25/11/2018
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[Parapluvie Inc. - Cramoisie©] Recherche d'une Alliance Capitalistique en vue de favoriser l'avènement du Surhomme

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Recherche d'une Alliance Capitalistique entre les deux entreprises philanthropiques en vue de favoriser l'avènement du Surhomme

26 mai 2018 : Mlle Antoinette Dispensier débarque à Salem-Maleykoum pour négocier avec Camille Printempérie des achats croisés d'actions entre la Parapluvie Inc et la République actionnariale de Cramoisie
de nuit, noir et blanc, film noir, réaliste, une jeune femme  androgyne charismatique en costard cravate noire d'homme dans sa vingtaine, rousse, aux cheveux en brosse cours  descend d'un jet privé et est précédée par des hommes en blonds athlétiques en costard cravate noir corporate qui l'attendent respectueusement, sur un aérodrome moderne dans un désert du Maghreb avec un bâtiment indiquant en néons nom de Salem-Aleykoum. Sur le flanc de l'avion il y a le symbole de la Parapluvie inc. Ambiance Corporate 90s,

--- Récit du RP ---
Mlle Dispensier, président-directeur général de la Parapluvie Inc., vient de s’infliger un long et pénible voyage jusqu’en Afarée. C’est la première fois que la jeune femme met les pieds sur ce continent sauvage. En réalité, c’est aussi la première fois qu’elle quitte le Dakora et l'environnement protégé des abris souterrains de la Parapluvie. Ce n’était donc pas sans appréhension qu’elle était montée dans son jet privé — ou plutôt celui de sa compagnie — qui, bien qu’ayant été bichonné par un pilote n’ayant que cela à faire, n’avait toutefois pas volé depuis trente ans. L’appareil n’a cependant pas fait défaut, et la voilà arrivée à bon port. Elle en est désormais certaine : la RAC, et plus précisément la famille Dalyoha, peut l’aider dans sa mission sacrée de création du Surhomme, une aide qu’il serait imprudent de négliger. C’est pourquoi elle descend l’échelle de l’avion d’un pas volontaire et décidé, monte dans un taxi — toujours entourée de ses gorilles — et prend la route en direction des bureaux de Printempérie.


Une fois sur place, elle rend donc auprès du maitre des lieux.
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Le professeur Ambroise Crogère, docteur à Grand Hôpital, était l'homme des Dalyoha en CRAMOISIE©. Un scientifique d'une envergure plus discrète que Philippe Géminéon son supérieur, mais sans aucun doute parmi les plus brillants esprits qu'ait connu Carnavale. Contrairement à nombre de ses concitoyens, Ambroise Crogère n'avait pas l’exubérance joyeuse dont souvent s'habillent les habitants de la Cité noire, mais il rattrapait par son génie qui tenait du savant fou ce qu'il perdait en mondanité.

Naturellement c'était lui qu'on avait envoyé représenter la Dalyoha Compagnie auprès de ces messieurs-dames de la Parapluvie Inc., entreprise que certains qualifiaient parfois de "petite sœur" car par bien des aspects elle ressemblait à la Compagnie autant dans ses méthodes que ses ambitions.

Ambroise Crogère et son DALEK

Ambroise Crogère se présenta accompagné d'un DALEK, abréviation du Drone Autonome Létal pour l'Extermination en Kabalie, prototype d'une version militarisée du DALEC que la Dalyoha Compagnie testait en ce moment même au Dakora. S'ils n'étaient pas encore totalement au point, les DALEK représenteraient bientôt un atout majeur dans le désert rouge, particulièrement hostile à la vie organique.

