25/11/2018
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[Géographie et culture] Encyclopédie de l’Union du Navasota

16523

Création de pays : Le Navasota


Généralités :



Nom officiel : État fédéré du Navasota
Nom courant : Navasota
Gentilé : Navorais

Inspirations culturelles : États-unis (Texas, Colorado, Oklahoma, Kensas, Nebraska) et Québec.
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Anglais et français
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : aucun

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : In God is the truth
Hymne officiel : The anthem of the great army
Monnaie nationale : Livre Navosais (LS)

Capitale : Victoria City

Population : 23 308 000 habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

Pays de culture austarienne, la fédération du Navasota est issue de la colonisation du Duché de Lasley, qui en a fait son dominion pendant plus d’un siècle, entre 1680 et 1791, avant que l’Union n’obtienne son indépendance après huit années de guerre d’indépendance contre l’autorité coloniale. Devenue indépendante, l’Union s’est construite tout au long des XIXᵉ et XXᵉ siècles au gré des guerres de fédération, de guerres civiles et de régimes tantôt républicains, tantôt autoritaires. Fédération de sept états : le Redwood, le Black River, le Durminster, le New Lasley, le Big Valley, la New Allington et le Lanshire, la fédération s’est également construite autour d’une division linguistique et culturelle. L’East Navasota est majoritairement francophone, même s’il est moins peuplé avec 7,9 millions d’habitants, tandis que le West Novosato est majoritairement anglophone avec une population de 14,9 millions d’habitants.

D’une superficie de 301k km² pour sa partie ouest, ce vaste territoire constitue le cœur économique, politique et culturel de l’Union, abritant les centres économiques et décisionnels majeurs comme la capitale, Victoria City, mais également d’autres grandes villes comme : Fort Adams, sloubridge, port-bison et Daisy town. Ce territoire s’organise en un vaste maillage de grandes et moyennes villes, toutes très connectées et reliées entre elles par de vastes axes de transport automobiles et ferroviaires. L’Ouest navorais abrite une immense variété de paysages et de topographies allant des terres très plates des Badlands aux très hauts sommets des . C’est un vaste territoire très urbanisé, sans que toutefois les campagnes ne soient inexistantes. En effet, au-delà des zones urbanisées s’étendent de vastes superficies de territoires particulièrement ruraux où des traditions ancestrales sont reproduites, à l’instar de la culture des grands espaces, des troupeaux et des cow-boys. La culture de ce territoire est majoritairement anglophone austarienne, marquée par la longue domination du Duché de Lasley, qui constitue la culture majoritaire de la fédération, même si des cultures minoritaires subsistent, autochtones mais également eurysiennes, notamment près de la frontière du Mantelhanhn.

L’Est, quant à lui, est plus petit avec seulement 10k km². Il est le plus particulier au sein de la fédération en raison de sa culture et de sa langue francophones, qui l’isolent du reste de la fédération majoritairement anglophone. Si la culture francophone reste minoritaire au sein de la fédération, elle est majoritaire dans cet état de la New Allington, notamment en raison de plusieurs vagues d’immigration issues de plusieurs pays eurysiens qui sont venues s’installer sur le territoire. Malgré sa petite superficie, elle reste le territoire avec la plus grande personnalité au sein de l’Union. Géographiquement, c’est un territoire enclavé mais qui possède une grande variété de topographies et de paysages, passant des marais aux hautes terres agricoles. Sa population vit majoritairement dans les grandes villes du territoire, faisant qu’une grande partie reste protégée et préservée.

La fédération est un territoire particulièrement enclavé au sein de l’Aleucie, n’ayant aucun accès à la mer ou à l’océan. Cet enclavement résulte en un isolement des grands axes économiques et commerciaux que les différents gouvernements ont tous cherché à briser en faisant l’acquisition, pour une durée indéterminée, du port d’Austin et de la base militaire de Connor Mitchell auprès du Mantelhanhn. Ces deux entités permettent à l’Union d’avoir accès à la mer et de connecter le pays grâce à un vaste corridor routier, autoroutier et ferroviaire jusqu’à la mer.

