25/11/2018
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Fiche d'inscription du pays

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Création de pays : Principauté de Hochmark-Sanktstahl


Généralités :



Nom officiel : Principauté de Hochmark-Sanktstahl
Nom courant : Hochmark-Sanktstahl ou mixte Hochmark
Gentilé : hochmarkois(e)

Inspirations culturelles : Allemagne, SERG, Bavière, Alpes, État Français dans les valeurs
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : Wardon (pour communiquer dans la Confédération), Hochmärisch (langue proche du wardon et parlée majoritairement dans la Principauté par environ 80-85% des habitants et langue traditionnelle)
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Waldhoch (parlé par les communautés reculées des forêts), Steinmärisch (parlé par les communautés reculées des montagnes), Latin (par le clergé ou la haute noblesse ancienne)

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : Pour la Patrie, par le Prince, dans la Foi.
Hymne officiel :

Monnaie nationale : PrinzMark (Ƥ)

Capitale : Eichenburg (~140 000 habitants), située dans une vallée entre deux montagnes
Population : 1,8 million habitants


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

Durant l'Antiquité, le territoire de l'actuelle Principauté de Hochmark-Sanktstahl fut composé d'une mosaïque de clans wardoniques (équivalent régional pour germanique) traversés par une double dynamique : luttes, alliances et conflits internes ; résistance et commerce vis-à-vis de Rhême. Si en effet le territoire était situé aux périphéries de l'Empire Rhêmien sans jamais y être intégré, le territoire qui fut durant un temps appelé Ferraskarn - terme issu du syncrétisme de la désignation locale du territoire (Skarnhald) et la désignation rhêmienne (Lacum Ferrosum) - a activement commercé avec l'Empire. Son bois, son fer, ses fourrures principalement, furent exportés vers la Cité Éternelle et son empire. Si celle-ci tenta à de rares moments de conquérir ce territoire montagneux aux forêts denses pour accéder aux ressources lacustres et montagneuses, ainsi qu'à sa position de col et voie commerciale importante entre Eurysie occidentale et orientale, la difficulté du terrain, la présence commerciale rhêmienne déjà implantée et la résistance des tribus s'étant temporairement unifiée mis en échec à plusieurs reprises ces entreprises avant que Rhême ne se contente que de commerce.

Au fil des siècles, alors que la région poursuivait son humble commerce avec Rhême, elle fut indirectement au contact du catholicisme naissant et croissant dans l'Empire et commença à s'évangéliser au fil des décennies. La chute de Rhême plongea la région dans une période de troubles et de recompositions brutales. L'équilibre des forces et les luttes internes des clans était influencé par le rapport à l'Empire, et le commerce était un apport de revenus considérables qui connu une net déclin. Les migrations, les famines et les conflits internes sans l'influence parfois stabilisatrice de Rhême décimèrent certaines communautés, tandis que d'autres se replièrent dans les vallées et que d'autres prirent l'ascendant en parvenant à étendre leur territoire. C'est dans ce contexte que survint la période la plus forte de christianisation, autour de la figure de celui qui fut appelé Saint-Konrad dans le récit national, missionnaire tardif dont la prédication austère et rigoriste trouva un écho profond auprès des chefs locaux. Le Baptême du Lac le 14 septembre 501 (date contestée, mais reprise dans le récit national dominant et conservateur), conversion collective des élites tribales, marqua l'intégration définitive du christianisme dans l'identité régionale tout en étant désormais vécu comme l'évènement fondateur de l'identité du pays. La foi devint un facteur d'ordre, de cohésion et de survie dans un monde perçu comme chaotique et menaçant. C'est aussi par la christianisation des peuples locaux que le territoire se structure petit à petit, la religion chrétienne apportant plus de stabilité administrative, certes balbutiante et archaïque.

