05/01/2020
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[Vlastie - Grand Kah], une rencontre stellaire

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----------------04/10/2017
--------Ce jour était un jour assez spécial, celui d’un anniversaire pour être plus précis.
--------En effet, cette date marquait les trente ans, jour pour jour, du tout premier lancement d’un satellite artificiel par la Vlastie. Ledit lancement avait été impressionnant au vu de la réputation qu’avait le pays : au sein duquel la pauvreté et la misère étaient auparavant prépondérantes, et dont l’image en fut à jamais ternie.
--------Depuis lors, les hautes pontes Parti Communiste de la République Démocratique de Vlastie avaient investi des sommes importantes dans les technologies spatiales, notamment militaire pour la détection de lancements de missiles ou encore d’espionnage, au vu de la Guerre Froide avec la République de Lermandie. Néanmoins, la nation vlastique n’était toujours pas parvenue à l’envoi d’un être vivant dans l’Espace extra-atmosphérique, et ce malgré les désirs de prestige qu’une telle prouesse puisse arriver au sein du pays.
--------Malgré le fait que la première place pour envoyer un être humain ait déjà été prise par la Nation Communiste de Loduarie et que le Duché de Sylva soit en passe de réitérer l’exploit, le programme spatial vlastique travaillait ardemment pour rattraper son retard. Même si, pour l’instant, la simple étape de l’envoi d’un animal (un cobaye avant un spationaute), n’était pas atteinte, loin de là, et risquait mettre un certain temps avant que l’on puisse en fêter la réussite.


--------C’est la raison qui poussa le pouvoir à demander une entrevue avec des responsables des Communes Unies du Grand Kah, cela en plus du fait que les programmes des deux nations avaient des bases communes.
--------Effectivement, au cours de l’année 1982, les Communes Unies du Grand Kah connurent un coup d’État de la part du Comité Cybernéticien tentant de réinstaurer un régime qui mettrait fin aux révolutions. C’est durant cette période (s’étendant jusqu’en 1991) que la Vlastie put capter diverses technologies et connaissances du pays, mais principalement sur le plan spatial.
--------Plusieurs intellectuels, et notamment des scientifiques, avaient fui le pays, dans des mesures plus ou moins modérées. Les prétentions vlastiques aux domaines spatiaux ne faisaient alors pas de secret pour des experts dans les attributions aérospatiales, avec notamment l’aboutissement de programmes tels que celui d’avions de transport civils supersoniques (réservés aux élites) au cours de la décennie 1970. Lesdits experts se virent offrir des postes avec divers avantages en nature plutôt compétitifs, sur ordre de Léonin Ilyas Frejnès qui avait pris le pouvoir quelques années plus tôt, en 1979.
--------Il est également à noter que les instabilités politiques du Grand Kah connues au cours de la décennie 1980, poussant l'État à des ventes à l’étranger au vu des problèmes économiques qui découlèrent desdites instabilités. C’est ainsi que la Vlastie, en contrepartie de ressources naturelles dont elle a toujours été abondante (à défaut d’une monnaie globalement reconnue), eut à sa charge de vastes domaines pour débuter un programme qui n’était encore qu’une ébauche envisagée vaguement quelques années auparavant.
--------Qu’il s’agisse d’éléments tels que des pas de tirs, des pistes, des terrains d’essais, des prototypes de lanceurs, des systèmes techniques... et autres composantes requérant du contrôle effectif du programme (alors devenu trop onéreux pour le Grand-Kah), une très grande majorité finit par être administrée par la Vlastie. À préciser que ces concessions administratives (au caractère temporaire) ne comprenaient que les territoires hors de la métropole kah-tanaise.
--------Ce n’est en réalité qu’à ce moment que les recherches vlastiques passèrent d’un projet théorique à un réel développement intensif sur ce domaine pour rattraper le retard du pays. Son intensivité fut telle qu’il passa devant une partie des besoins jugés "non-essentiels" de la population, allant même jusqu’à grandement ralentir la recherche et le début de production des nouveaux modèles d’automobiles particulières qui devaient originalement être mis en service au milieu de l’année 1983.
--------Même si le programme revint à ses propriétaires originaux en 1992, les connaissances récupérées et la formation des ingénieurs venus de Vlastie permirent une rapide progression et montée en gamme du programme vlastique. En effet, c’est en 1987 que la Vlastie put mettre en orbite son premier satellite artificiel de communication autour de la planète.

