25/11/2018
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Encyclopédie de la Principauté

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Encyclopédie de la Principauté

Politique et institutions :

- Partis politiques
- Fonctionnement des acteurs institutionnels (hors justice et armée)
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Partis politiques


- Hochmark Sozialdemokratische Union

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Fondée au début du XXe siècle dans les premières zones industrialisées du sud et à l'ouest du territoire, la HSDU est issue des mouvements ouvriers forestiers et métallurgiques et succède au court Radikale Arbeiterpartei. Longtemps marginalisée dans un pays rural et conservateur, elle a connu une brève progression pendant et après la Grande Guerre du Brod Flor lorsqu'il était à l'époque bien plus radical qu'aujourd'hui, avant d’être fortement affaiblie par la peur du communisme et par les événements traumatiques liés aux tentatives d’infiltration idéologique venues de l’est.

Idéologiquement, la HSDU se situe dans une social-démocratie modérée, attachée à l’État de droit, à la justice sociale, à la protection des travailleurs et à la coopération internationale. Elle insiste sur la distinction entre social-démocratie parlementaire et communisme révolutionnaire, distinction qu’elle doit sans cesse défendre face à une opinion publique méfiante. Le parti est favorable au fédéralisme wardon et à la création d'un Bundestag avec de réels pouvoirs à l'échelle de l'Empire. Le parti critique régulièrement l'autoritarisme du gouvernement et la trop forte influence du Prince sur la politique, ainsi que la faiblesse du Parlement et des contre-pouvoirs.


- Wardon Federalist Union

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La WFU est née des débats constitutionnels internes à la Confédération wardonique. Elle rassemble des élites administratives, des juristes et des notables urbains favorables à un approfondissement de l’intégration confédérale, ainsi que des étudiants et des bourgeois jeunes.

Elle défend un fédéralisme pragmatique : harmonisation économique et marché commun total, coopération militaire renforcée et transition vers une armée unique, et diplomatie commune plus structurée. Elle soutient également la constitution d'un Bundestag contraignant, la réduction des pouvoirs princiers et la préservation des particularismes locaux. Dans la principauté, elle reste minoritaire, car perçue comme susceptible d’affaiblir la souveraineté princière et les particularismes locaux malgré ses positions de fond sur le sujet. Elle occupe un espace centriste libéral-conservateur faible mais susceptible de croître avec de nouvelles générations et devant les dangers communistes.


- Traditionelle Demokratische Partei

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Le TDP est l’héritier des anciens libéraux ruraux du XIXe siècle. Il défend notamment les libertés constitutionnelles, l'idée des libertés wardoniennes, la décentralisation et un parlementarisme affirmé, tout en respectant la monarchie princière.
Elle incarne une droite démocratique classique, attachée à l’équilibre entre autorité et représentation populaire. Méfiante envers l’autoritarisme doctrinal du Sahlordnung, elle demeure cependant hostile aux idéologies excessivement progressistes perçues comme déstabilisatrices. Son électorat historique est situé dans les communes rurales, auprès notamment des commerçants et des notables bourgeois souhaitant une démocratie modérée et un libéralisme économique qui favorise le commerce et l'industrie. Il rencontre du succès chez les industriels qui ne croient pas au fédéralisme wardon.


- Katholische Union von Hochmark

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La KUH trouve ses racines dans les réseaux paroissiaux et les mouvements catholiques sociaux de la fin du XIXe siècle après l'apparition de la doctrine sociale de l'Église. Elle défend un catholicisme politique assumé, insistant sur la famille, la doctrine sociale de l’Église et la protection des traditions religieuses. Elle est attachée à l'aide aux plus démunis, conservatrices, méfiante vis-à-vis du parlementarisme, la centralisation de l'Empire ou encore l'ouverture excessive sur l'extérieur.

Son discours est conservateur, mais moins étatique que celui de l'UHP ou l’APS car plus favorable à la décentralisation interne et à la justice équitable. Elle agit souvent comme force d’équilibre morale, soutenant des politiques natalistes et éducatives conformes à la doctrine catholique mais ayant le luxe de s'opposer à certaines idées trop radicales de l'aile droite du gouvernement.


- Loyalistische Konservative Partei

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Le LKP est aujourd’hui la colonne vertébrale du gouvernement et par extension du pouvoir princier. Issue des notables terriens et des élites administratives du XIXe siècle, il a structuré l’État moderne, le parlementarisme bourgeois et conservateur, tout en préservant les traditions du pays.

