09/07/2018
20:50:42
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Activités Internes

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Cathédrale à Almaräg

Activités Intérieures

Il est prié de ne pas écrire en dessous de ce post, qui servira à décrire des histoires se produisant au sein de l'Etat Pontifical d'Almaräg
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Une solution au financement

Banque Almarageoise

Dans les couloirs de la Citadelle de Saint-Elric, centre religieux de l'Etat Episcopal d'Almaräg, l'Episcopus dialogue avec son conseiller, frère Theodoric Von Vistau, Reichbishof d'Almaräg. Ici, les affaires vont mal : malgré les efforts de la papauté, les recettes du minuscule état sont aujourd'hui à la limite de l'épuisement, faute de rentrées d'argents insuffisantes. Bien que la bulle pontificale Auxilium Dei petentes a pu permettre la création d'un fond de donation pour l'église, l'Episcopus le sait, cela ne sera suffisant, ou sera trop instable en fonction des mois. Il faut à tout prix trouver une alternative qui perdure dans le temps, car la taille de l'état, et ses dons, ne sont que trop insignifiants pour assurer la bonne tenue de la totalité des églises catholagniques impériales à travers le monde.
L'Episcopus s'était déjà refusé à mettre en place une dime, car déjà cela pourrait rendre les autres états furieux, voir contredire leurs législations, et en aucun cas l'église recherche à se mettre à dos la communauté internationale. Et de toute manière, obliger les croyants à payer pour l'église serait déjà en soit une hérésie.
Non, il fallait trouver autre chose.

C'est alors que frère Theodoric Von Vistau s'adressa à l'Episcopus en ces termes, d'une voix calme et rassurante :

"Mon père, je crois peut être détenir une solution à notre problème"

"Et quelle est telle ?", demanda l'Episcopus Karl IV.

"Je sais bien", répondit-il, "que notre seigneur ne recherche point l'argent à tout prix, et j'en suis persuadé qu'il n'en ai guère besoin. Mais, j'ai à ma connaissance idée des personnalités qui elles, auraient utilités à peut être protéger leurs pièces... Voyez vous où je veux en venir mon père ?"

Karl IV observa longuement Theodoric, réfléchissant en même temps à ce que pensait son interlocuteur. Protéger l'argent des personnalités... Qu'entendait il par là ? Cela n'avait pas beaucoup de sens dit ainsi.
C'est alors qu'il dit :

"Malheureusement, mon fils, j'ignore de quoi vous voulez me faire part. Veuillez m'expliciter plus précisément de quoi il en convient."

Theodoric s'élança alors dans une plus claire explication :

"Mon père, dans le monde hors de l'église, ce n'est point Dieu qui domine, mais une autre divinité, l'argent. Celle-ci se coulisse dans les habitudes des puissants, et elle se répercute dans la vie des honnêtes gens avec peut être bontés, mais souvent violences. Certaines de ces personnes, aussi... exotiques soient-elles, cherchent toujours à protéger leurs monnaies des institutions politiques de leurs pays, parfois d'origine ou non. Ils veulent trouver un lieu qui peut cacher des millions, voir des milliards, dans une Banque qui leur assurerait bien peu d'inconvénients, en échange d'un petit pactole pour celui qui protège les pièces.

Voyez vous mieux où je veux en venir ?

Je crois que je vais arrêter de tourner autour du pot, mon père, je vais éviter de prêcher la tromperie trop longtemps. Pour faire simple, mon père, j'ai en tête de transformer notre petit état en un paradis fiscal. Un lieu où les riches et puissants pourraient, honnêtement, protéger leur argent dans une "Banque d'Almaräg", grâce au secret bancaire, c'est à dire une absence de transparence de notre part sur le titulaire du compte bancaire. Mais aussi à travers la possibilité de créer de nombreuses sociétés-écrans, c'est à dire des sociétés fictives, qui permettent de dissimuler les transactions financières d'une ou de plusieurs autres sociétés. Cela assurerait aux individus qui viendraient à la Banque d'Almaräg de pouvoir blanchir leur argent et de leur permettre des évasions fiscales de leur état d'origine. Enfin, l'avantage important serait un taux d'imposition plus faible que dans la majorité des pays, c'est à dire que ces individus ou sociétés auraient nettement moins besoins de payer en mettant leurs argents chez nous plutôt que dans une banque d'un autre pays.
Mais tout cela ne se ferait donc pas sans avantages pour nous. En effet, grâce au taux d'imposition, nous pourrions avoir un revenu plus important et nettement plus stable que par les donations. Par exemple, nous pourrions prendre environ 2% des revenus par mois des personnes qui mettent leur argent à notre "Banque Almarageoise". Voyez vous la possibilité d'enrichissement de notre église de cette manière ?
Egalement, j'envisageais de vous proposez de faire de l'Etat Pontifical d'Almaräg une "Zone Franche", c'est à dire des territoires exonérés partiellement ou totalement d'impôts ou de taxes quelconques. Dans notre cas, nous pourrions simplement en profiter et tirer quelques miettes du gâteaux, par exemple avec seulement 5 à 10% de taxes sur les produits transportés. Bien que cela ne représente pas une source de revenue fiable et constant, c'est toujours une solution de plus que nous pourrions mettre en place à l'échelle de notre état. La présence de l'aéroport international en construction dans les terres de notre état pourrait être utilisé pour cela.

Qu'en pensez vous mon père ? Etes vous convaincus ?"


Karl IV, en ayant écouté les arguments du frère Theodoric Von Vistau, était médusé mais à la fois craintif de ces méthodes. Croyant et pratiquant convaincu, il ignorait si cela pouvait compatir avec ce que voulait Dieu, et il se demandait si cela ne risquerait pas de l'attirer vers la damnation éternelle. Il craignait également que si tout cela est découvert, ou que cela ne correspondent pas aux réalités économiques et fiscales, que les états externes critiquent, voir pire, condamne l'Etat Pontifical via des embargos ou tant d'autres choses de l'ordre du monde économique.
Néanmoins, Theodoric Von Vistau reprit la parole, et rassurant l'Episcopus :

"Mon père, n'ayez craintes, je prend l'entièreté des responsabilités de ces actions que je vais mener au nom de notre sainte et véritable église de Catholagne. Vous pouvez repartir à vos préoccupations l'esprit tranquille, je gèrerais tout ce qui touche à la Banque Almarageoise. "

Hésitant tout d'abord, Karl IV finit alors par dire d'une voix ferme à son conseiller :

"C'est d'accord. Va donc, mon fils, créer toutes ces choses qui assureront je l'espère, prospérité pour notre église. Mais attention, je ne veux pas de scandales et d'autres malédictions qui retomberont sur notre culte. Est ce bien clair ?"

Souriant, frère Theodoric Von Vistau répondit à cela :

"Il en sera fait selon vos ordres et ceux de notre seigneur, bien évidemment."

C'est ainsi que le duo se sépara, l'Episcopus retournant aux préoccupations théocratiques et aux nouveautés qui parcourent le monde, tandis que le conseiller de Karl IV s'en alla vers ses quartiers, afin de créer la fameuse et nouvelle "Banque Alamarageoise"...


Synthèse : Création de la Banque Almarageoise
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