L’ouest et l’est s’il forment le même état fédéral reste des territoires géographiquement divise et il en résulte que ces deux territoires ne sont plus liés que par une histoire certes commune, mais dont tout les divise : langue et culture, mais aussi religion, voire la mentalité de la population. Il en résulte que, malgré cet enclavement, la fédération reste extrêmement bien développée, avec un haut niveau de développement économique et social permis par une économie forte reposant, pour l’Ouest, sur le secteur des services à travers les services financiers, bancaires et d’assurance, mais également sur les nouvelles technologies et l’industrie. La population de l’Ouest est en moyenne très riche, tandis que l’Est repose économiquement principalement sur l’industrie lourde, mais également sur l’agriculture et l’élevage. Si sa population reste en moyenne plus pauvre que celle de l’Ouest, il n’en reste pas moins qu’il possède le plus haut taux de millionnaires au sein de la fédération, chose permise par l’existence de magnats des hydrocarbures et autres activités particulièrement lucratives mais également et surtout d’impôts très (très) bas.

Pour l’histoire fédérale, le territoire est habité depuis des dizaines de milliers d’années avant J.-C. par divers groupes de nomades et de chasseurs de bisons qui occupaient le territoire de l’actuelle fédération et qui se déplaçaient au gré des climats, des déplacements de bisons et des températures. L’arrivée de l’explorateur Christoval Ponçe en 1660 sur les côtes du Costa Verde marque un tournant historique pour la région et également le début de la colonisation du territoire, avec l’installation de la Compagnie de l’Aleucie austarienne (CAA) en 1672, puis la fondation de la ville de Coyotte Ville en 1680, qui marque le début du dominion du New Lasley. À partir des années 1690, grâce à l’arrivée des colons eurysiens, on se lance dans la conquête du territoire, alors majoritairement peuplé par des autochtones, mais qui se retrouveront exterminés au fur et à mesure du temps à cause des maladies, des massacres et des guerres, dont les plus meurtrières pour les autochtones furent la Petite Guerre (1711-1722), avec plusieurs milliers de natifs exterminés par les forces coloniales, puis la Grande Guerre amérindienne (1731-1758), avec là encore des milliers de morts. En parallèle, les colons dominent le territoire en construisant des villes et des infrastructures : rails, routes, champs, etc. Les natifs sont expropriés et parqués dans des réserves s’ils ne sont pas tout simplement exterminés.

Vers les années 1780, le territoire se transforme radicalement tant au niveau politique qu’au niveau des mentalités. Tout d’abord, les dirigeants (gouverneurs) placés à la tête du dominion excluent les élites coloniales de la participation politique et augmentent les impôts, notamment pour servir à soutenir les guerres que mène le Duché de Lasley en métropole, dont peu en Aleucie se sentent concernés. Une identité coloniale et nationale avait également émergé au sein de la population ; conquis par les idées des Lumières, les populations coloniales se rêvaient dans un État libre et égalitaire, sans la tyrannie d’un seul, chose qu’est la monarchie.
Au cours de cette fin de siècle, de nombreuses révoltes eurent lieu, toutes violemment réprimées, dont la plus connue est sans doute celle de 1784, appelée la révolte des bons gens. En 1790, les notables coloniaux se réunissent à San Jefferson en congrès pour s’opposer à l’édit ducal sur la circonscription et à une énième augmentation des impôts. L’indépendance est déclarée, et également la guerre au Duché de Lasley. Cette guerre d’indépendance, qui dure de 1791 à 1802, est permise par un affaiblissement des autorités coloniales de la métropole : chute du dominion en 1791, et le duc est embourbé dans une guerre civile au sein du royaume d’Austaria. La paix est signée en 1802, mais l’indépendance effective de l’Union ne sera reconnue qu’en 1805 par l’Austaria.

Après l’indépendance nationale et la naissance de la première république navosaise, se lance la conquête de l’Est, qui durera jusqu’au XXᵉ siècle et qui constitue une très longue période rythmée de massacres de natifs, parqués dans des réserves, de constructions d’infrastructures et de ruées vers l’or, qui vont profondément transformer le visage du pays. En 1850, la république fait face au moment le plus difficile de son histoire avec l’avènement de la dictature du général William Marshall qui prend le pouvoir et met en place une dictature personnelle qui durera jusqu’en 1880. C’est une grande période historique pour l’Union, car en dépit de l’extermination des grandes communautés natives restantes, c’est également une phase de transformation culturelle et sociale, à l’origine de grandes réformes, comme la transformation de la capitale Victoria City en ville moderne.
En 1880 la dictature du général Marshall prend fin et la démocratie malgré quelques grandes crises que connaît l’union : comme celle de 1910-1920, période de grande crise sociale et économique avec d’importantes grèves ouvrières, survit et connaît même, entre 1930 et 1945, une période socialement prospère, en dépit de l’instabilité politique causée par le parlementarisme du régime. De cette instabilité va profiter le commodore Lennox McCormick pour installer un régime autoritaire et dictatorial, profondément nationaliste et raciste. Ce régime, qui dure de 1945 à 1963, marque profondément l’histoire du pays avec sa tentative de nettoyage ethnique sur les populations natives, mais également par son idéologie, le mccormisme, idéologie nationaliste, souverainiste et anticommuniste, qui marquera le reste de la fin du siècle et jusqu’à aujourd’hui.