Il défend la monarchie héréditaire constitutionnelle, l’ordre social monarchique et catholique, l’économie régulée, mais ouverte, et une autorité ferme sans rupture constitutionnelle. Pragmatique, il tolère le Sahlordnung comme principe d’ordre, mais refuse ses dérives excessives et tempère les plus radicaux du gouvernement. Il représente un conservatisme d’État respectable et raisonnable, sorte de caution légaliste de la coalition réunissant la droite et l'extrême droite. Son soutien traditionnel et parfois naïf au Prince lui permet - malgré les positions parlementaristes et constitutionnalistes du parti et sa majorité relative - d'exercer une très forte influence sur le gouvernement et le Parlement.


- Ultrakonservative Hochmarkianische Partei

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L’UHP est l'héritier de courant de pensée qui ont émergé après les guerres de religion et qui se sont réactivés fortement au XXe siècle face aux mutations sociales et à l’industrialisation. Il incarne un traditionalisme intransigeant : ruralité, catholicisme strict, hiérarchie sociale assumée, hostilité aux changements de mœurs, anti-communisme farouche, hostile à la centralisation impériale.

Hostile aux influences extérieures, il soutient une politique culturelle identitaire nationaliste et une méfiance marquée envers le libéralisme sociétal et économique. Son électorat est majoritairement rural et montagnard, notamment ceux n'ayant pas encore sauté le pas de voter pour les fascistes du Sahlordnung bien que l'UHP reprenne quasiment point par point cette idéologie en l'adoucissant légèrement, et qui sont rassurés par l'aspect traditionnel de ce parti.


- Autoritäre Partei der Sahlordnung

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L’APS est le parti doctrinal du Sahlordnung, concept idéologique né de la sacralisation d'un pouvoir princier prédominant face aux crises religieuses. Structurée dans le contexte des grandes guerres eurysiennes et par extension sur les autres continents, cette idéologie défend un État fort, discipliné, hiérarchique, où l’autorité protège la communauté contre le désordre interne et les menaces idéologiques. Dans les faits, c'est un courant de pensée souhaitant l'application de mœurs remontant à des temps anciens fantasmés, profondément militariste, extrêmement autoritaire, xénophobe, antisémite et vouant une haine sans distinction à toutes pensées de gauche. Ce fascisme de fait, mais encore assumé de manière floue, dissuade encore certains électeurs de leur donner leurs voix (notamment à l'échelle nationale) mais votent indirectement pour eux via des partis aux idées très proches comme l'UHP.

L’APS assume une vision organique et rigide de la société. Il soutient un exécutif puissant et une surveillance renforcée des forces subversives intérieures et extérieures. Elle constitue l’aile la plus autoritaire du système. Ses résultats les plus forts sont ruraux ou près des frontières communistes, et il rencontre beaucoup de succès au niveau local, du moins plus qu'au niveau national ou il existe encore une forme de gêne.


- Hochmarkian Pagan Front

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Le HPF est un mouvement relativement marginal mais très visible, réapparu en force à la fin du XXe siècle. Il revendique un retour aux racines wardoniques préchrétiennes et critique la centralité catholique dans l’identité nationale. Il déplore l'invisibilisation d'un "ADN tribal et paganiste" du pays.
Son discours mêle néo-paganisme, identitarisme ethnique extrême et rejet du catholicisme institutionnel. Hostile à la Confédération et parfois ambigu face à certaines influences radicales extérieures, il reste isolé politiquement, mais il attire une frange radicalisée de la jeunesse notamment. Parfois violent, il dispose de peu de marge de manœuvre politique en dehors de quelques communes reculées où il est au pouvoir. Stagnant au niveau des élections nationales, voire déclinant, et ne disposant d'aucun siège de Gouverneur, il compense par une rhétorique violente et bruyante.
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Fonctionnement institutionnel et politique


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Pouvoirs monarchiques :


Le Prince :

Le Prince est couronné selon un système de primogéniture agnatique-cognatique, c'est-à-dire que le premier héritier mâle est choisi pour succéder au dernier Prince et que s'il n'y a pas d'héritier mâle, ce sont les héritières qui peuvent être couronnées. Le Prince est monarque à vie ou jusqu'à son abdication et ne peut être destitué qu'en cas prouvé de manquements à ses devoirs vis-à-vis de la Charte Princière et de Dieu après un vote au deux tiers de la Chambre des Communes de Vallée, des seigneurs, du Parlement ainsi que du Conseil des Anciens et une approbation du cardinal de la Principauté.

