GEOKRATOS
Jeu de simulation géopolitique
22/05/2020
06:27:36
Forum
Carte
Atlas
Inscription
Connexion
Index du forum
Continents
Nazum
Talaristan
đ Notre Talaristan - EncyclopĂ©die
đïžNotre Talaristan | Nos principales agglomĂ©rations
Unius
đïžNotre Talaristan | Nos principales agglomĂ©rations
Posté le :
07 jan. 2026 Ă 18:53:45
Modifié le :
04 août 2026 à 11:19:43
2056
NOTRE TALARISTAN
âą âą âą
NOS PRINCIPALES AGGLOMĂRATIONS
Dans une sociĂ©tĂ© qui a longtemps Ă©tĂ© clanique, pastorale et nomade, lâapparition de citĂ©s ou de villages a longtemps Ă©tĂ© le fait dâautres peuples, parfois extĂ©rieurs Ă la rĂ©gion du KyrkuzaĂŻ. Les premiĂšres implantations humaines pĂ©rennes sur le territoire talar ont lieu sur la cĂŽte du golfe de Moritonie, un espace privilĂ©giĂ© dĂšs lâAntiquitĂ© pour le commerce et la pĂȘche. Au fil des siĂšcles, plusieurs citĂ©s-Ă©tapes se dĂ©veloppent sur les grandes routes commerciales reliant lâOrient Ă lâOccident. Ces citĂ©s, le plus souvent fortifiĂ©es (comme
AkĆor
, dans l'Ălmara), ne connaĂźtront finalement quâun essor limitĂ© jusquâĂ la sĂ©dentarisation progressive des peuples de la steppe, sous lâinfluence dâautres peuples et cultures.
Avec plus dâun million dâhabitants (soit approximativement un cinquiĂšme de la population totale du Talaristan en janvier 2018),
Buzkent
est la plus grande ville ainsi que le port industriel le plus important du pays. Centre économique majeur, Buzkent devient la capitale du Talaristan durant la seconde partie de la période monarchique, mais perd ce statut en 2008 lorsque le gouvernement inaugure, aprÚs huit années de construction, la ville nouvelle de
Khydan
, situĂ©e au centre du pays, et qui est aujourdâhui lâunique capitale administrative et institutionnelle. La «
cité blanche
», que lâon dit rĂȘvĂ©e par Arsam, nâen reste pas moins encore aujourdâhui peu peuplĂ©e, malgrĂ© les projets pharaoniques qui continuent dây ĂȘtre dĂ©veloppĂ©s. De son cĂŽtĂ©,
Alnur
veille sur le nord du golfe de Moritonie. Ă lâorigine reconnue pour sa citĂ© mĂ©diĂ©vale historique, elle attire aujourdâhui surtout des touristes venus profiter de ses plages, de son calme et de sa mĂ©tĂ©o clĂ©mente, faisant dâelle une station balnĂ©aire rĂ©putĂ©e de la rĂ©gion.
Parfois désignées sous le nom des «
Trois SĆur
s » â
aprÚs avoir longtemps été au nombre de deux
â Buzkent, Khydan et Alnur concentrent, en tenant compte de leurs municipalitĂ©s et de leurs agglomĂ©rations, prĂšs de la moitiĂ© de la population du Talaristan, un pays qui demeure majoritairement rural. Dâautres villes prĂ©sentent toutefois des intĂ©rĂȘts notables, telles que TĂ€rĂ€qçan, cĂ©lĂšbre pour son marchĂ© aux tapis, SarĂŻ, connue pour sa citadelle, ou encore Balqerim, qui abrite le cosmodrome national.
SOMMAIRE
Khydan
Buzkent
Alnur
Balqerim
TÀrÀqçan
SarĂŻ
Unius
đïžNotre Talaristan - Nos principales agglomĂ©rations - Khydan, la citĂ© blanche
Posté le :
07 jan. 2026 Ă 19:21:13
Modifié le :
04 août 2026 à 11:21:08
5620
KHYDAN
ĐXĐ«ĐĐĐ
« La cité blanche »
Khydan
, ou en talar :
ĐxŃĐŽĐ°Đœ
(ou
ĐÒ»ŃĐŽĐ°Đœ
en fonction des variantes locales) est la capitale administrative de la RĂ©publique du Talaristan depuis 2008 et la capitale provinciale de l'Ulus d'AĆmuraq. La construction de cette ville nouvelle au dĂ©but des annĂ©es 2000, Ă un rythme soutenu, sous l'impulsion du prĂ©sident Mirza Arsam qui souhaitait un Ă©loignement du pouvoir politique vis-Ă -vis des cĂŽtes et un renforcement du dĂ©veloppement Ă©conomique du centre et de l'Ouest du pays.