Malgré ces régimes autoritaires et dictatoriales, la République de 1804 subsiste toujours mais elle évolue et s’adapte. Elle aura vu passer plus de 27 président élus, chacun avec autant de défis différents, comme la période des années 1965-1980, appelée les Années folles, qui se caractérise par un développement économique et social exceptionnel, ainsi qu’un enrichissement globalisé de la population et la formation des grandes fortunes nationales. Mais c’est également une période de luttes raciales, d’émeutes et de volonté de changement social. Les années 1985-1996 sont surnommées les années de plomb en raison de la période de crise et de tensions internes que subit le pays : attaques terroristes, menace communiste et rouge, tentatives de coup d’État. Le pays commence les années 2000 avec la grande crise économique et sociale appelée la grande dépression, et subit entre 2007 et 2014 le choc néolibéral promu par le président Darian Navarro, avant la présidence d’Ashley Hopkins, première femme présidente et de gauche, encore au pouvoir aujourd’hui.

Mentalité de la population :

Le Navasota est dominé par une culture austarienne héritée de la colonisation du Duché de Lasley, mais abrite une grande diversité de peuples et de cultures, tant autochtones que issus de partout dans le globe, allant des peuples aux immigrés afaréens mais aussi nazumiens, venus s’installer sur le territoire grâce à une politique très libérale et ouverte. Il n’y a besoin ni de visa ni de titre de séjour pour s’installer et travailler, ainsi qu’une facilité d’accès à la nationalité, et la fédération ne vous renvoie que lorsque vous ne respectez pas les lois et le vivre-ensemble au sein de la fédération. Cette politique d’ouverture, tout au long de la fin du siècle dernier jusqu’à aujourd’hui, a permis à de nombreux immigrés de s’installer sur le territoire et de participer à sa prospérité, si bien qu’environ 13 % de la population du pays est immigrée.

Du reste, la société navoraise reste divisée par des critères géographiques et culturels, mais aussi linguistiques, avec l’Ouest majoritairement anglophone, très riche et développé, qui est constitué de populations majoritairement descendantes de colons austariens venus du Duché de Lasley. Ces populations cadres urbains restent très attachées à la structure de la fédération telle qu’elle est, c’est-à-dire catholique, libérale et au respect des principes de séparation des pouvoirs ainsi qu’à l’autonomie très forte des États fédérés. Ce sont en général des populations très croyantes et très attachées à leurs libertés.

Les populations apparaissent comme étant plus fracturées et fragmentées dans l’Est du pays, habité par des populations majoritairement francophones (histoire à harmoniser plus tard), même s’ils restent minoritaires à l’échelle de la fédération (29 %). Majoritairement protestants, ils sont considérés comme étant plus progressistes, moins attachés à l’aspect fédéral du système et sont historiquement connus pour être fortement indépendantistes du reste de l’Union. Ses habitants, majoritairement protestants et plus monarchiques, sont notamment connus pour être les plus attachés à l’héritage monarchiste du dominion de la New Lasley.

C’est autrement un pays à la culture extrêmement développée, allant de ses productions cinématographiques mises à l’honneur dans le cinéma Navorais. En outre, sa culture sportive, gastronomique, festive et artistique, extrêmement développée, est l’héritage de plusieurs siècles de brassages culturels entre natifs et immigrés issus de vastes contrées du monde. En somme, la culture navoraise est le témoignage d’une culture extrêmement diverse et très variée, si bien que le pays est réputé à l’international pour ses festivals, tant musicaux que gastronomiques ou sportifs : le Tour du Navasota, le Victoria City Music Festival, le Giant Festival, l’Indi Music Festival.

