12/04/2019
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2056
Drapeau national de la République du Talaristan
NOTRE TALARISTAN
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NOS PRINCIPALES AGGLOMÉRATIONS

Dans une sociĂ©tĂ© qui a longtemps Ă©tĂ© clanique, pastorale et nomade, l’apparition de citĂ©s ou de villages a longtemps Ă©tĂ© le fait d’autres peuples, parfois extĂ©rieurs Ă  la rĂ©gion du KyrkuzaĂŻ. Les premiĂšres implantations humaines pĂ©rennes sur le territoire talar ont lieu sur la cĂŽte du golfe de Moritonie, un espace privilĂ©giĂ© dĂšs l’AntiquitĂ© pour le commerce et la pĂȘche. Au fil des siĂšcles, plusieurs citĂ©s-Ă©tapes se dĂ©veloppent sur les grandes routes commerciales reliant l’Orient Ă  l’Occident. Ces citĂ©s, le plus souvent fortifiĂ©es (comme Akßor, dans l'Ülmara), ne connaĂźtront finalement qu’un essor limitĂ© jusqu’à la sĂ©dentarisation progressive des peuples de la steppe, sous l’influence d’autres peuples et cultures.
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Avec plus d’un million d’habitants (soit approximativement un cinquiĂšme de la population totale du Talaristan en janvier 2018), Buzkent est la plus grande ville ainsi que le port industriel le plus important du pays. Centre Ă©conomique majeur, Buzkent devient la capitale du Talaristan durant la seconde partie de la pĂ©riode monarchique, mais perd ce statut en 2008 lorsque le gouvernement inaugure, aprĂšs huit annĂ©es de construction, la ville nouvelle de Khydan, situĂ©e au centre du pays, et qui est aujourd’hui l’unique capitale administrative et institutionnelle. La « citĂ© blanche », que l’on dit rĂȘvĂ©e par Arsam, n’en reste pas moins encore aujourd’hui peu peuplĂ©e, malgrĂ© les projets pharaoniques qui continuent d’y ĂȘtre dĂ©veloppĂ©s. De son cĂŽtĂ©, Alnur veille sur le nord du golfe de Moritonie. À l’origine reconnue pour sa citĂ© mĂ©diĂ©vale historique, elle attire aujourd’hui surtout des touristes venus profiter de ses plages, de son calme et de sa mĂ©tĂ©o clĂ©mente, faisant d’elle une station balnĂ©aire rĂ©putĂ©e de la rĂ©gion.
Parfois dĂ©signĂ©es sous le nom des « Trois SƓurs » — aprĂšs avoir longtemps Ă©tĂ© au nombre de deux — Buzkent, Khydan et Alnur concentrent, en tenant compte de leurs municipalitĂ©s et de leurs agglomĂ©rations, prĂšs de la moitiĂ© de la population du Talaristan, un pays qui demeure majoritairement rural. D’autres villes prĂ©sentent toutefois des intĂ©rĂȘts notables, telles que TĂ€rĂ€qçan, cĂ©lĂšbre pour son marchĂ© aux tapis, SarĂŻ, connue pour sa citadelle, ou encore Balqerim, qui abrite le cosmodrome national.
SOMMAIRE


5582
KHYDAN
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« La cité blanche »

Khydan, ou en talar : КxŃ‹ĐŽĐ°Đœ (ou ĐšÒ»Ń‹ĐŽĐ°Đœ en fonction des variantes locales) est la capitale administrative de la RĂ©publique du Talaristan depuis 2008 et la capitale provinciale de l'Ulus d'Aßmuraq. La construction de cette ville nouvelle au dĂ©but des annĂ©es 2000, Ă  un rythme soutenu, sous l'impulsion du prĂ©sident Mirza Arsam qui souhaitait un Ă©loignement du pouvoir politique vis-Ă -vis des cĂŽtes et un renforcement du dĂ©veloppement Ă©conomique du centre et de l'Ouest du pays.
Depuis son inauguration, Khydan est la troisiĂšme plus grande ville du pays, aprĂšs Buzkent et Alnur, avec une population estimĂ©e Ă  351 647 habitants, appelĂ©s khydaniotes, en janvier 2018. CƓur politique du pays, la ville concentre l’essentiel des centres administratifs, des institutions politiques et des reprĂ©sentations diplomatiques. En dĂ©pit de ses nombreuses infrastructures de grande envergure et des coĂ»ts importants engagĂ©s dans sa construction et son dĂ©veloppement, la ville n’est pas parvenue Ă  atteindre ses objectifs en matiĂšre d’attractivitĂ© Ă©conomique et dĂ©mographique et fait l’objet de critiques rĂ©guliĂšres de la part des mĂ©dias et de la population.
Drapeau officiel de la Municipalité de Khydan
Drapeau officiel de la Municipalité de Khydan, adopté en 2010.

