Activités étrangères à Navasota
Posté le : 30 jan. 2026 à 14:31:17
Modifié le : 30 jan. 2026 à 14:31:27
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Posté le : 22 fév. 2026 à 23:52:30
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LES 6 TETE D'AFFICHE DES ARTISTES ALLOUMNIEN/ALLOUMNAISE AU NOVAFEST MUSIC






Posté le : 15 mars 2026 à 18:46:01
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Citoyens de la Grande République et amis navorais,
Depuis plusieurs mois, le Navasota est le théâtre d'une crise sociale ayant au centre de celle-ci les communautés natives du territoire de l'État fédéré du Navasota. La Présidente de la Fédération, Madame Ashley Hopkins, a décidé de faire le choix d'une approche de dialogue et pacifique, en invitant une délégation des peuples autochtones navorais à un échange visant à l'apaisement des tensions et à la recherche d'une solution. Dans ce contexte délicat, de nombreuses critiques ont émergé à l'encontre des décisions de la cheffe de l’État, Madame Hopkins, concernant ses décisions et sa méthode, aussi bien à l'intérieur du pays, qu'à l'international, notamment par des personnalités publiques westaliennes.
La présidence fédérale souhaite, avant toute chose, rassurer que les critiques émises, par quelconques membres de la scène politique westalienne, ne sont pas représentatives de la vision du gouvernement fédéral sur cette question et que ces dernières ne sont pas une idée partagée dans notre approche diplomatique des relations, entre la Grande République de Westalia et de l'État fédéré du Navasota, que nous souhaitons les plus harmonieuses et bénéfiques possibles pour chacun. La présidence fédérale assure également que notre pays ne souhaite en aucun cas faire de l'ingérence sur la politique intérieure du Navasota, que cela soit maintenant ou dans la future, notre attachement à une société démocratique libre et sans interférence étant une valeur que nous portons avec grande importance.
Le Président fédéral de la Grande République de Westalia, Monsieur Simeon Belagri, a également souhaité partager son soutien à Madame la Présidente Hopkins dans ses décisions pacifiques visant à rétablir un dialogue constructif avec les communautés natives de son pays. Nos deux nations possèdent un contexte et un passé très similaires concernant ce genre de question et il est un enjeu majeur pour tous de tout mettre en œuvre pour construire une société où toutes les communautés ethniques de nos pays puissent vivre ensemble, en acceptant leurs différences et en posant les bases solides d'échanges pacifiques avec chacune d'entre elle. Dans ce contexte, le gouvernement et ses représentants détiennent un rôle de médiateur majeur, un rôle qui nécessite d'être à la fois pragmatique et humain dans les décisions prises pour arriver à une finalité acceptable par tous.
Posté le : 15 mars 2026 à 18:57:41
Modifié le : 15 mars 2026 à 18:58:50
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Posté le : 16 mars 2026 à 23:29:31
Modifié le : 16 mars 2026 à 23:36:46
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Dans : Le Progrès
Journal généraliste classé à gauche, proposant des analyses sociales et politiques. Assez peu lu.
Navasota : les Royalistes dans l’embarras
1er février 2019

Philip MORLAND, Leader du Parti Royaliste
Alors que l’affrontement entre l’Empire de Stérus et le Royaume de Brocelynwood de la fin d’année 2018 est passé à l’état de “guerre froide”, chacun campant sur ses positions et considérant avoir eu le dernier mot, c’est une nouvelle mini-crise qui s’est ouverte entre nations du continent aleucien en ce mois de janvier 2019. Une fois encore, le sujet de la discorde concerne les populations autochtones, mais cette fois-ci, c’est le Navasota qui a été ciblé par le Royaume.
Au Navasota, un horizon de sortie de crise
En premier lieu, la situation explosive ne concernait que le Navasota, nation avec laquelle, pour rappel, nous partageons des racines austariennes communes. A l’image de beaucoup d’Etats du continent, les relations entre le peuple issu des colons d’un côté, dont font généralement partie les élites, et de l’autre les populations indigènes sont complexes. Au Navasota, le point d’orgue est atteint depuis maintenant plusieurs mois. Le meurtre par la Police de deux jeunes issus de l’immigration a provoqué une vague d’émoi, de contestations, et même de révoltes dans le pays sur fond d’affrontements des récits. Les autorités locales ont priorisé la méthode répressive, de même que la Présidente de la Fédération Ashley Hopkins qui a fini par ordonner un couvre-feu. Celui-ci semble être parvenu à rendre le mouvement plus “contrôlable”, sans pour autant le stopper.
