06/02/2019
09:11:27
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[Plein de nation] Sommet de Maracaillbosse

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Aujourd’hui à Maracaillbosse se tient un sommet historique : plus d’une quinzaine de nations doivent se réunir pour mettre en place un accord sur les hydrocarbures et doit débouché sur la création d’une une organisation.Une initiative portée par le San Youté et l’Uuqtinut, qui a pour but de renforcer la souveraineté et le poids des pays producteurs sur la scène internationale.
Parmi les participants, on retrouve des nations diverses et variées comme l’Empire du Nord où le Slaviensk par exemple.Après tout, une des ambitions de cette rencontre entre pays producteurs est de réussir à se réunir et à collaborer malgré les différences idéologiques des participants.

Le sommet se déroule dans le Palais du Printemps, un somptueux bâtiment qui accueille la prestigieuse cérémonie du Prix Luz et d’autres événements majeurs du San Youté.Il a spécialement été aménagé pour cet événement d’une grande importance.Les délégations prendront part aux discussions dans la salle principale, une imposante table circulaire y a été installée ainsi que l’ensemble du nécessaire au bon déroulement du sommet.

C’est finalement en fin de matinée que les cortèges des délégations se succèdent, arrivant avec leurs escortes depuis l’aéroport de Maracaillbosse, pour pénétrer dans le Palais, accueillis par la délégation de l’Uuqtinut et la délégation du San Youté, cette dernière est composée du président de la République du San Youté, Nathelios Guerreiro, de M. Luàn, le PDG de Pétrol Things, entreprise san youtienne récemment nationalisée par l’État et de la ministre des Affaires étrangères du San Youté, Clara Mendizabal.

Autour de 14 h 30, heure locale, lorsque toute les délégations sont installées dans la salle principale, le sommet commence, le président du San Youté prend alors la parole.
:
”Très estimés représentants de vos nations respectives, si nous sommes tous réunis ici aujourd’hui, c’est pour discuter de l’avenir commun des producteurs d’hydrocarbures. Pour ce faire, nous souhaiterions mettre en place une organisation internationale dédiée à la souveraineté de nos hydrocarbures : l’UMH, l’Organisation Mondiale des Hydrocarbures.Pour ce faire, vous trouverez devant vous une première ébauche de la Charte de l'UMH."

Première version de la Charte de l’UMH
Charte de l'UMH

Articles I : Présentation de l’UMH et de ces fonctions
ARTICLES 1.1) Le dit traité à pour vocation de mettre en place l'UMH (Union Mondiale des Hydrocarbures).
ARTICLES 1.2) L'UMH a pour but de mettre en place une collaboration entre les principaux producteurs d'hydrocarbure.
L'objectif de cette collaboration est de s'accorder sur la quantité et le prix des hydrocarbures exportés par les membres.
ARTICLES 1.3) Pour être éligible en tant que membre de l'UMH, il faut être pleinement souverain de sa production pétrolière que ce soit via des politiques de nationalisation, en possédant au minimum 55% des parts de l'entreprise pétrolière qui exploite les gisements du pays où en mettant en place des lois spéciales.

Articles II : Fonctionnement de l’UMH
ARTICLES 2.1) Les nations-membres se réuniront pour prendre des décisions lors d'une Assemblée générale.
ARTICLES 2.2) L'Assemblée générale se réunira de manière irrégulière dans le temps.
ARTICLES 2.3) Les nations-membres seront représentés par un ambassadeur choisi par eux-mêmes dans le seul but de représenter sa nation à l'UMH.
ARTICLES 2.4) L'UMH sera présidé par un président élu par les nations-membres.

ARTICLES 3) L'UMH agit dans l'intérêt et la souveraineté des nations-membres.

ARTICLES 4) La monnaie utilisée par l'UMH pour ces transactions sera le $ international.

"Vous êtes évidemment invités à vous y exprimer, apporter votre opinion et à apporter des propositions de modifications pour que nous puissions aboutir, à la fin de ce sommet, à une version finale.
Je laisse maintenant la parole à mes homologue de l’Uuqtinut.”
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Et le représentant de la République Native d'Uuqtinut, le ministre Ukluk Umiaktorvik, se leva pour prendre la parole à la suite de la délégation san youtienne :

Comme nous le disions dans la missive que tous vos ministères des affaires étrangères ont reçu, cette organisation a pour but la prospérité pour toutes les nations représentées dans cette assemblée. En nous réunissant au sein de la future UMH, nous pourrons réguler bien plus facilement le prix du pétrole et du gaz et faire en sorte que celui-ci soit à notre avantage, sans entrer en concurrence et ainsi être obligés de baisser nos prix continuellement pour plaire aux plus gros acheteurs mondiaux.

Le traité que nous vous présentons aujourd'hui semble satisfaisant pour les autorités uuqtinutes et san youtiennes, mais il peut évidemment toujours être amélioré, renforcé ou simplifié dans le bien de tous. Je vais donc laisser la prochaine délégation prendre la parole pour donner son avis à ce sujet.
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Drapeau national de la République du Talaristan
Prise de parole de la délégation talar au sommet de Maracaillbosse
La nation talar possède d'importante réserve de gaz, et dans une moindre mesure de pétrole.


L'estimé Ilmir Züleyhan, chef de délégation, prend la parole :

Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Au nom de la République et du peuple du Talaristan, nous remercions chaleuresement Son Excellence Monsieur le président de la République du San Youté et Son Excellence Monsieur le ministre Ukluk Umiaktorvik de l'Uuqtinut pour leur invitation pour ce sommet, pour leur travail en ammont et enfin pour leurs prises de paroles qui résume bien la situation et ses besoins futurs.
La République du Talaristan est une nation qui a été, durant une longue période, isolée du marché international et de ses perspectives. Nos importantes réserves gazières ainsi que nos ressources pétrolières nous offrent désormais des opportunités commerciales considérables. Toutefois, une situation internationale souvent incertaine, ainsi que l’absence de régulations claires, constituent des entraves à l’épanouissement des nations productrices, qui ne disposent pas toujours d’une voix commune pour s’exprimer sur la scène mondiale.
C’est pourquoi nous affirmons aujourd’hui que la République du Talaristan et ses industriels partenaires s’inscrivent pleinement dans l’initiative de ce sommet, organisé par nos hôtes san-youtiens et uuqtinuts, ainsi que dans la perspective de la création future d’une organisation internationale regroupant les grandes nations productrices d’hydrocarbures.
Concernant la charte elle-même, après un examen rigoureux mené par notre délégation, nous adhérons pleinement à son contenu. Nous souhaitons toutefois souligner deux points relevés au cours de notre lecture. Premièrement, nous estimons que la Charte, en tant que telle, même s’il s’agit à ce stade d’un document de travail, demeure encore incomplète sur certains aspects et laisse subsister quelques zones d’ombre. Nous jugeons important de signaler cet élément dans la perspective d’une adoption élargie de ce texte par nos partenaires ici présents. Deuxièmement, nous pensons que l’expression « Union Mondiale des Hydrocarbures (UMH) » pourrait prêter à confusion en suggérant une notion d’unité politique plutôt que de coopération. À ce titre, nous préférerions éventuellement l’appellation « Organisation Mondiale des Hydrocarbures (OMH) ».
Toutefois, ces éléments de détail ne remettent nullement en cause l’adhésion pleine et entière de notre délégation aux principes du sommet et au projet qu’il porte.
Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Je vous remercie.

