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Hosey Morrison, premier ministre fédéral lors de son discours devant l'assemblée citoyenne à Victoria City, pendant lequel il a tenu à présenter son futur projet de vouloir anéantir la corruption persistante dans certaines territoires de l'Union.La rentrée politique au sein de l’union n’a même pas encore officiellement eu lieu que le gouvernement de la fédération semble déjà prêt à affronter les quatre prochaines années et une chambre parlementaire extrêmement fracturée. Malgré l’affaiblissement de sa coalition, marqué par une importante perte de sièges entre la première et la seconde législature parlementaire, celle‑ci ne représente plus désormais que 315 députés sur les 601 sièges que compte l’Assemblée citoyenne, chambre législative monocamérale de l’Union. Le chef du gouvernement travailliste, Hosey Morrison, a tenu à présenter devant la nouvelle assemblée l’un des projets phares de son gouvernement afin de marquer la nouvelle législature et de montrer en même temps que le gouvernement s’engage dans des voies concrètes pour lutter contre un fléau devenu constant dans les zones reculées de la Fédération. Si le projet est ambitieux, il suscite néanmoins une grande controverse, au désarroi du premier ministre et de son secrétaire d’État à la Justice, Karen Collins. En effet, le projet suscite une opposition ferme tant à gauche qu’à droite, mais aussi dans ses propres rangs, notamment de la part des sociaux‑démocrates.
Un projet ambitieux pour lutter contre la corruption de certains fonctionnaires fédéraux car selon un rapport de la cour sociale de l’union publié en 2016, la Cour est revenu sur un phénomène de corruption systémique dont bénéficieraient certains fonctionnaires fédéraux au sein des postes dont ils ont la charge, dans certaines zones reculées de la fédération, particulièrement éloignées de la capitale et des grandes villes. Ce phénomène, qui s’inscrit et se perpétue dans les états fédérés du Redwood et du Big Valley, sans oublier certains autres états fédérés mentionnés dans le rapport, cause une perte estimée à plusieurs dizaines de millions de livres pour le trésor public fédéral, une somme immense pour financer les projets que souhaite mettre en place le gouvernement fédéral actuel. Dans l’État du Redwood, selon ce même rapport, on estime que 2 fonctionnaires sur 10 ont déjà eu affaire à un moment ou à un autre à une tentative de corruption, et dans l’État du Big Valley ce chiffre monte selon les années à 4 fonctionnaires sur 10, que cela soit une corruption pure et simple « dans les règles de l’art » ou une tentative plus violente et menaçante. Soit un nombre élevé pour une Fédération qui ne compte que très peu de fonctionnaires en général lorsqu’on prend un rapport fonctionnaire/habitant.
Se saisissant de ce problème largement dénoncé et plébiscité par les citoyens de l'Union tout au long de la campagne électorale pour le renouvellement des sièges de l’Assemblée citoyenne lors des primaires électorales, le premier ministre Hosey Morrison a, dans son discours sur la question de confiance devant la nouvelle législature, exprimé que :
« sa victoire électorale est la preuve de l’assentiment du peuple pour qu’il mène à bien cette mission d’intérêt général visant à préserver nos administrations et fonctionnaires de la corruption, du dysfonctionnement et de l’inégalité. Ce projet de loi contre la corruption s’inscrit dans cette volonté de toujours plus lutter contre ce phénomène inacceptable qui pourrit le fonctionnement même de l’Union et empêche le gouvernement fédéral de mener à bien sa mission de redynamiser le territoire et d’assurer son développement tant social qu’économique. De ce fait, il est nécessaire de lutter par tous les moyens contre ce phénomène de corruption endémique jusqu’à son extermination finale. »
En clair, pour le premier ministre, la lutte contre la corruption est un enjeu très important, surtout s’il veut afficher la crédibilité de son gouvernement et de sa coalition devenue très hétéroclite. En effet, le premier ministre, malgré sa victoire électorale, reste dans une position très précaire : sa majorité n’est que relative et il doit également composer avec son aile sociale‑démocrate, qui ne partage pas totalement sa vision du projet de loi, ainsi qu’avec son aile Vert & Écologiste. Le premier ministre travailliste penche pour la méthode forte : création d’un bureau autonome chargé de lutter contre le phénomène de corruption, loi électorale plus stricte notamment dans le cadre du financement des élections et des partis, renforcement des peines en cas de corruption, notamment par l’inéligibilité ou encore par des peines de prison ferme pour tout individu reconnu et jugé coupable. Projet partagé par l’aile gauche de la coalition, c’est‑à‑dire les Verts & Écologistes, mais à droite on est plus sceptique.
Un projet qui divise tant à gauche qu’à droite et au sein de la coalition elle‑même
Les réactions au sein du bord politique ne se sont pas fait attendre. En effet, dès la fin du discours du premier ministre, les voix des députés de l’opposition, tant de gauche que de droite, se sont levées pour dénoncer une « mascarade électorale » et un « ignoble populisme de bas étage ». Le Parti conservateur, principal parti d’opposition gouvernementale de droite, a critiqué ce futur projet de loi évoqué par le premier ministre fédéral, qu’il qualifie de « projet vite fait et bâclé, qui ne contient aucune proposition concrète en plus d’être certainement largement anticonstitutionnel et qui ne vise qu’à satisfaire les communistes et gauchistes de bas étage et l’ego démesuré du premier ministre », selon les mots du président du Parti conservateur, Damien Martinez. Chose partagée par les autres partis de droite et d’extrême droite de l’Assemblée, qui dénoncent un « entrisme communiste » dans les plus hautes sphères de l’État et du gouvernement, ainsi qu’un gouvernement fédéral « prêt à tout pour satisfaire son agenda populiste sans respecter les principes démocratiques de l’Union ».
Concrètement, l’opposition de droite dénonce ce futur projet de loi qui a été présenté sans consulter les partis d’opposition et surtout sans tenir compte, selon eux, du respect de certains principes démocratiques et constitutionnels si chers à la Fédération. L’opposition de gauche, elle, dénonce le manque de précision et de clarté du projet de loi, qui risque, comme l’ont critiqué les partis de droite, d’être très anticonstitutionnel.
Le point chaud de tension reste l’annonce du premier ministre Hosey Morrison concernant sa volonté de créer une police judiciaire de la corruption, placée sous le contrôle du secrétaire à la Justice. Proposition vivement dénoncée et critiquée par l’opposition, pour qui cette police constituerait une « police politique partiale » obéissant aux intérêts du gouvernement en place, et susceptible d’être manipulée contre l’opposition démocratique. La gauche, notamment les socialiste, dénonce également cette orientation, tout en proposant une alternative : une police contre la corruption, certes, mais qui serait une entité fédérale indépendante et autonome, dont le directeur serait nommé par l’Assemblée citoyenne directement comme toutes les agences fédérales de l’Union. L’objectif, selon les mots de la présidente du parti, Madison Grant, est de créer :
« une autorité fédérale autonome et indépendante, ainsi que non partisane, à l’image des services de renseignements fédéraux : Navasota Secret Intelligence Service (NSIS) / Navasota National Security Agency (NNSA) / Navasota Defense Intelligence Agency (NDIA) et autres organismes fédéraux du même genre. »
Si, pour l’instant, ce futur projet de loi n’a été que mentionné par le Premier ministre, il donne cependant déjà le ton des quatre futures années politiques que la Fédération va vivre.
Posté le : 31 jan. 2026 à 19:26:30
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Hosey Morrison a l’assemblée citoyenne, présentant son nouveau gouvernement fédéral pour les quatre prochaine année. Après de longs mois de négociations et de tractations, la coalition gouvernementale du Premier ministre fédéral Hosey Morrison a enfin pu se résoudre à former un gouvernement fédéral pour diriger la Fédération les quatre prochaines années. Cette coalition très hétéroclite, qui rassemble partis de gauche : les Verts & écologistes, le parti de centre gauche travailliste du Premier ministre et le parti de centre droit social‑démocrate, a enfin pu se mettre d’accord sur un gouvernement fédéral après de très longues tractations qui ont su être révélatrices de la situation de la coalition gouvernementale. Avec près d’un mois entier pour se mettre d’accord, soit la plus longue période qu’a connue la Fédération depuis le début de ce siècle, le gouvernement Morrison II est enfin né
Le nouveau gouvernement fédéral reflète la composition de la coalition. Avec ses 112 sièges, le parti du Premier ministre, le parti travailliste, est bien loin de la majorité des sièges requis pour former un gouvernement à lui seul (210 sièges), raison pour laquelle il a formé une entente de circonstance avec le parti social‑démocrate, qui avec ses 71 sièges permet au Premier ministre d’avoir 183 sièges au sein de l’Assemblée citoyenne. Certes, il reste loin de la majorité requise pour gouverner, mais cette alliance était la plus naturelle dans une chambre parlementaire ultra polarisée et divisée entre deux extrêmes : la gauche représentée par les socialistes et l’extrême droite représentée par les Nationaliste Navorais. Ainsi, cette alliance entre le centre gauche travailliste et le centre droit social‑démocrate est la plus logique dans cette chambre parlementaire. Les deux chefs de partis : Hosey Morrison et Trevon Jefferson, ont longuement mené des tractations avec le parti Vert & écologiste qui, avec ses 32 sièges, permettrait à la coalition d’obtenir la majorité de sièges requise dans la chambre. Le parti de gauche écologiste et social finira par accepter après de nombreuses concessions de la part des deux autres partis sur des questions cruciales comme l’énergie verte, l’automobile entre autres, mais aussi sur des dossiers majeurs ainsi qu’au moins un bureau de secrétaire au sein du nouveau gouvernement.
La coalition Vert & écologiste / travailliste / social‑démocrate penche (très) légèrement à droite avec 183 députés environ de centre‑droit sur les 215 que compte la coalition. Le parti Vert & écologiste, avec ses 32 sièges, a accepté d’entrer dans ce gouvernement comme un pari politique : de sa réussite au sein du poste qu’il occupera dépendra l’avenir politique du parti, qui sera soit adoubé par son électorat aux prochaines élections fédérales en 2023, soit puni par son électorat. C’est donc une véritable épée de Damoclès qui se trouve sur la tête du parti. En cas de réussite cependant, le parti réussira un des plus gros coups politiques de la décennie, qui sera sans aucun doute un énorme avantage aux prochaines élections. En prenant ce risque, le parti prend le risque de mettre son avenir sur la scène politique et sa crédibilité en jeu alors même que sur la scène politique il est très récent (fondé en 2008).
