13/12/2018
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[Politique] La Vorna

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la Vorna

AlinéaLa Vorna demeure le cœur des renseignements de la République Fédérale Kartienne, une sorte d'état-major officieux. Une structure autonome parallèle au Ministère de la Défense, les deux organismes étant communément dirigés par la Commissaire à la Défense: Taliska Strakhova. La Vorna n'est point un acronyme, elle tire sa signification dans cet oiseau Kartien, une chouette liée à l'hiver et aux montagnes.

Les actions de la Vorna ne sont jamais reconnues publiquement.

Ses victoires n'existent pas officiellement, ses échecs non plus. Elle tire ses origines dans le Wassax Tern Kommit, autrement dit le WTK, ancien organisme similaire sous République Impériale. Toutefois, la transition est dure. La continuité de la guerre civile est une réalité, dans les méandres des organismes officieux. La transition s'opère d'un schisme au sein du WTK, ceux défendant encore les idéaux passés, ceux se clâmant de la nouvelle Karty, majoritaires, forment la Vorna.

Finalement la présence de la Vorna, son développement, son état confidentiel, relève du plan de quatre ans. Voyons donc ! Taliska Strakhova la tête. La chouette et la Dame de Cœur. Cassian et Stascz. Aniela et Katarzyna. Ce corps est secret, il le restera, parmi organismes et personnages intérieurs, l'avenir d'un long et occulte chemin.

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La Chouette

Etape 1-2: La Chouette
AlinéaC'était un jour de printemps, certes doux mais annonçant déjà la lourde froideur des rudes hivers Kartiens. Le jour se dissimulait tandis que la nuit pointait, et déjà, Volkingrad sombrait dans la pâleur du sommeil. Une fine pluie, non une légère brise, venait se coucher dans les quelques creux d'un des nombreux parvis des lieux saints, dit-on l'une si ce n'est la plus grande cathédrale orthodoxe au monde. Elle venait tout autant s'incruster entre les cimes crochues des arbres, se loger dans ses racines, venant y trouver ce logement pourtant si temporaire. Le paysage urbain sombrait dans la noirceur de cette abîme, tantôt enjolivée par la lumière artificielle de ces quelques larges poteaux de métal. Cette même lumière qui divaguait, épousait la multitude de gouttes s'acharnant sur les pavés d'une capitale du monde. C'était là une ambiance, parmi l'immensité qui pouvait exister à Volkingrad, dit-on se trouver là dans une rue reculée, fort éloignée du centre-ville. Finalement et de temps à autre, dressé ça et là un auvent, tantôt par delà une porte, tantôt simple abris pour un malheureux vagabond.

Une silhouette s'activa. Non celle d'un simple passant, pourtant elle ne faisait que marcher. De lourds, lents, presque méthodiques pas, une marche qui semblait même ricocher sous la sonorité des dalles de pierre. Ces lampadaires, qui à l'accoutumée pouvait inviter à déceler le visage de ces passants, semblaient curieusement inutiles cette fois. Comme si l'individu se frayait un chemin dans l'ombre, évitant les faisceaux de lumière. Comme si cet homme, cette femme ? Un étranger ? L'on ne pouvait que lorgner sur son large paletot, lourd manteau noir qui couvrait tout bonnement sa silhouette. Etait-il, était-elle, à l'allure fine ou ronde, l'obscurité aidait à le cacher. Cette personne, plutôt ce mirage, était-elle d'un âge jeune, perplexité face à la réponse en est la seule. Un des quelques vagabonds, le seul qui ne s'était pas encore recouvert d'une couette pour s'abriter du froid en réalité, prit seulement le temps de s'attarder sur cette silhouette. Elle était plutôt grande, drapée cette large veste oui, il parvint également à distinguer ce qui semblait être un homburg. Léger chapeau d'un ancien temps, avait-il affaire à un vieil aristocrate ? Ce couvre-chef noir à bord court l'indiquait, mais la perplexité demeurait. Une large bande noire pendait sur son buste, une simple cravate noire réglementaire, ce ne pouvait être une élite bourgeoise. Quoiqu'il en soit, au passage de la silhouette devenue fantomatique, le vagabond allait presqu'en oublier ce qu'il avait pour habitude de faire. Il tendit donc nonchalamment le bras, sans réel espoir, dit-on que les temps se prêtaient de moins en moins à la charité. Il ajouta ce murmure:

"Pozhaluysta".