--------Une prouesse saluée par la propagande, qui eut tendance à aborder seulement de manière vague un "plausible échange d’ingénieurs", un euphémisme dans le sens où des experts étrangers indépendants estiment que la Vlastie aurait eu besoin d’au moins cinq à dix ans supplémentaires parvenir à ce résultat si l’échange n’avait pas eu lieu. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer une certaine stagnation du programme vlastique depuis le début des années 1990.
--------Convaincu par les dires de sa propre propagande, Léonin Frejnès retira la Vlastie des échanges de connaissances menés avec le Grand Kah. Néanmoins, le programme du kah-tanais semblait avoir bénéficié des efforts vlastiques au vu du maintien en service des infrastructures et recherches, évitant ainsi de plausibles "temps morts" dans les innovations.
--------C’est à ce moment que le programme vlastique connu un important ralentissement concernant, entre autres, des objectifs symboliques semblables à ceux de l’envoi d’un être humain en orbite. Il à d’ailleurs à noter que même les recherches plus "conventionnelles" en pâtirent, notamment le développement de satellites militaires et espions qui acculèrent des retards et furent déployés en décalage de plusieurs années par rapport aux prévisions.



--------Même si la Vlastie avait connu un coup d’arrêt dans les objectifs idéologiques de ses recherches spatiales, à savoir : la mise en avant de nouvelles percées majeures, la technologie satellite avait grandement progressé (et ce malgré les retards occasionnés par l’arrêt des échanges). Néanmoins, dans la Guerre Froide menée depuis les années 1950 contre la Lermandie, les hautes pointes vlastiques souhaitaient montrer davantage que des satellites vus et revus en boucle pendant près de trois décennies.
--------Se sentant âgé et souhaitant arriver à une nouvelle prouesse utilisable pour la propagande avant sa mort, le vieux dirigeant Frejnès mandata son filleul et second homme le plus puissant du pays, le Premier Secrétaire du Bureau Politique : Michaël Sergioson Gorbata. Un jeune prodige dans la vingtaine, à la carrière politique effrénée, qualifié de "Golden Boy Communiste" par les différentes institutions de presse étrangères (bien évidemment censurées en Vlastie) au vu de ses conquêtes amoureuses, plus que nombreuses.
--------Ledit prodige sortit de la grande limousine qui l’avait amené, accompagné du cortège de sécurité et d’apparat, de rigueur au vu de l’occasion. Il attendait devant une des pistes de l’...
Pas mal, non ? C’est vlastique.
Aéroport International Thénardeau de Mosvara
--------Un grand tapis rouge avait été déroulé sur un escalier de service accolé à l’emplacement où devait se poser l’avion accueillant les représentants du côté kah-tanais de la rencontre, jusqu’aux diverses automobiles diplomatiques qui étaient destinées à accueillir les plénipotentiaires.

--------Alors que l’avion prit place audit emplacement, un orchestre, auparavant posté à proximité du tapis rouge, commença à jouer l’hymne du Grand Kah au moment où commencèrent à sortir les envoyés diplomatiques kah-tanais.

--------C’est à cet instant que Michaël Gorbata s’avança davantage sur le tarmac, se rapprochant du bas de l’escalier disposé plus bas. Il cachait le stress causé par la pression de cette importante rencontre par le flegme et la nonchalance qu’il savait simuler avec brillo, le tout sublimé par son style vestimentaire très goûtu.
--------Un petit détail dénotait toutefois sur sa tenue : son Collier d’Âmes Sœurs, qu'il arborait toujours en sa qualité de célibataire et également avec l'ultimatum de son père adoptif (à cause de la réputation sulfureuse du jeune adonis). Le pendentif en tissus bleu était cependant le bienvenu au vu du fait que les températures étaient descendues en cette saison d'automne.
--------Il salua d’une poignée de main ferme mais néanmoins accueillante ses interlocuteurs avec les autres membres de la délégation vlastique, sur un ton à la fois professionnel et enjoué :
-------Salutations ! Je vous souhaite la bienvenue en Vlastie.
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Yin Cabrera était peut-être le profil type de ce que l’on appelait souvent un peu vite un "technocrate kah-tanais". Un expert technique, très aux faits des dossiers et de l’État de l’art d’un domaine précis. Une machine à penser et mettre en œuvre des solutions pour répondre à des problèmes qui ne l’étaient, pour le reste, pas nécessairement. Une caste à part, sortie à la chaîne des universités les plus pointues de la nation libertaire, ayant suivi des études longues, puis des formations tout aussi longues, et entant depuis les cabinets des comités et commissariats. Les muscles invisibles qu’actionnait la pensée politique.