Ce 27 septembre, le Premier ministre fédéral a annoncé la composition de son nouveau gouvernement, qui reflète parfaitement la composition de la coalition.
Sur les postes les plus stratégiques que sont le secrétariat aux Affaires étrangères, la Défense, le Trésor et l’Économie et le Commerce, le parti travailliste en a obtenu deux, laissant un autre à son partenaire de coalition de droite et un autre qui restera à son ancien propriétaire. Ainsi, Edward Lewis conserve son poste aux Affaires étrangères, choix longuement réfléchi par le Premier ministre, mais qui souhaite garder une continuité dans sa ligne politique, notamment diplomatique. De ce fait, le chef du gouvernement ne voulait pas chambouler le bureau fédéral et son organisation, ce qui nécessiterait alors une profonde transformation pour le remettre à niveau. En conservant Lewis aux Affaires étrangères, le Premier ministre fait le choix de la continuité stratégique dans un domaine très important et cruciale puisqu’en matière d’affaires étrangères et de diplomatie, c’est également une compétence de la présidence de la république. Le Premier ministre a donc dû arbitrer entre des intérêts très divers sur ce poste stratégique : sa volonté de continuer sa politique diplomatique telle qu’il l’a commencée sans remettre en cause les acquis, tout en conciliant la diplomatie pragmatique de la présidente de la République Ashley Hopkins, qui coopérait déjà avec le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Edward Lewis depuis quatre années sur différents dossiers ; le changer signifierait revoir toutes ces années d’échanges et de constructions diplomatiques à recommencer ; et enfin les intérêts de son partenaire de centre droit social‑démocrate, qui exigeait soit la conservation de Lewis à son poste, soit la nomination d’un nouveau secrétaire d’État issu de leurs rangs. Lewis n’a pas été le seul de l’ancien gouvernement à avoir été conservé à son poste : le général Hanry Saunders reste lui aussi à son poste au sein du secrétariat à la Défense. Non partisan des intérêts politiques, il est vu comme étant le mieux à même de remplir son poste, d’autant plus que ses résultats durant la précédente mandature étaient excellents. Saunders continue dans le même bureau la politique gouvernementale de développement de l’armée et de l’industrie militaire et devra présenter à l’Assemblée citoyenne la prochaine loi de programmation militaire pour les années 2019‑2024.
Pour le reste, que des nouvelles têtes. Il faut se dire que l’ancien gouvernement était très contradictoire en raison du fait que ses membres étaient pour la plupart très opposés idéologiquement tout en faisant partie du même parti et du même gouvernement. Ceci a affaibli la capacité du gouvernement à pouvoir mener des réformes d’ampleur et mettre en œuvre sa politique promise. Avec son nouveau mandat, le Premier ministre Hosey Morrison entend bien faire table rase de ce passé en ne renouvelant pas la plupart des anciens secrétaires du gouvernement à l’exception donc d’Edward Lewis et d’Hanry Saunders. Au poste du très prestigieux secrétaire d’État au Trésor est propulsé Ben Moore, travailliste convaincu et ancien analyste économique auprès de la Réserve fédérale. Dans celui de l’Économie et du Commerce, les sociaux‑démocrates ont placé Rosie Lawrence pour mener à bien les profondes transformations économiques que cherche à mettre en place le gouvernement.
Au secrétariat à la Justice, Karen Collins, travailliste, reprend le poste d’Alexander Davis, social‑démocrate, transféré à la tête du bureau de la lutte anti‑évasion fiscale. Elle aura la lourde tâche de transformer une institution jugée trop grosse et obèse, devenue incapable de mener à bien ses missions de représentation de l’État auprès de la justice et de poursuite des crimes et actes de vandalisme. Son efficacité au sein de ce bureau donnera le ton pour le gouvernement. À l’Éducation a été nommée Betty Jones, dans un poste mineur éclipsé par les autres postes considérés comme plus stratégiques. De même, dans celui des Affaires sociales et du Travail, Gregory Lowery, social‑démocrate, a été nommé dans un bureau considéré comme étant mineur face à des sujets majeurs accaparés par les quatre grands bureaux fédéraux : Affaires étrangères, Défense, Justice et Économie/Commerce.
Le secrétaire d’État à l’Agriculture, Edward Davis, seul membre du parti Vert & écologiste, sera lui aussi très scruté. Il sera chargé de mener la politique de transformation du monde rural en crise, devenu incapable de concurrencer les grands exportateurs agricoles étrangers : Icamie entre autres. Il devra donc proposer une porte de sortie à cette crise qui permettra de satisfaire les agriculteurs tout en conciliant la volonté du Premier ministre d’ouvrir le pays aux entreprises étrangères dans le domaine de l’agriculture, faute de quoi sa tête risquera bien de sauter du gouvernement. Enfin, Liam Rogers, ancien procureur fédéral (secrétaire d’État à la Justice) sous la présidence de Darian Navarro (2007‑2015), a été reconduit dans le gouvernement et placé à la tête du secrétariat à l’Intérieur. Sa nomination a été pour ainsi dire la surprise de la journée : ce sympathisant social‑démocrate a été placé dans un poste si ce n’est stratégique à l’heure actuelle, mais influent, qui lui permettra de commander l’ensemble des forces de l’ordre fédérales.
Posté le : 03 fév. 2026 à 21:09:14
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Dans une séance presque solennelle, l’assemblée citoyenne, chambre monocamérale de la fédération, a voté le projet de loi de programmation militaire proposé par le secrétaire d’état à la défense, le général Hanry Saunders, qui était en préparation depuis l’année dernière et qui a dû être de très nombreuses fois amendé et suspendu en raison d’une farouche division au sein de la coalition et en dehors, notamment chez les conservateurs. Ce vote constitue pour le Premier ministre Hosey Morrison une sorte de victoire politique en ce début de mandat et de législature, qui renforce sa majorité et sa coalition et conforte sa position.
La loi de programmation militaire (LPM) ou military programming law pour les années 2019‑2024 constitue une loi historique pour ces dernières années au sein de la fédération. Elle a pour objectif de hausser les dépenses militaires de la fédération à plusieurs milliards de livres navoraise. Actuellement à 2 milliards, elles devraient bondir d’ici 2024 à plus de 25‑30 milliards de livres, soit une hausse considérable jamais vue au sein de la fédération, de plus de 1125 %, un chiffre historique qui vient appuyer les déclarations du gouvernement, qui a annoncé sa volonté de renforcer l’industrie de la défense navoraise en crise en raison de plusieurs années de crise économique et de coupes budgétaires, notamment sous la présidence du très néolibéral président Darian Navarro qui, aux côtés de son Premier ministre Jesse Hoover (2007‑2011) lors de son premier mandat et de Jeffery Whitfield (2011‑2015) lors de son second mandat, ont complètement asséché le budget alloué à l’armée au grand dam des secrétaires d’état à la défense de l’époque, des industriels de l’armement et de plusieurs députés et personnalités politiques, notamment conservatrices, qui ont dénoncé le risque pour la préservation de la souveraineté nationale et la sauvegarde des intérêts de la fédération. De retour au 10 Liberty Boulevard, résidence du Premier ministre fédéral à la capitale de la fédération Victoria City, Hosey Morrison cherche bien à tenir ses promesses électorales de remettre sur route l’armée fédérale, chose dite et maintenant chose faite avec le vote de cette LPM par l’assemblée citoyenne.

Hosey Morrison, discours devant le Palais de la Nation à Victoria City devant un parterre de journalistes après le vote de la LPM.
Cette loi historique fait la part belle à la défense et à l’armée. En plus des 25 milliards destinés à la construction d’usines militaires destinées à renforcer l’industrie de l’armement nationale et notamment la Navasota Industrial and Technological Base (la base industrielle et technologique du Navasota) afin de permettre la production durant cette même période de nombreux équipements dont a cruellement besoin l’armée : augmentation de la production de fusils, de moyens de transport et de logistique, production de chars et d’avions ainsi que d’hélicoptères et ainsi de suite dans l’objectif de répondre à un urgent besoin de réarmement dans un contexte régional dégradé. De plus, la LPM prévoit l’augmentation massive des forces armées, qui devraient passer de 10 000 hommes actuellement à, selon des estimations sérieuses, plus de 50 000 hommes, tandis que d’autres sources proches du secrétaire d’état à la défense avancent la volonté d’un retour à l’antan, c’est‑à‑dire à plus de 100 000 hommes et progressivement à 300 000‑400 000 hommes engagés sous les drapeaux, chose non confirmée officiellement par le gouvernement. L’armée devrait également acquérir de nouvelles technologies militaires liées au renforcement de l’industrie de la recherche militaire, qui devrait permettre l’innovation et la recherche dans ce secteur critique où le gouvernement fédéral a pris des sérieux et importants retards par rapport au reste de la région.
Ce renforcement de l’armée s’inscrit également dans un but de garantir la souveraineté industrielle et technologique de la Fédération. Le renforcement du budget implique un soutien aux industries de la défense navoraise porté par des grands groupes fédéraux comme Sentinel, Atlas Defense, Dike Industrie, Frontier, Vanguard, Redwak Defense and Technologies (RDT), Shields Co., Vaillancourt et Hunter, qui emploient plusieurs milliers de personnes dans la production industrielle de l’armement et s’appuient sur une base très importante de PME chargées de sous‑traiter les opérations de ces grands groupes. Ces entreprises ont pris de plein fouet le retrait de commandes du gouvernement fédéral, qui s’est retiré du secteur de l’armement ces dernières années, réduisant en même temps les commandes de ces entreprises qui se reposaient uniquement sur la commande publique de l’État fédéral, ce qui les a obligées à licencier un nombre très important de cadres et d’employés hautement formés et spécialisés. Le retour de l’État fédéral sur le marché de l’armement et la hausse de la commande publique, accompagnée d’investissements publics massifs, ont été plus que bien accueillis par les entreprises du secteur.