Outre les nombreux siĂšges d’institutions, tels que le Palais d’État, le Palais de l’AssemblĂ©e, le bĂątiment de la Cour suprĂȘme ou encore les nombreux ministĂšres, la municipalitĂ© de Khydan a investi massivement, grĂące aux fonds versĂ©s par l’État, dans les infrastructures publiques. La ville compte de nombreux parcs, trois piscines publiques, un zoo, de nombreux musĂ©es, ainsi que plusieurs centres commerciaux et zones de loisirs. ConformĂ©ment aux plans initiaux, la majoritĂ© des constructions, y compris les plus rĂ©centes, sont rĂ©alisĂ©es en marbre.
Aujourd’hui, en dĂ©pit des critiques, la ville de Khydan demeure le centre des institutions de la RĂ©publique du Talaristan. Elle est surnommĂ©e, depuis quelques annĂ©es, la « CitĂ© blanche », en raison de ses bĂątiments majoritairement construits en marbre blanc, en particulier dans le centre-ville et pour les Ă©difices administratifs. Ses dĂ©tracteurs la qualifient toutefois de « CitĂ© fantĂŽme », Ă©voquant Ă  la fois la blancheur de ses rues et la faible prĂ©sence d’habitants.
Panorama sur Khydan
Un large panorama sur le centre-ville de Khydan, siĂšge des institutions : au centre, la place de la RĂ©publique ; sur la gauche : le palais d'État, siĂšge du gouvernement ; en haut au centre, le palais de l'AssemblĂ©e suprĂȘme et en haut Ă  droite, lĂ©gĂšrement coupĂ©e, le bĂątiment de la cour suprĂȘme.
Avant sa construction, la rĂ©gion oĂč se trouve dĂ©sormais Khydan Ă©tait trĂšs peu urbanisĂ©e : seuls quelques villages faiblement peuplĂ©s occupaient les zones qui forment aujourd’hui le centre-ville. AprĂšs la seconde guerre civile talare, la capitale historique Buzkent est dĂ©vastĂ©e, laissĂ©e en ruine par les combats. Le colonel Mirza Arsam, qui prend le pouvoir, imagine dĂšs les annĂ©es 1990 la crĂ©ation d’une nouvelle capitale au centre du pays, afin d’éloigner le pouvoir politique des cĂŽtes et de renforcer l’activitĂ© Ă©conomique dans les terres intĂ©rieures. Les travaux commencent rĂ©ellement dans les premiers mois de l’annĂ©e 2000, sous la conduite de l’architecte talar Aybars Qutluğ, auteur de plusieurs ouvrages consacrĂ©s Ă  l’architecture talare sous les Khans. Utilisant principalement du marbre importĂ© Ă  grand coĂ»t depuis le port de Buzkent, la ville est finalement inaugurĂ©e en 2008 et devient officiellement la capitale de la RĂ©publique du Talaristan le 1á”‰Êł juillet de la mĂȘme annĂ©e, Ă  la suite d’une modification constitutionnelle.
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[Topic en construction...]