- Mademoiselle Dispensier bienvenue en CRAMOISIE© j'espère que vous avez fait bon voyage. Je serai votre interlocuteur au nom de la Dalyoha Compagnie dans le désert rouge. Désirez vous boire quelque chose ? Nous avons de l'eau, presque tous les alcools qui existent, et des cocktails de chez nous à l'or, au phosphore et du protoxyde d'azote liquide. Cela dégage agréablement les bronches.
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Mlle Dispensier, charmante jeune femme rousse en costard cravate est  assise sur un fauteuil et est en entourée de deux hommes blonds musclés debout en costard cravate et elle sourit. Noir et blanc.  les deux hommes gardent la femme, plan séré, les deux hommes n'ont pas le même visage et le costard est noir et ils ne sourient pas. L'un d'eux tient une mallette avec le symbole de la parapluvie dessus.

Mlle Dispensier, joviale et courtoise, assurément charmeuse, refuse cordialement le verre qu'on lui propose et tout en souriant, se lance dans un petit monologue pédagogique qui semble davantage récité que spontané sous les regards fixes mais souriants des deux gardes du corps blonds qui l'encadrent :

« Oh, c’est une proposition tout à fait charmante, M. Crogère , et j'apprécie grandement cette initiative de convivialité. Vraiment. Cependant, je vais devoir décliner votre offre. Vous connaissez peut être la politique interne de la Parapluvie : Une esprit sain dans un corps sain. Voyez-vous, la moindre goutte d'alcool, aussi festive soit-elle, est tout a fait préjudiciable au corps et à sa santé. En effet, il est scientifiquement établi que l'alcool, dès la première gorgée, est une substance toxique qui attaque les membranes cellulaires et perturbe l'homéostasie.

Je ne peux me permettre d'infliger à mon organisme la déshydratation des tissus, l'augmentation de la pression artérielle ou l'oxydation prématurée de mes neurones. C'est une question de rigueur sanitaire élémentaire : un corps sain est le prérequis indispensable à une performance durable et à la quête du Surhomme. Je refuse d'ingérer une molécule qui détériore le foie et affaiblit les défenses immunitaires, ne serait-ce que pour quelques minutes de convivialité. D'ailleurs, dans un souci d'efficacité et de contrôle qualité, j'ai pris la liberté d'apporter ma propre gourde isotherme contenant une solution électrolytique maison. Je serai donc ravie de partager ce moment avec vous, tout en préservant l'intégrité de ma santé. J'espère que vous ne le prenez pas mal, c'est un simple protocole sanitaire, et non un refus catégorique de me récréer avec vous.»

Puis elle enchaine, calmement :

« Si vous le voulez bien, je vous propose que l'on remette à plus tard les activités de détente et que nous ouvrions immédiatement nos négociations ou tu du moins leurs préparations. Je suis surprise de ne pas voir Messieurs Dalyoha ou Printempérie. N'en prenez pas ombrage mais l'affaire me semble d'importance, même pour vous. Avec l'affaiblissement du Smog au Dakora, il nous est dorénavant possible de reprendre contact avec le monde. Ces trente années de réclusions auront cependant été très utiles pour mener à bien nos travaux d'étude. Comme vous le savez certainement, la Parapluvie Inc. n'est pas une simple société, il s'agit également d'une organisation philanthropique dont la finalité réside dans l'avènement du Surhomme. Etiez-vous au courant de la venue du Surhomme ? Je veux dire, beaucoup de gens l'ignorent, mais il approche, il vient, et il faut préparer sa venue. C'est que l'homme est quelque chose qui doit être dépassé, et qui le sera. Il faut cependant que cela se fasse dans les meilleurs conditions possibles, n'est-ce pas ?Que pense M. Dalyoha de l'avènement du Surhomme ? Sait-il qu'il vient ? Est-il conscient de l'importance de bien préparer son avènement ? Excusez moi de poser ces questions, mais je pense qu'il est indispensable d'en passer par là avant d'aller plus loin dans nos discussion.»
Ambroise Crogère

- Je ne partage pas votre point de vue, si je tombe malade, je me soigne. Si mon foie dysfonctionne, je me le fais changer. Pour nous autres le corps n'est qu'un outil, un véhicule qui se répare et se remplace. Il n'y a rien de sacré là-dedans mais ce n'est pas le lieu pour ce genre de débat. Je ne m'en offusque pas.

Ceci dit, il se sert lui-même un verre de quelques chose de stimulant.

