20/03/2019
21:34:00
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RUPK — [DIPLOMATIE] Chancellerie de la République Unie

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1883
RÉPUBLIQUE UNIE DES PEUPLES DES CLANS DE KABALIE
RUPK — Kabalie de l’Ouest et de l’Est
Archives & communications diplomatiques officielles



Drapeau

« Plusieurs clans kabaliens, une seule Kabalie. Et unité des Peuples, Justice pour Tous »
Proclamée à Azour, le 6 janvier 2018



AUTORITÉ DE SIGNATURE

Vilo ColoConsul (signature diplomatique)


POSITION OFFICIELLE — POINTS DE PRINCIPE

1) Statut de l’État
La RUPK est un État nouveau, en phase de reconstruction institutionnelle, administrative et sociale.
Ses communications diplomatiques visent la stabilité, la clarté et la protection des populations.

2) Reconnaissance internationale attendue
La RUPK demande que les États reconnaissent formellement :
• la Déclaration du 6 janvier 2018 ;
• l’unité territoriale revendiquée par la RUPK (Kabalie de l’Ouest et de l’Est) ;
• la légitimité de l’existence politique de la Kabalie dans son ensemble territorial.

3) La Cramoisie
La RUPK considère la Cramoisie comme une entité issue d’une occupation et d’un processus criminel.
La RUPK demande que la communauté internationale :
reconnaisse la criminalité des faits commis dans et par le cadre de la Cramoisie ;
• condamne l’occupation et toute politique d’effacement ;
• soutienne toute mesure non-violente visant au rétablissement des droits et de l’intégrité de la Kabalie.



COORDONNÉES DIPLOMATIQUES & PROTOCOLE D’USAGE



Siège de la Chancellerie :
Chancellerie de la République Unie — Palais de l’Unité, Avenue du 6-Janvier, Azour (Capitale administrative), Kabalie — RUPK

Adresse postale diplomatique :
B.P. 6 — Chancellerie de la RUPK
Palais de l’Unité, Avenue du 6-Janvier
Azour — Kabalie (RUPK)

Bureau compétent :
Bureau des Affaires Extérieures (BAE) — Service des Notes Verbales & Accréditations

Formats reconnus :
Note diplomatique • Note verbale • Communiqué officiel • Réponse de chancellerie • Déclaration de principe



MODÈLE DE NOTE DIPLOMATIQUE
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[center][size=1.6][b]NOTE DIPLOMATIQUE KABALIENNE[/b][/size][/center]

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[img=https://i.postimg.cc/V6XTcqND/file-00000000c2807243be0ce666ef6f78f3.png]Drapeau[/img]
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[center][i][size=0.9][color=#777777]« Plusieurs clans kabaliens, une seule Kabalie. Et unité des Peuples, Justice pour Tous »
Proclamée à Azour, le 6 janvier 2018[/color][/size][/i][/center]

[hr]

[center][size=1]République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est (RUPK)[/size][/center]

[hr]

[b]Émetteur :[/b] Vilo Colo, Consul
[b]Destinataire :[/b] …
[b]Objet :[/b] …
[b]Date (RP) :[/b] …

[hr]

TEXTE…

[i][right]Vilo Colo, Consul[/right][/i]

[hr]
[center][size=1][i]Fin de note diplomatique de la RUPK[/i][/size][/center]

— Page de garde —
sigle

Ouverture des relations diplomatiques entre Azour et Agatharchidès



A l'attention de la Chancellerie unifiée de la République Unie des Peuples de Kabalie.

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Excellences, Frères,

Je suis Amastan Ag Amenay Ag Aylan, descendant de chef Kabalien, membre de la tribu de Kel Aghalt, émigré en Azur avec mon père, devenu cadi des nomades du désert de ce pays lointain, membre de l'Association des Kabaliens en Exil, militant de la cause de notre peuple après la Catastrophe, conseiller du pouvoir à Agatharchidès, et désormais, depuis que Son Excellence le Grand Vizir de l'Azur l'a décidé, Ministre des Affaires étrangères de ce pays.

L'Azur a patiemment attendu la reconstruction de la République et, depuis la réouverture de la Chancellerie à l'égard du monde extérieur, se tient disponible à mettre en place des relations diplomatiques officielles entre l'Azur et la Kabalie. Ma nomination au Ministère des Affaires étrangères, mais surtout la signature officielle par le Diwan de la « Reconnaissance de la République unie des peuples de Kabalie occidentale et orientale & de son intégrité territoriale », se posent comme garanties du désir de l'Azur d'avancer dans une relation réciproque équilibrée, sincère et solidaire après la Catastrophe.

J'ai le plaisir de proposer à vos Excellences une rencontre diplomatique officielle entre nous, de sorte que nous puissions aborder les dossiers de la coopération bilatérale, et formuler, si Dieu le veut, un communiqué diplomatique conjoint rappelant notre attachement mutuel non seulement à la reconnaissance du génocide, mais aussi à ce que justice soit apportée face à ce crime patent. Nos deux Etats ont déjà co-signé la « Déclaration mondiale sur le problème de la Cramoisie », qui statue clairement sur notre volonté d'avancer vers un mécanisme juridique de réparation et de prévention du crime de masse tel que celui subi par les Kabaliens. Nous pourrions évoquer ensemble ce mécanisme, qui reste à construire. La priorité du Diwan est d'assurer un mécanisme conforme au crime dont ont été victimes les Kabaliens, et à une vision pacifique, ordonnée, harmonieuse, des relations internationales ; le sentiment de vengeance doit être inféodé au sens de l'honneur et la recherche d'une justice concrète, au service de l'Humanité.

Une rencontre bilatérale permettra au Diwan de mieux comprendre les attentes de la R.U.P.K. vis-à-vis de son intégration dans les espaces diplomatiques afaréens, et d'articulier une attitude coordonnée vis-à-vis de la République Actionnariale de Cramoisie (R.A.C.). La R.A.C., qui multiplie aujourd'hui les provocations verbales, prononce sa fidélité à ses actionnaires, ses instigateurs génocidaires et n'entend aucunement participer à la construction d'une architecture de sécurité et de garanties de stabilité avec l'Afarée, est aujourd'hui un défi lancé à toute la communauté internationale. Loin de considérer que le génocide est la seule affaire des Kabaliens, le Diwan a annoncé depuis le début son voeu de solidarité à l'égard des peuples qabaliens et il s'y tiendra. Cette solidarité sera articulée en votre concours, de sorte que nous puissions défendre la paix de la région, la justice pour les victimes, et l'établissement d'un cadre diplomatique stable et lisible entre les parties.

Une rencontre bilatérale permettra aussi au Diwan d'affiner sa posture diplomatique depuis sa reconnaissance de l'intégrité territoriale de la R.U.P.K. et de ses revendications légitimes vis-à-vis des territoires aujourd'hui colonisés. Nous pourrons aborder ensemble la voie d'une décolonisation concrète, fondée sur le droit et la justice, des territoires relevant de la souveraineté de la R.U.P.K., mais aussi élaborer les grandes lignes d'un droit général pour l'émancipation des territoires non-autonomes, car la R.A.C. n'est pas la seule entité coloniale sur la planète, et nous devons, face à l'abîme de la brutalité et des passions sadiques, être la preuve vivante d'une volonté de justice résolue à avancer par la plume plutôt que par l'épée, aussi longtemps que cela sera possible. L'Azur n'a aucun tempérament belliqueux et aucun pays n'a eu à se plaindre de nous depuis le début de ce siècle.

Nos deux pays ont aussi des choses à faire ensemble, telles que le développement économique, culturel et scientifique, et la mise en route de projets enthousiasmants : la connexion de nos villes par un réseau aérien de dirigeables de voyageurs et de marchandises, l'utilisation de nouvelles variétés dans l'agriculture, la protection de l'écosystème unique de nos déserts aussi beaux que variés, des langues, des traditions, des droits des minorités confessionnelles, du patrimoine historique et archéologique. Nos deux pays peuvent, si Dieu veut en s'associant à d'autres Etats volontaires, être la démonstration vivante d'une coopération égalitaire, équilibrée, harmonieuse, fondée dans la protection et la promotion de l'Humanité telle qu'elle est plutôt que telle que des idéologues sans âme la rêvent.