L’administration municipale de Khydan est dotĂ©e d’un systĂšme de gouvernement particulier. Une loi constitutionnelle, adoptĂ©e par l’AssemblĂ©e suprĂȘme en 2013, prĂ©voit en effet que la capitale nationale sera dotĂ©e d’institutions, d’un gouvernement et de prĂ©rogatives Ă©largies par rapport aux autres municipalitĂ©s. Cette diffĂ©rence se traduit notamment par une plus grande indĂ©pendance de la ville vis-Ă -vis de l’administration de l’Ulus d'Aßmuraq. Khydan est ainsi dĂ©coupĂ©e en douze arrondissements, chacun d’entre eux disposant d’un conseil d’arrondissement (Ă  la diffĂ©rence des autres villes, qui sont dĂ©coupĂ©es en quartiers et dont certaines disposent de conseils de quartier), notamment compĂ©tent en matiĂšre de salubritĂ©, de gestion des dĂ©chets et de rĂšglement des conflits de voisinage.
Le gouverneur de la municipalitĂ© de Khydan constitue la plus haute fonction exĂ©cutive de l’administration communale. Il est Ă©lu au suffrage universel pour une durĂ©e de quatre ans, renouvelable deux fois consĂ©cutivement. Il est assistĂ© par un conseil municipal, qui constitue l’assemblĂ©e dĂ©libĂ©rante de la ville et qui est composĂ© de vingt-quatre Ă©lus au suffrage universel pour une durĂ©e de cinq ans, renouvelable sans restriction. Les circonscriptions Ă©lectorales de la municipalitĂ© de Khydan sont calquĂ©es sur les limites des arrondissements, chaque arrondissement disposant ainsi de deux reprĂ©sentants Ă©lus.
En dĂ©pit d’une relative indĂ©pendance institutionelle vis-Ă -vis du pouvoir central et de sa politique, la municipalitĂ© de Khydan demeure, en tant que capitale, reste relativement sous l’influence du gouvernement. Cette influence se traduit notamment dans son administration : depuis 2008 et la crĂ©ation officielle de la ville, le poste de gouverneur est systĂ©matiquement occupĂ© par un membre du Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate (le parti au pouvoir), tandis que ce mĂȘme parti dĂ©tient toujours la majoritĂ© au sein du conseil municipal Ă  chaque nouvelle lĂ©gislature. L’opposition s’exprime principalement, Ă  l’échelle municipale, par la plateforme SolidaritĂ© citoyenne.
BĂątiments et lieux les plus notables :

  • Palais d'État (siĂšge de l'exĂ©cutif) ;
  • Palais de l'AssemblĂ©e suprĂȘme (siĂšge du lĂ©gislatif) ;
  • BĂątiment de la Cour suprĂȘme (siĂšge du judiciaire) ;
  • Centre international des congrĂšs du Talaristan (ou de Khydan) ;
  • AĂ©roport international de Khydan (plus grand aĂ©roport du pays) ;
  • Galerie nationale ;
  • Centre culturel de la diversitĂ© ethnique (musĂ©e) ;
  • MusĂ©e national des arts talars ;
  • Museum d'histoire naturel du Talaristan ;
  • MusĂ©e d'arts modernes de Khydan ;
  • Parc zoologique et botanique de Khydan
  • UniversitĂ© nationale d'État de Khydan ;
  • Grande place de la RĂ©publique
  • Parc Alp Nurhadi Khan (parc central) ;
  • Parc ZĂŒgĂŒ Berkeoğlu (parc Est);
  • Sölayman Stadium (Stade omnisport) ;
  • Arche internationale de la TurciquitĂ© ;
  • SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l'Union mondiale libĂ©rale (siĂšge international).


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BALQERIM
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« La cité du cosmos »

Balqerim, ou en talar : Đ‘Đ°Đ»ÒĄĐ”Ń€ĐžĐŒ), surnommĂ©e « la citĂ© du cosmos », est une petite ville situĂ©e dans le centre-sud du Talaristan et rattachĂ©e Ă  l’ulus (province) de Chulgar. Administrativement, elle constitue le chef-lieu de la sĂŒrgĂ€ de Balqerim. PeuplĂ©e d’environ 32 612 habitants en octobre 2018, la ville est la seconde plus grande agglomĂ©ration de la province aprĂšs la capitale, TĂ€rĂ€qçan.

