23/07/2018
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[Karty-Garmflüssenstein] Opération Omega

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Alinéa"Ainsi la diplomatie n'était bien qu'une formalité plus qu'une espérance" me dis-je succinctement. Être une des trois Gouverneurs Kartiens implique des responsabilités, de là à faire face au refus totalement délusoire de ce diplomate qui entraînera, de fait, la guerre, était impensable. L'Etat Grammatikais est à la fois geôlier et prisonnier de sa propre rigidité, impossible de raisonner une dictatrice comme Alice Weinel. J'observe là ce diplomate, coincé des décisions d'une élite bornée, totalement éloignée de son peuple, qui s'apprête à en payer les conséquences. La pitié n'a pas à altérer mon jugement, cette incompétence ne change rien à la réponse portée, pas plus qu'elle ralentira la machine de guerre. Il est de mon devoir, de notre devoir, en tant que protectrice de ma patrie mère, de démontrer la puissance de la nouvelle Karty. Quiconque essayera désormais de se jouer de nous verra l'empêchement d'une récidive, il est de mon devoir, de notre devoir, d'affirmer cette autorité.

Dame Angèle Orlovski, la représentante la plus connue de l'exécutif en Karty, avait déjà eu affaire à ce type de réaction avec la crise des missiles du Churaynn. Toutefois, le cas Grammatikais avait ce changement: Un voisin direct de Karty, une intervention terrestre. Le dossier diplomatique se remplaçait par celui militaire, ce sera à la commissaire Strakhova de s'en charger. Pour l'heure, congédier le diplomate Grammatikais était la dernière tâche. Angèle n'allait pas le retenir, ce serait contraire aux "saints" codes diplomatiques, souvent oubliés de certains en situation de crise. Le regard d'Angèle se durcit, plus rien dans sa posture ne semblait rappeler cette douceur féminine qu'elle aborde par moment. Un regard froid, perçant, noir même. Elle posa ses deux coudes sur les devants de la table, joignit ses mains devant son visage, lorsque le diplomate, désormais adverse, annonça la fin de l'entrevue. Elle annonça simplement ces quelques mots.

Citoyenne Angèle Orlovski-"Je tâche d'espérer que le peuple garmflüßensteinois survivra mieux à ce choix qu'à son gouvernement. Je vous salue."

Une lueur de soulagement parut dans les yeux de Christian Hurensohn, qui comprenait qu'on le laissait partir. Angèle, de son côté, tendit le bras en direction de la sortie, en donnant un ordre en russe aux quelques militaires présents. Le diplomate fut convoyé aux dehors de l'infrastructure, sous le regard acéré de soldats Kartiens, qui, paradoxalement, seraient sans doute dans quelques heures à peine sur le front. Les réseaux diplomatiques Kartiens s'activent, il est jugé préférable de prévenir les alliés avant d'entamer ce conflit. De ce fait, les nations que sont Slaviensk, le Kah, l'Estalie, le Latrua et la Kaulthie reçoivent le communiqué suivant.Présidence Fédérale Kartienne a écrit :Chers alliés,
A l'aube de la nouvelle Karty, la République Fédérale, nous nous sommes confrontés à la réalité du Grammatika. Un pays voisin qui, lors de notre guerre civile, a éhontément soutenu la camp royaliste. Un camp qui, je le rappelle, convoque à la fois racisme, dictature et l'ensemble des valeurs d'une monarchie absolue d'un temps déchu. Par vos anciens soutiens, qu'ils aient été diplomatiques ou plus directs, fort heureusement, le camp socialiste a vaincu. Il est paru de notre devoir de réclamer dû à Grammatika, occurrence faite lors d'une entrevue où des accords furent proposés pour éviter le conflit. Les autorités Grammatikaises ayant refusé cette proposition diplomatiquement pacifique, la Présidence Fédérale estime légitimement l'Opération Omega, l'attaque de Grammatika. Si ce traité n'est pas accepté diplomatiquement, il le sera pas la force. Il relève de la nécessité de faire tomber ce régime dictatorial, esclavagiste et dénué de tout sens commun dans notre monde contemporain. Ces accords auront pour but d'apporter la démocratie, le retrait du Bloc Nationaliste Eurysien, en bref l'éradication d'une menace au profit du triomphe que nous espérons populaire pour Grammatika. Nous ne souhaitons guère soutien dans ce projet, nous vous informons par le biais de nos relations de cette attaque, imminente au demeurant.
Bien à vous, Citoyenne Angèle Orlovski.