Ce soutien reste tout de même à nuancer : le retour du gouvernement dans le secteur de l’armement est certes une bonne chose, mais ce sera quelque chose qui se fera par étapes, et non d’un seul coup, notamment en raison du fait que le retrait du gouvernement fédéral du secteur de l’armement a eu pour conséquence de déstabiliser ce milieu, qui a dû renvoyer plusieurs milliers d’employés hautement formés et spécialisés qui doivent donc être de nouveau recrutés, formés, et la chaîne industrielle de nouveau réactivée, ce qui risque de prendre plusieurs longues années. D’autant plus que la construction des nouvelles usines promises par le gouvernement risque de prendre du temps, ce qui ne va pas arranger la situation. Au vu de tous ces éléments, le retour du gouvernement fédéral sur le marché de l’armement est une chose concrète, mais qui ne doit pas être prise comme étant instantanée et immédiate. Comme l’a exprimé le secrétaire d’état à la défense Hanry Saunders :
Cette hausse des dépenses pour le secteur de l’armement pose une question cruciale pour l’avenir de la défense de la fédération : où va‑t‑elle aller ? Et jusqu’à quand ? Combien de livres vont être dépensées et seront‑elles utiles ? Si l’on se tient aux déclarations du secrétaire d’état à la défense, il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisque selon lui toute dépense est légitime pour assurer la défense de la fédération. Mais d’un côté plus social et démocratique, la question se pose dans la société civile. Selon un sondage de VovaStat : seulement 51 % des Navorais soutiennent cette hausse des dépenses publiques pour l’armée, 38 % y sont opposés et le reste n’est ni l’un ni l’autre. Pour les personnes favorables, principalement de droite, c’est une question de souveraineté nationale et de patriotisme militaire envers l’armée de la fédération, qui s’est historiquement construite comme la défenseure de la souveraineté nationale, la garante de l’indépendance nationale et de la démocratie. Ainsi, pour eux, ces hausses de dépenses militaires sont parfaitement acceptables tant qu’elles visent à fournir une armée capable de défendre ces idéaux de souveraineté, de liberté et de démocratie. À l’inverse, les électeurs de gauche et du centre semblent plutôt opposés à ces mesures, invoquant des priorités plus sociales comme le soutien au système hospitalier, entre autres, et le soutien aux personnes âgées et défavorisées.
D’un point de vue industriel, économique et stratégique, cette hausse des dépenses révèle également des faiblesses structurelles de la base industrielle et technologique de la fédération. Longtemps abandonnée par manque de commandes publiques, elle est devenue incapable d’y répondre à temps une fois ces commandes revenues. Les entreprises nationales du secteur de l’armement et de la défense sont incapables de fournir du matériel militaire de haute qualité et sont incapables de faire face à la concurrence des complexes militaro‑industriels de puissances voisines : icamienne, everienne, voire même akaltienne. Face aux géants de l’industrie de l’armement internationale comme la fédération de l’Alguarenna ou encore le Grand Aah, sans oublier le Jashuria, la base industrielle et technologique navoraise semble être bien en retard, un retard qui continue de s’accentuer au fur et à mesure du temps qui passe et que le gouvernement fédéral souhaite à tout prix réduire, faute de pouvoir le combler. En outre, en raison de l’incapacité de la base industrielle navoraise à répondre aux commandes publiques de la fédération, le gouvernement fédéral risque bien de commander au complexe militaro‑industriel de puissances étrangères, ce qui a pour effet non seulement d’affaiblir l’industrie nationale puisque ces commandes publiques passant à l’étranger signifient de l’argent perdu pour ces entreprises qui ne pourront pas le réinjecter dans leur développement, leurs recherches ni dans leurs expansions.
Posté le : 05 fév. 2026 à 21:23:23
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L’instant de paix pour le gouvernement fédéral d’Hosey Morrison n’aura été que de courte durée. Malgré ses réussites politiques en ce début de législature 2019‑2023, notamment avec une grande réforme majeure : celle de la défense avec le vote de la loi de programmation militaire pour l’année 2019‑2024 par l’assemblée citoyenne, le gouvernement fédéral se trouve déjà mis sous pression par une droite renforcée après sa débâcle aux élections législatives et qui entend bien, faute de disposer d’une majorité pour bloquer le gouvernement fédéral efficacement, utiliser des sujets d’actualité et sociaux pour piquer le gouvernement Morrison II et le mettre sous pression. Stratégie adoptée par l’Union conservatrice et suivie par des partis de droite comme les Républicains et le parti d’extrême droite : les Nationalistes navorais, qui trouvent là une excellente manière de se remettre dans l’arène politique et de constituer un bloc d’opposition uni et fort.
Au cœur de cette stratégie des droites : ici à entendre le parti de l’Union conservatrice, le parti nationaliste navorais et le parti républicain, se trouve la question migratoire et, liée à cela, la question sécuritaire qui, pour certains, a été instrumentalisée par la droite pour mener un agenda politique populiste afin de conquérir des voix et de se former une base électorale sur le dos des citoyens. Au cœur de cette stratégie, c’est la réappropriation par la droite du scandale de cannibalisme survenu la semaine dernière, dans lequel plusieurs migrants icamiens fuyant la guerre civile et le régime anarchique (et s’étant réfugié dans la fédération) qu’a connue pendant une période la fédération voisine, ceux‑ci installés dans la ville frontalière de Roxwood près de la grande frontière de Daisy Town auraient, selon le procureur de l’État du Black river Jonathon Preston, commis plusieurs actes de cannibalisme barbares, notamment en exécutant plusieurs victimes et en se nourrissant de leur chair. D’autres auraient été mangés vivants, une horreur qui a stupéfié toute la fédération, en particulier cette petite ville frontalière calme, loin des grands axes de communication et des centres urbains.
Cette affaire sordide a été reprise par la droite et l’extrême droite de la fédération pour en faire une question nationale, qui a par la suite été mise à l’agenda politique de la fédération, afin de mettre le gouvernement fédéral sous pression dans une stratégie de revanche politique. Pour le professeur Christopher Dawson, professeur de sciences politiques à la Victoria Imperial College :
En effet, dans l’objectif de la droite, il s’agit de fracturer et diviser la coalition. En se saisissant de ce débat social qu’elle a instrumentalisé pour en faire un débat politique, la droite espère tester la solidité d’une coalition très hétéroclite. Si le parti travailliste reste de centre gauche et le parti écologiste reste de gauche, ils ne totalisent qu’un petit nombre de députés, et le parti social‑démocrate de centre droit est la pierre angulaire de cette coalition sans quoi le gouvernement Morrison II tomberait tout simplement. En instrumentalisant cette affaire sordide, les droites cherchent à créer une division interne à la coalition entre les partis de « gauche » et le parti de « droite » afin de mieux s’infiltrer dans la coalition et la fragiliser.
L’objectif n’est donc pas que sur l’immigration et sur la volonté de protéger les citoyens de la fédération, comme le défendait le député nationaliste Edward Hayes sur la chaîne NovaINFO, mais plutôt d’attaquer le Premier ministre Hosey Morrison. Si cette instrumentalisation est dénoncée par plusieurs groupes de défense publique et certains avocats des familles des victimes et des victimes elles‑mêmes, qui dénoncent l’usage de cette affaire pour des intérêts politiques qui n’en ont rien à voir et dénoncent également l’usage de ce crime pour faire un amalgame entre immigré et criminalité, pour les droites cela reste une victoire au sein de leur base électorale, parmi notamment les plus radicaux et nationalistes, qui voient là une menace contre la fédération et sa culture et appellent à lutter contre cette immigration de masse. Une victoire donc, pour l’instant sociale mais pas politique.
Posté le : 07 fév. 2026 à 13:22:45
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Greenboro, dans ce petit village tranquille de l’État du Redwood, il s’est produit ce qui constitue une énième violence policière comme on n’en compte plus au sein de la Fédération. Deux jeunes de la tribu des : Gad et Yansa ont été tués par la police fédérale. Leur crime ? Rien, à part leurs visages, leur couleur de peau ou leur appartenance raciale supposée. Abattus en sortant de chez leurs amis, au motif qu’ils apparaissaient comme étant violents en plus de correspondre à un descriptif de criminels recherchés. La violence est devenue l’outil d’un État et d’une police à sa solde pour mener la vie dure à un peuple. C’est une chose inacceptable et que nous souhaitons dénoncer dans cette tribune. Cette énième violence policière qui s’en prend à nos jeunes constitue tout d’abord la démonstration d’un État failli qui, au lieu de protéger ses citoyens, se lance dans la persécution, le massacre et la violence. C’est la démonstration d’une police devenue extrémiste et haineuse, au service d’un gouvernement oppressif. L’objectif n’est plus d’assurer la sécurité des citoyens, mais de faire usage de la violence pour maintenir la domination d’un groupe sur un autre, et de rendre la vie des peuples autochtones invivable sur la terre de leurs ancêtres.
Gad et Yansa sont des jeunes qui sont morts pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils représentent : une nation longtemps opprimée, mais aussi l’avenir d’un peuple qui se tourne vers son futur. Abattre la jeunesse, c’est abattre l’avenir d’une nation et d’un peuple. Gad et Yansa sont victimes d’une violence institutionnalisée, permise de manière explicite par des lois liberticides et discriminatoires créées et votées pour opprimer un peuple qui veut vivre sur ses terres de la manière la plus libre et égalitaire possible. Des lois comme la loi de limitation des rassemblements autochtones ou encore la loi de sécurité intérieure et de sûreté publique constituent des outils qui légitiment la violence policière envers des peuples légitimes à vivre sur des terres à eux. Nul ne peut être abattu pour ce qu’il est ou ce qu'il représente et en dehors de toutes cadres légales et juste.
Ce crime, véritable démonstration d’un État défaillant et d’un système judiciaire devenu incapable de faire son travail, reste marqué par le silence complice du ministère de la Justice dirigé par Karen Collins, qui, dans un premier temps, n’a rien fait pour soutenir les familles ni pour dénoncer publiquement les faits. En laissant passer un crime aussi abject et inhumain, elle ouvre la porte à la répétition de ces violences envers les autochtones. L’ouverture d’enquêtes finit toujours par la même chose : l’oubli, par lenteur de procédure. Car, de toute façon, quel policier va enquêter sur un collègue et risquer ensuite d’être stigmatisé au sein de la police ? Et même si, par chance, une enquête est ouverte et aboutit : chose extrêmement rare lorsqu’il s’agit de violences policières envers les autochtones, la justice finit souvent par acquitter les agents ou les condamner à du sursis. En clair, on nous dit : on s’en moque de vous, on tue vos enfants et les auteurs ne seront pas punis.
