24/08/2019
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Correspondances de la mission des Sœurs Réginistes à Dakoraville

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Titrage du sujet : Correspondance de la mission des Sœurs Réginistes à Dakoraville
Photographie, artistique,  noir et blanc, film noir, année 50, dans la cellule d'un couvent, une religieuse jeune et belle écrit une lettre au stylo éclairée par une lampe tempête, dehors on voit dans la nuit les ruines d'une métropole du wasterland. Sur la table il y a des photos d'une métropole du Wasterland, elle est vue de dos et de dessus, elle est en habit blanc et voile noir et il y a un crucifix sur pied sur la table

Ce sujet a pour fonction de narrer la vie — ou ce qu’il en reste — dans la métropole de Dakoraville, capitale dévastée de feu l’État du Dakora. Il s’agit d’une narration par le biais de correspondances, c’est-à-dire de courriers. Ce choix découle de mon mode d’expression privilégié, à savoir la presse écrite, le journal. Or, il est évident qu’un lieu aussi dévasté que la capitale dakorane ne dispose plus d’aucun journal fonctionnel, lequel n’aurait, de toute façon, que fort peu de lecteurs, puisque la majorité des punks, qui sont les habitants de la ville — ou occupants diraient les autorités de l’Administration militaire qui contrôlent la lointaine banlieue nord — ne savent pas lire, faute d’avoir jamais eu de maîtres pour leur apprendre. C’est donc le couvent des sœurs réginistes, à travers leurs relations épistolaires, qui fera office d’yeux dans les territoires dévastés de la capitale. Il va de soi — mais est-il réellement nécessaire de le rappeler ? — qu’une correspondance n’est pas, par nature, plus objective qu’un article de journal. Elle a toutefois l’avantage de ne pas subir le poids de la censure. Évidemment, la plupart de ces lettres, peut-être même toutes, seront privées, sauf mention contraire. l es autres nations n’en auront donc pas connaissance. Les joueurs, en revanche, pourront s’en servir pour se représenter mentalement Dakoraville telle qu’elle est aujourd’hui.

Puisqu’on y est, disons quelques mots de la capitale du Dakora elle-même. Dakoraville était une métropole gigantesque, peuplée de plusieurs dizaines de millions d’habitants, caractérisée par une urbanisation exceptionnellement dense en son centre, avec d’innombrables et impressionnants gratte-ciels, ainsi que des réseaux souterrains d’une ampleur et d’une complexité tout aussi remarquables. Cette description ne s’appliquait cependant pas à l’ensemble de la ville. Aussi, si chaque quartier, à lui seul, atteignait déjà la taille et la population d’une grande cité. La plupart se composaient de blocs plus classiques, faits de petits immeubles et d’infrastructures souterraines limitées aux égouts et à quelques voix de métro. Enfin, les banlieues, peu denses, étaient parsemées de maisons individuelles, de pavillons, voire de manoirs ou de véritables châteaux. Quant à la population, elle se chiffrait, comme indiqué, à plusieurs dizaines de millions avant le funeste matin du 5 mai 1990. Aujourd’hui, on estime qu’il ne reste plus, en tout et pour tout, qu’environ 400 000 punks dans l’ensemble de l’agglomération — chiffre incluant hommes, femmes, enfants et vieillards. Cette population est en constante diminution, les punks ne parvenant pas à se maintenir de manière démographiquement viable.

Liste des Correspondances

Correspondances des soeurs réginistes en Punkland (documentaire)
Pays producteur(s) : Terres Dévastées du Dakora (Despotat punk)

Catégorie : Documentaire

Nom de la production : Correspondances des soeurs réginistes en Punkland

Affiche ou visuel : Facultatif

affiche du film

Genre ou thème abordé : Documentaire social

Synopsis ou résumé :
Le documentaire débute par une scène de distribution de nourriture à des enfants abandonnés dans les ruines de Dakoraville. On voit sœur Mahaut, qui est la réalisatrice et narratrice du documentaire, ainsi que deux de ses compagnes, en habits religieux makotans (le grand habit réginiste) mais également armées d’armes à feu, distribuer de la viande bovine séchée makotane à une petite foule d’enfants sales et méfiants en haillons, le tout sous le regard distant et louche de quelques lascars aux crêtes colorées dont on devine qu’ils sont tout à la fois sous l’emprise de l’alcool et des drogues. La caméra suit les échanges brefs, les gestes prudents et les sourires timides des religieuses qui tentent tant bien que mal d’approcher ces enfants sauvages, abandonnés et dénutris. Une voix off, celle de sœur Mahaut, nous apprend que les religieuses sont installées depuis plusieurs semaines dans l’ancien couvent à proximité, qu’elles ont fortifié elles-mêmes pour se protéger des déprédations des punks et de la violence furieuse des Raiders.

Puis le film remonte le fil de leur arrivée. On découvre sœur Mahaut, vingt-cinq ans, ancienne infirmière issue d’une famille de ranchers du Makota, qui explique face caméra la force du songe qui l’a poussée à tout quitter : une ville en ruine noyée dans une brume verdâtre, où elle avançait seule en traînant une lourde croix. Le documentaire alterne ensuite entre les images actuelles de la vie quotidienne au couvent – prières dans une chapelle à moitié effondrée, tours de garde armées, réfection des tombes anonymes, distribution de nourriture aux enfants et même la construction d’un début d’orphelinat – et les récits de la préparation de cette mission sur deux ans, du recrutement des quatre compagnes et des négociations délicates avec les autorités militaires de la République de l’État du Dakora (RED) ainsi qu’avec Zed, le chef des Kradocs, ce despote « pas vraiment éclairé » qui règne plus ou moins sur le Punkland.

Le ton reste sobre mais tendu. On voit les religieuses se livrer à leur œuvre pie tout en maintenant des distributions régulières de canettes de bière afin d’entretenir une fragile coexistence avec les clans punks et de ne pas leur donner de raisons de leur être hostiles. On sent la précarité permanente : regards méfiants, portes barricadées le soir, prières murmurées dans un silence coupé par des tirs lointains, des cris monstrueux et des hurlements incohérents dont on apprend qu'ils sont ceux des raiders, ces malheureux déments qui ont respiré le Smog, sans parler, justement, des épisodes de Smog qui obligent parfois tout le monde à méthodiquement se calfeutrer durant de longues périodes.

Le documentaire pose d’emblée la question centrale à laquelle il va tenter de répondre : que peuvent vraiment accomplir cinq femmes de foi dans une ville largement livrée au chaos et sise au milieu d’un pays qui, de toute évidence, est mort ? Au fil de l’avancée du documentaire, on comprend peu à peu que cette implantation n’est ni une simple œuvre caritative ni une croisade naïve, mais une tentative courageuse pour ramener Dieu au milieu des ruines de Dakoraville et y apporter un peu de Sa lumière et de Son amour, et ce au prix d’un combat quotidien et d’un confort quasi inexistant.

Commentaire :
Le documentaire est manifestement produit à très bas coût, et cela se ressent dans certaines scènes dont la qualité formelle est en deçà de ce qui est normalement attendu d’une production convenable et elle évoque parfois le fontfootage amateur . Cela dit, c’est largement contrebalancé par les effets réels — et ils sont d’autant plus réels qu’ils sont authentiques — ainsi que par la grande sincérité des interventions (rien n’est joué).

Société de production / Producteur : Ordre Réginiste

Réalisateurice : Soeur Mahaut

Distribution : Il n'y a aucun acteur dans ce documentaire, ce n'est pas une fiction.

Date de sortie : le Festival a le droit à l'avant première, le film sera diffusé après.
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