Création de pays : SAINT-EMPIRE DE WALREICH
Généralités :
Nom officiel : Saint-Empire électif dictatorial communiste de Walreich
Nom courant : Le Saint-Empire
Gentilé : Walreichien (m.), Walreichienne (f.) / Walreichiens, Walreichiennes
Inspirations culturelles : Saint-Empire romain germanique ; Chine communiste ; URSS communiste
Situation géographique :
Langue(s) officielle(s) : Walreichien (dérivé de l’allemand)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Aucune
Drapeau :
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Devise officielle : « Sainteté, Unité, Ordre »
Hymne officiel :
Capitale : Almaric
Population : 49 000 000 habitants
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Le Walreich est un État continental d’Eurysie qui revendique une continuité impériale ancienne, mais dont l’histoire moderne est dominée par une succession de ruptures violentes, de restaurations et de synthèses politiques. Au XIXᵉ siècle, la vieille structure impériale, longtemps tenue par des équilibres nobiliaires, entre dans une phase d’instabilité chronique : la révolution de 1822 met fin à un ordre dynastique et ouvre la séquence de la « République des Sept Ducs », tentative de stabilisation oligarchique fondée sur l’élection de sept Grands Ducs censés représenter le pays. Cette république ducale, fragile, se délite au fil des crises, des rivalités territoriales et des affrontements de factions. La mort du fondateur, le Grand-Duc Kylton (1757-1833) au cours de son second mendat [1822-1828 ; 1828-1833], suivit de l'incapacité de son successeur le Grand Duc Tahino (1807-1901) qui prend la tête du pays à la mort de son mentor entre 1828-1829, puis il tente de redresser le pays mais au bout de son mandat [1834-1840], il pousse le pays dans les bras du très populaire Tarnoff, qui effectue alors un mandat apprécié de tous sauf de ses opposants, entre 1840 et 1846. l’ascension de Tornoff, qui effectue un second mandat a partir de 1846 puis progressivement irrésistible, marque la transformation d’une magistrature en puissance personnelle. La prise de pouvoir de 1849, consacrée par un coup de force, referme l’expérience républicaine : Tornoff se fait sacrer Saint-Empereur sous le nom de Tarnoff I (1809-1891) [1849(52)-1891] et impose un empire personnel, dont l’héritage politique sera durable, même après sa mort et la chute de son successeur, le Saint-Empereur Tarnoff II (1847-1902) [1891-1894].
La fin du XIXᵉ siècle ouvre une parenthèse de recomposition : après l’effondrement de l’ordre tornoffien, un « Saint-Empire démocratique » se met en place autour d’institutions électives encadrées. Les Sept Ducs restent la charpente territoriale, un Sénat apparaît comme organe de représentation, et un exécutif civil à mandat limité tente d’organiser la conduite générale de l’État. Cette expérience, toutefois, reste minée par l’armée, par les réseaux d’anciens autoritaires et par l’impossibilité d’assurer une alternance réelle. On peut par ailleurs noter le retour de Tahino Kaul dans la politque devenant le premier Dictador (prémisse du terme dictator), qui second l'État derrière le nouveau Saint-Empereur Alaric IX (1861-1925) [1894-1916]. Tahino devient le premier porteur de ce titre et effectue une mandature entre 1894-1899, suite à cela il prend sa retraite penssant l’État stabilisé. Son successeur, qui ce veut à l'origine dans la continuité de Tahino, Séverin Dorold (1859-1917), il effectue son mandat de 1899 à 1904, mais échoue à se faire réélire et laisse la place au militaire, va-t-en-guerre et populaire Armand Kessel, qui pousse les relations diplomatiques à leurs extrême justifiant ça non réélection en 1909. Séverin Dorold réussit alors à se faire élire sur des promesses de paix, de diplomatie et de réforme sociale. Il réussit à gagner la paix en 1912, participants à son écrasante réélection (1er mandat contre Théodoric Météritique (descendants d'une branche impériale) 61% ; 2e contre Kessel 48% ; 3e contre Kessel 58 %, 4e contre Kessel 81 %). Malgré sa réélection il ne peut empêcher l'entrée en Guerre en 1915, et la série de défaite conduis alors à la chute de cette république.
