21/06/2018
20:25:30
Index du forum Règles et inscription Inscriptions Demande d'inscription de NJ2

NJ4 - Seconde République de Götterland.

0

Création de pays : GÖTTERLAND


Généralités :



Nom officiel : Seconde République de Götterland.
Nom courant : Götterland.
Gentilé : Götterlandais / Götterlandaise(s).

Inspirations culturelles : Allemagne, Saint-Empire Romain Germanique (historiquement) et Etats-Unis (pour les colonies) majoritairement, France et Royaume-Uni minoritairement.
Situation géographique :

Langue officielle : Götterlandais (dialecte allemand)
Autres langues reconnues : Bien que non reconnue comme langue administrative, l'anglais et le français sont parlés par une part de la population götterlandaise, des minorités linguistiques issues de migrations ouest-eurysiennes durant l'ère impériale et qui se sont mélangées au reste de la population ; notez aussi la présence de l'océano-afaréen, une forme de langue créole syncrétique combinant allemand, français et diverses langues afaréennes (antérien, mandrarikan, swouli, hatti, zouli, tika, peul

Drapeau :
Drapeau de la Seconde République de Götterland (1929-...).

Devise officielle : Pureté, Fierté, Unité.
Hymne officiel :
"Zehntausend Mann die zogen ins Manöver" (hymne national depuis 1910, ce fut le chant de marche du 2ème Régiment de Chasseurs lors de la Republikanischer Unabhängigkeitskrieg de 1908, faisant référence à la marche du régiment et des forces républicaines sur Waltereich).
Monnaie nationale : Volkswährung (littéralement la "monnaie du peuple").

Capitale : Waltereich.

Population : Environ 10,5 millions d'habitants.


Aperçu du pays :



Carte de la situation politique du Götterland.
En bleu : Seconde République du Götterland.
En rouge clair : Armée de Libération Populaire du Götterland (ALPG).
En rouge foncé : Division Massenvernichtung.
En gris clair : Front de Résistance Nationale (FRN).
En orange : Marine der Republik Götterland.
En gris foncé : seigneurs de guerres ( 1 : Union Rurale éco-socialiste du Götterland ; 2 : Organisation de Libération Francophone ; 3 : Culte de l'Apocalypse ; 4 : Club Néo-Spartiate ; 5 : Front Eco-Fasciste du Götterland ; 6 : Autorité épiscopale de l'évêché de Chronstadt ; 7 : Republikanische Geheimdienste - Aktionsdienst (RG-A) ; 8 : Front de Restauration Monarchique ; 9 : Union de Défense Indépendantiste ; 10 : Fraternité Aryenne ; 11 : Royaume de Sion ; 12 : Commune libertaire de Neurostat ; 13 : Mouvement d'Avant-Garde ; 14 : 11e Division de la Garde).
Non mentionné : Front de Libération Océano-Afaréen (dans les colonies aleuciennes et paltoterannes).


Carte géographique du Götterland continental.
En vert : plaines et zones arables.
En brun : collines et montagnes.
En bleu : rivières et fleuves.
En gris : zones urbaines et périurbaines les plus denses en population.

Présentation du pays :

Bien que le Götterland soit une construction médiévale, l'emplacement sur lequel se situe aujourd'hui le Götterland a été, avant l'existence même de la nation götterlandaise, le lieu de vie d'autres peuples. En effet, située en Eurysie de l'Ouest, le Götterland était principalement peuplé de populations celtiques durant l'Antiquité et bien que la région n'a jamais formellement été soumis à la romanité rhémienne notamment, le Götterland a tout de même reçu les apports de la romanité à travers la tributarisation des confédérations tribales locales sous l'autorité rhémienne. Ce tribut accordait une certaine protection aux confédérations tribales celtiques locales mais lorsque l'Empire Rhémien s'effondre à son tour durant l'Antiquité tardive, plusieurs peuplades germaniques vont descendre d'Eurysie du Nord-Ouest et forcer les peuples celtes locaux à fuir la région, ces derniers migreront sur les terres menkiennes et participeront à l'émergence d'un des royaumes durant l'Âge des Héros menkienne avant de se mêler au reste de l'Empire. De leur côté, les peuplades germaniques vont à leur tour occuper la région, s'organiser autour de confédérations tribales avec une culture guerrière très ritualisée, une organisation clanique très hiérarchisée et une cosmogonie où la guerre et le sacrifice occupent une place centrale. Contrairement à d'autres régions eurysiennes, les tribus germaniques du Götterland développent assez tôt une forme de culture de l'obéissance verticale où le chef de clan est à la fois juge, prêtre, chef de guerre et redistributeur des terres après les guerres. Malgré que la région reste relativement insoumise durant l'Antiquité Tardive à toute forme d'empire étranger, la société götterlandaise intègrera progressivement à partir du Ve siècle des éléments administratifs hérités d'autres empires en mettant en place une forme de fiscalité rudimentaire, en commençant à mettre en place une forme de droit écrit et en organisant de manière plus systémique la levée des hommes d'armes.

