07/11/2018
08:23:30
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Activités étrangères au Götterland

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Activités étrangères au Götterland.

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants au Götterland. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur du Götterland, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
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Regrettably, they have friends everywhere...
ELES TÊM AMIGOS EM TODO LUGAR

Des volontaires de Listonie Pénitente utilisent tous les moyens à leur disposition pour entrer en Götterland, assister la Division Massenvernichtung dans sa Croisade Purificatrice

Ils affluent. Par les mers, par les airs, par les routes. Ils empruntent tous les moyens à leurs dispositions pour rejoindre les frontières du Götterland. Il existe sur cette planète une nation qui, mieux que quiconque, a compris l'importance du combat de la Division Massenvernichtung. Depuis la Listonie Pénitente, les vétérans de la Guerre Civile, les fiers combattants aguerris de la Legio Mortis et leurs auxiliaires empruntent, bus, avions et bateaux pour rejoindre le lieu de la nouvelle Croisade pour la pureté de la Race et de la Civilisation Blanche. Les moyens de l'Autarque José Pintos de Oliveiro et des fidèles de l'Auguste César Jésus Christ ne sont pas encore à la mesure de leur espoir de voir triompher d'autres véritables protecteurs de la Vraie Foi, mais ils montent patiemment des réseaux de passeurs, de fixers et nouent le contact avec des réseaux de contrebandiers pour assurer l'extension du front.

L'Homme Blanc a triomphé en Listonie, il a fondé le Royaume Résurgent de Dieu sur Terre. De cette terre neuve, où les vautours fous de la civilisation décadente étaient attirés par l’appât du gain, l'Autarque préparait le monde nouveau. Il avait découvert qu'il ne suffisait pas de purger l'impur dans une nation seule, aussi grande fut-elle, pour nettoyer la face de la planète de la vermine qui y suintait. Il fallait des alliés. Il fallait des adeptes. La Division Massenvernichtung était de ceux-là. Ils étaient une base solide. Une base solide, bien qu'imparfaite : c'était en cela que l'apport des vétérans de la Legio Mortis serait important. La Legio Mortis avait connu son baptême du feu en Eurysie. Elle avait combattu, elle avait battu, elle avait vaincu. Des dizaines de millions de cadavres chantaient chacun l'aria de leurs accomplissements mortifères. Ils n'avaient pas le matériel, mais ils avaient la compétence et la force morale avec eux. C'était des spécialistes des combats urbains les plus intenses, avec un moral sans faille et une absolue dévotion au génocide de toutes les races et idéologies inférieures qui avaient le malheur de s'opposer à eux. Ils ne connaissaient pas la pitié ni le remord, ce qui leur offrait un avantage indéniable lorsqu'il était question de former des hommes comme les volontaires de la Division Massenvernichtung : Inutile d'apprendre les bases de discipline superflues comme le fait de "gagner les cœurs et les esprits" ; apprenez plutôt à construire des lances-flammes artisanaux et à fabriquer votre propre carburant fiable et vos bombes avec des produits du quotidien. Laissez la racaille brûler dans son immondice, en se rendant compte de la stupidité qui a été la sienne en levant le bras contre vous.

Purifier la Terre.

Tel est le fardeau de l'homme blanc.




Deus Vult.


Vae Victis !
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RP Mineur (ACTE I, développement de personnage, Side-quest Altarini)

Arc Altarini


Histoires dodécaliotes: Seuls les Hommes durs, seuls les Hommes forts

"A la recherche des solides"



Gina Di Grassi (Novembre 2018)


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Le déclin, la décadence et la déchéance. Il avait un parmi ces trois mois comme une longue marotte que les intellectuels et Hommes politiques des plus anciennes familles velsniennes aimaient à répéter, et qui pouvait aller jusqu'à en faire vomir d'ennui leurs égaux et congénères. La peur du déclin, la peut de la faiblesse, la peur de la disparition, c'était là une terreur immémoriale dans beaucoup de patries fortunéennes, qui pouvait être sujet à malédiction autant qu'à une sensation de reprise en mains, le plus souvent illusoire. Ce n'était pas des régimes politiques ayant pour habitude de se projeter dans l'Histoire, et ces cités n'aspiraient qu'à leur propre survie en tant que corps civique, en tant que groupe constitué, cohérent et identifiable parmi la plus grande masse. Les velsniens eux mêmes furent saisis de cette terreur au cours de leur Histoire, durant les Guerres celtiques en particulier, qui prirent la proportion d'une lutte pour la survie. Cette attitude renouvelée depuis peu dans les cités de la Dodécapole était prompte à laisser apparaître des courants philosophiques et des écoles de pensée que l'on pouvait davantage à du fascisme que de la simple réaction, mais qui était bien souvent resté à l'état de résidus, qui n'avait jamais pris, jamais grandit dans un monde fortunéen ne connaissait pas le concept d'Etat-nation.

