24/03/2019
05:10:12
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Poèmes et contes.

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419
ნუ დარდობ


Ne pleure pas pour le monde,
C'est ton fardeau, la malhonnêteté,
Ne perd pas ton temps,
Tu devrais y réfléchir,


Tu es ici aujourd’hui et tu ne connais pas demain,
Qu’est-ce que tu veux ?
À tes yeux, la vie vaut t-elle la peine d’être vécu ?
Envolons-nous ensemble,
Et l’amour nous sauveras,
Remplira nos cœurs de joie...


Je t’aime tellement,
Mais permet moi un conseil,
Tu envies et opprimes les autres,
Tends plutôt la main,
Prends soin des uns et des autres,
Aujourd’hui, pour toujours et à jamais !


Traduction d'un poème géorgien.
41
ჩემი ოთხი ველი


Vous avez toujours été un champ de bataille,
mes Quatre Vallées opprimées...
Pour narguer tes ennemis,
soyez toujours heureuses !

Les ennemis vous ont toujours assailli,
et vous vous êtes toujours défendu...
Tu es toujours ainsi,
que te veulent-ils ?


Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !

Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !


Yözids ou Khardaziens,
que vous avez abrité,
que vous avez aimé,
maintenant, ils se retournent contre vous,
Et nous tirent dessus !

Dieu, ramène nous l'épée d'Azaria,
Le génie d'Arakhamia,
Et le courage de Nava !
Nous te supplions,
Mère de Dieu,
Sainte Marie...


Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !

Hé mes douces vallées !
Mes montagnes et mes prairies bien-aimées,
Soyez toujours heureuse !


Chant patriotique Lav P'iri traduit du géorgien.
929
შემოდგომა


À la fin de l'automne, il neige, il neige sans cesse,
Le vent emporte tous les souvenirs...
Que m'a tu dis quand les fleurs s'épanouissaient ?
Je ne me souviens pas, non, je ne me souviens pas...


Tu est arrivé avec des flocons de neige blancs,
Tu reviens toujours avec des flocons de neige blancs...
Chante-moi encore tes vieilles chansons,
Chante-les-moi, je les ai oubliées...


Tu me dis que l'on s'est aimé,
L'automne à tout-fait disparaître ?
Reviens-moi, je t'attends, ne t'envole pas avec le vent !
Volons ensemble, ne t'éloigne pas de moi !



À la fin de l'automne, il neige, il neige sans cesse,
Le vent emporte tous les souvenirs...
Que m'a tu dis quand les fleurs s'épanouissaient ?
Je ne me souviens pas, non, je ne me souviens pas...


Tu est arrivé avec des flocons de neige blancs,
Tu reviens toujours avec des flocons de neige blancs...
Chante-moi encore tes vieilles chansons,
Chante-les-moi, je les ai oubliées...


Tu me dis que l'on s'est aimé,
L'automne à tout-fait disparaître ?
Reviens-moi, je t'attends, ne t'envole pas avec le vent !
Volons ensemble, ne t'éloigne pas de moi !

J'ai l'impression de te l'avoir déjà demandé...
Mais je n'en ai pas le souvenir...


Poème Lav P'iri traduit du géorgien.
762
Ես այլևս չեմ ուզում լինել այս աշխարհում


Je ne veux plus être de ce monde, son goût dans ma bouche ne m'excite pas,
La rose dans mon cœur se fane,
Ses épines me scalpent, proprement, nettement, mais je n’en suis pas mort,
Malheureusement,
Chacun ne pense qu'à soi, il n'y a pas de compagnon pour partager mon chagrin...


Tous tristes, avec des paroles amères,
Je me déchirerais le cœur pour un peu d'amour...
Mes Quatre Vallées sont les seuls à faire rougir ma rose,
Mais...
Vous me rendez captif de la vie, seul avec mes névroses...


Mes seuls amis sont devenus mes ennemis,
Je suis victime de la main de mes bien-aimées,
Sans parole, elles ont durci mon cœur,
Il est maintenant semblable à un morceau de bois...


Je ne veux plus être de ce monde...
Et c'est là que tu es apparu,
Mon cœur est sorti de sa cage,
De nouveau entourer de pivoines...


