05/12/2018
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[Karty-Garmflüssenstein] Opération Omega

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Alinéa"Ainsi la diplomatie n'était bien qu'une formalité plus qu'une espérance" me dis-je succinctement. Être une des trois Gouverneurs Kartiens implique des responsabilités, de là à faire face au refus totalement délusoire de ce diplomate qui entraînera, de fait, la guerre, était impensable. L'Etat Grammatikais est à la fois geôlier et prisonnier de sa propre rigidité, impossible de raisonner une dictatrice comme Alice Weinel. J'observe là ce diplomate, coincé des décisions d'une élite bornée, totalement éloignée de son peuple, qui s'apprête à en payer les conséquences. La pitié n'a pas à altérer mon jugement, cette incompétence ne change rien à la réponse portée, pas plus qu'elle ralentira la machine de guerre. Il est de mon devoir, de notre devoir, en tant que protectrice de ma patrie mère, de démontrer la puissance de la nouvelle Karty. Quiconque essayera désormais de se jouer de nous verra l'empêchement d'une récidive, il est de mon devoir, de notre devoir, d'affirmer cette autorité.

Dame Angèle Orlovski, la représentante la plus connue de l'exécutif en Karty, avait déjà eu affaire à ce type de réaction avec la crise des missiles du Churaynn. Toutefois, le cas Grammatikais avait ce changement: Un voisin direct de Karty, une intervention terrestre. Le dossier diplomatique se remplaçait par celui militaire, ce sera à la commissaire Strakhova de s'en charger. Pour l'heure, congédier le diplomate Grammatikais était la dernière tâche. Angèle n'allait pas le retenir, ce serait contraire aux "saints" codes diplomatiques, souvent oubliés de certains en situation de crise. Le regard d'Angèle se durcit, plus rien dans sa posture ne semblait rappeler cette douceur féminine qu'elle aborde par moment. Un regard froid, perçant, noir même. Elle posa ses deux coudes sur les devants de la table, joignit ses mains devant son visage, lorsque le diplomate, désormais adverse, annonça la fin de l'entrevue. Elle annonça simplement ces quelques mots.

Citoyenne Angèle Orlovski-"Je tâche d'espérer que le peuple garmflüßensteinois survivra mieux à ce choix qu'à son gouvernement. Je vous salue."

Une lueur de soulagement parut dans les yeux de Christian Hurensohn, qui comprenait qu'on le laissait partir. Angèle, de son côté, tendit le bras en direction de la sortie, en donnant un ordre en russe aux quelques militaires présents. Le diplomate fut convoyé aux dehors de l'infrastructure, sous le regard acéré de soldats Kartiens, qui, paradoxalement, seraient sans doute dans quelques heures à peine sur le front. Les réseaux diplomatiques Kartiens s'activent, il est jugé préférable de prévenir les alliés avant d'entamer ce conflit. De ce fait, les nations que sont Slaviensk, le Kah, l'Estalie, le Latrua et la Kaulthie reçoivent le communiqué suivant.Présidence Fédérale Kartienne a écrit :Chers alliés,
A l'aube de la nouvelle Karty, la République Fédérale, nous nous sommes confrontés à la réalité du Grammatika. Un pays voisin qui, lors de notre guerre civile, a éhontément soutenu la camp royaliste. Un camp qui, je le rappelle, convoque à la fois racisme, dictature et l'ensemble des valeurs d'une monarchie absolue d'un temps déchu. Par vos anciens soutiens, qu'ils aient été diplomatiques ou plus directs, fort heureusement, le camp socialiste a vaincu. Il est paru de notre devoir de réclamer dû à Grammatika, occurrence faite lors d'une entrevue où des accords furent proposés pour éviter le conflit. Les autorités Grammatikaises ayant refusé cette proposition diplomatiquement pacifique, la Présidence Fédérale estime légitimement l'Opération Omega, l'attaque de Grammatika. Si ce traité n'est pas accepté diplomatiquement, il le sera pas la force. Il relève de la nécessité de faire tomber ce régime dictatorial, esclavagiste et dénué de tout sens commun dans notre monde contemporain. Ces accords auront pour but d'apporter la démocratie, le retrait du Bloc Nationaliste Eurysien, en bref l'éradication d'une menace au profit du triomphe que nous espérons populaire pour Grammatika. Nous ne souhaitons guère soutien dans ce projet, nous vous informons par le biais de nos relations de cette attaque, imminente au demeurant.
Bien à vous, Citoyenne Angèle Orlovski.