S'il-vous-plait. C'était là la seule invocation, peut-être la seule parole prononcée en ces lieux depuis des lustres, ou bien à peine quelques minutes ? Aucune importance. La silhouette s'arrêta sèchement, sans pour autant tourner la tête. Le vagabond dévisagea, miroita plutôt car ne pouvant pas même voir ce visage, l'homme, ou la femme. Il s'aperçut par la proximité entre lui et l'étranger, qu'il ne voyait rien de lui. Comme si la réalisation soudaine se faisait. Ses mains étaient couvertes d'épais gants à la teinture sombre, son visage restait encore dissimulé. Sans même glisser une main dans sa poche, la silhouette déposa d'un geste court une pièce dans la main du mendiant. Cette pièce, il l'avait dans la main depuis le début. Savait-il qu'il tomberait sur lui, ce mendiant ? La silhouette reprit sa marche au même rythme, le vagabond ne discerna qu'une dernière information: L'étranger venait de saisir une autre pièce entre ses doigts, la manipulant discrètement avec une dextérité remarquable. Comme s'il s'apprêtait à saisir la poignée d'une porte dérobée, il s'enfonçait dans une ruelle, arrivant finalement à destination. Un café aux stores à moitié baissés, mal éclairé, quasiment vide. Un serveur s'annonçait, il ne fit qu'un geste de la main assez connu en Karty pour réclamer un café sans même prendre la parole. Il s'installa devant une de ces fenêtres, non tournée vers les devants de la Cathédrale, dit-on par delà quelques centaines de mètres se trouvait le Capitole, le siège de l'exécutif. L'étranger était assis, dos à quelqu'un d'autre. Le silence se brisa enfin pour deux mots:

"La Chouette".
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La Dame de Cœur

Etape 1-3: La Dame de Cœur
AlinéaLa Commissaire Strakhova venait de quitter le Capitole, une entrevue courte avec la Gouverneure Orlovski. Elle s'était munie d'un document, un qui résumait parfaitement ce qui se déroulait actuellement en Antares, mais aussi l'aide Kartienne annoncée. Des aides humanitaires Kartiennes devaient se rendre en territoire Antarien, la décision était prise, le déroulement réel pas encore. Taliska avait le projet entre les mains, elle se trouvait aux bords d'une berline Steinhart en périphérie de Volkingrad. Un chauffeur de fonction militaire la conduisait dans un endroit éloigné, un des innombrables complexes militaires du pays. Rien de très anormal en somme, cette base de périphérie Est-Volkingrad n'avait rien de particulier, une centaine d'hommes et des batteries antiaériennes pour couvrir le ciel d'attaque balistique. Que venait-elle y faire ? Peut-être aurions-nous pu le savoir, si tantôt les vitres teintées ne dissimulaient pas l'intérieur de la voiture. Tout était inconnu, ce n'était pas sans rappeler les méandres de la Chouette. Taliska sortit rapidement du véhicule, elle se fondait dans le décors. Le nouveau style militaire Kartien en était à l'origine, même les hauts-gradés n'avaient plus l'opulence caractérielle de la rivière de médailles qui pendaient habituellement sur leur veston. Non, un simple képi brandi d'une étoile, une simple écharpe rouge qui traversait son buste, rien d'ostentatoire. Elle entra dans un bureau. Une autre femme s'y trouvait. Tenue sombre, visage couvert par la luminosité faible, rien ne se laissait transparaître. Taliska déposa le dossier, ajouta quelques mots, aucun n'était superflu. La silhouette posa une main sur le papier recouvert de cuir, comme pour en tâter le pouls. Confondue dans cette obscurité, elle murmura.