De plus, élément incontournable de la culture navoraise, l’automobile reste un élément culturel majeur que chaque famille possède. Reine des transports, tout est prévu et fait pour elle, si bien qu’il est souvent impossible de se déplacer sans voiture au sein de l’Union.

Place de la religion dans l'État et la société :

Le Navasota est un État laïc de facto : il ne reconnaît ni ne subventionne aucune religion ou culte. L’État, par principe, reste éloigné des affaires et des questions religieuses de ses citoyens, d’autant plus que la Constitution interdit l’intervention de l’État dans les affaires religieuses et le limite aux seuls intérêts de la préservation de l’ordre et de la sécurité publique.

En pratique, la religion occupe une place centrale dans la culture de la fédération, déjà parce qu’elle est une source identitaire au sein de la fédération, surtout pour les minorités protestantes francophones, mais également parce que les Églises occupent une place prépondérante dans la vie quotidienne de la plupart des familles et des habitants de la fédération. Ainsi, la majorité de la population est catholique en raison de l’importance de la christianisation du territoire par les colons lasleyiens, mais également en raison de la proximité des églises avec les populations locales par les messes et par des événements religieux et communautaires. Arrivent en second les protestants, puis les athées et agnostiques, suivis de diverses religions : islam, judaïsme, sans oublier les mormons, qui restent une communauté extrêmement bien développée et présente au sein de l’Union.

D’autre part, la religion occupe une scène centrale sur la scène politique : nombre d’hommes politiques, d’élus et de fonctionnaires n’hésitent pas à afficher leur appartenance à une communauté religieuse lors des discours, prises de parole et serments. C’est une tradition extrêmement populaire au sein de la fédération. En New Allington, la question religieuse occupe une place centrale : l’augmentation de la population catholique sur le territoire, en raison de migrations pendulaires, menace les assises des Églises protestantes dans la région. Dans certaines régions reculées de la fédération, la parole du prêtre fait souvent plus loi que celle du juge ou d’un fonctionnaire de l’État.

Politique et institutions :



Institutions politiques :

État fédéral, le Navasota fonctionne selon un système de république parlementaire fédérative. Le pouvoir s’organise entre l’État fédéral et les États fédérés, dont les compétences et les rayons d’action sont strictement définis par la Constitution fédérale. Le président de la République est le chef de l’État et le commandant en chef des forces armées ; il est responsable de la défense et de la diplomatie en coopération avec le gouvernement de la fédération. Le président de la république est élu pour un mandat de 4 ans.

Ayant peur de la monarchie et de la tyrannie d’un seul : le roi, depuis l’indépendance de la fédération en 1805, toutes les différentes constitutions de la fédération ont sévèrement limité ses pouvoirs au fur et à mesure du temps. La première phase de la république lors de la construction de l’union (1805-1850) accordait d’importants pouvoirs au président et une plus grande indépendance, pouvoirs fortement limités durant la deuxième phase de la république (1880-1945) en raison de la dictature du général William Marshall (1850-1880). Cette deuxième phase s’avère fortement instable par son système très parlementaire qui est renfrogné par rapport à l’exécutif, et surtout un président, affaibli et cérémoniel, ce qui mènera au régime fasciste du commodore Lennox McCormick (1945-1963). La Constitution fut amende à la fin de cette dictature afin d’inaugurer le régime Navorais actuelle qui instaure le chef de l’État comme étant un arbitre et le garant du bon fonctionnement de l’État, sans toutefois lui donner plus de pouvoirs que nécessaire.

Le premier ministre est le chef du pouvoir exécutif ; il est de ce fait à la tête du gouvernement et de l’administration publique de la fédération. Il est issu du parti majoritaire au sein de l’Assemblée citoyenne. Le premier ministre forme le gouvernement et, avec celui-ci, administre la fédération. Il détermine les grandes orientations politiques, économiques, militaires et sociales de l’Union, mène la politique étrangère, est responsable de l’intégrité du territoire national et est chargé de l’exécution des lois. En principe, si l’amendement constitutionnel de 1963, dans une volonté de limiter les pouvoirs de l’exécutif, a renforcé le pouvoir législatif, le premier ministre reste tout de même si puissant que l’on parle souvent de « démocratie du premier ministre ».