Excellences, je me tiens à votre disposition pour une telle rencontre bilatérale, qui serait riche d'échanges, de compréhension, et pourquoi pas de nouveaux partenariats. Il serait extrêmement bien perçu par le Diwan que nos deux pays puissent s'associer officiellement, dans la cérémonie du mois prochain, le 7 octobre 2018, pour prier et nous souvenir ensemble des victimes de la Catastrophe, de la Kabalie et du droit inaliénable de son peuple à l'existence et à l'émancipation.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq

https://i.imgur.com/HgV3HhF.png
Amastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
12.09.2018

2929
Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ

A l'attention du Bureau des Affaires Extérieures,
A l'attention de la Chancellerie unifiée de la République Unie des Peuples de Kabalie,
A l'attention de Son Excellence Monsieur Vilo Colo, Consul de la République Unie des Peuples de Kabalie,

Estimés membres du Bureau des Affaires Extérieures,
Estimés membres de la Chancellerie de Kabalie,
Votre Excellence Monsieur le Consul,

En premier lieu, sachez que le peuple talar dans son ensemble et le gouvernement de la République du Talaristan qui le représente sont fiers de voir s'affirmer, face au monde, la renaissance de la grande nation de Kabalie. Si le chemin vers la stabilité, l'ordre, la paix et la reconnaissance totale de votre juste souveraineté sur l'intégralité de votre territoire sera sûrement encore long, la République du Talaristan sera parmi les premières à vous soutenir dans votre démarche.
Comme expression la plus sincère du respect que nous avons envers le peuple et les clans de Kabalie, nous avons été de fait la première nation à reconnaître votre droit inaliénable à la souveraineté et à l'unité en signant, le 12 avril 2025, votre Déclaration mondiale sur la reconnaissance de la République unie des peuples de Kabalie de l’Ouest et de l’Est et de son intégrité territoriale. Par ailleurs, nous affirmons rejeter catégoriquement la notion même d'État accordée à la Cramoisie, considérant au mieux la République actionnariale de Cramoisie (ou RAC) comme un vestige illégitime d'un passé colonial et impérialiste.

En signe de respect pour la nation kabalienne dans son ensemble, et conformément aux traditions des peuples turciques, nous tenons à vous offrir un tapis traditionnel talar, symbole éminent et profondément respecté, représentant une marque d’honneur majeure de la part de nos artisans. Vous n’êtes pas sans savoir que le tapis talar constitue l’un des symboles les plus forts de notre peuple, en raison de la place centrale qu’il occupe dans la vie des familles talars, qui l’utilisent non seulement comme tapis, mais également comme selle pour leurs chevaux et comme élément décoratif destiné à orner leurs demeures.
Ainsi donc, au nom du ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan, s'exprimant au nom de Son Excellence Monsieur Mirza Arsam, président de la République, nous réaffirmons une nouvelle fois que la République unie des peuples de Kabalie est l'unique entité gouvernementale légitime sur son territoire, qui comprend également la Petite Kabalie en tout droit souverain.
Afin d'affirmer une nouvelle fois notre soutien envers votre cause, tout en développant des relations durables entre nos deux nations, le ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan a été charger de prendre contact avec vos autorités en charge des affaires étrangères. Nous souhaitons en effet ouvrir une ambassade dans votre capitale d'Azour, tandis qu'une ambassade kabalienne pourra être ouverte à Khydan, centre du pouvoir politique talar.
Avec mes plus sincères respects,

Signé par M. Tahir Marat le ministre des affaires étrangères,
Signé par M. Aydar Azamat premier ministre et chef du cabinet,
Contre-signé par M. Mirzam Arsam, président de la République,

Fait à Khydan, le 15 septembre 2018.
Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
3897
sigle

Note préparatoire au sommet Kabalie-Azur

A l'attention des services diplomatiques de la Chancellerie Unifiée

Que la Paix d'Allâh soit sur vous.

Excellences,

Au nom du Diwan, je me réjouis de l'homogénéité de vues entre nos deux gouvernements. Vous avez rappelé dans des termes exemplaires le contexte de notre prise de contact et celle-ci est désormais scellée ; l'Azur et la Kabalie peuvent désormais amorcer une coopération positive.

Je me tiens à votre disposition pour créer la rencontre diplomatique de nos deux pays, que je souhaiterais, en tant que nomade tamasheq du fait de ma naissance et de mon éducation, voir se dérouler dans le pays de mes pères, en la République Unie des Peuples Kabaliens. Publiquement annoncée, notre rencontre en Kabalie serait un moment important de reconstruction d'une coopération continentale basée sur la vérité, la bonne foi, la rigueur et la droiture, écartant ainsi à tout jamais les volubiles mensonges et les calculs de brutes sordides émis par la R.A.C. et ses amis comme les flatulences d'un cadavre en décomposition. Le droit, mais surtout les faits, sont de notre côté ; le fait que nous nous retrouvions dans ce désert de Kabalie libre et tant aimé en sera l'illustration.

Excellences, vous avez défini vous-mêmes un ordre du jour de cette rencontre en appelant les trois points à la discussion : (1) la mise en oeuvre de la justice après la Déclaration mondiale sur la Cramoisie et la Reconnaissance de la R.U.P.K. & de son intégrité territoriale ; (2) l'articulation de nos deux Etats avec les cadres institutionnels du continent, en particulier pour formuler une adhésion au Pacte afaréen de sécurité (P.A.S.), et au Forum de Coopération d'Afarée du Nord (F.C.A.N.) ; (3) l'instauration de coopérations civiles kabalo-azuréennes.

Cet ordre du jour me paraît très adéquat, et nous proposons d'apporter sur ces trois points une déclaration d'intention commune, en rédigeant à l'issue de nos discussions un communiqué conjoint et cosigné par nos deux pays.

Permettez-moi donc, dans l'attente de votre validation de ce sommet en Kabalie, de vous faire part d'éléments plus précis que l'Azur souhaitera questionner auprès de vous. Premièrement, sur la question de la justice, l'Azur souhaite que vos Excellences puissiez prendre connaissance de sa proposition au Conseil du P.A.S., qui n'est à ce stade qu'une proposition visant à donner suite à la Déclaration mondiale sur la Cramoisie. Nous sommes prêts à en discuter tous les aspects avec vous.

Deuxièmement, l'Azur souhaite échanger avec vous sur votre vision du continent et du futur des relations internationales. La R.U.P.K. a toute sa place au sein du Pacte afaréen de sécurité, conçu non pas comme une alliance hégémonique, mais comme un espace de dialogue, de vote, de débats et de recherche de solutions collectives, ce qu'il est indiscutablement. S'il n'a pas déposé de candidature à ce jour, l'Azur n'en dévalorise pas moins le F.C.A.N. Le F.C.A.N., loin d'être perçu comme un concurrent au PAS, n'en est qu'une version moins aboutie mais où siègent des Etats respectés comme le Banairah et l'Althaj, qui ont de haute mémoire participé à la grandeur de ce continent et que tout invite à rejoindre la cause kabalienne. L'Azur, comme la R.U.P.K., suspendra sa candidature au F.C.A.N. à la précision de la position du F.C.A.N. vis-à-vis des droits légitimes et inaliénables du peuple kabalien à retrouver son territoire abîmé et obtenir justice pour ses morts. Voilà pour vous donner une perspective sur notre vision des choses, la cause kabalienne restant le prisme à travers lequel nous jugerons tous nos partenaires.

Troisièmement, en matière de coopération civile, l'Azur est prêt à proposer un accord économique et commercial, un accord scientifique, un accord maritime et naval, mais surtout, l'Azur tient comme primordiale et symboliquement prioritaire la réalisation d'un grand projet : celui de consacrer la culture kabalienne comme « Patrimoine mondial. » Les us et coutumes des nomades, des habitants des oasis, des peuples du désert sont une richesse en soi et nous l'affirmerions solennellement en consacrant l'importance de ce patrimoine pour les générations futures. La création d'un Institut du Désert entre nos deux pays pourrait être le lieu de ces recherches, d'expositions, de conférences, de vie et de préservation d'une interaction unique entre l'Homme et son environnement. Surtout, ce serait une belle réponse à notre époque de brutalité et de mensonges.

HRP pour organiser la rencontre :
Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées


L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
17.09.2018
719
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

A nos frères en humanité,

L'organisation d'une rencontre entre nos deux nations n'a que trop tardé. Il est temps de clarifier nos positions respectives, et que cessent les insinuations belliqueuses et les prétentions territoriales malvenues.

Je vous sollicite pour l'organisation d'une rencontre officielle afin de régler la question du désert. Elle pourra se faire dans votre capitale ou la notre, ou bien à la porte ouest, le poste avancé de la Kabalie rouge frontalier la République de Kabalie. Nous proposons à l'Althalj, connue pour sa sagesse et son autorité en Eurysie de l'ouest, à se faire médiatrice de ce point de réconciliation historique.

Il est temps de jeter au vent la haine et de nous accorder sur les modalités de notre fraternité.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur de CRAMOISIE©CRAMOISIE©
Kabalie rouge
2891
MAE

A l'attention de Son Excellence Monsieur Vilo Colo, Consul de la République Unie des Peuples de Kabalie,



Excellence,

Le gouvernement fédéral tanskien vous contacte en son nom propre à la suite de la lettre adressée à M. Roderick Benvolent, Secrétaire general de l'Organisation des Nations Démocratiques, concernant la position de l'OND sur la Cramoisie et l'examen d'une éventuelle adhésion de la RUPK.

En premier lieu, la République Fédérale de Tanska tient à remercier République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est pour sa reconnaissance des actions militaires, politiques, diplomatiques et humanitaires menées par l'Organisation des Nations Démocratiques à l'encontre des autorités carnavalaises. L'Empire du Nord, tout comme la Kabalie, a payé le prix de l'horreur carnavalaise dans une forme là encore d'indifférence notoire de la part de beaucoup de pays de ce monde.