La Grande Rupture survient en 1916 : un coup d’État communiste renverse l’équilibre, installe une séquence d’« Empereurs rouges » placés sous la tutelle d’un chef de Parti (dont Julien II, figure centrale), et déclenche une dynamique de purges, de centralisation et de radicalisation idéologique. Le communisme impérial de cette première phase ne stabilise pas le pays : l’usure, les conflits internes et la contestation militariste conduisent à l’embrasement. Entre 1925 et 1927, le Walreich bascule dans la guerre civile, qui détruit le compromis institutionnel, élimine les figures jugées dangereuses et ouvre la voie à une solution d’ordre.
En 1927, l’Ordre d’Action s’impose et fonde une dictature nationaliste adossée à l’armée et à un État sécuritaire. Celui qui s'oppose dès 1917 à la prise de pouvoirs des communistes, qui mène ensuite la guerre civile contre les communiste et la gagne n'est autre que l'ancien Dictador Armand Kessel, qui place alors un opposant à l'ancien Empereur exécuté pendant la guerre civile, Théodéric Ier Météritique. Le Saint-Empereur subsiste comme forme, mais l’essentiel est ailleurs : police politique, parti d’État, encadrement social, culte de la discipline et élimination systématique des oppositions. Cette dictature se maintient jusqu’en 1961, non par adhésion populaire uniforme, mais par la combinaison de la peur, de la militarisation du politique et d’une restauration dynastique contrôlée. Armand Kessel dirige l'État seul de 1927 à 1942, puis se voyant vieillissant, encourage la montée en force de Sylas De Romberg (1892-1970) qui codirige l’État jusqu'a la mort de Kessel en 1944. À partir de 1944 s'installe la dictature de De Romberg et une sorte de relâchement de l'Etat. Tout cela permet, en1959, l'apparition d'agitations. Les agitations communistes internes reprennent, alimentées par l’épuisement du régime, la stagnation économique et la recomposition des élites. Le coup décisif intervient à la fin de 1961 : un nouveau coup d’État, cette fois communiste, renverse l’ordre nationaliste et proclame le « Siècle Nouveau ». La chute du règime est facilité par une crise au sein des militaires, la maladie de De Romberg, et la mort de Théoderic Ier Météritique (1915-1983) en 1961, son fils sacré, Théodéric II régne de avril à octobre 1961, mais ne dispose de l'influence nécessaire pour soutenir le régime en place.
C’est le moment fondateur du Walreich contemporain. La chute du régime se fait presque sans violence, uniquement par des troubles civiles mené par Marien Dorsky, soutenu par le militaire Jaren Axtald et par la puissante famille héritière impériale des von Aurélid-Walreich, et son chef Aurélian, qui deviandra, à la destitution en Théodéric II, le Saint-Empereur Aurélian XI von Aurélid-Walreich.
Depuis 1961, Walreich fonctionne comme une synthèse institutionnelle particulièrement stable dans sa forme, mais autoritaire dans ses mécanismes : le Saint-Empereur est restauré comme sommet sacral et continuité historique, élu à vie par les Sept Grands Ducs ; le Sénat de 700 sièges est élu tout les 3 ans au suffrage populaire ; mais le pouvoir réel est concentré dans la fonction de Dictateur impérial, chef du Parti communiste walreichien, du gouvernement, de l’armée et de l’appareil sécuritaire. Le pluralisme existe, mais il est encadré : plusieurs partis siègent, débattent et servent d’exutoires, tandis que le centre conserve la capacité d’influencer les élections, de sanctionner des forces devenues trop dangereuses ou de " bienveiller " des alliés utiles. Les décennies 1980–2000 voient l’émergence d’une vie politique plus visible, jusqu’au choc de 2004, où l’opposition démocrate menace réellement l’hégémonie communiste ; la réaction qui suit, marquée par une reprise en main et des manipulations plus nettes, restructure durablement l’équilibre interne. Entre 2004 et 2008, l’État traverse une crise de confiance, une lutte d’appareil et une recomposition des lignes, au prix de l’éviction de figures devenues trop risquées pour la survie du régime. Depuis 2014 et la chute de Vorn, le Walreich s’est réinstallé dans un autoritarisme stabilisé : élections régulières, institutions intactes, débats contrôlés, et une société qui, malgré la lucidité sur les limites du système, continue de préférer la continuité impériale à l’incertitude d’une rupture.