Le Prince choisit d'appliquer ou non la sanction princière sur les lois votées par le Parlement, et s'il ne l'accorde pas, l'adoption de la loi est annulée, mais ce refus de sanction ne peut s'appliquer que trois fois sur le même texte (modifié ou non). Il nomme son premier ministre ainsi que son gouvernement selon la formule << Zum Vergnügen Seiner Fürstenhoheit >>, c'est-à-dire qu'il nomme qui il souhaite et révoque quand il le souhaite. Cependant, la tradition veut que ce soit le chef du parti ayant réussi à former une majorité au Parlement qui soit nommé.

Le Prince annonce la politique de son gouvernement à chaque ouverture de session parlementaire lors de la rentrée du Parlement lors de la Saint-Konrad, lors d'une cérémonie au sein du Palais de Heillingen. Il nomme 3 des 6 sièges de la Cour Suprême de la Charte. Il préside aux cérémonies du pays, ou délègue sa représentation. Les lois sont votées, promulguées, appliquées en son nom, de même que la justice, la diplomatie et les actes administratifs. Il dispose du droit de grâce et d'amnistie. Il ne peut être jugé que pour les crimes les plus graves (meurtres, intelligence avec l'ennemi, haute trahison, complot contre l'État - les crimes d'ordre sexuels ont été évoqués lors d'une réforme et ont été approuvés lors d'un premier vote avant de disparaître du texte final sous la menace implicite d'un refus de sanction princière).

Il est chef des armées et en délègue une partie de la responsabilité à son gouvernement, seule autorité disposée à déclarer les guerres et les paix. Il est Prince par la grâce de Dieu. La Garde Princière est une force armée indépendante des armées régulières et elle n'obéit qu'au Prince lui-même. Le Prince est garant du respect de la Charte, de l'intégrité territoriale et de la sécurité de ses sujets.


Le Gouvernement de Son Altesse Princière :

Le Gouvernement de Son Altesse Princière est nommé << Zum Vergnügen Seiner Fürstenhoheit >> et est, traditionnellement, dirigé par le chef du parti ayant réussi à former une majorité. Le Premier Ministre reçoit du Prince les prérogatives nécessaires pour gouverner en son nom et propose au Prince la constitution de son gouvernement. Il peut représenter le pays à l'étranger, négocier la diplomatie au nom du Prince, déléguer à ses ministres ou bien lui-même proposer des lois au Parlement et aux autres assemblées du pays. Il est garant du respect de la Charte par son gouvernement et est responsable des conséquences de ses politiques bien qu'elles soient faites au nom de Son Altesse Princière.

Le gouvernement a la responsabilité d'organiser l'exécution des lois promulguées par sanction princière. Il est également garant du lien avec le Saint Empire avec qui il a la responsabilité de s'entretenir régulièrement - au nom du Prince - des sujets qui le nécessitent.


Fürstliches Parlament (Parlement Princier) :

Le Fürstliches Parlament est la plus forte assemblée de représentation des sujets du Prince qui vote les lois proposées par le Gouvernement de Son Altesse Princière. Il est réuni par << Der wohlwollende Wille Seiner Fürstenhoheit >> soit, la volonté bienveillante de Son Altesse Princière. Il ouvre sa session annuelle après la cérémonie lors de laquelle le Prince doit traditionnellement accepter l'ouverture de la session.

Les partis au sein du Fürstliches Parlament peuvent proposer des lois ; cependant ces demandes de temps d'initiatives sont accordés à raison d'un jour pour 5 signatures de députés au sujet d'un corpus de propositions. Concrètement, un parti ayant entre 5 et 9 sièges peut disposer d'une journée pour proposer ses textes ou doit trouver des signatures d'autres partis pour plus ; un parti ayant moins de 5 sièges ne peut pas réclamer ce temps sans signatures d'autres députés et un parti qui a, admettons, 20 députés peut demander jusqu'à 4 jours pour ses propositions. Ces temps n'excèdent jamais plus de quatre jours par corpus et ne doivent pas faire plus de 14 jours au total pour un mois. Ces temps sont donc accordés par le gouvernement à la date qu'il souhaite au cours du mois suivant la demande.

Le Parlement peut être dissout par le Prince à tout moment. Il peut également voter des déclarations non contraignantes à destination du gouvernement, du Prince ou de toutes autres autorités. Il nomme les juges locaux chargés des délits mineurs. Enfin, le Parlement est élu tous les 6 ans (sauf dissolution) au cours d'une élection au scrutin proportionnel plurinominal avec listes fermées et seuil électoral de 5 % des suffrages exprimés.