SituĂ©e Ă  la frontiĂšre mĂ©ridionale du Talaristan et mentionnĂ©e pour la premiĂšre fois au Moyen Âge sur certains portulans, la ville de Balqerim fut durant plusieurs siĂšcles un modeste lieu de passage entre les territoires moritons et les zones tribales talars. Elle fut historiquement la possession de seigneurs locaux sĂ©dentarisĂ©s, vassaux de confĂ©dĂ©rations claniques puis de khanats plus puissants, notamment du khanat myerkiem de Chulgar au XVe siĂšcle. Son isolement gĂ©ographique vis-Ă -vis des autres communautĂ©s lui permit un dĂ©veloppement relativement paisible, qui attira plus tard l’attention de l’État talar.

Drapeau officiel de la Municipalité de Balqerim
Drapeau officiel de la Municipalité de Balqerim.

Vers la fin des annĂ©es 1980, la ville est en effet remarquĂ©e par l’Agence aĂ©rospatiale du Talaristan (en talar : TĐ°Đ»Đ°Ń€ĐžŃŃ‚Đ°Đœ Đ°ŃŃ€ĐŸ-ĐșĐŸŃĐŒĐžĐș Đ°ĐłĐ”ĐœŃ‚Đ»Ń‹ĐłŃ‹, ou TACA) pour son isolement, sa situation gĂ©ographique, sa faible population (environ 11 000 habitants Ă  l’époque), ainsi que pour la bonne qualitĂ© de son rĂ©seau routier et de ses voies ferrĂ©es. Le gouvernement cherche alors Ă  installer un cosmodrome dans la rĂ©gion afin de dĂ©velopper ses recherches et ses activitĂ©s spatiales. Balqerim fut finalement retenue et le chantier dĂ©buta dĂšs 1989, pour une ouverture officielle au dĂ©but de l’annĂ©e 2000.

Depuis l’ouverture du « Centre aĂ©rospatial de Balqerim », unique centre spatial localisĂ© au Talaristan, la ville a reçu le surnom local de « citĂ© du cosmos » et s’est progressivement dĂ©veloppĂ©e Ă©conomiquement et socialement grĂące Ă  ce nouveau statut. En vingt ans, la ville a triplĂ© sa population et doublĂ© sa superficie, provoquant toutefois quelques dĂ©sagrĂ©ments avec les autoritĂ©s cosmiques talariennes du centre. De nos jours, Balqerim possĂšde deux hĂŽpitaux, plusieurs Ă©coles et une universitĂ©, et bĂ©nĂ©ficie d’une reconnaissance internationale. Divers lieux culturels et associatifs ont Ă©galement ouvert, tandis que de nombreux lotissements ont Ă©tĂ© créés pour accueillir le personnel du centre.
l'Avenue Constellation, dans le centre-ville de Balqerim
l'Avenue Constellation, dans le centre-ville de Balqerim.

Le centre aĂ©rospatial de Balqerim est en rĂ©alitĂ© situĂ© Ă  prĂšs de 35 km de la ville elle-mĂȘme. Il se trouve techniquement plus proche d’un village de plus petite taille, mais dĂ©pend administrativement de la municipalitĂ© de Balqerim. Le site compte au total sept pas de tir, dont seulement quatre sont exploitĂ©s, faute de moyens humains, financiers et matĂ©riels. Outre les pas de tir et le centre de contrĂŽle, le cosmodrome comprend Ă©galement diverses installations d’assemblage, de logistique et de soutien technique, ainsi que deux centres de recherche universitaires dĂ©diĂ©s Ă  l’étude de l’espace et rattachĂ©s Ă  l’universitĂ© de Balqerim.

D'un point de vue politique, la ville de Balqerim est Ă©troitement surveillez par l'administration de l'État : de nombreuse manifestation de l'opposition locale et nationale contre le maintient du centre aĂ©rospatial jalonne l'histoire de la ville (notament du Ă  la polution, et as la forte influence de la TACA sur l'administration municipale). Cette quasi « mise sous tutelle » ce remarque notament avec le poste de maire : depuis l'ouverture du centre, la fonction est systĂ©matiquement « remis » Ă  un candidat membre du Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate, le parti du prĂ©sident Mirza Arsam actuellement au pouvoir.
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SARÏ
ХАРЫ

« La cité de la forteresse »

