Posté le : 31 jan. 2026 à 00:17:45
Modifié le : 31 jan. 2026 à 11:12:14
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C’était aussi l’aspect le plus terrible de la guerre moderne, considéra Tohei lorsque son regard passa sur l’affichage principal du centre de commandement. Quelques bâtiments pouvaient sans effort contrôle plusieurs centaines de kilomètres d’océan. L’écran affichait une représentation très schématique, en fil de fer vert et rouge, des côtes Afaréennes. Des petites formes géométriques y figuraient les navires, classé par couleur et appartenance. La flotte kah-tanaise, kartienne, des escorteurs neutres en partance pour l’Eurysie et plusieurs cargos suivant les couloirs maritimes prédéterminés.
1900 kilomètres de rayon, condensé dans un écran en verre intelligent. Un condensé lisible de ce que des dizaines de capteurs traitaient simultanément: l’univers dans un aquarium.
Vraiment, l’extension continue des moyens technologiques signifiait l’extension continue du champ de bataille. Les distances qui séparaient les acteurs s’étendaient maintenant bien au-delà de l’horizon et un navire n’était rien de plus qu’une plateforme de tir aveugle et incapable sans son entourage de drones, capteurs, ordinateurs.
Fut un temps ces prédécesseurs étaient sur le pont, derrière un autre genre d’écran : des verrières donnant sur l’océan. Ils communiquaient leurs ordres via des drapeaux colorés, et n’avaient qu’une très vague idée de leur position dans l’océan, et de celle de leurs adversaires. Vague à l’échelle de la précision contemporaine. Vague à l’aune de cette recherche constante de la perfection.
Tohei quitta l’écran se traversa le centre de commandement en direction de son poste. Les officiers et opérateurs étaient derrières leurs consoles, les yeux rivés sur des écrans, tapent des consignes, se saisissant parfois d’interphones pour communiquer avec ponts ou recevoir des précisions. Tout était baigné de la lueur bleue des écrans. D’un bleu profond, comme s’ils se trouvaient des centaines de mètres sous l’eau.
Tohei s’installa à son poste. Il était de bonne humeur, aujourd’hui. La perspective des exercices à venir auraient pu le fatiguer – après tout, menés sérieusement, ceux-là se rapprochaient des conditions d’une vraie bataille, d’aussi loin qu’il puisse en juger. Les morts en moins.
Il embrassa le centre de commandement du regard, ses hommes, les consoles, l’écran central et ses milliers de kilomètres de fil de fer.
Nous ne deviendrons jamais des dieux.
Citation directe du Regard de Feu, l’un des grands classiques de la littérature kah-tanaise. Nous ne deviendrons jamais des dieux, écrivait Maëva Thielman. Mais nous avons dépassé la nature.
C’est acté, maintenant. La technologie ne se contente plus de mimer le naturel, elle crée un nouveau champ, des possibles. Les distances que parcouraient les ondes radios et les drones était bien supérieure à ce que l’on pouvait concevoir. On pouvait l’imaginer, évidemment, car l’imagination est une chose floue, permettant d’envisager ce que l’on ne comprend en fait pas. En vérité, la toile d’une flotte moderne et de l’ensemble de ses composants forme un système nerveux immense et dont on comprend à peine la somme des composants. L’automatisation continue des fonctions vitales et auxiliaires réduisait pour sa part l’humain à un rôle de fonctions redondante. Les opérateurs validaient des solutions de tir qu’ils n’avaient pas calculé, sur des distances et selon des axes dont l’ampleur dépassait de loin celle de l’envisageable. Puis les missiles partaient, suivraient une trajectoire optimale jusqu’à une cible dont les contre-mesures étaient elles-mêmes totalement autonomes. Deux ordinateurs se battant en duel. Et au milieu, des humains, qui courraient dans les coursives. C’était plus que jamais une guerre d’ingénieur. On faisait difficilement amoral qu’un ingénieur.