Depuis son inauguration, Khydan est la troisiĂšme plus grande ville du pays, aprĂšs Buzkent et Alnur, avec une population estimĂ©e Ă 351 647 habitants, appelĂ©s khydaniotes, en janvier 2018. CĆur politique du pays, la ville concentre lâessentiel des centres administratifs, des institutions politiques et des reprĂ©sentations diplomatiques. En dĂ©pit de ses nombreuses infrastructures de grande envergure et des coĂ»ts importants engagĂ©s dans sa construction et son dĂ©veloppement, la ville nâest pas parvenue Ă atteindre ses objectifs en matiĂšre dâattractivitĂ© Ă©conomique et dĂ©mographique et fait lâobjet de critiques rĂ©guliĂšres de la part des mĂ©dias et de la population.
Drapeau officiel de la Municipalité de Khydan, adopté en 2010
.
Outre les nombreux siĂšges dâinstitutions, tels que le Palais dâĂtat, le Palais de lâAssemblĂ©e, le bĂątiment de la Cour suprĂȘme ou encore les nombreux ministĂšres, la municipalitĂ© de Khydan a investi massivement, grĂące aux fonds versĂ©s par lâĂtat, dans les infrastructures publiques. La ville compte de nombreux parcs, trois piscines publiques, un zoo, de nombreux musĂ©es, ainsi que plusieurs centres commerciaux et zones de loisirs. ConformĂ©ment aux plans initiaux, la majoritĂ© des constructions, y compris les plus rĂ©centes, sont rĂ©alisĂ©es en marbre.
Aujourdâhui, en dĂ©pit des critiques, la ville de Khydan demeure le centre des institutions de la RĂ©publique du Talaristan. Elle est surnommĂ©e, depuis quelques annĂ©es, la « CitĂ© blanche », en raison de ses bĂątiments majoritairement construits en marbre blanc, en particulier dans le centre-ville et pour les Ă©difices administratifs. Ses dĂ©tracteurs la qualifient toutefois de « CitĂ© fantĂŽme », Ă©voquant Ă la fois la blancheur de ses rues et la faible prĂ©sence dâhabitants.
Un large panorama sur le centre-ville de Khydan, siĂšge des institutions : au centre, la place de la RĂ©publique ; sur la gauche : le palais d'Ătat, siĂšge du gouvernement ; en haut au centre, le palais de l'AssemblĂ©e suprĂȘme et en haut Ă droite, lĂ©gĂšrement coupĂ©e, le bĂątiment de la cour suprĂȘme.
Avant sa construction, la rĂ©gion oĂč se trouve dĂ©sormais Khydan Ă©tait trĂšs peu urbanisĂ©e : seuls quelques villages faiblement peuplĂ©s occupaient les zones qui forment aujourdâhui le centre-ville. AprĂšs la seconde guerre civile talare, la capitale historique Buzkent est dĂ©vastĂ©e, laissĂ©e en ruine par les combats. Le colonel Mirza Arsam, qui prend le pouvoir, imagine dĂšs les annĂ©es 1990 la crĂ©ation dâune nouvelle capitale au centre du pays, afin dâĂ©loigner le pouvoir politique des cĂŽtes et de renforcer lâactivitĂ© Ă©conomique dans les terres intĂ©rieures. Les travaux commencent rĂ©ellement dans les premiers mois de lâannĂ©e 2000, sous la conduite de lâarchitecte talar
Aybars QutluÄ
, auteur de plusieurs ouvrages consacrĂ©s Ă lâarchitecture talare sous les Khans. Utilisant principalement du marbre importĂ© Ă grand coĂ»t depuis le port de Buzkent, la ville est finalement inaugurĂ©e en 2008 et devient officiellement la capitale de la RĂ©publique du Talaristan le 1á”Êł juillet de la mĂȘme annĂ©e, Ă la suite dâune modification constitutionnelle.
[Topic en construction...]
