08/08/2018
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(Crime organisé) Suivi des activités du CRAV (Comité contre le racisme anti-velsnien) pour les joueurs

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Activités du CRAV

Le petit monde des "Hommes d'honneur"


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En 2014, peu après la fin de la guerre civile velsnienne, un évènement en apparence bien plus anodin s'est déroulé aux abors d'une petite station balnéaire teylaise: la création du CRAV: le Comité contre le racisme anti-velsnien. Ce qui paraît être une initiative citoyenne de membres de la diaspora velsnienne à l'étranger revêtait en réalité d'une tout autre importance dans un monde qui ne tenait pas à ce que l'on évoque son existence: le crime organisé. Si la mafia velsnienne, que l'on connait parfois sous le nom de "Société des corragiosi" est connue, ce fut la première fois en 2014 que la majeure partie de ces clans dispersés aux quatre coins du monde, adoptèrent un organe "centralisé", sous les apparences d'une simple association, dont le but était la régulation des litiges internes, et la fin des conflits entre clans qui au XXème siècle avaient fait de nombreuses victimes. Le CRAV était né. Prenant la forme d'une commission où siègent les représentants des cinq plus importantes "familles", le CRAV fait autorité auprès d'une dizaine d'autres clans mineurs.

Les prérogatives de la commission du CRAV sont les suivantes:
  • Droit d'arbitrage de litiges territoriaux et commerciaux.
  • Droit de justice et de sanction (peut aller de l'amende à l'élimination d'un individu).

Ce topic est fait pour permettre aux joueurs de suivre de manière relativement aisée les dynamiques et évolutions de ce petit monde parallèle, et centralise des posts relatifs au CRAV qui la plupart du temps, finissent par se perdre dans les AE d'autres pays. Enjoy.


Liste des membres de la Commission du CRAV



Culture et société: le crime organisé velsnien

Drapeau


[quote=Richard Torino, animateur de l'office de tourisme de Velsna]22 Mai 2013

La société des coraggiosi: la pieuvre velsnienne





La société velsnienne, à toutes les époques, a été caractérisée par plusieurs facteurs : la faiblesse et le manque d’autorité d’un Etat central qui ne veut pas assumer d’en être un, avec le modèle de la cité. En second lieu, le haut degré de stratification sociale des cités velsniennes, qui favorise une certaine violence sociale et politique. Et si ce n’était que cela… quantité d’autres éléments viennent alimenter le phénomène dont nous allons parler aujourd’hui : la préséance du droit coutumier, le concept de justice privée, le sentiment d’appartenance à un système de clientèle et à des cités plutôt qu’à une patrie… Tout ceci se retrouve et vient se condenser pour nourrir ce que les velsniens appellent « les coraggiosi » : le crime organisé.


Origines :

A la base de tout, et en vertu de notre introduction, cette situation de faiblesse d’autorité chronique des institutions a depuis la fin de la période médiévale été à l’origine du brigandage et du banditisme de grand chemin. La première mention de ces criminels, les coraggiosi (dont le mot peut être traduit par « Brave »), peut être retracée au XVIIème siècle. La politique velsnienne de l’époque moderne nécessitait l’emploi par les riches sénateurs de jeunes gens, qui pouvaient former de véritables bandes armées destinées à enlever des opposants politiques contre rançon, ou pour exercer des pressions sur leurs familles. Outre cette activité, ces derniers survivaient grâce au rackett de commerces, qui finalement s’est avérée avec le temps devenir une source de revenus plus stable que le kidnapping. Cependant, on ne peut pas véritablement parler jusqu’au XIXème siècle de crime organisé, mais davantage de phénomène « proto-coraggioso ».