Je me suis vu,
Aimer le commun,
Apprécier le vulgaire,
Mais...
Tu ne l'as pas vu de la même manière,
Et depuis, je ne suis plus de ce monde...


Poème Lav P'iri traduit de l'arménien.
695
اسب کوچک، بره کوچک / პატარა ცხენი, პატარა ბატკანი


Je marche sur ses chemins Blanc,
Vert, Ocre, Azurant,
Suivant mon troupeau,
Des lieux et du temps dans la peau.


Je demande à ma grand-mère,
Puis-je porter cet agneau ?
Mais il est aussi grand que toi,
Oui, mais regarde-le, il est si beau !


Aujourd'hui encore, je suis mon troupeau,
Je câline mes agneaux et mes poulains,
Et je leur chante une berceuse,
Dors mon enfant, dors...


L'Alasania est la source de mon amour,
Ma Nabadi et ma Flûte de roseau son expression,
Mes petits chevaux et mes petits agneaux, mes fidèles amis,
Ma maison, ses montagnes et ses plaines fertiles,
Voici ma vie.


Mon amour est toujours là,
Mais il est devenu triste,
L'agneau que j'ai porté pour la première fois à disparus,
Ton visage est toujours avec moi,
Et maintenant je ne chante plus que pour toi...


Poème Lav P'iri traduit du géorgien et du farsi. Nabadi (ნაბადი) = Manteau traditionnel porter par les bergers.
638
შენი შავი თვალები / քո սև աչքերը / چشمان سیاه تو / Senin siyah gözlerin.


Quels magnifiques yeux noirs tu as !
Je veux les garder précieusement dans mon cœur !
Je veux t'enlacer, mon cher,
Et t'emmener faire le tour du monde !


Notre pauvreté n'y changera rien !
On construira tous les deux,
Des tonnes de richesses !
Mais, pourquoi n'est tu pas de mon avis ?


Le printemps viendra,
Et les cloches sacrées sonneront,
Une autre t'épousera.
Mais je t'aimerais plus qu'elle !


Avant, je m'enivrais de tes yeux,
Mais maintenant je m'enivre de vin,
Seule, assises sur un rocher,
Raisin transformé à la main,
Je ne pense plus à toi !


Quand le soleil brilleras et que le ciel s'éclairciras,
Beaucoup d'hommes sortiront de chez eux,
Mais aucun n'aura,
De si beaux yeux noirs comme les tiens !


Chant populaire Lav P'iri traduit du géorgien, du farsi, de l'arménien et du turc.
769
ვარსკვლავი


Une étoile, vêtue d'une Nabadi, traversa la cour. Elle marcha si élégamment, que mon cœur s'emplissait de tristesse. Le temps de la rejoindre sonna, elle était venue me chercher. J'aurai tout donné pour devenir un oiseau et apprendre à voler. Rien que pour lui échapper. J'aurai volé jusqu'à toi, te voir une dernière fois. Toi qui connais le langage des oiseaux, n'est-ce pas ? Leurs sifflements sont parfaitement clairs à tes oreilles, n'est-ce pas ? Tu sais distinguer un faucon d'un aigle, n'est-ce pas ? Aide-moi à guérir, apprends moi tout ce que tu sais, cette étoile me fait face. Je ne reconnais pas même sa silhouette, seul sa lueur m'aveugle. Je pense que s'en est fini. Tu n'auras pas pu me sauver, mais ce n'est pas grave. Quand je ferais partie du ciel, quand le soleil et la lune seront mes amis, ne t'inquiète pas, je penserais toujours à toi. Je prendrais soin de toi et quand tu mourras, je serais ta douce étoile...


Conte Lav P'iri traduit du géorgien.
335
լուսին.


Ce soir d'hiver la plaine était clair,
Les fils argentés de la lune m'aiguillèrent,
Vers les montagnes, loin au vent,
Pleines de vert ou ivres, crevant.


Plein de déterminations,
De fougues et d'hardiesses,
Je suivrais ton brin ivoirin,
Éclatant de gentillesse.


Le saillant de tes roches,
Assaillant mon estomac,
Prendras mon temps et,
Précipiteras mon trépas.


