En ce 28/06/2018, l’avion des Communes-Unies d’Altrecht atterrit à Wimer, tenant à son bord le Haut-Représentant de la Nation, Ernst Schmid. En effet, malgré le fait que la révolution communaliste s’est déroulée il y a à peu près un an, et que les deux pays partagent une frontière mince, mais réelle, il n’y a pas eu de rencontre diplomatique entre les deux gouvernements. Entre-temps, une guerre entre l’Altrecht et l’Hotsaline, avec des alliés des deux pays en plus, à éclaté, mais il semble aujourd’hui que la guerre s’est calmée, avec aucun barrage de missiles balistiques depuis de nombreux mois.
Du côté Bachmeyerois, il y a deux représentants: le Chancelier Hans Bernstein, et le Ministre des Affaires Étrangères Rudolf Breit. Le Chef d’État de la Republik, le Président Oskar von Hundenburg, n’est pas présent pour deux raisons: il n’avait pas vraiment envie de passer ce qui va probablement être de longues heures avec un socialiste étranger et révolutionnaire; et Bernstein et Breit étaient contre sa présence, de peur que sa haine farouche des gauchistes déraille la séance d’une manière ou d’une autre. Le Chancelier et le Ministre des Affaires Étrangères avaient tous les deux des motivations différentes quant au déroulement de la rencontre. Le Chancelier, un Centriste du Zentrumspartei, souhaitait conclure des accords avec l’Altrecht car l’Altrecht est le voisin du Bachmeyer, bien mieux armé en plus, et afin d’essayer de modérer en quelque sorte ce voisin communaliste, afin d’éviter toute tentative de propagation de la révolution socialiste au Bachmeyer. Ce souhait semble déjà en partie acquis, avec le pacifisme des dirigeants altrechtois envers leurs voisins, mais avec une armée bien supérieure à celle du Bachmeyer, on est jamais trop prudent. Le Ministre des Affaires Étrangères, étant un Centre Marxiste du Sozialistische Arbeiter Partei Bachmeyers, souhaitait conclure des accords avec l’Altrecht car c’est un pays voisin, et parce qu’un rapprochement entre les deux pays aiderait en partie à légitimer l’idéologie socialiste au sein de la société Bachmeyeroise, ce qui permettrait peut être, un jour, que le Bachmeyer devienne un pays socialiste. C’était en partie pour contrer ceci que l’ancien gouvernement de droite a empêché toute reconnaissance du gouvernement Altrechtois.
Après être descendue de l’avion, la délégation altrechtoise prit ensuite une voiture mise à leur disposition pour arriver à l’immeuble du Ministère des Affaires Étrangères. La ville de Wimer n’était pas très grande, très loin d’être la plus grande ville du pays, d’ailleurs. Il n’y avait pas non plus eu de grands événements historiques dans cette ville non plus. La ville a été choisie uniquement afin d’éviter de se retrouver avec une population potentiellement insurrectionnelle a côté. La ville, due à sa petite taille, a été très impactée par l’installation du gouvernement republicain ici, créant une grande classe de fonctionnaires qui sont fidèles à la Republik, et donc peu susceptibles de faire l’insurrection, un atout utile dans les premières années de la Republik. La voiture de la délégation altrechtoise arrive à sa destination, la délégation est accueillie par ses homologues, et le Haut-Représentant de la Nation suit ses homologues dans une salle de conférence où les trois hommes s'asseyent chacun dans une chaise autour d’une table de bois ronde, sur laquelle se trouve une petite collation pour la durée de la rencontre. C'est alors que la discussion commença.