- Je n'ai aucune idée d'où se trouve actuellement monsieur Dalyoha. Probablement à Carnavale pour ce que j'en sais. J'ai mandat de sa part pour organiser et gérer les affaires de la Dalyoha Compagnie dans le désert rouge. Quant à monsieur Printempérie, il se trouve actuellement en plein conseil actionnarial, mais il n'a lui-même rien à voir avec la Dalyoha Compagnie. Nous sommes un prestataire privé de la RAC©. Si vous désirez rencontrer l'un de ces messieurs, il m'est possible d'organiser une réunion mais je suis actuellement la personne la mieux placée pour faire un pont entre les intérêts de monsieur Dalyoha et ceux de CRAMOISIE©.

Nous sommes bien sûrs ravis d'apprendre que vos recherches ont aboutis à des résultats significatifs. Nous avons en partage la foi en la science et les avancées des uns sont les progrès des autres. L'installation d'un centre de recherche DalyohaTM au Dakora est d'ailleurs gage de notre intérêt singulier pour la région dont les caractéristiques géographiques en font un laboratoire à ciel ouvert pour nos recherches sur la dégradation environnementale.

Je suis obligé de vous demander quelques précisions quant à ce que vous appelez "Surhomme" car vous n'ignorez pas que les conceptions varient d'une sensibilité à l'autre. La Dalyoha Compagnie travaille de longue date sur plusieurs projets parallèles visant tous à transcender durablement l'humanité, c'est vrai. Virtualisation de l'esprit, remodelage de la chair, immortalité, sans parler de nos expériences sur le clonage pour lesquelles nous entretenons de grands espoirs. Mais le "Surhomme"... peut-être parlons nous de la même choses mais pas dans les mêmes termes ?
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Mlle Antoinette Dispensier est en extase  sensuelle en se projetant elle-même dans ses explication et l'on voit dans une bulle de pensée l'image d'un Tyran   et elle apparait à genoux devant lui et le tenant à la taille avec vénération et amour sensuel, assure toi que ça entre bien dans bulle, agrandis l'image au besoin

À l'évocation des projets de la Dalyoha — virtualisation, mécanique, pièces détachées — une moue dédaigneuse, vite réprimée, avait plissé ses lèvres. Lorsqu'elle prit la parole, sa voix avait perdu son ton monocorde de récitante pour gagner en souffle, se faisant plus rauque, plus vibrante. Elle semblait un peu vexée car elle pensait que son auditeur n'avait rien compris au grand œuvre sur lequel travaillait la Parapluvie inc. avec passion depuis des décennies :

« Monsieur Crogère, avec tout le respect que je dois à votre ingénierie et malgré tout le respect que j'ai pour votre intelligence et celle de vos collègues ... Je suis peinée d'avoir à vous dire que vous n'y êtes pas du tout ... La virtualisation est une fuite. Le remodelage de la chair telle que vous l'entendez, une simple chirurgie esthétique glorifiée. Vous parlez de réparer une machine obsolète. Je vous parle, moi, de créer un dieu. »

Ses yeux brillants fixés sur le scientifique comme si elle voulait le dévorer intellectuellement.

« Le Surhomme... Ce n'est pas un esprit dans une boîte de conserve. C'est la quintessence de la biologie. L'apogée de la sélection. C'est une forme d'épiphanie... Imaginez... Ho ... imaginez un instant ...»

Elle s'arrêta, le souffle court, une rougeur empourprant délicatement ses joues pâles. Ses pupilles semblaient dilatées.