Au fil des décennies suivantes, la société se structura autour de seigneuries héréditaires issues des anciennes chefferies et exerçant un pouvoir resté très local. Tandis que l'Eurysie voyait de très grands ensembles naître des cendres de Rhême, le territoire resta relativement isolé de ces dynamiques et ne vit pas de grandes conquêtes d'anciens territoires impériaux se faire, ou alors des extensions à la marge. La féodalisation arriva peu à peu, s'inspirant lentement des pratiques ayant cours autour du territoire. Le Traité de Krneustatt formalisa un équilibre original entre autorité seigneuriale et droits communautaires, en échange d'un semblant de défense collective. Cette féodalité rustique isolé pour le moment des grand ensemble, la nature des terrains et l'état d'esprit toujours instable du territoire freinèrent considérablement les débuts de l'urbanisation et ralentie le processus de centralisation. Lorsque le Saint Empire wardonien se constitua, le Ferraskarn n'y fut pas immédiatement intégrée et le lac continua de marquer une distance géographique notable. De nombreuses années s'écoulèrent où par mariage et parfois par conflit - qui ne brisèrent pas l'idée du Traité de Krneustatt bien qu'il fut par moment caduc - trois entités émergèrent en 1123, au terme du dernier grand conflit d'unification du territoire, le Margraviat de Hochmark, la Seigneurie libre de Sanktstahl et la Ligue des Vallées de Ferraskarn. Au cours du XIIe siècle, sous la pression de plus en plus forte des influences khaultes, teylaises et antériniennes dans la région, les trois entités du territoire entamèrent un rapprochement de plus en plus poussé. Au termes de ce rapprochement, ces entités se fédérèrent enfin aussi de la Principauté de Hochmark-Sanktstahl. Cependant cette unification relative (car les trois entités gardaient une certaine autonomie au sein de la Principauté dont le prince fut le désigné comme étant le fils du Seigneur de Sanktstahl et de la fille du Margrave de Hochmark) ne pouvait suffire à se protéger des puissances et influences rivales, et enfin le Hochmark-Sanktstahl intégra le SEW comme principauté d'Empire, par un acte de reconnaissance impériale qui accorda un nouveau prestige et plus de légitimité sans remettre en cause trop profondément l'autonomie réelle du Prince. L'Empereur y fut toujours respecté comme une figure sacrée, mais tenu à distance dans ses prétentions politiques et l'éloignement géographique du centre du pouvoir impérial conféra à la principauté un rôle de marche militaire importante mais lui permit aussi de rester à distance d'une trop grande influence impériale. La Principauté de Hochmark-Sanktstahl fut par ailleurs très heureuse de la conclusion de la Bataille dite de la Montagne Grise (1225) qui vit le SEW devenir une monarchie élective.

Du XIIIe au XVe siècle, la principauté connut une prospérité relative grâce au contrôle de plusieurs passages alpins reliant les sphères teylaisienne et kaulthe. Les routes commerciales et les péages assurèrent des revenus stables, sans vraiment faire émerger une bourgeoisie urbaine puissante, la rigueur religieuse et l'austérité des Princes en étant en partie responsables. L'Édit des Cols Libres institua une neutralité commerciale partielle, transformant Hochmark-Sanktstahl en terre de passage plus qu'en centre d'échanges. Le territoire n'était guère hospitalier et en dehors de la relative neutralité commerciale, rien ne poussait vraiment à s'y attarder. Les cultures locales subsistaient toujours bien qu'une acceptation de la Principauté se soit répandu et que l'attachement au Prince grandisse lentement. Cette prospérité mesurée renforça un conservatisme satisfait, convaincu que l'ordre traditionnel garantissait stabilité et continuité.