Mentalité de la population :
La mentalité walreichienne est d’abord une mentalité de survivants d’un siècle politique cannibale. Les familles ont en mémoire, parfois par récits interposés, le passage d’un monde à l’autre sans transition : l’Empire qui s’effondre, la République des Ducs qui ne tient pas, la revanche d’un homme fort, la démocratie impériale étouffée, la séquence rouge, la guerre civile, puis la dictature nationaliste, et enfin la restauration communiste de 1961. Ce passé produit un rapport très particulier au politique : on ne le voit pas comme un espace moral où l’on " choisit le bien ", mais comme une mécanique risquée qu’il faut apprendre à traverser sans se faire broyer. D’où une forme de pragmatisme dur, presque administratif : la plupart des gens acceptent un régime imparfait tant qu’il tient, tant qu’il assure un niveau de sécurité, d’infrastructures, de fonctionnement quotidien, et tant qu’il évite la pire hantise nationale, qui n’est pas la pauvreté mais la rechute dans la guerre civile.
Dans la vie ordinaire, cette culture de la stabilité se traduit par une discipline sociale assez profonde. La société walreichienne supporte mieux que d’autres l’encadrement, les procédures, les files, les formalités, l’omniprésence de l’État, parce que cela est perçu comme le prix à payer pour que " ça ne parte pas en vrille ". Mais cette obéissance est rarement naïve : le Walreichien moyen sait que le Sénat est partiellement fabriqué, que certaines élections sont " corrigées ", que le Dictateur et l’appareil ont la main sur l’essentiel. Simplement, il a appris à compartimenter : ce qu’on dit officiellement, ce qu’on pense en privé, ce qu’on peut dire en cercle sûr, et ce qu’on ne dit jamais. La frontière n’est pas seulement politique : elle est culturelle, presque instinctive, et elle explique pourquoi les explosions sont rares mais, quand elles arrivent, elles sont souvent radicales.
En parallèle, le pays a développé une culture du mérite qui n’est pas seulement de la propagande : l’État a réellement organisé l’ascension sociale par les écoles, les concours, les carrières administratives et militaires, et cela a produit des réflexes durables. Beaucoup de familles, même critiques du régime, investissent dans ce système parce qu’il reste l’un des rares ascenseurs fiables. L’honneur social se confond souvent avec le statut : " bon établissement ", " bonne école ", " bon corps ", " bon grade ", " bonne affectation '. Cela renforce un patriotisme très concret, moins sentimental que fonctionnel : fierté du rail, des barrages, des usines, des grands programmes, de la capacité de l’État à faire tenir ensemble un territoire continental.
Enfin, Walreich est traversé par un clivage mental discret mais constant : la ville et la campagne ne parlent pas exactement le même langage du pouvoir. Les grandes villes sont plus cyniques, plus compétentes dans l’art du double discours, plus habituées à négocier avec le système. Les campagnes et les petites cités ont souvent un conservatisme plus franc, une relation plus affective au symbole impérial, et une importance plus forte accordée à la morale publique. Cela n’empêche pas une unité nationale forte : elle repose moins sur l’enthousiasme que sur la conviction partagée que l’État, malgré tout, est la dernière digue. Quand les Walreichiens se définissent eux-mêmes, ils le font souvent par contraste : pas " libres " au sens naïf, pas " soumis " au sens caricatural, mais " tenaces ", " endurants ", " faits pour durer ", avec cette idée que la dignité se prouve moins dans la contestation que dans la capacité à tenir sa place, à protéger les siens, et à éviter le retour du chaos.
