Institutions impériales.
Posté le : 31 jan. 2026 à 17:46:22
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Pour que les joueurs puissent pleinement comprendre comment jouer et interpréter le RP wardonien, il me semble important de présenter le cadre législatif qui fixe les règles et les limites des différents joueurs; ces derniers doivent donc se plier à ces règles, même si ces dernières ne sont pas si étouffantes. Les joueurs étrangers à la confédération pourront aussi essayer de comprendre comment ils pourront essayer d'abuser dans les règles ces "Lois fondamentales" pour servir leurs intérêts.
Posté le : 31 jan. 2026 à 17:50:20
Modifié le : 31 jan. 2026 à 17:50:59
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Institutions du Saint Empire de Wardonie.
En effet, les princes sont les vassaux de l’Empereur ; ces derniers en échange de leurs terres qu’ils ont acquises, doivent une aide militaire et conseil à ce dernier. C’est ce qu’on pourrait voir dans le monde médiéval teylais ou kaulthe ; le chevalier s’incline pour son fief et jure fidélité à son seigneur lige. De ce fait, les rapports de force au sein de l’Empire sont donc considérés sous cet angle là et expliquent l’absence de Constitution, vu que cette dernière est un ensemble tacite de règles et de lois appliquées par un droit coutumier existant depuis le Moyen-Âge, les rares institutions existantes sont avant tout dédiées à la justice et à la résolution de litiges entre Princes, l’Empereur doit, en théorie, maintenir la paix et assumer la haute justice.
Mais néanmoins, avec la complexification des rapports politiques et économiques au cours des siècles, il est évident que des ajouts d’importance ont eu lieu, d’abord pour maintenir cet équilibre précaire entre les Grands et le Pouvoir impérial ; et donc garantir la paix intérieure. Mais aussi pour répondre à de nouvelles problématiques, sociales et religieuses. Ainsi s’ajoutèrent les édits de paix religieuses des Antranias-Weilsbrecht ; Cujus Reigno, Ejus Religio en est certainement le principe le plus célèbre. Mais nous devrions aussi penser à l’abolition progressive du servage initiée au XVe siècle et entérinée au XVIIe par l’Edictum Pacis Generalis (édit de paix générale) promulgué par Henri l’Illustre. Tout au long des révolutions et des évolutions de cette corporation, une série de textes pouvant êtres considérés comme des « Lois fondamentales » (Grundlegende Gesetze) sans pour autant s’apparenter à une constitution ; ces dernières pouvant abrogées à l’unanimité par les Princes tout en étant ce qui cadre les rapports sociaux ; en clair ces « Lois fondamentales » pourraient êtres considérées comme des traités de paix perpétuels ; d’ailleurs l’un des extraits de la Reichskonvent (Convention d’Empire) est assez clair sur le sujet ; « Conventio Generalis de Bona Intellegentia inter Bonos Principes Maiestatis Suae » (on a ici un extrait de l’introduction) ; c’est à dire une convention visant à une bonne entente généralisée entre les Bons Princes de Sa Majesté.
Néanmoins, ces Lois fondamentales sont aussi ce qui fixe le fonctionnement des institutions impériales ; dès lors, le Reichskonvent et la Bulla Aurea Palatinatus sont les bases juridiques faisant de l’Empire un ensemble véritablement organique ; ses différentes composantes sont explicitées ; de nouveaux statuts juridiques sont crées et des institutions locales et impériales sont établies pour l’application de la Bulla Aurea et de la Reichskonvent. Ainsi, elles permettent de limiter les litiges territoriaux en décrétant « anticonstitutionnelles » les guerres privées entre nobles, en faisant de l’Empereur l’autorité légale suprême tout en accordant aux princes des institutions pour se défendre face à la Majestas personalis. En clair, ces lois organiques ont plusieurs buts ; à savoir faire de l’Empire une plateforme territoriale cohérente malgré le farouche attachement des Majestas realis