Le facteur déterminant du passage d’un simple phénomène de criminalité à une véritable société organisée intervient lors de la Révolution industrielle. En effet, cette période est marquée par une volonté de la Grande République de se revêtir par un certain nombre d’aspect, des compétences d’un véritable Etat moderne et centralisé. Face à la perte de pouvoir politique (toute relative) de leurs cités libres, certains citoyens, contestèrent de plus en plus ouvertement cette confiscation du monopole de la violence légitime par Velsna. Cette privation de leur pouvoir de justice privée poussa les propriétaires terriens à engager des coraggiosi en plus grand nombre, lesquels commencèrent à former des sociétés beaucoup plus organisées et hiérarchisées que les phénomènes qui les précédèrent. C’est ainsi que naissent, sous la houlette de ces propriétaires qui deviendront les premiers grands barons criminels, la « société des coraggiosi ».

La faiblesse de l’Etat central a favorisé la substitution de cette autorité, malgré tous les efforts déployés, par la loi des coraggiosi, arpentant les campagnes et constituant des réseaux de fidélité, organisant la « protections » des autres propriétaires par extorsion. Progressivement, les coraggiosi vont dans certaines régions, en particulier les plus reculées de la République, constituer un véritable Etat parallèle en infiltrant les administrations, en usant de la corruption des sénats locaux, avec une organisation territoriale et une organisation interne digne d’une entreprise. Le vol de bétail et l’extorsion sont encore les deux principales sources de revenu de ces criminels, mais cela ne va pas durer longtemps avant que la mondialisation fasse son office…

C’est à cette époque que l’on suppose que la société des coraggiosi adopte son organisation interne définitive. La société se structure de manière très hiérarchisée avec à son sommet une commission, appelée « Il Senato », comme une manière de rappeler la volonté de légitimation du pouvoir. Elle est composée de chefs des Commissions locales. Une commission locale est à son tour composée de chefs de secteur, les capo. Lesquels sont dirigés par plusieurs familles (des gens) avec à sa tête un chef de secteur.


Diversification et développement du réseau à l’échelle mondiale (XXème siècle à aujourd’hui):

Le XXème siècle correspond avec une véritable explosion du phénomène des corragiosi, tant sur le plan numérique, géographique et économique. En effet, à la faveur des mouvements migratoires sortant, à destination des pays voisins de Velsna, ou d’Aleucie pour les plus aventureux, les corragiosi se développent dans le sillage de la diaspora velsnienne installée à l’étranger. Il s’agit d’un grand vivier de recrutement, souvent pauvre et porteur d’importants marqueurs identitaires dans leurs pays d’adoption. L’intégration de ces populations à l’étranger facilite la prise de contacts et la conquête de nouveaux marchés pour les corragiosi restés au pays.

Cette emprise territoriale dépassant le simple cadre national permet dans les années 1920, de diversifier grandement les sources de revenus des corragiosi. Rapidement, le traditionnel racket, vol de bétail ou protection rapprochée laissent place au trafic d’alcool dans les pays où cette denrée subit des restrictions importantes. En Zélandia et à Teyla, les corragiosi ayant élu domicile dans ces états découvrent très rapidement le degré de rentabilité supérieur que peut revêtir la prostitution et le trafic d’opium. Mais la plus grande transformation de cette période concerne le trafic de cocaïne à partir des années 1950, qui permet un développement mondial des sociétés de corragiosi. Depuis la Zélandia, qui devint une plaque tournante du trafic mondial, les velsniens innondent le marché eurysien avec des importations paltoterranes, fruit d’une collaboration de plus en plus étroite avec des acteurs criminels étrangers, à l’image de la mafia youslève.

En parallèle à cette activité, il faut noter à partir de cette période un grand nombre d’investissements permettant un blanchiment d’argent important dans les secteurs de la construction, de l’immobilier, de l’hôtellerie ou des jeux légaux. Les corragiosi se dotent ainsi d’une façade légale qui leur évite les pertes financières consécutives à la surveillance policière de plus en plus contraignante relative au trafic de cocaïne en Euurysie.
En 2013, il est difficile d’estimer avec précision le nombre exact de corragiosi ni le chiffre d’affaires total relatif à l’activité de cette mafia. Toutefois, des déductions estiment des gains de l’ordre de 20 milliards de florius par an, ce qui représenterait plus de 5% du PIB velsnien. Le nombre de membres confirmés est également de l’ordre de la spéculation tant ce type d’organisation peut être volatil, mais 30 000 individus ayant au moins des liens avec les corragiosi constituerait une estimation raisonnable.