C’était une appellation cruelle. Au moins au sens où l’entendaient traditionnellement les observateurs internationaux. Il n’existait pas beaucoup de contexte où l’on employait le terme "technocrate" sans un certain recul critique. C’était le genre de mot qu’on prononçait en baissant un peu la voix, en adoptant le ton légèrement désapprobateur d’une personne qui elle, n’est assurément pas une technocrate. « C’est un technocrate », c’est-à-dire, il est déconnecté du "réel". Son seul champ de compréhension du monde est la solution technique. Ses propositions sont utilitaires – et donc stupides.

Le Grand Kah n’était plus une technocratie, et n'avait pas un gouvernement d’appareil. Même dans les périodes où il fut le plus centralisé, et secoué par de sérieux débats sur la gouvernance technique et l’implémentation d’une planification centralisée de l’économie, il restait porté par des philosophies originant de la volonté de maintenir et prolonger l’exercice démocratique du pouvoir. Que ces philosophies eut été rivales voir parfois antagonistes n'y changeait rien.

Ce qui faisait de Yin Cabrera un technocrate tenait moins à un assujettissement du réel à la technique, qu'à un pouvoir délégué ayant pour domaine domaine exclusif et limité celui de la technique. Et c’était très bien pour ça. Pour reprendre les mots de la commissaire qui l’avait sélectionné, il aurait été « stupide d’envoyer un idéologue en Vlastie ». Stupide car ceux capables de s’arranger sur le plan des idées avec le régime socialiste étaient considérés comme des abrutis ou des totalisants. Stupide, aussi, car les autres auraient tôt fait de transformer ce qui devait être une rencontre essentiellement technique en foire d’empoigne. Qui, après tout, aurait pu résister à la tentation d’un débat avec les révisionnistes ? Les kah-tanais – et à fortiori leurs représentants élus – aiment sans doute trop la dialectique.

Yin Cabrera aussi, et il ne manqua pas de sourire en entendant l’hymne de la Confédération. Comme il devait se sentir seul, cet hymne. Seul et dénaturé dans ce paysage de grandes tours grises, dans ce socialisme totalement dévoyé. De loin, en haut des marches qui descendaient de l’avion kah-tanais, le jeune homme aurait pu passer pour satisfait. Il cessa un instant de fixer l’horizon, et reporta son regard vers la délégation venue les accueillir. Il retint une expression surprise en apercevant la jeune coqueluche des médias étrangers.

« Qu’est-ce que c’est, sur Gorbata. Un chocker ? »

Alice March, la chargée politique de la délégation, secoua doucement la tête.

« Un collier d’âmes sœurs. Le citoyen est célibataire et disponible. » Elle plissa légèrement les yeux puis repris d’un ton égal. « Et il aime les hommes, vu la couleur.
Oh ! C’est une pratique locale ?
Yep. »

Lui-même trouvait l’idée vaguement amusante. Habituée à certaines scènes queers du nord de l’Union, il rapprocha immédiatement l’idée aux foulards que certain·e·s de ses ami·e·s attachaient à leurs bras ou jambes, et dont la couleur et le tissu pouvaient – pour qui savait décoder ces signaux – dire tout ce qu’il y avait à savoir sur un·e potentiel·le partenaire. Finalement, la seule remarque qui lui vint à l’esprit lui valut un petit coup de coude, discret mais franc, d’Alice.

« Il faut bien qu’il y ait un peu de couleur dans ce paysage. »

Ils descendirent, accompagné du reste de la délégation technique et politique. La poignée de main fut rendue, les salutations d’usage suivirent. Yin laissa Alice faire les présentations.

