traces d'un passage westalien dans la région, avant de quitter le Dakora.

Des membres de l'opération "Rediscovery II" au cours d'une mission d'exploration minière à moins d'une dizaine de kilomètres de DKC-001.
L'opération Rediscovery I avait pour but de poser un premier pied en Dakora et de confirmer la viabilité d'un projet pour le développement d'une installation permanente dans la région. La position stratégique de la zone entourant DKC-001 et les prospections réalisées en amont avait permis d'identifier plusieurs ressources intéressantes à l'exploitation, dans le cas d'une présence westalienne sur place, mais sans données précise sur la qualité ou les détails exacts des gisements présents là-bas. Le gouvernement fédéral, ouvert pour financer une installation en Dakora, aussi bien pour des intérêts économiques, que géopolitiques, accorde son feu vert à l'envoi d'une nouvelle mission d'exploration, nommé "Rediscovery II", dont les objectifs principaux vont être la recherche locale d'un lieu où établir une base westalienne permanente, mais également des points d'intérêts économiques, miniers, dans le but de planifier des installations d'extractions minières dans un futur plus ou moins proche. Si Rediscovery II est également une mission secrète, le temps accordé à cette dernière est beaucoup plus important, puisqu'il est d'un total de trois semaines, soit vingt-et-un jours pour atteindre tous les objectifs nécessaires. Composée d'un plus grand effectif que la première itération, cette dernière se voit surtout être accompagné de matériels d'exploration minière et d'ouvriers en capacité de mener ce genre d'opération, gracieusement prêtés par la Northern Mining Alliance, qui voit de nombreux intérêts à profiter de la situation. Un lieu pour la construction d'une base est rapidement trouvé, immédiatement investi dans le but de construire un camp de fortune pour l'opération Rediscovery II, avec notamment le stockage du matériel importé en Dakora et l'hébergement du personnel. Plusieurs missions d'exploration minières sont réalisées au cours de ces trois semaines, avec des résultats suffisamment convaincants pour attiser l'intérêt naissant des westaliens pour la région. Contrairement à la dernière fois, les équipes déployées sur place n'auront pas de contact direct avec les "survivants dakorans", bien que des signes d'activités humaines récentes seront identifiés au cours de toute la mission, notamment à DKC-001, au cours de nouvelles explorations scientifiques. A l'issue des trois semaines de l'opération Rediscovery II, une partie du personnel, principalement militaire, reçoit l'ordre de stationner sur place pour une durée encore indéterminée, mais beaucoup se doutent déjà que ce maintient de présence au-delà de la durée initiale prévue est synonyme d'une installation permanente à venir en Dakora.

Construction du Citadel Site, point de départ du Project EDEN.
Officiellement, la Grande République de Westalia a déclaré s'installer en Dakora après l'opération Rediscovery II, ce n'est en réalité qu'une reprise des activités déjà lancées au cours de cette même opération, ainsi que l'installation présente avant et à la publication d'un communiqué officel. En réalité, les moyens nécessaires pour rentabiliser une exploitation du Dakora sont beaucoup trop important pour être cachés publiquement, aussi bien aux parlementaires qu'à la population, dont les milliards de Talirs de dépenses prévisionnelles auraient été tôt ou tard découverts. Toujours officiellement, la Grande République annonce le début du "Project EDEN" qui est présenté comme une mission humanitaire et scientifique visant à étudier la catastrophe du Dakora, en plus de sauver les âmes en peine qui y vivent, avec une présence militaire modérée. Mais il ne faut pas s'y méprendre, le Project EDEN est avant toute chose une extension de l'influence westalienne en Aleucie, avec un effectif et des moyens militaires bien plus important que peuvent lui donner les rapports officiels. C'est depuis ce qui est désormais appelé le "Citadel Site", que le cœur de ce projet prend forme, à l'endroit même où les équipes de l'opération Rediscovery II avaient établies leur camp de base. Des allers-retours d'avions et d'hélicoptères sont fréquent dans cette région stratégiquement situé à proximité de ressources naturelles non-exploitées et à seulement deux cents kilomètres de Dakoraville. Pour le moment, Citadel Site n'est qu'un amas de fortifications basiques et de tentes hébergent le personnel et le matériel, mais cette dernière évolue très rapidement, vers la forme d'une base militaro-scientifique de plus en plus complexe et complète, avec tout le nécessaire pour mener à bien le Project EDEN. Les westaliens s'installent avec sérieux en Dakora et avec eux les importants moyens dont dispose la première puissance du continent.