Taliska Strakhova

AlinéaConsciemment du rapport de force totalement déséquilibrés opposant Grammatika et Karty, le seul risque demeure une action extérieure. L'Opération Omega, entre les mains de la commissaire de l'état-major, consiste à prendre le contrôle du territoire Grammatikais, le sécuriser et empêcher toute intervention extérieure. Il est jugé que personne ne prêtera aide, si ce n'est que très éventuellement le Bloc Nationaliste Eurysien, lié par obligation à la protection de l'actuel Etat Grammatikais. La rapidité est donc de mise, il n'existe aucune base militaire du BNE en sol Grammatikais. Ne pouvant être rejoint par le biais de la marine car pays enclavé, le seul moyen viable demeure les airs: Largement contré par l'armée de l'air Kartienne. Ainsi, le plan demeure basiquement simple. L'aviation Kartienne survole le territoire Grammatikais, des canons d'artillerie sont postés à la frontière en cas de débordement, des missiles sont programmés dans le cas d'une ingérence. La force principale demeure l'envoi des blindés, charger de contrer toute opposition par les armes, prendre le contrôle des villes importantes et notamment la capitale. Les civils ne sont pas visés, les militaires ont pour ordre d'y prêter une attention particulière, bien qu'en dernier recours le tout soit abandonné. Des hélicoptères prêtent main forte à la force blindée, tandis que l'aviation empêche tout décollage ou autre force de pénétrer l'espace aérien Grammatikais, le tout encadré par un AWACS. L'Opération Omega est lancée quelques heures après le départ du diplomate, le tout ayant déjà été étudié et préparé durant l'entrevue.

HRPLe conflit sera arbitré par Kami et moi, Kartyusha, comme convenu via discord, la modération n'a pas besoin d'y mettre son nez.
askip les chars Kartiens à la frontière, road to Berlin ambiance 1945 par les rouges
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---------------------------------------------------------------------L'étendard garmflüßensteinois---------------------------------------------------------------------
Scheiß drauf

Partout au Garmflüßenstein, c'était l'état d'urgence. La décision stupide et irréfléchie de l'Obergrammatikführerin n'avait pas pu être contestée sur le moment, mais une fois cela fait et la réaction des kartiens observée, l'État-major savait très bien que la venue d'une invasion, ou du moins une attaque n'était plus qu'une question de jours, ou plutôt d'heures. Malheureusement, des défenses, cela doit se préparer sur un temps un peu plus long.

Au vu de l'urgence de la situation, il fallait tout faire simultanément. Mobiliser tous les soldats du pays et les hommes ayant fait leur service militaire, demander aux civils d'évacuer si possible les villes les plus exposées, ou de se cacher dans les quelques Blockhaus encore en état datant de la Lourde Guerre qui se trouvaient un peu partout dans les grandes villes, installer des défenses antichar et creuser des fossés tout le long de la frontière. Il est clair que cela serait complètement impossible, mais il fallait au moins essayer.

Les habitants de Lokativbeck et des villages avoisinant la frontière kartienne furent donc priés de quitter leurs habitations quelques temps, et convoyés en direction de la vallée du Deklination grâce aux bus, cars et camions réquisitionnés. Le gouvernement restait cependant plutôt flou sur les raisons de cette évacuation rapide, pour contenir au maximum la panique dans le pays. Les soldats avaient pour ordre de ne rien dire aux civils.

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Les soldats, pour leur part, étaient dans l'ensemble très peu motivés. Ils connaissaient évidemment tous la différence entre leur petit pays de 3,5 millions d'habitants, et Karty qui atteignait pratiquement les cinquante. Et les plus renseignés savaient parfaitement que leur armée était sous-équipée et obsolète par rapport à la moyenne eurysienne, et d'autant plus face à Karty. Il n'y avait donc plus que les plus fervents nationalistes ou orthografistes qui avaient une envie différente de la désertion. Mais les chefs avaient été bien choisis, et comptaient pour la grande majorité parmi le groupe des nationalistes qui voulaient tenir jusqu'au bout, et seraient prêts à tuer de leur main un soldat qui se déroberait à la défense de sa patrie.
La plupart des soldats s'étaient donc concertés discrètement pour se rendre sans résister aux kartiens, comptant sur leur respect des règles de guerre conventionnelles.

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Pendant cette débandade, la sécurité du château de Genitivingen avait préparé un convoi de voitures aussi discret que possible pour enmener l'Obergrammatikführerin aussi loin que possible du front. Malheureusement pour les royalistes kartiens, toujours hébergés là, il n'y avait pas de place pour eux dans les voitures réquisitionnées. Ils étaient donc livrés à eux-mêmes dans la petite capitale garmflüßensteinoise qui serait probablement aux mains des kartiens dès les premiers jours du conflit.