Ce n'est qu'au tournant du IXe siècle qu'un des chefs de guerre götterlandais, nommé Gottfried le Fondateur, réussit à unifier par la conquête l'ensemble du Götterland et se proclamant alors Rex Götterlands, devenant dans le même temps premier roi götterlandais à se faire baptiser. Le baptême de Gottfried est un moment fondateur de l'histoire du Götterland car il va consacrer la légitimité du Rex Götterlands pendant des siècles autour d'un principe du Göttliches Mandat der Krone, littéralement le mandat divin de la Couronne, un concept des plus importants à la compréhension d de la monarchie götterlandaise. Ce principe affirme que le souverain ne règne ni par le peuple, ni par le sang seul mais parce qu'il est l'instrument nécessaire de l'Ordre voulu par le Divin. Ce mandat n'est pas un droit naturel mais une fonction sacrée confiée temporairement à un individu et à sa lignée pour qu'ils remplissent leur rôle. Contrairement aux monarchies de droit divin traditionnelles qui considèrent leur monarque sacré car juste, les Götterlandais considèrent que c'est l'inverse, leur monarque est juste donc il est sacré. Le Göttliches Mandat der Krone repose donc sur quatre grands principes de base : il est conditionnel (en somme, le souverain ne possède pas le pouvoir à vie, il règne à condition de maintenir l'ordre et la stabilité), le souverain est au-dessus des lois humaines et est son propre juge, l'obéissance au souverain est une obligation morale et toute contestation du pouvoir d'un souverain qui n'a pas été déchu par Dieu est une hérésie à purger. C'est sur ces principes de base que la monarchie götterlandaise va s'organiser, devenant le modèle parfait d'une monarchie théocratique militarisée dont la noblesse militaire reposait l'éntièreté de son mode de vie sur le pillage et l'expansion dans les royaumes voisins tandis que la paysannerie était placée dans un état de dépendance extrême, esclavage et servage se mêlant souvent au sein de la société féodale götterlandaise. En effet, contrairement aux autres sociétés médiévales où l'esclavage n'était pas très répandu, la monarchie götterlandaise va, très tôt dans son histoire, exiger aux nobles lors des guerres de céder au roi une part importante d'esclaves qui se mettent alors au service des politiques publiques de la royauté, notamment le développement économique du domaine royal. L'importance précoce de l'esclavage dans la société götterlandaise va irrémédiablement mener à de nombreuses révoltes serviles tout au long de la période médiévale, un problème récurrent qui sera résolu de la manière la plus atroce au milieu du XIIe siècle : la stérilisation systématique des esclaves royaux, l'on pensait alors à l'époque que couper l'appareil génital des esclaves dès leur mise en captivité résoudrait naturellement les désirs de révolte de ces derniers et les rendraient aussi soumis que l'étaient les femmes à leurs maris.