Rîtes et traditions :


La société corragiosi est fondamentalement conservatrice et liée à un certain nombre de pratiques remontant pour certaines à l’époque moderne, voire avant.
Il est ainsi commun que l’admission au sein de la société se fait uniquement après que la recrue a commis un acte illégal, comme un homicide.
La société à la réputation d’effectuer ses besognes de manière discrète afin de ne pas éveiller l’attention des autorités. Cela induit un certain renfermement au niveau du recrutement. Pour en devenir membre, il faut être né d’une famille velsnienne ayant de préférence eu des liens préétablis avec la société. Les enfants des corragiosi sont appelés dès leur naissance, « Jeune d’honneur ». Par un rituel initiatique où le chef de clan coupe les ongles du nouveau-né, on place une clé et un poignard de chaque côté de l’enfant. S’il touche le couteau en premier, cela signifie qu’il sera un corragioso. En revanche si l’enfant touche la clé, il deviendra un magistrat, ou un homme politique corrompu. Le couteau est placé de préférence plus près que la clé. Tout au long de son enfance, le futur membre sera testé dans son caractère et par des sous-entendus destinés à le jauger.

Le rituel d’initiation d’entrée dans la société est peu clair au vu du manque de témoignages, mais il peut varier selon les clans. Ce dernier a de préférence lieu dans le foyer du plus vieux membre du clan. L’index de l’initié est piqué afin de lui faire verser une goutte de sang sur une image de San Stefano, patron protecteur de Velsna. L'image est placée dans la main de l'initié et liée par le feu. Le futur membre se doit de résister à la douleur du feu jusqu'à ce que l'image soit consommée par le feu.

Les membres obéissent à une loi du silence, laquelle se traduit par la parole mais aussi par l’écrit. En effet, il est strictement interdit de laisser une trace écrite des activités de l’organisation. La compromission de cette règle entraîne la plupart du temps la condamnation à mort.


Crime organisé: loin de Velsna, la société des corragiosi se partage le monde

(lire le post "Mon nom est Michele", dans les activités internes de Velsna pour apprendre à connaître le personnage-point de vue plus en profondeur)



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Teyla. Qu'est-ce qu'on allait bien faire à Teyla, c'est bien moi qui vous le dit. Je me souviens de ce jour là, où le vieux Sal Alvarino, notre boss, nous a tendu des billets de ferry pour se rendre quelques jours plus tard de l'autre côté de la baie, dans la petite ville portuaire de Sainte-de-Tour. Pour y faire quoi ? Même en étant l'un de ses soldato, il avait refusé de me le dire. Tout ce qu'on nous demandait était de nous taire, de veiller à la sécurité de Sal comme son ombre, et de la boucler sur tout ce qui allait se passer là-bas. D'ordinaire, le genre de boulot qui débute comme ça, je sais comment ils vont finir...mais cela m'étonnait tout de même que l'on m'envoie enterrer des cadavres en territoire teylais, où les flics étaient pas dans notre poche alors que je pouvais le faire plus facilement au pays. Mais rapidement, j'ai compris que ce job là n'avait rien d'ordinaire. Déjà, on m'a demandé de me mettre dans mes plus beaux atours: je devais me faire plus beau qu'au mariage de ma frangine, ordre express du patron. C'est pas ordinaire comme instructions ça... Alors j'ai vite fait le raisonnement: de la représentation dans un endroit cossu, et avec des gens beaucoup plus importants que moi. Pas manqué, parce que sans le savoir, j'ai sans doute assister à l'un des évènements les plus importants de l'Histoire de la mafia des corragiosi velsniens, quelque chose qui ne se reproduirait plus avant des décennies.