Les défenses antichar garmflüßensteinoises.On compte environ 600 mètres de défenses antichar dernier cri. Les 300 autres kilomètres de la frontière n'en ont pas.
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AlinéaLe plan ? L'Opération Omega ? Quelle était-elle si ce n'est une course directe vers la capitale Grammatikaise avec la quasi totalité des blindés Kartiens ? Plus de 1000 blindés en tout genre, chars d'assauts et chars légers, véhicules de combat ou de transport, c'était plus de 80% des effectifs blindés Kartiens dans la bataille. L'état-major comptait sur la faiblesse de son adversaire, sa désorganisation due à la rapidité, chaque minute supplémentaire était une entrave de plus. Il fallait frappait, et il fallait frapper vite et fort: Pas un pas en arrière ! Le programme était simple, prendre la ville frontalière de Lokativbeck en sécurisant le plus rapidement ce point stratégique, puis foncer sur la poche de la capitale de Genitiven et sa ville à l'Est: Direktiviesbaden. Ensuite, le territoire Grammatikais sera divisé en deux. Mais est-ce là l'entièreté du plan ?

Opération Omega

Non, non bien au contraire. Tout d'abord, l'ensemble de la frontière Kartienne était protégée par des lignées de soldats, évitant toute incursion possible, il y avait une force offensive et défensive. Cette même défense était appuyée, dans l'éventualité d'une attaque, d'une ligne de canons d'artillerie quelques kilomètres plus loin. De surcroît, il y avait cette ligne violette tracée à l'Est du pays. Que représentait-elle ? la ligne Rebecca. Elle servira à couper la ville de Dativeldorf, le tout s'effectuant par des forces parachutistes. L'armée de l'air était donc sollicitée, non seulement elle empêchait toute incursion aérienne par la domination totale de l'espace aérien Grammatikais, mais elle enverra les forces parachutistes à l'aide de ses cargos sur le Ligne Rebecca. Une fois chose faite, les parachutistes se verront appuyés d'avions d'attaque au sol afin de décimer quelconque opposition: Le tout se fera strictement parallèlement à l'incursion des blindés. Une fois la poche de la capitale sécurisée ainsi que la ligne Rebecca, les deux forces effectueront une jonction et contrôleront dès lors la majeure partie du territoire Grammatikais. Il relèvera ensuite d'une rapide continuité de la bataille, ou bien d'une reddition déjà actée.

Pas un pas en arrière !
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AlinéaSaison hivernale pour cette Karty, une qui resplendissait de nouvelles lignes idéologiques, une qui se dispensait des avis de ces organisations suprématistes qui englobaient un grand nombre des pays de ce monde, une qui, forte de sa puissance militaire, industrielle et économique, rayonnait par dessus frontière.
Pour les Kartiens, et les Kartiennes, le climat sociétal avait bien changé de visages. Pour sûr, la Karty avait subie d'innombrables changements courant des quelques maigres années passées, passant de l'ère des monarques aux fastes impériales, pour finalement se clôturer sous une lumineuse république soviétique.
Toutefois, ce présent changement, cette égide socialiste où certains percevaient communisme et libertarisme, avait complétement ravagé les dogmes, mœurs, pratiques et habitudes de toute la société. Là où les anciens revirements des régimes ne touchaient foncièrement guère point au fonctionnement oligarchique de la société, la nouvelle Fédération avait abattu ces principes.
Outre mesure, les grandes castes entrepreneuriales ont été déclassées, l'économie n'est plus politisée puisqu'elle est affaire d'Etat et d'Etat seul. Les inégalités ont été réduites. Réduites oui, mais ne dirions-nous pas du communisme. Aucunement. La Karty tolère la richesse, elle n'accepte toutefois guère point l'opulence, le poids politique démesuré aux entreprises. A défaut de pouvoir dépolitiser l'économie, contrôlons l'économie, c'était la ce fin mot, soit.
Pour ces Kartiens, et ces Kartiennes, donc, le nouveau visage d'un régime. Les foyers jouissaient de logements adéquats, les lois sociales passaient à l'assemblée. Pour autant, ces lois demeurent bien plus que stricts pour ses bénéficiaires. De fait, afin de jouir de ces lois, il est nécessaire d'obtenir la citoyenneté Kartienne, citoyenneté bien compliquée à percevoir depuis l'abolition du droit du sol.
Peut-être certaines nations critiqueraient ce fonctionnement ? Quoiqu'inutile, l'économie tourne à plein régime, au même titre que tout le reste, la nouveauté fonctionnait. Pis encore, elle s'améliorait. Le secteur militaire était enfin pourvu convenablement de ses besoins financiers. Or, financer l'armée revient directement à en faire profiter les civils. Ne sont pas les technologies militaires, radio ou véhicules, qui proviennent de l'armée ?
L'électronique, pour la Karty, avait été héritée de l'armée. Il n'était pas anormal, et plus il était essentiel, d'entendre le grésillement d'une télévision au sein de quelque foyer. Les inégalités entre grandes métropoles et campagnes se réduisent jour après jour.
Les dernières provinces les plus reculées, y compris celle arborant les montagnes, se pourvoyaient des besoins électroniques devenus nécessaires. C'était l'exemple de cette famille, citoyenne de la ville de Biallevitz, tout au Sud de la mère patrie. A l'intérieur de cette maison, le poste télé grésillait. Un programme de loisir ? Une chaîne de sport ? Des informations ?... Non... C'était une annonce gouvernementale...