C’est en ce mois de janvier 2019 que Madame Hopkins a changé son fusil d’épaule, en acceptant finalement de recevoir une délégation de la population native afin d’ouvrir le dialogue. La réunion a été tenue secrète mais un article de la presse nationale révèle que la Présidente devrait accéder à une partie des revendications des représentants natifs, ce qui n’est pas contradictoire avec la confiance affichée par leur leader Kaitlyn Maynard à la sortie de l’entrevue. Les points de négociation auraient porté sur une réforme de la police nationale - dont une plus grande sévérité à l’égard des crimes policiers -, des programmes d’aides ciblés de lutte contre la pauvreté en faveur des populations autochtones ainsi qu’une accélération et une augmentation des moyens de l’enquête relative à la mort des deux jeunes.
Ces mesures et compromis ressemblent à du simple bon sens pour tout humaniste. Mais c’est précisément à ce moment-là que l’affaire a pris une autre tournure.
Des réactions de toutes parts
C’est le “jeu” politique normal : la Présidente Hopkins a été directement attaquée par les partis d’opposition alors que les élections intermédiaires se dérouleront l’année prochaine. Les arguments des partis ont finalement moins porté sur le fond que sur la méthode, notamment un supposé usage extensif des pouvoirs présidentiels dans les affaires des Etats fédérés.
Si ce débat en apparence institutionnel trahit probablement des divergences de fond, deux hommes ne se sont pas embarrassés des moindres circonvolutions pour réagir immédiatement.
Sur le réseau Echo International, Philip Morland, Leader du Parti Royaliste du Royaume de Brocelynwood, a immédiatement accusé la Présidente du Navasota de “participer à la déstabilisation à terme de l’Aleucie pour des raisons électoralistes’. Alors que nous sommes à maintenant quatre mois des élections de l’Assemblée Unique, il ne faut pas être dupe sur le contexte de cette course à la radicalité à l’encontre des minorités. Il faut reconnaître à M. Morland une grande cohérence idéologique. Nous pouvons citer à cet endroit trois mesures au sein du programme Royaliste, qui vient d’être publié, ciblant directement ces populations et inversant complètement le rapport d’oppression : “Rester intransigeant contre les volontés hégémoniques de la communauté Alderii”, “Multiplier les contrôles au sein des milieux connus comme étant susceptibles de développer des activités terroristes (communistes, indigénistes, féministes)”, “Fermeture de lieux dont l'accès est implicitement interdit à la communauté brocélienne blanche/protestante”.
Sur le même réseau, c’est Victor Hardenbor, candidat Westalien à la Présidentielle cette année, qui a longuement fustigé “un choix particulièrement dangereux et inconsidéré que d’accorder la moindre oreille aux abominations idéologiques que ce genre de “militants” propagent à travers le continent”.
Il est évident qu’au sein des trois nations, le contexte électoral joue gros dans les réactions outragées des candidats de droite et d’extrême droite. Pour autant, il ne faut pas balayer d’un revers de main les contextes et les dynamiques dans lesquelles elles s’inscrivent, et tous les enjeux s’y afférant. Pour cela, il est nécessaire de se centrer sur les implications pour le Royaume de Brocelynwood.
L’exécutif brocélien dos au mur
Les réactions de M. Hardenbor et de M. Morland ne sont pas à mettre au même niveau. M. Hardenbor s’oppose au gouvernement actuel de Westalia, tandis que Philip Morland est le représentant du Parti dont le camp est au pouvoir depuis toujours à Brocelynwood. Lorsque ce dernier s’exprime, il pourrait se défendre qu’il ne s’agit pas d’une parole officielle du Royaume, mais la réalité est bien plus ambivalente.