Toutefois, les guerres de religion bouleversèrent profondément cet équilibre. Lorsque des prédicateurs réformés, soutenus par des puissances extérieures, tentèrent de diffuser leurs doctrines dans les vallées, la réaction fut immédiate et violente. Le pouvoir princier, très attaché au catholicisme, s'opposa frontalement à la Réforme. La << Purge des vallées hautes >> marqua durablement la mémoire collective. Exécutions, persécutions, expulsions et confiscations scellèrent le triomphe d'un catholicisme intransigeant, sur certains points austère, extrêmement conservateur et par anachronisme, réactionnaire. Le pouvoir princier se sacralisa davantage, présenté comme le rempart ultime contre l'hérésie, la division et le chaos. Toute contestation religieuse ou idéologique fut dès lors assimilée à une menace à la sûreté et prospérité intérieure. Les prémices de ce qu'on a plus tard nommé le Sahlordnung. La Principauté regarda avec méfiance les troubles violents en Eurysie, les machinations de pouvoir entre Teyla, la Kaulthie et l'Antérinie. Elle fut également d'une hostilité radicale face aux édits de tolérance vis-à-vis des protestants et fit tout pour ralentir et empêcher ceux-ci. La Principauté fut une habituée de l'obstruction de négociations et accueilli très lentement les nouvelles avancées du continent comme l'imprimerie. Celle-ci fut sous fort contrôle princier qui de toute ses forces tentait de ralentir les changements ayant cours dans la région ou au moins de s'en isoler. Un peu au dessus de la mêlée entre les trois puissances continentales qui se disputaient pour influencer le Saint-Empire Wardonien, cette situation cultiva dans l'esprit des élites locales un certain sentiment de supériorité ou en tout cas, l'idée que la Principauté était différente, avait une place spéciale au sein du SEW et de la région. Cette période favorisa une sorte de culture politique du repli, de l'équilibre et du refus des engagements armés en dehors de la défense de la foi. L'État se concevait avant tout comme une communauté à préserver, non comme un acteur conquérant.

Les prémices des idées d'unification politique et plus largement culturelle furent sans surprises accueillies avec méfiance sinon hostilité par l'élite de la Principauté mais aussi par les populations locales qui demeuraient rurales, reculées et attachées à leur identité communautaire. Ce XVIIe siècle fut vécu différemment par la Principauté, ne serait-ce que pour ses élites. Là où le faste gagnait les cours princières, celle de Hochmark-Sanktstahl demeura très austère. Toutefois les écrits de Müller quant aux « Libertés wardoniennes » rencontrèrent une attention relative de la part du Prince qui rencontra le penseur à plusieurs reprises. Ils se retrouvaient sur certaines idées, notamment les particularismes locaux et l'opposition à l’universalisme. La Principauté se posa en constante opposition aux révolutions démocrates d'Eurysie, aux pensées libérales et aux volontés centralisatrices.

Le XIXe siècle marqua un tournant plus sombre. Le développement du chemin de fer ailleurs en Eurysie marginalisa brutalement les routes alpines. L'abandon progressif des grands cols commerciaux ruina plusieurs bourgs et mit fin à des siècles de prospérité relative. Les tentatives d'industrialisation échouèrent, freinées par l'isolement du reste de l'Empire et de l'Eurysie, le manque de capitaux et une hostilité culturelle profonde envers les villes ouvrières et leurs mœurs. Hochmark-Sanktstahl se replia sur une économie rurale, forestière et artisanale, assumant un certain déclassement plutôt qu'une modernisation jugée dangereuse, mais vit tout de même le développement relatif de la métallurgie. La Principauté résista plus ou moins à la centralisation éphémère de l'Empire grâce à son rôle de marche. Elle trouva toutefois des alliés parmi les premiers ministres conservateurs et réactionnaires et les aida grandement dans leur lutte contre les mouvements sociaux, les nouvelles pensées sociales et contre les volontés de représentation du peuple, ou du moins de la bourgeoisie, dans des institutions impériales. Durant les révoltes qui secouèrent l'Empire, la Principauté réprima sans pitié les rares soutiens aux révoltes sur son territoire et apporta son soutien aux catholiques soutenant la monarchie absolue. La Principauté fut déçue et un peu dépassée par les évènements, la réalité de son poids et son isolement au sein de l'Empire ne lui permirent pas d'infléchir la situation, bien que le territoire continua d'être une sorte de territoire résistant aux évolutions sociales et politiques dans une certaine mesure. Elle désapprouva ouvertement et tenta de lutter contre l'élargissement de la Diète Impériale et la création d'un Parlement. Elle eut une position ambivalente quant à l'armée impériale, favorable à l'idée de lutter contre les influences étrangères mais hostile à un trop grand pouvoir de l'Empire. Elle participa dans le cadre des obligations à cette armée impériale mais se contenta d'un strict minimum laissant peu de doute sur sa position et investit à l'inverse massivement de sa propre armée.