La Dame de Cœur-"Le dossier est pris en charge, ce sera chose faite."
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La Diplomate

Etape 1-6/7: La Marquise ou la Diplomate

AlinéaPour une rare fois, la chasse Kartienne sortait de son espace aérien. En cette pâle matinée, quelques dizaines d'appareils militaires quittèrent un de leurs complexes pour fendre à travers ciel. Les quelques rares Kartiens, levés à cette heure, ont pu entrevoir le décollage de ces derniers. Peut-être encore une flotte commerciale, ce ne serait pas tellement ridicule avec l'arrivée des nouvelles ventes de l'Ordre. Ou peut-être était-ce une patrouille de routine ? Ni l'un ni l'autre, ils se rendaient pour cet exercice militaire avec le Dyl'Milath. En somme, les Mylathiens avaient quémandé l'aide Kartienne pour escorter leur propre matériel afin d'effectuer les exercices. Cette demande avait fait haussé les sourcils pour l'état-major, qui aurait préféré se tirer une balle plutôt qu'assumer une faiblesse logistique. "Enfin quoi, quelle piètre armée n'est pas capable d'escorter quelques uns de ses effectifs à l'étranger ?", une remarque d'un des militaires Kartiens lorsque la nouvelle fut répandue, assez vite dissimulée en réalité. Naturellement, ce fut à la Commissaire Strakhova de griffer la réponse. Elle qui d'accoutumée était si froide, n'avait pas même pu éviter de laisser échapper un sourire moqueur lorsque la faiblesse fut assumée diplomatiquement. Quoiqu'il en était, la chasse Kartienne devait escorter ses cargos pour les convoyer au Dyl'Milath, pour qu'au final ce convoi devienne lui même le porteur d'un autre, c'était l'effervescence et le prodige de la logistique Mylathienne.

Un Casque Noir
Les casques noirs étaient par conséquent de la partie. Les casques noirs, c'était le surnom que l'on avait attribué aux pilotes de l'armée de l'air Kartienne, par leur uniforme. Quiconque les voyait pour la première fois les croyait sortir d'un de ces films de science-fiction, disait-on des troopers sortis d'une autre galaxie. Les propulseurs des appareils crachaient de plein leur feu, propulsant le convoi d'une vitesse certaine. Le trajet s'annonçait long oui, mais sans risque apparent. Non le risque était à l'Ouest rouge, l'expression qui sera donnée à la Loduarie. Sera donnée oui, car cet événement, les Kartiens n'en avaient pas conscience car il n'avait pas encore eu lieu, à la date de cet exercice. Lorsque les premiers chasseurs Kartiens entrèrent dans l'espace aérien Mylathien, ce fut l'entrée en territoire allié. Cargos et avions de chasse rejoignirent la base affrétée, le complexe de Wanafu comme l'appelait les Mylathiens. Les Kartiens, eux, avaient trouvé la joyeuse expression du "taudis paumé au trou du cul du Nazum". C'était non sans cette certaine hâte de retrouver la terre natale, donc. La directrice des opérations côté Kartien, ne s'était point jointe au convoi. La Diplomate, telle était son appellation. Elle était restée en territoire Kartien, organisant ça et là les derniers préparatifs des exercices.

Ces exercices par ailleurs, quels étaient-ils, leur but global ? Au delà d'honorer les Accords de Karménie, la République Fédérale Kartienne entamait sa phase d'expérience quant à la réalité militaire. L'armée était devenue puissante, il ne lui manquait plus que l'expérience. Si envahir le Grammatika avait pu servir en la matière, aucune excuse n'empêchait de pourvoir davantage cette expérience. C'est ainsi que la marine Kartienne s'était frottée amicalement avec celle Kahtanaise. C'était l'Amiral Kenway qui avait été le directeur des opérations pour cet événement, et il avait bien souligné une chose grâce aux camarades du Kah, l'importance de la suprématie technologique. Car en effet, lors de l'exercice, les Kahtanais avaient réussi à brouiller totalement les communications et même les corrompre de faux signaux par la pratique de la flotte fantôme, l'originaire était l'avion de guerre électronique. Les Mylathiens en avaient un, tout comme les Kartiens. Cependant, les Kartiens en avaient un de dernière génération, lorsque leurs homologues en possédaient un de première. La technologie se bat par la technologie, déjà une carte dans la manche Kartienne à jouer en cas d'imprévu. Outre ce fait, la suprématie aérienne était visée, les Kartiens avaient été choisis pour simuler le camp attaquant. Il était évident que les Mylathiens profiteraient du camp forestier pour pratiquer une guérilla. Peu honorable pour une armée conventionnelle, mais très efficace. Il paraissait tout aussi évident qu'envoyer les blindés seraient de la pure folie, si tantôt ce serait fait directement. En réalité, en tel cas, l'état-major Kartien ne réfléchirait pas grandement à essayer de percer ce front et enverrait des missiles par dizaines sur la position. Efficace oui, sans aucun intérêt stratégique pour autant.