« Enchantée, monsieur le premier secrétaire. Je suis la citoyenne Alice March, je représente la convention générale. Et voici le citoyen Yin Cabrera.
– Je représente nos coopératives aérospatiales. Merci de nous recevoir. »

À cette distance, il était plus facile de détailler le représentant vlastique. D’autant plus qu’Alice avait pris le lead, et captait généralement l’attention des deux délégations. Le citoyen Gorbata avait du goût, nota le kah-tanais. C’était d'ailleurs légèrement obscène, dans un pays aussi pauvre et gris, mais on pouvait toujours reconnaître qu’il maniait bien cette obscénité. Yin et Alice, et toute la délégation kah-tanaise, avaient opté pour des tenues d'une très relative sobriété. Si l'absence d'uniformes politiques était la norme au Grand Kah, et si les libertaires refusaient généralement de porter des "uniformes corporatistes", blazers, tailleurs, complets, on pouvait reconnaître une forme d'uniformité dans les couleurs profondes et les textures de leurs tenues. De grands manteaux, chevauchant des chemises ou des pulls de bonne facture. Une élégance discrète et moderne.
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--------Gorbata ne partait pas de rien, il ne savait précisément qui se présenterait à lui, mais il était clair que les kah-tanais n’allaient pas envoyer des personnes dont les valeurs personnelles auraient pu entraver les négociations. Il eut à peine le temps d’observer ses futurs interlocuteurs (ayant échangé quelques messes basses) descendre de l’appareil qui les avait conduit jusqu’ici.
--------Bien entendu, il les accueillit comme il se devait. Serrant la main de chacun et leur parlant à tour de rôle.
-------«-Madame, c’est tout naturel.-»
--------Après avoir serré la main de la représentante de la Convention Générale, il se tourna vers le jeune homme.
-------«-Monsieur, tout le plaisir est pour moi.-»
--------Il ne put s’empêcher de brièvement remarquer certains détails du technocrate. D’ailleurs, même le fait qu’il s’agissait d’un technocrate soulignait le fait qu’il avait raison sur ses suppositions : le gouvernement kah-tanais avait pris ses précautions pour ne pas voir cette entrevue sabordée par des opinions individuelles.
--------Pour en revenir à ce qu’il avait remarqué concernant le technocrate... bon, il ne semblait pas pertinent d’insister, ce n’était sûrement rien.

--------À la place de tergiverser, il fit un signe de la main indiquant convoi d’automobiles situé non loin de l’avion sur le tarmac, avant de les inviter.
-------«-Si vous voulez bien.-»
--------Ils se dirigèrent ensuite vers ledit convoi, et plus précisément vers une...
Goliath OaksworthEh, le communisme... ça claque ou pas ?
--------Les gardes du corps appartenant au Service de Renseignement et de Sécurité (S.R.S., parfois prononcé et écrit "Sérèse") ouvrirent les portes de la limousine. Ladite limousine était d’ailleurs un modèle opulent, réservé aux cadres du Parti ainsi qu’aux émissaires en mission diplomatique il fut tout à fait normal de voir un blindage sur celui-ci.
--------Le convoi, accompagné de deux voitures du Sérèse, des Zatra 603 (modèle spécifiquement réservé au Service), s’élança sur une des gargantuesques autoroutes à seize voies (huit de chaque côté) dont était bardé le réseau de transport vlastique. Arrivées aux portions illimitées adéquates, les automobiles accélérateur jusqu’à dépasser les deux-cents kilomètres-heures.

--------En fort contraste avec cet apparent étal de performances, l’intérieur de la voiture était extrêmement confortable. Des sièges en cuir dans un intérieur orné de dorures, de bois massif et d'écrans électroniques tactiles permettant aux passagers d’accéder aux chaînes de télévision et aux radio locales. Archaïque, mais avec des relents de technologies modernes, le style des voitures de pontes vlastiques en somme.
--------Gorbata se sentait néanmoins étouffer, voire même avoir chaud. Il était assis au milieu de l’un des deux banquettes arrières qui, face à la sienne étaient assis les deux représentants kah-tanais.
-------«-Notre visite, si vous n’y voyez pas d’inconvénients, débutera par un lancement de satellite. Il s’agira là de l’occasion de fêter les trente ans du premier lancement vlastique réalisé en partenariat avec le Grand Kah.-»
--------Il ne s’agissait là que d’un prétexte, les vlastiques voulaient surtout montrer qu’ils pouvaient encore apporter à ce pourrait être un plausible programme spatial commun. D’ailleurs, pendant tout le temps où il avait parlé avec les kah-tanais, Gorbata scruta discrètement leurs réactions, et particulièrement celles de Cabrera, surtout ses yeux, ses lèvres...
--------Il tira légèrement sur son collier d’âme sœur, comme pour tenter d’évacuer la sensation qu’il avait, cette sensation d’être dans un four qui montait petit à petit en température. Bon sang, comment pouvait-il avoir si chaud ? Le chauffage n’était même pas en route et, en plus, nous étions en automne.
--------Discrètement, il appuya sur un bouton pour faire descendre une vitre, même si son rapprochement vers le côté passager de la voiture ne pouvait pas être caché. C’était également, et ce de façon tout à fait impromptue, du côté passager qu’était assis le technocrate, qui lui faisait maintenant intégralement face.