SarĂŻ, ou en talar : Cары), surnommĂ©e « la forteresse » ou, de maniĂšre plus moderne « la citĂ© de la forteresse », est l'une des plus grandes villes du Talaristan (aprĂšs Buzkent, Alnur et Khydan) situĂ©e dans le Nord-Ouest de l'Ulus d'Aßmuraq dont elle constitue la capitale traditionnelle. Elle constitue Ă©galement, depuis la rĂ©forme territoriale, le chef-lieu de la SĂŒrgĂ€ de SarĂŻ, ainsi que la porte d'entrĂ©e terrestre principale du Nord du Talaristan.
Son emplacement dans le nord du Talaristan lui a souvent valu son autre surnom de « porte du Nord » ou encore de « porte de la steppe ». SarĂŻ est historiquement une citĂ© majoritairement musulmane : l’implantation de l’islam est, comme pour toutes les autres religions abrahamiques, vivement combattue pendant plusieurs siĂšcles par les peuples de la steppe, tandis que la communautĂ© de la citĂ© de SarĂŻ, dĂ©jĂ  sĂ©dentarisĂ©e et influencĂ©e par le commerce avec certains peuples musulmans du Nord, se convertit progressivement Ă  l’islam. À partir du XVe siĂšcle, un premier Dey est mentionnĂ© comme rĂ©gnant sur la ville, qui est alors l’une des plus dĂ©veloppĂ©es de la rĂ©gion et s’impose comme le centre d’attraction du pays d’Aßmuraq. La ville atteint son appogĂ©e sous le rĂšgne Mokhammat II, dit « le lion de SarĂŻ », durant le milieu du XVIĂšme siĂšcle.
Drapeau officiel de la Municipalité de Sarï
Drapeau officiel de la Municipalité de Sarï.

En fĂ©vrier 1734, le vieillissant Alp Nurhadi Khan, fondateur de l’Empire talar, fait le siĂšge de la citĂ©. Celui-ci s’achĂšve quatre mois plus tard par la reddition d’Almin Dey, mais Ă©galement par la mort du souverain talar, emportĂ© par la fiĂšvre dans les camps. Au sein du vaste Empire talar, la ville se diversifie et plusieurs communautĂ©s s’y Ă©tablissent, apportant chacune leurs propres traditions architecturales, qui font aujourd’hui la renommĂ©e de la citĂ©. Cependant, SarĂŻ est durement frappĂ©e par un incendie en 1837, qui dĂ©vaste une grande partie de la vieille ville. La seconde guerre civile provoque la fuite d’une part trĂšs importante de la communautĂ© musulmane, qui, pour la plupart, ne reviendra jamais.
De nos jours, la ville de SarĂŻ est principalement connue et reconnue pour son architecture traditionnelle atypique pour le Talaristan, mĂȘlant diffĂ©rents styles selon les quartiers, ainsi que pour sa cĂ©lĂšbre citadelle, Ă©difiĂ©e dans un style tardif par le second Dey, Abizula. Cette attractivitĂ© a fait d’elle une place touristique majeure de la rĂ©gion d’Aßmuraq, ainsi qu’un centre Ă©conomique local. SituĂ©e aujourd’hui en dehors de la ville, la forteresse de SarĂŻ a Ă©tĂ© intĂ©gralement rĂ©novĂ©e par l’État et comprend dĂ©sormais un musĂ©e ainsi qu’une reconstitution partielle des bĂątiments administratifs construits par les Dey de la citĂ©. Parmi les Ă©difices les plus notables figure Ă©galement la ZĂ€ngĂ€r gömbĂ€z (« le DĂŽme bleu »), une mosquĂ©e dont le dĂŽme bleu dĂ©passe au-dessus des murailles de la forteresse.
Depuis ses jardins, l'entrée Est de la vieille forteresse avec le ZÀngÀr gömbÀz.
Depuis ses jardins, l'entrée Est de la vieille forteresse avec le ZÀngÀr gömbÀz.