Ilmir Züleyhan
Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État,
Chargée des négociations au Sommet de Maracaillbosse,
Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis
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Prise de parole de la délégation sovélienne au Sommet de Maracaillbosse

Suite à l’intervention du secrétaire d’État du Talaristan, le premier ministre Sovélien prend la parole


Excellence Monsieur le Président de la République du San Youté,
Monsieur le Ministre de la République Native d’Uuqtinut,
Mesdames et Messieurs les représentants des délégations,

Je m’exprime aujourd’hui au nom du Président de la République de Sovélie, retenu par d’autres engagements institutionnels, et qui m’a chargé de le représenter pleinement lors de ce sommet. La République de Sovélie remercie ses hôtes pour l’organisation de ce sommet, dont l’importance dépasse largement le cadre de nos seuls intérêts nationaux. Il s’agit ici d’une tentative sérieuse de structuration collective des États producteurs d’hydrocarbures, dans un environnement international marqué par l’instabilité, la concurrence déséquilibrée et la pression croissante des grands consommateurs.

La Sovélie salue l’initiative visant à créer une organisation dédiée à la coopération entre producteurs. Nous partageons pleinement l’objectif de stabilisation des marchés, de coordination des volumes et de défense des intérêts souverains des nations représentées.

Toutefois, dans un souci de clarté, de crédibilité et d’adhésion élargie, notre délégation souhaite formuler plusieurs propositions d’amendements à la charte présentée.

Premièrement, la Sovélie estime nécessaire de préciser explicitement la nature de l’organisation. Nous proposons d’affirmer dès les dispositions introductives que cette structure constitue une organisation de coopération économique et énergétique, et non une union politique ou supranationale. Dans cette logique, l’appellation Organisation Mondiale des Hydrocarbures (OMH) comme proposé par nos homologues du Talaristan nous semble plus appropriée que celle d’« Union », afin d’éviter toute ambiguïté.

Deuxièmement, nous proposons de délimiter clairement le champ d’action de l’organisation. L’OMH doit agir exclusivement sur la coordination des volumes exportés, des calendriers de mise sur le marché et de fourchettes de prix indicatives, dans un objectif de stabilité et de prévisibilité, sans empiéter sur les politiques énergétiques nationales.

Troisièmement, s’agissant du fonctionnement, la Sovélie propose que l’Assemblée générale se réunisse au moins une fois par an, avec la possibilité de sessions extraordinaires à la demande d’un nombre significatif d’États membres, et que les décisions structurantes soient adoptées à une majorité qualifiée des deux tiers, garantissant un équilibre entre efficacité et respect des souverainetés.

Quatrièmement, il nous paraît indispensable d’inscrire explicitement dans la charte une clause de souveraineté, affirmant que chaque État conserve l’entière maîtrise de ses ressources, de ses infrastructures et de ses entreprises énergétiques, l’organisation n’ayant aucun pouvoir de contrainte directe.

Cinquièmement, la Sovélie soutient la création d’un secrétariat technique permanent, chargé de l’analyse des marchés et de l’appui technique aux États membres, sans pouvoir décisionnel, afin d’ancrer les décisions dans des données objectives.

Enfin, et afin d’assurer la stabilité juridique de l’organisation, notre délégation propose l’introduction d’une clause d’adhésion et de retrait précisant que tout État souhaitant adhérer à l’Organisation Mondiale des Hydrocarbures ou s’en retirer devra notifier sa décision par voie diplomatique avec un préavis de douze mois.

Mesdames et Messieurs,

La République de Sovélie exprime par ailleurs sa disposition de principe à adhérer à l’Organisation Mondiale des Hydrocarbures, sous réserve de l’intégration de garanties claires en matière de souveraineté, de gouvernance et de prévisibilité juridique, telles que celles que nous venons d’exposer.

Nous sommes convaincus qu’une organisation fondée sur des règles claires, limitées et respectées sera plus forte, plus durable et plus influente sur la scène internationale.

Je vous remercie
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Le président du San Youté reprend la parole face à l’ensemble de l’audience suite à l’intervention des précédentes délégation :
“Je souhaite tout d’abord remercier les délégations talars et sovélienne pour leur intervention ; suite à ces dernières, il me semble que nous pouvons procéder aux premières modifications de la charte telle que voici :”

Seconde version de la Charte de l’OMH
Charte de l'OMH

Articles I : Présentation de l’OMH et de ces fonctions
ARTICLES 1.1) Le dit traité à pour vocation de mettre en place l'OMH (Organisation Mondiale des Hydrocarbures).
ARTICLES 1.2) L'OMH a pour but de mettre en place une collaboration et doit coordonner entre eux, les principaux producteurs d'hydrocarbure.
L'objectif de cette collaboration est de s'accorder sur la quantité et le prix des hydrocarbures exportés par les membres.
ARTICLES 1.3) Pour être éligible en tant que membre de l'OMH, il faut être pleinement souverain de sa production pétrolière que ce soit via des politiques de nationalisation, en possédant au minimum 55% des parts de l'entreprise pétrolière qui exploite les gisements du pays où en mettant en place des lois spéciales.
ARTICLES 1.4)Les États souhaitant être admis à l’OMH devront candidater auprès du bureau diplomatique de l’OMH et être éligible d’après les critères déjà énoncés.
Leur admission se fera après un vote des États membres.

Articles II : Fonctionnement de l’OMH
ARTICLES 2.1) Les États-membres se réuniront pour prendre des décisions lors d'une Assemblée générale.
ARTICLES 2.2) L'Assemblée générale se réunira de manière irrégulière dans le temps.
ARTICLES 2.3) Les États-membres seront représentés par un ambassadeur choisi par eux-mêmes dans le seul but de représenter sa nation à l'OMH.
ARTICLES 2.4) L'OMH sera présidé par un président élu par les États-membres.
ARTICLE 2.5)L’Assemblée générale se réunira une fois par an, avec la possibilité de sessions extraordinaires si la demande est portée par au minimum trois États membres.


ARTICLE 3) L’OMH doit garantir et agir dans l’intérêt de la souveraineté nationale des réserves d'hydrocarbure des États membres ainsi que la souveraineté de leurs politiques énergétiques intérieures.


ARTICLES 4) La monnaie utilisée par l'UMH pour ces transactions sera le $ international.

ARTICLE 5) L’OMH mettra en place un Bureau des Données Technique, le BDT, afin de mener des analyses et de mettre en place un appui technique en fournissant des données et des statistiques aux États-membres.