A Sainte-la-Dune, ce n'était pas seulement notre bande, avec le vieux Sal à notre tête qui s'est réunie, mais il y avait convoqué de manière exceptionnelle les plus grandes pointures du milieu, amis comme ennemis, dans un hôtel-casino flambant neuf qu'il avait entièrement fait privatisé, sous un prête nom bien entendu. Les don s'étaient réservés une salle de conférence, une vingtaine de marioles réunis autour d'une jolie table: d'ordinaire on avait plus l'habitude de se tirer dessus dans les ruelles de Velsna. Les corragiosi, c'est un petit milieu, et tout le monde se connait. La partie la plus pénible de mon travail consistait à rester poli et respectueux avec des don qui jusque là avaient été en guerre avec notre clan.

Ces noms là, on les croisait tellement que je les retenait comme si ils étaient de ma famille, surnoms inclus: Il y avait Antonio Stamos, dit "le gros lard" et Franckie "beau" Carbone, qui étaient à la tête de la bande de corragiosi d'Achosie du Nord, ensuite, en face de lui mon, boss Sal Alvarino et moi, on s'était assis en plus milieu, parce que mon vieux don à sa fierté et qu'il pense être plus puissant que tous les autres, et notre territoire comprenait une partie de la capitale. A côté on retrouvait Freddo "le fortunéen", qui dominait les affaires en Leucytalée, et parce que son accent laissait paraître à des kilomètres l'endroit d'où il venait. Il était accompagné se don homme de main, Salvatore, dit "la bête", un type comme rarement j'en ai vu des aussi grands et avec des mains aussi larges. Et en bout de table on avait les corragiosi qui s'étaient installés à Sylva, avec Francese Spoletto et Pietro Genovese, alias "joli cœur". Genovese, on peut dire que c'était un sacré: c'est lui qui a fondé le comité anti-raciste velsnien, très actif auprès des diasporas velsniennes à l'étranger qui nous servent de relais, et qui lui sert de couverture pour ses activités chez les paltoterrans. Bref, vous voyez le dessin: ici, tout le monde se connait, et personne n'est avare quand ils s'agit de raconter ses exploits une fois la première bouteille de vin vidée, ce qui vaut la plupart de ces sobriquets.

Mais il y a un problème: on est comme qui dirait, une famille dysfonctionnelle. On se tire dans les pattes, et il suffit souvent qu'un don ayant un eu trop le sang chaud en ait marre pour finir par se tirer dessus. Depuis la nuit des temps, les corragiosi, les hommes d'honneur, paraissaient incapables de se s'empêcher de s'entretuer pour tel ou tel territoire. Chaque point de deal est une source de revenus, et le moindre troquet le plus minable à racketter est une excuse pour une nouvelle guerre intestine. La vérité, c'est qu'aucun d'entre nous est capable de tenir en place, et le problème avec la guerre, c'est qu'elle est mauvaise pour les affaires. Mais disons que mon boss, Sal, a le génie pour sentir le coup venir. Il m'avait dit quelques semaines avant cette rencontre que quelque chose se préparait et qui allait tout changer pour nous, comme quoi nous serions devenus tellement riches d'ici la fin de l'année que nous pourrions bientôt oublier toutes nos querelles inutiles. Pas crédule pour un sou, je lui avais juste répondu que ce jour arriverait quand les poules auraient des dents. Mais preuve en est que j'avais encore une fois sous-estimé le bonhomme.