S’accommodant peu à peu de cette nouvelle situation, une industrialisation timide et tardive toucha le territoire et les Princes se convertirent à l'usage de modeler les élections à leur avantage, garantissant un parlement local presque continuellement conservateur ou réactionnaire. Il se donna à cœur joie avec les autres Principautés de l'Empire pour réprimer les penseurs marxiste et la Principauté vit l'apparition des prémices d'une police politique, ou du moins de services de renseignement intérieur.

Lors de la Grande Guerre du Brod Flor entre 1926 et 1931, la principauté proclama une neutralité stricte, coupant l'herbe sous le pieds à plusieurs acteurs de l'Empire qui souhaitaient prendre partie. La faiblesse du pouvoir impérial pour trancher permis la conservation du statut-quo et de la neutralité. Durant cette période un secteur de la finance balbutiant vit le jour, abondé de capitaux bienvenus par les personnes fuyant la guerre mais sous fort contrôle princier. Cependant malgré la répression, des socialistes modérés parvinrent au termes de plusieurs élections trafiquées par le Prince, à obtenir une majorité relative au parlement local, profitant de la fracturation entre les partis conservateurs et réactionnaires. Dans le même temps, l'afflux de réfugiés et de combattants en déroute, notamment porteurs d'idées révolutionnaires, provoqua une crise interne majeure. Une tentative d'insurrection communiste dans un bourg industriel embryonnaire, couplé à des soutiens socialistes locaux et la partie la plus radicale des socialistes du parlement fut écrasée sans ménagement par une armée profondément acquise au Prince. Cette guerre civile (1933-1936) prit fin sur des exécutions publiques et les déportations qui suivirent, qui traumatisèrent durablement la société. Dès lors, le communisme (ainsi que le socialisme qui y fut opportunément associé par le Prince, et donc les socialistes qui avaient obtenu la majorité relative au parlement) fut perçu non comme une idéologie concurrente, mais comme une force destructrice associée à la guerre, à l'athéisme et à la dissolution morale.

Le pouvoir se durcit encore, bien que maintenant des élections pour le parlement. Les partis communistes furent interdit, les socialistes écartés et l'opinion profondément modelée par le pouvoir princier. Une forme de démocrature autoritaire, paternaliste, réactionnaire et soutien infaillible d'un catholicisme traditionaliste se mit en place et perdura. La politique hochmarkoise embrassa durablement l'idéologie du Sahlordnung, réactionnaire, ultra-conservatrice, religieuse, militariste et flirtant avec le fascisme.

L'intégration à l'idée de Wardonie fut donc tolérée par pragmatisme mais jamais pleinement embrassée. Le Prince conserva un pouvoir étendu, appuyé par un clergé influent et un parlement étroitement contrôlé. Cette démocrature autoritaire, tolérant des formes d'opposition mais vidant en partie le pluralisme de sa substance, s'installa jusqu'à aujourd'hui. L'éducation, la presse et les organisations sociales furent strictement encadrées au nom de l'ordre, de la foi et des libertés wardoniennes, révisées selon le Sahlordnung et conçues comme la défense des particularismes contre toute idéologie universaliste.

La révolution communiste illiréenne de 2016 raviva toutes les peurs les plus anciennes. La suspicion de réseaux de propagande et de soutien clandestin, lors de l'Affaire du Lac Rouge, conduisit à légitimer à nouveau le caractère du régime. Hochmark-Sanktstahl se définit aujourd'hui comme une forteresse morale et politique, rurale, catholique et disciplinée, isolée par sa géographie autant que par ses choix idéologiques. Dans un monde eurysien perçu comme instable et décadent par le pouvoir princier, la principauté revendique son immobilisme comme une vertu et sa fidélité au Prince comme une garantie de survie.

Mentalité de la population :

La population de la Principauté de Hochmark-Sanktstahl se caractérise par une mentalité très traditionaliste, religieuse et conservatrice. Majoritairement rurale, dispersée dans les vallées forestières et les bourgs lacustres, elle entretient un lien très fort à son territoire, perçu non comme un simple espace de vie mais comme un héritage sacré, ce qui amène à très peu de mobilité à l'intérieur du pays. Le cas typique est que si un habitant né dans un village, il y fera sa vie. C'est par ailleurs un comportement encouragé par l'État mais aussi favorisé par le fait que les identités locales sont encore fortes. Le travail agricole, forestier et artisanal y est valorisé comme une vertu morale et constitue encore aujourd'hui un pilier de l'imagerie de l'ordre social princier. La stabilité, la hiérarchie et l'obéissance aux autorités traditionnelles sont enseignées à l'école pour garantir la continuité princière et la lutte contre de supposés ennemis. La discipline familiale et les actes parfois violents fait aux enfants pour imposer l'autorité, notamment paternelle, ne sont que très peu sanctionnées par l'État qui ferme les yeux.