“Si personne ne conteste cette nouvelle version, si telle est le cas vous êtes invités à le dire et à proposer des solutions, il me semble que nous pouvons l’utiliser pour poursuivre les débats.”
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Drapeau national de la République du Talaristan
Prise de parole de la délégation talar au sommet de Maracaillbosse
La nation talar possède d'importante réserve de gaz, et dans une moindre mesure de pétrole.


L'estimé Ilmir Züleyhan, chef de délégation, prend la parole :

Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Bien que nous n’ayons demandé que des modifications mineures à la première version de la charte fondatrice proposée par la délégation san-youtienne, nous rejoignons pleinement les points énoncés par Son Excellence Monsieur le Premier ministre de la République de Sovélie, notamment en matière de délimitation des compétences de l’Organisation mondiale des hydrocarbures et de respect de la souveraineté des États quant à la gestion de leurs réserves et aux politiques nationales menées.
Une nouvelle fois, nous remercions la délégation san-youtienne ainsi que Son Excellence Monsieur Nathelios Guerreirio, Président de la République, pour cette nouvelle proposition qui a pris en compte nos suggestions.
Après une nouvelle étude du texte, la délégation talar tient à souligner la nécessité de clarifier certains points abordés sommairement dans la charte, notamment le rôle exact qui sera attribué au président de l’Organisation mondiale des hydrocarbures — représente-t-il l’organisation sur la scène internationale ? gère-t-il son administration ? — ainsi que les limites temporelles de ses attributions, par exemple par la définition d’un mandat d’un an renouvelable.
Outre ces points, nous souhaitons également insister sur la nécessité que la charte précise clairement que l’ensemble des États membres siègeront de manière égale au sein de l’Assemblée générale. Tout point qui n’est pas clarifié dans un texte fondamental d’une organisation d’une importance stratégique telle que celle-ci constitue un possible point d’achoppement auquel nous pourrions être confrontés ultérieurement.
Cependant, nous pouvons évidemment prendre en compte le fait que la proposition san-youtienne constitue avant tout une ébauche, et non un texte définitif ; en ce sens, nous approuvons les articles proposés dans la présente charte.
Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Je vous remercie.

Ilmir Züleyhan
Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État,
Chargée des négociations au Sommet de Maracaillbosse,
Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis
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https://fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/18/71/56/00/20493732.jpg
François-Adolphe Rouzet, Grand Chancelier Impérial et Premier Ministre par intérim de Sa Majesté

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<< Mesdames et Messieurs les représentants diplomatiques,

Je souhaiterais tout d'abord remercier Son Excellence le Président de la République du San Youté, Nathelios Guerreiro, ainsi que le ministre Ukluk Umiaktorvik, représentant la République Native d'Uuqtinut, pour l'invitation et pour l'organisation de cette conférence mondiale d'une importance somme toute stratégique.

L'Empire du Nord n'est pas un producteur massif d'hydrocarbures, mais il possède néanmoins des réserves respectables. Il dispose, de ce fait, d'une indépendance confortable vis-à-vis d'importations trop excessives qui mettraient notre pays, notre économie ainsi que notre industrie très développée dans une situation de dépendance étrangère et donc de vulnérabilité stratégique majeure.

Nous tenons à exprimer, au nom de notre pays et il me semble que cela soit également le cas des autres intervenants, que l'Empire attache une profonde importance, d'une part, à un ordre mondial plus clair, plus juste, plus structuré, notamment par le multilatéralisme et la coopération entre les États sur les grandes questions de notre temps, et d'autre part à des situations intérieures aux nations propices à l'accroissement de la prospérité nationale, de la prospérité des peuples, de la souveraineté des peuples et des États, ainsi qu'à la maîtrise des leviers qui fondent cette souveraineté. L'énergie et les finances en constituent des piliers majeurs, peut-être même le principal.

La question de l'énergie est tout à fait stratégique et notable. Les revenus issus de cette industrie sont parfois d'une mesure si conséquente que certains États en deviennent malheureusement dépendants. Il ne me semble pas que cela soit notre cas aujourd'hui. Toutefois, la rente de l'industrie des hydrocarbures n'est pas négligeable pour notre nation, et j'en viens donc à mon point principal : la stabilité et la prévisibilité des prix constituent un point important, probablement pas déterminant, mais d'une importance concrète, pour nos arbitrages budgétaires nationaux et pour notre capacité à investir pour l'avenir, pour les générations à venir, et donc pour notre indépendance.

Nous entendons parfaitement les prises de parole des représentants du Talaristan et de la Sovélie, ainsi que l'organisation susnommée initialement en tant qu'Union Mondiale des Hydrocarbures. Nous sommes à un point stratégique pour résister contre toute dictature ou, du moins, toute hégémonie, qu'elle provienne des pays consommateurs les plus puissants ou des pays producteurs tout aussi importants. Le multilatéralisme que nous propose aujourd'hui le San Youté répond à ces préoccupations d'une manière, il me semble, tout à fait pertinente, et nous exprimons donc notre soutien de principe.

J'en viens à présent plus en détail à la position de l'Empire. Nous approuvons, premièrement que cette alliance se nomme l'Organisation Mondiale des Hydrocarbures, afin d'éviter, comme l'ont justement souligné certains homologues, toute ambiguïté concernant une hypothétique unité qui, de fait, n'est pas une réalité, ni économique, ni diplomatique, ni géopolitique. Nous souhaitons en préambule réaffirmer l'importance de la souveraineté nationale et le refus de toute supranationalité qui reviendrait de facto à handicaper l'essor de cette industrie et, par ailleurs, le libre commerce.

Concernant les points que nous souhaitons aborder, tout d'abord la gouvernance : il nous paraît indispensable de clarifier la durée du mandat du président. Une durée définie permettra non seulement une meilleure gouvernance de l'institution, mais sera surtout un prérequis indispensable pour sa crédibilité. Si nous manquons de clarté sur des points aussi essentiels, nous n'aurons que peu de crédibilité sur la scène internationale.

Nous soutenons également que le président puisse jouer un rôle d'arbitre des débats et représenter l'organisation lors de sommets pertinents afin de porter notre position d'une seule voix. Cela nous paraît envisageable, sous réserve bien entendu de l'accord de toutes les parties prenantes. Nous proposons une durée de mandat de trois ans, dans le but d'éviter une trop grande instabilité tout en prévenant une immobilité excessive des institutions. Il nous semble par ailleurs important que le président soit, à chaque mandat, d'une nationalité différente parmi les États membres.

Concernant le fonctionnement, nous sommes pleinement favorables au principe d'une réunion annuelle obligatoire, qui servirait de cadre aux initiatives et aux orientations communes, ainsi qu'à la possibilité de sessions extraordinaires facilitées, par exemple, par la signature d'un quart des membres de l'organisation. Nous abondons dans le sens d'une majorité qualifiée pour les décisions structurantes, lesquelles ne devront pas être contraignantes dans une mesure qui viendrait porter atteinte à la souveraineté des États.

