PréambuleIl m'a semblé bizarre qu'une nation aussi libertaire qu'Ustia possède autant d'élus autoritaires. Autant, je peux comprendre que certains privilégient le communisme aux idées libertaire et votent pour le PCAU. Autant, que le PIU et le PLR, deux partis ouvertement anti-libertaire, pour une disparition de la démocratie, ouvertement nationalistes, pour une disparition des syndicats et du droit du travail, possèdent, de façon cumulés, 1 000 polés, ça m'a intrigué. Mais soit, passons, il n'est pas impossible qu'une frange de la population adhère à leurs idées. Par contre, que les personnes à avoir ses idées vivent toutes sur une bande de 10 provinces frontalières aux Quatre Vallées, ça je ne peux pas croire que ce soit une coïncidence. Je mes suis demandé s'il n'y avait pas des influences de vote ou des trucages dans ces provinces. Pour cela, j'ai fait ce pourquoi j'ai été formé, une enquête anthropologique. Dans ce livre, je résume mon infiltration dans une milice d'extrême-droite dont trop de gens ignoraient l'existence. Les dialogues et les paroles que j'ai recueillis peuvent être très crues et choquer mes lecteurs. Pourtant, je préviens tout de suite que tout ce qui est dans ce livre est, bien malheureusement, vrai.
Précisons le tout de suite. Je suis un anthropologue ouvertement libertaire mais pour éviter de me faire démasquer pendant mon enquête j'ai pris le nom de Valerian Mikhailovich, un royaliste Khardazien qui pense que l'existence d'Ustia menace son pays. Il décide donc de venir en Ustia et s'installe dans un village de l'Ouest car ils votent réactionnaires. Maintenant que le cadre est posé, je vous laisse avec mon infiltration.
Chapitre 1 : L'arrivéePour débuter mon enquête, j'ai choisi de m'installer à Zelerodvinsk. Ce village se trouve dans le sud-ouest du pays, construit à flanc de montagne, au coeur des Monts de Galspot. Lorsque je suis arrivé, j'ai cherché un endroit pour loger. Je me suis donc renseigné au près d'une habitante, très souriante, que j'ai croisé dans la rue. Lorsqu'elle entendit mon accent khardazien, son sourire s'évanouit et elle m'indiqua une direction du doigt. En suivant cette direction, je me suis retrouvé à l'auberge du village. Je suis entré, j'ai trouvé des gens souriants et très avenants mais à peine ai-je ouvert la bouche pour demander une chambre que toutes les discussions se sont tues. Toutes hormis un groupe de six personnes qui jouaient au Durak. Comme ce groupe faisait tâche dans ce silence je me suis approché d'eux et je leur ai demandé :
"L'un d'entre vous accepterai-t-il de me céder sa place ?"
Ils se regardèrent en silence puis celui qui semblait être le chef du groupe me dit :
- Nous n'acceptons que les personnes qui payent à boire.
- Très bien ! répondis-je d'un ton assuré. Vous prendrez d la vodka j'espère.
- Bien évidemment ! répondirent les six d'une même voix.Je commanda une bouteille de vodka et je la remmena à la table. Nous nous servîmes chacun un verre et je demanda, pour voir avec qui je buvais :
- Pour qui trinquons-nous ?
- Pour Dieu ! dirent deux d'entre eux.
- Trinquons pour Dieu alors !Nous bûmes, nous nous resservîmes et, l'alcool déliant les langues, la quatrième fois le chef du groupe dit :
- Trinquons au Roi d'Ustia et au Tsar du Khardaz ! Que Dieu les protège.
- Que Dieu les protège ! répondis-jeJ'étais intérieurement sidéré ; en plein Ustia, non loin des Quatre-Vallées ; des Ustiens trinquent, devant la moitié de leur village, pour le Roi d'Ustia qui a perdu son trône il y a 83 ans, dont la descendance a été tuée. Ce ci n'était que le début de mes surprises. En effet, après quelques parties de Durak, le chef du groupe me demanda :
- Qu'est-ce qu'un Khardazien vient faire ici ?
- Je suis membre du Légionarisme Khardazien, je considère qu'Ustia menace le Tsarat donc je suis venu ici car j'ai vu que les habitants votaient pour les royalistes. Je me suis dit que je pourrai les convaincre de se rebeller contre le Makhno Soviet...J'ai été stoppé par un grand éclat de rire de la part de tous le groupe. Quand j'ai demandé la raison de ce rire il m'a répondu :
- Jamais ils ne te suivront, ils ne votent pas, ils obéissent à la volonté de Dieu !
- Comment ça ?
- Je ne peux pas tout t'expliquer. Je parlerai de toi à l'Izbrany.Ils me quittèrent sur ces paroles énigmatiques. Je resta dans le village mais les habitants me fuyaient comme la peste. Un soir, je m'endormis dans mon lit et je me réveilla, avec un atroce mal de crâne, dans une grotte que je ne connaissais pas.