Concernant la Cramoisie, la position de l'OND n'est clarifiée que sur quelques points mais contient plusieurs divergences en interne sur d'autres sections bien que l'objectif recherché soit le même : la fin de la colonisation carnavalaise de la Kabalie. Aucun pays membre de l'OND ne reconnaît à ce jour la « République actionnariale de Cramoisie » comme un Etat. Il s'agit d'une entité carnavalaise coloniale construite sur le génocide de la Kabalie et sur le territoire de la Kabalie. En ce sens, l'OND avait établit comme l'une des conditions préalables à toute négociation avec Carnavale la fin immédiate et complète de l'occupation illégale de la Kabalie ainsi que la mise à disposition par Carnavale de l'ensemble des ressources nécessaires au travail d'une commission d'enquête plénipotentiaire sur les crimes contre l'humanité perpétrés contre la Kabalie tels que définit à l'article 4 de la résolution 2121 du Conseil Général de l'OND du 16 janvier 2017.

La réponse est donc claire, l'OND considère la Cramoisie comme une entité illégitime, responsable du génocide des Kabaliens et souhaite la fin de la colonisation. Aucune relation économique n'est tolérée.

Depuis 2017 et en particulier en 2018, plusieurs pays afaréens ont entrepris une diplomatie régionale qui a considérablement bouleversé le paysage diplomatique régional et continental avec l'avènement du pacte Afaréen de Sécurité, principalement sous l'initiative de l'Azur. Cette initiative recherche principalement une sortie négociée de la crise humanitaire et politique locale mais ne laisse, selon nous, que peu de place à la recherche d'une réunification de la Kabalie sous la seule autorité reconnaissable, celle de la Kabalie. C'est pour cette raison que Tanska n'a pas entrepris la signature de la Déclaration mondiale de la Kabalie qu'elle juge insuffisante et pouvant servir de tremplin à la reconnaissance de la Cramoisie par de nombreux Etats y compris en Afarée.

Mon gouvernement souhaiterait donc connaître la position que souhaite adopter votre gouvernement à l'égard de la Cramoisie afin d'identifier de possibles voies de partenariat, de soutien et d'influence de Tanska envers votre peuple et votre diplomatie.

Des discussions au sein de l'Organisation des Nations Démocratiques sont en cours afin de vous apporter une réponse claire et satisfaisante pour nos chancelleries respectives ainsi que pour la votre.

Mar Loftsson,
ministre des Affaires étrangères et des Droits humains de la République Fédérale de Tanska
4513
Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ

A l'attention du Bureau des Affaires Extérieures,
A l'attention de la Chancellerie unifiée de la République Unie des Peuples de Kabalie,
A l'attention de Son Excellence Monsieur Vilo Colo, Consul de la République Unie des Peuples de Kabalie,


Estimés membres du Bureau des Affaires Extérieures,
Estimés membres de la Chancellerie de Kabalie,
Votre Excellence Monsieur le Consul,

Au nom du peuple talar, le Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan remercie très chaleureusement la Chancellerie unifiée de la République Unie des Peuples de Kabalie, ainsi que Son Excellence Monsieur le Consul Vilo Colo, pour l’intérêt porté par votre département des affaires étrangères à notre demande d’ouverture de relations diplomatiques permanentes entre nos deux nations. Bien que la République du Talaristan soit désormais relativement bien implantée en Afarée, la tenue d’échanges entre notre nation et la République Unie des Peuples de Kabalie a toujours revêtu une importance à la fois symbolique et morale pour notre gouvernement.
Après étude attentive de votre missive en retour, le Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan souhaite répondre aux différents points évoqués par votre Chancellerie.
Concernant les dispositions diplomatiques, nous attendons une conformité pleine et entière avec les règles fondamentales du droit international, à savoir : l’immunité diplomatique du personnel opérant au sein de notre ambassade ; la reconnaissance de la souveraineté nationale de l’État, de ses frontières et de ses eaux territoriales ; ainsi que l’inviolabilité du sol et des locaux diplomatiques. Il va de soi que ces règles s’appliqueront de manière réciproque, tant à notre ambassade qu’à la vôtre. Par ailleurs, les frais d’entretien de notre ambassade à Azour seront intégralement pris en charge par la République du Talaristan, et la délégation diplomatique sera conduite et administrée par Madame Samira Ilham, ambassadrice désignée par Son Excellence Monsieur le Président de la République.
L’ouverture officielle de l’ambassade et l’établissement formel des relations diplomatiques entre nos deux pays seront conditionnés à votre volonté. En l’état, la République du Talaristan considère toutefois que des relations diplomatiques sont d’ores et déjà ouvertes entre notre gouvernement et la République Unie des Peuples de Kabalie (RUPK).
S’agissant de la perspective d’un accord économique, le Ministère des Affaires économiques de la République du Talaristan, après consultation du gouvernement et de Son Excellence Monsieur le Président de la République, s’est montré pleinement favorable à la signature d’un accord commercial. La République du Talaristan dispose d’importantes réserves gazières et pétrolières, ainsi que d’un sous-sol riche en minerais. Nous bénéficions également d’un secteur agraire conséquent, fondé sur des pratiques pastorales héritées des traditions nomades talars. Toutefois, préalablement à la conclusion d’un tel accord, il nous apparaît nécessaire de souligner qu’au regard de votre situation géographique, le transport maritime semble s’imposer comme principal vecteur d’échanges. Or, les tensions actuelles au Nazum, et plus particulièrement dans le golfe de Ninchi, présentent un risque certain pour les marchandises en provenance ou à destination de nos deux ports respectifs, Alnur et Buzkent. Cette situation mérite d’être prise en considération.
Faisant suite à votre proposition d’événement culturel, le Ministère des Sports a pris contact avec Monsieur Irek Batirbey, président de la Fédération de football du Talaristan, afin d’envisager la tenue d’un match officiel entre l’équipe nationale de football kabalienne et la sélection nationale talare. Un accord de principe ayant d’ores et déjà été donné, nous vous invitons à prendre contact directement avec le secrétariat de la Fédération de football du Talaristan afin de définir les derniers éléments relatifs à l’organisation de ce match, lequel symboliserait notre soutien à votre culture ainsi que la coopération entre nos peuples.
Enfin, en réponse aux aspirations profondes de votre nation en matière de liberté, de souveraineté et d’unité, la République du Talaristan réaffirme son soutien total à la République Unie des Peuples de Kabalie (RUPK), ainsi que la reconnaissance du gouvernement kabalien comme l’unique entité légitime exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire national, tant en Petite qu’en Grande Kabalie.
La République du Talaristan vous réaffirme, une nouvelle fois, le plein soutient de la cause kabalienne par notre gouvernement sur la scène internationale et dans la gestion de nos affaires diplomatiques, et notre pleine disposition à une déclaration commune allant dans se sens.
Avec mes plus sincères respects,

Signé par M. Tahir Marat le ministre des affaires étrangères,
Signé par M. Aydar Azamat premier ministre et chef du cabinet,
Contre-signé par M. Mirzam Arsam, président de la République,

Fait à Khydan, le 17 octobre 2018.
Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
10535
sigle

Au sujet de la position azuréenne vis-à-vis de la Cramoisie

A l'attention de Son Excellence Vilo Colo, de la Kabalie occidentale

Que la Paix, la Miséricorde et la Bénédiction d'Allâh soit sur vous.

Mon frère,

Au nom du Diwan, je suis heureux que la position constante de l'Azur aux côtés du peuple kabalien soit reconnue, comme en témoigne la confiance avec laquelle tu veux bien considérer notre relation bilatérale. Je te tutoierais car mon père, lui-même Kabalien comme toi, m'a appris à regarder mon pays d'origine comme mon propre pays. Que ma binationalité, et mon allégeance au Diwan, soit non pas un motif d'inquiétudes pour toi, mais une raison de voir en l'Azur un partenaire solide et fiable.

Je n'ai aucun mandat pour dicter à la République Unie des Peuples de Kabalie son attitude ou la position qu'elle devrait adopter, je ne saurais que témoigner de ce que l'Azur a à dire de lui-même, et ce témoignage aura la reconnaissance qu'il mérite.

La question que tu soulèves n'est autre que celle du maintien d'un dialogue diplomatique avec la R.A.C., qu'il faut désormais désigner comme la R.A.D. car le nom de l'entité dont nous parlons a été changé. Première chose : les Carnavalais, qui détiennent bien les clés du pouvoir à Printempériebourg outrageusement renommée « Salem Aleykum », ne choisissent jamais leurs noms au hasard. Le Diwan, qui en est bien informé, et qui connaît la force du langage, entend comme de juste que la « R.A.C. » est tombée en « R.A.D. » L'épuisement économique, politique et idéologique de l'entité est documenté, et tout porte à croire que ses maîtres coloniaux sont proches de le réaliser, ce qui explique les mutations symboliques de la R.A.C., qui se revendique désormais être la « Kabalie rouge ». Si la R.U.P.K. envisage l'établissement d'un dialogue avec la R.A.D., il est bon de noter l'affaiblissement de l'interlocuteur.