à leurs droits et privilèges. À maintenir la paix entre toutes les entités composant l’Empire et à éviter que ce dernier ne devienne un outil dans le jeu des puissances. D’autant plus que l’Empire est toujours pris dans une double dynamique paradoxale ; à la fois unifié sous le sceptre d’un seul empereur mais divisé en une dizaine d’autorités territoriales diverses et variées. Pris entre une certaine idée de la centralisation et des droits multi-séculaires que des Parlements et des familles princières défendent avec acharnement. De ce fait ces Lois fondamentales peuvent être considérées comme une sorte de « Constitution » malgré l’abusive simplification que cela représente. Il faut en effet considérer que ces dernières ne sont rien d’autres que des lois organiques qui ne donnent pas à la Wardonie des principes, des institutions supranationales ou des lignes rouges institutionnelles à ne pas dépasser. Autrement dit, peu importe à l’Empire si le Falkenberg devenait autoritaire ou que la Gavière vire communiste ; tant que les deux États respectent l’agencement organique de l’Empire ; les privilèges accordés à certains princes, leurs devoirs vis à vis de l’Empereur, leurs droits en cas de litige avec une autre institution impériale…
C’est d’ailleurs ce qui inspirera à Martin von Duergue, archevêques du Pfalz au XVe siècle ces mots, toujours actuels à propos de l’Empire ; « C’est une construction gothique durable qui n'est cependant pas construite selon les règles de l'art mais où l'on habite de manière sûre ». Il nous fait comprendre ici que malgré une organisation en apparence illogique ; ces centaines d’autorités différentes se chevauchant et entrant perpétuellement en conflit ; le Saint Empire réussit à maintenir un semblant de paix intérieure alors que ses voisins teylais, kaulthes ou loduariens sombrent dans la guerre au moindre prétexte.
Posté le : 03 fév. 2026 à 13:51:05
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Composantes institutionnelles du Saint Empire.
Ainsi, dans un premier temps il faut comprendre une chose ; c’est que comme dans les sociétés de l’Ancien régime ; c’était Dieu qui donnait la légitimité au Trône ; et ce depuis la christianisation progressive de l’Europe ainsi le Premier des Rex Teylae est « Serenissimus Augustus a Deo coronatus » (« Auguste très serein couronné par Dieu ») et reconnu comme tel par le Pape ; lui permettant in fine de dépasser en terme de prestige, et donc en réputation, qui valait bien plus que la force brute à l’époque, l’Empire Rhêmien d’Orient. De ce fait, l’Église et l’Empire était complémentaire ; la première assurait la gouvernance des âmes et la légitimité de l’Empereur tandis que le second défendait les intérêts du clergé ; expliquant en partie pourquoi trois sièges du Collège Electoral étaient dédiés à des prince-archevêques jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, avant une lente éviction de ces derniers au profit des princes séculiers ; Majestis realis. D’autre part, les princes se couvrèrent assez tardivement de la dignité divine ; c’est avant tout une traduction de piètre qualité qui fit passer l’expression de « Saint-Empereur » à la postérité ; alors qu’habituellement ces derniers étaient surtout désignés comme Romanurum Imperator Augustus ; « Auguste empereur des Rhêmiens » tandis que sa « sainteté » se manifestait souvent par une corollaire à la précédente titulature ; « in Divina clemencia » (« par la clémence divine »). En revanche, dès le XIIe siècle, le Saint Empire fut considéré comme Saint car étant intimement lié à Sancte et protégeant les intérêts politiques du Pape en Leucytalée centrale ; ainsi sous Frédérik II Barbeblonde les actes administratifs l’évoquent comme le chef du Sacrum Romanum Imperium Germanicae nationis. Nous constatons donc que le « Saint-Empereur n’existe pas ; il est Auguste, Empereur ou Roi mais dans aucun cas on ne peut le considérer comme « Saint ».