(Taille hypothétique du Saint-Empire du Götterland à son apogée au XVe siècle, sa taille et sa place dans le Lore régional sera à harmoniser avec les autres joueurs de Velsna, Gallouèse, Teyla et sûrement Fortuna je pense)

A partir du XIIIe siècle, le Götterland entre dans sa plus grande phase d'expansion territoriale à l'échelle continentale, menant une succession de guerres de conquêtes extrêmement violentes jusqu'au XVe siècle qui mèneront en 1401 à la proclamation du Saint-Empire du Götterland. Ce Saint-Empire va cependant se confronter dès le départ à de nombreux défis internes qui l'empêchent de poursuivre son expansion. En effet, les régions orientales de l'Empire sont peuplées de populations majoritairement italophones et francophones qui vont rapidement rejeter la légitimité de l'autorité de leurs nouveaux maîtres germanophones et vont mener de ce fait dès leur inclusion dans l'Empire de nombreuses révoltes paysannes, toutes écrasées dans le sang par une armée impériale alors considérée comme une des forces terrestres les plus puissantes et avancées d'Eurysie (on note notamment durant l'écrasement de ces révoltes que l'armée impériale va faire un usage de plus en plus régulier de l'artillerie, tant dans les combats de sièges que les batailles rangées). Le XVe siècle devient un siècle de consolidation pour le Saint-Empire, celui-ci devant constamment lutter contre les révoltes internes et ne peut plus se permettre de s'étendre au sud et à l'est. A la sortie du siècle, le Saint-Empereur Ansbert IV dit le Réformateur, couronné en 1502, constate l'état de délabrement de plus en plus avancé de son Empire : la noblesse de sang götterlandaise est décimée par des décennies de guerres internes, la Réforme fait son apparition et ajoute une couche religieuse aux conflits paysans et l'absence de nouvelles conquêtes met gravement en danger le système esclavagiste public. Face à ces problèmes, Ansbert IV décide de proclamer la Imperiale Autonomieblase, une bulle impériale qui accorde une large autonomie aux duchés non-germanophones de l'Empire et donne un certain nombre de privilèges aux nobles autochtones en échange de leur loyauté militaire à l'Empereur et le maintien de l'ordre public dans leurs duchés respectifs. Courtisant massivement les élites non-germanophones, Ansbert IV décentralise fortement le Saint-Empire, ce qui fait office de rupture avec la politique de ses prédécesseurs qui s'étaient au contraire focalisés largement sur la centralisation progressive de l'Etat et du domaine impérial pendant près de trois siècles. Considérant cette stratégie comme un échec, Ansbert IV décide de focaliser la centralisation administrative de l'Etat sur les territoires exclusivement germanophones et götterlandais de l'Empire, préférant renforcer la mainmise sur la partie la plus légitime de son Empire plutôt qu'essayer d'imposer une administration directe à des territoires qui acceptent encore très mal la domination de l'Empire et leur subjection à Waltereich. Les guerres internes diminuent en intensité, les armées ducales répriment elles-mêmes les mouvements de protestation et permettent ainsi à l'Empire de diminuer ses dépenses militaires pour se concentrer sur le développement économique et la construction navale à partir du milieu du XVIe siècle, créant une proto-industrie orientée vers l'exploitation minière et la manufacture d'armes, les armes götterlandaises devenant rapidement la norme dans la plupart des pays d'Eurysie et s'exportant aux quatre coins du continent.

Bien que les Guerres des Ligues soient théoriquement des conflits internes au Saint-Empire du Götterland et qu'ils vont opposer principalement l'autorité impériale catholique face à un ensemble de ligues successives de duchés protestants impériaux, les dernières guerres vont prendre une dimension tout bonnement internationales avec l'implication de nombreux pays étrangers, tantôt catholiques et soutenant l'empereur, tantôt protestants et soutenant les ligues, bien que certains pays catholiques aient soutenus également les ligues protestants afin de saper l'autorité impériale et provoquer le morcellement du Saint-Empire.

Néanmoins, le Götterland devra encore lutter pendant près d'un siècle avant de résoudre définitivement ses conflits internes, la Réforme s'étendant rapidement dans l'Empire et certains ducs se convertissant au protestantisme lancent ce que l'on nommera les Guerres des Ligues entre 1569 et 1658. Ce n'est qu'à la fin des Guerres des Ligues que le Saint-Empire réussit finalement à mettre un terme à ses conflits internes civils et religieux à travers les Traités de Wastenfalen en 1658 qui établissent les principes de base de la souveraineté et l'établissement de la gouvernementalité fondée sur la Raison d'Etat et non plus sur les autorités pastorales et les croyances religieuses. Les Traités de Wastenfalen renforcent le principe de cujus regio, ejus religio et permettent aux duchés de l'Empire d'affirmer le culte de leurs sujets indépendamment de la volonté de l'Empereur, chaque Etat au sein de l'Empire disposant d'une voix au sein d'une Diète Impériale nouvellement créée afin de faire entendre la voix de chaque Etat au sein de l'Empire. Il est aussi à noter que les Traités imposent que le culte religieux devient l'affaire unique des Etats, que chaque Etat étant souverain de ses sujets, il est la seule autorité à imposer tel ou tel culte à sa population, aucun Etat, que ce soit l'Empereur ou ses pairs, ne peuvent imposer un culte à autrui et les Traités garantissent l'égalité des voix à la Diète indépendamment du culte religieux de chaque Etat.