L’Assemblée citoyenne est l’organe législatif monocaméral de la fédération, composée de 421 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de quatre ans, à raison d’un député par province. L’Assemblée citoyenne est au Navasota l’assemblée dépositaire de la souveraineté nationale ; elle l’exerce au nom du peuple, en plus de son pouvoir législatif de base : voter les lois et le budget, contrôler le gouvernement avec la capacité de le faire et de le défaire.

Principaux personnages :

Ashley Hopkins : présidente de la république
Hosey Morrison : premier ministre
Edwards Lewis : secrétaire d’état aux affaires étrangères
Maymie Luddington : présidente de la cour constitutionnelle de la fédération

Politique internationale :

Axe de coopération avec la Westalia en tant qu’héritier de la colonisation austarienne en Aleucie et également avec le Mantelhahn est cruciale pour l’accès à la mer pour la fédération.
Black Friday : un symbole du consumérisme a la Navoraise :

 photo Scène de chaos a l’occasion du black friday a Indian Town dans l’état du Redwood, la foule en folie par la baisse extraordinaire des prix proposé par l’entreprise de grande distribution MarketOne provoquera plusieurs mouvement de bain de foule causent des blesse grave dont une dizaine d’hospitalisation.

Le Black Friday, ou vendredi noir, est plus qu’un jour de fête au sein de l’Union : il est également un symbole culturel et identitaire important, participant à la création d’une identité nationale navoraise. Tantôt critiqué et à raison mais toujours célébré, le Black Friday contribue à la création du mythe du rêve navorais et de celui du Navorais dépensier, toujours en quête de nouvelles choses à acheter et à consommer dans une société poussée vers la consommation et la surconsommation. Le Black Friday est une période de fête typiquement navoraise qui a lieu le vendredi suivant la fête de Thanksgiving, dont nous aurons l’occasion de parler dans un autre numéro, et qui s’étend généralement soit jusqu’au lundi pour certaines entreprises, notamment les plus petites soit sur une semaine entière pour d’autres entreprises, dont les plus grandes comme Atlas Market. Le Black Friday marque par ailleurs l’entrée dans les fêtes de Noël et le début des achats des cadeaux de Noël.

Le Black Friday s’inscrit dans la longue période de fêtes de fin d’année que connaît l’Union : allant de novembre, avec la fête de la fin de l’année électorale fédérale, jusqu’en janvier et ses fêtes du Nouvel An, sans oublier Noël, Hanouka, entre autres, ainsi que d’autres célébrations tout aussi populaires et fêtées par les Navorais.

L’origine du black friday remonte, dans sa forme actuelle, au 20ᵉ siècle, précisément dans les années 1960‑70, avec le développement de la société dite de surconsommation, permise par des entreprises toujours plus productives et toujours plus à la recherche de profits, et une société baignant dans le rêve de la réussite sociale qui passe par la consommation de biens et d’objets. Si, au tout début, elle ne se nomme pas Black Friday, elle en acquiert le nom très rapidement. Mais l’origine du terme Black Friday est plus ancienne : il s’agissait à l’origine d’un mot péjoratif utilisé par les autorités pour décrire les catastrophes naturelles qui ont souvent lieu dans la fédération, notamment dans l’État du Big Valley, connu pour ses vastes tempêtes de sable et ses orages violents iconiques dans la région. Elle gardera ce nom du 19ᵉ siècle au début du 20ᵉ siècle. Malgré ses évolutions durant ces longues périodes, elle désignait encore et toujours des choses péjoratives, bien loin de son utilisation actuelle (qui reste pour certains tout aussi négative en raison du consumérisme promu durant la période). La première mention du terme Black Friday pour désigner cette fête de la consommation au sein de l’Union est beaucoup plus tardive et date de la seconde moitié du siècle dernier, notamment après la chute de la dictature du Commodore et l’avènement de la troisième république fédérale en 1963. Il est alors utilisé peu à peu par les policiers, puis par les foules elles‑mêmes, pour décrire les immenses mouvements de foule qui ont lieu devant les magasins et centres commerciaux le vendredi suivant la fête de Thanksgiving. Même si cette utilisation reste encore une fois très minoritaire, se limitant aux États du Redwood, dans les autres États de la Fédération ce phénomène était appelé sous plusieurs noms très différents, comme « Black Saturday » dans l’État du Black River, « Big Friday » dans l’État du New Lasley, entre autres.