Mais néanmoins, même si cette confusion est à éviter ; ça n’enlevait rien du sacré de sa dignité ; il représentait les intérêts spirituels de la Sainte Église Apostolique et Rhêmienne et la légitimité de son pouvoir dépendait donc de sa relation avec Sancte, et il n’était pas rare de voir certains Monarques cultiver une certaine confusion entre son titre d’« Imperator » et de « Holy Rheman Emperor » en espérant impressionner leurs vassaux les plus crédules et cacher une profonde mésentente avec Sancte. Toujours est-il que dans les actes officiel aucun monarque du Saint Empire ne s’est targué du titre de « Saint », même si ça n’empêchait la dynastie des Antranias—Weilbrecht de rappeler leurs liens de parenté avec Saint-Henri (Augustus Romanorum imperator, Teutonum rex, princeps Christianissimus, et progenies Sancti Henrici.) même cette dernière était purement indicative et n’avait pas vocation à être attribuée au détenteur de la Couronne Impériale. Car ce qui faisait la légitimité de l’Empereur était l’onction papale ; suprême arbitre qui décidait de l’Empereur en cas de double élection, comme ça arrivait si souvent lorsque les Collèges électoraux n’étaient pas clairement définis et que l’Église tranchait, en faveur du prince le plus coopératif, évidemment… C’est pour cette raison que l’on doit considéré les relations entre Sancte et Helmbourg comme complémentaire, non pas car les deux entités s’appréciaient mutuellement (en atteste la prolongation de la Querelle des investitures qui frappait initialement Velsna et qui a fini par durablement refroidir les relations entre l’Église et le Saint Empire pour la nomination des Princes-Archevêques électeurs, qui permets donc de garantir l’élection du prochain monarque…). C’est pour cela qu’on ne peut qualifier les relations entre le Saint Empire et la Papauté d’« harmonieuses » elles sont mêmes très conflictuelles au long des siècles et plusieurs crises rythmèrent lesdites relations.
Dans un second temps, nous oublions l’autre dynamique qui caractérise les Empereurs ; ce sont des princes régnant sur des communautés ethniques ; les empereurs portent les titres de Teutonum rex et se présentent comme les garants de l’intégrité du « mundus teutonicus » c’est à dire de l’actuel Saint Empire. Il va sans dire qu’on ne peut confondre le « mundus kaulthicus » avec le monde teutonique ; d’une part car les interférences culturelles sont bien moindres chez les Kaulthes ; linguistiquement unifiés (si l’on y excepte l’Arovaquie et le Mirinegratz) et culturellement proches ; alors que l’influence francophone (Teyla) et dans une mesure bien moins importante en comparaison avec certains mythes hispaniques ayant connus une certaine popularité qui se limite au nord du Marcheburg, alors que le français se diffuse assez bien dans les provinces ayant été sous influence teylaise, notamment au Falkenberg. L’Empereur n’est pas uniquement le défenseur de la Foi et le pourfendeur des hérésies, c’est aussi le protecteur de l’espace ethnique wardonien, dans les traductions anciennes le terme « teuton » est utilisé en raison du second nom de la principauté du Helmsbourg ; aux marches de l’Empire. Ce rôle s’est d’autant plus accentué que les provinces francophones ont été détachées de l’Empire renforçant de ce fait l’homogénéité ethnique de l’Empire ; à la suite de la perte des comtés de Cielazur et des principautés francophones du prétendu « Saint »Empire de Walreich… En conséquence, la Wardonie se rétracte sur elle même et né un véritable sentiment national avant tout basé sur l’ethnie, là où en Antérinie il était motivé par l’unité autour de la Couronne. C’est pour cela que les « libertés wardoniennes » appuient tant sur les particularismes régionaux et fondent une communauté nationale si peu inclusive ; le « Volk », le « peuple » c’est un ensemble ethnique et non « abstrait », c’est à dire que le peuple est avant tout uni par une « race » commune ; au contraire dans d’autres régimes, le peuple est une notion que se veut universelle (les républiques ayant briller grâce aux Lumières par exemple)et qui rejette de ce fait tout idée d’ethnocentrisme radical. D’autre part, ce titre de Rex teutonicus offre le droit à l’empereur un droit d’ingérence dans les affaires des Princes wardons pour défendre ces derniers contre les étrangers ; tout comme certains Saint-Père appelaient à chasser les « barbares » des terres italophones lors de la Renaissance, et les philosophes des Lumières wardonnes utiliseront ce titre pour légitimer ue centralisation du territoire wardon et un renforcement de la puissance impériale au détriment de celle des princes.