Pour quiconque se prétendait romantique, cette situation pouvait tenir du drame. Et après tout pourquoi pas, oui ? C’était la mort de l’héroïsme du guerrier, essentiel à la plus vieille falsification du monde, celle qui donnait à la guerre un aspect noble. Il n’y avait pas la place pour les improvisations formidables ou les grands moment de bravoure. Le champ de bataille devenait un lieu d’excellente technique et de compétence pure. Tout était processus. Et dans le grand angle des choses, on ne pouvait plus réduire le conflit à une affaire humaine. La technologie, qui changeait chaque aspect du monde en outil, imposait de se concentrer sur les raisons de son usage. Une flotte était un outil. Pourquoi la déployait-on ? À quelle fin ? Alors oui, il se trouverait des romantiques pour pleurer.
Cela dit, on arrivait difficilement au grade d’amiral sur la base seule du romantique. Pas au Grand Kah, en tout cas : là les logiques mécaniques avaient déjà en grande partie pris le pas sur les prétentions héroïques. Et l’individu collectif existait entouré de processus dont la complexité se disait garante de ses droits.
Tohei, pour sa part, était relativement technophile. Qualité essentielle pour les décideurs de la guerre moderne. Cela ne l’empêcha pas d’éprouver un certain vertige, comme un goût d’avant, en lisant les spécificités de la flotte Kartienne avec laquelle il allait s’exercer. Il s’arrêta en milieu de lecture, posa le PDA et orienta son regard en direction de sa seconde, la capitaine Marie-Ange Ennedi.
« Citoyenne ?
– Oui mon amiral ?
– Le croiseur kartien est essentiellement armé d’artillerie navale. »
Elle fronça légèrement les sourcils, ne semblant pas comprendre ce que son supérieur essayait de lui signifier.
« Je vous demande pardon ?
– Ils utilisent un armement qui aurait pu être conçu et déployé il y a soixante ans. »
Elle acquiesça avec un sourire.
« Je ne comprends pas. Je pensais que la flotte Kartienne était modernisée.
– Essentiellement modernisée », corrigea-t-il d’un ton égal. « Et leurs chantiers navals produisent la prochaine génération de bâtiments de combat. Mais leur pièce maîtresse et une partie de son escorte n’en sont pas moins des pièces de musée. »
Il n’y avait pas de mal à ça. Le Grand Kah comptait son lot de vieilles coques. Rien qu’une modernisation de l’informatique embarqué ne puisse en partie régler. Et il était toujours possible d’installer des lanceurs de missile plus modernes à la place des batteries. L’Union était friande de ce genre de révisions. Toute sa flotte défensive ou presque était composée d’engins qui, du reste, accusaient franchement leur âge. Le plus notable desquelles était de loin la Llorona, destroyer des années 70 qui officiait encore dans la reconnaissance navale et la chasse au sous-main. Un appareil du reste totalement dépassé sur le plan de la conception et de l’équipement.
La capitaine Ennedi croisa les bras.
« C’est drôle. Ils auraient pu attendre que les nouveaux bâtiments soient disponibles pour proposer ces exercices.
– Il doit y avoir des raisons politiques. »
Il n’était cependant pas utile de se laisser aller en suppositions. Ce qui comptait c’était la bonne tenue des exercices, que ses marins brillent par leur expertise, et que les kartiens profitent de l’évènement pour acquérir des compétences opérationnelles.
« Au fond notre rôle est d’introduire nos camarades kartiens aux principes de la guerre contemporaine contre une flotte déjà expérimentée en la matière. Leurs officiers devraient trouver ça intéressant. Combien de temps avant l’arrivée sur site ?
– Nous n’aurons pas de retard. »
Il regarda sa montre.
« Environs vingt minutes, donc. Je vous propose de revoir les modalités des exercices prévus. »
La première des deux manœuvres était une simulation de bataille navale à tonnage égal. Chaque flotte alignait à peu près autant d’acier, ce qui voulait dire que jusqu’à un certain stade, les kah-tanais ne pourraient pas se reposer sur la supériorité numérique pure, leur avantage traditionnel.
