Posté le : 22 mars 2026 à 15:33:36
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Rapport de vol du prototype Alpha de la navette Karavelle :
Le 18 janvier 2019, la navette Karavelle, ou son prototype Alpha, a réalisé son premier vol de classification, et a pu voler dans l’espace et effectuer une réentrée atmosphérique. Le lancement, assuré par un lanceur Karakal, s’est déroulé avec beaucoup de problèmes, qui ont amené la fusée a larguer sa charge utile sur une orbite inclinée de 20 degrés par rapport à celle prévue lors de la mise en place de la mission. De fait, la navette a dû corriger elle-même cette inclinaison, et par conséquent n’a pas eu assez de carburant pour effectuer les manœuvres motorisées prévues par la mission. Cependant, la navette a prouvé sa capacité à effectuer de longues combustions et à délivrer un Delta Vitesse important : si le carburant avait été utilisé pour atteindre une plus haute orbite, cette orbite aurait été de 600 kilomètres. Bien que raccourcie, la mission a pu se dérouler comme prévu, et malgré la mise en orbite ratée, on sait maintenant qu’une charge utile déployée par cette navette peut être mise en orbite malgré de fortes erreurs lors de l’ascension. Les systèmes de la navette ont été testés, et ont pu rapporter de nombreuses données sur leur fonctionnement. L’ordinateur de bord, calqué sur celui des satellites du programme Konnecticus, a parfaitement rempli sa mission, et a contrôlé la navette de sa mise en orbite jusqu’à son atterrissage. Il n’a pas souffert de problèmes liés aux radiations, mais pourrait se révéler trop peu puissant en termes de puissance de calcul, si un gain de puissance de calcul est nécessaire lors de prochaines missions. Il est également très, voire trop, énergivore. Les panneaux solaires, et les radiateurs, se sont quant à eux révélés sous-dimensionnés. Les radiateurs déployables ne sont manifestement pas la meilleure option d'ingénierie pour ce type de véhicule. Les panneaux solaires ne sont également pas très efficaces, et ont besoin d’être agrandis, pour éviter toute perte de contrôle du vaisseau lors des passages dans l’ombre de la Terre. Dans l’éventualité que la charge utile requiert du courant en continu, il est même possible qu’ils ne soient pas capables de fournir assez de puissance pour recharger les batteries. Pour les instruments de vol, on constate une légère amélioration par rapport à Kalao 1, mais ils ne sont toujours pas assez précis pour tenir dans la durée. Pour le Programme Karavelle, cela n’est pas problématique, mais pour des missions de plus longue durée, par exemple vers la lune, il est impossible de partir sans avoir amélioré grandement ces composants. Les roues de réaction ont quant à elles fait de très gros progrès, mais elles ne sont pas assez puissantes pour bouger efficacement le véhicule rapidement. Pour de telles opérations, un système de RCS reste nécessaire, et sur ce vol il a parfaitement fonctionné.
L’antenne embarquée a pu transmettre au centre spatial les données de vol de la navette, qui a su les utiliser pour modifier les manœuvres prévues initialement. En ce sens, elle a très bien fonctionné, et ne nécessite pas d’amélioration pour le moment.
La réentrée atmosphérique s’est bien passée, et la navette n’a pas été endommagée par les frottements de l’air. Toutefois, les communications ont été perdues durant un long moment à cause de la grande quantité de plasma entourant la navette lors de sa réentrée, mais cela n’a pas impacté le pilote automatique, qui a très bien rempli sa mission. Sur ce plan, rien n’est à modifier non plus.
Le prochain vol du prototype pourra tester des fonctionnalités avancées et effectuer les manœuvres qui n’ont pas pu être testées sur Karavelle 01, et si ce vol est concluant, une version finale sera construite pour entrer en service.