« Imaginez une statue antique mais vivante et parfaitement animée. Une architecture osseuse et musculaire parfaite. Un grand dolicocéphale blanc, nordique, immaculé... La pureté absolue du génotype s'exprimant dans une musculature hypertrophiée, saillante, et malgré tout esthétique et harmonieuse. Une peau pâle comme l'albâtre, à peine assez épaisse pour contenir la pression d'un cœur gros comme un moteur de camion, pulsant un sang enrichi capable d'oxygéner un cerveau supérieur... »

Elle ferma les yeux un instant, une main remontant vers sa gorge comme pour sentir son propre pouls, visiblement transportée par sa vision. La rougeur diffuse qui était la sienne devenait maintenant plus intense et marbrait désormais intégralement la peau de son visage pourtant blanchâtre quelques instants plus tôt, et ses narines frémissaient. Un observateur attentif pourrait aisément voir des signes de quelque chose de naturelle, à la fois beaucoup peu avouable et très intime. Elle poursuivit néanmoins avec une voix rauque, un souffle court et sensuel qui semblait indiquer une perte de contrôle totale, comme si elle décrivait un amant fantasmé :

« Il ne connaît ni la peur, ni la retenue, ni la fatigue... Il est la force qui palpite, furieuse, sous une chair tendue à craquer. Imaginez cette masse, Monsieur Crogère... Des faisceaux musculaires si denses, si durs ... Ho oui, si durs ... Si durs qu'ils menacent de déchirer son épiderme immaculé à chaque contraction de son anatomie surhumaine... Une vascularisation apparente, épaisse comme des câbles d'aciers et pourtant totalement organique, et où circule une virilité pure, parfaite, inépuisable. Certains, les esprits étriqués, reculeraient avec horreur devant cette puissance sublime, devant cette main hypertrophiée devenue une griffe capable d'éviscérer le béton ou l'acier, ou devant ce regard blanc, vide de toute compassion humaine... Mais c'est parce qu'ils craignent d'être possédés par la Perfection. Le Surhomme n'a pas besoin de vos prothèses froides, M. Crogère, Il est beaucoup trop chaud pour elles. Il est une œuvre d'art autant qu'une arme parfaite. Une arme pour quoi faire me direz-vous ? Mais cela est sans importance, la fin de la puissance réside en elle même. Et le Surhomme est la puissance incarnée. Il est ... en un mot il est le Tyran qui règne sur la chaîne alimentaire par droit de supériorité génétique, un miracle de la nature elle-même devant laquelle tout doit se soumettre et dont nous devons favoriser l'avènement, et ce quoi qu'il en coute... »

Soudain, prenant conscience de l'indécence de sa conduite, elle rouvrit les yeux. L'éclat humide et troublant qui les voilait s'évapora instantanément pour laisser place à une panique fugace. Réalisant l'impudeur de sa description et la chaleur qui montait à ses joues, elle porta une main à sa bouche comme pour y ravaler un soupir trop prononcé. Honteuse, elle se racla la gorge bruyamment, lissa nerveusement un pli imaginaire sur son pantalon stricte de working girl intransigeante et reprit une posture d'une rigidité pour ainsi dire cadavérique, posant ses mains à plats sur les accoudoir pour ne pas avoir la tentation de les utiliser de manière gênante :

« Veuillez... veuillez m'excuser, Monsieur Crogère, » bafouilla-t-elle, retrouvant son ton pincé de femme corporate, bien que sa voix tremblât encore légèrement. « La ferveur pour le Surhomme m'égare parfois. C'était tout à fait inapproprié. Veuillez oublier cet emportement. Je crois que vous avez votre réponse. »
Ambroise Crogère