Du mois, c’est la théorie. Dans la pratique, l’Empereur n’est plus le garant de l’hégémonie spirituelle de l’Église catholique ; d’une part à cause de la concurrence qui est rude dans ce domaine ; les Antrania—Marcine—Weilsbrecht se sont proclamés protecteurs de l’Église et Rois Très Pieux après avoir unifier religieusement ses États et avoir éradiqué le protestantisme dès le XVIe siècle ; autrement dit là où le pouvoir impérial wardon peine à protéger le Dogme catholique des assauts de l’« hérésie » protestante ; Antrania s’en fait la défenseure. Dès lors la première mission de l’Empereur ; à savoir être le bouclier de l’Église, ne réussit pas à être accomplie ; et cet échec sera d’autant plus retentissant que la Couronne impériale sera obligée de reconnaître les traités de Marheburg ; au début de la seconde moitié du XVIIe siècle qui établissait durablement le principe du Cujus reigni, Ejus religio (tel prince, telle religion) qui permettait à chaque tête couronnée d’imposer ses convictions religieuses à ses sujets. Etablissant de fait une certaine tolérance religieuse au sein du Saint-Empire ; l’hérésie est tolérée tant qu’elle est légale sur le territoire de ladite principauté. Dans un même temps la puissance impériale n’a fait que décroître, et à partir du XIXe siècle ; rendant l’empereur incapable de catholiciser par la force le Saint Empire. Ainsi, son premier objectif n’est pas atteint, au contraire il a en quelque sorte trahit ce pacte en réduisant le nombre de Princes-évêques électeurs et par extension l’influence de l’Église ; ce qui est une atteinte directe au pouvoir papal et à la complémentarité entre le Saint-Empire et le Saint Siège. Enfin, il est aussi difficile de maintenir son autorité religieuse sur des princes ne reconnaîssant pas le catholicisme comme religion d’État ; nuisant de ce fait au prestige de l’empereur mais aussi à son influence ; si l’Église est personna non grata, son représentant est à peine mieux loti amenant une lente sécularisation du pouvoir impérial (mais pas des autorités ducales ou princières) qui explique en partie pourquoi l’Empereur s’est éloigné des intérêts de l’Église et spirituels pour y préférer des buts politiques et temporels plus faciles à atteindre.
D’un autre côté ; le pouvoir impérial peine à réellement protéger les Wardons ; d’une part car il est difficile de pouvoir assurer la sécurité d’un peuple si ce dernier n’est pas sous la responsabilité directe du pouvoir ; nous revenons encore une fois aux vieilles structures médiévales et vassaliques ; il en incombe aux princes d’assurer leurs vassaux et leurs sujets et non à l’empereur. C’est l’une des rares constantes de l’histoire politique wardonienne ; l’Empereur est dans l’incapacité politique d’appliquer ses fonctions ; le Rex teutonicum n’ayant légalement aucune autorité sur les Teutons… Paradoxal mais nécessaire à l’équilibre des pouvoirs entre les Princes et les compétences impériales. Néanmoins, on peut considérer que la défense des Wardons est assurée de facto par deux choses qui caractérisent les pouvoirs régaliens de l’Empereur. Jusque là, nous avions pu constater que ce dernier n’avait qu’une autorité théorique sur certains domaine et que son rôle semblait plus ethnique et religieux que politique. Seulement il faut comprendre une chose importante ; malgré sa relative faiblesse, l’Empereur a le droit de lever des troupes pour défendre la Wardonie et punir les princes l’ayant trahi ou ayant désobéi à certains de ses ordres. De ce fait, une nouvelle perspective politique se dessine ; et peut-être qu’elle devient d’un coup plus complexe mais bien plus intéressante ; l’Empereur et les principautés ne sont pas pris dans une perpétuelle rivalité ; sinon l’un des deux belligérants aurait déjà dû capituler ; mais plutot dans une sorte de collaboration commune n’empêchant pas une rivalité ; et tout deux recherchent un même but commun ; la préservation des privilèges et des intérêts communs ; comme lors d’une relative unité politique durant les accords d’Antrania Marcheburg en 1653 pour éviter que Teyla ne mette la main sur le Saint Empire tout entier et une volonté commune de préserver la paix entre les princes pour éviter que Manticore ne profite de l’occasion pour se débarrasser de ses rivaux. Ainsi, même si les buts initiaux ne sont pas atteints ; le pouvoir impérial conserve certains atouts qu’il peut utiliser et qui lui sont reconnus par les Reichskonvent et les Bulla Aurea qui garantissent dans un même temps les privilèges princiers.
