Sommaire :
I. Des origines de la religion
II. L'exercice de la religion
III. La cohéxistence de la religion avec les autres religions.
I. Des origines de la religion
La religion des Astraliens, dite Armipienne est l'une des plus vieilles du monde. En effet, on retrouve des traces de celle-ci dès 2000 av. JC avec ses premiers mythes fondateurs et ses dieux, dit Les dieux d'Armipie, contenu dans le livre sacré : Le Mnémalion du grec ancien mnêmê (=mémoire). Ce livre signifie littéralement : La mémoire sacrée des Dieux en Astralien.
Avant de s'intéresser aux mythes fondateurs, une rapide description de tous les dieux de l'Armipie :
- Makonnos, Dieu des dieux. Il est le dieu du ciel et de la terre. Il est celui qui siège sur l'Armipie. Selon les Astraliens, c'est lui qui donna la Constitution oubliée des jours anciens. Les Astraliens le fêtent le 12 Juillet.
- Vardasté, Déesse des étoiles et de l'univers, elle est la femme de Makonnos et est une des déesses les plus louées par les Astraliens. En effet, selon le mythe, c'est ses dessins qui, avec l'aide de Makonnos, créèrent les étoiles (et tout autre corps célestes découvert par la suite). Ce sont de ces étoiles mêmes que les Astraliens pensent descendre. Justifiant alors chez eux un désir impératif de conquête et recherche spatiale.
- Théothallas, Dieu des océans, des mers et de tous les fleuves et cours d'eau traversant le monde. Il est, pour les Astraliens le bouclier du peuple. Dans les mythes, Théothallas est l'un des dieux les plus belliqueux, poussant les Astraliens à devenir une thalassocratie durant l'antiquité. A sa redécouverte progressive à la Renaissance, ces mythes sont utilisés, modifiés et donc instrumentalisés par les Stratèges afin de justifier devant l'Ecclésia les guerres commerciales, notamment avec Fortuna. En effet, Théothallas, dans le mythe Thermopiles précise que "Seule une grande muraille de bois pourra protéger les Astraliens de leurs extinctions.. Il pose ainsi le principe d'une grande armada pour protéger les Astraliens de toute destruction.
- Auregon, Dieu du feu et de la forge, ce serait lui qui aurait façonné la Terre selon les Astraliens.
- Nereïana, Déesse de la Lune, de la nature et de la chasse. Dans les mythes antiques, c'est elle qui éclaire la terre lorsqu'il fait nuit. Elle se présente alors sous sa plus belle forme par un croissant de Lune.
- Melthea, Déesse de la nature, de la croissance et de l'agriculture. Elle est fétée lors de l'équinoxe de Printemps chaque année, en particulier dans le monde rural. C'est notamment durant cette semaine de l'équinoxe a lieu en son honneur Le salon de Melthea à Astraliae afin de mettre en valeur l'agriculture Astralienne.
- Adelassa, Déesse de l'amour, de la beauté, de la sensualité et de la fertilité. C'est en son honneur que les Astraliens se marient devant les dieux dans les temples. Ils jurent alors fidélité devant Adelassa et lui demande d'octroyer fertilité et protection à leurs couples.
- Helkaronos, Dieu du Soleil et de l'art. C'est de lui que le programme d'astronomie astralienne prend le nom : Le programme Helkaron. Il est évidemment fêté lors du solstice d'été.
- Doros, Dieu de la mort et gardien des âmes. C'est lui qui reçoit les âmes des Astraliens avant de les envoyer « composer dans l'Univers, vers un destin inconnue mais que Chronos voulait magnifique pour alors sa plus belle des créations : les Hommes »
- Syrionkon, Dieu du vent, messager des dieux, il assure le rôle de psychopompe (conduisant les âmes jusqu'aux halles de Doros).
- Vorthion, Dieu de la guerre stratégique comme violente, il a longtemps été délaissé par les Astraliens puisque priés par les deux rois fous et mis en avant par ceux-ci. Ils se prétendaient descendre en ligne directe de Vorthion. Ainsi, les Astraliens le réintégrèrent peu à peu au fil des siècles, notamment avec la guerre contre Fortuna. Aujourd'hui, Vorthion est vu comme le dieu de la puissance mais qui doit être tempéré par la sagesse. D'ailleurs, dire de quelqu'un qu'il est vorthonien pour les Astraliens conduit à le décrire comme violent, belliqueux.
- Euthéros, Dieu des joies et des fêtes, de la prospérité. Il est associé à la ville de Nébarion pour sa prospérité et en est son gardien. Les Astraliens le considère comme un dieu bienfaisant et l'associe à la fête nationale de la glorieuse révolution le 21 Juin, ou il est dit « pour une fois, un autre fluide rouge coula en ce 21 Juin de ce nouveau siècle. Ce fut le rouge du vin et on y chanta les récits des jours anciens et de la grandeur d'antan. »
II. L'exercice de la religion
L'exercice de la religion Astralienne se fait principalement individuellement. Chaque Astralien est invité à la pratiquer lorsqu’il le souhaite. Cependant, deux obligations se distingue ici : le Mercredi et le Dimanche. Le mercredi étant le jour sacré des dieux d’Armipie. D’ailleurs, les Astraliens ne disent pas « Mercredi » mais « Armipide ». Et le Dimanche, lui, jour sacré d’Eurype, demi-déesse, fille de Makonnos qui aurait créer, avec l’aide d’Helkaronnos et d’Auregon, l’Eurype que l’on connaît aujourd’hui.