À ce titre, nous sommes partisans d'une possibilité de retrait lorsqu'un pays s'estimerait lésé dans les négociations, avec toutefois un préavis de douze mois permettant la tenue de discussions finales.

Concernant les candidatures, nous sommes également favorables à un délai, mais douze mois nous paraissent excessifs. Nous proposerions plutôt six mois, le temps d'étudier les candidatures et de préparer l'intégration du pays concerné. Nous demandons pareillement une clarification du vote nécessaire pour l'adhésion : majorité simple, qualifiée ou unanimité. Pour notre part, nous sommes partisans d'une majorité qualifiée.

Les décisions et orientations prises par cette organisation devront être des propositions concertées dans l'intérêt commun, qui devront ensuite être adoptées par les États souverains et ne pourront être imposées.

Nous souhaitons ouvrir la discussion sur les mécanismes de sanction ou, à tout le moins, d'anticoercition, dans l'hypothèse où une nation membre chercherait à déstabiliser notre marché ou notre initiative commune. Nous serions intéressés d'entendre les positions des différents pays participants sur ce point.

Enfin, nous souhaitons aborder la question du Bureau des données techniques. Nous reconnaissons la pertinence de cette proposition, nous soutenons pleinement sa création et soulignons la nécessité de garantir son indépendance analytique ainsi qu'une transparence accrue en matière de méthodologie, afin de déterminer les bases techniques et les données nécessaires à nos délibérations futures.

Je vous remercie pour votre attention et attends avec intérêt les positions des différentes délégations. >>
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petrazur


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Monsieur le président, chers collègues,

A l'instar de mes prédécesseurs à cette tribune je tiens tout d'abord à remercier la République du San Youté ainsi que les autorités de l'Uuqtinut pour l'organisation de cette rencontre préliminaire en vue de la création d'un espace de coopération sur la question de l'énergie et de la production des hydrocarbures, gaz et pétrole. En tant que président de la compagnie nationale azuréenne détenant le monopole sur la production d'énergie d'hydrocarbures et l'exploitation commerciale des unités de production azuréennes, je serais votre interlocuteur sur ce dossier, délégué par Madame la ministre du Développement économique et par le Diwan.

Je tiens à saluer l'ensemble des contributions qui ont été faites à ces discussions et à venir les compliquer par mon intervention. Je tâcherai, chers amis, d'être aussi concis que clair. Si je me perds dans des spirales de hors-sujet, je vous prierai de bien vouloir m'accorder votre mansuétude. En effet, j'ai toujours eu tendance à parler beaucoup.

Rires dans l'assistance.

D'abord, je tombe d'accord avec nos amis du Talaristan pour constater, autant que l'intérêt de cette réunion, notre préférence pour qualifier une éventuelle structure de coopération d'organisation plutôt que d'union, comme le suggère la République du Talaristan, ainsi que la Sovélie et d'autres partenaires. Le terme d'« Organisation Mondiale des Hydrocarbures » nous paraît plus approprié étant donné les principes simples et modérés promus par la charte du San Youté. Le terme d'union suggérerait une articulation plus profonde entre tous nos pays, au caractère politique ; si cela est à l'ordre du jour de nos discussions, je préfère pour le moment attendre que des contributions éclairent ce point avant de me prononcer.

La deuxième proposition de charte nous convient donc, bien qu'elle demeure très simple et modérée dans ses termes. C'est une bonne chose, mais cela appelle sans doute à préciser, au moins dans nos discussions, les objectifs que nous partageons et notre vision de la question des hydrocarbures.

L'Azur fait partie de ces discussions car il considère que la situation actuelle du marché du pétrole et du gaz est profondément insatisfaisante, et qu'une meilleure coopération entre les pays producteurs, qui ont un intérêt commun à assurer leur prospérité, est une voie de salut. Je porte donc le souhait du Diwan que l'Organisation Mondiale des Hydrocarbures puisse devenir un acteur structurant des échanges mondiaux de l'énergie, afin de résoudre les difficultés actuelles et établir un cadre harmonieux et prospère pour tous les pays. De cette harmonie et de cette co-prospérité collective doivent naître les ferments de la paix mondiale, là où la situation actuelle est dangereuse et génératrice de conflits.

La vision de l'Azur est donc ancrée dans la résolution de la concurrence internationale qui prévaut actuellement dans les échanges de produits énergétiques. Ce marché est en effet, plus qu'aucun marché au monde, profondément impacté par les décisions politiques d'Etats aux intérêts divergents. Bien qu'un pays puisse être très riche en pétrole, par exemple, il se trouve en concurrence avec d'autres Etats producteurs, et aussi avec ses clients, qui veulent acheter l'énergie au prix le plus bas possible. Dans cette négociation sur les prix, qui est aujourd'hui anarchique, qui va dans tous les sens, où le nombre d'acheteurs et producteurs est élevé et varie sans cesse, se produit une spirale déflationniste concurrentielle préjudiciable à la prospérité collective. Les clients exercent un chantage sur les producteurs, certains pays démarrent ou arrêtent leur production pour manipuler les cours, la spéculation va bon train, et surtout, les grandes puissances politiques et militaires dictent leurs conditions aux pays politiquement plus faibles, créant des conditions préjudiciables à la prospérité. Ce cadre, ce désordre, sont des menaces qui génèrent des conflits et parfois des guerres.

L'Azur promeut un cadre pacifique pour l'échange des produits énergétiques et considère qu'une Organisation Mondiale des Hydrocarbures, fixant des volumes et des prix échangés universellement agréés, serait une solution salutaire pour atteindre ce cadre. Pour les pétroles et le gaz naturel, l'Azur soutiendra une démarché collective négociée visant à instaurer un prix plancher mondial. Cette négociation devrait être menée entre les pays producteurs intéressés à rechercher un accord collectif plutôt qu'à jouer au jeu délétère de la concurrence, du dumping et de la spéculation. La réunion des pays producteurs en une organisation permettra aussi aux pays dits faibles de résister aux pressions extérieures pour retrouver une politique énergétique conforme à leurs intérêts plutôt qu'à ceux des grandes puissances qui dictent leurs prix.

Néanmoins, pour être efficace, cette organisation devrait se doter d'outils adéquats à la situation. Premièrement, je souhaite donc que soient mieux précisées les modalités de définition des volumes et des prix planchers au sein de l'Organisation. En effet, ces paramètres doivent tenir compte des intérêts des pays producteurs, et ne pas être influencés par des circonstances ou des jeux d'influence délétères.

Deuxièmement, je propose que l'Organisation se dote d'un outil de surveillance des marchés mondiaux de l'énergie, à travers une commission d'expertise, qui soit capable de produire des rapports sur le marché énergétique mondial, les grandes tendances, les défis, les accomplissements, etc. afin que tous les Etats membres de l'organisation puissent avoir une connaissance complète des enjeux. Un rapport annuel sur le marché du pétrole et sur le marché du gaz me semble être nécessaire pour orienter les décisions de l'Assemblée générale en matière de définition des volumes et prix planchers de l'énergie.