A l'issue de ces conflits, le Saint-Empire va se lancer définitivement dans la course coloniale à la fin du XVIIe siècle en établissant plusieurs comptoirs commerciaux en Afarée et en Aleucie avant d'établir définitivement des colonies de peuplement en Aleucie au début du XVIIIe siècle. Le colonialisme pratiqué par les Götterlandais est à l'image de leurs conquêtes eurysiennes : la plupart des entreprises coloniales götterlandaises étaient de nature militaire ou extractive, le Götterland investissait peu dans le développement des infrastructures civiles et massacrait systématiquement les populations indigènes locales. Les colonies étaient généralement administrées par des gouverneurs militaires nobles dotés de mandats absolus sur leurs juridictions coloniales. Néanmoins, la capacité de l'Empire à développer une marine marchande imposante permet non seulement de multiplier les comptoirs commerciaux jusqu'au Nazum mais également de concurrencer les thalassocraties velsnienne et fortunéenne tout au long du XVIIIe siècle. Cependant, malgré l'apport des richesses coloniales qui permettent à la haute société götterlandaise de prospérer dans la richesse et le luxe, les premières failles apparaissent vers la fin du XVIIIe siècle. Les révoltes dans les colonies s'accumulent et le Götterland doit mener des répressions féroces aux quatre coins du monde pour maintenir l'emprise sur son empire colonial. Le XIXe siècle ne devient alors plus qu'une immense fuite en avant : le Götterland court de répression en répression dans ses colonies, l'émergence du nationalisme mine gravement l'autorité impériale sur ses territoires eurysiens non-germanophones, le républicanisme se répand à une vitesse galopante au sein de l'élite et de la bourgeoisie montante du Götterland, forgée par l'industrialisation à marche forcée du Götterland à travers l'exploitation totale des ressources coloniales et la succession de répressions sanglantes des mouvements ouvriers naissants dans les villes impériales.

À la fin du XIXe siècle, les mines de charbon du pays commencent à s'épuiser, obligeant le pays à importer son énergie en masse, engendrant une hausse massive des coûts de production et donc la faillite de nombreuses entreprises. Ce déclin va engendrer à son tour une série de crises politiques à l'aube du XXe siècle avec l'émergence du Parti Communiste götterlandais que le gouvernement impérial va rapidement réprimer. En 1908, l'empereur Walter III est assassiné, provoquant une crise de succession (Walter III n'a alors pas d'enfant et les seules prétendantes au trône sont des femmes dont l'accession au trône est interdite par les lois de succession götterlandaises). L'assassinat de Walter III est alors le clou dans le cercueil du Saint-Empire : l'ensemble des territoires et duchés impériaux font sécession et deviennent tous indépendants. L'armée impériale est parfaitement impuissante face au délitement de l'Empire, plusieurs colonies font également sécession. Face aux disputes de succession de la monarchie, l'armée impériale craint un Coup d'État communiste et décide de prendre les devants en renversant le Saint-Empire de Götterland pour proclamer la République. La Première République du Götterland, principalement dominée par l'aristocratie militaire de l'ancien Empire, dirige la majorité de sa politique autour de la reconquête de l'ancien Empire et des colonies götterlandaises mais rapidement, les moyens militaires götterlandais s'essoufflent, les anciens pays sous domination impériale se coalisent et écrasent complètement l'armée götterlandaise en 1909, menant au traité de Wastled qui force le Götterland à reconnaître l'indépendance de ses anciennes dépendances et à abandonner toute revendication territoriale sur ces dernières. La République oriente alors la faute de son échec sur la faute aux communistes qui auraient trahis le pays au pire moment. Dans les faits, la Première République n'est rien d'autre qu'une junte militaire anticommuniste et nationaliste qui va engager une sévère répression tout en menant certaines opérations à l'extérieur du continent eurysien, réussissant à conserver certaines colonies afaréennes, aleuciennes et paltoterrannes au prix de nombreuses pertes, tant dans les armées qu'au sein des populations civiles, l'armée républicaine n'hésitant pas à faire preuve d'une extrême brutalité et à utiliser des armes chimiques contre les populations civiles, qu'elles soient issues du peuplement eurysien ou qu'elles soient autochtones d'ailleurs.

