24/07/2018
10:51:21
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Le classement international des puissances par Pascal Bonnebouille, édition 2018

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Bonjour à tous !

C'est une émission spéciale, une émission que vous n'attendiez pas mais que vous ne regretterez pas d'avoir suivi. Vous me connaissez, je suis Pascal Bonnebouille, analyste des questions internationales et spécialiste en toutologie à l'I.S.I.S., Institut de Spéculations Internationales et Stratégiques. Ensemble, nous allons nous poser une question : quelles sont les puissances les plus influentes au monde en 2018, et lesquelles ont amorcé leur déclin ? A ce jeu de pute qu'est la compétition mondiale, il n'y aura pas qu'un seul gagnant ; loin de se limiter à une simplification « puissance = PIB », nous allons étudier attentivement les forces réelles dont disposent des challengers dans toutes les catégories, du super poids lourd jusqu'à l'ultra léger, et celles qui leur manquent. Ce classement ne propose pas une échelle listant des dizaines d'étages d'influence, qu'auraient à gravir les compétiteurs de ce match imaginaire ; il propose plutôt une analyse en séquence. Au travers de quatre catégories, une appréciation qualitative permettra à chacun de se faire son idée en connaissance de cause. La première de ces catégories, « L'espoir fait vivre », récompense les plus influentes des petites nations. La deuxième, « Géant d'argile », fait le flop 3 des pays puissants mais en déclin. La troisième, « Avion sans pilote », distingue les pays qui ont perdu leur dynamique ; la quatrième, « Choke Me Daddy », récompense enfin les Etats les plus influents et les plus forts toutes disciplines confondues. Cette analyse, qui déplaira autant qu'elle séduira, pourra sans aucun doute affiner votre connaissance de la géopolitique de GeoKratos et, pourquoi pas, vous donner l'ambition d'améliorer votre score d'ici au classement de l'année prochaine. Sans perdre un instant, voici le Classement de Pascal.





Catégorie « CHOKE ME, DADDY ! »



#1
♠️ Velsna, la « carte maîtresse »
Économie :★★★☆☆
Militaire :★★★★★
Diplomatie :★★★★☆
Technologie :★★★★☆
Culture :★★★★☆

Pour la première place dans la première catégorie, celle des Etats les plus influents et les plus habiles, c'est Velsna qui décroche le titre dans ce classement 2018. La Grande République se hisse en haut du podium grâce à ses interventions chirurgicales et précises dans tous les domaines : développement militaire, investissement économique, contacts diplomatiques, et un doigté sans pareil qui fait de la troisième puissance mondiale en PIB un acteur incontournable dans bien des dossiers mondiaux. Évinçant toute forme d'ingérence, la « Cité sur l'eau » au sortir d'une guerre interne a réussi à conserver ce qui garantit son succès : son indépendance et sa liberté de ton. Affiliée à aucun des grands qui la devancent, Velsna creuse l'écart avec le peloton des pays qui suivent dans l'ordre du PIB. Son industrie demeure une force majeure, essentiellement dévolue au renforcement de ses déjà très importantes capacités militaires ; deuxième flotte mondiale, présente sur tous les océans, Velsna intervient où et quant elle le veut ; la fermeté de Fortuna associée au tact de Teyla donnent à la nation italophone un talent inégalé pour contraindre ses adversaires à entériner la moindre de ses décisions. Piratage d'un convoi stérusien, détournement illégal de navires churaynn, participation à la sanglante invasion du Chandekolza, blocus arbitraire contre la Nouvelle-Kintan en Manche Blanche ; et sinon quoi ? Alors que la guerre fait rage entre l'Hotsaline, alliée à Teyla, et le camp communaliste, Velsna peut jouer le rôle crucial de médiateur ; une position qu'elle aurait tort de ne pas utiliser à son avantage. Tandis que les fossés se creusent entre les différents blocs stratégiques, Velsna, elle, multiplie les initiatives et lance des ponts dans toutes les directions. Membre de l'ONC présidée par l'Alguarena, interlocutrice privilégiée du Liberalintern géré par le Grand Kah, respectée par l'OND, Velsna est en 2018 un acteur incontournable dont les choix auront des conséquences à l'échelle mondiale. Soutien à la Déclaration des Afaréens contre la Cramoisie, neutralité face aux crimes de Carnavale, la cité économise ses paroles ; celles-ci sont trop attendues par le reste du monde pour être données sans contreparties.