Ceci ne peut plus être laissé ainsi. Il est nécessaire de se lever et de revendiquer ce qui constitue un droit légitime : le droit à la vie, à la sûreté et à la sécurité ainsi que le droit de rechercher le bonheur. Si nous fermons les yeux face à cette énième violence policière commise contre nos enfants depuis des lustres, c’est accepter qu’ils viennent massacrer nos jeunes sans subir de conséquences. C’est inacceptable. Il est nécessaire que nous prenions conscience de ces violences qui mettent en danger notre avenir. Il faut se soulever, protester contre un système injuste pour faire reconnaître notre existence et nos droits fondamentaux. Cette marche qui doit avoir lieu dans toute l’Union doit montrer que nous existons et que nous ne nous taisons pas face aux violences que nous subissons.
Allons à Prairie Hill, Daisy Town, Port Bison et marchons sur l’Avenue de la Libération à Victoria City pour faire entendre nos revendications et notre droit de vivre. C’est la seule manière de réformer cet État injuste et de faire reconnaître nos droits. Marcher, c’est protester ; c’est dire que nous ne faisons pas partie de ceux qui se murent dans un silence complice ; c’est dire que cette violence gratuite est inacceptable et qu’elle doit être stoppée.
C’est la première étape vers l’égalité juridique, avant de lutter contre les inégalités de classe et l’oppression d’une minorité privilégiée afin d’instaurer une égalité sociale et raciale.
Maza Blaska (Dakota), militante communiste et autochtone, sur les violences policières et la nécessité de lutter contre.
Posté le : 07 fév. 2026 à 17:23:51
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En 2025, le Navasota traverse une période charnière de son histoire, marquée par des bouleversements profonds tant sur les plans politiques, économiques que sociaux. Le pays est confronté à un secteur économique en difficulté structurelle, avec une croissance économique quasiment nulle depuis la grande dépression qu’a connue la fédération durant les années 2000-2010, suivie de la présidence du président Darian Navarro et de son choc néolibéral, couplé à des tensions grandissantes : crise des autochtones marquée par des inégalités sociales, tensions régionales et autonomistes virant à l’indépendantisme comme dans le cas du New Allington. Le Premier ministre fédéral voyait cette année son mandat électoral renouvelé, mais à un prix exorbitant : chute de son parti lors des élections, nécessité de former une coalition tripartite hétéroclite, et une droite renforcée dans son assise, notamment une extrême droite nationaliste en hausse sur tous les points. Le Premier ministre fédéral Hosey Morrison a promis de grandes réformes structurelles dans de nombreux domaines de la vie politique et économique de la fédération, gage fait à son électorat, qui n’hésitera pas, s’il ne les remplit pas, à ne pas lui renouveler son mandat lors des élections intermédiaires pour le renouvellement de l’Assemblée citoyenne. Les élections fédérales de 2018 ont été un choc au sein de la fédération, et quel choc : bien que le parti du mouvement (social-démocrate), membre de la coalition, soit arrivé en tête avec 176 sièges sur les 601 que compte la fédération, soit 29,28 % des suffrages, loin derrière arrive le parti du Premier ministre travailliste avec seulement 126 sièges, et pour la première fois de son histoire, ce parti historiquement au cœur du bipartisme navorais a échoué à figurer parmi les trois premiers partis arrivés au podium électoral de 2018. La seconde position revient au narti nationaliste Navorais (PNN), aussi appelé et connu sous le nom du parti de la résistance, d’obédience d’extrême droite. Ces résultats électoraux pour l’année 2018 constituent un choc national : pour la première fois de l’histoire fédérale depuis le retour de la démocratie en 1963, un parti d’extrême droite nationaliste et xénophobe arrive en seconde position à l’assemblée citoyenne et aussi près du pouvoir, rappelant les heures les plus sombres de la fédération avec la dictature du commodore Lennox McCormick.
Au vu de ces résultats spectaculaires, l’union semble bien être à un tournant de son histoire : avec l’effondrement du travaillisme navorais, la chute du conservatisme, pilier historique également du bipartisme, et l’effondrement de la gauche qui disparaît du paysage politique navorais. Les libéraux du parti radical, le parti du mouvement et le parti de la mésistance semblent avoir le vent en poupe, mais jusqu’à quand, avec un parti du mouvement (social-démocrate) qui cherche avec grande peine à renouer avec la croissance économique et le développement économique comme ce fut le cas sous la présidence néolibérale de Marc-Olivier Guérin (1979-1983), ou encore sous la présidence de Keagan Garrison (1983-1987) dans les années 80, élément démonstratif d’une nostalgie politique et sociale. Le parti du Mouvement, qui occupe la présidence de la fédération, a préféré laisser la fonction de Premier ministre à son partenaire de coalition Hosey Morrison du parti libéral, stratégie politique et électorale, nous le ferons plus tard. Premier ministre qui devra faire face à une extrême droite revigorée ; Hosey Morrison, investi dans sa fonction de Premier ministre depuis octobre, se trouve déjà sous tension dans une société qui cherche désespérément à renouer avec la croissance économique. Il devra, en plus de ce fait, s’attirer les bonnes faveurs de l’électorat s’il souhaite maintenir sa coalition en place et également s’il souhaite faire barrage à l’extrême droite, quitte à laisser de côté des sujets économiques et sociaux dont le parti travailliste refusait de toucher, comme la question des congés, du départ à la retraite, ou encore des questions plus économiques comme la dette publique, les investissements dans l’armement en priorité au lieu de sujets plus sociaux.
La fédération, avec tous ces sujets au cœur de l’histoire de l’Aleucie centrale, verra sa trajectoire politique définir celle de cette région centrale et stratégique. Aujourd’hui, dans ce numéro de Global New, nous allons analyser la politique navoraise pour savoir vers où elle va, les luttes politiques qui traversent la fédération, les crises économiques et sociales, ainsi que la suite.
Les élections fédérales de 2018 constituent un tournant historique : jamais l’extrême droite n’a été aussi haute dans les résultats de l’élection fédérale. Si Hosey Morrison a été confirmé à son siège de Premier ministre fédéral, avec l’appui du parti du mouvement, pourtant grand vainqueur des élections législatives primaires fédérales, c’est dans un double objectif de ce parti : tout d’abord assurer une continuité entre la première et cette deuxième coalition qui unit les deux partis depuis la victoire électorale de 2015, mais également laisser le sale boulot au parti travailliste. Car en effet, le parti du mouvement (social-démocrate) occupe déjà la fonction de la présidence par l’intermédiaire de la présidente fédérale Ashley Hopkins, historiquement acquise au parti. En laissant Hosey Morrison du parti travailliste occuper la fonction de Premier ministre, le parti du mouvement s’assure que le sale boulot soit traité par son partenaire de coalition, lequel, en cas d’échec, sera directement sanctionné par l’électorat lors des élections intermédiaires pour le renouvellement de l’assemblée citoyenne, avec des effets limités sur le parti du mouvement, et dans le cas contraire ce sera bénéfique pour le parti puisqu’ils peuvent se revendiquer d’avoir participé à la réussite des projets. En clair, le parti du mouvement cherche à limiter le plus efficacement possible la casse politique.
De son côté, Hosey Morrison est conscient de la stratégie politique de son partenaire de coalition, mais c’est en même temps là son seul moyen de préserver son parti de la casse. En acceptant ce poste, il accepte certes des risques importants, mais se dote également de la chance de relever son parti. L’arrivée de Morrison à la tête de la fédération n’est donc rien d’un hasard, mais une stratégie purement politique résultant de calculs stratégiques et d’une situation économique et sociale à l’impasse. Morrison est à la tête d’une coalition fragile et bancale, mais nécessaire pour ne pas laisser le gouvernement à une droite renforcée.
C’est un mariage de raison plutôt que d’amour entre ces deux partis, auquel viennent s’ajouter les centristes et écologistes, surprise électorale de ces élections, résultat d’un pragmatisme politique qui est devenu nécessaire au lieu de la raison d’état ; cette coalition hétéroclite est la première de la sorte avec les écologistes, mais la troisième de ce type entre sociaux-démocrates et travaillistes, qui, malgré cette longue histoire d’amour, peine grandement à masquer sa fragilité et ses divisions internes, visibles dès le début de ce mariage entre ces partis où chacun se rejette les responsabilités les plus sales et les plus dégueulasses. Sur de nombreux sujets politiques s’opposent les deux partis de la fédération : d’un point de vue budgétaire, le parti social-démocrate est en faveur de la conservation de la situation actuelle, c’est-à-dire un État peu interventionniste sur des sujets sociaux comme la sécurité sociale, très limitée au sein de la fédération, craignant de mettre à mal une sécurité sociale déjà dans un très mauvais état, tandis que les travaillistes poussent pour un État plus interventionniste, avec un renforcement de la sécurité sociale pour les travailleurs et les familles, notamment monoparentales, mais également pour l’assistance sociale des plus jeunes et des nécessiteux, quitte à mettre à mal la sécurité budgétaire et le filet social de la fédération.
En matière migratoire, sujet urgent de la fédération par des récupérations politiques incessantes, devenu central, le parti social-démocrate, notamment son aile conservatrice et de droite, revendique une politique migratoire plus contrôlée et plus limitée, avec un renforcement des contrôles près de la frontière du Dokora mais également de l’Icamie, alors que le parti de la résistance s’empare de ces sujets sur lesquels il capitalise pour obtenir encore plus de voix, jouant sur la question de la sûreté et de la subversion migratoire. Le parti social-démocrate refuse de laisser l’exclusivité de ce sujet à l’extrême droite, ou même à la droite, priorisant la fin de l’immigration incontrôlée, la préférence nationale, mais également des politiques migratoires plus strictes, notamment la fin du regroupement familial longtemps promu par la fédération dans la conquête de l’est navorais et dans les années 1920 pour que la fédération dispose d’une main-d’œuvre nécessaire à la construction du pays, chose qui n’est plus à l’ordre du jour. Le renforcement des compétences, de l’autonomie ainsi que des moyens d’action de la police de l’immigration de la fédération est un autre sujet de discorde qui oppose les membres de la fédération, incapables de s’y entendre. De son côté, le parti travailliste souhaite laisser la situation telle qu’elle, affirmant la nécessité de disposer d’une immigration importante pour le renouvellement démographique, pour des secteurs économiques de la fédération en pénurie de main-d’œuvre comme la sidérurgie ou encore le secteur médical, qui se base sur l’immigration. Tout ceci donne un cocktail explosif entre deux partis qui sont ensemble mais ne s’entendent pas, se disputent sur des sujets sociaux certes, mais laissent les dossiers les plus importants au profit de ce qui est le plus visible.