Chez les velsniens, le sénateur Francesco Mogador Altarini flirtait constamment sur cette limite fort mince, entre la réaction, courant bien plus partagé parmi les élites ultra conservatrices velsniennes, et une sorte de fascisme en gestation, qui ne dit pas son nom. Un mouvement gazeux, déstructuré, peu clair, et qui n'est assumé par qui que ce soit, jusqu'à Altarini lui-même. Mais il régnait cette idée de la décadence, la prédominance que ce mot vint à prendre dans son esprit, et son obsession à faire éviter à sa ville velsnienne un tel destin. Pour son excellence Altarini, cela faisait bien longtemps que Velsna avait cédé à un grand nombre de maux qui ne faisaient que la précipiter vers un gouffre sans fond. La cité avait beau paraître plus riche et plus grande qu'elle ne l'eut jamais été, au contraire, cela constituait un motif d'inquiétude pour l'Homme, qui haissait le concept même de changement qu'impliquait un afflux si soudain. Lui-même l'avait explicité dans de longues paraboles, de vifs discours, de passionnées plaidoiries: l'argent était désormais en si grande quantité dans les rues, débordant de toutes les fenêtres, qu'il finirait par amollir le peuple velsnien, de lui faire perdre le goût du travail dur propre à un peuple dur. Un Homme véritable était davantage un cultivateur qu'un citoyen se vautrant dans ce que certains optimates appelaient les "délices zélandiens", un argent facile donnant un plaisir illusoire, mais aussi la source de divisions parmi les citoyens, qui en sont venu à se jalouser mutuellement.

Ainsi parlait Altarini, mais l'Homme était bien seul dans son constat, lui et sa faction qui n'avaient pour eux que bien peu de choses, bien peu de pouvoir en premier lieu, et les seules miettes de puissance qu'on voulu bien leur donner, c'était par calcul et par conviction de leur impuissance qu'on leur avait concéder. C'était ce qui avait conduit Altarini à obtenir du Sénat des Mille les honneurs de l'hégémonie dodécaliote, arrachant de ses confrères un modeste présent, un cadeau empoisonné de la part de ceux qui étaient bien trop heureux de se débarrasser de l'Homme, qui se détournerait ainsi de la prochain échéance électorale à son profit. Celui qui enrageait de ne point trouver d'alliés à sa cause jusqu'ici, était de plus aux prises avec des acteurs dodécaliotes rencontrant un succès bien plus grand que lui dans cette entreprise. Alors, lui aussi chercha, et chercha longuement des interlocuteurs fiables et partageant ses vues sur la situation dramatique, cette décadence morale qui eut l'air de s'emparer non seulement de Velsna, non seulement de la Dodécapole, mais de tous les rivages connus de cette mer. Comment les fils de la fortune pourraient ainsi combattre les ennemis immémoriaux de l'île celtique sans renfort de cette morale ? De cette vertu primordiale attirant par nature les Hommes vers les travaux les plus difficiles. Seuls les Hommes durs et les Hommes forts pouvaient restaurer l'ordre en Dodécapole. Seuls les Hommes durs, seuls les Hommes forts pourraient retourner à Achos pour achever les travaux inachevés des velsniens, et même en ne tenant pas compte de disposer de soldats compétents, avait-il besoin de soldats tout court, au vu de son dénuement certain. Peut-être qu'Altarini pouvait avoir une réponse, et il l'eu finalement tiré de cette patrie quelque peu lointaine du Gotterland germanique, en une solution qui lui permettrait de concilier la qualité et la quantité des Hommes.