#2
🐦‍🔥 Carnavale, le « phénietzsche »
Économie :★★★★★
Militaire :★★☆☆☆
Diplomatie :★☆☆☆☆
Technologie :★★★★★★★
Culture :★★★★☆

Qui aurait pu prédire ? Donnée pour morte dès l'annonce d'un débarquement onédien sur son sol, la Principauté de Carnavale était promise à un effondrement certain, et à une piteuse reddition. La « Cité Noire » a pourtant rebondi ; des chiffres du PIB, qui montrent son insolente croissance en ligne droite, jusqu'au discours de ses élites, tout semble indiquer que la destruction par les bombardements intensifs n'aura été qu'une douleur éphémère. Simple jeu de mot, ou réelle reprise en main, force est de constater que la ville dont la bizarrerie semble organique plutôt qu'humaine s'est remarquablement transfigurée. Des entrailles en décomposition d'une aristocratie pétillante, prompte à user de ses missiles génocidaires contre des civils désarmés, émerge un golem bourgeois techno-futuriste sous les traits amènes d'une Améthyste Castelage déterminée à faire table rase. Raser la table : une obsession carnavalaise, dont la mentalité, exclusivement tournée vers l'avenir, force le respect jusque dans les rangs de ses adversaires. La Principauté a tout changé ; en une nuit d'Armageddon't, elle s'est débarrassée des criminels de guerre, rendant caduques les exigences des assiégeants visant à restaurer leur domination morale sur la ville. Elle s'est repeinte, changeant de couleurs, mettant à jour le papier-peint ; en lieu de missiles, ce sont des drones que l'industrie carnavalaise dopée par une population de cinquante millions d'esclaves (propice recensement à la hausse, aux conditions homériques) va chier par dizaines pour répliquer aux frappes chirurgicales et respectueuses du droit international que la coalition lui adresse. Dans son infortune, Carnavale tient toujours la barre ; et si l'hypothèse d'une victoire est désormais loin, le constat de sa renaissance s'impose à tous. Avec, petit à petit, la recomposition de la grande guerre qu'elle mène contre l'OND ; d'une guerre de vengeance, on passe désormais à un affrontement sur fond de rivalité systémique sur le plan technologique. La médecine carnavalaise vit bien ; auréolée d'une greffe de cerveau réussie, c'est aussi sur le plan culturel et philosophique que la Principauté se démarque de ses concurrents. Imprégné d'antimoralisme nietzchéen, le phénix renaît de ses cendres ; mieux, il se lance désormais en tête de la course scientifique, technologique et économique. Que les hôtes de ces bois goûtent à son fromage.




#3 ex aequo
☢️ Le Drovolski, le « maître des métaux »
Économie :★★★★★
Militaire :★★★★☆
Diplomatie :★☆☆☆☆
Technologie :★★★★★
Culture :★☆☆☆☆

L'Empire Constitutionnel du Drovolski est à la troisième place, ex aequo avec un autre pays qu'on citera bientôt, et qui partage de nombreux traits avec lui. Empire technologique et commercial aux ramifications byzantines, le Drovolski est une gigantesque usine spécialisée dans les activités les plus nuisibles à la santé humaine et à l'environnement, autant qu'une plateforme incontournable pour la production des éléments les plus essentiels. Ses institutions, qui consacrent le principe de la dicastocratie, renforcent l'impression de neutralité contractuelle de l'Etat impérial drovolskien ; en réalité, ses filiales travaillent pour lui. Etabli à travers le Nazum, l'Eurysie, et bientôt l'Afarée, le Drovolski privilégie les accords bilatéraux pointus pour avancer non seulement ses capitaux, mais aussi ses intérêts. Petit à petit, il a concentré la filière de production des terres rares dans sa main : ces éléments, essentiels à la conception de tout matériel électronique moderne, et a fortiori de satellites, d'avions ou de bombes guidées, fondent aujourd'hui sa puissance et son influence, lui donnant la troisième place ex-aequo dans ce classement 2018. Producteur et exportateur de technologie nucléaire, le Drovolski, à l'instar de Velsna et de Carnavale, joue une carte indépendante et autonome, indifférente aux exaltations idéologiques de puissances inférieures, et, en bon marxiste, soucieuse d'une seule chose : « où va l'argent ? » Malgré la réalité des droits humains en interne, malgré les pollutions de mieux en mieux documentées causées par ses activités industrielles, le Drovolski demeure une puissance à l'influence grandissante dans le monde de GeoKratos : incontesté, il n'a aucun ennemi ; une qualité rare, et très profitable, qui lui permet, l'air de rien, de consolider son emprise sur le devenir industriel de ses clients.