Si nous avions pu nous attarder, assez longtemps nous le concédons, sur les fonctions théoriques de l’Empereur et le semi-échec qu’elles représentent pour l’autorité impériale, nous remarquons tout de même qu’il a une véritable utilité ; c’est à la fois le coordinateur des actions des princes, le garant de leur autonomie, le juge suprême et la figure à laquelle la wardonie doit sa relative unité. Aussi intéressant que ça l’est ; il apparaît comme une figure du consensus diplomatique et permets de contenir hors des frontières les menaces qui pèsent sur la Wardonie en signifiant clairement que la place est prise. Mais il a aussi des compétences juridiques qui sont divisées en deux catégories ; le droit limité (iura caesarea reservata limitata) et le droit réservé illimité (illimitata) qui traduisent un partage des charges politiques entre l’Empereur, les institutions impériales et bien entendu les Princes d’Empire... En effet, la première catégorie doit-être soumise à l’approbation des Princes et de la Diète (même si cette dernière a d’autres prérogatives juridiques dans le même temps). Tandis que la seconde peut-être décidée de manière unilatérale et n’a pas besoin de l’accord des princes pour le décider. Néanmoins, certains de ces droits ont pu varier au cours du temps ; en fonction du degré de centralisation et de décentralisation de l’Empire et qui témoigne assez fidèlement du rapport de force entre les Princes, l’Empereur et la Diète.
Dans un premier temps, les “iura caesara reservata limitata” sont des privilèges demandant l’approbation des élites aristocratiques du Saint-Empire, s’en est même dans l’esprit de ces lois avant tout basées sur la coutumes et non sur des idées juridiques abstraites, comme c’est le cas à Tanska ou Teyla. Ici c’est le temps qui a donné à ces libertées réservées et limitées toutes leurs significations et leurs limites. Evidemment, il y avait tout intérêt politique à limiter les droits “illimitata” des Empereurs, les premiers (“limitata”) permettent d’accroître la dépendance du pouvoir impérial vis à vis de l’aristocratie. Et plusieurs batailles juridiques eurent lieu pour tenter de soumettre le pouvoir impérial au bon vouloir des princes sur plusieurs points ; l’économie, le nerf de la guerre, et l’armée, celle qui permets de gagner sur le terrain législatif si le résultat ne convient pas en ultime recourt. Après la querelle des investitures (aux alentours du XIIe et XV e siècle); la querelles des contigents éclata ; l’Empereur, pour financer ses guerres contre les puissances voisines (Teyla et Kaulthie) avait besoin du soutien des princes et de leurs hommes pour battre ses ennemis ; et pourtant ils refusèrent s’il n’y avait de contreparties profitant à ces derniers ; en 1513 le chef du Saint-Empire dut céder le commandement de ses armées à ses vassaux les plus puissants et devait obtenir l’accord des princes pour les lever. C’est l’un des meilleurs exemples de “iura limitata”. Même si le pouvoir impérial a besoin de l’accord des princes pour lever des sactions commerciales, des droits de douane ou encore la frappe de monnaie ; qui est aussi déléguée aux Princes-électeurs... La puissance impériale est pieds et mains liés face à ses vassaux, encore aujourd’hui il ne possède qu’une armée de 500 gardes, sous le commandement direct du Prince-électeur du Falkenberg.
Néanmoins, l’Empereur est aussi détenteur de droits illimités ; d’un “jus illimitata” qui lui offre plusieurs prérogatives. Mais ces dernières, logiquement restent limitées ; après avoir échoué devant les Princes pour l’armée et l’économie, le pouvoir impérial se limite presque au paraître ; il a l’exclusif droit d’anoblir (possibilité qui pouvait devenir une épée de Damoclès pour les Princes, qui ne pouvaient nommer des ministres issus de la Routure jusqu’en 1984, car ils devaient dépendre du bon vouloir de l’Empereur pour nommer certains conseillers au titre de Ministre), de nommer les principaux postes de sa court ; qui joue donc un rôle capital dans l’équilibre entre princes car c’est avant tout une course aux honneurs et à la légitimité. D’autant plus que l’aristocratie princière wardonienne est particulièrement friande de tels honneurs et des récompenses de ce genre, ça permets aussi de se poser comme force d’influence au sein du Saint-Empire. Enfin, il contrôle les ordres du jour à la Diète, et donc l’agencement législatif des débats et jouit d’un droit de veto partiel à ce qui est décidé là bas. Ce qui permets à l’Empereur de jouir d’une certaine influence politique, discrète et subtile qui fait de lui une force qu’il faut ménager, pour s’assurer d’un contrôle sur les décisions prises par la Diète et des moyens utilisés pour placer des pontes dans les universités et donc contrôler les intellectuels ; eux qui ont deux coups d’avance sur le politique.