Plus que la période impériale, c'est réellement la Première République qui va marquer l'imaginaire collectif götterlandais à travers sa rhétorique sévèrement nationaliste et militariste pour l'époque dans un contexte de crise économique et sociale intense, la violence devenant le seul moyen d'expression à cette époque, tant pour le pouvoir étatique que pour les révolutionnaires.

Cependant, sous la pression internationale et face aux sanctions économiques, après une dictature militaire de 21 ans, la République se force à se démocratiser en 1929, la Junte accepte de mettre en place des élections libres au suffrage universel masculin, le nouveau gouvernement libéral-conservateur proclame la Seconde République et redonne le pouvoir à la société civile (bien que l'armée conserve une influence notable sur le pays). Dans les années 1940-1950, le Götterland continue de chuter dans son déclin à l'international avec la perte de ses colonies afaréennes dans une série de guerres coloniales dévastatrices et meurtrières. Le gouvernement götterlandais, à partir de 1952, est dominé principalement par les conservateurs mais ces derniers sont incapables de rétablir la situation économique du pays sans l'apport des principales colonies, le protectionnisme fait réduire le niveau de vie de la population. En 1979, les conservateurs sont battues aux élections législatives par le Parti du Progrès, un parti néo-libéral et progressiste qui va rétablir en partie la situation économique du pays en ouvrant le pays aux investissements étrangers et au libre-échange. Le Parti met également fin aux guerres coloniales afaréennes et accorde ainsi l'indépendance à ses colonies afaréennes tandis que les colonies restantes sont organisées sous forme de départements, le Parti abolissant les lois ségrégationnistes et répressives qui pesaient sur les populations autochtones ou les descendants des esclaves afaréens déportés d'Afarée depuis le XVIIIe siècle. Par une politique d'ouverture aux échanges, le Götterland réussit à récupérer une partie de sa puissance industrielle et tertiaire et en 1982, la Bourse de Waltereich (la capitale du pays) est ouverte et devient rapidement une des plus importantes au monde. Au début des années 2010, cependant, la situation s'inverse brutalement : le taux d'endettement massif et la mauvaise gestion des finances publiques oblige le gouvernement à effectuer des coupes budgétaires dans les dépenses sociales, provoquant une véritable crise sociale. En 2015, alors que les extrêmes semblent gagner en popularité sur le plan électoral, on assiste également à la naissance de mouvements indépendantistes dans les territoires d'outre-mer restants. En fin 2017, des émeutes particulièrement violentes éclatent à Waltereich, provoqués par des ligues communistes, anarchistes ainsi que néo-nazies. Ces extrémistes provoquent la panique dans le gouvernement néo-libéral qui fait voter l'état d'urgence. L'état d'urgence n'est accepté ni par les mouvements indépendantistes, ni par le Parti d’Identité Nationale (conservateurs) et encore moins par les mouvements extrémistes. En janvier 2018, plusieurs soulèvement éclatent en cascade dans l'ensemble du pays, le gouvernement n'a plus aucun contrôle sur le territoire, la guerre civile débute.

TOTAL KRIEG.
J'ai brûlé les ponts qui étaient derrière moi...pour me forcer à aller de l'avant.