Il est d’autant plus difficile d’associer le positionnement du chef du Parti Royaliste à une initiative uniquement personnelle qu’il s’inscrit pleinement dans la lignée d’une série d’actions entreprises par le Roi et les Secrétaires Royaux ces derniers mois. Les Rois brocéliens et Johnlyn IV en particulier ont toujours adopté une politique ultra-conservatrice. Mais l’usage était généralement de se tenir à un écart relatif des affaires des autres Etats et des tensions internationales. Depuis quelque temps, il est facile de constater une crainte évidente de légitimation des populations natives et de contagion de leurs mouvements sociaux.
Cela a d’abord représenté une partie des motivations à ne pas rejoindre la Communauté Continentale Paltoleucienne, comme annoncé le 8 juillet dernier. Le communiqué indiquait ne pas partager, entre autres, les valeurs indigénistes de certains membres de l’organisation.
Il y a eu ensuite le long bras de fer à vis-à-vis de la nouvelle politique d’ouverture stérusienne, largement couvert par les médias brocéliens. Cela a débouché sur des dispositions très concrètes, comme la quasi-totale interdiction de toute migration entre les deux pays, décidée par décret, et une nouvelle loi de financement des associations afin de se prémunir de tout supposé risque de financement étranger de mouvements de contestation. Pour autant, la situation n’a pas provoqué des réactions diplomatiques extérieures aux deux parties.
Même si cela a été moins évoqué, le Royaume a également porté plainte contre le journal “Hi-Stories” pour un article dénonçant les crimes coloniaux, l’accusant de “viser directement les fondements du Royaume de Brocelynwood, en s’en prenant ouvertement à l’Histoire de la communauté protestante”. Au final, le 10 janvier dernier, la Haute Cour a donné entièrement raison au journal et condamné le Royaume à verser des dommages et intérêts. Mais la pression contre la presse a bien existé.
Le camp royaliste dans sa globalité multiplie les discours et les attaques. Nulle doute que la communauté Alderii va en faire de plus en plus les frais à Brocelynwood. Mais au niveau continentale, les dirigeants brocéliens sont bien plus isolés qu’ils ne veulent le laisser entendre.
Après s’être mis volontairement à dos les Etats ouvertement pro-indigènes et l’Empire de Stérus, la rupture risque d’être rapidement consommée avec le Navasota. Le communiqué de la Présidente Hopkins s’en est clairement et légitimement pris à des “tentatives d’influence et d’ingérences étrangères [...] inacceptables”.
Surtout, et nous en arrivons à la pièce la plus essentielle de tout ce puzzle, le Royaume a dû suivre extrêmement attentivement les communications officielles de la Grande République de Westalia et de l’Empire du Nord.
Les gouvernements se sont très clairement et sans ambiguïté démarqués des déclarations de Morland et Hardenbor, et soutenu la Présidente du Navasota.
Le Premier Ministre nordiste n’a pas mâché ses mots : “la critique étrangère quant à une rencontre sans aucun doute constructive au sujet de la situation intérieure du Navasota est insupportable [...] ces ingérences sont malvenues et je les condamne bien évidemment.”.
La Présidence Fédérale de Westalia a davantage pesé ses mots, mais tout de même apporté son soutien officiel à la Présidente Hopkins, souhaitant avant tout se démarquer de la prise de position d’un acteur politique du pays, dans l'objectif de se positionner en médiateur et en artisan de l’apaisement.
Il ne reste donc plus grand acteur étatique pour porter la ligne dure du Royaume de Brocelynwood. Pire, le Roi, les Secrétaires Royaux et M. Morland ne vont avoir d’autres choix que de mieux contrôler le caractère offensif de leurs communications à ce sujet à l’international, au risque de se retrouver trop esseulé et de perdre davantage. Westalia comme l’Empire du Nord ont eu cette fois-ci la délicatesse, et certainement l’intérêt, de ne pas citer directement le Royaume de Brocelynwood. C’est heureux pour l’exécutif, car il a beaucoup misé en 2018 pour construire des Traités majeurs avec précisément ces deux plus grandes puissances du continent. Le voisin du nord et l’allié historique de l’Ouest sont les deux jambes sur lesquelles le Royaume de Brocelynwood espère relancer son économie, son armée, son influence culturelle et donc son indépendance. La situation met donc objectivement le camp royaliste dans l’embarras, certainement la raison pour laquelle aucune communication officielle n’a encore été diffusée. S’il était contraint de prendre position, le Roi accepterait-il de perdre la face ou se risquerait-il à une crise diplomatique majeure ?