Lâadministration municipale de Khydan est dotĂ©e dâun systĂšme de gouvernement particulier. Une loi constitutionnelle, adoptĂ©e par lâAssemblĂ©e suprĂȘme en 2013, prĂ©voit en effet que la capitale nationale sera dotĂ©e dâinstitutions, dâun gouvernement et de prĂ©rogatives Ă©largies par rapport aux autres municipalitĂ©s. Cette diffĂ©rence se traduit notamment par une plus grande indĂ©pendance de la ville vis-Ă -vis de lâadministration de lâUlus d'AĆmuraq. Khydan est ainsi dĂ©coupĂ©e en douze arrondissements, chacun dâentre eux disposant dâun conseil dâarrondissement (Ă la diffĂ©rence des autres villes, qui sont dĂ©coupĂ©es en quartiers et dont certaines disposent de conseils de quartier), notamment compĂ©tent en matiĂšre de salubritĂ©, de gestion des dĂ©chets et de rĂšglement des conflits de voisinage.
Le gouverneur de la municipalitĂ© de Khydan constitue la plus haute fonction exĂ©cutive de lâadministration communale. Il est Ă©lu au suffrage universel pour une durĂ©e de quatre ans, renouvelable deux fois consĂ©cutivement. Il est assistĂ© par un conseil municipal, qui constitue lâassemblĂ©e dĂ©libĂ©rante de la ville et qui est composĂ© de vingt-quatre Ă©lus au suffrage universel pour une durĂ©e de cinq ans, renouvelable sans restriction. Les circonscriptions Ă©lectorales de la municipalitĂ© de Khydan sont calquĂ©es sur les limites des arrondissements, chaque arrondissement disposant ainsi de deux reprĂ©sentants Ă©lus.
En dĂ©pit dâune relative indĂ©pendance institutionelle vis-Ă -vis du pouvoir central et de sa politique, la municipalitĂ© de Khydan demeure, en tant que capitale, reste relativement sous lâinfluence du gouvernement. Cette influence se traduit notamment dans son administration : depuis 2008 et la crĂ©ation officielle de la ville, le poste de gouverneur est systĂ©matiquement occupĂ© par un membre du
Parti libéral-démocrate
(le parti au pouvoir), tandis que ce mĂȘme parti dĂ©tient toujours la majoritĂ© au sein du conseil municipal Ă chaque nouvelle lĂ©gislature. Lâopposition sâexprime principalement, Ă lâĂ©chelle municipale, par la plateforme
Solidarité citoyenne
.
BĂątiments et lieux les plus notables :
[indent=25%][indent-right=25%]
Palais d'Ătat (siĂšge de l'exĂ©cutif) ;
Palais de l'AssemblĂ©e suprĂȘme (siĂšge du lĂ©gislatif) ;
BĂątiment de la Cour suprĂȘme (siĂšge du judiciaire) ;
Centre international des congrĂšs du Talaristan (ou
de Khydan
) ;
Aéroport international de Khydan (
plus grand aéroport du pays
) ;
Galerie nationale ;
Centre culturel de la diversité ethnique (musée) ;
Musée national des arts talars ;
Museum d'histoire naturel du Talaristan ;
Musée d'arts modernes de Khydan ;
Parc zoologique et botanique de Khydan
UniversitĂ© nationale d'Ătat de Khydan ;
Grande place de la République
Parc Alp Nurhadi Khan (parc central) ;
Parc ZĂŒgĂŒ BerkeoÄlu (parc Est);
Sölayman Stadium (Stade omnisport) ;
Arche internationale de la Turciquité
;
Secrétariat général de l'
Union mondiale libérale
(siĂšge international).
Retour au sommaire âČ
[/indent-right][/indent]
Unius
đïžNotre Talaristan - Nos principales agglomĂ©rations - Balqerim, la citĂ© du cosmos
Posté le :
06 fév. 2026 à 12:39:14
Modifié le :
04 août 2026 à 11:24:09
3178
BALQERIM
ĐĐĐÒ ĐĐ ĐĐ
« La cité du cosmos »
Balqerim
, ou en talar :
ĐĐ°Đ»ÒĄĐ”ŃĐžĐŒ
), surnommée «
la cité du cosmos
», est une petite ville situĂ©e dans le centre-sud du Talaristan et rattachĂ©e Ă lâulus (province) de Chulgar. Administrativement, elle constitue le chef-lieu de la sĂŒrgĂ€ de Balqerim. PeuplĂ©e dâenviron 32 612 habitants en octobre 2018, la ville est la seconde plus grande agglomĂ©ration de la province aprĂšs la capitale, TĂ€rĂ€qçan.
