Activités étrangères en Bharavie
Posté le : 24 jan. 2026 à 00:08:14
Modifié le : 24 jan. 2026 à 00:09:34
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Posté le : 25 jan. 2026 à 14:13:21
Modifié le : 25 jan. 2026 à 14:25:18
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Centre d'étude métaphysique quant à l'évanouissement des nations
La Bharavie est une nation stratégique pour une première étude longitudinale. Non seulement elle est frontalière à la République Actionnariale de CRAMOISIE© avec qui nous avons plusieurs partenariats scientifiques, mais c’est aussi une nation qui, bien malgré elle et sans doute sans s’en douter, se retrouve pris entre les feux croisés d’une crise géopolitique fascinante.
La Bharavie est un pays « jeune », « jeune » au sens où l’accélération de son ouverture sur la scène internationale a lieu dans le courant de l’année 2018, plus de quinze ans après celle des pays pionniers (Alguarena, Fortuna, Carnavale, etc.). Il sera donc intéressant de mesurer les conséquences de cette accélération de la présence de la Bharavie sur le plan géopolitique. A ce stade, nous n’avons pas connaissance de liens historiques entre la Bharavie et les nations voisines, y compris la République Actionnariale de CRAMOISIE© elle-même, dont on ignore même si le tir de missile chimique carnavalais a pu amputer des morceaux de son territoire national ou si l’anéantissement de la Kabalie s’est arrêté à la frontière (ce serait possible, les Industries Obéron sont connues pour leur précision balistique millimétrée). Il est également parfaitement possible que nous retrouvions des archives à ce stade inconnues de nos services, qui attesteront que la Bharavie était bel et bien en contact avec d’autres nations avant août 2018. La question de savoir pourquoi nous l’ignorons à ce stade devra être étudiée.
Parce qu’elle est un pays « jeune », il est également éclairant d’observer le comportement de certaines nations à son égard. Cherchant à exploiter sa supposée naïveté pour l’enrôler dans une guerre frontalière avec la RAC©, la République Islamique d’Azur n’a même pas attendu l’ouverture de ses services diplomatiques pour lui présenter son projet d’alliance de dictatures et de théologies qu’est le Pacte Afaréen de Sécurité. Sur un malentendu, il est possible que la Bharavie y adhère, enthousiasmée par la perspective de rejoindre une organisation internationale, sans en mesurer les conséquences. Une telle adhésion serait stratégique pour le PAS, puisqu'elle donnerait accès à la RAC© par l'est et menacerait donc directement ses frontières. Il est dès lors compréhensible que le Califat islamique d'Azur cherche à faire de la Bharavie une nation-caserne en vue d'un potentiel conflit de haute intensité dans le désert rouge, et ce avant même de connaitre sa vision du monde et ses volontés souveraines. En agissant ainsi, l'Azur cherche très probablement à damer le pion de ses voisins en verrouillant diplomatiquement une situation qui, si la Bharavie décidait de ne pas entrer en conflit avec la RAC©, serait à son désavantage.
On peut donc observer que l’apparition d’une nation, lorsqu’elle est stratégiquement située géographiquement dans une zone de tension, suscite l’appétit des charognards qui n’hésiteront pas à capitaliser cyniquement sur son ignorance.
Là commence la subtilité de notre travail : pourquoi donc l’Azur suppose-t-elle spontanément la naïveté de la Bharavie ? Le Califat islamique agit comme si cette autre nation, parce qu’elle ouvre ses réseaux diplomatiques, était forcément ignorante des grandes dynamiques géopolitiques de l’Afarée. Or un observateur rationnel ne peut réellement supposer qu’une nation, même isolée, soit à ce point ignorante de ce qui se passe à ses frontières. Surtout lorsqu’il s’agit d’un bombardement chimique de grande ampleur. Le présupposé de l’Azur nous en apprend donc beaucoup sur les implications contre-intuitives de l’ouverture de la Bharavie sur la scène diplomatique internationale.
Autrement dit, les pays souhaitant s’impliquer politiquement en Bharavie, n’ayant a priori pas davantage d’informations que nous sur le positionnement idéologiquement et stratégique de ce pays à l’international, semblent agir comme s’ils disposaient d’informations relevant d’un autre plan de connaissance que celui-directement disponible pour nos chercheurs. Ces informations, faute d’autre explication à ce stade, doivent être considérées comme de nature métaphysique (abrégé méta dans la suite de cette étude de cas). La Bharavie, comme premier objet d’étude du CEMEN, est également un point de départ méthodologique : l’accès aux règles de notre univers doit se faire par l’étude rigoureuse de tous les comportements métas que nous pourrons observer. C’est en observant ces attitude a priori irrationnelles et contrintuitives que nous pourrons circonscrire les zones d’ombre de notre connaissance du monde actuel directement accessible.
Nous avons à ce stade déployé une équipe d'observateurs et de diplomates dans le désert rouge, chargés d'étudier à la suite des évolutions diplomatiques de la Bharavie.