Chapitre 2 : l’enlèvementAprès avoir repris mes esprits, je constatai que je n’étais pas seul dans cette grotte, en effet, en face de moi il y avait le chef du groupe que j’ai rencontré au village qui souriait d’un air satisfait. Il me dit, avec un air de contentement :
- Bienvenue chez les Héritiers. L’Izbrany a accepté que tu rejoignes les rangs de l’Armée du vrai maître d’Ustia.Je restai muet de stupeur devant sa déclaration. Heureusement pour moi, il ne se doutait pas que j’étais un fervent libertaire et il interpréta autrement mon silence.
- Je sais que tu peux être surpris mais il y a bel et bien un roi en Ustia. Dieu l’a nommé il y a quelques années. L’Izbrany, est son second titre. Il est Roi d’Ustia, élu de Dieu et chef des Héritiers de l’Ancienne Loi.
- Les Héritiers, c’est la seconde fois que tu utilises ce terme - répondis je – est-ce le nom de l’armé du glorieux Roi d’Ustia ?
- Certaines mauvaises langues parleraient de milice mais nous préférons le terme d’armée. Tu comprendras que tu ne rencontreras pas l’Izbrany mais je t’emmène vor son bras droit, le général Viktor Lesblov-Ilitch.
- Très bien, je vous suis.Il m’emmena un peu plus profond dans la grotte et il me remit un uniforme. Il était composé d’une veste kaki, d’un pantalon de treillis, de rangers en cuir et d’une casquette sur lequel il y avait le symbole des Ramonav. Il me donna un fusil d’assaut, et un couteau de combat.
[indent=3%°- Tu sais t’en servir je suppose.
- Bien sûr, pour qui me prenez-vous ?[/indent]Mon ton assuré lui plût. Enfin, nous nous partageâmes différentes affaires de bivouac. Une fois ces préparatifs terminés, le chef me dit qu’on partait pour quatre jours de marche dans les montagnes et que je devais me caller sur son rythme si je ne voulais pas me perdre. Comme je ne suis pas retourné dans cette grotte après coup, je ne peux pas représenter le trajet que j’ai réalisé pendant ces quatre jours. A la fin du troisième jour, il me souhaita la bienvenue dans les Quatre Vallées. Quand je lui fis part de ma surprise il me répondit :
- Ces montagnes sont à la frontière entre Ustia et les Quatre Vallées. L’Izbrany, inspiré par Dieu, a préféré installer son palais sur le plateau d’Ustinien mais il a préféré installer sa principale base militaire dans les Quatre Vallées.
- J’ai deux questions. Premièrement, qu’est-ce que le plateau d’Ustinien ?
- C’est le lieu où est né la royauté en Ustia. C’est également l’endroit où étaient cachés les rois pendant l’occupation Khardazienne.
- D’accord, ma deuxième question maintenant. Pourquoi installer son Etat-Major à l’étranger ?
- Pour deux raisons, premièrement, les Quatre Vallées sont un chaos permanent. Je n’aime pas la démocratie Ustienne mais elle est quand même plus stable que celle des Quatre Vallées. Deuxièmement, les Quatre Vallées, du moins la partie nord du Pays, feront partie intégrante du Grand Empire d’Ustia.
- Le Grand Empire d’Ustia ?
- Oui, la Nation qui englobera Ustia et le nord des Quatre Vallées. C’est le territoire que Dieu a octroyé aux Ustiens.Le reste du voyage se passa en silence. Je ne réussi qu’à apprendre son nom et son grade. J’avais affaire au Commandant Dimitri Polianov. Son principal fait d’arme, celui qui lui a valu le grade de commandant, fût de mettre en déroute, alors qu’il n’était que lieutenant, une brigade de soldats Lav P'iri qui s’étaient trop approchés d’une planque de la milice. Enfin, le quatrième jour, aux alentours de 13 heures, nous arrivâmes en surplomb d’une petite vallée, après avoir emprunté le pont enjambant la vallée, nous entrâmes dans une grotte. Une fois à l’intérieur, je fus surpris par la modernité des installations présentes dans cette grotte. Il y avait un éclairage électrique, des ordinateurs, des salles d’eau et ainsi de suite. Je fus introduit devant un homme que Polianov salua d’un salut Rhêmien, ce à quoi l’homme nous salua tous deux de la même manière. Pour assurer ma couverture, je leur répondis de la même manière. Il se présenta : Viktor Lesblov-Ilitch, général en chef des Armées du Grand Empire d’Ustia. Il dit à Polianov :
- Commandant, je me charge de notre invité. Allez-vous reposer.Polianov partit je ne sais où et je me retrouvai seul avec le général.