Poème populaire Lav P'iri traduit de l'arménien.
718
ღარიბები სიხარულით მოკვდებიან / Աղքատները կմեռնեն ուրախությունից / Yoksullar sevinçten ölecekler / بیچاره ها از خوشی خواهند مرد


Pauvre mourra de la joie. Toi qui ne possèdes rien. Ta communauté te parle. Tu n'es rien pour certains, pour certaines, mais pour nous, tu es. Et c'est largement suffisant. Le sang coule en toi, l'énergie te traverse, la vie ta choisis, qui sommes nous pour te rejeter ? Peu n'importe ce que tu as fait ou ce que tu n'as pas fait, tu comptes pour nous. Toi qui ne possèdes rien. Tu es sûrement plus en paix que si tu avais tout. Dans le manque, les relations se créaient. Des constructions en découlent, des sourires apparaissent, ta tristesse s'atténue. La misère est plus belle à plusieurs, que tu sois sous le soleil ou sous le vent. Et tu sais, si je meurs avant toi, j'aimerais te dire...

J’aime ton beau sourire, c’est la dernière chose que je veux voir, le dernier frisson qui me parcourra.


Conte populaire Lav P'iri traduit du géorgien, de l'arménien, du turc et du farsi.
877
არწივი / عقاب.


Dans le lointain qui s'assombrit,
Quelques forêts apparaissent,
Une symphonie d'arbres,
Fais alors sautiller ses beaux yeux persans.
La distance l'empêche de distinguer,
Ses branches, qui poussent, poussent,
Timidement.


Ce paysage double se reflète,
Du haut de la cime d'un rocher gris,
Un aigle s'élance, rayonnant de vie.
L'air se fend sous son poids,
Et les baliveaux s'inclinent face à sa grandiose hauteur.


Une silhouette, sans un bruit,
Traverse une prairie flamboyante.
Cet éleveur vêtu d'un manteau en laine,
Regarde le virtuose du ciel.
Peut-il vraiment le voir ?
Lui qui côtoie les ancêtres.


Au fond de cette vallée,
Noble et éblouissante,
La tristesse est d'un grisâtre profond.
Un Pterocarya s'agite, doucement,
Porter par la brise,
Créer par l'artiste de plume.


Ses véritables élans ne sont pas ici,
Immobile à scruter l'horizon.
L'oiseau fend de nouveau le ciel bleu,
Respirant à nouveau, là-haut,
Son corps s'illumine et s'évapore,
Dans l'immensité de l'inapparent,
Il ne fait plus qu'un avec l'univers azuré !


Poème populaire Lav P'iri traduit du géorgien et du farsi.
524
хула.



Tu as suivi les étoiles,
Moi, j'ai suivi le fleuve,
Tu as fini dans une toile,
Moi, j'ai juste fait peau neuve.


Parfois je remonte le cours d'eau,
J'enchaîne les clopes à la chaîne,
Allongé sous ton vieux chêne,
J'espère que tu ne regardes pas de là-haut,


L'odeur de la ville m'irise les poils,
Le brouillard envahit les rues,
L'impression d'être dans un aqua géant,
Où le sol bétonné accueille la mort,
Tu sais, il boit le sang des pauvres gens.


Tu sais, ici tout le monde s'active,
Cherche la sécurité, dans un endroit,
Visiblement pas fait pour ça,
Où le seul moyen de l'obtenir,
Est de trancher des têtes.


Poème populaire Lav P'iri traduit du tchouvache.
928
ავადმყოფი.



Regarde !
Elle n'est pas morte, seulement ensommeillée,
Et elle se réveillera de nouveau.
Quiconque souhaitera sa mort,
S'ensevelira instantanément lui-même.
Elle est simplement épuisée par ces nombreuses luttes,
Lui volant ces instants de repos.
Celui qui effleure son cœur se trompe,
Alors mon seul credo sera,
De le rayer de l'existence !
Qu'il soit dieu ou gueux !


Je te le dis,
Mon cœur croit et le destin sait,
Que son esprit n'a pas encore disparu.
Pour elle, qui ne peut plus se sauver aujourd'hui,
Nous ne devons pas la trahir,
Si nos ancêtres ont eu du courage,
Que nous ayons aussi de la grandeur d'âme !
La maladie n'est rien.
Un simulacre de mort,
Dépassable avec le temps,
Battable avec notre amour.