#3 ex aequo
👁️Tanska, l' « œil qui voit tout »
Économie :★★★★☆
Militaire :★★★★★
Diplomatie :★★★★☆
Technologie :★★★★★
Culture :★★☆☆☆

Assignée à la troisième place ex-aequo avec le Drovolski, la République Fédérale de Tanska se hisse sur le podium de ce classement 2018 des nations les plus influentes. Membre historique et pilier de l'Organisation des Nations Démocratiques, défenseur des droits humains, mais également puissance spatiale inégalée, Tanska joue sur plusieurs tableaux pour consolider son importance sur la scène mondiale. Neuvième puissance en termes de PIB, troisième dans l'OND après Teyla et Sylva, Tanska jouit du plus solide réseau d'alliance du monde, avec des puissances également bien positionnées dans leurs domaines de spécialité respectifs. L'OND, qui mériterait d'être considérée comme une puissance en soi tant l'articulation entre ses membres semble souple, est un facteur considérable d'influence, notamment pour le renseignement militaire ou l'adoption de sanctions économiques contre des rivaux. C'est un outil dont Tanska joue à plein, et qui lui confère une autorité particulière, capable de s'imposer jusqu'aux abords de la Leucytalée et au fond de l'Océan des Perles. L'autre atout essentiel de Tanska est sa filière spatiale, qui travaille en étroite coopération avec celle du Faravan ; à deux, ce tandem lance la majorité des satellites en orbite autour de la Terre. Le spatial, un outil militaire et civil indispensable à l'heure de l'informatique pour la collecte et le transfert des données, semble être la chasse gardée de Tanska et de ses partenaires, à quelques exceptions près. Fournissant ainsi une connexion et une information de la meilleure qualité, Tanska se situe dans le creux d'un noeud d'influence stratégique au vingt-et-unième siècle ; celui de la maîtrise sur les flux d'information. Si les câbles sous-marins peuvent être sabotés, la destruction d'une constellation complète de satellites semble bien plus difficile à faire, renforçant la fiabilité des opérateurs tanskiens pour communiquer d'un bout à l'autre de la Terre. Les satellites sont une arme redoutable, comme ils l'ont prouvé en aiguillant des frappes dévastatrices contre les arsenaux carnavalais, à l'occasion du siège de la ville par la coalition onédienne. En-dehors de quelques concurrents mineurs, qui n'ont ni les capacités matérielles ni les brevets technologiques pour la défier, Norja avec Bandarhan détient un quasi-monopole sur les lancements de satellites ; c'est-à-dire sur les technologies du présent, utilisées dans le monde entier. L'influence de Tanska devrait donc se préserver et s'accroître dans les années à venir.






Catégorie « L'ESPOIR FAIT VIVRE »



#6
🐎 Les Quatre-Vallées, la « rebelle »
Économie :★★☆☆☆
Militaire :★★★☆☆
Diplomatie :★★★★★
Technologie :★☆☆☆☆
Culture :★★★★★