Le catholicisme rigoriste fidèle à la Catholagne imprègne profondément les comportements et les représentations. C'est pour le pouvoir princier l'assurance que cette religion de l'ordre, de la discipline et de la frontière morale garantisse sa pérennité. Le prince et l'État sont largement perçus comme les garants du Sahlordnung, protecteurs d'un équilibre face aux forces jugées dissolvantes. Toute idéologie perçue comme universaliste, égalitariste ou progressiste est associée au chaos, à la décadence et à la violence par les médias proches de la droite politique au pouvoir, héritage d'une mémoire collective marquée par les guerres de religion (par ailleurs fortement exagéré par l'enseignement public) et, plus récemment, par les traumatismes liés aux mouvements révolutionnaires et communistes dans les régions voisines (eux aussi exagérés par le pouvoir).

La minorité protestante, numériquement faible mais historiquement visible, est tolérée davantage par nécessité institutionnelle que par acceptation sociale. Son rattachement spirituel à l'État Pontifical d'Almaräg alimente une suspicion persistante, mêlant méfiance religieuse et crainte d'une loyauté extérieure qui est une transmission directe du temps où la Kaulthie se prêtait aux jeux d'influence sur la Wardonie. Dans les campagnes, cette défiance s'étend plus largement à toute altérité culturelle ou confessionnelle. Un antisémitisme diffus et une xénophobie latente subsistent, rarement formulés en termes idéologiques structurés mais ancrés dans les mentalités, nourris par l'isolement géographique, la peur du déclassement et une vision du monde fondée sur la protection du groupe contre l'étranger.

Dans l'ensemble, la société hochmarkoise se perçoit comme une forteresse assiégée, même en temps de paix. Cette perception alimente un réflexe de repli, une exaltation de la tradition et une acceptation large de l'autorité, au plus grand plaisir du Prince et de ses soutiens.

Place de la religion dans l'État et la société :

Dans la Principauté de Hochmark-Sanktstahl, la religion occupe une place structurante et est très présente quotidien. Le catholicisme est une institution d'encadrement, un socle juridique et symbolique autour duquel s'est bâti l'Etat princier. L'Eglise n'y exerce pas un pouvoir direct sur le gouvernement, mais elle bénéficie d'un statut privilégié reconnu par des concordats anciens qui lui confèrent un rôle central dans l'enseignement, l'enregistrement des actes civils traditionnels et la légitimation morale de l'autorité. Elle a tout de même une grande influence car liée indirectement au pouvoir en place et aux partis la soutenant, et le Prince use de son image publique pour la promouvoire. Les grandes décisions politiques s'accompagnent presque systématiquement de rituels religieux sans que cela ne soit officiel.

Le clergé hochmarkois se distingue par son conservatisme dur et son attachement aux formes anciennes de la liturgie. Les diocèses sont étroitement alignés sur les frontières historiques des communautés locales, renforçant l'ancrage territorial de l'Eglise. Les évêques, souvent issus de familles notables rurales très encré localement et ont des liens forts avec la famille princière. Cette proximité confère à l'Eglise un rôle de médiation sociale, notamment dans les zones les plus isolées, où elle reste parfois la seule institution structurée présente de manière permanente et efficiente.

La minorité protestante est reconnue juridiquement mais strictement encadrée et vue avec une franche hostilité de la population. Ses lieux de culte sont tolérés sous réserve de discrétion. Quant à la minorité catholique issue du chiisme Kaulthe, son rattachement à l'Etat Pontifical d'Almaräg est surveillé avec attention par les autorités mais comme pour les protestants, tolérée par nécessité. Toute tentative de prosélytisme ou de visibilité publique accrue est rapidement perçue comme une ingérence extérieure. Le pluralisme religieux n'est donc pas pensé comme une valeur, mais comme une concession administrative limitée, destinée à éviter les tensions ouvertes. Environ 83.7% de la population se déclare catholique et 41.3% pratiquante. Le reste se répartie entre protestants, catholiques d'Almaräg, juifs, athés et paganistes.