PeuplĂ©e de 107 000 habitants (donnĂ©es d’octobre 2018), la ville compte aujourd’hui une population majoritairement de confession bogd, avec des minoritĂ©s chrĂ©tienne et musulmane. Bien que ne reprĂ©sentant plus qu’environ 22 000 personnes en octobre 2018, la communautĂ© musulmane de SarĂŻ est inscrite au patrimoine immatĂ©riel de la RĂ©publique du Talaristan, tandis que l’architecture musulmane est reconnue comme patrimoine matĂ©riel national. Une Ă©cole coranique a ouvert dans le quartier musulman, tandis que le ministĂšre du Tourisme a rĂ©alisĂ© d’importants investissements pour restaurer les anciennes mosquĂ©es de la ville, y compris la ZĂ€ngĂ€r gömbĂ€z de la forteresse.
En dĂ©pit des politiques de l’État en faveur de la conservation de son hĂ©ritage, la ville de SarĂŻ entretient des relations houleuses avec les institutions nationales. AprĂšs avoir perdu son statut de capitale de l’Ulus d’Aßmuraq au profit de Khydan en 2008, l’administration municipale entre rĂ©guliĂšrement en conflit avec le gouvernement au sujet du faible niveau des subsides qui lui sont accordĂ©s. Un projet d’aĂ©roport international destinĂ© Ă  favoriser le tourisme a notamment Ă©tĂ© abandonnĂ© Ă  la suite du retrait de l’État.
Outre la presse locale, qui se passionne pour ce « conflit », certains observateurs y voient une manƓuvre politique. La municipalitĂ© de SarĂŻ est en effet la seule grande ville talare dont le conseil municipal et la fonction de maire sont dominĂ©s et exercĂ©s par des responsables politiques d’opposition aux partis pro-gouvernementaux. La maire de SarĂŻ, Aylin Akhbura, membre du parti Nouveau Talaristan, s’est toutefois montrĂ©e prudente et n’a accordĂ© aucun crĂ©dit Ă  cette lecture partisane de la gestion des subventions municipales.
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TÄRÄQÇAN
бӘРӘКЧАН

« La cité des tapis »

TĂ€rĂ€qçan (en Ă©criture talar cyrillique : бәрәĐșŃ‡Đ°Đœ) est une municipalitĂ© talare situĂ©e dans le sud-ouest de la RĂ©publique du Talaristan, qui constitue la capitale administrative et traditionnelle de l’Ulus de Chulgar. Avec ses 42 885 habitants (donnĂ©es de fĂ©vrier 2019), elle reprĂ©sente la plus grande agglomĂ©ration du Chulgar et la quatriĂšme plus grande ville du pays. Par ailleurs, elle est considĂ©rĂ©e comme l’une des villes au patrimoine culturel le mieux prĂ©servĂ© du Talaristan (avec SarĂŻ, notamment). De par son histoire, elle est Ă©galement vue comme l’un des points de dĂ©part de la construction d’un État talar unifiĂ©.

Les origines de la fondation de TĂ€rĂ€qçan ne sont pas connues. La ville actuelle, qui compte de nombreux Ă©difices historiques protĂ©gĂ©s, n’accorde que rarement des autorisations aux chercheurs pour des fouilles, notamment en raison de la fragilitĂ© de ses bĂątiments. Selon diverses lĂ©gendes locales, elle aurait Ă©tĂ© fondĂ©e au XIe siĂšcle par Myer Akiem, chef de la tribu des Myerkiems. Certains de ses successeurs, qui prendront divers titres au fil de l’histoire et des allĂ©geances, finiront par fonder le khanat myerkiem de Chulgar. Durant la seconde moitiĂ© du XVIIe siĂšcle, Alp Nurhadi Khan, souverain myerkiem de Chulgar, entame l’unification des terres talares. TĂ€rĂ€qçan devient alors la capitale embryonnaire de l’Empire, qui optera finalement pour Buzkent, sur la cĂŽte, aprĂšs la victoire dĂ©finitive du Khan et la consolidation de son pouvoir.
Drapeau officiel de la Municipalité de TÀrÀqçan
Drapeau officiel de la Municipalité de TÀrÀqçan.