D'abord, mon frère, je t'informe que le Diwan a fait le choix d'abandonner le dialogue diplomatique avec Balsilek Ishaq, après que celui-ci n'ait démontré aucune intention de le poursuivre. Entre l'Azur et la Cramoisie, il n'existe aucun terrain d'entente. L'Azur construit sa position sur les faits : les faits sont le génocide, la colonisation, l'occupation illégitime du territoire kabalien. La Cramoisie construit la sienne sur la négation des faits : pour Balsilek Ishaq, le génocide, s'il en est un, n'est pas un crime, car il ne compte absolument pas le considérer comme tel ; la colonisation non plus, car il fait siennes les revendications territoriales des colons carnavalais, et défend le droit des actionnaires à régenter le territoire arraché aux Kabaliens. Entre les faits et la négation des faits, il n'y a aucune entente possible. Conscient de la nature irréconciliable de notre vision avec celle du PDG-Protecteur, j'ai cependant entrepris de convaincre Balsilek Ishaq du bien-fondé de rechercher une solution diplomatique crédible à la situation, en lui rappelant que la Déclaration mondiale sur la Cramoisie n'a aucun caractère extrémiste, maximaliste ou qu'on puisse de bonne foi considérer comme inacceptable. Cette entreprise a été vaine. La parenthèse du dialogue entre le Diwan et la R.A.D. est close.

L'Azur n'accorde aucun crédit à la parole de Balsilek Ishaq, ni à celle de personne qui provienne de Carnavale ou de Cramoisie, car ces entités ont fait la preuve illustre de leur mauvaise foi et de leur vision négationniste de la réalité, où les faits n'ont aucune prise sur la politique. Ainsi, la Cramoisie s'apprête, dans une démarche qui humilie profondément les victimes, de faire « payer » le génocide par leurs auteurs d'une bien étrange manière : en leur laissant le contrôle du territoire et les suppliant de réaliser leurs rêves absurdes de végétalisation du désert ! A nos yeux tout ceci est une sinistre farce.

Néanmoins, mon frère, je ne suis pas là pour prescrire des positions, et d'ailleurs le Diwan ne l'a jamais fait ; ainsi, des acteurs remarqués comme le Finejouri, l'Althaj et sans doute bien d'autres dans le futur ont déterminé leur position et continueront à le faire à partir de leurs propres expériences et de leurs propres objectifs. Le Diwan ne saurait jouer qu'un rôle informatif ; nous n'avons pas de leçon à donner, en particulier parce que la R.U.P.K. peut légitimement se sentir exposée à un risque plus grand que l'Azur, si la Cramoisie venait à menacer ou intimider ses interlocuteurs.

Mon conseil, mon frère, ne saurait être différent de ce qu'il aura toujours été depuis le début de cette affaire : laissons parler les faits, dont la clarté éclaire limpidement les conclusions qui s'imposent. Les faits sont les suivants : la Cramoisie rejette la Déclaration, rejette toute politique contraire à l'intérêt de ses actionnaires, protège les criminels du génocide, affirme n'avoir aucune intention de les traduire en justice, et s'engage au contraire à permettre à leur programme biocolonial de se concrétiser. De toute évidence, au regard des faits, la Cramoisie, ou la R.A.D. s'il faut la nommer ainsi, n'a aucune intention de négocier quelque solution que ce soit qui changerait significativement son attitude vis-à-vis de nos priorités.

D'un dialogue avec Balsilek Ishaq ne sortira probablement rien de concret, donc rien de satisfaisant, mais ce n'est pas nécessairement une raison pour ne pas le tenir. La Kabalie peut, si elle le souhaite et en reconnaît l'intérêt, solliciter une nouvelle médiation et la tenue de discussions directes avec la Cramoisie et ses avocats. L'Azur ne saurait, ni par les mots ni par les faits, s'opposer à une décision souveraine de la Kabalie puisqu'il en défend l'intégrité et le droit à la justice. L'Azur se tient disponible à assister la Kabalie dans une telle discussion si tu le souhaites, mon frère, bien que cela soit certainement un irritant majeur pour tes interlocuteurs ; pour une raison aussi étrange que suspecte, Balsilek Ishaq a fait du Diwan sa bête noire.

Si la Kabalie répond positivement à une demande cramoisienne de négociations, alors se pose la question de la définition d'une posture de négociations. C'est le coeur de ta question. La missive que tu proposes d'envoyer est cohérente avec la position kabalienne et l'Azur la soutiendra effectivement, si la Kabalie le souhaite ; cette missive que tu proposes est en effet basée sur les mêmes prémisses que les nôtres.

En ce qui concerne l'Azur, la posture n'a pas changé. La Déclaration mondiale sur la Cramoisie est explicite en matière de reconnaissance des faits dont j'ai parlé et des menaces posées par la Cramoisie, et elle formule des solutions concrètes et simples. Sa seule application, totale, intégrale, vaudra déclaration de paix. L'Azur est également signataire, donc promoteur, de la Reconnaissance de l'intégrité territoriale de la Kabalie, ce qui implique que tant qu'il s'engagera sur ce texte, il ne reconnaîtra aucune partition territoriale du territoire kabalien légitime, donc aucune forme d'Etat colonial sur le territoire concerné. Ces deux textes définissent notre posture et notre position diplomatique. A nos yeux, toute discussion portant sur d'autres bases risque de s'embourber, de façon très hasardeuse, dans une tentative baroque de contournement des faits qui serait probablement inacceptable, immorale, et injustifiable aux yeux des opinions publiques. Il t'appartient, mon frère, de prendre ce risque ou non.

Comme tu as pu le lire dans la proposition faite au Pacte afaréen de sécurité dont je t'ai donné accès aux dispositions en discussions à huis clos, l'Azur considère que la seule voie de la discussion n'est plus crédible pour obtenir la mise en oeuvre des solutions prônées par la Déclaration, et que d'autres méthodes, comme les sanctions, devaient désormais être utilisées. En ce qui concerne le Diwan, la seule raison de suspendre la coercition contre la Cramoisie serait que la R.U.P.K. le demande expressément. Nous n'accordons aucun crédit à des arguments basés sur autre chose que les faits, et nous ne craignons aucune intimidation d'aucune sorte, car Dieu est avec nous.

Que faire, donc ?

Laisse-moi, mon frère, dessiner une idée, une hypothèse.

Cette hypothèse serait de répondre positivement à la proposition de Balsilek Ishaq de discuter de la « question du désert », comme il la désigne. Car sur cette question, notre ami Balsilek a une chose à apprendre : le peuple kabalien existe, le désert de Kabalie existe, la nation kabalienne existe et il est hors de question de la nier et de nier ses droits. L'« Institut du Désert » que je t'ai proposé de créer serait une réponse culturelle, diplomatique et pacifique très puissante de nous autres, pays de tradition désertique et nomade, à ces colons qui croient que le désert est une poubelle où leurs fantasmes ont la légitimité de se réaliser. Un cadre de discussion sur ce point, notamment s'il inclue l'Althaj, permettra de rappeler avec force à Balsilek Ishaq qu'on ne saurait lui reconnaître aucun droit sur un territoire qui ne lui appartient pas, et qu'il doit à présent mettre en oeuvre une justice crédible pour le peuple kabalien.

Dans l'hypothèse de nouvelles discussions entre la R.U.P.K., la R.A.D. et leurs éventuels médiateurs, il appartiendrait alors à Balsilek Ishaq et à ses avocats de produire des propositions concrètes, car la Kabalie, et en tous cas le Diwan, ont déjà produit les leurs : ce sont la Déclaration et la Reconnaissance. Bien que je t'ai dit mon scepticisme profond, peut-être que face à toi, les langues de vipère de la mauvaise foi se délieront, que la Cramoisie reconnaîtra les faits, et se conformera à l'évidente nécessité de la justice et du désarmement. Si ce n'est pas le cas, alors cette négociation le fera apparaître une nouvelle fois.

Dans l'intervalle de telles négociations, dont je fais l'hypothèse, l'Azur pourrait proposer à la Kabalie d'avancer conjointement par la mise en oeuvre de notre proposition faite au Pacte afaréen de sécurité en matière de coercition et de sanction contre la Cramoisie. En s'y associant, la Kabalie montrerait sa détermination, ce qui pourrait être profitable à ce que la Cramoisie cède définitivement le pas, reconnaisse les faits, et se conforme aux dispositions évidentes que le constat des faits impose.

Les faits : voilà le coeur de la position azuréenne, et il t'appartient, mon frère, de juger du bien-fondé de cette position.

Les faits ne se résument plus seulement au génocide et à la colonisation ; ils s'étendent désormais à la volonté manifestée par la Cramoisie de nommer l'Azur comme son ennemi, d'accroître la division du continent en rejetant le Pacte afaréen de sécurité, de s'armer, d'adopter une rhétorique belliqueuse, et d'offrir aux colons, dont les plus éminents sont ceux de la Dalyoha Compagnie désormais détentrice d'un monopole médical et de libertés de « recherche scientifique » immenses, la zone d'investissement optimale qu'ils ont toujours voulu créer en Cramoisie. Voilà les faits, mon frère, des faits qu'il sera bien difficile à toute la mauvaise foi carnavalaise de nier. En ce qui me concerne, mon opinion est faite : la Cramoisie ne cédera aux faits que par la coercition, et ne se rendra à une solution crédible qu'après y avoir été contrainte. Dès lors, toute discussion semble hasardeuse.