Chambre des Communes de Vallée :

La Chambre des Communes de Vallée est une assemblée consultative qui sert de représentation locale, notamment pour donner un poids plus important aux communautés reculées qui sont désavantagées par le système d'élection du Parlement Princier. La Chambre des Communes de Vallée vote pour donner son avis sur les lois, mais ses résultats sont non contraignants. Elle peut organiser des commissions pour travailler sur des sujets précis, rendre des rapports au gouvernement et au Parlement Princier et peut proposer des textes au Parlement ou au gouvernement qui décident s'ils souhaitent soumettre ou non ces textes au débat et aux votes. La Chambre des Communes de Vallée participe en cas de vote pour une motion de destitution envers le Prince.

Les élections se font tous les 4 ans par scrutin majoritaire binominal à deux tours au sein des 30 cantons d'élections calqués sur les diocèses du pays.

Conseil des Anciens :

Le Conseil des Anciens est une assemblée consultative qui représente cette fois les forces traditionnelles du pays, à savoir la noblesse (nationale ou locale), le clergé catholique du pays et des familles reconnues comme << ayant historiquement contribué à la bonne administration des territoires de la nation ou ayant exercé une influence positive notable sur ces territoires >>. Ces familles sont souvent désignées comme étant des familles de notables importants. Celles-ci se voient octroyées par l'intermédiaire du chef de famille un statut légal accordé par lettres patentes nommé << Domus Honorata >>. Le chef de famille peut conserver ou déléguer au sein de sa famille cet honneur (individuellement, le titre est Honoratus Principis) et participer au système d'élection de ce Conseil. Ces familles font également partie du collège des Grands Électeurs.

Le Conseil des Anciens prononce des avis sur les lois votées, prend part au motion de destitution s'il en est, délibère des questions de symboles, de morale et du Saint Empire. Il peut aussi émettre des propositions.


Noblesse et clergé :

La noblesse et ses domaines coexistent avec des institutions plus modernes et élues par les sujets du Prince. Les nobles sont vassaux entre eux au sein d'une pyramide de noblesse classique et sont tous vassaux du Prince auquel ils jurent fidélité et assistance. Ils ont en charge les cérémonies au sein de leurs domaines et exercent un pouvoir judiciaire limité. Les barons et vicomtes participent à la coordination des troupes réservistes ; les comtes, marquis et ducs celle des réservistes. Les nobles sont grands électeurs. Ils (du moins les chefs de famille ou désignés délégués) se réunissent au sein du Conseil Nobiliaire, qui comprend les 3 ducs, 5 marquis, 18 comtes, 48 vicomtes et 100 barons qui constituent la noblesse possédante du pays, ainsi que les quelque 819 hochmarkois disposant du titre de chevaliers. Ce Conseil conseille le Prince et lui jure fidélité (ils sont tous vassaux), donne son avis aux gouverneurs territoriaux, tente de résoudre les conflits internes de la noblesse et influence les usages de celle-ci.

Le clergé, lui, est extrêmement fidèle à la Catholagne et fait partie de sa branche la plus conservatrice et traditionaliste. Il a une grande influence sur la politique, notamment locale et est très lié au pouvoir, notamment princier. Ils n'ont pas de rôles officiels en dehors de certaines traditions dans des institutions et cérémonies, mais ont dans les faits, le rôle de préserver l'autorité princière avec les seigneurs, de lutter contre la subversion idéologique, d'aider à porter les quelques politiques sociales, etc.


Conseils régionaux et Gouverneurs :

Élus par les grands électeurs de chaque région, les Conseils Régionaux sont chargés de quelques prérogatives pour légiférer localement de manière très limitée. Ils contrôlent l'efficacité des politiques du gouvernement au niveau régional, traite des questions spécifiques aux régions et peuvent soumettre demandes et propositions au gouvernement.

Si les gouverneurs territoriaux sont élus au sein des Conseils Régionaux, ceux-ci doivent jurer fidélité au Prince et donc par lui au gouvernement et le Prince peut les révoquer. Ils sont chargés de représenter le pendant << populaire >> des personnes chargées de l'application des politiques à l'échelle régionale et locale (avec les nobles). Ils appliquent également les légiférations des Conseils Régionaux, toujours au nom du Prince. La noblesse surveille que l'action des Gouverneurs soit légale et ne contredise pas les politiques gouvernementales.
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