Posté le : 24 avr. 2026 à 16:59:37
Modifié le : 24 avr. 2026 à 20:25:55
1989
Numéro d'accréditation : N0HMDMD
Journal concerné : Télégramme du Marquisat
Nom du journaliste : Mon seigneur le marquis de Mesolvarde
Question écrite à destination des institutions gouvernantes de la République du Talaristan concernant les modalités constitutionnelles et leur application dans la vie politique active.
La Constitution prĂ©voit, dans son article 4, « les principes universels du droit international », sans que son prĂ©ambule ne mentionne quelque convention que ce soit. Nous avons pris connaissance de votre adhĂ©sion Ă la Charte fondamentale de la CommunautĂ© des Ătats Nazumis, qui comprend la Convention nazumie des droits de lâhomme ; nous nous demandons donc comment sont interprĂ©tĂ©s et Ă quoi font rĂ©fĂ©rence, dans votre Constitution, les termes « du droit international ». Sâagit-il dâun droit commun Ă toutes les nations dont nous ne connaissons pas lâexistence ? Est-il compatible avec la Charte ratifiĂ©e ? Quelle est lâinterprĂ©tation de votre gouvernement sur ce point ?
Sur ce fondement, ĂȘtes-vous favorable au fĂ©dĂ©ralisme pour le Nazum, comme le sous-entend Nantipat Sisrati, Premier ministre de la TroisiĂšme RĂ©publique du Jashuria ?
De mĂȘme, lâarticle II de la Charte fait mention de lâexpression « conformĂ©ment au droit international » : sâagit-il de la mĂȘme chose ?
Ensuite, la convention signĂ©e dispose, dans son point 1 de lâarticle IV, que les personnes sont rĂ©putĂ©es Ă©gales Ă la naissance, mais ne dĂ©clare rien sur la suite. Doit-on supposer que les personnes naissent Ă©gales, mais que certaines deviennent supĂ©rieures aux autres au cours de leur vie ? Pourquoi prĂ©ciser lâĂ©tat Ă la naissance, mais pas celui de demeurer Ă©gales ? Est-ce un moyen de protĂ©ger votre Constitution, qui dispose que certains postes politiques soient rĂ©servĂ©s Ă une Ă©lite disposant de diplĂŽmes supĂ©rieurs ? En somme, deux catĂ©gories de citoyens, deux dignitĂ©s ?
« Peut ĂȘtre Ă©lu PrĂ©sident de la RĂ©publique [...] tout citoyen [...] titulaire dâun diplĂŽme supĂ©rieur reconnu par lâĂtat. »
Si vos desseins sont tels, à savoir proposer un droit international unifié qui conduit à une inégalité de droits face aux organes du pouvoir, le Télégramme du Marquisat souhaiterait en avoir une connaissance plus ample afin de questionner la réintroduction de la noblesse dans votre pays, fût-elle fondée sur le diplÎme et la reproduction sociale des élites politiques.
Merci