Troisièmement, il me semble important que la Charte puisse promouvoir une vision cohérente du problème en établissant que l'Organisation mondiale des hydrocarbures ne saurait être qu'un acteur parmi d'autres : elle doit être LE lieu de définition des prix et des modalités d'échanges, et ne saurait voir son efficacité amoindrie par la persistance de pratiques déloyales de dumping. Evidemment, le risque que certains pays jouent la carte du dumping plutôt que de la coopération est certain. Nous devons donc, en tant qu'organisation attachée à la prospérité collective, prévoir des clauses de rétorsion contre de telles acteurs, qui devrait à nos yeux comporter des points tels que ceux-ci : (1) des sanctions commerciales contre les pays pratiquant le dumping, ou enfreignant le prix plancher mondial de manière déloyale ; (2) une articulation des politiques énergétiques pour gérer le risque lié aux Etats impérialistes cherchant à imposer des prix insatisfaisants par la force ; (3) la surveillance des pays susceptibles de jouer un rôle délétère pour manipuler les marchés mondiaux de l'énergie.

Voilà, chers collègues, des points qui me semblent importants à discuter, et qui sont conformes à la vision azuréenne sur le sujet d'une organisation collective de prospérité. Naturellement, nous espérons que cette organisation devienne le lieu de débats des intérêts parfois divergents, pour que ces divergences puissent être résolues par le dialogue en interne plutôt que le dumping et la concurrence en externe.

Sans ces dispositions, je crains que l'Organisation Mondiale des Hydrocarbures puisse perdre de son intérêt pour peser effectivement sur le marché du pétrole et du gaz, et apporter aux problèmes soulevés des solutions pérennes, stables et favorables à la prospérité du monde.

Je vous remercie.

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Le président du San Youté se lève et reprend la parole devant l’assemblée :

”Merci pour vos interventions respectives, je me permets de reprendre la parole afin de faire un état des lieux des nouvelles propositions pour éviter une surcharge qui nuirait à la fluidité des débats.
D’abord pour définir le poste de président de l'Assemblée de l'OMH : certains proposent un mandat d’un an et d’autres un mandat de trois ans, coupons la poire en deux, donnons au président de l’OMH un mandat de deux ans.Je propose aussi de clarifier que le président sera, comme déjà dit, l’arbitre des débats de l’OMH et qu'il ne pourra venir deux fois de suite de la même nations membres.Enfin pour définir le poste de président, je propose qu’il nomme le chef de la diplomatie de l’OMH cependant ça ne pourra pas être quelqu'un de la même nationalité.
En conclusion je propose de rajouter ces propositions pour finir de définir le poste de président :
-ARTICLE 2.6) Le président de l’OMH sera élu pour un mandat de 2 ans non-renouvelable et ne pourra pas venir de la même nation deux fois de suite.

-ARTICLE 2.7) Le président de l'OMH aura pour fonction d’arbitrer les débats à l’OMH et de nommer le chef de la diplomatie de l'OMH.Néanmoins, il ne pourra choisir quelqu'un partageant la même nationalité et devra justifier son choix devant l’Assemblée.

Pour ce qui est de l’intégration où du départ de nouveaux membres, voici les articles que nous proposons afin de les intégrer dans la charte de modifier l’Article 1.4 :
-ARTICLES 1.4) Les États souhaitant être admis à l’OMH devront candidater auprès du bureau diplomatique de l’OMH et être éligible d’après les critères déjà énoncés.
Leur admission se fera après un vote des États membres avec un préavis de 6 mois.

-ARTICLE 1.5) Les États souhaitant quitter l’OMH devront le signaler avant un préavis de 12 mois, aux termes de ce préavis, l'États ne sera plus membres de l'OMH.


Ensuite pour répondre à l’intervention de nos collaborateurs azuréens :
Votre proposition d'instaurer un organisme de surveillance du marché est une fonction qui peut-être assurée par le Bureau des Données Techniques donc je ne pense pas qu'il soit nécessaire de créer un nouvel organisme.Pour finir avec le B.D.T, nous devrions définir, comme proposé auparavant, comment garantir son indépendance et son objectivité.

Pour ce qui est de définir les prix et volume d’hydrocarbure produit, je pense que nous devrions attendre que l’OMH voit le jour car les prix et volumes que nous définirons peuvent évoluer selon le contexte et nos besoins.
Enfin, pour ce qui est de la proposition d’inclure des sanctions contre les États-membres pratiquant le dumbing, je propose d'ajouter l’article suivant :
-ARTICLE 6) L’OMH pourra si nécessaire mettre en place des sanctions contre les États-membres où les États non-membres pratiquant le dumping où tout autre action nuisant à la bonne collaboration entre les États-membres et l’OMH.

Je laisse la parole et vous remercie pour vos interventions.”
1941
Armoiries du Padishâhat


ܒܺܬܥܵ ܬܘܦܦܵܥܝܝ ܟܺܒܪܐܬܺ
Bit-e 'tuppe-yî kibrati
Ministère des Affaires étrangères



Jusque là, la délégation illâji s'était contenté de scruter avec attention la charte de l'OMH, et d'écouter les autres délégations parler. Cependant, il était temps pour elle de s'exprimer, et de faire valoir les intérêts de son pays. Le chef de cette délégation, Noah Herôd ibn-Salman al-Wahdiya, fut décidé par ses pairs pour prendre la parole au nom du Padişâhat Yehovayinide et du Zkhoyevôn d'Illâj. Ainsi il dit :

« Mesdames et messieurs, Vos Excellences, Chefs des délégations du monde entier présent en ces lieux, ceux de Maracaillbosse sous la surveillance du Très-Haut, Şalôm.

Nous et notre délégation avons examinés avec la plus haute considération des prises de paroles des différentes Excellences ici présentes, et aussi la charte et ses version révisées. Ainsi, nous avons soulevés deux problèmes qui nous préoccupent sérieusement :

  • Premièrement, l'article 1 alinéa 3 dit que "pour être éligible en tant que membre de l'OMH, il faut être pleinement souverain de sa production pétrolière que ce soit via des politiques de nationalisation, en possédant au minimum 55% des parts de l'entreprise pétrolière qui exploite les gisements du pays où en mettant en place des lois spéciales." Nous pensons que ce pourcentage est abusif. 33%, soi 1/3 me paraît plus raisonnable, permettant aux pays d'économies et de voies économiques variées d'intégrer l'OMH.