Avoir une discussion hasardeuse n'est cependant pas interdit, et si la Kabalie le souhaite, l'Azur demeurera son appui dans une nouvelle discussion. Néanmoins, nous ne suspendrons pas davantage notre action à un éventuel revirement de la Cramoisie ; nous te proposons, en parallèle de l'ouverture de ce canal de dialogue sollicité par Balsilek Ishaq, cette hypothèse que j'ai décrite : l'adoption de notre proposition rigoureuse, en une synthèse simple : « si vous avez quelque chose à proposer, dites-le clairement, et nous vous répondrons d'après leur conformité avec les faits ; dans l'intervalle, nous continuerons à faire le nécessaire pour que nos objectifs prévalent. »

J'espère, mon frère, que cette hypothèse pourra te sembler raisonnable, et sinon, que ma réponse te permettra de comprendre la position de l'Azur et notre attitude vis-à-vis de la Cramoisie. Naturellement, il appartient à chaque Etat de déterminer sa propre position selon les critères qui lui importent. L'Azur, qui a le souci de faire justice au peuple kabalien, et ainsi de faire justice pour toute l'Humanité, n'en reste pas moins pragmatique et désireux d'appuyer la République Unie des Peuples de Kabalie pour une solution qui convienne à ses aspirations propres. L'Afarée ne doit plus être désunie.

L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
18.10.2018
1163
affaires étrangères



A l'attention de la Chancellerie unifiée de la République Unie des Peuples de Kabalie.



Le Gouvernement de le République de Sovélie adresse ses salutations respectueuses aux autorités de la République Unie des Peuples de Kabalie et exprime son estime pour votre trajectoire politique et institutionnelle.

Conscients de l’importance des relations internationales et de la nécessité d’un dialogue structuré entre États souverains, nous souhaitons proposer l’ouverture de discussions officielles en vue de l’établissement de relations diplomatiques complètes et de la création d’ambassades mutuelles .

Cette initiative s’inscrit dans une volonté de coopération fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence et la reconnaissance pleine et entière de la souveraineté de chaque État. Nous sommes convaincus qu’un canal diplomatique permanent permettra de renforcer la compréhension réciproque, de faciliter les échanges politiques, économiques et culturels, et de contribuer à la stabilité régionale.

Nous restons ouverts à convenir, par voie diplomatique, des modalités techniques et calendaires nécessaires à la mise en œuvre de cette démarche.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, l’expression de notre considération distinguée.

Mme Nadia Rahmani
Ambassadrice de la Sovélie Secteur Afaréen


Sceau
833
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

Votre réponse est indigente, autant dans sa forme que dans son fond.

Vos clans se sont unis en État à cause du génocide. Les nôtres également. Nos deux nations sont des créations artificielles, nées d'hier. L'unité kabalienne n'est donc qu'un mythe à ce jour. Elle se concrétisera peut être, à la condition que nos deux peuples fassent le choix de vivre ensemble. Mais pour le moment, nous ne nous ferons plus imposer d'institutions ou d’État qui ne soient les nôtres. Si le temps veut que les deux Kabalie soient unies, c'est par un processus diplomatique et consenti de part et d'autre de nos peuples respectifs.

Apportez la conquête, vous recevrez la résistance du peuple du désert. Unir le désert a autant de sens qu'unir la mer, ce n'est pas à un nomade que je l'apprendrai.

Mes services diplomatiques vous demeurent ouverts, si d'aventure vous décidiez de faire preuve d'un peu plus de raison.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur de CRAMOISIE©Kabalie rouge
Kabalie rouge
3438
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

Vous arrivez un peu après la bataille, je le crains, réclamer des victoires que les lucifériens ont déjà remporté pour vous. Non la Kabalie rouge ne dépend plus de la Principauté de Carnavale. Nous travaillons avec ses entreprises par intérêt mutuel bien compris. Les soldats carnavalais sur notre territoire ont rompu avec leurs anciennes allégeance et constituent aujourd'hui notre armée nationale. Lorsque nous aurons achevé de la restructurer, nous formerons également des soldats parmi les natifs.

C'est un Kabalien qui vous parle en tant que PDG-Protecteur de la Kabalie rouge, je partage le sommet de la hiérarchie de la nation avec le Pape noir. Quant au génocide, il est reconnu depuis deux ans maintenant. Nous avons engagé plusieurs politiques de réparation qui seront poursuivies lorsque les conditions matérielles nous le permettront. Pour le moment les menaces militaires du PAS et de l'OND empêchent toute possibilité de réforme en profondeur, mais une fois que cette épée ne pèsera plus au dessus de mon peuple, la Kabalie rouge pourra s'épanouir en paix.

La République des Trois Lunes n'était qu'une coquille vide et vous le savez comme moi. Un carcan administratif pour faire valoir nos droits sur le désert mais qui n'a jamais constitué une unité nationale, culturelle ou ethnique. Si unité il y a, elle est à construire par la pratique et non par le sang.

Si réunification il devait y avoir, elle devrait d'une part être soumise à deux referendums, un chez vous et un chez nous. Dans ce-dernier seraient invités à voter tous les ressortissants de la Kabalie rouge. D'autre part, un tel referendum devra présenter plusieurs scénarios possibles, dont celui de former une fédération. Je vous le dis net, il est improbable que nos clans acceptent de se soumettre unilatéralement aux vôtres, trop de siècles de conflits territoriaux pour les pistes de nomades nous séparent. La République de Kabalie pourra conserver les institutions qu'elle s'est donnée et devra respecter en retour les institutions que la Kabalie rouge s'est donnée. Nos deux pays prendront des décisions d'égal à égal, chacun conservant toute sa souveraineté sur sa politique. Si des lois communes sont rédigées, si une harmonisation de nos systèmes est envisagée, elles doivent être soumises à l'approbation de chacun de nos deux territoires afin de n'en spolier aucun. Tout cela sera bien entendu sujet de débat, mais puisque vous semblez apprécier les cadres de négociation, je vous préviens du notre.

Autrement dit et pour être plus clair : il n'y aura ni annexion, ni subordination d'un Etat sur un autre. Nous n'adopterons pas votre parlement ni vos institutions. Chacun conservera les siennes et nous travaillerons dans un cadre supranational dont les pouvoirs et les garde-fous auront été négociés et validés par chacun de nous. Si vous désirez réunifier le désert par la voix diplomatique il faudra, pour reprendre vos mots, nous considérer comme vos égaux et nous en ferons de même.

Pour ce qui est de vos points finaux, le deuxième et le dernier est acquis depuis longtemps. Quant à savoir ce que vous entendez par le troisième, il faudra être plus précis car ce que nous appelions hier encore cramoisien n'est rien d'autre que la nationalité qui unit désormais tous les ressortissants de la Kabalie rouge, sans distinction d'origines ou de croyances. La Kabalie rouge n’exclura aucun de ses ressortissants, sauf décision de justice prise par un tribunal national.

Le premier point, quand à lui, n'a pas lieu d'être. La guerre n'est jamais légitime, où qu'elle soit menée et quelles que soient ses motivations. La Kabalie rouge s'engagera toujours aux côtés de la paix et de l'humanité réconciliée. Par ailleurs, l'OND demeure à ce jour une menace pour l'Afarée, comptant dans ses rangs plusieurs puissances coloniales et colonies sur notre continent. Aucun soutien ne leur sera accordé tant que les colonies tanskiennes, caratradaises et nordiennes n'auront pas reçu leur indépendance.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur de CRAMOISIE©Kabalie rouge
Kabalie rouge
7159
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

Vous voyez dans la présence des Carnavalais une occupation, mais il y a occupation lorsqu'une présence étrangère est imposée par la force. Je commande aujourd'hui l'armée nationale, et les natifs Kabaliens sont représentés au gouvernement. Ils le seront bientôt dans l'état-major également, dès que nous aurons fait entrer les armes pour lancer la formation d'une armée nationale multi-ethnique. Il ne vous aura pas échappé que l'OND a plusieurs fois tenté de faire blocus sur l'importation d'armes légères d'infanterie en Kabalie. Tant que ce blocus perdurera, nous devrons faire avec les soldats présents sur place, sauf à nous désarmer totalement ce qui est inacceptable. La première étape de la paix sera donc de laisser la Kabalie rouge se fournir en arme et lancer la formation de nouvelles troupes. D'ici là, il faudra faire avec les Carnavalais. Plus tôt le PAS et l'OND cesseront leurs menaces, plus tôt la paix pourra être organisée. Il n'y a là que des faits.