Journal généraliste classé à gauche, proposant des analyses sociales et politiques. Assez peu lu.
1er février 2019

Philip MORLAND, Leader du Parti Royaliste
Au Navasota, un horizon de sortie de crise
En premier lieu, la situation explosive ne concernait que le Navasota, nation avec laquelle, pour rappel, nous partageons des racines austariennes communes. A l’image de beaucoup d’Etats du continent, les relations entre le peuple issu des colons d’un côté, dont font généralement partie les élites, et de l’autre les populations indigènes sont complexes. Au Navasota, le point d’orgue est atteint depuis maintenant plusieurs mois. Le meurtre par la Police de deux jeunes issus de l’immigration a provoqué une vague d’émoi, de contestations, et même de révoltes dans le pays sur fond d’affrontements des récits. Les autorités locales ont priorisé la méthode répressive, de même que la Présidente de la Fédération Ashley Hopkins qui a fini par ordonner un couvre-feu. Celui-ci semble être parvenu à rendre le mouvement plus “contrôlable”, sans pour autant le stopper.
C’est en ce mois de janvier 2019 que Madame Hopkins a changé son fusil d’épaule, en acceptant finalement de recevoir une délégation de la population native afin d’ouvrir le dialogue. La réunion a été tenue secrète mais un article de la presse nationale révèle que la Présidente devrait accéder à une partie des revendications des représentants natifs, ce qui n’est pas contradictoire avec la confiance affichée par leur leader Kaitlyn Maynard à la sortie de l’entrevue. Les points de négociation auraient porté sur une réforme de la police nationale - dont une plus grande sévérité à l’égard des crimes policiers -, des programmes d’aides ciblés de lutte contre la pauvreté en faveur des populations autochtones ainsi qu’une accélération et une augmentation des moyens de l’enquête relative à la mort des deux jeunes.
Ces mesures et compromis ressemblent à du simple bon sens pour tout humaniste. Mais c’est précisément à ce moment-là que l’affaire a pris une autre tournure.
Des réactions de toutes parts
C’est le “jeu” politique normal : la Présidente Hopkins a été directement attaquée par les partis d’opposition alors que les élections intermédiaires se dérouleront l’année prochaine. Les arguments des partis ont finalement moins porté sur le fond que sur la méthode, notamment un supposé usage extensif des pouvoirs présidentiels dans les affaires des Etats fédérés.
Si ce débat en apparence institutionnel trahit probablement des divergences de fond, deux hommes ne se sont pas embarrassés des moindres circonvolutions pour réagir immédiatement.
Sur le réseau Echo International, Philip Morland, Leader du Parti Royaliste du Royaume de Brocelynwood, a immédiatement accusé la Présidente du Navasota de “participer à la déstabilisation à terme de l’Aleucie pour des raisons électoralistes’. Alors que nous sommes à maintenant quatre mois des élections de l’Assemblée Unique, il ne faut pas être dupe sur le contexte de cette course à la radicalité à l’encontre des minorités. Il faut reconnaître à M. Morland une grande cohérence idéologique. Nous pouvons citer à cet endroit trois mesures au sein du programme Royaliste, qui vient d’être publié, ciblant directement ces populations et inversant complètement le rapport d’oppression : “Rester intransigeant contre les volontés hégémoniques de la communauté Alderii”, “Multiplier les contrôles au sein des milieux connus comme étant susceptibles de développer des activités terroristes (communistes, indigénistes, féministes)”, “Fermeture de lieux dont l'accès est implicitement interdit à la communauté brocélienne blanche/protestante”.
Sur le même réseau, c’est Victor Hardenbor, candidat Westalien à la Présidentielle cette année, qui a longuement fustigé “un choix particulièrement dangereux et inconsidéré que d’accorder la moindre oreille aux abominations idéologiques que ce genre de “militants” propagent à travers le continent”.