  • Deuxièmement, l'article stipule que "la monnaie utilisée par l'UMH [OMH] pour ces transactions sera le $ international." Notre question ici est toute simple : qui imprime et fixe les prix du $ ? Ensuite, quelle est la nature de ces transactions ? Entre États-membres ? États-membres et non-membres ? L'organisation dans son entièreté et les acteurs internationaux ? Les limites ici ne sont pas fixés. Nous proposons, nous, d'avoir une monnaie produite par un États-membres, stable : c'est-à-dire le Balkansk afaréen. En effet, notre banque centrale est en capacité de produire d'énormes quantités de billets, c'est nous même qui imprimons notre propre monnaie, calqué directement sur les coûts de l'or. Notre État, stable et dynamique, serait en capacité de produire ces réserves monétaires.
Je vous remercie pour votre attentions, Excellences.
»
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Drapeau national de la République du Talaristan
Prise de parole de la délégation talar au sommet de Maracaillbosse
La nation talar possède d'importante réserve de gaz, et dans une moindre mesure de pétrole.


L'estimé Ilmir Züleyhan, chef de délégation, prend la parole :

Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Nous tenions à affirmer que nous rejoignons pleinement les déclarations de Messieurs les représentants de l’Empire du Nord et du Califat constitutionnel d’Azur, lesquelles démontrent à la fois les besoins et les attentes importantes concernant l’avenir du développement économique et de nos politiques en matière d’hydrocarbures, mais également la grande réflexion qui entoure la création de cette nouvelle instance internationale.
La République du Talaristan s’inscrit, conformément aux déclarations de Monsieur Rustam Azamat, porte-parole de notre gouvernement, dans une démarche de coopération et d’ouverture économique sur le monde moderne. Nos réserves gazières nous ont permis, jusqu’à présent, de garantir à notre population un niveau de vie conséquent et de développer notre système de sécurité sociale, tout en assurant une part importante de nos financements en matière de santé et d’éducation. Si nous souhaitons appliquer notre vision concernant nos ressources naturelles sur le long terme, notre association au sein de l’Organisation mondiale des Hydrocarbures nous semble d’une importance prioritaire.
Nous tenons par conséquent à affirmer notre soutien concernant les points évoqués par la délégation azuréenne, notamment en matière de définition d’un prix socle pour le marché. Sur ce sujet, nous entendons vos déclarations, Monsieur le Président de la République, mais la délégation san-youtienne doit également prendre en compte que ce point précis, s’il n’est pas débattu dès maintenant, constituera un sujet majeur pour nos amis de l’Azur et pour le Talaristan dans notre avenir commun au sein de l’OMH.
Il convient également pour l'ensemble des délégations participantes à ce sommet de bien s'entendre sur l'autre sujet mis en lumière par nos amis azuréens (je cite) : « [...] l'Organisation mondiale des hydrocarbures ne saurait être qu'un acteur parmi d'autres ». Cette déclaration, auquel la République du Talaristan adhère complètement, doit être un point de ralliement commun pour l'ensemble des États-membres qui devront garantir leur investissement et le respect des mesures prises par l'organisation.
Pour revenir sur le sujet du Bureau des Données Techniques (BDT), qui figure parmi les débats prioritaires avancés par la délégation san-youtienne, nous pensons que la meilleure façon d’assurer l’indépendance et l’objectivité de cette agence est de sélectionner des candidats issus d’horizons différents, parmi une liste proposée librement par les États membres, représentant de manière générale les groupes d’intérêts qui vont nécessairement se former au sein de l’OMH après la signature et l’adhésion des États à la Charte. Un mandat d’un an, équivalent et lié à la présidence (avec une élection simultanée), pourrait être proposé. Il conviendra également de prendre en compte la possibilité, pour l’Assemblée de l’organisation, de disposer d’un droit de suspension à l’encontre de tout membre siégeant au Bureau des Données Techniques en cas de suspicion de favoritisme, de corruption ou de falsification de rapports.
À l’exception de la possibilité de retenir des candidats issus d’États non membres de l’organisation, option qui présente également ses propres risques, la délégation talare estime qu’il s’agit de la solution la plus simple pour assurer le fonctionnement du BDT, du moins dans sa conception actuelle. Enfin, cette réflexion soulève la question de l’orientation que prendra l’Organisation mondiale des Hydrocarbures une fois sa création achevée, ainsi que celle de la place à laisser aux groupements d’intérêts communs en son sein. Il s’agit toutefois d’un sujet que nous devrons aborder dans un second temps.
Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Je vous remercie.

Ilmir Züleyhan
Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État,
Chargée des négociations au Sommet de Maracaillbosse,
Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis
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L'Antérie, lors de cette rencontre entre une quinzaine de nations du monde, a envoyé une délégation composée du ministère du Pétrole et des Hydrocarbures antérien, du ministère de l'Économie antérien ainsi que du PDG de l'entreprise O.Pétrol, Egan Karim, la plus grande entreprise d'extraction de pétrole antérienne (ainsi que quelques autres conseillers). Toute cette délégation, composée de très hautes personnalités de l'Antérie, représentera le pays lors de cette rencontre.
Le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures prend enfin la parole après n'avoir fait qu'écouter les différentes personnalités présentes.


Je vous salue tous. Tout d'abord, pour commencer, le contenu de la première version de la charte nous convient, mais comme a pu le dire Ilmir Züleyhan, nous trouvons qu'elle est très incomplète et pourrait être enrichie par davantage d'informations. La seconde version, quant à elle, est bien plus complète et enrichie par nos confrères sovéliens, mais nous sommes toujours d'accord avec Ilmir Züleyhan à ce sujet.

Nous ne voyons aucun problème à ce que cette organisation soit nommée "Organisation Mondiale des Hydrocarbures", un nom court, simple, mais qui donne exactement les informations qu'il faut savoir: une organisation d'États qui s'accordent sur les sujets liés aux hydrocarbures.

Les propositions faites lors de la prise de parole du Premier ministre de l'Empire du Nord viennent encore une fois enrichir positivement cette charte, et nous sommes entièrement d'accord avec leurs différentes propositions.

Enfin, je terminerai ma prise de parole pour montrer mon accord total aux dernières modifications apportées par le cher président du San Youté. Nous pensons que, dans l'état actuel, cette charte est assez complète, même s'il reste quelques points à éclaircir, tels que l'article 5, qui est, à notre avis, très flou quant à l'utilité et à l'emplacement de ce "Bureau des Données Technique". Je vous remercie de m'avoir écouter.
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En ce jour se tient une première mondiale ; si ce jour est si spécial, c’est parce que c’est la première fois de l’histoire que des nations se rassemblent non pas pour assurer leurs intérêts économiques de manière générale, mais leurs intérêts relatifs à une seule ressource, à savoir les hydrocarbures. À ce sommet, un grand nombre de nations y a répondu présent, dont l’Empire raskenois, présence qui peut sembler bizarre si on la regarde d’un point de vue historique. En effet, durant la quasi-totalité de son histoire pétrolière, le pays ne fut qu’un producteur moyen, avec des exportations proches de zéro et dont un premier pic de production fut atteint en 2005 avec près de 620 000 barils par jour. Et pourtant, les récents événements ont permis de complètement occulter ce passé, passant de producteur moyen subvenant à peine à ses besoins à producteur de classe mondiale exportant 5,9 millions de barils par jour. Si ce revirement fut possible, c’est grâce à la découverte, courant 2011, d’immenses réserves qui ne furent pas découvertes avant à cause de la non-praticité de leur emplacement. Mais soit, si durant longtemps Rasken ne fut pas connu pour son pétrole, les 7 dernières années ont complètement renversé la vision que le monde avait sur l’industrie pétrolière raskenoise ; aujourd’hui, le pays est un producteur majeur et est le principal fournisseur des nations de la Manche blanche.