Avions cargos
Enfin, les cargos se posèrent. Les militaires, Kartiens et Mylathiens, chargèrent le matériel. Quelle ironie, les soldats qui s'aident allaient se combattre lors de l'entraînement quelques temps plus tard. Le kérosène chargé de nouveau, les moteurs ont à peine eu le temps de refroidir que le convoi repart, à ceci près des aéronefs Mylathiens ajoutés à ce dernier. Le trajet s'effectua donc similairement, dans le sens inverse, à destination d'Enedia, la province qui avait donné le nom de l'exercice. Les derniers préparatifs du camp forestier s'achevaient, tandis qu'un des complexes militaires alentours restait silencieux, en apparence. Car en effet, cette base, d'une plénitude calme aux premiers abords, accueillaient deux hautes personnalités de la Vorna. Mais qu'était réellement la Vorna, si ce n'est officiellement une extension du ministère des renseignements ? Le corps des élites de l'état-major ? Les têtes pensantes de l'armée ? Le bras de fer qui opérait dans les ombres ? Personne ne savait, pas même la plupart de leurs membres tel le service était flou. Deux femmes étranges conversaient, la première était connue, oui c'était Aniela, la Diplomate... La seconde en revanche, qui était-elle ?

La Marquise
Aniela se trouvait dans un bureau du complexe, derrière ses préparatifs et ses dossiers. Son air ne changeait jamais, non elle affichait toujours ce sourire de façade, même lorsqu'elle était seule. Certains disaient qu'elle n'était pas capable d'afficher autre chose, ou était-ce le talent de sa représentation pour un des services secrets les plus grands du globe ? Qui sait. La porte s'enfonça largement, une femme venait de l'ouvrir d'une manière peu orthodoxe ou courtoise. La Diplomate leva la tête, elle reconnut immédiatement de qu'il s'agissait.

La Diplomate-"Très chère Marquise, que me vaut le déplaisir de votre intrusion ?"
La Marquise-"Admire un peu qui voilà, tu peux arrêter de faire semblant de travailler chérie !"

Katarzyna, ou de son surnom la Marquise, affichait une teinte bien hautaine. Comme d'habitude en réalité. Aniela referma d'un geste maîtrisé son classeur, puis jeta un regard noir à son interlocutrice.

La Marquise-"Toujours entrain de sourire comme sur affiche de propagande mal imprimée à ce que je vois, ça en jette."
La Diplomate-"Quand diable arrêterez-vous cette attitude intempestive ? Je m'interroge toujours sur la véracité de votre présence au ministère."

Tandis que Katarzyna affichait un sourire égocentré et moqueur, Aniela souffla en dépit de cause avant de reprendre.

La Diplomate-"Je me répète, Katarzyna, quelle est la raison de votre présence ? Vous ne faites point irruption dans mes quartiers pour le plaisir de m'adresser la parole, n'est-ce pas ?"
La Marquise-"Parce que ça t'aurait plu ? Mais nan, nan t'en fais pas. Je viens apporter un cadeau en fait. Une guerre, ça mettra de la couleur dans tes classeurs. Pendant que tu entraînes la mascotte armée que tu appelles un allié, la Loduarie vient de pénétrer le territoire Antarien."
La Diplomate-"J'en prends bien note, les exercices ne sont pas annulés pour autant... Soit, vous savez que faire, je vous remercie de votre passage."
La Marquise-"On fait comme ça !"