En effet, la supériorité technologique était un atout qui, hélas, ne durerait qu’un temps. Il existait un palier de fait dans la recherche conceptuelle, qu’aucune grande puissance n’avait réussi à dépasser à ce jour. Quand même certaines nations partenaires du Grand Kah, parmis les plus faibles et dépendantes, étaient en mesure de produire du matériel de dernière génération, il ne faisait aucun doute que les champs de bataille asymétriques se raréfieraient progressivement jusqu’à complètement disparaître.
Le Directoire le savait. Il savait aussi que le seul capital dont disposait l’Union était en fait son avance industrielle. Sa capacité à produire plus, à conserver ses forces, à aligner une puissance écrasante en toutes circonstances. En règle générale, si la stratégie kah-tanaise ne subissait pas de revers – ni sur le plan militaire, ni sur le plan politique et diplomatique – l’Union ne devait jamais mener de bataille sans être capable d’aligner deux fois plus de systèmes d’arme que l’adversaire.
C’était aussi pour ça, précisément, que l’on avait décidé de mener une bataille à peu près symétrique. Une leçon importante pour les hommes, jugea Tohei. Une flotte comme la sienne était un outil de dissuation plus que d’intervention. Si un destroyer ou une frégate kah-tanaise devait tirer, c’est que toutes les autres solutions avaient été mise en échec. C’est qu’une guerre ouverte contre un ennemi capable de les mettre en échec était à l’ordre du jour. C’était – en bref – qu’un conflit contre d’autres grandes puissances c’était déclenché. Et ce conflit serait, assurément, symétrique.
Vingt minutes. Il déposa la fiche technique avant même qu’Ennedi ne puisse revenir vers lui. Elle croisa son regard et il se redressa dans son fauteuil et jeta un regard à la carte dans son écran. Les deux flottes étaient en position.
« Contactez l’amiral Kenway. Passez-lui mes salutations et souhaitez-lui bonne chance pour la première phase de l’exercice. Contactez aussi le responsable d’arbitrage de la simulation. Qui s’y colle ?
– Zephreïne Argento », répondit Ennedi en lui lançant un regard en coin.
Il acquiesça. Argento. L’une des premières directrices de la Garde de ce cycle, et une amirale prodigieusement créative. Depuis sa retraite anticipée, elle passait le plus clair de son temps à donner des cours à l’Académie, où sa sévérité et son génie avaient traumatisé des générations d’officier. Tohei ravala une grimace.
« Comme à l’académie, hein ? Bon. Saluez quand même la vieille peau. Dites-lui que la seconde flotte la salut.
– La cordialité ne vous protégera pas de ses remarques, mon amiral.
– C’est vrai, je sais. Mais ça ne coûte rien d’essayer. »
Il esquissa un sourire, puis rejeta un peu la tête en arrière et fit rouler ses épaules. Pesamment, délibérément, il joignit les mains devant et fit craquer ses doigts.
« Et maintenant, camarades, en piste. »
Exercice Brise Rouge Partie 1 : Confrontation.
La première partie de l'Exercice est une simulation d'opposition frontale entre deux groupes aéronavals technologiquement avancés. Les flottes, disposant d'un tonnage à peu près égal, commencent de part et d'autre, d'un théâtre d'opération de plus de 1400 kilomètres de rayon, qualifié de "Zone d'Exclusion" et situé entre deux couloirs maritimes fréquentés. L'un des enjeux principaux identifié par les amirautés kartienne et kah-tanaise et la comparaison des tactiques de guerre en réseau furtive au centre de la doctrine kah-tanaise, et de la méthode de puissance de feu brute kartienne. Conscient que l'état actuel de la flotte kartienne ne reflète pas la composition qu'elle devrait atteindre dans les prochaines années, cet exercice vise cependant à donner des pistes d'amélioration dans la formation des officiers et l'édification des stratégies militaires des deux nations. Du reste, on ne sait jamais quand une flotte de guerre peut s'avérer utile, et mieux vaut que les marins soient près au moment échéant.
