25/11/2018
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Presse hochmarkoise

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𝔚𝔞𝔠𝔥𝔰𝔞𝔪𝔨𝔢𝔦𝔱

14 novembre de l'an 2018 après Jésus-Christ


Il est des heures où l'Histoire frappe à la porte des nations avec le poing fermé. Il est des heures où un peuple doit choisir entre la mollesse parlementaire et la décadence inexorable et la grandeur et la puissance, entre la prudence timorée et la volonté souveraine et fière. L'heure que traverse aujourd'hui notre Principauté est de celles-là. L'écriture de la Loi de Programmation Militaire 2018-2025 n'est pas un simple exercice budgétaire, ni une querelle de chiffres alignés sur les bancs tièdes du Fürstliches Parlament. Elle est un acte de foi des courageux qui ont formé ce gouvernement que nous pouvons qualifier de salut national. Elle est un serment. Elle est la réponse d'un peuple montagnard, catholique et fier, à un monde qui vacille sous les coups de l'anarchie moderne et des idéologies dissolvantes qui montent à l'est, chez les slaves décidément incapables de résister à cette marée rouge.

Depuis trop longtemps, notre Hochmark-Sanktstahl vit sur les restes d'une armée de paix réduite à dix mille hommes, sans moyens, sans profondeur, sans souffle qui ressemble plus à une armée d'armistice qu'autre chose. Un insupportable armistice contre la certes difficile vision du destin, qui n'est cependant en rien insurmontable pour les grands peuples tels que le nôtre. Dix mille figurants en uniforme pour garder les cols, protéger nos vallées, défendre nos clochers et nos foyers. Dix mille soldats pour contenir les ambitions de régimes qui, à nos frontières fragiles, ne cachent ni leur mépris des traditions ni leur fascination pour les doctrines rouges qui mèneront l'Humanité à sa perte. Il faut que cela cesse ! Il faut que la Principauté retrouve le sens du fer, de la discipline et de la préparation en dépit des sacrifices. La LPM qui se prépare n'est pas une dépense : elle sera un redressement salutaire.

Certains, déjà, murmurent dans les couloirs que vingt-cinq mille professionnels, vingt-cinq mille réservistes et vingt-cinq mille conscrits seraient une ambition déraisonnable. Ils parlent de coûts, de contraintes, de prudence diplomatique, d'avenir de la jeunesse. Ils parlent comme parlent toujours les esprits fatigués lorsque les peuples vigoureux réclament leur droit à la sécurité. Mais qu'est-ce qu'un budget face à la survie d'une nation ? Qu'est-ce qu'un équilibre comptable face à la possibilité d'une invasion, d'une subversion, d'un effondrement, d'une disparition, d'un remplacement ? Le Hochmark n'est pas une place financière ou un tableur, c'est notre terre, notre histoire, nos lignées. Et une nation qui renonce à se défendre renonce à elle-même.

Le Rideau Stahlien, que d'aucuns qualifient déjà avec ironie le ralentisseur, sera notre mur de volonté. Des fortifications en profondeur, des réseaux souterrains, des positions lacustres camouflées, une défense organisée non pas pour l'apparat, mais pour l'endurance, telle que nous l'avait conseillé il y a des dizaines d'années Lennard Bolender. Nos cols ne doivent pas être pensés comme de simples passages géographiques, ils doivent être les serrures de notre destin. Qui tient les cols tient la Principauté. Qui les néglige les livre à l'ennemi. Que ceux qui ironisent sur les bunkers se souviennent que l'acier bien placé vaut mieux que les discours bien pensant.

L'Armée de l'Air, elle aussi, devra renaître. Un ciel non gardé est une invitation comme nous l'avons vu en Hotsaline. Nos chasseurs doivent tenir en respect nos ennemis mortels. Et que l'on cesse d'opposer modernité et tradition : la modernité technologique au service de la tradition est une arme, la modernité sans racine est une faiblesse.

Le débat qui s'ouvrira d'ici peu au Fürstliches Parlament révélera les âmes et fera tomber les masques. Il y aura ceux qui, au nom d'un fédéralisme abstrait ou d'un progressisme importé, chercheront à réduire l'effort, à l'étaler, à l'édulcorer. Ils invoqueront la coopération internationale, les garanties diplomatiques, les bonnes intentions de nos voisins. Nous ne vivons pas dans un monde d'intentions, mais dans un monde de rapports de force. L'Histoire n'est pas écrite par les modérés, elle est écrite par les décidés et au besoin, les radicaux de la défense et de la préservation, par les forces dures de la réaction. Et la coalition gouvernementale porte aujourd'hui la cette responsabilité de ne pas trembler.

Car au-delà des chiffres, la conscription rénovée sera une école de caractère pour notre jeunesse et ne sera jamais du temps perdu. Neuf à douze mois sous les drapeaux et une discipline commune, voilà ce qu'il faut pour notre jeunesse ! Il ne s'agit pas seulement de former des soldats, mais de forger des hommes qui seront le noyau dur demain de notre pays. Dans une époque où l'individualisme ronge les patries, le service national doit être un rappel : nous appartenons à quelque chose de plus grand que nous-mêmes. Une génération qui aura appris à marcher ensemble saura aussi résister ensemble.

Le 𝔚𝔞𝔠𝔥𝔰𝔞𝔪𝔨𝔢𝔦𝔱 estime sans détours que cette Loi de Programmation Militaire sera un test de volonté nationale. Si elle est adoptée dans toute son ampleur, elle marquera le réveil du Hochmark. Si elle est vidée de sa substance par les hésitations et les compromis mous des soumis du bolchévisme, elle ne sera qu'un document de plus, archivé pendant que le monde se durcit. Les peuples qui survivent sont ceux qui se préparent. Les autres deviennent des notes de bas de page.

Que chacun, dans les semaines à venir, prenne la mesure de l'enjeu. Il ne s'agit pas d'aimer la guerre. Il s'agit de refuser l'humiliation et de ne pas attendre la vague, immobiles. Il s'agit bien d'assumer que la paix ne se mendie pas, elle se protège. Hochmark-Sanktstahl n'a jamais été une principauté de renoncement. Qu'elle ne le devienne pas aujourd'hui.


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