Place de la religion dans l'État et la société :
À Walreich, la religion est l’une des colonnes de l’État, intégrée, organisée et surveillée. La très grande majorité de la population (environ 70 à 80 %) relève de l’Église impériale unique d’Almaric, qui fonctionne à la fois comme une institution spirituelle et comme un langage national. Dans les villes, la pratique peut être routinière, parfois plus identitaire que fervente ; dans les régions rurales, elle demeure structurante, au sens social du terme : calendrier des fêtes, rites familiaux, sociabilité locale, normes de respectabilité. Même ceux qui croient peu continuent souvent de " faire les rites ", parce qu’ils sont un marqueur d’appartenance et un signe de normalité dans une société où l’État et la communauté ont longtemps confondu stabilité et conformisme.
Au sommet, la religion est directement branchée sur la légitimité impériale. Le sacre du Saint-Empereur n’est pas seulement une cérémonie d’État : c’est un acte de consécration qui exige une présence religieuse majeure. Le Primat d’Almaric, Severin I. Kaltmann, figure centrale du culte impérial, est nommé par l’État walreichien, mais sa nomination doit être validée par Catholagne, l’État pontifical du nord. Et, plus encore, le sacre requiert non seulement le Primat, mais aussi le Pape. Le fait que le Pape Pie XVI, élu en 2016, soit l’autorité qui confère cette reconnaissance place Walreich dans une relation institutionnelle singulière : officiellement souverain sur son Église impériale, mais obligé, au moment le plus sacral de sa continuité dynastique, de passer par une validation venue de l’extérieur. Cette dépendance n’est pas vécue comme une soumission par le régime : elle est présentée comme la preuve d’une " universalité " et d’une " orthodoxie " reconnues, un sceau qui protège l’Empire des accusations d’hérésie politique ou de sacralité fabriquée.
Dans l’appareil d’État, la religion irrigue la morale publique, l’éducation, les cérémonies et une partie de la propagande. Le régime communiste walreichien a, depuis 1961, abandonné l’hostilité doctrinale frontale : l’expérience du communisme " rouge " du début du XXe siècle a laissé le souvenir que la guerre à la foi produit des résistances ingérables. Le compromis actuel est donc clair : l’Église d’Almaric reconnaît l’Empire, bénit l’ordre, encadre les consciences ; en échange, l’État finance, protège, et donne un rôle public à la religion, tout en gardant la main sur ses sommets. La religion est ainsi autorisée, visible, valorisée, mais à condition de rester dans le cadre impérial. Toute tentative de prédication politique autonome, de réseau indépendant, de mobilisation hors des canaux tolérés est immédiatement surveillée, infiltrée ou neutralisée.
Concernant les autres religions et la laïcité, Walreich ne fonctionne pas comme une laïcité de neutralité. Il existe une tolérance réelle, mais asymétrique. Les minorités religieuses (environ 10 à 15 %, notamment catholiques " classiques " liés à Catholagne, protestants et autres confessions) peuvent pratiquer, disposer de lieux de culte et transmettre leur foi, mais dans un régime d’autorisation et de visibilité contrôlée : la pratique privée et communautaire est acceptée, l’affichage public militant est mal vu, et les formes jugées prosélytes ou " politisantes " sont rapidement encadrées. L’État ne dit pas " vous n’avez pas le droit ", il dit plutôt " vous avez le droit tant que cela ne devient pas un obstacle ". C’est vrai pour les religions minoritaires, mais aussi pour les laïcs : l’incroyance n’est pas illégale, et personne n’est censé être inquiété pour absence de foi ; en revanche, la revendication publique d’un anticléricalisme militant ou d’une contestation frontale de l’ordre sacral est socialement risquée, politiquement suspecte, et peut être assimilée à une remise en cause de l’unité. En ce sens, la religion à Walreich est moins une spiritualité imposée qu’un ciment civique : on peut s’en écarter, mais on comprend vite que l’Empire préfère qu’on le fasse sans bruit, parce que le bruit, dans l’histoire walreichienne, a trop souvent précédé les effondrements.