La phase 1 de l'exercice correspond à une phase de déploiement et recherche classique. Les deux flottes savent qu'un ennemi a pénétré "leur" mer mais ne savent pas précisément où. L'enjeu est d'identifier les cibles avant l'opposition afin de pouvoir mener des frappes préventives. La stratégie privilégiée dans la guerre navale contemporaine étant celle du tir de saturation, c'est à dire du barrage de missile et autres vecteurs longue portée visant à éliminer l'adversaire en aussi peu de temps que possible.
La flotte Kartienne, en partie composée d'appareils technologiquement dépassé, se regroupe afin de protéger son principal vecteur militaire, c'est à dite son porte-avions de classe FZT, escorté par l'EPeron. La formation adoptée est celle d'une cible concentrique. L'AWACS Kartien est déployé, travaillant de concert avec les capteurs actifs de la flotte - radars de veille, sonars actifs ( pour créer une bulle de protection en mesure d'identifier les projectiles ennemis. Se faisant ils limitent leur vulnérabilité à un éventuel premier tir kah-tanais, mais "s'illuminent" électroniquement, devenant visibles de loin.
Le flotte kah-tanais, technologiquement homogène et conçue pour la guerre furtive, opère en silence électronique total. Les appareils ne communiquent pas et leurs capteurs actifs sont désactivés. Dispersés sur une large zone pour éviter de présenter une signature unique, ils emploient leurs capteurs passifs, confiant dans le fait que les kartiens ne devraient pas être en mesure de les détecter en premier. Le MMC Axis Mundis, porte-avion de classe Nuna Choque Caipa, reste pour sa part en retrait, caché dans le "bruit" du trafic commercial et des conditions météorologiques.
Afin de repérer la flotte kartienne, la flotte kah-tanaise déploie tout de même ses sous-marins de classe Nocturnes en avant-garde, lesquels détectent les émissions bruyantes de la flotte kartienne sans pour autant révéler leur position. Parallèlement, l'AWACS E-120 Galaxie de l'Union cartographie la flotte ennemie depuis une distance de sécurité, utilisant ses capteurs passifs pour identifier les signatures électroniques spécifiques de l’Éperon et obtenir une idée de la composition de la flotte ennemie. Karty, ne détectant rien sur ses radars, reste en état d'alerte mais sans cible précise.
L'avion de guerre électronique Neuromancien, déployé par le Grand Kah, entamme les manoeuvres de guerre électronique afin de permettre une approche sécurisée des principaux vecteurs d'attaque. Générant un brouillant sur les capteurs actifs de la flotte Kartienne, il génère une flotte fantôme sur un axe éloigné de la véritable flotte kah-tanaise. Karty, détectant cette signature mais conscient des capacités kah-tanaises en terme de guerre électronique, lance une première vague d'interception composée de chasseurs Falke et d'avions d'attaque Stuka équipés de torpilles. La mission est double : vérifier la nature de la flotte détectée et éventuellement sonder les défenses ennemies avec une première vague d'assaut.
Lorsqu'ils considèrent que les escadrilles kartiennes sont suffisamment éloignées de leur couverture navale, les officiers kah-tanais envoient leurs propres escadrilles, composées de MCS-98 "Phénix", pour engager le combat. Cherchant à éviter les combats rapprochés tournoyant, les chasseurs-bombardiers kah-tanais tirent des missiles au-delà de la portée visuelle guidés à distance par l'AWACS Galaxie. Cette première vague de tir inflige de lourdes pertes initiales à l'aviation kartienne, qui prend conscience du piège et se redéploie pour organiser la riposte. Le nombre écrasant d'appareils kartiens et leur agressivité forcent finalement les chasseurs-bombardiers kah-tanais à descendre à basse altitude, les exposant à la DCA dense de l'escorte Kartienne, composée de canons de 76mm et de missiles dédiés. Le reste de la chasse kartienne est déployée pour restaurer la supériorité aérienne de, entraînant des pertes significatives dans l’aéronavale du Grand Kah.