Il est évident qu’au sein des trois nations, le contexte électoral joue gros dans les réactions outragées des candidats de droite et d’extrême droite. Pour autant, il ne faut pas balayer d’un revers de main les contextes et les dynamiques dans lesquelles elles s’inscrivent, et tous les enjeux s’y afférant. Pour cela, il est nécessaire de se centrer sur les implications pour le Royaume de Brocelynwood.
L’exécutif brocélien dos au mur
Les réactions de M. Hardenbor et de M. Morland ne sont pas à mettre au même niveau. M. Hardenbor s’oppose au gouvernement actuel de Westalia, tandis que Philip Morland est le représentant du Parti dont le camp est au pouvoir depuis toujours à Brocelynwood. Lorsque ce dernier s’exprime, il pourrait se défendre qu’il ne s’agit pas d’une parole officielle du Royaume, mais la réalité est bien plus ambivalente.
Il est d’autant plus difficile d’associer le positionnement du chef du Parti Royaliste à une initiative uniquement personnelle qu’il s’inscrit pleinement dans la lignée d’une série d’actions entreprises par le Roi et les Secrétaires Royaux ces derniers mois. Les Rois brocéliens et Johnlyn IV en particulier ont toujours adopté une politique ultra-conservatrice. Mais l’usage était généralement de se tenir à un écart relatif des affaires des autres Etats et des tensions internationales. Depuis quelque temps, il est facile de constater une crainte évidente de légitimation des populations natives et de contagion de leurs mouvements sociaux.
Cela a d’abord représenté une partie des motivations à ne pas rejoindre la Communauté Continentale Paltoleucienne, comme annoncé le 8 juillet dernier. Le communiqué indiquait ne pas partager, entre autres, les valeurs indigénistes de certains membres de l’organisation.
Il y a eu ensuite le long bras de fer à vis-à-vis de la nouvelle politique d’ouverture stérusienne, largement couvert par les médias brocéliens. Cela a débouché sur des dispositions très concrètes, comme la quasi-totale interdiction de toute migration entre les deux pays, décidée par décret, et une nouvelle loi de financement des associations afin de se prémunir de tout supposé risque de financement étranger de mouvements de contestation. Pour autant, la situation n’a pas provoqué des réactions diplomatiques extérieures aux deux parties.
Même si cela a été moins évoqué, le Royaume a également porté plainte contre le journal “Hi-Stories” pour un article dénonçant les crimes coloniaux, l’accusant de “viser directement les fondements du Royaume de Brocelynwood, en s’en prenant ouvertement à l’Histoire de la communauté protestante”. Au final, le 10 janvier dernier, la Haute Cour a donné entièrement raison au journal et condamné le Royaume à verser des dommages et intérêts. Mais la pression contre la presse a bien existé.
Le camp royaliste dans sa globalité multiplie les discours et les attaques. Nulle doute que la communauté Alderii va en faire de plus en plus les frais à Brocelynwood. Mais au niveau continentale, les dirigeants brocéliens sont bien plus isolés qu’ils ne veulent le laisser entendre.
Après s’être mis volontairement à dos les Etats ouvertement pro-indigènes et l’Empire de Stérus, la rupture risque d’être rapidement consommée avec le Navasota. Le communiqué de la Présidente Hopkins s’en est clairement et légitimement pris à des “tentatives d’influence et d’ingérences étrangères [...] inacceptables”.
Surtout, et nous en arrivons à la pièce la plus essentielle de tout ce puzzle, le Royaume a dû suivre extrêmement attentivement les communications officielles de la Grande République de Westalia et de l’Empire du Nord.
Les gouvernements se sont très clairement et sans ambiguïté démarqués des déclarations de Morland et Hardenbor, et soutenu la Présidente du Navasota.
Le Premier Ministre nordiste n’a pas mâché ses mots : “la critique étrangère quant à une rencontre sans aucun doute constructive au sujet de la situation intérieure du Navasota est insupportable [...] ces ingérences sont malvenues et je les condamne bien évidemment.”.
La Présidence Fédérale de Westalia a davantage pesé ses mots, mais tout de même apporté son soutien officiel à la Présidente Hopkins, souhaitant avant tout se démarquer de la prise de position d’un acteur politique du pays, dans l'objectif de se positionner en médiateur et en artisan de l’apaisement.