Pour quelqu'un qui prétend parler de faits, vous êtes bien idéaliste, voici des faits :
  • l'économie de la Kabalie rouge repose à ce jour à 99% sur des capitaux carnavalais, des savoir-faire carnavalais, des ingénieurs et des ouvriers carnavalais, des médecins carnavalais...
  • si nous cessons de travailler avec les natifs de Carnavale, l'ensemble du pays s'effondre, les hôpitaux cessent de fonctionner, les chantiers s'arrêtent, l'électricité se coupe ;
  • si nous cessons de travailler avec les natifs de Carnavale, nous n'avons plus d'armée, plus de policiers, plus de docteurs, plus d'ingénieurs, plus de travailleurs ;
  • si nous cessons de travailler avec les natifs de Carnavale, le désert demeurera inhabitable, pollué et sans espoir de reconstruction écologique possible ;
  • pour sortir de cette dépendance unilatérale, il nous faut mettre en place un programme de transition qui consistera à former des soldats, des médecins, des politiciens natifs kabaliens.
  • rien de tout cela n'est possible tant que nous ne pourrons pas faire entrer d'armes et tant que nos voisins nous menacerons. La Kabalie rouge ne détruira pas son économie alors qu'elle est menacée de guerre par le PAS et l'OND.

Voilà les faits auxquels vous tenez tant. Pour que la Kabalie rouge entame un programme de réparation et de décolonisation, elle a besoin de temps et besoin de protection. Tout ce que vos alliés nous refusent. Il s'agit donc, pardonnez moi l'expression, d'une impasse mexicaine. Personne ne peut bouger tant que les autres n'ont pas fait le premier pas. Les lucifériens ont donné des gages à plusieurs reprises. Il est temps que vous bougiez également de votre côté.

Concernant la République des Trois Lunes, je le réitère : les Kabaliens de Kabalie rouge n'ont jamais trouvé ces institutions satisfaisantes. Elles se contentaient de poser un mot unique sur un patchwork de clans et d'ethnies dont la seule unité était de partager un désert. Les tentatives de réécriture de l'histoire ne nous intéressent pas, Carnavale a rasé un désert et a génocidé des peuples, elle n'a pas attaqué une nation, cessons de nous mentir.

Pour ce qui est de la réunification, il faudra pourtant que vous acceptiez nos conditions, ou bien elle ne se fera pas. Les Kabaliens sont souverains dans l'est du désert, vos clans n'ont aucune légitimité dans cette région. Si nous acceptons de nous unir à vous, nous le ferons selon des conditions qui nous conviennent, et certainement pas en adoptant des institutions inventées de toute pièce. Gardez votre Sénat et vos "chevaliers", nous garderons pour notre part notre citoyenneté égalitaire et notre sécurité sociale universelle. Des ajustements politiques pourront être faits après négociation, mais il faudra vous réconcilier avec le fait que la Kabalie rouge est un territoire souverain, que ses citoyens sont ici chez eux, et que nous n'accepterons jamais aucune cohabitation que nous n'ayons pas choisie. Si la Kabalie rouge doit réformer ses institutions, elle le fera par elle même et pour elle même. Pas sous la contrainte. Pas sous la menace. Et toujours selon les aspirations politiques de ses citoyens.

Si mon peuple décide de s'unir au vôtre, il faudra tenir compte de ses lignes rouges, comme nous tiendrons compte des vôtres. Ce sera cela, ou bien vous ne nous proposez rien d'autre que l'annexion, ce que nous refusons.

Voici donc ma réponse :

  • Nous refusons votre premier point, irréaliste dans la situation actuelle. Son application entraînerait immédiatement une crise économique et humanitaire qui risquerait de nous jeter de nouveau dans les massacres et la guerre civile.
  • Nous acceptons votre deuxième point sous condition : aucune démobilisation ne sera faite tant que le PAS et l'OND n'auront pas officiellement retiré leurs menaces militaires contre la Kabalie rouge. Par ailleurs, la démobilisation des soldats Carnavalais ne pourra avoir lieu qu'une fois la formation complète de troupes professionnelles natives kabaliennes achevées, soit un an après la livraison de 10 000 Armes Légères d'Infanterie à Salem-Aleykoum.
  • Nous acceptons votre troisième point sous condition : si la Kabalie constitue un territoire possédant sa cohérence et son unité, cette unité ne pourra en aucun cas aboutir à une unification politique sans une négociation égalitaire des deux parties et la consultation de leurs peuples souverains.
  • Nous acceptons votre quatrième point.

Voilà pour nos concessions, voici désormais nos exigeances :

  • Premièrement, la République de Kabalie devra dénoncer toutes les menaces militaires et économiques contre la Kabalie rouge, considérant que celles-ci sont un obstacle non seulement à la paix, mais à un processus de décolonisation et de réparation serein et progressif.
  • Deuxièmement, la Kabalie rouge devra pouvoir se réarmer afin de former une armée nationale multi-ethnique et non pas seulement composée de natifs carnavalais. Toutes les entraves aux livraisons d'armes devront cesser. La Kabalie rouge doit pouvoir se fournir sur les marchés qui lui conviennent, sans pression politique d'aucune sorte.
  • Troisièmement, la République de Kabalie devra reconnaitre officiellement que la Kabalie rouge est légitime à négocier et organiser sa décolonisation, par elle-même et pour elle-même, dans les conditions et la temporalité qu'elle jugera nécessaire et bénéfique à son peuple. Nous ne sacrifierons pas le bien être des nôtres pour satisfaire l'agenda politique irréaliste de nations à l'autre bout du continent.
  • Quatrièmement, la République de Kabalie reconnaitra que la Kabalie rouge est souveraine sur la partie est du désert, dite "désert rouge" et qu'elle pourra procéder à la reconstruction écologique qu'elle jugera nécessaire au bien être de son peuple.

Ces conditions, qui sont en fait pour nous des garanties, nous semblent raisonnables. Ainsi, chacun concède et nous pourrons avancer.

En ce qui concerne votre accord de coopération économique, il nous semble en effet souhaitable et bienvenue. Le désert rouge possède d'importantes réserves d'hydrocarbures et de pétrole que nous commençons tout juste à exploiter. Grâce à plusieurs partenariats avec Carnavale et le Drovolski, nous avons également commencé à développer le secteur de la géothermie et du nucléaire. Si nous allions vers davantage d'interconnection de nos réseaux énergétiques, nous ferions un grand pas vers l'interdépendance et la paix entre nos deux territoires.

Nous acceptons volontiers votre accord de libre-échange, qui permettra à n'en pas douter une diversification des capitaux et donc de l'économie. Ce sera, comme vous l'avez dit, un parcours progressif mais qui enverra un message d'unité à ceux qui cherchent à nous diviser.

Nous refusons en revanche que l'Azur soit impliqué. Ce pays est l'un des principaux facteur de déstabilisation du continent depuis quelques années et s'est tristement illustré par ses mensonges. L'Althalj en revanche est un allié naturel et un voisin, dont la diplomatie n'a pas à rougir de parjure et de tentatives de manipulations grossières, contrairement aux pays membres du PAS.

Enfin, un dernier point. Si nous renommons notre pays Kabalie de l'Est, vous devrez renommer le vôtre Kabalie de l'Ouest. Ainsi l'égalité sera assurée entre nos deux territoires. Il est important de rappeler qu'aucun de nos deux pays ne possède, à ce jour, la légitimité pleine et entière sur le désert. Nos clans ne l'accepteront pas.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur du désert rougeKabalie rouge
Kabalie rouge
3652
affaires étrangères



A l'attention de la Chancellerie unifiée de la République Unie des Peuples de Kabalie.



Madame le Consul exécutif,

La République de Sovélie accuse réception de votre note du 16 novembre 2018 et vous remercie pour la clarté avec laquelle la RUPK expose sa trajectoire institutionnelle, énergétique et stratégique. Nous percevons dans votre démarche une volonté assumée de consolidation étatique et de structuration régionale, que nous abordons avec attention et sérieux.

La Sovélie est favorable à l’établissement de relations diplomatiques complètes entre nos deux États. Nous sommes disposés à engager sans délai les procédures d’agrément en vue de la nomination d’ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires et à définir, de manière concertée, un calendrier pour l’ouverture progressive d’ambassades respectives. Nous privilégions un approfondissement bilatéral méthodique, fondé sur la réciprocité, la stabilité et la projection de long terme.

S’agissant du volet énergétique, la Sovélie suit avec un intérêt particulier le cycle législatif que vous annoncez. En tant que grand producteur d’hydrocarbures et acteur engagé dans les concertations internationales relatives au marché pétrolier notamment à travers sa participation actuelle à un sommet consacré aux hydrocarbures, notre pays mesure les exigences structurelles qu’implique la puissance énergétique : sécurité des infrastructures, prévisibilité réglementaire, crédibilité contractuelle et maîtrise des routes d’exportation. Dans cet esprit, nous sommes ouverts à un dialogue technique entre nos autorités compétentes afin d’examiner les convergences possibles et d’identifier des mécanismes de coopération adaptés, dans le respect strict de la souveraineté de la RUPK.

Votre rappel historique trouve un écho particulier en Sovélie. Notre nation a elle aussi connu une période de domination coloniale, et cette expérience a durablement façonné notre attachement à la souveraineté, à la consolidation institutionnelle et à la prévention de toute forme d’ingérence prédatrice. Nous comprenons donc la volonté de la RUPK de ne plus être institutionnellement vulnérable. Pour autant, la Sovélie demeure attachée à une résolution politique et diplomatique des différends territoriaux, dans un cadre stabilisé et conforme aux principes du droit international.