Alors que la coalition se prolonge dans l’incertitude politique, le Parti de la résistance, lui, capitalise sur des sujets sociaux comme l’immigration, la sécurité et l’abandon du pouvoir central et des grands partis des zones rurales et des états les plus reculés des grands axes économiques et politiques de la fédération. En capitalisant sur ces espaces et ces sujets, le parti espère tirer son épingle du jeu politique particulièrement tendu que traverse la fédération. Dans divers états conservateurs comme l’état du Big Valley, bastion conservateur, mais également l’état du Redwood, ainsi que dans d’autres états comme le Durminster, où la droite est en progression, sont en pleine mutation et transformation politique. Dans ces états, une grande partie de la population électorale ne croit plus et ne veut plus entendre les promesses électorales des différents partis, qu’ils soient travaillistes, sociaux-démocrates, voire, en plus minime, libéraux. Le parti conservateur est également touché dans ces états, dont il est à l’origine le parti principal, mais où il arrive souvent en second derrière le parti radical. Dans ces états, une partie de la population craint pour son pouvoir d’achat, lié à la précarisation des emplois, aux délocalisations des chaînes de production et à la fermeture des usines et des entreprises qui préfèrent partir vers des pays où la main-d’œuvre est moins chère comme la Drovolski. De plus, la question de l’immigration, instrumentalisée par les chaînes télévisées et par l’extrême droite, constitue des éléments qui expliquent le virage vers l’extrême droite de ces états. Il en résulte que dans ces états un sentiment d’abandon de la part du pouvoir politique est ressenti. En effet, celui-ci, installé à Victoria City, capitale fédérale, reste sourd aux revendications de ces états « périphériques ».
L’affirmation de l’extrême droite sur le paysage politique met à mal les équilibres politiques et sociaux ainsi que le consensus politique hérité du retour démocratique de 1963. Dans certains états, le sentiment d’être inutile, mais aussi d’exploitation, constitue un terreau fertile pour cette extrême droite, longtemps placée au banc du paysage politique. En effet, il est de tradition de ne pas discuter avec l’extrême droite, mais le parti de la résistance national est devenu incontournable dans de nombreux états de la fédération. S’il n’est à la tête d’aucun pour l’instant, les élections intermédiaires de 2020 risquent bien d’être un tournant, car pour la première fois de son histoire le parti pourrait bien arriver à la tête de l’état fédéré du Big Valley, en seconde position dans l’état du Redwood, et enfin pousser encore plus ses pions sur la scène fédérale.
La gauche traditionnelle est dans ce paysage politique complètement oubliée. Des partis comme le parti socialiste se retrouvent incapables de faire face aux géants politiques que sont les libéraux, les sociaux-démocrates, ou encore la droite, dont l’extrême droite du parti de la résistance nationale. La montée de l’abstentionnisme électoral de l’électorat de ces partis, mais également l’incapacité de ces partis à se réformer, constituent les faiblesses de la gauche politique, devenue extrêmement volatile. Ils ont disparu pour certains de la scène politique nationale, ne subsistent que dans certains états fédérés et luttent contre les géants politiques tant écologistes, travaillistes que de droite comme le parti de la résistance nationale, ou encore le parti conservateur.
Cette incapacité à peser sur la scène politique traduit une gauche désabusée dans un pays en pleine transformation politique et électorale, et où les repères politiques sont perdus. Les élections intermédiaires de 2020 seront cruciales, car d’une part elles constitueront le jugement de la politique du Premier ministre fédéral, et d’autre part constitueront la base sur laquelle se définira l’avenir politique de la fédération sur des questions politiques, économiques et sociales. L’ère du développement économique et social comme sous les présidences de Guérin et de Garrison semble donc être révolue, et l’Union semble être à la recherche d’un leader charismatique pour faire face aux défis de ce début de siècle.

L’économie de la fédération est en crise, et ceci n’est une réalité pour personne. La croissance économique de la fédération a été la plus basse, avec seulement 0,5 %, soit le plus petit taux de l’histoire de la fédération depuis les débuts de ce siècle, dépassé seulement par la récession économique lors de l’année 2001 avec la grande dépression économique et sociale. Les modèles économiques de la fédération semblent être à bout de souffle. Des zones comme Prairie Hill, moteur de l’industrie nationale, Daisy Town et Port Bison, moteurs de l’innovation et de la technologie, réputées longtemps insensibles, semblent être à bout de souffle. Les moteurs de la croissance économique et de la production de la fédération ne fonctionnent plus. Des problèmes structurels et conjoncturels auront raison d’eux, et aucun politique n’a été en capacité de les remettre en marche.
Des secteurs autrefois productifs comme le secteur de l’automobile, de l’industrie chimique, de l’électronique ou encore celui des matériaux composites, considérés comme les éléments sûrs de l’économie nationale, ont encaissé des chocs violents jamais vus au sein de la fédération. Ces secteurs ont connu souvent des récessions allant de l’ordre de 15 à 22 % sur un semestre, un chiffre élevé qui traduit une économie en pleine mutation mais qui est en même temps incapable de se transformer correctement pour faire face aux défis économiques nombreux que connaît la fédération : une demande nationale et internationale en berne, la demande nationale s’étant contractée faute de pouvoir d’achat, mais également parce que les coûts de production énergétique restent très élevés pour les industriels, qui préfèrent délocaliser leurs chaînes de production à l’étranger pour une main-d’œuvre moins chère.
L’économie fédérale est à bout de souffle. Elle encaisse des semestres de stagnation économique malgré une relance de l’économie en cette fin d’année 2018. La secrétaire fédéral à l’économie et au commerce Rosie Lawrence, semble être confiant pour l’avenir, espérant une forte reprise de la croissance économique grâce à des investissements gouvernementaux et des réformes structurelles dans certains secteurs de l’économie fédérale les plus porteurs, mais tout le monde ne partage pas son optimisme. Des instituts d’analyse économique, eux, envisagent plutôt une stagnation, voire un déficit, en raison d’une économie qui serait portée seulement par l’industrie militaire.
Cette économie en faillite s’explique par de nombreuses raisons : tout d’abord, l’état d’anarchisme de l’Icamie et la multiplication des guerres et des crises constituent le coupable idéal. Celles-ci ont causé une transformation de la géopolitique mondiale et une restructuration des chaînes d’approvisionnement des puissances et des économies. Des guerres comme Estalie vs Hotsaline ont eu des conséquences terribles malgré l’éloignement des théâtres d’opération. Plus proche, la guerre de l’OND contre Carnavale constitue un autre responsable de la crise économique, qui s’est traduite au sein de la fédération par une incertitude économique et l’incapacité de prévoir les flux d’échanges, chose qui, en économie, est extrêmement mauvaise.
Le secteur de l’énergie est lui l’autre responsable de cette faiblesse économique. L’état d’anarchie en Icamie prive la fédération d’approvisionnements énergétiques bon marché, mêlé à une incertitude sur les axes d’approvisionnement énergétique, ce qui a causé des chamboulements au sein de la fédération. La hausse de l’énergie s’est illustrée par une hausse des prix de l’électricité et du gaz, mettant à mal plusieurs ménages et entreprises qui ont dû ralentir leurs productions, voire mettre la clé sous la porte, ce qui a eu pour conséquence négative de ralentir la production industrielle et les exportations de la fédération, qui ont chuté durant cette année 2018.
Ces chocs économiques que constitue l’énergie transforment les champions de l’économie nationale en des monstres énergivores.
Cette hausse de l’énergie constitue également un danger pour les PME de la fédération, autrefois atout indispensable de l’économie fédérale. Elles sont devenues incapables de faire face à la hausse des coûts énergétiques qui pèsent sur leurs charges d’entreprise, mais doivent également faire face à des salaires hauts pour une main-d’œuvre limitée, constituée principalement de Navorais formés au sein de la fédération certes, mais qui tend à se raréfier en raison de la crise démographique : les Navorais font de moins en moins d’enfants, ce qui se reflète sur la population active et sur la capacité des entreprises à recruter, nécessitant de faire appel à une main-d’œuvre étrangère, main-d’œuvre victime d’un racisme ambiant et généralisé depuis la montée de l’extrême droite, qui joue et capitalise sur la question de l’immigration sauvage et sur la sécurité, reliant sans logique de cause et de conséquence la question de l’immigration à celle de la sécurité, ou encore de la baisse des salaires et de la hausse du chômage.
Les plans du Premier ministre pour transformer l’économie ne sont que des éléments mineurs, incapables de corriger le tir. Une politique de transformation profonde de l’économie fédérale est nécessaire, faute de quoi celle-ci risque de se retrouver asphyxiée par des normes, des coûts et des hausses énergétiques.

50 milliards de livres, c’est la somme que le Premier ministre a confirmée pour le financement de l’industrie militaire de la fédération, dans un plan historique de réarmement de la fédération. L’objectif est de transformer profondément l’armée fédérale, notamment l’armée de terre de la fédération, bijou de l’armée fédérale, mais aussi l’armée de l’air, afin de les doter de matériels de dernière génération. Cette transformation de l’armée fédérale repose sur la base industrielle et technologique de la fédération, qui devra à terme permettre l’émergence de champions nationaux capables de faire concurrence à l’international, mais aussi de revigorer l’industrie nationale de la fédération avec des commandes de construction d’usines partout sur la fédération, la création de milliers d’emplois et la hausse des salaires dans le secteur, qui devraient à terme participer à la croissance économique de la fédération. Avec le retour des guerres globalisées et des crises, ainsi que des agressions qu’elles soient liées à des États ou à des organisations non étatiques, la fédération s’est rendu compte qu’il est nécessaire de disposer d’une armée capable de défendre ses intérêts et d’assurer sa sécurité territoriale.