Avec 137 milliards de dollars de PIB, les Quatre-Vallées font figure de super-léger, voire de particule négligeable dans le champ des forces stratégiques ; ce serait être bien ignorant que de résumer ainsi un pays dont l'influence dépasse de très loin les modestes dimensions de son économie, et qui lui vaut d'être cité en premier dans notre classement. Terre ancestrale parsemée d'une très grande diversité de population, dotée d'un système de gestion communautaire parallèle unique parmi les Etats civilisés, nation nomade, les Quatre-Vallées entretiennent des relations diplomatiques sur tout les continents. Attirés par une situation stratégique de plus en plus cruciale pour contrôler la région du Nazum du Nord, fascinés par une culture indépendante et réfractaire à l'uniformisation capitaliste du monde, les investissements et les délégations d'ambassades se poussent aux portes de Dzyun Tovli, la petite ville qui sert de capitale à un peuple qui compte plus de 17 langues officielles ! Un bazar qui fait la complexité, mais aussi la richesse d'un pays dont les accomplissements sur la scène internationale sont notables. Les Quatre-Vallées n'ont ainsi pas hésité à soutenir Carnavale contre l'OND, à travers une prise de parole stupéfiante vu le contraste entre les puissances relatives de ces protagonistes. Plus tard, elles n'ont pas non plus hésité à stipendier la Cramoisie, rejoignant courageusement la Déclaration mondiale en faveur du peuple qabalien. Quelques temps ensuite, après avoir accepté de rejoindre l'espace de la Sublime Maison Aykhanide, les Quatre-Vallées en ont claqué la porte ! Voisines de la Confédération Socialiste du Nazum, la jeune nation s'est abstenu de se fondre dans un collectif dont la direction semble aujourd'hui un peu hasardeuse... De mois en mois, le cheminement d'un pays qu'on pourrait penser isolé lui permet de se démarquer de façon significative, et de se positionner comme un partenaire convoité par les plus grandes puissances mondiales. Une performance qui doit être remarquée quand on considère que les Quatre-Vallées pèsent bien moins lourd économiquement que bien des pays, tels que le Bajusid, la Kartvélie ou encore le Mokhaï, tous aux abonnés absents. Dans un monde où flottent les cadavres d'Etats en mort cérébrale, les prises de position originales, courageuses et vivaces vouent aux Quatre-Vallées la première place parmi les pays les plus influents, du moins dans la catégorie « L'espoir fait vivre. » La petite étincelle pourra-t-elle bientôt mettre le feu à la plaine ?




#7
🐉 L'Empire Ushong des Xin, le « bébé dragon »
Économie :★★★☆☆
Militaire :★★★★★
Diplomatie :★★★★☆
Technologie :★★☆☆☆
Culture :★☆☆☆☆

Sur la deuxième place du podium de la catégorie « L'espoir fait vivre », j'ai nommé pour cette année 2018, l'Empire Xin. Avec une économie en constante progression, qui dépasse désormais la moyenne mondiale alors qu'elle partait de loin, l'Etat impérial du Nazum central a démontré sa productivité et sa capacité d'abattre des kilomètres de textes impériaux. Mais si l'année 2018 a été décisive pour l'influence des Xin, qui est désormais incontestable au moins au Nazum, cela s'explique par l'extraordinaire victoire autant diplomatique que politique de l'invasion du Chandekolza, pourtant contraire aux valeurs prônées par les grandes puissances mondiales. Sans aucun état d'âme, les Xin ont massacré plus de quarante mille soldats de l'adversaire et ont contraint ses autorités à une déroute complète, parachevant cette conquête par ce qui ressemble à la première annexion territoriale de l'histoire de GeoKratos. Cette victoire, rendue possible par l'effort inlassable du pays à se doter d'une aviation et d'une logistique dignes du standard mondial, est complétée par un indéniable succès diplomatique. Qui, en effet, aura osé moufter malgré la nature objectivement sanguinaire de l'invasion ? Personne, pas même les grandes forces de la région, avec lesquelles l'Empire Xin s'est intelligemment associé pour arriver à ses fins. Étendre le territoire impérial : voilà qui semble motiver Beiyfon, que ce soit par les armes ou par la reconnaissance diplomatique de sa suzeraineté sur le Tahoku et les Transblêmes. Un projet pour l'instant couronné de succès, et sans aucune anicroche. Alors qu'il n'est encore économiquement qu'un poids léger, la montée en force de l'Empire Xin semble assurée. Qu'est-ce que ce sera quand il sera grand !