AprĂšs cette pĂ©riode faste qui a vu la ville ĂȘtre placĂ©e au centre de l’attention, TĂ€rĂ€qçan devient une simple capitale provinciale. Le Chulgar est progressivement dĂ©laissĂ© par ses anciens souverains en raison de son climat rude et de terres peu propices Ă  l’exploitation. Cet isolement crĂ©e un sentiment rĂ©gional fort, notamment chez les TĂ€rĂ€qçanais. La disparition progressive du pouvoir du Khan, qui siĂšge dĂ©sormais Ă  l’autre bout du pays, favorise l’émergence de plusieurs rĂ©voltes dans le Chulgar. La plus marquante reste celle de 1904, aprĂšs la disparition de l’Empire, lorsqu’un groupe d’officiers monarchistes proclame l’indĂ©pendance du Chulgar et la restauration du clan myerkiem. Cette rĂ©volte ne sera finalement matĂ©e qu’en 1906 avec l’aide de rĂ©giments Ă©trangers, payĂ©s Ă  grands frais par les nouveaux aristocrates de la RĂ©publique.
Originellement majoritairement peuplĂ©e de populations talares, la ville est devenue, sous l’Empire, une citĂ© multiculturelle et plurireligieuse, ce qui n’a pas manquĂ© de crĂ©er de nombreuses tensions. Durant la premiĂšre et surtout la seconde guerre civile, les communautĂ©s musulmanes et chrĂ©tiennes sont persĂ©cutĂ©es, voire dĂ©cimĂ©es, par des milices extrĂ©mistes bogdistes et nationalistes talares. Ce n’est que grĂące Ă  l’intervention de l’armĂ©e rĂ©guliĂšre, pourtant fortement dĂ©sorganisĂ©e Ă  cette pĂ©riode, que les massacres cessent enfin. Les cicatrices de ces violences confessionnelles restent encore visibles dans la mentalitĂ© des habitants aujourd’hui, en dĂ©pit des promesses de rĂ©conciliation nationale faites par le gouvernement.
Le marché aux tapis, dans le centre-ville historique de TÀrÀqçan.
Le marché aux tapis, dans le centre-ville historique de TÀrÀqçan.

Depuis toujours surnommĂ©e « La citĂ© des tapis » (ou « La citĂ© du tapis »), TĂ€rĂ€qçan prĂ©sente en effet une particularitĂ© Ă©tonnante : dans une sociĂ©tĂ© oĂč le tapis traditionnel est un objet de haute valeur morale, respectĂ© au sein du cercle familial et communautaire, il peut ĂȘtre offert en cadeau mais non vendu. Les habitants de TĂ€rĂ€qçan ont toutefois dĂ©veloppĂ© trĂšs tĂŽt cette pratique, ce qui a valu Ă  la ville et aux diverses communautĂ©s qui y vivent un certain mĂ©pris de la part des autres habitants du Chulgar. De nos jours, le marchĂ© aux tapis de TĂ€rĂ€qçan est inscrit au patrimoine national du Talaristan et constitue le cƓur de l’attraction touristique de la ville, qui cherche Ă  dĂ©velopper un tourisme international.
D’un point de vue politique, TĂ€rĂ€qçan est connue pour ĂȘtre une ville Ă  l’électorat trĂšs conservateur : la communautĂ© talare, majoritaire dans la composition ethnique de la municipalitĂ© (moins de 65 %), vote majoritairement pour l’aile droite dure du parti libĂ©ral-dĂ©mocrate (TLDP), ce qui a permis Ă  certains hommes politiques, comme NurmöxĂ€mmĂ€t Ilduscan ulı BĂ€yrĂ€mxanli (dit « NIB »), de faire toute leur carriĂšre politique en tant que maire de TĂ€rĂ€qçan, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. Le conseil municipal est Ă©galement largement acquis Ă  la cause du parti libĂ©ral, en dĂ©pit de nombreuses « rĂ©glementations communautaires » Ă©dictĂ©es par l’État pour donner plus de poids Ă©lectoral aux minoritĂ©s ethniques de la ville.

De par ses décisions parfois autoritaires, ses prises de position et son tempérament explosif, BÀyrÀmxanli est parfois surnommé dans la presse locale « le petit Khan de TÀrÀqçan ».

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