Nous prenons acte de votre intention de candidater au Pacte afaréen de sécurité et suivrons avec attention l’évolution de cette architecture régionale. De manière plus large, votre proposition relative à un Pacte de Défense de l’Afarée du Nord-Ouest retient notre attention. La Sovélie considère qu’un mécanisme régional crédible, orienté vers la dissuasion des entreprises de colonisation et la stabilisation stratégique, peut constituer un instrument utile s’il repose sur des engagements clairs, un contrôle politique équilibré et une articulation cohérente avec les structures multilatérales existantes. Dans cette perspective, nous sommes disposés à participer à des consultations exploratoires afin d’en examiner les paramètres précis.

Nous prenons également note de votre intention de déposer une candidature auprès de l’Organisation des Nations démocratiques. La Sovélie, engagée elle aussi dans un dialogue constructif avec cette organisation, estime que l’intégration dans des cadres multilatéraux exigeants renforce la crédibilité et la stabilité des États qui s’y inscrivent. Nous suivrons donc avec intérêt l’évolution de votre démarche.

La Sovélie est prête à transformer ces orientations en agenda diplomatique concret. Notre position est claire : approfondissement progressif du partenariat bilatéral, coopération énergétique réfléchie, dialogue stratégique régional structuré et engagement multilatéral responsable.

Nous voyons dans cette phase non une simple ouverture formelle, mais la possibilité d’un alignement d’intérêts entre deux États soucieux de consolider leur souveraineté et de stabiliser leur environnement régional.

Veuillez agréer, Madame le Consul exécutif, l’expression de notre haute considération.

Mme Nadia Rahmani
Ambassadrice de la Sovélie Secteur Afaréen

Sceau
9393
BALSILEK ISHAK

BALSILEK ISHAK

A mon tour de vous répondre point par point et de dissiper certains malentendus.

Tout d'abord, je me permets de vous rappeler que je ne suis pas moins Kabalien que vous et que je connais les mœurs, les mythes et les structures sociales traditionnelles de l'ouest. Si chaque clan a les siennes, il existe des substrats culturels communs. En tant que dernier chef kabalien encore vivant du désert rouge, les clans de l'est m'ont accordé leur confiance et se sont réunis derrière moi pour les représenter, ainsi que derrière le ministère des minorités légitimes. S'il n'appartient qu'à vous de vous constituer en société d'ordre, nous avons fait un choix différents. Nous respecterons vos choix et vos institutions, tout comme vous respecterez les nôtres. Nul n'imposera sa manière de faire à son voisin et aucun de nous deux ne sera forcé d'adopter les institutions de l'autre. Si nous le jugeons nécessaire, nous négocierons au cas par cas les structures dont nous choisirons de nous doter en commun.

La diversification de nos partenaires fait partie de nos stratégies, en effet. Il n'est jamais bon de dépendre d'un seul fournisseur. Nous ne voyons aucun obstacle au fait de négocier l'accès à certains marchés avec vous, y compris en vous proposant des accords préférentiels étant donné nos volontés réciproques de rapprochement.

Toutefois, et je vous le dis avec la franchise d'un frère, vos propositions m'inquiètent car elles témoignent d'un certain déni de réalité. Je suis Kabalien, je connais la société kabalienne pré-génocide et son niveau technologique. Si vous pensez que nos médecins pourront remplacer la science carnavalaise, c'est que vous n'avez pas réellement contemplé de vos yeux ses miracles. Il n'y a aucun monde où un médecin non-Carnavalais sera au niveau d'un professionnel de Grand Hôpital. Ces gens ont trente ans d'avance sur nous et je pèse mes mots. Il est inutile de se raconter des fables : notre peuple n'a pas les connaissances pour faire jeu égal avec Carnavale, loin de là. Il n'y a pas lieu d'en avoir honte : je ne crois pas qu'il existe dans le monde une seule nation en mesure de concurrence Bourg-Léon en matière de science médicale.

Ce que nous devons donc faire, c'est nous former auprès d'eux. Apprendre d'eux. Négocier des transferts de technologies, étudier leurs pratiques et leurs méthodes, et développer sur notre sol des laboratoires et une industrie pharmaceutique inspirée des meilleurs. Ne voyez pas cela comme une insulte ou du mépris mais les faits sont là : s'il suffisait d'envoyer du personnel médical pour remplacer les cliniques Dalyoha, nous Kabaliens rouge aurions pu le faire depuis le début.

Je me permets donc de vous faire une contre-proposition : négocions ensemble avec la Principauté un contrat préférentiel pour la formation d'une nouvelle génération de médecins Kabaliens. Envoyons nos étudiants les plus prometteurs à Grand Hôpital et dans dix ans, lorsqu'ils reviendront, nos deux pays seront à la pointe avancée du continent entier. Les Dalyoha savent qu'ils ont une dette envers notre peuple. Le meilleur moyen d'en réclamer le paiement est d’exiger d'eux un accès privilégié à leur précieux savoir. Nous nous formerons à leurs méthodes, nous négocierons l'accès à leurs brevets et dans dix ans, avec l'aide de Carnavale, la Kabalie peut être une puissance mondiale et un fleuron scientifique de l'Afarée, faisons jeu égal voire dépassant même le Banairah. Cela ne se fera pas du jour au lendemain j'en conviens, mais avec détermination et patience, nous y parviendrons.

Ce constat recoupe également les tentatives de reconstruction écologique du désert rouge. Les technologies nécessaires pour y arriver sont hors de notre portée aujourd'hui, des panneaux solaires, comme vous le proposez, ne réglerons rien du tout. Il nous faut des plantes capables de détoxifier le sol, des stations d'épuration avancées, des pompes à CO2... le tout planifié à une échelle nationale et en poursuivant un agendas précis, calibré, et cohérent dans le temps. Ce projet est déjà en cours et négocié avec les Laboratoires Dalyoha qui sont, à ce jour, les seuls à disposer d'assez de connaissances et de cynisme pour raser un territoire et le reconstruire dans la foulée. Ne perdons pas davantage de temps à nous bercer de chimères : nous ne pouvons pas nous permettre de ne compter que sur nous mêmes. Il nous faut de l'aide, et celle des meilleurs dans leurs domaines.

Pour ce qui est de l'énergie, là encore vos propositions, bien que généreuses, sont superflues. Nous avons installé nos premières centrales nucléaires dans le désert et la géothermie ainsi que l'exploitation des ressources pétrolifères comble largement nos besoins. La Kabalie rouge est souveraine de ce point de vue.

Nos besoins actuels se situent davantage dans l'import de certains produits manufacturés de haute technologie ainsi que les matières premières nécessaires à la poursuite des grands chantiers débutés il y a un an et demi. Nous avons besoin de bâtir, de nous étendre, de fabriquer des routes, des aéroports et des voies de chemin de fer. De machines et d'ordinateurs. Nous avons besoin d'usines et de centres de recherche. L'énergie est abondante dans le désert, mais ce dont une société moderne a besoin c'est de puces et de micro-composants.

Votre proposition de passer par vos marchés est donc parfaitement opportune et bienvenue. Elle permettra la reprise de la croissance économique en Kabalie rouge et rapprochera nos deux pays grâce au libre-échange. Former une communauté économique est bien souvent un prérequis à la création d'une communauté politique.

Il ne tient qu'à vous d'éviter une indépendance totale en prouvant aux Kabaliens rouge que nous avons intérêt à former avec vous une seule et même entité. C'est aussi simple que ça : si mon peuple trouve plus profitable et souhaitable de s'unir au votre, alors cela se fera. Sinon, cela ne se fera pas. Tout dépend donc de ce que nous mettons respectivement dans la balance. Mais l'unité ne se décrète pas, ou cela s'appelle un mariage forcé. A la fin, ce sont les peuples qui tranchent et nous n'appliquerons aucune réunification qui n'ait été validée d'abord par referendum par les Kabaliens rouge. La constitution d'un marché commun est une première étape importante mais elle ne sera pas suffisante c'est évident. Il faudra également définir l'organisation institutionnelle de notre union afin qu'elle respecte la souveraineté de chacun de nos peuples, leur garantisse le respect de leurs droits fondamentaux et négocier ensemble le cadre d'une prospérité commune par des mécanismes de redistribution sociale et la mise en commun d'institutions.

Nous pourrions par exemple commencer par la médecine et l'énergie puisque ce sont là nos deux points forts. La mise en commun de nos infrastructures énergétique, grâce à la constitution d'un seul groupe d'Etat, serait un grand pas en avant. De la même façon, nous pourrions à termes étendre la sécurité sociale de Kabalie rouge à la Kabalie de l'ouest et mettre en commun nos caisses de cotisation. Ce sont des idées qui mériteront d'être discutées une fois que nous nous serons mis d'accord sur le cadre de notre rapprochement, mais elles prouvent que, si la volonté est là, il existe de nombreuses initiatives qui, avec le temps, participeront à rapprocher nos deux peuples et leur faire sentir la nécessité de n'en former qu'un seul.