Katarzyna rouvrit la porte à l'aide son pied, sortit de la pièce avant de la clôturer d'un coup violent. Ce qui venait d'avoir lieu, c'était la communication au sein de l'état-major Kartien de l'Ouest Rouge, la guerre Antaro-Loduarienne. Cette dernière venait d'éclater au même moment que l'exercice militaire Milathi-Kartien, une aubaine. Quelques minutes, et l'information parvint au Capitole, à Volkingrad. Quelques dizaines d'autres minutes plus tard, et un avertissement parvint à la Loduarie, de même qu'une demande de soutien aux Fortunéens. En bref, l'exercice se déroulerait en situation de grande alerte pour l'exécutif. En outre, il avait été donné pour ordre d'évacuer le Capitole et toute infrastructure majeure de ses fonctionnaires et diplomates, ce en vue d'une attaque balistique Loduarienne. La situation n'était, pour l'heure, pas encore très probable. Mais elle était envisageable. Probable, elle le deviendra avec le temps. De ce fait, les personnalités comme la Gouverneure Orlovski ou bien les députés sont évacués pour un temps. Parallèlement, l'ensemble des complexes militaires Kartiens sont mis sous alerte de menace balistique, les batteries sont mises sous un état d'alerte maximale et l'ensemble du matériel est mis sous haute sécurité, afin d'épargner le plus de pertes en cas d'envoi de missiles.

La Diplomate
Lorsque les derniers convois arrivèrent enfin à destination, Aniela alla se présenter à ses homologues Milathiens, les accueillir. Outre le fait que les militaires continuaient l'installation, elle annonça d'une voix vive et chaleureuse, qui la dédouanait de toute appartenance à la Vorna...

La Diplomate-"Général Harrir Hieraix, mes salutations. Que vous et vos forces soient les bienvenus à la province d'Enedia, dans l'état de Zaverço, en République Fédérale Kartienne. La simulation des exercices pourra très bientôt s'entamer, sous les plus brefs délais. En outre, les préparatifs viennent d'être achevés par notre armée. J'espère très sincèrement, par ailleurs, que les Casques Noirs furent d'une aide convenable comme vous l'aviez sollicité, bien que je n'en doute point. Nous éviterons, finalement, le scénario réel de conflits, dans la mesure où l'état-major a estimé que si une telle situation se présentait face à lui, le camp forestier serait simplement mis à feu. Nous éviterons donc, de nature, un incendie généralisé dans cette forêt, qui n'aura pas de réelle valeur stratégique, nous l'entendons."

La camp forestier ? Un incendie ? Des explications s'imposent. L'exercice militaire consiste, factuellement, à ce que les forces Milathiennes protègent une forêt, nommée le camp forestier par les Kartiens. Si la Diplomate parle d'incendie, c'est à juste titre. En effet, dans l'hypothèse où une telle situation se présenterait, l'état-major Kartien a estimé que prendre d'assaut le camp forestier serait ridicule: La réelle réponse serait le napalm, brûler la forêt pour en sortir de force les guérilléros. Cependant, la situation était un exercice, et déclencher un incendie ne s'y prêtait pas vraiment. C'était là le commentaire d'Aniela. Mais donc, le plan Kartien, quel serait-il ? Comme l'ayant été dit ci-haut, le Dyl'Milath possède un avion de guerre électronique de première génération, de sixième pour Karty. Ajoutons cela à la future domination de l'espace aérien, objectif premier, l'avion de guerre électronique se fera abattre. De cette manière, renforcée par la présence de l'avion radar de sixième génération, la force Kartienne pourra bénéficier d'informations capitales, tout en brouillant celles Milathiennes. C'est ainsi que, par des approximations et ces renseignements, le portrait des forces adversaires peut être dressé.