#8
💸 Messalie, la « perle du Ponzi »
Économie :★★★★★
Militaire :★☆☆☆☆
Diplomatie :★★☆☆☆
Technologie :★★☆☆☆
Culture :★★★★☆

En troisième position, c'est la République de Messalie qui est proposée pour cette édition 2018 du classement des pays les plus influents pour la catégorie des jeunes pousses prometteuses. Messalie, tout le monde en a entendu parler : septième pays le plus mentionné en Eurysie, organisatrice d'un jeu à taille mondiale lors de sa Grande Loterie, dotée d'un système politique et économique unique au monde, la cité-état qui rêve parfois à ses origines helléniques s'est doté en quelques années d'une indiscutable aura sur la scène mondiale. Le dynamisme de l'économie messaliote n'est plus à prouver, en particulier si l'on considère que le petit pays de 10 millions d'habitants à peine est la première place mondiale pour les investissements internationaux ! Du fait de sa neutralité, Messalie jouit d'une remarquable inclusivité ; on y côtoie tous les pays voisins, on y retrouve toutes les idéologies, on savoure dans ses rues, au soleil à la terrasse d'un café, une réconfortante familiarité. Beauté du paysage et efficacité financière font de Messalie l'une des petites étoiles montantes du monde de GeoKratos, avec un bémol qui reste à accentuer : l'accusation de Ponzi. Investir à Messalie est-il vraiment si rentable ? Bien que la Banque Océane semble en capacité de payer ses dettes à temps, c'est surtout le risque politique de voir la dynamique locale bientôt remise en cause à l'occasion des législatives qui pourrait inquiéter... Messalie pourrait-elle redevenir une terre d'instabilité ? Certains font le pari que les intérêts sur place sont désormais trop importants pour que la République puissent vasciller. Petits mais astucieux, les Messaliotes feraient-ils de bons judoka ?






Catégorie « AVION SANS PILOTE »



#26
🦜 L'Akaltie, le « toucan éparpillé »
Économie :★★★☆☆
Militaire :★★☆☆☆
Diplomatie :★★★★☆
Technologie :★☆☆☆☆
Culture :★★★★★

Dans cette catégorie spéciale qui me permet de faire un focus sur les pays en milieu de classement, j'ai nommé l'Union et Empire des Cités d'Akaltie. Luxuriante et foisonnante d'idée, cette nation aleucienne bien tropicale a connu en 2018 un ralentissement de ses activités. Curieux et aventurier, le toucan akaltien s'était depuis plusieurs années posé à de nombreuses branches : Nouvelle-Kintan, Anaistésie, et une organisation des natifs aleuciens envisagée avec la Yukanaslavie - un pays très semblable, qui partage avec elle l'éparpillement sur plusieurs territoires, la recherche d'une identité indigène autochtone plurielle, et un goût pour les projets originaux. Avec 930 milliards de PIB, l'Akaltie est une nation de puissance moyenne ; elle compte pourtant de nombreux atouts, tels qu'un institut de cartographie reconnu comme le meilleur du monde, ou encore le contrôle (partagé avec l'Icamie, sa « soeur instable ») du détroit d'Aleucie occidentale, un passage vital pour les routes commerciales des pays en amont. Engagée dans des projets allant de l'exploration polaire à la colonisation des espaces invivables du Dakora, l'Akaltie est pourtant peu engagée sur la scène mondiale. Ses projets diplomatiques restent encore à concrétiser, et sa projection en tant que puissance culturelle se fait attendre ; alors que l'Icamie s'enfonce dans l'émiettement territorial, l'Akaltie saura-t-elle saisir bientôt sa chance de grimper les échelons du classement ?




#37
🏰 La Polkême, le « château hanté »
Économie :★★★☆☆
Militaire :★★☆☆☆
Diplomatie :★☆☆☆☆
Technologie :☆☆☆☆☆
Culture :★★★★☆

Avec 690 milliards de PIB, le Royaume de Polkême est une puissance légèrement au-dessus de la moyenne ; mais dans ce pays le calcul de la production nationale devrait inclure le transport à cheval, la construction en pierre et en bois, et la communication par pigeon voyageur. Pays le moins avancé au monde d'un point de vue technologique, la Polkême avait fait de cette faiblesse une force. La sagesse populaire des Polks leur donnait ainsi une réputation de stoïcisme, d'attachement à la terre et de rejet du futile, qui conservait leur pays dans son écrin de piété orthodoxe, de fêtes traditionnelles et d'hommages féodaux. Une influence culturelle exercée, peut-être à son insu, par un royaume de conte de fées fascinant les jeunes auteurs de fantasy et les archéologues. Que reste-t-il de la grande époque des mystères de la Polkême ? Un mystère qui, comme la brume au-dessus des vallées de Transblêmie, s'est épaissi. De plus en plus recluse dans le silence, sinon pour affirmer comme une vieillarde son indifférence au monde extérieur, la Polkême aura-t-elle bientôt dit son dernier mot ? Avec zéro virgule zéro pour cent de croissance depuis plusieurs années, les rires de bals enfiévrés et de blagues potaches semblent s'étioler. Bientôt la Polkême laissera-t-elle sans doute sa place, indifférente au matériel jusqu'à oublier sa propre existence.




