08/11/2018
15:12:06
Index du forum Continents Nazum Les Quatre Vallées

Poèmes et contes.

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419
ნუ დარდობ


Ne pleure pas pour le monde,
C'est ton fardeau, la malhonnêteté,
Ne perd pas ton temps,
Tu devrais y réfléchir,


Tu es ici aujourd’hui et tu ne connais pas demain,
Qu’est-ce que tu veux ?
À tes yeux, la vie vaut t-elle la peine d’être vécu ?
Envolons-nous ensemble,
Et l’amour nous sauveras,
Remplira nos cœurs de joie...


Je t’aime tellement,
Mais permet moi un conseil,
Tu envies et opprimes les autres,
Tends plutôt la main,
Prends soin des uns et des autres,
Aujourd’hui, pour toujours et à jamais !


Traduction d'un poème géorgien.
41
ჩემი ოთხი ველი


Vous avez toujours été un champ de bataille,
mes Quatre Vallées opprimées...
Pour narguer tes ennemis,
soyez toujours heureuses !

Les ennemis vous ont toujours assailli,
et vous vous êtes toujours défendu...
Tu es toujours ainsi,
que te veulent-ils ?


Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !

Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !


Yözids ou Khardaziens,
que vous avez abrité,
que vous avez aimé,
maintenant, ils se retournent contre vous,
Et nous tirent dessus !

Dieu, ramène nous l'épée d'Azaria,
Le génie d'Arakhamia,
Et le courage de Nava !
Nous te supplions,
Mère de Dieu,
Sainte Marie...


Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !

Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !


Chant patriotique Lav P'iri traduit du géorgien.
929
შემოდგომა


À la fin de l'automne, il neige, il neige sans cesse,
Le vent emporte tous les souvenirs...
Que m'a tu dis quand les fleurs s'épanouissaient ?
Je ne me souviens pas, non, je ne me souviens pas...


Tu est arrivé avec des flocons de neige blancs,
Tu reviens toujours avec des flocons de neige blancs...
Chante-moi encore tes vieilles chansons,
Chante-les-moi, je les ai oubliées...


Tu me dis que l'on s'est aimé,
L'automne à tout-fait disparaître ?
Reviens-moi, je t'attends, ne t'envole pas avec le vent !
Volons ensemble, ne t'éloigne pas de moi !



À la fin de l'automne, il neige, il neige sans cesse,
Le vent emporte tous les souvenirs...
Que m'a tu dis quand les fleurs s'épanouissaient ?
Je ne me souviens pas, non, je ne me souviens pas...


Tu est arrivé avec des flocons de neige blancs,
Tu reviens toujours avec des flocons de neige blancs...
Chante-moi encore tes vieilles chansons,
Chante-les-moi, je les ai oubliées...


Tu me dis que l'on s'est aimé,
L'automne à tout-fait disparaître ?
Reviens-moi, je t'attends, ne t'envole pas avec le vent !
Volons ensemble, ne t'éloigne pas de moi !

J'ai l'impression de te l'avoir déjà demandé...
Mais je n'en ai pas le souvenir...


Poème Lav P'iri traduit du géorgien.
762
Ես այլևս չեմ ուզում լինել այս աշխարհում


Je ne veux plus être de ce monde, son goût dans ma bouche ne m'excite pas,
La rose dans mon cœur se fane,
Ses épines me scalpent, proprement, nettement, mais je n’en suis pas mort,
Malheureusement,
Chacun ne pense qu'à soi, il n'y a pas de compagnon pour partager mon chagrin...


Tous tristes, avec des paroles amères,
Je me déchirerais le cœur pour un peu d'amour...
Mes Quatre Vallées sont les seuls à faire rougir ma rose,
Mais...
Vous me rendez captif de la vie, seul avec mes névroses...


Mes seuls amis sont devenus mes ennemis,
Je suis victime de la main de mes bien-aimées,
Sans parole, elles ont durci mon cœur,
Il est maintenant semblable à un morceau de bois...


Je ne veux plus être de ce monde...
Et c'est là que tu es apparu,
Mon cœur est sorti de sa cage,
De nouveau entourer de pivoines...