Evaluation des forces MilathiennesForces aériennes:
  • 25 chasseurs de génération 2-5-10.
  • 5 hélicoptères d'attaque de génération 1.
Forces de défense aérienne:
  • 1 avion de guerre électronique de génération 1.
  • 5 véhicules de transmission radio de génération 2.
  • 4 véhicules radars de génération 3.
  • 3 canons antiaériens mobiles de génération 1.
  • 11 lance-missiles antiaériens mobiles de génération 3.
Forces terrestres:
  • 3000 hommes, armés d'armes légères d'infanterie de génération 4, de mitrailleuses lourdes de génération 2 et de lance-missiles antichars de génération 6 (beaucoup, de lance-missiles antichars).
  • 250 blindés divers de génération 3 (en moyenne).
  • 50 chars légers et d'assauts de génération 1-2.
  • 5 canons automoteurs de génération 1.
Evaluation des forces KartiennesForces aériennes:
  • 25 avions de chasse de huitième génération.
  • 10 chasseurs bombardiers de quatrième génération.
  • 10 avions d'attaque au sol de sixième génération.
  • 1 bombardier gunship de première génération.
  • 1 AWACS de sixième génération.
  • 1 avion de guerre électronique de sixième génération.

  • Les équipages nécessaires (hommes, par exemple) ainsi que l'éventuelle logistique (avions ravitailleurs, par exemple) ne sont pas comptés.
Forces terrestres:
  • 2500 hommes, armés d'armes légères d'infanterie de onzième génération, de mitrailleuses lourdes de dixième génération, de mortiers légers de huitième génération, de lance-roquettes de neuvième génération et de lance-missiles antichars de neuvième génération.
  • 10 lance-roquettes multiples de cinquième génération.
  • 50 canons tractés de sixième génération (et leur camion de transport).
  • 50 transports de troupes blindés de troisième génération.
  • 50 véhicules de combat d'infanterie de troisième génération.
  • 100 chars d'assauts de troisième génération.
  • 5 véhicules de transmission radio de troisième génération.
  • 5 véhicules radars de deuxième génération.

  • L'éventuelle logistique (camions de transport, camions citernes, bulldozers...) n'est pas comptée.

Les forces évaluées, le temps se prête à la stratégie. Celle Milathienne est donc claire, retarder au maximum l'invasion du ciel, fracturer cette dernière lorsqu'elle se mettra en place par la DCA, et finalement, repousser tout assaut. L'assaut blindé trouvera pour réponse les javelins, l'assaut d'infanterie les mitrailleuses lourdes. Cependant, quel état-major serait assez bête pour penser qu'il faille obligatoirement attaquer de cette manière. Le siège existe, le barrage d'artillerie également. La stratégie Kartienne consiste donc en premier lieu à brouiller les communications Milathiennes avec l'avion de guerre électronique, traduisant notamment une impossibilité d'utilisation des appareils antiaériens, ainsi que des difficultés pour la chasse aérienne. Dès cela fait, les forces aériennes iront entamer le combat jusqu'à obtenir une domination aérienne totale. Parallèlement, l'ensemble de l'artillerie fera feu continu sur la forêt pour entamer une désorganisation. Une fois la domination aérienne obtenue, les avions d'attaque au sol, les chasseurs-bombardiers déjà présents ainsi que le bombardier gunship s'ajoutent à la pluie de plomb sur la forêt. L'avion radar sera par ailleurs utilisé pour ajuster les tirs, de même qu'il sera appuyé du brouillage de son frère électronique. Pour clôturer, les blindés et l'infanterie Kartienne encerclent le camp forestier en renforçant leur position, en se mettant hors de portée d'éventuels échanges de tirs. Soit les Milathiens perdront petit à petit leur force jusqu'à l'épuisement, soit un raid suicidaire devra être lancé. Cette stratégie s'assimile à un siège éclair par artillerie, et sera effectuée jusqu'à tout changement notable.
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Vox