#43
🦥 L'Althaj, la « mémé des sables »
Économie :★★★☆☆
Militaire :★★☆☆☆
Diplomatie :★★★☆☆
Technologie :★★★★☆
Culture :★★★★☆

En milieu de classement, j'ai aussi nommé le Tamurt N'Althaj. Etat afaréen très ancien, voir immémorial pour le monde de GeoKratos, l'Althaj a longtemps eu une influence importante à l'échelle de son continent. La diplomatie semble avoir été la carte maîtresse de cette administration matriarcale originale et unique au monde, par exemple à l'époque du premier cycle de négociations pour tenter de mettre fin à la guerre civile gondolaise, en 2011... Depuis, Icemlet est souvent associée à de grandes rencontres internationales décisives, placées sous les hospices de la « bienveillance » ; divine idée, dans un monde où flottent les remugles de rancoeurs insondables ! Hélas, nous ne sommes plus en 2011, et dans le classement de cette année, l'Althaj a dégringolé : son influence s'est réduite à peau de chagrin. En cause, les allocutions de plus en plus rares de sa Maktaba gouvernementale, mais surtout son atonie au moment du ravage de la Qabalie par l'agent Cramoisi des colons carnavalais. Alors que la majorité des pays afaréens ont formulé le voeu de réparer cette crise sordide et se sont associé pour cela en une organisation continentale, l'Althaj botte en touche, au risque de se dédire par rapport à ses engagements continentaux de l'époque précédente. S'il continue d'inspirer certains, notamment grâce à sa technologie toujours intéressante et mystérieuse donnant aux Althajirs leur autonomie remarquable, et leur permettant de concilier nomadisme, traditions et modernités, l'Althaj semble dépassé en 2018. Dépassé par les événements, et dépassés par ses voisins à l'appétit diplomatique et économique encore insatisfait ; dépassé notamment par un califat dont je tairai le nom. L'Althaj déjouera-t-il les prédictions de ceux qui annoncent son déclin inexorable ?






Catégorie « GÉANT D'ARGILE »



#44
🦧 Westalia, le « Big Foot qui s'est perdu dans la forêt »
Économie :★★★★☆
Militaire :★★★☆☆
Diplomatie :☆☆☆☆☆
Technologie :★★★★☆
Culture :★★☆☆☆

Passons enfin à la catégorie « Géant d'argile », qui distingue les trois pays s'étant le plus vautré en 2018. Commençons par le moins pire des trois, si l'on peut dire : la Grande République de Westalia, qui est nominée parmi les flop de l'année 2018 essentiellement pour des raisons diplomatiques. Avec 1237 milliards de PIB, une armée puissante et de haut standard technologique, Westalia possède la huitième marine de guerre au monde en puissance de feu, et reste une puissance importante en Aleucie. Néanmoins, si elle figure au flop de cette année, c'est bien parce qu'on peut se poser la question : à quoi bon ? Il faut rappeler que l'année 2018 est la première qu'aura passé la nation ouest-aleucienne sans son éternel rival, l'Empire de Stérus, archivé en 2017 et définitivement oubliable sur la scène mondiale. Une disparition qui aura moins été la victoire westalienne tant attendue qu'une perte sèche pour le dynamisme de Columbia, et qui explique sans doute l'atonie de sa classe politique, pourtant fréquemment renouvelée ; Westalia est sans doute le pays qui organise les élections les plus fréquentes au monde. Dans un système institutionnel complexe où se disputent des factions difficilement discernables les unes des autres, l'on pourrait sans doute trouver la panacée que recherche l'OND : la démocratie. Démocrate, Westalia l'est en effet, mais pour le plus grand malheur de ses partenaires : un long débat l'agite depuis... trois ans ! La question que tout le monde se pose : Westalia rejoindra-t-elle l'OND ? Après des mois et des années de tergiversations, des négociations exigeantes, des communiqués et des élections, impossible d'avoir une réponse. L'aura-t-on avant la fin de l'année ? Rien n'est moins sûr. Le long de ce chemin sinueux, Westalia aura perdu davantage que du temps : c'est aussi sa crédibilité stratégique qui est en jeu. Ne voulant fâcher ni Teyla ni le Grand Kah, Westalia aura semé confusion et déception partout autour d'elle, et en premier lieu en Lermandie, son « petit frère » qui avait placé ses espoirs en elle pour guider le continent. Westalia, une grande isolationniste ? Vu sa perte d'initiative et son indécision, c'est une place hélas méritée pour un pays qui aurait eu un grand potentiel. L'année prochaine, peut-être, ça ira mieux !