La fédération s’est fixé comme objectif d’atteindre les 80–100 milliards de budget pour l’armée fédérale d’ici les années 2025, sans compter les dépenses en achats de matériels militaires auprès de puissances étrangères, devenues nécessaires en raison du ralentissement de la base industrielle et technologique fédérale. Pour aller plus loin, le secrétaire d’État fédéral à la Défense, Hanry Saunders, a poussé le Premier ministre fédéral à mettre en place un fonds militaire destiné à l’armée, un fonds estimé à plusieurs centaines de milliards de livres, afin de faire de l’armée fédérale la première armée de l’Aleucie, au moins pour l’armée de terre, sur une période de 12 ans. L’objectif est de rendre la défense nationale comme un élément incontournable auprès de la population, mais également auprès des acteurs internationaux afin de montrer la fiabilité de la fédération et sa capacité d’agir, mais également aussi pour sa propre politique : disposer d’une force armée forte est un élément nécessaire à l’autonomie stratégique de la fédération, nécessaire à tout État qui souhaite mener ses opérations sur la scène globale.
400 000 hommes, des milliers de chars blindés, des centaines de chasseurs et d’avions de supériorité aérienne, l’établissement d’un commandement de l’espace et de l’aérospatiale, entre autres, sont les éléments de la future grande armée fédérale. L’objectif affiché est de disposer d’une immense armée capable de défendre la patrie à tout prix et de veiller sur les intérêts stratégiques de la fédération. Cette militarisation sera liée à la population civile, notamment masculine, avec une volonté affichée de la part des sociaux-démocrates de remettre en place le service militaire obligatoire, pour l’instant limité seulement au recensement des hommes en capacité de combattre. La base de Connor Mitchell, louée à la fédération du Manthelhan, est un autre outil important pour la fédération, qui devra accueillir d’ici quelques années des milliers de soldats de la fédération dans son immense superficie de 130 km², ce qui donne également à la fédération un atout précieux : l’accès à la mer, à partir duquel devra être créé un commandement maritime, certes minime comparé aux ambitions affichées pour le commandement terrestre et aérien, mais qui aura tout de même pour effet d’exister.
Tout ceci a pour effet de faire respirer l’industrie nationale en crise. Avec ce plan de réarmement, c’est le retour de la croissance économique portée par le secteur de l’armement et de l’industrie de la défense. Des grands groupes de la défense comme Sentil affichent des taux de production record et des commandes en attente de la part de la puissance publique fédérale. D’autres, comme Atlas Défense, affichent leurs plus hauts taux de commandes depuis des décennies et voient toutes leurs usines être en marche pour répondre à la commande fédérale. Pour les géants de la défense, cette demande publique est une aubaine qui permet de relancer un secteur qui était jusqu’alors en état de mort cérébrale. Mais tout n’est pas rose : cette hausse de la commande publique auprès du secteur de l’armement a un coût social élevé. En effet, pour chaque livre investie dans la défense, c’est une livre de moins investie dans l’éducation, dans la recherche, dans le secteur médical ou encore dans le logement, alors que le pays connaît une crise économique et sociale. Cette orientation militaire peut paraître incompréhensible pour le grand public, mais dans le même temps la défense nationale est un investissement nécessaire, car sans défense il n’y a pas de sûreté, et sans sûreté, point de commerce et de production de biens. C’est donc un mal nécessaire qui devra être bénéfique à long terme selon les mots du secrétaire d’État à la Défense, Hanry Saunders.
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photo d'une protestion contre les violence policière a Santa Isabel City après le meurtre de Gad et Yansa dans le comté de Charlotte.
Une atmosphère particulière règne dans ce petit village tranquille de la fédération, connu pour ceux qui le connaissent pour son atmosphère calme et sereine, et par son climat estival et festif en cette période de l’année. L’atmosphère qui règne dans ce petit village et dans tout le comté de Charlotte tranche nettement avec l’atmosphère initiale, et pour cause : depuis l’assassinat, selon les locaux, de deux natifs par la police, Gad et Yansa, deux jeunes du coin, la violence a explosé avec des déferlements de haine entre la population du comté, qui ont relâché leurs colères contre les forces de l’ordre. Pour ce qui est d’une énième violence policière, les effets sont devenus complètement disproportionnés dans cette petite région tranquille de la fédération.
Un sentiment de rébellion et de violence règne au sein d’une population trop longtemps soumise au silence par la brutalité d’une police menée par un shérif local impitoyable, le shérif Todd Bullock. L’assassinat des jeunes a, pour ainsi dire, eu l’effet d’une bombe au sein du comté. Selon les dernières informations de l’enquête menée par la Navasota Nation Security Agency (NNSA), les deux jeunes hommes se rendaient chez des copains à eux lorsqu’ils ont été arrêtés par un agent de la police locale qui leur a demandé de présenter leurs pièces d’identité, et c’est là que les informations se dispersent. Car selon l’agent de police, aujourd’hui placé sous protection et en arrêt de travail jusqu’à la fin de l’enquête, les deux jeunes ont paru être très mal à l’aise, en plus d’être très agressifs et violents envers sa personne. Se sentant en danger, le policier s’est préparé à tous scénarios afin de se défendre de la manière la plus légitime. Toujours selon le policier, après un échange tendu, les deux jeunes ont commencé à contester les directives qui leur ont été données et ont cherché à saisir une arme ou un objet dans leurs sacs afin de l’attaquer, raison pour laquelle il a tiré.
Mais selon des riverains qui ont observé la scène, choqués, c’est un tout autre scénario qui est décrit. Selon Meghan Boyle, riveraine du lieu où a eu lieu le meurtre des deux jeunes, c’est l’agent de police qui est paru être peu professionnel et nerveux, donnant des ordres contradictoires comme mettre les mains en l’air et présenter leurs pièces d’identité en même temps. Quand un des deux jeunes a obéi et a cherché à prendre sa pièce d’identité, l’agent de police a tiré sur celui-ci avant de tirer sur son ami, qui a essayé de fuir la scène.
Deux scénarios complètement différents donc, mais cela n’a pas empêché le shérif Todd et tous ses agents d’affirmer la véracité des propos de l’agent mis en cause, malgré l’absence de caméra sur le policier (chose rendue obligatoire au sein de la fédération pourtant) et malgré les affirmations des riverains, qui vont à l’inverse du récit du policier, et qui, au terme des premiers éléments de l’enquête menée par la NNSA, paraissent être plus évidentes. En effet, les agents du service n’ont trouvé ni arme ni objet contondant sur les deux jeunes, ni rien d’autre qui pourrait constituer une menace contre le policier, mais l’enquête peine à avancer en l’absence de caméras ou d’éléments permettant de voir le déroulé des événements.
Mais qu’importe, au sein de la population du comté de Charlotte, cette énième violence est de trop. Depuis quelques jours, soit ceux de la mort de Gad et Yansa, un climat de tension et de violence règne au sein du comté. Les agents de police subissent des attaques de personnes cagoulées, et le bureau du shérif a même été attaqué, en grande partie détruit et incendié dans la nuit, ce qui a alimenté le climat de revanche et de tension dans le comté. Les agents de police locale ayant reçu l’ordre de ne plus rien laisser passer et de sanctionner durement chaque crime ou délit observé. Au sein de la population, des stratégies de résistances sont préparées pour lutter contre la police, comme caillasser les voitures de patrouille, ne pas respecter les agents, et ainsi de suite. Et pour ne rien arranger, le département de la Justice s’en est mêlé en déployant des policiers en renfort dans le comté pour lutter contre ce que la directrice de la police pour l’état fédéré du Redwood, Katie Henson, a appelé :
Intransigeante, elle a affirmé ne céder aucun terrain face aux émeutiers du comté de Charlotte et fera tout ce qui est en ses capacités pour rétablir au plus vite l’ordre et la tranquillité au sein du comté. Tranquillité qui, pour l’instant, tardera à venir, et pour cause : le retour en activité des Blacks Young, groupe armé local qui était historiquement connu pour la défense des intérêts et de la sécurité des Noirs et des natifs sur l’État fédéré, officiellement dissous dans les années 1990, sont de retour en activité avec leurs armes et fusils d’assaut et n’hésitent pas à aller au plus près des agents de police et des forces de l’ordre pour les déstabiliser. C’est donc une véritable bombe à retardement qui se joue dans le comté de Charlotte et qui risque bien d’embraser le reste de la fédération, car des mouvements de manifestations similaires sont visibles dans d’autres grandes villes de la fédération, même s’ils ne connaissent pas la même intensité. À Santa Isabel City ou à Wallington, des milliers de manifestants se sont rassemblés, demandant la justice et la fin des discriminations au sein de la fédération. Face à ce climat de tension, la secrétaire d’État à la Justice, Karen Collins, à la tête du département de la Justice fédérale, a souhaité faire retomber les tensions dans le comté, qui vont pourtant au plus haut, par un discours à la télévision :
Discours qui entrera dans l’oreille d’un sourd, puisqu’il n’a pas eu les effets escomptés au sein de la population locale, notamment dans le comté de Charlotte, où les tensions ne sont toujours pas redescendues. Au-delà des manifestations contre le meurtre de ces jeunes, ce sont des revendications plus globales qui ont lieu pour demander une réforme du système policier et judiciaire, ainsi que la fin du racisme et de la haine qui y règnent, venant d’un peuple abusé depuis longtemps par un système qu’il considère comme étant profondément injuste. La question est maintenant de savoir jusqu’où vont aller ces protestations et manifestations, et si elles ne risquent pas de dégénérer.
Posté le : 10 fév. 2026 à 21:45:07
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Premier échec pour le premier ministre fédéral depuis le début de cette législature et depuis son retour à la tête du gouvernement fédéral. Le chef du gouvernement, qui a présenté son projet de loi de lutte contre la corruption, a dû faire face à un parlement particulièrement hostile au projet, tant dans l’opposition que dans ses propres troupes de la coalition. Un premier désaveu qui met à mal la place du premier ministre et qui scinde de plus en plus une coalition très hétéroclite.
Le projet de loi de lutte contre la corruption, présenté par le premier ministre Hosey Morrison et son secrétaire d’état à la justice Karen Collins dans l’optique de lutter contre le fléau de la corruption qui touche certaines zones de la fédération, notamment les plus reculées, et qui a constitué un véritable cheval de Troie pour la campagne électorale du premier ministre lors des primaires législatives de 2018, n’a pas été vigoureusement accueilli par l’assemblée citoyenne, acquise certes au premier ministre par sa coalition, mais qui se révèle être, chaque jour qui passe, beaucoup, mais beaucoup plus divisée et opposée sur des sujets économiques et sociaux.