- Vous êtes toute excusée mademoiselle Dispensier, il n'y a pas de honte à éprouver de l'extase pour la science comme certains expérimentent l'extase devant le divin. Ceci dit je doute qu'un être humain, même génétiquement modifié, soit en mesure de briser du béton à main nue. Pour y arriver, privilégiez un exosquelette. Mais j'ai bien compris que là n'était pas votre sujet. Je pense pouvoir dire sans me tromper que vous devriez trouver des chercheurs au sein de la Dalyoha Compagnie pour partager vos ambitions. Nous avons un département spécialisé dans le génie génétique et nous pratiquons l'amélioration ADN depuis plusieurs décennies déjà. Pas avec des résultats comparables à votre description cependant j'en conviens. En tant que n°3 de la Dalyoha Compagnie je vous affirme que la pratique de l'eugénisme est loin de nous être inconnue. Cependant vous parlez ici de créer une nouvelle race à part entière, un hybride entre l'homme et quelque chose d'autre. C'est un projet qui a sa rationalité même si nous ne travaillons pas activement dessus. La position de monsieur Dalyoha concerne davantage la transcendance de l'humanité, il s'agit d’œuvrer pour le genre humain pas de nous laisser éclipser par un nouvel homo superioricus. Néanmoins nous n'avons aucune raison de nous opposer à vos recherches, même nous les trouvons enthousiasmantes car comme je le disais, tous vos progrès, ou vos échecs, représenteront pour la communauté scientifique de précieux enseignements.
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Mlle Antoinette Dispensier, les mains l'une dans l'autre, regardant son interlocuteur avec intérêt et intensité.
Mlle Dispensier prit une longue et lente inspiration. Puis elle dévissa le bouchon de sa gourde isotherme, but une gorgée mesurée de sa solution électrolytique — un liquide bleuâtre et inodore — puis elle reposa la gourde avec une précision millimétrée en évitant tout contact direct avec une surface potentiellement non stérilisée grâce à un sous-verre qu'un de ses factotum blonds sortit de sa poche.

« Un exosquelette... » répéta-t-elle avec un sourire poli mais teint d'une légère condescendance, comme si on venait de lui suggérer de mettre des roulettes à un vélo de course. Elle croisa les jambes, lissa son tailleur, et son regard se fit tranchant, calculateur. Le temps des fantasmes était révolu, place au business.

« Si la Dalyoha Compagnie cherche à transcender l'humain et la Parapluvie à le remplacer, bien que pour nous le remplacer c'est aussi le transcender, nos deux organisations ont tout de même un long chemin à parcourir ensemble avant que nos routes ne se séparent. C'est pourquoi je suis venue ici, afin de sceller avec vous une alliance concrète. »

Elle fit un signe de tête à l'un de ses gardes du corps qui posa une tablette tactile (préalablement désinfectée avec une lingette) devant l'homme d'affaire. Des graphiques boursiers et des organigrammes complexes s'y affichaient.

« Je propose une alliance capitalistique croisée. Une fusion partielle de nos sociétés pour garantir notre loyauté mutuelle. La Parapluvie Inc. est prête à acquérir une part significative du capital de la Cramoisie, et nous vous offrons en retour d'entrer au capital de notre entreprise à hauteur équivalente. Devenons intéressés à la réussite financière de l'autre. L'argent est le sang de la guerre, n'est-ce pas ? »

Elle fit glisser l'image sur la tablette pour afficher des profils de scientifiques.

« De plus, l'argent ne fait pas tout. Il faut de la matière grise. Je propose un Programme d'Échange Scientifique Bilatéral. Je suis prête à détacher une équipe de mes meilleurs généticiens pour travailler dans les laboratoires Dalyoha, je vous pris de croire que nous en produisons des bon. Ils vous apporteront notre savoir-faire en matière de pureté génomique. En échange, je demande que vous envoyiez certains de vos experts en clonage dans nos abris du Dakora. Ils y trouveront un terrain d'expérimentation vierge et stimulant. Il va de soi que nous pouvons vous fournir une assistance militaire pour votre installation dans les terres dévastées, il y largement toute la place que vous voulez. Pour notre part, nous ne serions pas contre l'idée de monter un laboratoire Parapluvie en Cramoisie. Qu'en dites-vous, Monsieur Crogère ? Unir nos portefeuilles et nos cerveaux pour accélérer l'Histoire ? »

Et se souvenant soudain de quelque chose, elle sourit derechef er reprit :

« En parlant de cerveau, je viens de signer un accord de joinvoiture avec Mlle Pascale, cette femme dont vous avez greffé le cerveau dans une Améthyste et qui vient d'investir à milliard, je dis bien à milliard, dans la lutte contre la sénescence cérébrale, il s'agit de l'Institution Makotan du Cerveau. Il va de soit que vous pouvez vous joindre à nous dans cette aventure. »