#45
🐙 Le Grand Kah, la « pieuvre sans convictions »
Économie :★★★★★
Militaire :★★★★☆
Diplomatie :★★★☆☆
Technologie :★★★★☆
Culture :★★☆☆☆

Ce n'est pas à cause des orbites creusées d'Actée Iccauhtli que le Grand Kah ressemble à un mollusque ; et si j'avais dévoilé plus tôt la position du Grand Kah sur ce classement 2018, on m'aurait accusé d'anti-kahisme primaire. Pourtant, c'est bien d'une « pieuvre sans conviction » que les promesses du communalisme libertaire international ont accouché. Après avoir pris le contrôle de la Mährenie, du Mokhaï, du Paltoterra oriental et d'autres Etats clients servant essentiellement de bases militaires à l'armée impérianarchiste, le Grand Kah pourrait faire briller l'étincelante étoile de la Révolution sur le monde ; il n'en est pourtant rien. Puissance appréciée sur tous les continents, le Grand Kah l'est surtout grâce à son extraordinaire plasticité idéologique et politique, qui lui fait tenir tout ensemble une guerre de haute intensité contre Teyla et l'Hotsaline d'une part, et une « alliance » ambiguë avec Carnavale d'autre part. Soucieux de préserver son caractère révolutionnaire, le Grand Kah juge pourtant avec une très grande parcimonie la nécessité d'envoyer des troupes, des espions et des idéologues sur le terrain. Si la rébellion au Gondo est effectivement alimentée par un feu communaliste ardent, c'est avec bien plus de prudence qu'Axis-Mundi envisage le problème des colonies burujoises dans l'Océan Scintillant. Dans son système même, affiché comme communal, l'Etat central articule l'une des administrations militaires les plus efficaces, faisant transiter aux quatre coins du globe la première aviation de guerre et la troisième marine mondiale, ainsi que les commandes fraîchement livrées par l'arsenal de guerre le plus compétitif au monde (ou peu s'en faut). Système militaro-industriel étendu sur toute la planète, le communalisme kah-tanais semble une extraordinaire idéologie de discipline, de mise au pas et au travail des ressources et des populations au service d'un agenda politique dont les buts réels demeurent obscurs. Pourquoi s'allier aux pires capitalistes de la planète ? Pourquoi développer des keiretsus ultra-compétitives, ces géants économiques et technologiques capables d'absorber des pays entiers dans leur flux de devises et de marchandises ? Si la répartition des richesses au Grand Kah se veut la plus sociale et égalitaire au monde, cela n'en fait pas un pays libertaire. Fort et puissant, le Grand Kah l'est assurément ; mais à brouiller les pistes, il perd petit à petit ses disciples. Une paix difficile en négociation en Eurysie centrale semble annoncer les divergences de vues considérables qui éloignent les supercalculateurs d'Axis-Mundi de leurs partenaires sur le terrain. Plus récemment, la saisie des Îles Marines carnavalaises promet d'être le théâtre d'un compromis douloureux entre des valeurs de libération et une realpolitik dont le Grand Kah use et abuse.