Maréchale KalinaDiscours de la Maréchale Kalina
«
Camarades. Camarades de la mère patrie, camarades du Capitole, camarades de nos forces armées. Une citoyenne Kartienne vous parle, entendez son appel, celui de la directrice de nos forces terrestres.
Notre guerre civile fut un ravage, mais une nouvelle patrie a vu le jour, non sans mal. La République Fédérale Kartienne a été, soudainement et délibérément, attaquée, par le pays frontalier du Nord-Ouest, par l'État Garmflüßensteinois. La République Fédérale Kartienne était en paix, avec cette nation. Cette attaque, perpétrée par un pays traître, avec lequel nous étions en bons termes, est une infamie. J'ai le regret de vous annoncer que des vies Kartiennes ont été perdues. Notre territoire, la mère patrie, a été violemment touchée par cet acte délibéré.
Toutefois ! Toujours, la mère patrie restera unie contre toute menace ! Peu importe le temps et l'énergie qu'il faudra investir pour venir à bout de cet assaut prémédité, la République Fédérale Kartienne triomphera. Elle triomphera de la menace de la tyrannie ! D'une nation traître ! D'une nation où la démocratie est inconnue, où son peuple vit dans la terreur. La mère patrie se défendra, seule s'il le faut, et elle ira jusqu'au bout. Nous combattrons, de tout notre possible, pour que plus jamais une telle forme de trahison ne s'abatte sur nous ! Je demande, au nom de nos trois nations, à la Présidence Fédérale, que l'état de guerre soit déclaré, déclaré entre la République Fédérale Kartienne et l'État Garmflüßensteinois.
»

3 jours. Trois jours ont suffi à venir à bout de l'État Garmflüßensteinois. Toute mission fut couronnée de succès. Les parachutistes de la ligne Rebecca, la force principale d'attaque par les blindés, les forces spéciales dans les montagnes enneigées, et, enfin, les militaires sur Genitivingen.
Finalement, ce qu'il reste du gouvernement adverse est convié à une seconde médiation. Une seconde médiation, dans les suites de la première, où plus aucune concession ne sera appliquée. Le gouvernement Garmflüßensteinois, ce qu'il en reste, est contrait à la reddition.

Red flag

-Cliché des forces terrestres Kartiennes sur une butte de la capitale capturée-
1415
Le nouveau drapeau du Garmflüßenstein occupé par l'armée kartienne.

Pendant que les kartiens écoutent l'allocution télévisée de leur dirigeante, presque toutes les chaînes de télévision et de radio du régime orthografiste au Garmflüßenstein s'interrompent (du moins pour celles qui émettaient encore malgré l'invasion) et diffusent le discours d'un inconnu pour la grande majorité de la population, un résistant sorti de l'ombre :


Garmflüßensteinoises, garmflüßensteinois,
Le régime orthografiste est tombé. Alice Weinel et son gouvernement sont en fuite, et la plus grande partie de l'armée orthografiste s'est rendue aux militaires kartiens. Tout ceci n'est pas le moins du monde une défaite, mais c'est au contraire une victoire pour notre nation ! Une victoire contre l'oppression d'un régime dictatorial qui durait depuis bien trop de décennies. Une victoire contre la tyrannie orthografiste, qui n'a désormais plus aucune emprise sur vous, citoyens !
Le Garmflüßenstein va enfin perdre sa réputation exécrable de pire dictature d'Eurysie centrale, et quitter ces instances internationales qui promeuvent des valeurs fascistes. Il également définitivement pouvoir rompre avec la colonisation, qui a si longtemps fait du mal aux peuples d'Afarée Centrale.
Tous ensemble, nous reconstruirons un pays meilleur ! Un pays qui ne maltraite pas ses citoyens pour qu'ils vivent dans la peur constante d'être arrêté, un pays où l'État de Droit est respecté et où la vie de ses habitants n'est pas entre les mains d'une seule personne, un pays où tous pourront voter pour élire le candidat de leur choix aux prochaines élections, un pays libre.

Tous ensemble, nous le pouvons !

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