Mentalité de la population :

Il est difficile sociologiquement d'établir un profil unique en ce qui concerne la mentalité götterlandaise, bien que la plupart des critiques aient tendance à considérer la mentalité et la philosophie götterlandaise comme tournant principalement autour de la violence. Les Götterlandais ont toujours eu la réputation auprès de leurs pairs étrangers d'être fortement excessifs dans tous les aspects de la vie quotidienne et publique : ils étaient pointés par les penseurs moralistes du XVIIIe siècle pour leurs excès dans la richesse et le luxe, ils étaient pointés avec agacement comme des bourreaux tyranniques partout dans le monde quand il s'agissait d'énoncer les politiques coloniales eurysiennes et lorsqu'une nouvelle idéologie fait son entrée au Götterland, il n'est pas rare qu'elle soit interprétée avec toute l'excessivité dont seuls les Götterlandais ont le secret, en dévoyant fortement l'idéologie initiale en un dogme inévitablement violent. Pour les Götterlandais, l'idéologie mène naturellement à la violence car la violence est le moteur de l'Histoire, rares sont les camps politiques götterlandais à promouvoir la paix et le dialogue avec leurs opposants politiques, la volonté de puissance et le désir de domination sur l'autre prend presque systématiquement le dessus. Ce n'est pas en soit dans la nature des Götterlandais mais bien leurs conditions d'existence et d'éducation qui les poussent à adopter des comportements violents et dominateurs.

Bien que le gouvernement néo-libéral de la Seconde République ait fait des efforts afin de libéraliser la société götterlandaise, celle-ci reste globalement très traditionnaliste sur les bords et mêmes les mouvements censés représenter le plus les valeurs progressistes tels que les factions libertaires et marxistes conservent un nombre important de biais sur des questions sociétales essentielles telles que la place de l'Eurysie et de l'homme blanc dans le monde (les Götterlandais sont accessoirement très euryso-centrés), la place de la femme dans la société (le mouvement féministre est très minoritaire, le vote des femmes ne fut acté qu'en 1989 et de manière très contestée), l'inclusion des minorités (jusqu'en 1979, le gouvernement encourageait les comportements eugénistes en incitant financièrement les familles à déclarer leurs enfants handicapés pour les interner) et les droits accordés aux non-Blancs (bien que les Océano-Afaréens, majoritaires dans les départements d'outre-mer, disposent du droit de vote, ils sont encore victimes de nombreuses inégalités juridiques et économiques). Le racisme assez répandu au Götterland est autant tourné vers les populations non-eurysiennes que la langue. En effet, le götterlandais est la seule langue administrative et reconnue du pays, alors même qu'une partie significative de la population (environ 15% de la population) parlent des langues non-germaniques (océano-afaréen, français et anglais majoritairement). Les populations francophones et anglophones, malgré qu'ils soient d'ethnie eurysienne, sont eux aussi victimes de racisme au quotidien, tout nom de famille un temps soit peu sonnant français ou anglais se fait recaler souvent à l'embauche et les personnes avec un accent un peu trop marqué sont souvent discriminés en public. Bien qu'ils soient des citoyens götterlandais et disposent en théorie des mêmes droits que leurs compères germanophones, ils continuent de subir une discrimination indirecte au quotidien.

Place de la religion dans l'État et la société :

Bien que le gouvernement néo-libéral ait tenté en 1999 de faire passer une loi visant à séparer l'Eglise et l'Etat, le Götterland continue à ce jour de considérer la religion catholique comme sa religion d'Etat, une décision qui avait déjà été actée sous la Première République, le clergé götterlandais ayant toujours soutenu historiquement la frange conservatrice de la scène politique ainsi que les nationalistes et s'étant de ce fait allié à la junte militaire sous la Première République. Sous la Seconde, le gouvernement néo-libéral a tenté au mieux de réduire l'influence de l'Eglise sur la société mais continue à ce jour de disposer d'un ministère accordé à l'Eglise dans son gouvernement (bien que le portefeuille du Ministère des Affaires Religieuses soit vide depuis le début de la guerre civile) et doit continuer d'accepter que son système éducatif soit un mélange d'écoles publiques partiellement laïcisées (les prêtres continuent d'avoir des accès privilégiés pour devenir professeurs et le catéchisme reste obligatoire dès l'école élémentaire) et d'écoles religieuses entièrement autonomes sous la juridiction de l'Eglise. Bien entendu, de grands mouvements anti-religieux sont apparus à partir des années 1990 et on sait aujourd'hui qu'environ 30% de la population götterlandaise se considère athée et foncièrement anticléricaux mais la majorité des Götterlandais continuent de respecter les institutions épiscopales et la place de l'Eglise dans la société, soit par dévouement sincère, soit par habitude.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