#49
🌴 L' Alguarena, le « bully endormi »
Économie :★★★★★
Militaire :★★★★★
Diplomatie :★☆☆☆☆
Technologie :★★☆☆☆
Culture :☆☆☆☆☆

Je vais peut-être me faire assassiner par un jaguar bleu mais en tant qu'analyste, j'ai un devoir de sincérité et de franchise envers vous, chers lecteurs ; au maxiflop de ce classement de 2018 se trouve la République Fédérale de l'Alguarena, le pays le plus riche du monde. Avec 2720 milliards de PIB, Aserjuco est une masse incontournable pour l'économie mondiale, et surtout pour l'économie d'armement, une rente inépuisable sur laquelle est assis un régime dont on pourrait douter des bonnes intentions. En fait, dont on pourrait douter des intentions tout court ; l'Alguarena semble plus que jamais inerte. Fournisseur d'armes pour tous les porte-monnaies, l'Alguarena écrase sans difficulté la concurrence sur le marché des flingues. Des bénéfices constants, apportés comme un tribut autant les pays les plus jeunes que par les puissances les plus confirmées, et qui sont réinvestis dans un seul but : nourrir « le monstre » du complexe militaro-industriel. Plus d'industrie égal plus d'argent égal plus d'industrie : l'équation alguarenaise est limpide. Il n'en faudrait cependant pas croire que les Alguarenais sont insensibles à d'autres activités que la production de canons antichars et de sous-marins furtifs ; l'Alguarena est une grande terre de football, qui brillera sans doute à l'occasion du Mondial. Une brève éclaircie dans un ciel rythmé par les cadences industrielles et par les coups fourrés de mercenaires armés jusqu'aux dents, que plusieurs agences de renseignement relient à des filières de recrutement basées dans l'archipel ; ces groupes, dont le Jaguar paltoterran est le plus emblématique, se jettent parfois à l'assaut de convois fragiles et mal escortés ; malheur aux vaincus, et aux petits clients ! Détruire la concurrence, régner en maître ; l'Alguarena pourrait jouir d'un pouvoir réel, si elle avait en fait d'autres intentions que la domination en elle-même. A la tête de l'ONC, une organisation qui adopte comme elle la posture du fauve endormi, la République Fédérale n'envisagerait pour rien au monde d'utiliser sa considérable force militaire dans un objectif original ; ni défense d'un droit international, ni promotion d'aucune idéologie, ni même d'intentions réellement belliqueuse n'animent les autorités d'Aserjuco. Capitale des cocktails, certainement, mais pas capitale de l'innovation littéraire. A quoi lui sert sa puissance ? Pendant que l'Alguarena dort, la Terre continue de tourner ; jusqu'à oublier son existence ?







Le Classement 2018 des nations les plus influentes, par Pascal Bonnebouille, au complet
#1 - Velsna
#2 - Carnavale
#3 ex aequo - Tanska
#3 ex aequo - Drovolski
#5 - Jashuria
#6 - Les Quatre Vallées
#7 - Empire Xin
#8 - Messalie
#9 - Sylva
#10 - Azur
#11 - Cramoisie
#12 - Talaristan
#13 - Gallouèse
#14 - Youslévie
#15 - Teyla
#16 - Aykhanides
#17 - Lermandie
#18 - Fortuna
#19 - Wanmiri
#20 -Icamie
#21 - San Youté
#22 - Burujoa
#23 - Rasken
#24 - Finejouri
#25 - Anna
#26 - Akaltie
#27 - Yukanaslavie
#28 - Estalie
#29 - Negara Strana
#30 - Faravan
#31 - Caratrad
#32 - Empire du Nord
#33 - Slaviensk
#34 - Grand Ling
#35 - Makota
#36 - Morakhan
#37 - Polkême
#38 - Poëtoscovie
#39 - Hotsaline
#40 - Loduarie
#41 - Rimaurie
#42 - Banairah
#43 - Althaj
#44 - Westalia
#45 - Grand Kah
#46 - Antérinie
#47 - Illirée
#48 - Karty
#49 - Alguarena
#50 - Maronhi
#51 - Churaynn
#52 - Bachmeyer
#53 - Shuharri
#54 - Grisolia
#55 - Manche Silice
#56 - Clovanie
#57 - Canta

Les pays jugés non significatifs n'ont pas été comptés dans cette liste (notamment des NJ2). Pour toute plainte, merci d'écrire à l'I.S.I.S. :

31, rue du Cocochamelle, Messalie V




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