Viens, appauvrissons-nous pour elle,
Portons sur nos dos le fardeau du pauvre,
Mettons dans sa chambre, sur son lit,
Le bagage de mille nantis !
Soyons honnêtes,
Tu n'as pas oublié ?
Le pauvre loyal est meilleur que le riche félon !
Allez regarde, s'il te plaît,
Elle n'est pas morte, elle dort seulement,
Et lorsqu'elle se réveillera,
Elle se souviendra des noms de ceux,
Qui aujourd'hui ne l'oublient pas...


Poème populaire Lav P'iri traduit du géorgien.
456
თოვლი მოსულა.



La neige est tombée,
Entre le creux de nos mains,
Recouvrant la terre,
De son stigmate blanc.
Vous repartez en laissant vos empreintes,
Un peu de répit pour les brins d'herbe,
Pointant le bout de leur nez,
Grâce à vos pas.


Tombe, tombe, pluie blanche,
Estompe ce paysage coloré,
Alourdit les branches et refroidit les corps,
Somnolent sur le bord de cette fenêtre.
Chaleur soudainement évaporée.
Cheminée à nouveau rallumée,
Fait de nouveaux rougir mes pommettes,
Amusées par les petits bonheurs de la vie.


Poème populaire Lav P'iri traduit du géorgien.
1877
გარი, გარი



L'été nous apporte une chaleur infernale à Dzyun Tovli !
Où aller ?
Où refroidir nos pauvres cœurs ?
Allons trouver tout plein de fruits !
Vont-ils consoler nos petits cœurs fondus ?


გარი გარი ! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი და გარგარი და ატამი ! (Gargari da gargari da at'ami), (Des abricots et des abricots et des pêches !)
ბალი, ბალი, ალუბალი, (Bali, Bali, Alubali), (Des cerises, des cerises et un cerisier,)
Შენზე და ᲩაბიᲩო თვალი, (Shenze da tchabitcho tvali), (Nous posons sur vous un œil étincelant,)

გარი გარი ! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი და გარგარი და ატამი ! (Gargari da gargari da at'ami), (Des abricots et des abricots et des pêches !)
ბალი, ბალი, ალუბალი, (Bali, Bali, Alubali), (Des cerises, des cerises et un cerisier,)
Შენზე და ᲩაბიᲩო თვალი, (Shenze da tchabitcho tvali), (Nous posons sur vous un œil étincelant,)

გარი გარი !! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი, გარგარი, გარგარი... (Gargari, gargari, gargari), (Des abricots et des abricots et des pêches...)


J'étouffe !
Je déteste cette ville !
Trouvons l'argent,
Échappons-nous vers la mer d'Azur !
Laissons-nous bercer par les vagues,
En toute tranquillité.
Sinon,
Au moins,
Pitié,
Apportez-nous des fruits !


გარი გარი ! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი და გარგარი და ატამი ! (Gargari da gargari da at'ami), (Des abricots et des abricots et des pêches !)
ბალი, ბალი, ალუბალი, (Bali, Bali, Alubali), (Des cerises, des cerises et un cerisier,)
Შენზე და ᲩაბიᲩო თვალი, (Shenze da tchabitcho tvali), (Nous posons sur vous un œil étincelant,)

გარი გარი ! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი და გარგარი და ატამი ! (Gargari da gargari da at'ami), (Des abricots et des abricots et des pêches !)
ბალი, ბალი, ალუბალი, (Bali, Bali, Alubali), (Des cerises, des cerises et un cerisier,)
Შენზე და ᲩაბიᲩო თვალი, (Shenze da tchabitcho tvali), (Nous posons sur vous un œil étincelant,)

გარი გარი ! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი და გარგარი და ატამი ! (Gargari da gargari da at'ami), (Des abricots et des abricots et des pêches !)
ბალი, ბალი, ალუბალი, (Bali, Bali, Alubali), (Des cerises, des cerises et un cerisier,)
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გარი გარი !! (Gari gari), (expression pour se moquer d'une célèbre chanson slave (Mor) "gari, gari/brille, brille").
გარგარი, გარგარი, გარგარი... (Gargari, gargari, gargari), (Des abricots et des abricots et des pêches...)


Chanson populaire traduite du géorgien.
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