Ce nouveau projet de loi, présenté et étudié par l’assemblée citoyenne, a à de multiples reprises été amendé et modifié par l’opposition et même par des députés du parti du mouvement (social-démocrate), censé pourtant faire partie de la coalition gouvernementale. Pour ainsi dire, le projet de loi a été amendé plus de 40 fois, avant que le speaker ne mette fin à la séance de l’assemblée après un début de tensions et de violences entre les députés. Ce projet ne plaît donc à aucun camp, même au sein de la coalition, ni en dehors. Le premier ministre fédéral Hosey Morrison a déclaré a la sortie de l'assemblée citoyenne :
« Que l’opposition virulente des partis antidémocratiques et pro-corruption que sont les partis de droite et de gauche extrême montre une haine envers nos valeurs d’égalité et de démocratie. En s’opposant de manière aussi virulente à ce projet de loi, ils rappellent leur attachement à la corruption, fléau qui gangrène pourtant notre pays. Il est également bon de rappeler à certains députés du parti social-démocrate qu’ils font partie du gouvernement ; en agissant ainsi, ils violent leurs propres paroles et doivent être vigoureusement sanctionnés et rappelés à l’ordre. Une telle chose est inacceptable. »
Un premier ministre extrêmement déçu et en colère donc, mais qui a dit avoir pris note de la situation au sein de l’assemblée et qu’il prendra les dispositions nécessaires pour présenter un nouveau projet de loi qui prenne en compte l’avis de l’opposition, malgré leur « attachement à la corruption ». Ce refus de l’assemblée citoyenne est perçu comme une gifle pour le premier ministre. En effet, alors que celui-ci était lancé sur un début de législature plutôt victorieux avec le vote de la loi de programmation militaire et une coalition qui paraissait alors être solide, le premier ministre se retrouve de nouveau embourbé dans des crises à n’en pas finir : la loi contre la corruption, qui constitue une épée de Damoclès sur sa tête, puisque s’il l’abandonne, cela sera perçu comme une défaite par le premier ministre, sa coalition, et l’opposition n’hésitera pas à sauter dessus, et s’il continue, il prend le risque de se mettre en danger avec le parti du mouvement (social-démocrate), qui a montré son opposition à cette loi, qu’elle considère, dans sa forme actuelle, comme étant antidémocratique. De plus, le récent début de crise avec l’assassinat des deux jeunes Gad et Yansa dans le comté de Charlotte met mal à l’aise son gouvernement et interroge sur le contrôle du gouvernement sur la police et sur l’existence de racisme au sein des forces de l’ordre. En clair, la position du premier ministre, qui en début septembre et octobre était plutôt paisible, se retrouve fragilisée, et l’opposition n’a qu’à se jeter dessus pour encore plus tuer la bête.
Le parti d’opposition d’extrême droite, dit le parti de la Résistance nationale, n’a d’ailleurs pas hésité à sauter dessus et critique « l’incapacité du premier ministre à mener un pays ; ces échecs successifs en début d’année sont la suite logique d’un gouvernement qui n’a plus la confiance du peuple mais qui tente toujours de se maintenir par des stratagèmes frauduleux », critique le député du comté de River Rouge (Red River) Holmes Buchannon, du Parti de la Résistance.
En clair, ce refus est perçu par la droite comme le signe d’un besoin de changement à la tête de la fédération et que le stratagème de coalition, comme le martèle le parti de la résistance nationale, constitue une manière de s’opposer à la volonté des citoyens exprimée lors des élections fédérales. Pour le premier ministre, au-delà de sa crédibilité politique, ce qui est en jeu, c’est sa position de premier ministre elle-même et, par-delà, la survie de sa coalition politique, dont l’amour qui les unit semble s’amoindrir chaque jour qui passe. L’opposition du parti du mouvement (social-démocrate) au vote de la loi, alors qu’ils font partie de la coalition, montre cette tendance vers le divorce entre les deux partis. Un divorce qui posera alors une incertitude quant à l’avenir de la fédération.
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La Daisy Town Institute of Technology est l’une des nombreuses bénéficiaires du fonds de financement fédéral dans l’objectif de créer une émulation de la science et de la recherche dans le monde universitaire, mais aussi dans les entreprises, notamment et particulièrement les pme et eti. Depuis son retour au pouvoir en 2018, le premier ministre fédéral a fait de la cause de la science, de la recherche et de l’innovation son cheval de Troie.
Le monde scientifique et le secteur de l’innovation en général auront de quoi se réjouir pour cette fin d’année 2018 tant les annonces en faveur du secteur ne cessent de s’accumuler depuis quelques mois. Le gouvernement fédéral de Morrison II a annoncé vouloir mettre en place un système de financement massif des investissements à l’échelle de la Fédération afin de favoriser la recherche scientifique et l’innovation de nos entreprises, mais aussi dans le monde estudiantin en général, un projet qui s’inscrit dans la droite ligne du programme fédéral sollicité lors des élections législatives de 2018 et promu par le premier ministre Hosey Morrison, qui souhaite rattraper le retard pris par la fédération ces dernières années. Annoncé et attendu par le monde scientifique, le gouvernement entend bien tenir une promesse électorale faite aux électeurs de la coalition gouvernementale, une promesse qui sera donc tenue tant les chiffres annoncés par les différents organes du gouvernement fédéral sont immenses. Pourtant, cette question devra encore une nouvelle fois permettre de prouver la solidité ou non du gouvernement fédéral et de la coalition, déjà mise à l’épreuve par la question de la loi anticorruption et par les manifestations suite à l’assassinat de deux jeunes natifs par les forces de l’ordre.
Ce sont les mots employés par notre cher premier ministre fédéral Hosey Morrison. Après s’être remis de la déconvenue lors du refus de vote de son projet de loi anticorruption par l’assemblée citoyenne de la fédération, le fremier ministre fédéral a annoncé son nouveau projet qui vise à venir au secours du monde culturel navorais, très en difficulté. Il est de nature qu’au sein de la fédération, l’intervention du gouvernement fédéral dans le monde de la culture, de la recherche et de l’innovation est strictement rare, limitée dans le cadre de financement de secteurs stratégiques, le reste étant financé par mécénat et fonds privés, souvent bien encouragés par le gouvernement fédéral. Il en est tout autre au sein de ce deuxième mandat pour le premier ministre fédéral Hosey Morrison, qui annonce des investissements jusque-là jamais vus dans le domaine de l’innovation, de la recherche et dans le monde de la culture et de la science en général. Construction de centres culturels, reconstruction de locaux déjà existants, achats de matériels scientifiques et ainsi de suite : le premier ministre fédéral souhaite faire la part belle à l’innovation et à la recherche afin de rendre la fédération attractive aux yeux des observateurs internationaux espérant des investissements de la part des puissances étrangères. Mais déjà, au sein de la fédération, ce sont plus de 2 000 instituts, centres de recherches, entreprises de recherches et d’innovations dans des domaines divers et variés : comme la recherche médicale, les nouvelles technologies, l’électronique, l’informatique et, surprise, le secteur spatial et aérospatial, qui devront recevoir et bénéficier de ces investissements massifs de la part du gouvernement. En créant un écosystème favorable à l’émulation du savoir et des connaissances et disposant des moyens de les appliquer et de les produire par la suite afin qu’ils bénéficient à toute la fédération, c’est là la stratégie du premier ministre fédéral, qui souhaite en même temps éclipser du moins pour un temps sa déconvenue avec l’assemblée citoyenne.
Hosey Morrison, à Daisy Town, parlant de la nécessité de porter assistance au monde scientifique de la fédération.
Les mots prononcés par le premier ministre ne semblent pas être là juste pour faire joli, puisque le département de l’éducation de Betty Jones et le département de l’économie et du commerce de Rosie Lawrance ont indiqué par voie de presse être en train de travailler en coopération afin de créer un cadre légal permettant le développement de l’innovation et de la recherche au sein de la fédération. Le département de l’éducation a ainsi par exemple expliqué être en contact avec le monde universitaire et avec des entreprises innovantes et scientifiques afin de permettre, à plus ou moins court terme, de créer un réseau interconnecté entre le monde économique des entreprises et le monde scientifique des universités et des centres de recherches. De son côté, le département de l’économie et du commerce a annoncé vouloir mettre en place des fonds de soutien aux groupes innovants, mais aussi un cadre fiscal réduit pour les entreprises du secteur, avec la coopération du département du trésor : en clair, plus l’entreprise investit dans la recherche et l’innovation, moins d’impôts elle paiera. La secrétaire d’état à l’économie et aux commerde Rosie Lawrance a toutefois annoncé que ce système se porterait particulièrement d’abord sur les pme et eti au lieu des grandes entreprises nationales. L’objectif est de permettre à ces petites entreprises de participer à l’innovation nationale tout en réduisant leurs charges. Dans le domaine militaire également vont se porter ces investissements en recherche et innovations, l’objectif étant de rattraper le retard accusé par la fédération et de rattraper les grandes puissances mondiales dans le domaine de la recherche et de l’innovation militaire. Pourtant, si dans le cadre de la recherche militaire le gouvernement accepte de prendre l’écrasante majorité des coûts et des dépenses, il n’en est pas question dans le domaine civil où le gouvernement demande la coopération et la participation des acteurs financiers et des grands groupes économiques.
L’autre objectif du gouvernement fédéral est ainsi de favoriser la coopération, tout d’abord nationale, en vue de créer certes des technologies innovantes dans des domaines divers et variés comme le domaine militaire, agricole et médical, déjà occupés et dominés par de grands groupes industriels, scientifiques et économiques comme Dike Industries, entreprise industrielle spécialisée dans la production et la vente de matériels et de véhicules agricoles et qui a révolutionné le secteur grâce à son tracteur dernier-cri qui a permis de faire face aux mauvaises récoltes agricoles accusées par les agriculteurs de l’état du Big Valley, technologie née d’une coopération entre l’entreprise Dike et le Welston Agricole College ; ou encore l’entreprise Mike Maman, géant du domaine agroalimentaire fédéral, qui coopère avec une dizaine d’entreprises fédérales dans le cadre de la production, de la transformation, de la distribution et de la vente de ses produits, sans oublier la centaine de pme liées à l’entreprise qui occupent des fonctions de sous‑traitance de ses données et de son système informatique ou technologique, ou encore des dizaines de milliers d’agriculteurs et de fermiers qui dépendent de l’entreprise pour écouler leurs stocks et leurs productions. Un environnement de l'innovantion que souhaite recréer le gouvernement fédéral à l’échelle de la fédération, d’autant plus que la fédération dispose d’un excellent réseau de transports qui connecte le territoire, de centres intellectuels performants et actifs ainsi que d’entreprises particulièrement productives qui n’attendent que des commandes et des investissements. En coopérant ensemble, le monde scientifique et le monde industriel vont permettre une explosion de savoir et de connaissances au sein de la fédération, et dans le même cadre réduire la nécessité de l’investissement du gouvernement fédéral, qui ne sera pas le seul alors à assumer le coût exorbitant des investissements nécessaires aux secteurs.