Cependant, le monde dans lequel évoluent les nations est rude, avec beaucoup d’instabilité pouvant mettre à mal le commerce mondial. Ainsi, lorsque le gouvernement raskenois reçut la missive d’invitation au sommet de Maracaillbosse, celui-ci prit très peu de temps à peser le pour et le contre, car si les pays producteurs, indépendamment les uns des autres, peuvent se révéler vulnérables, il en est autrement s’ils peuvent se rassembler derrière une même bannière. Ainsi, à 14 h 30 heure locale, la délégation raskenoise entra dans la salle où allait se tenir le sommet ; à côté d’elle, les autres délégations prirent également place. Prenant la parole, le président San Youtien commença à exprimer sa vision de la future organisation, suivi peu après du représentant de la République native d’Uuqtinut.

Après avoir écouté les organisateurs et certains des représentants des nations invitées s’exprimer, ce fut au tour de la délégation raskenoise de prendre la parole ; ce fut donc le ministre de l’Énergie raskenois Jörn Wahle qui prit la parole.

Jörn Wahle


Jörn Wahle – Mesdames, messieurs les représentants des nations présentes à ce sommet, messieurs les organisateurs Umiaktorvik et Guerreirio, c’est pour moi un honneur de représenter la nation raskenoise à ce sommet qui, s’il aboutit, aurait le potentiel de rebattre les cartes du paysage énergétique mondial. Mais au-delà du paysage énergétique mondial, c’est le paysage mondial tout court qui en serait impacté ; en effet, vous n’êtes pas sans savoir que l’énergie est la base de tout, permettant aux économies du monde entier de fonctionner, or qu’on le veuille ou non, les énergies les plus consommées à l’heure actuelle restent les énergies fossiles. Lorsque nous sommes seuls, nous pouvons nous retrouver à la merci d’États plus puissants ; il en est autrement si nous nous rassemblons pour faire peser d’une même voix nos intérêts.

Ceci étant dit, je vais passer au cœur de ce sommet, à savoir la charte fondatrice de la future organisation que nous espérons voir le jour lorsque nous sortirons de cette salle. Telle qu’elle était présentée au début, la charte disposait de nombreux défauts ; cependant, une bonne partie d’entre eux furent solutionnés par nos semblables des autres nations présentes. Parmi les défauts écartés se trouvaient le nom de l’organisation initialement proposé, le champ d’action de celle-ci, les informations relatives au président de l’organisation et bien d’autres. Cependant, malgré les défauts écartés, il en reste bien d’autres.

Premièrement, le défaut le plus marquant qui nous apparaît est que, dans cette charte, il est mentionné que toute nation produisant des hydrocarbures et ayant plus de 55 % de sa production nationalisée est éligible à intégrer l’OMH. Or, pour moi, c’est une faille majeure, car si l’on respecte la charte telle qu’elle est proposée actuellement, une nation importatrice produisant par exemple 10 000 barils par jour aurait sa place dans l’organisation et aurait donc la capacité d’orienter de potentiels votes. Selon moi, cela est un défaut majeur, car presque toutes les nations de la planète sont productrices mais bien moins exportatrices ; prendre en compte uniquement la production provoquerait pour nous une dilution des capacités de l’organisation. Ainsi, nous préconisons de modifier l’article 1.3 comme suit :

ARTICLES 1.3) Toute nation exportatrice nette d’hydrocarbures et étant souveraine de sa production en possédant au minimum 55 % des capacités de production est éligible en tant que membre de l’OMH.

Bien entendu, ce pourcentage pourra être négocié comme l’a proposé la délégation illâji.

Un deuxième défaut majeur relevé par ma délégation est que cette charte traite de la question des hydrocarbures comme un bloc homogène, or il n’en est rien : un mètre cube de gaz n’est pas un baril de pétrole. Certaines des nations présentes à ce sommet sont par exemple exportatrices nettes de pétrole et, dans le même temps, importatrices de gaz ; c’est par exemple le cas de mon pays. Ainsi, selon moi, il serait judicieux de séparer le gaz du pétrole en créant, cependant, créer deux instances pourrait créer des difficultés inutiles ; pour remédier à cela, nous pourrions conserver une seule assemblée générale rassemblant les exportateurs de pétrole et de gaz. Cette assemblée traiterait dans un premier temps du pétrole puis du gaz et, bien entendu, seuls les pays concernés par la ressource auraient la possibilité de s’exprimer et de voter.

Concernant maintenant les volumes et prix des exportations, nous sommes en partie d’accord avec les représentants de l’Azur : si nous sommes en faveur d’un contrôle des volumes d’exportation, nous sommes en revanche opposés à un contrôle strict des prix. Si nous sommes opposés à cela, c’est pour une raison simple : réduire les volumes disponibles augmentera mécaniquement les prix ; de plus, cela sera mieux pour l’image de l’organisation. Si l’OMH contrôle les prix à l’exportation, elle sera immédiatement cataloguée comme un cartel ; en revanche, si nous ne contrôlons que les volumes à l’exportation, cette catégorisation sera moins systémique.

J’aimerais maintenant parler de la proposition de la délégation illâji. Depuis que ce sommet a débuté, les nations s’étant exprimées ont toutes parlé de maintenir leur souveraineté ; la notion de souveraineté est également présente dans la charte. Pourtant, vous souhaitez que les futures nations membres de l’OMH utilisent une monnaie commune, qui plus est votre monnaie ; non seulement cela bafouera la souveraineté des États membres, mais cela vous avantagera. Cela vous avantagera sur de nombreux points : vous contrôlerez la monnaie d’exportation des États membres et cela renforcera la crédibilité de votre monnaie. Je vais le dire clairement : si la charte de l’OMH impose la monnaie d’un État membre pour les exportations, cela remettrait sérieusement en question notre participation. Le plus simple serait que chaque pays utilise sa monnaie pour ses exportations.

Même s’il reste des questions à aborder, je considère avoir monopolisé la parole durant déjà beaucoup de temps ; je passe donc la parole aux autres délégations ne s’étant pas encore exprimées.
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Drapeau national de la République du Talaristan
Prise de parole de la délégation talar au sommet de Maracaillbosse
La nation talar possède d'importante réserve de gaz, et dans une moindre mesure de pétrole.