Politique et institutions :
Institutions politiques :
Le Saint Empire de Walreich est un régime impérial communiste à élections régulières, mais contrôlées. Le centre du système, c’est le Dictateur impérial : il dirige le gouvernement, le Parti communiste walreichien, l’armée, la police, les services et l’organisation concrète des élections.
Le Sénat compte 700 sièges et il est élu au suffrage populaire. Il vote les lois. Il est renouvelé tous les 3 ans depuis 1962 selon la série suivante : 1962, 1965, 1968, 1971, 1974, 1977, 1980, 1983, 1986, 1989, 1992, 1995, 1998, 2001, 2004, 2007, 2010, 2013, 2014, 2017, prochaine en 2020. Ces élections sont contrôlées par le Dictateur via l’appareil d’État et du Parti. Il existe des manipulations locales, mais minoritaires, et surtout un contrôle général par la sélection des candidats, l’accès aux médias et la capacité à sanctionner ou favoriser des partis.
Le Dictateur est désigné par le parti majoritaire du Sénat, en pratique le Parti communiste. À chaque renouvellement du Sénat, le Dictateur est confirmé par acclamation de sa majorité. Ensuite, il acclame l’ordre impérial, ce qui verrouille le régime : il confirme politiquement le Saint Empereur et la structure des ducs.
Le Saint Empereur est le chef de l’État. Il est élu à vie par les Sept Grands Ducs. Il promulgue les lois et valide les grandes nominations, mais il ne gouverne pas au quotidien. Il sert surtout de symbole de continuité et de légitimité.
Les Sept Grands Ducs dirigent chacun un grand territoire. Ils sont élus par le peuple pour 12 ans. Ils peuvent être destitués par le Saint Empereur sur proposition du Dictateur. Si un duc meurt ou est destitué avant la fin de son mandat, un remplaçant est nommé par le Dictateur avec validation du Saint Empereur et il reste en place jusqu’à la fin du mandat initial. L’élection ne se fait qu’au terme normal du mandat.
Il existe quatre Conseils qui encadrent l’État : Dedans, Dehors, Finances, Conscience. Le président de chaque Conseil est nommé par le Dictateur et destituable par lui. Ces Conseils relisent et cadrent les projets, et l’État s’appuie sur eux pour tenir la ligne politique, la planification et la censure. Les conseillers sont nommés pour de longues durées, en moyenne 5 à 10 ans pour ceux venant du Sénat, 15 à 20 ans pour ceux choisis par le Dictateur, et plus longtemps pour ceux liés à l’Empereur.
La censure existe à deux niveaux : une censure d’État sur la presse et l’espace public, et une autocensure sociale très forte, liée au traumatisme historique de la guerre civile.
Sur la guerre, le Dictateur ne peut pas décider seul : les pouvoirs de guerre lui sont confiés après accord des Conseils et validation impériale, puis la décision passe par le Sénat. Sur la diplomatie courante et les accords, l’accord du Dictateur suffit, l’Empereur entérine ensuite.
Principaux personnages :
1) Saint-Empereur
Aurélian XII von Aurélid-Walreich (dit « le Serein »)
Souverain sacral élu à vie par les Sept Grands Ducs. Il incarne l’unité de Walreich, promulgue les lois, valide les grandes nominations et sert de verrou symbolique : il ne gouverne pas au quotidien, mais aucune stabilité n’existe sans sa caution.