Parallèlement, les sous-marins d'attaque de classe Nocturne du Grand Kah tirent parti de leur propulsion silencieuse pour pénétrer le périmètre défensif Kartien. Ils sont aussitôt confrontés aux sous-marins Kaiman et Raketenwerfer de Karty, lesquels forment un périmètre défensif efficace. L'écart technologique entre les appareils pèse lourd sur le résultat de cette première confrontation entre bâtiments : les sous-marins kartiens sont détectés. Le sous-marin lance-missiles, identifié comme le plus gros risque pour la flotte kah-tanaise, est coulé. avant d'avoir pu obtenir une solution de tir précise.
Informés de la situation et dans le chaos, une frégate karertienne de classe Vielseitigkeit détecte une anomalie sonar et sature la zone de charges de profondeurs et de torpilles légères. Les sous-marins kah-tanais soint coincés dans un espace restreint qui visait jusque-là à protéger leur approche d'une détection précoce. Le sous-marin d'attaque de classe Nocturne est touché et considéré coulé par les arbitres de l'exercice.
En surface, la flotte Kartienne essaie de se redéployer afin de se diriger vers la position présomptive du porte-avion Kah-tanais, identifiée en triangulant la trajectoire des avions qu'il a lancé. Elle est cependant prise pour cible par le destroyer furtifs Révolutions et les frégates Justice de l'Union, lesquelles ont reçu les coordonnées précises de la flotte kartienne via les liaisons de données sécurisées fournis par les Phénix déployés en éclaireurs. Convergeant vers la position identifiée de la flotte kartienne, les bâtiments de surface kah-tanais lancent simultanément une salve massive de missiles anti-navires hypersoniques et de missiles de croisière, assistés par certaines des plateformes d'arme aériennes phénix. L'objectif est de saturer les capacités de défense rapprochées du croiseur l’Éperon.
Les escorteurs kartiens activent leurs contre-mesures à la seconde où les missiles entrent dans le bulle de détection radar. Le ciel est immédiatement inondé de plomb. L’Éperon et le porte-avions kartien, notamment, essaient de s'entourer d'une zone impénétrable. Leurs systèmes, généralement conçus pour des menaces conventionnelles, sont cependant submergés par le nombre et la vitesse de ces vecteurs. L’Éperon, lourdement touché, est considéré détruit.
Les tirs ont cependant révélé la position des appareils kah-tanais, lesquels sont désormais clairement identifiés par la flotte kartienne. Les escorteurs et le reste de l’aéronaval prennent par conséquent les frégates kah-tanaises pour cibles. Des salves de missiles anti-navires et d'obus lourds sont tirés vers les vecteurs de lancement détectés ou en visuel. Bien que technologiquement inférieurs, le volume de feu est tel que les contre-mesures kah-tanais ne sont pas en mesure de tout intercepter, amenant à la destruction de plusieurs bâtiments de surface kah-tanais. Le reste de la flotte kah-tanais se disperse en prévision d’une prochaine frappe.
L’exercice est déclaré terminé.
Karty
-1 Porte-avions niveau 5
-1 Croiseur niveau 2, (-1)
-1 Frégate niveau 6, (-1)
-2 Frégate niveau 2, (-1)
-1 Destroyer niveau 1, (-1)
-40 Avion de chasse niveau 8, (-10)
-15 Avion d'attaque au sol niveau 6, (-7)
-1 Avion radar Awacs niveau 6
-2 Sous-marin d'attaque niveau 4
-1 Sous-marin lance-missiles niveau 5, (-1)
Grand Kah
-1 Porte-avions niveau 5
-1 Destroyer niveau 7, (-1)
-3 Frégate niveau 8, (-1)
-2 Sous-marin d'attaque niveau 10, (-1)
-1 Sous-marin lance-missiles niveau 9
-50 Chasseur-bombardier niveau 8, (-12)
-1 Avion radar Awacs niveau 8
-1 Avion de guerre électronique niveau 8,
La seconde moitié de l'exercice, correspondant à un assaut conjoint sur des cibles au sol, sera posté ultérieurement.