PROPOSITION HRP
Parce que c'est plus simple et plus clair que de le faire en narration
Mlle Dispensier propose :
  • La Parapluvie investie 40 000 UI en Cramoisie pour acquérir 40 actions
  • La Dalyoha (ou monsieur Dalyoha en personne, à sa convenance) investie 40 000 UI dans la Parapluvie pour acquérir 400 actions
  • La Parapluvie garantie la sécurité de la base Dalyoha en Dakora
  • La Dalyoha autorise l'installation d'un laboratoire Parapluvie en Cramoisie
  • La Parapluvie et la Dalyoha mettent en place un programme d'échange de savants
  • Evidemment les deux entités Cramoisie et Parapluvie se reconnaissent mutuellement avec éventuellement échange d'ambassade
  • La Dalyoha peut rejoindre l'IMC, coentreprise Pascale Compagnie et Parapluvie
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Ambroise Crogère

- Je vous accorde volontiers que nos projets n’ont pas de raisons de se concurrencer, ou tout du moins pas avant un certain temps. Les Laboratoires Dalyoha estiment qu’ils réussiront à offrir l’immortalité aux êtres humains d’ici les années 2050 mais même à ce moment-là il est loin d’être certain que le processus soit généralisable à toute l’humanité avant un temps également conséquent. Il est raisonnable de penser qu’aucun changement civilisationnel révolutionnaire n’aura lieu avant la fin de ce siècle, de notre côté tout du moins. Je ne connais pas votre calendrier mais du côté de la Dalyoha Compagnie, nous demeurons patients et il me semble raisonnable de mettre ce temps d’attente à profit.

Il écoute attentivement la proposition financière affichée sur la tablette qui lui est présentée.

- Je me permets de le rappeler de nouveau pour que les choses soient bien claires : la Dalyoha Compagnie est elle-même actionnaire de la RAC© mais n’y est pas majoritaire et si nous collaborons activement avec les autorités du désert rouge, c’est comme prestataires privés. Bien sûr vous pouvez parfaitement devenir vous-même actionnaire ce qui vous offrira un droit de regard sur les affaires internes du désert rouge mais cela n’a pas grand choses à voir avec les affaires de monsieur Dalyoha. Ceci dit, monsieur Dalyoha sera parfaitement prêt à financer votre achat d’actions cramoisiennes en échange d’un investissement Dalyoha dans la Parapluvie. Cela ne pose aucun problème. Nous sommes de toute façon déjà voisins au Dakora la coopération mutuellement de nos sociétés n’est donc qu’une formalité comptable.

Pour ce qui est d’un échange scientifique, monsieur Dalyoha s’est dit ouvert aux partenariats avec les nations et entreprises que nous estimons partager une vision compatible du destin du monde à moyens et longs termes. Je trouve à titre personnel parfaitement enthousiasmant de recevoir un regard neuf dans la recherche, surtout en matière de génie génétique. Réciproquement, nos départements de recherche sur le clonage humain seront certainement heureux de partager leurs découvertes. La seule condition que pose monsieur Dalyoha est que toute découverte carnavalaise ou partiellement carnavalaise conduise à un brevet DalyohaTM. Nous sommes assez généreux sur leurs usages mais nous tenons à garder un pouvoir de contrôle sur la commercialisation de ce types de technologies. Autrement dit nous les partageons volontiers avec vous, mais vous ne serez pas autorisés à les revendre à quelqu’un d’autre sans notre accord.

Pour ce qui d’installer un laboratoire de la Parapluvie en CRAMOISIE©, je ne peux à moi seul en décider, vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes en pleine gestion de crise. Cela ne devrait pas durer très longtemps et je pense que la Société Luciférienne Carnavalaise qui est actionnaire majoritaire de la RAC© ne verra pas d’inconvénient à vous offrir un terrain, nous n’en manquons pas, mais peut-être devrons nous vous imposer quelques closes ou modalités de discrétions. Avez-vous quelque chose contre le fait de travailler sous terre ? La Dalyoha Compagnie ne jure que par les tunnels secrets, cela a son charme.