Il ne reste donc plus grand acteur étatique pour porter la ligne dure du Royaume de Brocelynwood. Pire, le Roi, les Secrétaires Royaux et M. Morland ne vont avoir d’autres choix que de mieux contrôler le caractère offensif de leurs communications à ce sujet à l’international, au risque de se retrouver trop esseulé et de perdre davantage. Westalia comme l’Empire du Nord ont eu cette fois-ci la délicatesse, et certainement l’intérêt, de ne pas citer directement le Royaume de Brocelynwood. C’est heureux pour l’exécutif, car il a beaucoup misé en 2018 pour construire des Traités majeurs avec précisément ces deux plus grandes puissances du continent. Le voisin du nord et l’allié historique de l’Ouest sont les deux jambes sur lesquelles le Royaume de Brocelynwood espère relancer son économie, son armée, son influence culturelle et donc son indépendance. La situation met donc objectivement le camp royaliste dans l’embarras, certainement la raison pour laquelle aucune communication officielle n’a encore été diffusée. S’il était contraint de prendre position, le Roi accepterait-il de perdre la face ou se risquerait-il à une crise diplomatique majeure ?
Posté le : 09 août 2026 à 19:15:18
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À l'attention de : Mesdames et Messieurs les présidents des fédérations nationales de football
Objet : création de l'organisation officielle du football aleucien : Confédération Aleucienne de Football (CONFAL)
Mesdames et Messieurs les présidents,
C'est avec un certain honneur que moi, Arturo Galavisio, vous annonce la création de la Confédération Aleucienne de Football. Le football aleucien est aujourd'hui et désormais, pour l'avenir, doté d'une organisation institutionnelle permanente qui réunit les fédérations des États membres de l'organisation dans un même objectif : faire prospérer notre sport, rendre fières les nations et les équipes, et permettre l'épanouissement de tous dans le sport.
Voilà bien longtemps que l'Aleucie est un continent du football. Depuis l'arrivée des explorateurs eurysiens et l'importation du football sur notre continent, ce dernier n'a cessé de grandir et de s'affirmer dans le cœur des Aleuciens, que nos pays soient des pays du football comme l'Aklatie, des pays du basket-ball comme le Navasota, ou même des pays dont le régime politique est peu favorable à notre sport comme le royaume de Brocelynwood. Mais qu'importent ces différences, quelle que soit la nation, quel que soit le pays, ce sport a su se développer et s'affirmer comme un sport de passion, le sport de tous les rêves, même les plus fous, du plus jeune au plus grand, des hommes aux femmes : c'est un sport qui nous a toujours fait rêver depuis qu'il est arrivé sur notre continent. Qui ne s'est déjà pas pris un jour pour Bernardo Conceição, l'Icarien au pied d'or, et pour bien d'autres légendes du football qui ont tant fait et construit notre enfance et nos vies actuelles ?
Malgré cette effervescence, cette culture du football, ce sport n'a jamais pu se développer comme il aurait dû le faire, ni exploiter son plein potentiel sportif, parce qu'il lui a toujours manqué quelque chose, un élément qui va lui permettre de rayonner, et c'est précisément la réponse à ce problème que nous apportons à travers notre organisation : elle va nous permettre de passer de fédérations nationales cloisonnées à une structure globale, continentale, avec des règles unifiées, des compétitions les unes plus folles que les autres, et également d'apporter un rayonnement majeur au football. Cette fragmentation institutionnelle ne sera plus un obstacle à notre football, mais un élément du passé, du jadis, qui restera dans les bibliothèques de nos pays.
La Confédération Aleucienne de Football a cette ambition de rassembler, de faire briller et de faire revenir. Mais rien ne sera possible sans vous, sans votre participation à la construction de notre sport commun, car oui, le football est un patrimoine commun à toute l'humanité.