SituĂ©e Ă la frontiĂšre mĂ©ridionale du Talaristan et mentionnĂ©e pour la premiĂšre fois au Moyen Ăge sur certains portulans, la ville de Balqerim fut durant plusieurs siĂšcles un modeste lieu de passage entre les territoires moritons et les zones tribales talars. Elle fut historiquement la possession de seigneurs locaux sĂ©dentarisĂ©s, vassaux de confĂ©dĂ©rations claniques puis de khanats plus puissants, notamment du khanat myerkiem de Chulgar au XVe siĂšcle. Son isolement gĂ©ographique vis-Ă -vis des autres communautĂ©s lui permit un dĂ©veloppement relativement paisible, qui attira plus tard lâattention de lâĂtat talar.
Drapeau officiel de la Municipalité de Balqerim
.
Vers la fin des annĂ©es 1980, la ville est en effet remarquĂ©e par lâ
Agence aérospatiale du Talaristan
(en talar :
TалаŃĐžŃŃĐ°Đœ аŃŃĐŸ-ĐșĐŸŃĐŒĐžĐș Đ°ĐłĐ”ĐœŃĐ»ŃĐłŃ
, ou TACA) pour son isolement, sa situation gĂ©ographique, sa faible population (environ 11 000 habitants Ă lâĂ©poque), ainsi que pour la bonne qualitĂ© de son rĂ©seau routier et de ses voies ferrĂ©es. Le gouvernement cherche alors Ă installer un cosmodrome dans la rĂ©gion afin de dĂ©velopper ses recherches et ses activitĂ©s spatiales. Balqerim fut finalement retenue et le chantier dĂ©buta dĂšs 1989, pour une ouverture officielle au dĂ©but de lâannĂ©e 2000.
Depuis lâouverture du «
Centre aérospatial de Balqerim
», unique centre spatial localisé au Talaristan, la ville a reçu le surnom local de «
cité du cosmos
» et sâest progressivement dĂ©veloppĂ©e Ă©conomiquement et socialement grĂące Ă ce nouveau statut. En vingt ans, la ville a triplĂ© sa population et doublĂ© sa superficie, provoquant toutefois quelques dĂ©sagrĂ©ments avec les autoritĂ©s cosmiques talariennes du centre. De nos jours, Balqerim possĂšde deux hĂŽpitaux, plusieurs Ă©coles et une universitĂ©, et bĂ©nĂ©ficie dâune reconnaissance internationale. Divers lieux culturels et associatifs ont Ă©galement ouvert, tandis que de nombreux lotissements ont Ă©tĂ© créés pour accueillir le personnel du centre.
l'Avenue Constellation, dans le centre-ville de Balqerim
.
Le centre aĂ©rospatial de Balqerim est en rĂ©alitĂ© situĂ© Ă prĂšs de 35 km de la ville elle-mĂȘme. Il se trouve techniquement plus proche dâun village de plus petite taille, mais dĂ©pend administrativement de la municipalitĂ© de Balqerim. Le site compte au total sept pas de tir, dont seulement quatre sont exploitĂ©s, faute de moyens humains, financiers et matĂ©riels. Outre les pas de tir et le centre de contrĂŽle, le cosmodrome comprend Ă©galement diverses installations dâassemblage, de logistique et de soutien technique, ainsi que deux centres de recherche universitaires dĂ©diĂ©s Ă lâĂ©tude de lâespace et rattachĂ©s Ă lâuniversitĂ© de Balqerim.
D'un point de vue politique, la ville de Balqerim est Ă©troitement surveillez par l'administration de l'Ătat : de nombreuse manifestation de l'opposition locale et nationale contre le maintient du centre aĂ©rospatial jalonne l'histoire de la ville (notament du Ă la polution, et as la forte influence de la TACA sur l'administration municipale). Cette quasi « mise sous tutelle » ce remarque notament avec le poste de maire : depuis l'ouverture du centre, la fonction est systĂ©matiquement « remis » Ă un candidat membre du
Parti libéral-démocrate
, le parti du président Mirza Arsam actuellement au pouvoir.