2) Dictateur impérial (chef réel de l’État)
Gaius Marcen (titre : « Dictateur impérial »)
Secrétaire général du Parti communiste walreichien et chef du gouvernement. Il tient l’armée, la police, les services, la planification et la mécanique électorale. Son pouvoir est pratique, continu, et il impose ses choix au Saint-Empereur comme aux Ducs (qui officialisent ensuite). Après les crises de 2004, et de 2007, les choques politiques fait de sanctions et de récompenses, visible durant la terrible ère Vorn, il marque un important renouveau, mais n'est pas une " ouverture " comme l'était Axtald, il cherche la stabilité avant tout.
Ligne dominante : stabilisation, contrôle discret, commerce utile sans concessions politiques majeures. Il tient l’équilibre, mais il dépend d’un Parti traversé par des factions.
3) Dauphin du Parti (l’homme qui est aujourd'hui le successeur désigné de Gaius)
Danil Varkoss (poste : Vice-secrétaire général / " Coordinateur du Siècle Nouveau ")
Dauphin désigné par Vorn, depuis 2013, il est l'actuel n°2 du parti. Ligne dominante : radicalisation et reprise en main. Il dispose d’un réseau partisan solide, hérité des purges de l’ère Vorn et de la culture de discipline. C’est l’homme qui peut isoler Gaius si une crise éclate.
4) Grand-Duc de Nordmark – Kurt Eidenwald
5) Grand-Duc de Steinau – Othmar Klevrik
6) Grand-Duchesse de Valtgrav – Elena von Rauschen
7) Grand-Duc des Marches de Vespern – Rudolf Sarheim
8) Grand-Duc de Sudkloster – Anselm Khorst
9) Grand-Duc d’Ostheim – Marek Drauss
10) Grand-Duc de Rheinwald – Siegfried Volnër
11) Président du Sénat (700)
Viktor Selnach (communiste)
Poste-clé pour contrôler l’agenda, verrouiller les coalitions, et donner une façade institutionnelle crédible. Plus favorable à une normalisation encadrée, parce qu’il sait que trop de chocs électoraux ou diplomatiques fragilisent la stabilité interne. Il est l'actuel n°3 du parti, et préside le Sénat depuis 4 éléction (2007).
12) Conseil du Dedans (intérieur / police / justice civile)
Milosz Karden (Premier Conseiller)
13) Conseil du Dehors (diplomatie / doctrine extérieure)
Eryk Haldner (Premier Conseiller)
14) Conseil des Finances (budget / planification)
Daria Vossenk (Première Conseillère)
15) Conseil de Conscience (idéologie / censure / école)
Hagen Rottweil (Premier Conseiller)
16) Primat d’Almaric
Primat Severin I. Kaltmann
Chef de l’Église impériale (majoritaire). Nommé par l’État mais validé par Catholagne : il est indispensable au sacre et donc au prestige du trône. Il pèse sur la société rurale et sur la morale publique.
17) Le pape de Catholagne
Pie XVI
Autorité extérieure dont la présence (ou l’absence) peut sanctifier ou fragiliser le sacrement du Saint-Empereur.
Politique internationale :
Le Saint-Empire se présente comme un État communiste stable, mais il ne pratique plus l’isolement idéologique total. La ligne officielle reste celle d’un refus des " blocs capitalistes va-t-en-guerre " et des alliances jugées expansionnistes. Dans les textes, cela justifie une diplomatie froide, sélective, souvent réduite au strict minimum protocolaire avec certains États. Dans les faits, l’Empire distingue en permanence l’idéologie de la logistique : il accepte de commercer, de négocier des transit, et de signer des conventions techniques dès lors que cela sert l’intérêt impérial et ne menace pas la sécurité interne.