Il sourit à l’évocation d’Améthyste Pascale.

- J’ai suivi avec intérêt l’opération de cette jeune fille. A distance cela va de soi. Monsieur Géminéon et moi-même sommes parmi les très rares chirurgiens de Grand Hôpital à pratiquer ce genre de choses… je suis heureux qu’il ait réussi même si je n'en doutais pas. La transplantation de cerveau est assez risquée et complexe mais cela ouvre tant de perspectives pour notre race… Je parlerai de l’initiative de votre mademoiselle Pascale à monsieur Dalyoha, il sera sans doute intéressé. Permettez-moi juste de…

Il sort un stylet pour annoter le document sur la tablette.


PROPOSITION HRP
Parce que c'est plus simple et plus clair que de le faire en narration
Mlle Dispensier propose :
  • La Parapluvie investie 40 000 UI en Cramoisie pour acquérir 40 actions
  • La Dalyoha (ou monsieur Dalyoha en personne, à sa convenance) investie 40 000 UI dans la Parapluvie pour acquérir 400 actions
  • La Parapluvie garantie la sécurité de la base Dalyoha en Dakora
  • La Dalyoha autorise l'installation d'un laboratoire Parapluvie en Cramoisie aux conditions des autorités de la RAC©
  • La Parapluvie et la Dalyoha mettent en place un programme d'échange de savants mais toute découverte demeure brevetée dans son pays d'origine
  • Evidemment les deux entités Cramoisie et Parapluvie se reconnaissent mutuellement avec éventuellement échange d'ambassade
  • La Dalyoha peut rejoindre l'IMC, coentreprise Pascale Compagnie et Parapluvie
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M. Crugère et Mlle Dispensier se serrent la main cordialement, ils se regardent et se sourient.

Mlle. Antoinette Dispensier reprit la tablette avec une satisfaction non dissimulée, ses doigts glissant sur l'écran pour valider les annotations sans la moindre hésitation. La clause sur la propriété intellectuelle relevait d'une logique industrielle qu’elle respectait, et l’idée de travailler en sous-sol lui arracha même un bref sourire complice : « Nous avons vécu trente ans dans des bunkers et nous y vivons encore, Monsieur Crogère, l’obscurité aseptisée est notre milieu naturel, cela nous conviendra parfaitement. » Elle signa l’accord d’un geste vif et chirurgical, scellant l'union de leurs capitaux et de leurs ambitions. « Vos conditions sont acceptables. L’important est que les flux financiers et scientifiques circulent désormais librement pour alimenter nos Grands Œuvres respectifs. » Elle se leva, lissa son tailleur impeccable et tendit une main ferme pour conclure l'entretien, l'œil brillant d'une lueur triomphante. « Je suis ravie que nous puissions avancer ensemble. Préparez vos experts en clonage, mes généticiens arrivent. »

PROPOSITION HRP
Parce que c'est plus simple et plus clair que de le faire en narration
D'un commun accord :
  • La Parapluvie investie 40 000 UI en Cramoisie pour acquérir 40 actions
  • La Dalyoha (ou monsieur Dalyoha en personne, à sa convenance) investie 40 000 UI dans la Parapluvie pour acquérir 400 actions
  • La Parapluvie garantie la sécurité de la base Dalyoha en Dakora
  • La Dalyoha autorise l'installation d'un laboratoire Parapluvie en Cramoisie aux conditions des autorités de la RAC©
  • La Parapluvie et la Dalyoha mettent en place un programme d'échange de savants mais toute découverte demeure brevetée dans son pays d'origine
  • Evidemment les deux entités Cramoisie et Parapluvie se reconnaissent mutuellement avec éventuellement échange d'ambassade
  • La Dalyoha peut rejoindre l'IMC, coentreprise Pascale Compagnie et Parapluvie

[Fin de ce RP, a priori, donc archivable, je procède à la modification du board de la Parapluvie immédiatement]
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