D'entrée de jeu, une fois que tout le monde avait daigné prendre sa place, il a prit la parole le premier, comme un seigneur du haut de sa montagne qui prenait tout le monde de haut, comme si il avait déjà les cartes gagnantes dans sa manche. Il s'est mis à leur parler de l'ouverture du marché caribéno, comme quoi ces types produisaient assez de poudre blanche pour nous rendre riches jusqu'à la fin du siècle, que s'investir dans ce marché et irriguer les consommateurs eurysiens était l'avenir, et que nous ne pouvions pas passer à côté de ça. Car les caribéno étaient certes de grands producteurs de coca, mais lleur problème était qu'il fallait bien trouver des intermédiaires pour amener toute cette came sous le nez des consommateurs. C'était là qu'il y avait un créneau, c'était là qu'il fallait frapper avant de se faire doubler par d'autres bandes. Et pour finir, il répété une sorte de mantra, et qui restera gravée dans ma mémoire jusqu'à la fin de ma vie: "Sous l'ombrelle, il y a de la place pour nous tous.". Sous-entendu que toutes les bandes de corragiosi du pays et à l'étranger allaient avoir leur part, qu'aucun d'entre nous ne serait oublié et que c'était la seule et unique raison de notre présence ici, ensemble. Se partager le monde: voilà ce qui était au programme de cette réunion.

D'ordinaire, ce genre de discours aurait été acceuilli par la moquerie, ou par l'énervement. D'habitude, aucun don n'accepterait de se voir dicter sa loi par un autre, surtout que mon boss n'avait pas que des amis ici présent. Je me rappelle avoir eu peur l'espace de quelques instants, la main droite posée sur la crosse de mon flingue me démangeait. Mais au contraire, et ma grande surprise, les autres don ont paru intéressés. De l'argent facile, quoi de mieux après tout... mais immédiatement après avoir retenu leur attention, Alvarino enchaîna, et leur dit que la réception d'une telle manne financière nécessitait un degré d'organisation meilleur que tout ce que nous avions connu jusque là. Les sociétés de corragiosi avant cela n'avaient jamais connu de forme quelconque de stabilité: les clans apparaissaient et disparaissaient au gré des chefs et des guerres de rue. Les bandes existaient par dizaines, et la multiplicité des acteurs augmentait mécaniquement ces conflits fratricides. Alors, après avoir achevé de dire ces quatre vérités aux autres don, mon boss se leva de sa chaise, et solennel, leur dit qu'à compter d'aujourd'hui, il proposait que toutes les sociétés de corragiosi s'unissent dans le cadre de cinq grandes familles: une famille par territoire, et qui aurait une place bien précise dans la circulation des flux de drogue paltoterranne qui était sur le point de nous inonder.

Alvarino décrivait ainsi la place de chacun dans la grande organisation à venir, qu'il appela "La commission", et qui devrait se réunir les cinq familles à chaque fois que le besoin s'en ferait ressentir:
- La Famille Genovese, regroupée autour de Pietro Genovese. Eux, c'était le début de la chaîne. On leur avait donné le territoire du Paltoterra, déjà parce qu'ils avaient leurs réseaux là bas avec les velsniens installés à Sylva, une clientèle déjà établie, et qu'ils avaient des amis importants au Kah et chez les Caribeno. Ce serait les seuls qui seraient directement en contact avec nos vendeurs, et leurs relations sur les docks sylvois pourraient permettre de faire passer plus facilement de la marchandise en espace onédien, et de manière plus générale, dans toute l'Eurysie.
- La famille Carbone. Eux, ils se complétaient parfaitement avec les Genovese, étant donné que leurs activités au sein des sociétés écran comme le Groupe Laurenti Alfonso, étaient autant de débouchés clandestins où acheminer la marchandise dans plusieurs pays. Teyla, Tanska, Karty, Manche Silice, Fortuna... autant d'endroits dans lesquels ils sont présents.
- La Famille Di Luca: Les Di Luca étaient chargés d'unifier toutes les bandes de corragiosi au des diasporas des pays eurysiens. Ils étaient les meilleurs dans le domaine du racket de l'extorsion auprès de la diaspora. Naturellement, leurs contacts allaient faire d'eux les principaux distributeurs de la marchandise, et la répartir entre les petits vendeurs locaux.
- La Famille Colombo: Eux c'était un peu nos jokers si jamais la tracé "commercial" ordinaire était compromis ou saturé. Ils avaient beaucoup de relations avec le milieu politique fortunéen, et si besoin, ils avaient les moyens de faire voyager la marchandise sur des cargos de marchandise de Fortuna et de Manche Silice.
- La Famille Alvarino: La nôtre pour finir. Nous, on était en bout de chaîne. Notre boulot était de graisser la patte au milieu politique velsnien pour se les mettre dans la poche. C'est avec nous que la plupart des politiciens étaient en contact, et si un membre d'une des autres familles avait des problèmes, c'est avec nous qu'il fallait voir pour le sortir de la merde. Cette position était confortable: à aucun moment on approchait de près ou de loin la marchandise, tout en touchant des revenus dessus.