Il faut attendre le début de la fin du siècle dernier (années 80) pour que le terme soit popularisé d’abord par le milliardaire Navorais Jake Olson PDG de l’entreprise de distribution a grande surface MarketOne et qui sera ensuite utilisé par les classes moyennes et populaires de l’Union pour décrire cette longue période de fête, en raison de sa popularité grandissante au sein de l’Union, notamment en parallèle du développement des centres commerciaux géants comme l’Homer Malls à Death Valley (ville), le Sims Malls à Victoria City ou encore le Mercado Santos à Derway, entre autres.

Le développement des centres commerciaux est d’ailleurs étroitement lié à celui du Black Friday, en effet le développement de ces temples du consumérisme va de pair avec le développement du Black Friday en tant que fête de la consommation, qui connaît des succès fulgurants partout au sein de l’Union au fur-à-mesure que ce développé ces temples de la consommation, si bien que sur cette même période la fête commence à s’exporter un peu partout sur le globe, visant d’abord les pays aleuciens comme la Westalia, l’Icamie, l’Akaltie ou encore le Mantelhahn, pays où il a connu un développement exponentiel pour des raisons économiques : l’écrasante majorité de la population constituée de classes moyennes et populaires a été rapidement emportée par cette vague consommatrice. L’apparition de cette fête dans ces pays est alors lié au développement de l’implantation des entreprise de grande distribution dans ces pays. Ce sont les pays aleuciens, où ce phénomène s’est le plus développé avant de s’exporter hors du continent vers l’Eurysie ensuite, grâce à l’immigration mais aussi grâce à l’établissement de relations commerciales et diplomatiques importantes avec des puissances de ce continent. La fête s’installera tardivement au Nazum, où seulement dans de rares pays elle a connu un succès fulgurant, tels que la Jashuria, le Grand Ling ou encore Myaikho. Cette implantation de la culture dans cette région du monde est permise par l’immigration navoraise vers ces territoires, suivie de l’implantation de grands groupes industriels et commerciaux de l’Union dans ces territoires, qui ont emporté cette culture de la surconsommation dans ces pays.

Le développement du Black Friday s’inscrit aussi et surtout sur un aspect économique et social. Avec la fin de la dictature du Commodore Lennox McCormick (1945‑1963), la société navoraise se libéralise avec le développement des cultures « wokes » et la convergence des luttes sociales, notamment : les luttes hamajas, des autres autochtones, luttes noires, LGBT, etc., pour ne citer qu’elles parmi d’autres. Cela marque un changement de mentalité durable parmi la jeunesse de l’Union qui cherche à tout prix à s’amuser et à consommer pour fêter le retour de la démocratie et la liberté retrouvée après tant d’années de dictature autoritaire. De plus, 1965 à 1980 sont connus comme les années folles au sein de l’Union, avec un développement exponentiel de la culture de la fête, de la consommation, et le développement de l’économie et de l’industrie qui s’en est suivi a permis de produire toujours plus en masse et en quantité pour répondre à la demande d’une société folle d’objets de consommation : vêtements, voitures, objets en tous genres. C’est durant cette période que le Black Friday se développe et prend les proportions qu’on lui connaît aujourd’hui : des scènes de batailles avant même l’ouverture des magasins, qui n’en finissent pas une fois entrés mais s’amplifient, des scènes de chaos à l’ouverture avec des batailles sauvages opposant des consommateurs cherchant à prendre le plus de choses possible et ensuite à les acheter à des prix cassés bien en dessous des prix de marché habituels.

Le Black Friday est d’ailleurs la période où les entreprises du secteur de la consommation et de la vente au détail enregistrent leurs bénéfices les plus importants. En effet, ce jour‑là, les entreprises proposent des promotions si basses et irrésistibles que les classes moyennes et populaires ne sauraient y résister tellement le rapport achat/coût leur est favorable. Des millions de Navorais se lancent alors dans les magasins pour acheter le plus possible à prix cassés. Souvent, les magasins ouvrent très tôt, vers 00h, et le restent pendant toute la journée, et même si d’autres magasins n’ouvrent que le matin vers 7h‑9h, dans tous les cas les attroupements devant les centres commerciaux et magasins sont massifs, si bien que des gens campent devant le magasin des heures et des heures avant l’ouverture pour espérer entrer le plus rapidement possible.