Enfin, la religion joue un rôle important dans la diplomatie symbolique de la Principauté. Hochmark-Sanktstahl se présente volontiers comme un bastion de la rigueur catholique wardonienne, un Etat fidèle à une conception ancienne de l'ordre chrétien.


Politique et institutions :



Institutions politiques :

  • Le parlement princier, renouvelé tous les six ans, constitue l’organe législatif central de la principauté. Il détient le pouvoir de proposer et de voter les lois locales, d’adopter le budget et de désigner les juges locaux chargés des délits mineurs. Cette institution est l'expression la volonté de maintenir un espace de représentation populaire malgré la prééminence du pouvoir princier.

  • Le Prince, nommé à vie selon un système de primogéniture mixte, incarne l’autorité exécutive et symbolique de la principauté. En l’absence d’héritier direct, la succession est organisée par élection parmi les familles nobles de la principauté, garantissant la continuité de la dynastie. Le Prince nomme et peut révoquer son gouvernement princier, qui exerce l’administration quotidienne et prépare les projets de loi et de budget à soumettre au parlement. Le Prince représente également la principauté auprès du royaume, en particulier au sein des institutions fédérales, assurant la coordination entre les intérêts locaux et ceux de la Confédération.

  • Le Conseil des Anciens (Räte der Alten) est un organe consultatif composé de nobles, de religieux et de notables locaux choisis par le Prince parmi les familles historiques de la principauté. Ce conseil n’a pas de pouvoir législatif, mais il émet des avis sur les grandes décisions du gouvernement princier, notamment sur la fiscalité, les levées militaires, les grands projets d’infrastructure, l'éducation, les institutions et les symboles. Il assure que les anciennes familles conservent une influence.

  • La Chambre des Communes de Vallée (Talversammlung) est un sous-parlement local qui regroupe les représentants des communautés rurales et des villages de montagne. Cette institution ne vote pas directement les lois de la principauté, mais propose des résolutions, signale des problèmes locaux et peut demander des audiences auprès du Prince ou du gouvernement princier. Elle sauvegarde l'importance de la ruralité du pays.

  • La Garde Princière de Hochmark (Hochmarkwache) est une force militaire distincte de l'armée de la Principauté (qui est sous la direction du gouvernement et rend des comptes à lui ainsi qu'au parlement), subordonnée directement et exclusivement au Prince. Chargée de la défense de la famille princière, de ses possessions, de la sécurité du palais et des missions que lui confie le Prince seul, elle est également impliquée dans la levée de milices locales pour les événements d’ordre public ou les crises exceptionnelles. Elle est aussi une épée de Damoclès sur un Parlement qui prendrai trop de liberté vis-à-vis du Prince.

  • Parlement

    Chambre des Communes

    Principaux personnages :




    Politique internationale :

    La Principauté de Hochmark-Sanktstahl adopte une posture diplomatique fidèle à celles qu'elle a adopté dans son histoire : prudente et défensive. Elle entretient des relations diplomatiques stables avec la Confédération dont elle est membre, tout en privilégiant au sein de celle-ci l’autonomie locale dans les affaires internes. Sa proximité avec l’Alloumi, État francophone démocratique et libéral donc perçu comme une Teyla bis, et l’Illirée, récemment communiste, impose à la principauté une vigilance constante. Pour cela elle est cherche à nouer des relations avec d'autres pays catholiques et conservateurs, principalement germanophones. Elle manifeste une hostilité doctrinale envers les idéologies communistes et trop progressistes. Hochmark-Sanktstahl reste attachée à ses traditions catholiques et conservatrices, utilisant la religion comme instrument diplomatique, et cherche à être proche de la Papauté. Elle évite toute implication militaire majeure hors de ses frontières, sauf en soutien à la Confédération, tant par sa méfiance vis-à-vis de l'extérieur que par la faiblesse de son armée. Elle voit également Teyla et la Kaulthie avec méfiance mais pardonne un peu l'Antérinie par pragmatisme géopolitique.
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