Retour au sommaire âČ
Unius
đïžNotre Talaristan - Nos principales agglomĂ©rations - SarĂŻ, la citĂ© de la forteresse
Posté le :
09 fév. 2026 à 17:44:02
Modifié le :
04 août 2026 à 11:23:22
4295
SARĂ
ĐĄĐĐ Đ«
« La cité de la forteresse »
SarĂŻ
, ou en talar :
CаŃŃ
), surnommée «
la forteresse
» ou, de maniÚre plus moderne «
la cité de la forteresse
», est l'une des plus grandes villes du Talaristan (aprĂšs Buzkent, Alnur et Khydan) situĂ©e dans le Nord-Ouest de l'Ulus d'AĆmuraq dont elle constitue la capitale
traditionnelle
. Elle constitue Ă©galement, depuis la rĂ©forme territoriale, le chef-lieu de la SĂŒrgĂ€ de SarĂŻ, ainsi que la porte d'entrĂ©e terrestre principale du Nord du Talaristan.
Son emplacement dans le nord du Talaristan lui a souvent valu son autre surnom de «
porte du Nord
» ou encore de «
porte de la steppe
». SarĂŻ est historiquement une citĂ© majoritairement musulmane : lâimplantation de lâislam est, comme pour toutes les autres religions abrahamiques, vivement combattue pendant plusieurs siĂšcles par les peuples de la steppe, tandis que la communautĂ© de la citĂ© de SarĂŻ, dĂ©jĂ sĂ©dentarisĂ©e et influencĂ©e par le commerce avec certains peuples musulmans du Nord, se convertit progressivement Ă lâislam. Ă partir du XVe siĂšcle, un premier Dey est mentionnĂ© comme rĂ©gnant sur la ville, qui est alors lâune des plus dĂ©veloppĂ©es de la rĂ©gion et sâimpose comme le centre dâattraction du pays dâAĆmuraq. La ville atteint son appogĂ©e sous le rĂšgne Mokhammat II, dit « le lion de SarĂŻ », durant le milieu du XVIĂšme siĂšcle.
Drapeau officiel de la Municipalité de Sarï
.
En fĂ©vrier 1734, le vieillissant Alp Nurhadi Khan, fondateur de lâEmpire talar, fait le siĂšge de la citĂ©. Celui-ci sâachĂšve quatre mois plus tard par la reddition dâAlmin Dey, mais Ă©galement par la mort du souverain talar, emportĂ© par la fiĂšvre dans les camps. Au sein du vaste Empire talar, la ville se diversifie et plusieurs communautĂ©s sây Ă©tablissent, apportant chacune leurs propres traditions architecturales, qui font aujourdâhui la renommĂ©e de la citĂ©. Cependant, SarĂŻ est durement frappĂ©e par un incendie en 1837, qui dĂ©vaste une grande partie de la vieille ville. La seconde guerre civile provoque la fuite dâune part trĂšs importante de la communautĂ© musulmane, qui, pour la plupart, ne reviendra jamais. En 2019, la ville est frappĂ©e par deux attentats terroristes, l'un contre le bureau rĂ©gional du Parti libĂ©ral-dĂ©mocrate, l'autre contre le centre local de l'Association anticommuniste du Talaristan, menĂ© par le groupe rĂ©volutionnaire communiste Molo Golotov.
De nos jours, la ville de SarĂŻ est principalement connue et reconnue pour son architecture traditionnelle atypique pour le Talaristan, mĂȘlant diffĂ©rents styles selon les quartiers, ainsi que pour sa cĂ©lĂšbre citadelle, Ă©difiĂ©e dans un style tardif par le second Dey, Abizula. Cette attractivitĂ© a fait dâelle une place touristique majeure de la rĂ©gion dâAĆmuraq, ainsi quâun centre Ă©conomique local. SituĂ©e aujourdâhui en dehors de la ville, la forteresse de SarĂŻ a Ă©tĂ© intĂ©gralement rĂ©novĂ©e par lâĂtat et comprend dĂ©sormais un musĂ©e ainsi quâune reconstitution partielle des bĂątiments administratifs construits par les Dey de la citĂ©. Parmi les Ă©difices les plus notables figure Ă©galement la ZĂ€ngĂ€r gömbĂ€z (« le
DĂŽme bleu
»), une mosquée dont le dÎme bleu dépasse au-dessus des murailles de la forteresse.
Depuis ses jardins, l'entrée Est de la vieille forteresse avec le ZÀngÀr gömbÀz.