Pour finir, on s'est tous mis d'accord sur certaines règles élémentaires. En aucun cas ou aucune circonstance il ne devait être permis à une famille de prendre l'ascendant sur l'autre. Il n'y aurait pas de chef ici, simplement une direction collégiale qui discuterait des litiges possibles entre nous et des redécoupages de territoires. Les nouvelles règles impliquaient aussi le respect de l'autonomie et du territoire de chaque groupe local, la recherche de la collaboration plutôt que de l'affrontement: un mantra qui nous a suivi durant toute la réunion. Désormais, les coups fourrés, c'était fini...du moins en l'absence de l’approbation d'une majorité de la commission. Seule cette organisation avait désormais le droit de vie et de mort sur un corragiosi, et inutile de dire qu'il était malvenu de désobéir aux règles. La commission devait permettre, en dehors de ce trafic de drogue juteux, de « réguler » collégialement les autres activités lucratives de sorte à ne pas se marcher sur les pieds: jeu, trafic, prostitution, racket... tous les tarifs étaient désormais unifiés et systématiquement alignés pour ne pas se faire la guerre, un peu comme pendant ces réunions de groupes industriels qui décidaient d'un "marché de gentlemen". Une autre grande victoire de mon boss fut de décider de la création d'un système de fonds communs destiné à payer des pots-de-vin aux autorités et à financer les investissements spéciaux.

Notre organisation était comme une machine, très sophistiquée, et qui nécessitait de l'entretien constant, et des outils très pointus. On s'était déjà armés d'un véritable arsenal juridique et technique: notre comission nommait des représentants chargés de certains secteur d'activités, comme dans une vraie entreprise légale de chez légale. Nous avions un préposé à la prostitution, un autre pour les jeux d'argent et de hasard, tandis que le consigliere de notre famille avait hérité de la position de "contrôleur des relations publiques", sous entendu celui qui avait la main sur la caisse de pots de vins et qui étaot chargé de graisser la patte des politiciens. Enfin, pour les tâches les moins reluisantes, nous avions mis en place une branche chargée de l'exécution, après délibération des différents boss, des membres du crime organisé coupables de manquements ou considérés comme non fiables.

Au bout de quelques bouteilles est venu le temps des décisions plus difficiles à faire. Les boss ont très longuement discuté: au sujet du possible refus de certains corragiosi de se joindre à la nouvelle organisation. Sur cette question, les ordres ont été des plus clairs: la valise de billets ou le cercueil, "soit vous êtes avec nous et vous touchez votre part, soit vous êtes morts.". Mais nul doute que sur la question de la drogue, que nous allions avoir de la concurrence et ça, les don y ont pensé. Les wanmiriens étaient déjà sur le coup à Teyla: aussi, il fallait les éliminer le plus rapidement et le plus brutalement possible. L'heure était venue de poser nos sales pattes dans les affaires de tout le monde, et de profiter un peu de cet afflux de poudre...
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