Les organes de la confédération siégeront dans un lieu qui n'est pas encore fixé mais qui sera soigneusement choisi, pour son histoire footballistique, sa centralité sur le continent, la qualité de ses infrastructures de communication et d'accueil, et par la nature de la ville où va siéger l'organisation, qui sera certainement une grande métropole cosmopolite, un symbole important pour rappeler que le football est un sport cosmopolite, pour tous et toutes, quels que soient l'âge, le sexe, le genre, la couleur de peau, les ambitions, les rêves, les handicaps.
Actuellement, nous sommes fiers de vous annoncer que 10 fédérations sont intéressées pour joindre l'aventure : la fédération de football westalienne, hernandienne, navoraise, aklatienne, éverien, Brocélien, Samiens, Néxanien, Tuktuqivikains et Yukanaslave. Mais ne vous inquiétez pas, il est possible de rejoindre l'organisation en cours de route ; c'est déjà dans la volonté de la confédération et de son comité exécutif, que je dirige, de vouloir élargir la confédération à l'ensemble des États aleuciens qui souhaitent nous rejoindre. Nous rejoindre vous donne certains droits et avantages, mais vous donne également des obligations, car on ne construit pas quelque chose à partir de rien et dans l'anarchie, mais dans la mutualisation des efforts et des moyens.
Mais quels objectifs pour la confédération ? Déjà : rassembler, faire aimer, faire rêver, faire admirer, faire briller, ce sont nos mots d'ordre, nos objectifs principaux. Nous voulons que chacun s'épanouisse dans le football, que ce soient les joueurs sur le terrain tout comme les spectateurs, dirigeants et supporters. Les règlements de la confédération définissent des obligations et des objectifs concrets, dont les résultats et l'atteinte feront l'objet d'une évaluation régulière et stricte de la part des membres de la confédération réunis en congrès.
Il est nécessaire de rappeler que la confédération est une association privée à but non lucratif poursuivant des missions d'intérêt public ; nous ne sommes ni sous la direction d'un quelconque État, ni d'une entreprise, ni d'aucune autre organisation. La CONFAL est une autorité indépendante et autonome, gérée par ses fédérations membres, chacune disposant d'une voix unique et égale, souveraines et réunies en congrès de la confédération. La confédération ne cherche ni à remplir des objectifs commerciaux ou lucratifs, ni à remplir les poches de ses cadres dirigeants, mais seulement à faire briller notre sport et à le représenter sur la scène internationale.
Notre premier objectif est certainement la promotion et le développement du football aleucien. La confédération s'engage à promouvoir le football aleucien, à le représenter sur la scène internationale et à venir en aide aux États membres qui disposent des ressources les plus faibles et les plus insuffisantes, notamment grâce à des subventions et à des dons pour permettre le développement du football. Ce premier objectif se traduira donc par un soutien à nos fédérations membres : soutien financier, juridique, voire économique, mais également par un soutien dans la formation des joueurs, des arbitres, des assistants techniques, des formateurs, ainsi que par une assistance technique. Le soutien se fera également par une redistribution d'une partie des revenus générés par la CONFAL à ses fédérations membres.
Notre deuxième objectif est celui de l'organisation de compétitions et de championnats continentaux entre fédérations membres de la confédération, comme la Copa Aleucia, qui va opposer les sélections nationales, ou la Ligue des champions aleucienne, qui va opposer les clubs des fédérations membres de la confédération. C'est certainement là l'un des plus grands objectifs et missions de la confédération, objectif que nous nous engageons à remplir jusqu'au bout, pour que chaque club ou sélection nationale puisse se mesurer au pays voisin, pour ainsi faire vivre le patriotisme et, au-delà de tout cela, faire vivre l'immense famille que sont les fans de football.
Notre troisième objectif est de permettre une harmonisation des règles du football. Sous le règne précédent, en l'absence de la CONFAL, une multitude de règles différentes existait dans chaque pays et dans chaque fédération, rendant difficile l'organisation de compétitions sportives entre fédérations. En échange de ce rôle d'harmonisateur, la confédération s'engage à défendre avec force les intérêts collectifs du football aleucien sur la scène internationale. Notre dernier objectif est de protéger l'intégrité de notre sport, dans toutes ses dimensions, qu'elles soient sportives (contre la manipulation des résultats, le favoritisme), financières (transparence) ou institutionnelles (contre les conflits d'intérêts). Cet objectif sera rempli notamment par une commission indépendante et souveraine dans l'appréciation des sanctions.