En ce qui concerne exclusivement la Seconde République du Götterland, c'est une république semi-présidentielle présidée par un Président de la République élu tous les cinq ans au suffrage universel. Le Président nomme le Premier Ministre, confirmé par le Parlement (Landtag). Il dispose également du pouvoir de mettre fin aux fonctions de son Premier Ministre et de dissoudre le Landtag. Originellement, le Président ne détient pas la majorité du pouvoir exécutif, il se reporte entièrement au gouvernement du Premier Ministre qui élabore et présente les lois au Landtag qui les votent à la majorité simple ou qualifiée de deux tiers en fonction de la nature de la loi. Cependant, la Constitution de 1929 donne le pouvoir au Président de la République de décréter l'état d'urgence qui lui donne le droit exclusif de régner par décret sur une durée de douze mois, le renouvellement de l'état d'urgence devant ensuite être confirmé par le Landtag. Actuellement, depuis Janvier 2018, le Président de la République a décrété l'état d'urgence et règne actuellement par décret, lui permettant d'élaborer toute loi ou politique sans le consentement du Landtag.

Quant à l'organe législatif, le Landtag est un parlement monocaméral de 122 députés élus tous les cinq ans au suffrage universel direct par un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Ils élaborent et votent les lois, qu'elles proviennent du gouvernement exécutif ou des députés. Ironiquement, la Seconde République n'est pas dotée d'organe de contrôle constitutionnel, le rôle de contrôle constitutionnel est étrangement confié au Landtag lui-même qui peut voter l'inconstitutionnalité d'une loi à la majorité qualifiée de deux tiers. C'est également eux qui votent le budget annuel de l'Etat, autorisent ou non la tenue des référendums populaires demandés par le Président ou le Premier Ministre (le Landtag ne peut pas lui-même demander un référendum populaire sur une loi, l'initiative d'une telle demande revient exclusivement à l'exécutif). Enfin, c'est le Landtag qui vote la paix et la guerre.

Juridiquement, le pays compte bien une Cour Juridique Supérieure qui agit comme la plus haute juridiction götterlandaise et s'assure de la légalité des arrêts rendus par les tribunaux ainsi que d'établir la jurisprudence. Cela étant, compte tenu de la forte présence de l'Eglise dans la société, celle-ci n'a aucune autorité sur les tribunaux ecclésiastiques qui ont une autorité complète et indépendante sur les membres du clergé götterlandais, la Cour Juridique Supérieure n'a de mainmise que sur les tribunaux civils (ou laïcs en somme). Comme on peut le constater, les institutions républicaines götterlandaises sont fortement empreintes d'anachronismes et manquent réellement d'institutions politiques solides dignes d'un Etat moderne, malgré les réformes libérales sur les quarante dernières années qui ont étés principalement économiques.

Principaux personnages :

Seconde République du Götterland :

Vinzent Gerstäcker, Président de la République du Götterland.Jochen Ehrmann, Premier Ministre du Götterland.Willi Landsberg, Chef d'Etat-Major de l'Armée Républicaine du Götterland.

Armée de Libération Populaire du Götterland :

Antonin Hartmann, secrétaire du Parti Eurycommuniste Götterlandais.Rick Bruckmann, leader de la Ligue d'Emancipation Prolétarienne.Theres Abt, leadeuse du Mouvement Anti-Fasciste.

Front de Résistance Nationale :

Leonhard Goldstein, Président auto-proclamé de la République et président du Parti de l'Identité Nationale.Elias Frenzel, chef de cabinet du gouvernement provisoire de la République (FRN).Timon Luxenberg, commandant en chef des Forces de Résistance Nationale.

Division Massenvernichtung :

Falko Klebs, commandant de la Division Massenvernichtung (faction accélérationniste néo-nazie).Augustin Drach, commandant en second de la Division Massenvernichtung (faction fascisto-cléricale).Helge Heinrich, autre commandant en second de la Division Massenvernichtung (faction babylono-satanique).

Autres :

Hanno Visscher, amiral en chef de la Marine de la République du Götterland.Malsha Jayewardene, chef du Front de Libération Océano-Afaréen.

Politique internationale :

.
Haut de page