--------Tous les représentants prirent place sur une estrade posée non loin du site de lancement. Les principaux dignitaires vlastiques, en plus de Michaël Gorbata, étaient certains membres du Parti, dont le chef du programme spatial vlastie : Walter Von Bauer. Bien entendu, lesdits dignitaires saluèrent comme il se dut madame March et monsieur Cabrera.
--------Michaël Gorbata s’assit entre les deux représentants kah-tanais. Après quelques instants, un signal sonore retentit avant qu’un haut-parleur ne diffuse une voix.
-------«-H moins trente secondes avant lancement.-»
--------Des bruits commencèrent à se faire entendre, accompagnés d’un très léger tremblement du sol. Quelques secondes passèrent avant qu’enfin.
«-Dix...
Neuf...
Huit...
Sept...
Six...
Cinq...
Quatre...
Trois...
Deux...
Un...
-»
*inspire* SPPAAAAAAAAACCCEEEEEEEE !!!!!!
--------C’est à ce moment que la fusée quitta le pas de tir. La légendaire F.L.M.-1 (pour Fusée à Lanceur Moyen), qui fut l’une des pionnières en Aleucie pour l’exploration spatiale, s’élevant comme jadis de façon inexorable vers les cieux.
--------Gorbata ne pu s’empêcher de se pencher en avant, comme pour tenter d’observer de plus près la majestuosité de cette machine se hissant de façon inexorable. Malgré toute sa retenue, il ne pouvait que partiellement dissimuler son enthousiasme envers l’Espace.
--------Après quelques instants, il ressentit quelque chose au niveau de sa main. Il abaissa son regard avant de se rendre compte du fait qu’il avait, dans son geste, accidentellement posé son auriculaire sur la main du kah-tanais Cabrera. Presque instantané après avoir remarqué son geste, il retira sa main, priant intérieurement pour ne pas avoir été repéré.
--------Peu après, ils reprirent leur trajet vers la capitale.


--------En fin de compte, ils arrivèrent au...
Viva el pognón !
Ministère des Affaires Étrangères
--------Tout comme la capitale vlastique, le bâtiment était typique de l’architecture talinienne. Massif, grand, bardé d’ornements, la seule différence pour ce ministère par rapport à la majorité de la ville de Mosvara (et des grands centres urbains en général) était le fait qu’il disposait de verdures. Une chose très rare dans les grandes villes mais nécessaire pour les invités de marque.
--------Un des employés du ministère ouvrit la portière de l’automobile et s’inclina pour accueillir à la fois le Premier Secrétaire mais aussi les deux représentants. Menés par Gorbata, ils prirent tous la direction d’une pièce.
Salon privé
[/center]On n’est pas bien là ?[/center]
--------Les trois personnes de la rencontre prirent place, le temps que soient servis divers mets légers et boissons. L’on pouvait compter parmi cela des toasts au saumon, du vin léger, des bouchées aux rillettes de pargues... entre autres aliments raffinés.
--------Une fois les domestiques ayant fini de servir, ils se retirèrent, laissant Michaël Gorbata, Alice March et Yin Cabrera seuls dans la pièce. Le vlastique rompit le silence.
-------«-Madame, monsieur, si vous le souhaitez, je vous laisse introduire.-»
--------Il prit une posture assurée et détendue, avec un air accueillant. Cependant, il avait toujours aussi inexplicablement chaud.
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