PeuplĂ©e de 107 000 habitants (donnĂ©es dâoctobre 2018), la ville compte aujourdâhui une population majoritairement de confession bogd, avec des minoritĂ©s chrĂ©tienne et musulmane. Bien que ne reprĂ©sentant plus quâenviron 22 000 personnes en octobre 2018, la communautĂ© musulmane de SarĂŻ est inscrite au patrimoine immatĂ©riel de la RĂ©publique du Talaristan, tandis que lâarchitecture musulmane est reconnue comme patrimoine matĂ©riel national. Une Ă©cole coranique a ouvert dans le quartier musulman, tandis que le ministĂšre du Tourisme a rĂ©alisĂ© dâimportants investissements pour restaurer les anciennes mosquĂ©es de la ville, y compris la ZĂ€ngĂ€r gömbĂ€z de la forteresse.
En dĂ©pit des politiques de lâĂtat en faveur de la conservation de son hĂ©ritage, la ville de SarĂŻ entretient des relations houleuses avec les institutions nationales. AprĂšs avoir perdu son statut de capitale de lâUlus dâAĆmuraq au profit de Khydan en 2008, lâadministration municipale entre rĂ©guliĂšrement en conflit avec le gouvernement au sujet du faible niveau des subsides qui lui sont accordĂ©s. Un projet dâaĂ©roport international destinĂ© Ă favoriser le tourisme a notamment Ă©tĂ© abandonnĂ© Ă la suite du retrait de lâĂtat.
Outre la presse locale, qui se passionne pour ce «
conflit
», certains observateurs y voient une manĆuvre politique. La municipalitĂ© de SarĂŻ est en effet la seule grande ville talare dont le conseil municipal et la fonction de maire sont dominĂ©s et exercĂ©s par des responsables politiques dâopposition aux partis pro-gouvernementaux. La maire de SarĂŻ, Aylin Akhbura, membre du parti
Nouveau Talaristan
, sâest toutefois montrĂ©e prudente et nâa accordĂ© aucun crĂ©dit Ă cette lecture partisane de la gestion des subventions municipales.
Retour au sommaire âČ
Unius
đïžNotre Talaristan - Nos principales agglomĂ©rations - TĂ€rĂ€qçan, la citĂ© des tapis
Posté le :
24 mars 2026 Ă 14:31:08
Modifié le :
04 août 2026 à 11:23:32
4230
TĂRĂQĂAN
ĐąÓĐ ÓĐЧĐĐ
« La cité des tapis »
TÀrÀqçan
(en Ă©criture talar cyrillique : ĐąÓŃÓĐșŃĐ°Đœ) est une municipalitĂ© talare situĂ©e dans le sud-ouest de la RĂ©publique du Talaristan, qui constitue la capitale administrative et traditionnelle de lâUlus de Chulgar. Avec ses 42 885 habitants (donnĂ©es de fĂ©vrier 2019), elle reprĂ©sente la plus grande agglomĂ©ration du Chulgar et la quatriĂšme plus grande ville du pays. Par ailleurs, elle est considĂ©rĂ©e comme lâune des villes au patrimoine culturel le mieux prĂ©servĂ© du Talaristan (avec
SarĂŻ
, notamment). De par son histoire, elle est Ă©galement vue comme lâun des points de dĂ©part de la construction dâun Ătat talar unifiĂ©.
Les origines de la fondation de TĂ€rĂ€qçan ne sont pas connues. La ville actuelle, qui compte de nombreux Ă©difices historiques protĂ©gĂ©s, nâaccorde que rarement des autorisations aux chercheurs pour des fouilles, notamment en raison de la fragilitĂ© de ses bĂątiments. Selon diverses lĂ©gendes locales, elle aurait Ă©tĂ© fondĂ©e au XIe siĂšcle par Myer Akiem, chef de la tribu des Myerkiems. Certains de ses successeurs, qui prendront divers titres au fil de lâhistoire et des allĂ©geances, finiront par fonder le khanat myerkiem de Chulgar. Durant la seconde moitiĂ© du XVIIe siĂšcle, Alp Nurhadi Khan, souverain myerkiem de Chulgar, entame lâunification des terres talares. TĂ€rĂ€qçan devient alors la capitale embryonnaire de lâEmpire, qui optera finalement pour Buzkent, sur la cĂŽte, aprĂšs la victoire dĂ©finitive du Khan et la consolidation de son pouvoir.