Je me suis vu,
Aimer le commun,
Apprécier le vulgaire,
Mais...
Tu ne l'as pas vu de la même manière,
Et depuis, je ne suis plus de ce monde...


Poème Lav P'iri traduit de l'arménien.
695
اسب کوچک، بره کوچک / პატარა ცხენი, პატარა ბატკანი


Je marche sur ses chemins Blanc,
Vert, Ocre, Azurant,
Suivant mon troupeau,
Des lieux et du temps dans la peau.


Je demande à ma grand-mère,
Puis-je porter cet agneau ?
Mais il est aussi grand que toi,
Oui, mais regarde-le, il est si beau !


Aujourd'hui encore, je suis mon troupeau,
Je câline mes agneaux et mes poulains,
Et je leur chante une berceuse,
Dors mon enfant, dors...


L'Alasania est la source de mon amour,
Ma Nabadi et ma Flûte de roseau son expression,
Mes petits chevaux et mes petits agneaux, mes fidèles amis,
Ma maison, ses montagnes et ses plaines fertiles,
Voici ma vie.


Mon amour est toujours là,
Mais il est devenu triste,
L'agneau que j'ai porté pour la première fois à disparus,
Ton visage est toujours avec moi,
Et maintenant je ne chante plus que pour toi...


Poème Lav P'iri traduit du géorgien et du farsi. Nabadi (ნაბადი) = Manteau traditionnel porter par les bergers.
638
შენი შავი თვალები / քո սև աչքերը / چشمان سیاه تو / Senin siyah gözlerin.


Quels magnifiques yeux noirs tu as !
Je veux les garder précieusement dans mon cœur !
Je veux t'enlacer, mon cher,
Et t'emmener faire le tour du monde !


Notre pauvreté n'y changera rien !
On construira tous les deux,
Des tonnes de richesses !
Mais, pourquoi n'est tu pas de mon avis ?


Le printemps viendra,
Et les cloches sacrées sonneront,
Une autre t'épousera.
Mais je t'aimerais plus qu'elle !


Avant, je m'enivrais de tes yeux,
Mais maintenant je m'enivre de vin,
Seule, assises sur un rocher,
Raisin transformé à la main,
Je ne pense plus à toi !


Quand le soleil brilleras et que le ciel s'éclairciras,
Beaucoup d'hommes sortiront de chez eux,
Mais aucun n'aura,
De si beaux yeux noirs comme les tiens !


Chant populaire Lav P'iri traduit du géorgien, du farsi, de l'arménien et du turc.
769
ვარსკვლავი


Une étoile, vêtue d'une Nabadi, traversa la cour. Elle marcha si élégamment, que mon cœur s'emplissait de tristesse. Le temps de la rejoindre sonna, elle était venue me chercher. J'aurai tout donné pour devenir un oiseau et apprendre à voler. Rien que pour lui échapper. J'aurai volé jusqu'à toi, te voir une dernière fois. Toi qui connais le langage des oiseaux, n'est-ce pas ? Leurs sifflements sont parfaitement clairs à tes oreilles, n'est-ce pas ? Tu sais distinguer un faucon d'un aigle, n'est-ce pas ? Aide-moi à guérir, apprends moi tout ce que tu sais, cette étoile me fait face. Je ne reconnais pas même sa silhouette, seul sa lueur m'aveugle. Je pense que s'en est fini. Tu n'auras pas pu me sauver, mais ce n'est pas grave. Quand je ferais partie du ciel, quand le soleil et la lune seront mes amis, ne t'inquiète pas, je penserais toujours à toi. Je prendrais soin de toi et quand tu mourras, je serais ta douce étoile...


Conte Lav P'iri traduit du géorgien.
335
լուսին.


Ce soir d'hiver la plaine était clair,
Les fils argentés de la lune m'aiguillèrent,
Vers les montagnes, loin au vent,
Pleines de vert ou ivres, crevant.


Plein de déterminations,
De fougues et d'hardiesses,
Je suivrais ton brin ivoirin,
Éclatant de gentillesse.


Le saillant de tes roches,
Assaillant mon estomac,
Prendras mon temps et,
Précipiteras mon trépas.


Poème populaire Lav P'iri traduit de l'arménien.
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