En ce qui nous concerne, nous n'accepterons aucune force armée azuréenne sur notre sol. En vérité nous avons déjà les capacités de former une armée de natifs Kabaliens, nous avons simplement besoin des armes pour cela. Je ne vois aucune opposition de principe à nous entraîner ensuite ensemble, mais en ce qui concerne la militarisation de Kabaliens nous n'accepterons pas d'autres formateurs que nous mêmes.

Je réitère néanmoins la position de la Kabalie rouge : nous n'adopterons pas votre sénat et votre structuration sociale. Non seulement elle ne nous semble pas adaptée, mais elle va à l'encontre de nos valeurs, fondées sur le suffrage universel, l'égalité devant la loi et l'abolition des privilèges. Libre à vous de posséder un sénat, mais nous ne nous y intégrerons pas. Nos deux pays adopteront chacun le système politique qui leur convient le mieux et nous nous doterons par ailleurs d'institutions communes afin d'encadrer et de nous organiser à l'intérieur d'une seule entité politique. La Kabalie de l'ouest et de l'est sera peut-être, je le souhaite, un jour une seule entité indissociable, à part pour la couleur du sable, mais d'ici là il faudra nous contenter d'une forme fédérale.

Je me permets de résumer :

Nos deux pays, s'ils veulent à termes n'en former qu'un, doivent le faire sur un pied d'égalité et sous une forme qui sera, dans un premier temps, fédérale. Cette forme fédérale peut s'appeler République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est, elle sera constituée de deux entités : la République de Kabalie de l'ouest et la République de Kabalie de l'est, ou Kabalie rouge.

Notre union politique ne pourra se faire qu'avec l'assentiment de nos peuples respectifs, chacun de ses termes devant être validé par referendum. Afin de convaincre nos peuples de l'intérêt qu'il y a à ne former qu'un seul pays, nous devrons nous rapprocher sur le plan social et économique, ce qui passe par une harmonisation de nos niveaux de vie, un développement économique planifié ensemble et fondé sur la création de conglomérats d'Etat ou semi-privés, notamment dans le secteur de l'énergie et de la santé. Nous pouvons également étendre ces collaborations au secteur agricole, de l'eau, du transport, etc. selon ce que nous jugerons pertinent.

Militairement, nos armées et polices travailleront ensemble, avec pour objectif affiché de s'unir à termes. D'ici là, nous devrons multiplier les partenariats, sur la base du respect de notre souveraineté, de la défense de nos frontières et de la dénonciation des pays qui nous menacent et tentent d'instrumentaliser notre partition de fait afin de servir un agendas impérialiste et colonial (je pense notamment à l'OND).

Enfin, nous devons acter nos potentiels et nos limites. Si nous parlons d'une seule voix, nous pouvons utiliser la dette qu'à la Principauté de Carnavale à notre égard pour négocier avec elle des transferts de technologie et la formation de nos personnels (notamment médicaux mais je pense également à leurs ingénieurs dans le domaine balistique et spatial). Ainsi, sur un temps raisonnable, nous formerons une nouvelle génération de Kabaliens en mesure d'assurer les fonctions sociales indispensables au fonctionnement d'une société développée et scientifiquement à la pointe. Nous assurerons ainsi l'égalité de fait entre les natifs-Carnavalais et les natifs-Kabaliens (égalité qui n'existe aujourd'hui qu'en droit, donc théorique, en raison du décalage de niveau de formation professionnelle, qui empêche les natifs-Kabaliens d'accéder à certains postes clefs nécessitant une expertise avancée) et mettrons fin à notre dépendance vis-à-vis de technologies et de professionnels étrangers.

Ainsi parle Balsilek Ishak,
PDG-Protecteur du désert rougeKabalie rouge
Kabalie rouge
4750
Logo du Ministère du Commerce International et de l'Industrie de la République Fédérative d'Icamie, désigné dans le cadre d'un grand concours national par l'office de la présidente Anahí Ñasaindy en 2014, afin de trouver un motif qui puisse rappeler les traditions et la grandeur de la civilisation icamienne d'un seul coup d'oeil. Produit par un cabinet de marketing d'Akahim, elle reprend les motifs en formes de losanges du drapeau national, avec des angles vifs et tranchants pour rappeler les traditions martiales d'un pays longtemps malmené par l'étranger, mais qui a toujours su se relever.

Bureau du Mr. Victor de But, chargé de mission sur l'exploration des marchés militaires stratégiques auprès du Ministre du Commerce International et de l'Industrie d'Icamie,
Les Toupies
12, Sentier de la Mère-Patrie,
Tàvusu Pyàhu, District Fédéral
République Fédérative d'Icamie

Bureau de Mr. Vilo Colo, Consul exécutif et législatif de la République Unie des Peuples des Clans de Kabalie,
B.P. 6 — Chancellerie de la RUPK
Palais de l’Unité, Avenue du 6-Janvier
Azour — Kabalie (RUPK)

Objet : Sollicitations commerciales et proposition de coopération dans le cadre du programme de réarmement Kabalien


Votre Excellence,

Il est venu à la connaissance des services diplomatiques et commerciaux de la République Fédérative d'Icamie, et des autorités syndicales militaires de notre nation que la Kabalie cherchait aussi à se réarmer. Une décision dont le choix et la légitimité vous appartiennent pleinement et dont nous félicitons la logique dans le climat incertain que traverse actuellement notre monde. A cet égard, je vous prie de trouver jointe à cette missive mes félicitations les plus sincères et chaleureuses pour le discours plein de bon sens que vous avez prononcé le 12 novembre dernier. La construction d'une armée de dissuasion est une décision pleine de sens face aux périls existentiels que rencontre bien malheureusement votre république. Votre décision de diversifier vos sources d'approvisionnement vous honore également et souligne votre sagesse.

C'est bien pour cela que je me présente à vous au travers de cette sollicitation épistolaire : compte tenu du cadre tout particulier de la Kabalie, et conformément aux théories qui sous-tendent la doctrine militaire icamienne, je vous propose, en ma qualité de chargé de mission sur l'exploration des marchés militaires stratégiques, de vous mettre en relation avec les représentants de la base industrielle et technologique de défense icamienne ainsi que l'Union des Forces Armées Icamiennes, pour vous fournir le volet matériel d'infanterie de votre plan d'armement. L'UFAI serait en mesure de vous fournir en prélevant dans ses réserves les 40.000 matériels d'équipement individuel d'infanterie ainsi que les 2.000 mitrailleuses que vous prévoyez dans votre plan. Cependant, et conformément aux doctrines qui organisent notre pensée, l'UFAI et l'Icamie souhaiteraient que ce partenariat ne soit une simple vente irréfléchie : l'UFAI s'engage à envoyer des formatrices et des formateurs auprès des armées kabaliennes pour s'assurer de la bonne intégration de ce matériel au sein de vos forces. Par ailleurs, compte tenu des caractéristiques propres à votre situation par rapport à la République Actionnariale de Cramoisie, l'UFAI et la BITD icamienne se proposent d'adjoindre aux dispositifs d'armements individuels du matériel de protection Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique afin de permettre à vos forces la meilleure capacité à survivre et à opérer dans les conditions particulières qui pourraient advenir en cas de conflit avec un adversaire aussi imprévisible que les forces crypto-carnavalaises et leur propension à user de matériels non-conventionnels. Nous souhaiterions également profiter de ce partenariat, si vous y consentez, évidemment, pour installer une base de recherches afin de parfaire notre connaissance du "Désert Rouge" cramoisien, afin de participer à l'amélioration continue des connaissances et du matériel icamien face aux périls du génie chimique moderne : des améliorations qui seraient évidemment directement mises à disposition de vos forces pour mieux les protéger.

Enfin, conscient de votre volonté d'accroître votre autonomie et de réduire votre dépendance, nous nous proposerions également d'aider les forces armées kabaliennes en mettant à votre disposition, sous licence, les technologies icamiennes d'impression 3D dans le domaine militaire, afin d'entériner l'autonomie de vos forces au cas où adviendrait malheureusement une rupture des capacités d'approvisionnement de la Kabalie vis-à-vis de ses fournisseurs.

Nous avons connaissance et conscience de la commande que vous avez passé auprès des armements Levacher - pour être parfaitement transparent, l'Icamie fournit la majorité des capacités bureautiques du Makota, avec nos partenaires du Jashuria, dans le cadre d'un programme propriétaire qu'ils ont voulu volontairement extrêmement rudimentaire et, de fait ... très poreux - et nous pouvons vous assurer avec une degré de certitude assez élevé que la situation domestique au Makota empêchera vraisemblablement toute possibilité de vous fournir en matériel ... Au-delà de l'impossibilité des industries Levacher à déplacer leur matériel par elle-même, contrairement à l'UFAI.

Dans l'attente d'une réponse qui emplit déjà notre nation d'une respectueuse allégresse,


Dr. Victor de But
Chargé de mission sur l'exploration des marchés militaires stratégiques auprès du Ministre du Commerce International et de l'Industrie d'Icamie,
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