Taliska Strakhova

AlinéaConsciemment du rapport de force totalement déséquilibrés opposant Grammatika et Karty, le seul risque demeure une action extérieure. L'Opération Omega, entre les mains de la commissaire de l'état-major, consiste à prendre le contrôle du territoire Grammatikais, le sécuriser et empêcher toute intervention extérieure. Il est jugé que personne ne prêtera aide, si ce n'est que très éventuellement le Bloc Nationaliste Eurysien, lié par obligation à la protection de l'actuel Etat Grammatikais. La rapidité est donc de mise, il n'existe aucune base militaire du BNE en sol Grammatikais. Ne pouvant être rejoint par le biais de la marine car pays enclavé, le seul moyen viable demeure les airs: Largement contré par l'armée de l'air Kartienne. Ainsi, le plan demeure basiquement simple. L'aviation Kartienne survole le territoire Grammatikais, des canons d'artillerie sont postés à la frontière en cas de débordement, des missiles sont programmés dans le cas d'une ingérence. La force principale demeure l'envoi des blindés, charger de contrer toute opposition par les armes, prendre le contrôle des villes importantes et notamment la capitale. Les civils ne sont pas visés, les militaires ont pour ordre d'y prêter une attention particulière, bien qu'en dernier recours le tout soit abandonné. Des hélicoptères prêtent main forte à la force blindée, tandis que l'aviation empêche tout décollage ou autre force de pénétrer l'espace aérien Grammatikais, le tout encadré par un AWACS. L'Opération Omega est lancée quelques heures après le départ du diplomate, le tout ayant déjà été étudié et préparé durant l'entrevue.

HRPLe conflit sera arbitré par Kami et moi, Kartyusha, comme convenu via discord, la modération n'a pas besoin d'y mettre son nez.
askip les chars Kartiens à la frontière, road to Berlin ambiance 1945 par les rouges
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---------------------------------------------------------------------L'étendard garmflüßensteinois---------------------------------------------------------------------
Scheiß drauf

Partout au Garmflüßenstein, c'était l'état d'urgence. La décision stupide et irréfléchie de l'Obergrammatikführerin n'avait pas pu être contestée sur le moment, mais une fois cela fait et la réaction des kartiens observée, l'État-major savait très bien que la venue d'une invasion, ou du moins une attaque n'était plus qu'une question de jours, ou plutôt d'heures. Malheureusement, des défenses, cela doit se préparer sur un temps un peu plus long.

Au vu de l'urgence de la situation, il fallait tout faire simultanément. Mobiliser tous les soldats du pays et les hommes ayant fait leur service militaire, demander aux civils d'évacuer si possible les villes les plus exposées, ou de se cacher dans les quelques Blockhaus encore en état datant de la Lourde Guerre qui se trouvaient un peu partout dans les grandes villes, installer des défenses antichar et creuser des fossés tout le long de la frontière. Il est clair que cela serait complètement impossible, mais il fallait au moins essayer.

Les habitants de Lokativbeck et des villages avoisinant la frontière kartienne furent donc priés de quitter leurs habitations quelques temps, et convoyés en direction de la vallée du Deklination grâce aux bus, cars et camions réquisitionnés. Le gouvernement restait cependant plutôt flou sur les raisons de cette évacuation rapide, pour contenir au maximum la panique dans le pays. Les soldats avaient pour ordre de ne rien dire aux civils.

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Les soldats, pour leur part, étaient dans l'ensemble très peu motivés. Ils connaissaient évidemment tous la différence entre leur petit pays de 3,5 millions d'habitants, et Karty qui atteignait pratiquement les cinquante. Et les plus renseignés savaient parfaitement que leur armée était sous-équipée et obsolète par rapport à la moyenne eurysienne, et d'autant plus face à Karty. Il n'y avait donc plus que les plus fervents nationalistes ou orthografistes qui avaient une envie différente de la désertion. Mais les chefs avaient été bien choisis, et comptaient pour la grande majorité parmi le groupe des nationalistes qui voulaient tenir jusqu'au bout, et seraient prêts à tuer de leur main un soldat qui se déroberait à la défense de sa patrie.
La plupart des soldats s'étaient donc concertés discrètement pour se rendre sans résister aux kartiens, comptant sur leur respect des règles de guerre conventionnelles.

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Pendant cette débandade, la sécurité du château de Genitivingen avait préparé un convoi de voitures aussi discret que possible pour enmener l'Obergrammatikführerin aussi loin que possible du front. Malheureusement pour les royalistes kartiens, toujours hébergés là, il n'y avait pas de place pour eux dans les voitures réquisitionnées. Ils étaient donc livrés à eux-mêmes dans la petite capitale garmflüßensteinoise qui serait probablement aux mains des kartiens dès les premiers jours du conflit.

Les défenses antichar garmflüßensteinoises.On compte environ 600 mètres de défenses antichar dernier cri. Les 300 autres kilomètres de la frontière n'en ont pas.
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