L'estimé Ilmir Züleyhan, chef de délégation, prend la parole :

Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Une nouvelle fois, je prends la parole au nom de la délégation talar à la suite de mes confrères, souhaitant apporter nos réflexions, nos incertitudes mais également notre soutien à certaines déclarations et prises de position formulées. Nos prises de parole, loin d’être intempestives, doivent selon nous être interprétées comme un signe d’investissement dans ces discussions et de confiance dans l’avenir que représente cette charte et cette organisation.
Ainsi, nous souhaitons apporter notre soutien à la proposition raskenoise de modification de l’article 1.3, selon les modalités proposées par leur délégation. Il convient en effet de rationaliser et de clarifier le plus possible la charte, afin d’assurer sa compréhension rapide, mais également de l’inscrire dans une logique conforme à la réalité de la production des différents hydrocarbures.
Pour rester sur les déclarations raskenoises, nous convenons que la question des hydrocarbures ne peut être traitée, comme vous l’avez dit, « comme un bloc homogène ». Toutefois, nous ne devons pas perdre de vue que si les productions gazières et pétrolières varient selon les pays, elles ne devront pas constituer un facteur de scission conduisant à classer les États dans une catégorie ou dans une autre. En l’occurrence, si le Talaristan possède principalement des réserves gazières, nos réserves pétrolières devraient également nous permettre, selon nous, d’avoir voix au chapitre sur les futures décisions que prendra l’Organisation mondiale des Hydrocarbures.
Enfin, nous soutenons une nouvelle fois la mise en lumière raskenoise concernant la proposition faite par l’Illaj. Bien que le Balkansk afaréen soit une monnaie stable et reconnue, nous pensons que son choix comme devise officielle pour les États de l’Organisation mondiale des Hydrocarbures constituerait une remise en question de la souveraineté des États membres vis-à-vis de l’Organisation. S’il devait y avoir une monnaie commune, il faudrait qu’elle dépende uniquement de l’Organisation mondiale des Hydrocarbures et soit mise en place avec l’accord de l’ensemble des États membres.
En l’état, nous pensons que l’utilisation d’une devise monétaire internationale (le dollar international, $) reste la meilleure option pour assurer l’indépendance économique de l’Organisation mondiale des Hydrocarbures vis-à-vis de ses États membres. Nous soulignons également que, dans le cadre de notre politique d’exportation de notre production gazière, nous utilisons pour le moment toujours la devise talar, le Manka (en talar : Манка) (MK).
Messieurs et mesdames les représentants des délégations,
Chers confrères, chers amis,

Je vous remercie.

Ilmir Züleyhan
Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État,
Chargée des négociations au Sommet de Maracaillbosse,
Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis
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”Merci à tous pour vos interventions riches et variées, permettez moi de vous présenter une synthèse de différentes propositions des délégations intervenants, en essayant de faire au mieux.Comme pour la précédente version, je propose de poursuivre les débats sur cette version si personne ne s’y oppose :”
Troisième version de la Charte de l’OMH
Charte de l'OMH

Articles I : Présentation de l’OMH et de ces fonctions
ARTICLES 1.1) Le dit traité à pour vocation de mettre en place l'OMH (Organisation Mondiale des Hydrocarbures) et de définir son fonctionnement.
ARTICLES 1.2) L'OMH a pour but de mettre en place une collaboration et doit coordonner entre eux, les principaux producteurs d'hydrocarbure.
L'objectif de cette collaboration est de s'accorder sur les volumes des hydrocarbures exportés par les membres.
ARTICLES 1.3) Toutes nations exportatrice nette d’hydrocarbure et étant souveraine de sa production possèdent au minimum 55% (via des lois spéciales où des politiques de nationalisation) de ces capacités de production est éligible à l’OMH.
-ARTICLES 1.4) Les États souhaitant être admis à l’OMH devront candidater auprès du bureau diplomatique de l’OMH et être éligible d’après les critères déjà énoncés.
Leur admission se fera après un vote des États membres avec un préavis de 6 mois.
-ARTICLE 1.5) Les États souhaitant quitter l’OMH devront le signaler avant un préavis de 12 mois, aux termes de ce préavis, l'État ne sera plus membre de l'OMH.

Articles II : Fonctionnement de l’OMH
ARTICLES 2.1) Les États-membres se réuniront pour prendre des décisions lors d'une Assemblée générale.
ARTICLES 2.2) L'Assemblée générale se réunira de manière irrégulière dans le temps.
ARTICLES 2.3) Les États-membres seront représentés par un ambassadeur choisi par eux-mêmes dans le seul but de représenter sa nation à l'OMH.
ARTICLES 2.4) L'OMH sera présidé par un président élu par les États-membres.
ARTICLE 2.5)L’Assemblée générale se réunira une fois par an, avec la possibilité de sessions extraordinaires si la demande est portée par au minimum trois États membres.
-ARTICLE 2.6) l'Assemblée générale tranchera des questions du pétrole et du gaz naturel de manière distincte.
-ARTICLE 2.7) Le président de l’OMH sera élu pour un mandat de 2 ans non-renouvelable et ne pourra pas venir de la même nation deux fois de suite.
-ARTICLE 2.8) Le président de l'OMH aura pour fonction d’arbitrer les débats à l’OMH et de nommer le chef de la diplomatie de l'OMH.Néanmoins, il ne pourra choisir quelqu'un partageant la même nationalité et devra justifier son choix devant l’Assemblée.

ARTICLE 3) L’OMH doit garantir et agir dans l’intérêt de la souveraineté nationale des réserves d'hydrocarbure des États membres ainsi que la souveraineté de leurs politiques énergétiques intérieures.

ARTICLES 4) Chaque État-membre utilisera la monnaie qu’il l’arrange.

-ARTICLE 5) L’OMH pourra si nécessaire mettre en place des sanctions contre les États-membres où les États non-membres pratiquant le dumping où tout autre action nuisant à la bonne collaboration entre les États-membres et l’OMH.

Articles II.bis : Fonctionnement des instances d’expertise
-ARTICLE 6.1) L’OMH mettra en place un Bureau des Données Technique, le BDT, afin de mener des analyses et de mettre en place un appui technique en fournissant des données et des statistiques aux États-membres.
-ARTICLE 6.2) Le BDT fournira des données et des statistiques à l’Assemblée générale pour faciliter et aider la prise de décision.
-ARTICLE 6.3) Le BDT sera composé d’experts (économistes, analystes…) provenant de différentes nations.
-ARTICLE 6.4) Pour garantir son indépendance, le BDT devra rendre des comptes à l’Assemblée générale, cette dernière sera dotée d’un droit de suspension des experts du BDT.

”Pour ce qui est de la question des votes divisée selon le producteur, elle n’ont plus n’a pas été évoquée dans la charte car encore en discussion, pour ce qui est de l’avis du San Youté : nous suivons l’avis de la délégation du Talaristan.
Je laisse désormais la parole aux délégations suivantes.”
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