Drapeau officiel de la Municipalité de TÀrÀqçan
.
AprĂšs cette pĂ©riode faste qui a vu la ville ĂȘtre placĂ©e au centre de lâattention, TĂ€rĂ€qçan devient une simple capitale provinciale. Le Chulgar est progressivement dĂ©laissĂ© par ses anciens souverains en raison de son climat rude et de terres peu propices Ă lâexploitation. Cet isolement crĂ©e un sentiment rĂ©gional fort, notamment chez les TĂ€rĂ€qçanais. La disparition progressive du pouvoir du Khan, qui siĂšge dĂ©sormais Ă lâautre bout du pays, favorise lâĂ©mergence de plusieurs rĂ©voltes dans le Chulgar. La plus marquante reste celle de 1904, aprĂšs la disparition de lâEmpire, lorsquâun groupe dâofficiers monarchistes proclame lâindĂ©pendance du Chulgar et la restauration du clan myerkiem. Cette rĂ©volte ne sera finalement matĂ©e quâen 1906 avec lâaide de rĂ©giments Ă©trangers, payĂ©s Ă grands frais par les nouveaux aristocrates de la RĂ©publique.
Originellement majoritairement peuplĂ©e de populations talares, la ville est devenue, sous lâEmpire, une citĂ© multiculturelle et plurireligieuse, ce qui nâa pas manquĂ© de crĂ©er de nombreuses tensions. Durant la premiĂšre et surtout la seconde guerre civile, les communautĂ©s musulmanes et chrĂ©tiennes sont persĂ©cutĂ©es, voire dĂ©cimĂ©es, par des milices extrĂ©mistes bogdistes et nationalistes talares. Ce nâest que grĂące Ă lâintervention de lâarmĂ©e rĂ©guliĂšre, pourtant fortement dĂ©sorganisĂ©e Ă cette pĂ©riode, que les massacres cessent enfin. Les cicatrices de ces violences confessionnelles restent encore visibles dans la mentalitĂ© des habitants aujourdâhui, en dĂ©pit des promesses de rĂ©conciliation nationale faites par le gouvernement.
Le marché aux tapis, dans le centre-ville historique de TÀrÀqçan.
Depuis toujours surnommĂ©e « La citĂ© des tapis » (ou « La citĂ© du tapis »), TĂ€rĂ€qçan prĂ©sente en effet une particularitĂ© Ă©tonnante : dans une sociĂ©tĂ© oĂč le tapis traditionnel est un objet de haute valeur morale, respectĂ© au sein du cercle familial et communautaire, il peut ĂȘtre offert en cadeau mais non vendu. Les habitants de TĂ€rĂ€qçan ont toutefois dĂ©veloppĂ© trĂšs tĂŽt cette pratique, ce qui a valu Ă la ville et aux diverses communautĂ©s qui y vivent un certain mĂ©pris de la part des autres habitants du Chulgar. De nos jours, le marchĂ© aux tapis de TĂ€rĂ€qçan est inscrit au patrimoine national du Talaristan et constitue le cĆur de lâattraction touristique de la ville, qui cherche Ă dĂ©velopper un tourisme international.
Dâun point de vue politique, TĂ€rĂ€qçan est connue pour ĂȘtre une ville Ă lâĂ©lectorat trĂšs conservateur : la communautĂ© talare, majoritaire dans la composition ethnique de la municipalitĂ© (moins de 65 %), vote majoritairement pour lâaile droite dure du
parti libéral-démocrate (TLDP)
, ce qui a permis Ă certains hommes politiques, comme NurmöxĂ€mmĂ€t Ilduscan ulı BĂ€yrĂ€mxanli (dit « NIB »), de faire toute leur carriĂšre politique en tant que maire de TĂ€rĂ€qçan, fonction quâil occupe encore aujourdâhui. Le conseil municipal est Ă©galement largement acquis Ă la cause du parti libĂ©ral, en dĂ©pit de nombreuses « rĂ©glementations communautaires » Ă©dictĂ©es par lâĂtat pour donner plus de poids Ă©lectoral aux minoritĂ©s ethniques de la ville.
De par ses décisions parfois autoritaires, ses prises de position et son tempérament explosif, BÀyrÀmxanli est parfois surnommé dans la presse locale « le petit Khan de TÀrÀqçan ».
Retour au sommaire âČ