Etape 1-11: Vox
AlinéaDès lors, il fallait user habillement des médias pour discréditer la Lermandie, sans pour autant créer un espace de lynchage public. Un objectif bien compliqué en nouvelle Karty, puisque les médias sont totalement libres et sans influence théorique. C'est pourquoi la Vorna est sollicitée, l'intermédiaire de Vox. Son poste était assez flou, il paraissait lié de loin à une forme de propagande douce du régime, en vue de stabilisation, sans réel excès. Un organe plutôt dormant en Karty, peut-être l'appel de la guerre changera-t-il la donne. Outre fait, il reçut une enveloppe tôt le matin. L'entrouvrant, elle été signée de la main de la Commissaire Strakhova elle-même, avec des instructions bien précises. Le prochain interview de La Nouvelle, grand journal télévisé Kartien, accueillera une personnalité étatique. De ce fait, il serait plus accommodant que le journaliste présentant ne soit pas des plus hostiles à l'opinion gouvernementale. A vrai dire, c'était la première fois que Vox agissait en ce sens, dans un but de manipulation politique claire. C'était son devoir, et il sera accompli à la perfection, au journal télévisé de demain soir, sans aucune preuve ni témoin...
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Giuseppe Foucaux

Etape 1-12: Les Foucaux
AlinéaL'inconnu porte le nom de Foucaux, tout comme la chanteuse du bar. Giuseppe et Kristina sont unis par les liens du mariage, en dépit des apparences. Mais les apparences, ne sont-elles pas que des préjugés, des aprioris ? Les deux amants, en son sens littéraire, se retrouvent à la fermeture du bar, comme d'habitude en réalité. Mais qui sont-ils réellement ? La femme, une chanteuse. L'homme, un militaire engagé en Loduarie. Leur point commun ? Tous deux communistes de nationalité Kartienne, déportés par le Tsar fut un temps. Mais, cette façade, est-ce la réalité ?

Non.

Non ça ne l'est pas. Cette façade, une couverture. Fut un temps l'époque du Saint Empire de Karty, où régnait le Tsar Stanislas I. Consciemment de l'instabilité du régime, et même de sa potentielle guerre civile, les choix ont vite été faits. Ces choix se sont clôturés sur la déportation de milliers de communistes, recueillis en Loduarie. Mais le régime était-il assez bête, assez bête pour ne pas saisir cette opportunité en or ? Des milliers de milliers d'hommes envoyés en Loduarie, le Grand Etat Communiste ne pourra pas en vérifier leurs sources, si bien qu'elles aient été toutes effacées par le régime Tsariste. Croyez-vous que l'autorité impériale avait pris le soin de communiquer l'état-civil, les fonctions, les fichiers de police, de tous ces citoyens ? Non. 50 000 personnes, au passé qui leur est vierge en tout point, sont arrivées en Loduarie. Le seul facteur que l'on leur décompte, le communisme. Et parmi cet amas de personnes, quelques espions infiltrés. Pourquoi envoyer des espions en Loduarie ? La question apporte une réponse simple, la Loduarie demeure le seul pays à avoir agressé la patrie Kartienne, en lui tuant une quinzaine de militaires lors de l'attaque d'un convoi commercial. Malgré les changements de régime de Karty, les services secrets et les renseignements n'ont que très peu changés, d'autant plus sur les agents de terrain. Leur allégeance n'a pas changée, ce serait oublier une chose fondamentale. Le régime a changé oui...

Mais ils sont avant tout Kartiens.

Stellam sequens non devias. Suit l'étoile sans dévier. Autrefois, ce que l'on qualifiait de services de renseignements arboraient le nom du WTK. Aujourd'hui, on leur doit le nom de la Vorna. La moitié des membres n'ont pas changé, ces services ne sont pas politisés. Et ce non-changement, c'est le cas pour Kristina et Giuseppe. Deux agents infiltrés, aux côtés d'autres, en Loduarie. Sous le nom des communistes déportés, leur couverture est assurée. Sauf qu'en réalité, ils sont pour le compte du Kray, affilié à la Vorna. La Vorna, c'est les renseignements, intégrée au Ministère de la Défense, le tout étant mené par la Commissaire Stakhova. Le Kray, une branche de ces renseignements, la partie dédiée aux interventions extérieures. La Dame de Cœur dirige le Kray, par conséquent dirige la famille Foucaux. Jusqu'à lors, ces agents infiltrés en Loduarie sont restés cellule dormante, mais peut-être la guerre en République d'Antares amènera au changement...
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