La géographie impose cette contradiction. L’Empire contrôle une partie essentielle des corridors continentaux nord-sud, articulés autour des fleuves, des canaux et du rail. Deux ouvertures existent vers la mer du Nord et la mer du Sud, sans que l’Empire cherche à devenir une puissance maritime. Il ne construit pas une stratégie navale de domination, mais il utilise sa position terrestre comme levier : sécuriser les routes, contrôler les flux, imposer des conventions de passage et des standards communs. Les " conventions de l’OTCW " (Organisation des Transitent du Walreich) servent précisément à ça : organiser le transit, verrouiller juridiquement les couloirs, et rendre toute rupture coûteuse pour les voisins.
La grande bascule récente, c’est l’énergie. Dès l’arrivée de Vorn au pouvoir, un programme de barrages est lancé, avec un chantier-phare : le plus grand barrage du monde, engagé en 2005 et achevé en 2016. L’effet est double. À l’intérieur, l’électricité devient quasi-gratuite dans presque tout le pays, ce qui sert la propagande sociale du régime et stabilise la société par la consommation de base. À l’extérieur, l’Empire dispose d’un outil d’influence immédiat : l’exportation d’électricité, contractualisée, modulable, et politiquement conditionnable. Le régime vend l’énergie comme un produit, mais aussi comme un instrument de dépendance organisée.
Cette abondance d’électricité ouvre une seconde stratégie : l’eau. Le pouvoir investit dans la filtration et la production d’eau potable à grande échelle, avec un objectif officiel très simple : rendre l’eau " de fait gratuite " à l’intérieur en réduisant au maximum les coûts de production. Une fois ce seuil atteint, l’État envisage l’exportation d’eau potable vers l’étranger, non comme une charité, mais comme une diplomatie matérielle. L’Empire parle de " service continental ", mais il construit en réalité une capacité de pression : qui dépend de l’énergie ou de l’eau dépend du centre impérial.
Sur le plan des organisations internationales, l’Empire reste ambigu. Il cherche naturellement à se rapprocher des structures communistes et des entités révolutionnaires compatibles, car c’est le socle doctrinal du régime. En parallèle, il ne ferme plus la porte aux structures commerciales, si elles n’impliquent pas d’alignement militaire. C’est là que la relation avec Fortuna est typique : État capitaliste, inséré dans les organisations marchandes, mais utile, solvable, techniquement intéressant sur le plan des exportations du à son immense empire extra-maritime. L’Empire peut donc coopérer avec Fortuna et, par extension, dialoguer avec une organisation de type " ONC " tant que cela reste économique, contractuel et contrôlable. À l’inverse, l’Organisation des Nations démocratiques (OND), marquée par une guerre récente et une posture militaro-idéologique, est perçue comme une structure dangereuse : même si des canaux existent, la confiance est faible, et l’Empire évite toute intégration politique réelle.
Le tourisme existe, mais il n’est pas libre. L’État accepte les visiteurs pour les régions de montagne, la culture impériale et quelques circuits " vitrines ", mais sous régime d’autorisation, d’itinéraires imposés et de surveillance. Il y a du tourisme, mais presque jamais sans encadrement. À l’étranger, cela entretient une image claire : pays visitable, mais verrouillé.
Enfin, la politique internationale est directement conditionnée par la lutte interne au Parti. Trois sensibilités structurent le sommet. Les " démocratisateurs " veulent une ouverture graduelle et une normalisation diplomatique pour sécuriser le commerce et réduire le risque de coalition hostile. Les " conservateurs " veulent une stabilité sans rupture : commerce oui, mais sans concessions politiques et sans relâcher le contrôle. Les " radicalistes " veulent revenir à une logique de tension, de discipline, et d’affirmation autoritaire, y compris au prix d’isolement. Gaius Marcen gouverne comme un conservateur qui tolère une part de normalisation utile. Son numéro deux, Danil Varkoss, est radicaliste et pense en termes de rapport de force. Viktor Selnach, président du Sénat, est plus proche d’une ligne de normalisation contrôlée, parce qu’il voit les équilibres sociaux au quotidien. Cette rivalité n’est pas théorique : elle détermine le degré d’ouverture, le choix des partenaires, et le niveau d’agressivité diplomatique.