Le Black Friday inaugure et lance la grande période de fêtes de fin d’année que connais l’union du Navasota, ainsi elle n’est pas la seule fête que fêtent les Navorais mais bien un ensemble compris dans un tout. La seule période de Black Friday, qui s’étend sur une semaine, compte environ cinq autres fêtes qui s’inscrivent dans ce thème de la consommation et de la surconsommation. Le lundi qui suit le début du Black Friday est appelé le Cyber Monday, la fête de l’électronique et des nouvelles technologies au sein de l’Union. Ce lundi est l’occasion privilégiée pour de nombreux apprentis programmeurs et affiliés en tout genre en quête de succès et de connaissance de se faire connaître, mais également pour les entreprises du secteur de l’électronique, des nouvelles technologies et de l’informatique de vendre massivement leurs produits sur leurs sites internet via le e‑commerce, qui s’est massivement développé depuis les années 2010 grâce à l’essor des nouvelles technologies. Des sites comme Holmes C. enregistrent près de 4 millions d’achats en une seule journée dans un pays qui ne compte que 23 millions d’habitants. Cette fête, étroitement liée à la période de Black Friday, s’est plus tardivement développée au sein de l’union vers les années 1990‑2000 afin de soutenir le développement des nouvelles technologies qui paraissent dans la Silicon Belt.

Le Black Friday est le symbole le plus connu de la société de consommation qui traverse l’Union. Elle marque les esprits par son aura massive et par l’échelle impressionnante à laquelle elle se déroule partout dans le monde mais surtout au sein de la fédération. Cette fête symbolise, aux yeux et aux oreilles de beaucoup, les pires vices du capitalisme qui pousse à la consommation et à la surconsommation à l’excès, si bien que des mouvements ont eu lieu pour protester contre cette fête et ont permis à l’occasion de faire naître des fêtes comme le Black Friday sans achat, qui, comme son nom l’indique, est une journée qui copie le Black Friday mais où le concept est de ne justement rien acheter pour protester contre cette société de consommation. Si ce mouvement est bien suivi, il reste certainement un mouvement bien sporadique à l’échelle fédérale, même si le mouvement et la fête gagnent des adhérents au fur et à mesure du temps que les vices du Black Friday sont révélés, comme les violences et les abus qui ont lieu durant cette période. La violence est d’ailleurs un élément qui s’est attaché à cette fête du black friday : depuis les années 2000, elle n’a fait qu’exploser dans une société de plus en plus polarisée et divisée sur de nombreuses questions tant sociaux qu’économique ou politique. Si le Black Friday marque l’entrée officielle dans la période d’achats des fêtes de Noël, il reste néanmoins que les violences ne vont que crescendo : écrasements causant la mort de personnes, violences armées et même fusillades. Ce phénomène de violence est devenu tellement constant qu’il en devient banal, si bien que la sécurité dans certaines zones ne peut être assurée par les forces de l’ordre, incapables de faire face à de tels mouvements de foules.

Si la fête est aujourd’hui critiquée pour les violences inouïes dont elle est la cause mais aussi pour la surconsommation qu’elle crée dans la société navorais, elle reste néanmoins une période de fête ultra importante, marqueur de la cohésion nationale à tous égards et symbole de la puissance économique de l’Union. Une autre critique portée au Black Friday est son rôle de destructeur de cohésion familiale, en effet dans des centaines de milliers de familles on préfère largement abandonner les soirées de fête à passer en famille ensemble, à manger et s’amuser, pour aller patienter devant les magasins afin d’attendre leur ouverture. Ce rôle destructeur d’une tradition très importante dans la culture navorais est très critiqué par l’opinion publique sans qu’elle n’ait d’impact véritable car chaque année c’est le même scénario qui recommence. Le Black Friday est donc le symbole d’une société où le consumérisme a été poussé à son maximum et pour certains il est devenu même immoral tant il provoque des excès dans la société fédérale, condamné par les autorités religieuses qu’elles soient protestantes ou catholiques voire même musulmanes et judaïques, chose qui dans une société très religieuse n’est pas un rien. Il reste pourtant que la fête du Black Friday a réussi à conquérir leurs cœurs ou la bourse des Navorais. De plus, cette fête marque une longue série de périodes de fêtes populaires au sein de l’Union, que personne, pas même ceux qui critiquent le Black Friday, ne saurait remettre en cause. En clair, le Black Friday s’est inscrit dans l’ADN même de l’Union.
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