L’autre objectif visé est le monde international. Le gouvernement fédéral souhaite mettre en place un cadre mature d’innovation et de recherche, avec des retombées positives qui vont attirer nécessairement des investisseurs étrangers, que ce soit des États, des entreprises ou d’autres fonds publics ou privés. La nature peu protectionniste de la fédération et la longue tradition de libre circulation des capitaux et des hommes participent à cet objectif. Le Navasota a toujours été une terre de libre circulation des idées, du capital et de l’innovation, chose que veut accentuer le gouvernement fédéral. Si les entreprises sont les principales visées dans la campagne d’investissement fédéral, le gouvernement espère plutôt de son côté attirer le monde estudiantin avec des coopérations avec les universités et des centres de savoir étrangers qui vont permettre le partage de savoir et de connaissances et ainsi concourir à l’objectif de développement de la recherche et de l’innovation. Dans ce cadre, la secrétaire d’état à l’éducation a déjà mentionné avoir « envisagé la possibilité de création de visas étudiants étrangers permettant l’installation au sein de la fédération, la possibilité de travailler mais également donc d’étudier et, pour les plus nécessiteux, la création d’une bourse spéciale étudiants étrangers ». Le monde universitaire ne sera par ailleurs pas le seul à en bénéficier, puisqu’il a été envisagé de porter ce visa au monde professionnel dans les emplois du secteur scientifique et aussi de l’innovation. L’objectif pour le gouvernement fédéral est d’attirer des cerveaux étrangers pour qu’ils s’installent au sein de la fédération du Navasota et fassent profiter de leurs savoirs et connaissances aux entreprises de la fédération, tout en permettant l’export de la culture fédérale via un système de soft power avec l’ouverture de centres scolaires, universitaires et d’autres mondes étudiants dans des pays étrangers, et permettre dans le même cadre, en réciprocité, l’import de cultures étrangères au sein de la fédération mais aussi de centres de savoir et de recherche.
Posté le : 15 fév. 2026 à 18:56:21
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Depuis 2015, l'industrie du cinéma Navorais connais une spectaculaire et fulgurante monté en gamme.
En parallèle du monde scientifique et culturel qui devra prendre un gros bout grâce au retour des financements fédéraux, c’est un autre secteur tout aussi porteur et important qui va être mis à l’honneur : l’industrie cinématographique navorais, élément majeur et important du soft power navorais, va être mise à l’honneur dans la nouvelle effervescence culturelle voulue par le gouvernement fédéral. À l’honneur : un financement massif des entreprises du secteur cinématographique, une refonte du secteur en vue de le rendre plus porteur, notamment en vue d’une expansion vers l’international, et surtout permettre de mettre en place des géants du secteur cinématographique ou, du moins, asseoir leurs positions au sein de l’environnement fédéral du cinéma. Ce financement du secteur cinématographique s’inscrit dans la poursuite du besoin de consommation de la population, toujours plus raffolante de films et de séries, avec des entreprises toujours plus productives mais qui manquent cruellement jusqu’alors de moyens pour faire face à cette demande croissante. Le gouvernement fédéral entend bien mener une mission de secours à ce secteur devenu porteur et majeur dans certaines régions de la fédération, comme Navawood, bastion du monde cinématographique fédéral, qui répond depuis quelques années à la demande des consommateurs.
Le monde du cinéma n’a pas hésité à féliciter la secrétaire d’État à l’Éducation Betty Jones, qui est à la tête du Département de la Culture et qui a annoncé dans un discours un plan d’investissements massifs de la part du gouvernement fédéral dans le monde du cinéma en vue de le rendre particulièrement productif et rentable. Un discours qui n’a pas manqué d’être commenté par les représentants des géants du secteur cinématographique navorais, à l’image de William Hecher, président du Navawood Picture Group (NWPG), notamment connu pour ses films comme Amants mais Rivaux qui mêle une histoire d’amour et de rivalité entre deux familles vendeurs de drogue à Victoria durant l’âge de la prohibition, ou encore Opération Minuit qui raconte les aventures de l’agent Petson envoyé par le gouvernement du Navasota assassiner un célèbre baron de la drogue de la fédération qui en savais trop, pour ne citer que les œuvres les plus connues du groupe. À l’occasion d’une interview, celui‑ci a « félicité le bon sens du gouvernement fédéral » qui s’engage pour la culture et pour la protection d’un secteur économique important pour la fédération, déjà mis très à mal. Il ne faut pas oublier que les précédentes années n’ont pas été particulièrement glorieuses pour le monde du cinéma fédéral, soumis pendant une décennie à des coupes budgétaires de plus en plus massives et à des fermetures de studios ainsi qu’à des chômages massifs. Le retour de la croissance et donc des investissements du gouvernement fédéral dans le secteur est plus que bien accueilli par les géants du secteur. Ainsi, Alexander Fleming, PDG de Blue Motion Entertainment (BME), connue pour ses dramas, thrillers et films particulièrement gores et violents, a déclaré à l’occasion que :
Une appréciation unanimement partagée par les géants du secteur du cinéma, qui vient masquer les éclats du tableau. Si ces investissements sont massifs, ils ne devraient pourtant concerner, du moins au début, qu’un nombre réduit de groupes du monde du cinéma, le reste étant pour l’instant laissé à l’abandon jusqu’au déblocage de revenus et de fonds plus importants par le gouvernement fédéral. Le chiffre annoncé de 10 milliards de livres navoraises devra être réparti entre les géants du secteur que sont Navawood Picture Group, Silver Horizon Studio, Blue Crest Animation et la Navawood Picture Group. D’autres petits groupes du secteur cinématographique, pour l’instant laissés de côté, devront à terme également en bénéficier, selon les mots de la secrétaire d’état à l’éducation Betty Jones : « le gouvernement fédéral va dans un premier instant financer les grands groupes du secteur du cinéma. Le premier ministre et moi‑même nous nous sommes longuement entretenus sur le sujet et ça n’a pas été un choix particulièrement facile à prendre, mais qui a dû être pris. Le monde du cinéma souffre, on le sait bien et on l’entend, mais un choix devait être fait et il a été fait. Vous savez, lorsqu’un accouchement se passe mal, on priorise la vie de la mère à celle de l’enfant à naître ; de la même façon ici, nous avons priorisé celle des grands groupes déjà présents et porteurs à celle des petits groupes. » Face à la polémique suite à ces propos, qui ont été mal accueillis par les petits groupes du monde du cinéma qui dénoncent du favoritisme et des préférences de la part du gouvernement fédéral, la secrétaire d’état s’est rattrapée en annonçant que, dans les années à venir, les investissements devraient ensuite revenir chez les petits et moyens groupes du monde du cinéma.
Les Navorais raffolent de films d’action, c’est un fait incontestable et connu au sein de la fédération, raison pour laquelle les grands groupes du secteur des films d’action sont autant plébiscités par les grands publics et les consommateurs qui en raffolent. Ces investissements fédéraux vont se porter dans ce secteur principalement afin d’espérer le dynamiser encore pour qu’il porte, en plus du marché national, au marché international, avec des espérances vers le marché icamien, immense avec ses 140 millions d’habitants, qui sera sans aucun doute un marché d’envergure pour le cinéma navorais, mais aussi le marché westalien, plus petit mais tout aussi important, notamment en raison de la proximité culturelle et identitaire sur laquelle espèrent miser les grands groupes du secteur pour exporter leurs produits vers ces pays aleuciens, et pourquoi pas, à terme, aller jusque au‑delà du continent vers le nazum et l’eurysie. Les grands fédéraux comme Navawood Picture Group (NPG) ou encore Blue Motion Entrertainment (BME) sont certes encore inconnus à l’échelle internationale, mais la concentration d’investissements publics et, à venir, privés dans ces secteurs et dans ces entreprises risque bien de parvenir à créer un géant du secteur des films d’action et des blockbusters, au grand bonheur de la fédération et du gouvernement fédéral qui disposera là d’un outil diplomatique important en matière de soft power, d’autant plus que ces entreprises, en plus d’accueillir des investissements, sont des centres d’innovations porteuses d’idées qui permettent de produire des films toujours plus spectaculaires et toujours plus plébiscités par le public, ce qui annonce un avenir radieux et durable pour le secteur.
Audry J. Rose, actrice dans le film the shadow war (La guerre des ombres), interview sur la chaîne Nava+ par Craig M. Hermanson.
D’autant plus que ce secteur n’est pas seulement porté sur le divertissement et sur l’aspect économique, quand bien même cela soit son intérêt principal. Au‑delà de tout cela, les financements fédéraux se font avec une négociation avec chaque entreprise concernée et sélectionnée par le gouvernement fédéral. En échange de ces centaines de millions de livres de financement, les entreprises devront se conformer à des exigences plus exigeantes du gouvernement fédéral, que la secrétaire d’état à l’éducation Betty Jones a jugées « essentielles et strictes » pour une bonne coopération entre ces entreprise et l'état fédéral. Parmi ces exigences fédérales, c’est tout simplement l’innovation et la science : le gouvernement fédéral demande aux entreprises du secteur cinématographique de travailler en coopération avec des universités et collèges fédéraux afin de faire émerger des idées, des innovations et des conceptions qui seront utiles pour le futur et qui vont participer au dynamisme du secteur cinématographique. Autre exigence : en matière d’égalité homme‑femme, le gouvernement souhaite en faire un combat fédéral dans un secteur connu pour être particulièrement inégalitaire, où nombre de violences et d’abus ont été recensés et poursuivis. Le gouvernement fédéral souhaite donc que les entreprises bénéficiant de ces investissements adoptent une politique de tolérance zéro envers les crimes sexuels, abus et autres formes d’inégalité entre hommes et femmes.