Comme je l'ai mentionné précédemment, chaque fédération membre compte pour une voix, une égalité qui permet de nous mettre tous au même niveau, sans favoritisme : les grandes nations du football aleucien comme l'Icamie seront les égales de la plus petite nation du football aleucien. Ces fédérations siégeront au sein du Congrès de la confédération, organe souverain de la confédération, qui se réunit en session ordinaire une fois par an et en session extraordinaire à la demande du président de la confédération (soutenu par le comité exécutif). Ce congrès possède des compétences exclusives, qui ne peuvent être déléguées à aucune autre organisation ni à aucune délégation : il est chargé de modifier et d'adopter les statuts de la confédération (charte de la CONFAL), de décider de l'admission et de l'exclusion des membres de la fédération, d'élire le président de la confédération et son comité exécutif, et ainsi de suite. Les décisions seront adoptées à la majorité simple des États membres et à la majorité qualifiée pour les décisions portant sur la charte confédérale et les questions de gouvernance institutionnelle fondamentales.
Le comité exécutif se compose du président, d'un ou deux vice-présidents, et de 4 à 8 membres nommés par le président ; il se réunit sur convocation du président, mais généralement aussi souvent que la situation l'exige. Le comité exécutif assume le rôle de gouvernance de la confédération entre les sessions du congrès, dans le respect des orientations décidées par celui-ci. En clair, le comité exécutif est chargé de gérer les affaires courantes, de prendre les décisions opérationnelles nécessaires au bon fonctionnement des compétitions et de l'organisation, mais également de décider de l'organisation des matchs et, possiblement dans le futur, de la répartition des places par zone confédérale.
Le président de la confédération est certainement le visage de l'institution, sa tête et son représentant sur la scène internationale. C'est une fonction élue, avec un mandat de 4 ans rééligible indéfiniment par le congrès de la confédération. Le président de la confédération joue un rôle central au sein de l'institution ; il est chargé de représenter la confédération dans les instances internationales de football, dispose d'une voix prépondérante en cas d'égalité de vote au comité exécutif, préside le congrès de la confédération, négocie les gros contrats commerciaux (télévision notamment) et arbitre en dernier ressort les conflits de calendrier.
(HRP : le président est incarné par un joueur membre de la confédération ; en gros, celui dont le candidat remporte les élections est président pour quatre ans, in RP bien sûr, et c'est également la même chose pour les membres exécutifs.)
La dernière institution, certainement la plus technique, est le secrétariat général, l'organe administratif permanent de la confédération, chargé du bon fonctionnement quotidien de la confédération. Le secrétariat général se compose d'un certain nombre de services et d'organes internes chargés du bon fonctionnement de la CONFAL : un service juridique, un service financier, un service de formation et de développement, un service des relations internationales, un service d'éthique, un comité disciplinaire souverain, et ainsi de suite. La fixation du lieu permanent de l'installation du secrétariat général fera l'objet d'une future convocation du congrès confédéral.
Enfin, un mot sur les compétitions.
La Copa Aleucia est une compétition qui va opposer les sélections nationales des États membres ; elle se déroule tous les quatre ans et sera certainement la compétition phare de la confédération. Elle se déroulera dans un pays hôte membre de la confédération, soigneusement fixé et voté à l'avance par le congrès de la confédération, à l'exception de celle de 2020. Les prochaines compétitions se dérouleront tous les quatre ans, avec deux phases : celle des qualifications, avec un nombre limité de places par zone, et celle du tournoi, qui sera le cœur de la compétition pendant quatre semaines en juillet.
La Ligue aleucienne de football est l'autre compétition phare ; elle opposera les clubs nationaux de chaque fédération (deux par nation principale, un seul pour les autres nations si un même joueur possède plusieurs nationalités en Aleucie). De prochaines informations vous parviendront sur le sujet, quant à son organisation, son format et ses qualifications.
Enfin, permettez-moi de glisser un mot pour la fin : merci, merci pour la confiance que vous nous accordez, et nous accomplirons certainement beaucoup pour le football aleucien.
Arturo Galavisio, Premier Président de la CONFAL