Car oui, il y avait en ces pays en proie aux affres de la guerre civile, et Altarini en était convaincu, que la guerre permanente est le terreau fertile pouvant donner naissance à des "Hommes solides", tels qu'il les nommait, et les éloigner des étals de marché. Aussitôt, l'Homme entendit parler, dans cette anarchie faite du fracas des armes, de la confusion bien et du beau, du laid et du mal, d'un individu capable en ces temps troublés pour sa patrie, de faire la part des choses, et le tri entre la malédiction et la félicité. Son nom parvint à ses oreilles: Leonidas von Kraft. Les nouvelles du sacrifice de soi, de l'existence marquée par un ascétisme extrême de cette Homme poussèrent le sénateur à l'envoi d'émissaires à la recherche de cet individu qui s'était retrouvé à la tête d'un groupe ayant été en mesure de prendre le contrôle d'une ville entière avec la poignée de leur petit nombre. Impressionnés par ce simple fait, les légats sénatoriaux envoyés par Altarini parvinrent, après un long périple qui les mena au travers de territoires de plusieurs factions, en plein cœur du territoire de ces individus décidément hors de la norme de leur temps.

La rencontre en son intégralité fut une épreuve, un rapport de force permanent entre les légats du sénateur et leurs hôtes. Chaque salut et poignée de main voyait les néo-spartiates ne point lâcher la main de leur interlocuteur, jusqu'à ce que l'un des deux ne cède, sous les rires ou les regards impressionnés du reste de leur troupe. On força ainsi les légats à d'autres de ces épreuves avant même qu'on puisse leur avoir permis d'entrevoir ne serait-ce que la possibilité de rencontrer Leonidas von Kraf en personne. Au détour d'un regard, d'un coup d'oeil, il fut donner à voir aux légats bien intimidés un aperçu furtif de la société que ces gens étaient en train de construire: de toute leur visite, ils n'avaient vu que des Hommes, pour beaucoup torse-nu et en exercice physique permanent, organisés comme des bataillons dans toutes les rues. La vie civile semblait appartenir au passé: tous les aspects de l'existence de ces individus, répartis dans une société hiérarchisée à l'extrême, étaient encadrés par des individus tels que ceux qui avaient fait l’accueil des légats: à l'évidence, les "néo-spartiates" ne formaient qu'une minuscule fraction de cette société, qu'ils contrôlaient à la force des biceps. On amena les légats velsniens devant un bâtiment qui n'eut grand chose à voir, ne serait-ce que de loin, avec une bâtisse ayant la représentation du pouvoir comme fonction.


a
La rencontre eu lieu en un lieu bien étrange: une ancienne salle de sport reconvertie aux usages de Leonidas et des meilleurs de ses spartiates...

Il y avait à voir une certaine appréhension dans le regard de quiconque rencontrait Leonidas, qui lui, ne fut guère impressionné par les légats. Encore une fois, le test permanent était de mise, et il y avait autant de respect pour la prouesse physique que de mépris pour des beaux parleurs expansifs. Aussi, il ne fut pas donné la moindre discussion avant épreuves de lutte greco-rhémienne et au combat du pancrace fortunéen qui était l'équivalent de salutations dans ce club. Au détour de deux exercices, il fut enfin permis aux légats d'exprimer la raison de leur venue, et la nature de leur proposition.

a
Leonidas von Kraft askip

"Toi et tes Hommes sont aussi forts que des taureaux, Leonidas, mais sans armes, votre lutte ne se terminera pas en votre faveur. Nous ne te parlons pas des armes des lâches, des canons à longue portée des avions, non, mais du minimum nécessaire afin de prouver la valeur martiale de tels individus. Nous sommes au service de son excellence, le sénateur Dom Mogador Altarini;, hégémon de la Dodécapole, et il a été fort impressionné par vos prouesses. Aussi, il a fort envie de voir votre lutte être couronnée de succès, et ton expérience politique se poursuivre. Il te propose ainsi le don gracieux de 10 000 fusils, ainsi que de 1000 mitrailleuses et autant de lances roquettes.

Bien sûr, en échange, nous te demanderons un soutien vis à vis de notre maître dans le cadre d'un conflit futur, sous la forme d'Hommes, qui sont, à ce que l'on dit, les meilleurs de ce coté de la Manche Blanche."


Les spartiates allaient-ils accepter cette proposition...


Ambiance

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