Malgré cette grande indépendance de l’exercice de la religion armipienne où les citoyens d’Astrachora pensent que celles-ci doit rester dans le domaine privé, l’Etat lui y est cependant bien rattaché.
En effet, la constitution vient des dieux, ceux-ci sont considérés comme ceux l’ayant octroyé. Un vieil adage dit d’ailleurs : « Le seul roi d’Astraliae siège à Armipie. »
Cette non-séparation montre alors le culte profond des Astraliens envers les dieux. Qu’ils préfèrent appeler plus communément « les puissances du monde ». En effet, la religion astralienne se représente aujourd’hui plus par un déeisme puissant. Peu importe que Makonnos s’appelle Makonnos véritablement. Ce qui compte avant tout, c’est qu’il existe. Et ils ressentent alors cette existence au plus profond d’eux.
En effet, l’éducation consacre deux ans à la religion et pensées théologiques, et cela depuis la loi L254 relatif à l’éducation religieuse d’Astraliae du 28 avril 1747 prévoyant une éducation intense de la religion et pensée armipienne pendant deux ans. Cette loi fut complétée par une autre, la loi L746 du 24 août 1883 qui rajouta en plus un module « d’ouverture religieuse » vers « le monde extérieur ». Cette loi fut alors décriée par la doctrine conservatrice qui y voyait ici une déchéance de la religion et le rejet de la constitution des dieux pour les plus extrêmes. En effet, cette loi, adoptée à une courte majorité de 50,6% à l’Ecclesia divisa profondément la société. Cependant, après bientôt plus d’un siècle et demi d’application, aucune baisse de pratiques de la religion en Astralia. Au contraire, bien que quelques théologiens Astraliens se fascinent pour la bible, la torah ou encore le coran, ils y voient à chaque fois la supériorité de leurs pensées en considérant même la religion pour dangereuse (l’épisode des deux tyrans n’y étant pas pour rien).
Ainsi, au sommet de l’Etat, le Wanax est sacralisé par la volonté du peuple et jamais par les dieux, bien qu’ils leurs prêtent serment, accompagné des deux autres stratèges :
Les juges de l’Héliée eux aussi prêtent serment :
Ainsi, la religion est exercée librement, sans contrainte tout en conservant une place non négligeable dans la société. Encrée profondément dans la tradition, celle-ci représente pour les Astraliens un réel moyen d’acquérir l’ataraxie entière. D’ailleurs, ceux-ci ont la possibilité légale depuis 1912 de poser dans un trimestre 3 jours consécutifs dit « jours de la pensées ». Ceux-ci ont (normalement) pour objectif d’inviter les Astraliens posant ces journées à se poser et à vivre 3 jours calmes.
III. La coexistence de la religion astralienne avec les autres religions
Les Astraliens sont très inclusifs vis-a-vis des autres religions, notamment grâce à la loi L746 du 24 aout 1883 sur l'éducation (voir II.) En effet, Astraliae possède sur son sol une très grande diversité religieuse, même si minoritaire.
On y retrouve alors en premier les chrétiens, composant près de 4,3% de la population totale suivi des musulmans, qui représentent 1,2% de la population, majoritairement présents dans les territoires des anciens comptoirs à culture maghrébine et levantine. Aussi, par diaspora et par proximité avec le pays Juda, on y retrouve près de 0,7% de juifs. Il reste alors 0,8% d'autres religions largement minoritaire. La population d'Astraliae suit donc à 93% la religion armipienne.
Cette coexistence pacifique et heureuse et notamment possible via la possibilité unique pour les autres religions de se réunir dans des bâtiments respectifs, souvent privé, dont ils fixent le rendez-vous pour célébrer divers fêtes religieuses ou prier en groupe. Cependant, l'Ecclesia par une loi du 11 décembre 1580, suppervisé par le stratège Wanax Armadir, décida que les bruits et fêtes religieuses pouvaient être partagés au sein des communautés entre elles mais sans manifestations dans l'espace public. Les cloches ne devaient pas sonner et les muezzin ne pourraient chanter le matin. Cette loi, toujours en vigueur à l'heure actuelle est la concrétisation de la pensée astralienne. Les religions ont, causés bien trop de maux dans le monde pour qu'elles puissent en causer de nouveau. Chacun a alors sa liberté entière de décider de croire ou de ne pas croire. En outre, cette loi est très ancienne (1580) et pose pour les Astraliens les prémices de la pensée des lumières, gonflant leur orgueil vis-a-vis des autres nations.
Ainsi, la liberté de culte en Astraliae est entière, bien que l'Etat soit directement rattaché à la religion armipienne, la maléabilité et l'inclusion de celle-ci inclue toutes les autres formes de religions et les respectent.