Activités étrangères au Götterland
Posté le : 04 fév. 2026 à 22:46:49
Modifié le : 04 fév. 2026 à 22:49:30
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Posté le : 05 fév. 2026 à 23:49:51
Modifié le : 06 fév. 2026 à 09:52:07
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ELES TÊM AMIGOS EM TODO LUGAR

L'Homme Blanc a triomphé en Listonie, il a fondé le Royaume Résurgent de Dieu sur Terre. De cette terre neuve, où les vautours fous de la civilisation décadente étaient attirés par l’appât du gain, l'Autarque préparait le monde nouveau. Il avait découvert qu'il ne suffisait pas de purger l'impur dans une nation seule, aussi grande fut-elle, pour nettoyer la face de la planète de la vermine qui y suintait. Il fallait des alliés. Il fallait des adeptes. La Division Massenvernichtung était de ceux-là. Ils étaient une base solide. Une base solide, bien qu'imparfaite : c'était en cela que l'apport des vétérans de la Legio Mortis serait important. La Legio Mortis avait connu son baptême du feu en Eurysie. Elle avait combattu, elle avait battu, elle avait vaincu. Des dizaines de millions de cadavres chantaient chacun l'aria de leurs accomplissements mortifères. Ils n'avaient pas le matériel, mais ils avaient la compétence et la force morale avec eux. C'était des spécialistes des combats urbains les plus intenses, avec un moral sans faille et une absolue dévotion au génocide de toutes les races et idéologies inférieures qui avaient le malheur de s'opposer à eux. Ils ne connaissaient pas la pitié ni le remord, ce qui leur offrait un avantage indéniable lorsqu'il était question de former des hommes comme les volontaires de la Division Massenvernichtung : Inutile d'apprendre les bases de discipline superflues comme le fait de "gagner les cœurs et les esprits" ; apprenez plutôt à construire des lances-flammes artisanaux et à fabriquer votre propre carburant fiable et vos bombes avec des produits du quotidien. Laissez la racaille brûler dans son immondice, en se rendant compte de la stupidité qui a été la sienne en levant le bras contre vous.
Purifier la Terre.
Tel est le fardeau de l'homme blanc.
Deus Vult.
Vae Victis !
Posté le : 15 fév. 2026 à 20:24:43
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Gina Di Grassi (Novembre 2018)

Le déclin, la décadence et la déchéance. Il avait un parmi ces trois mois comme une longue marotte que les intellectuels et Hommes politiques des plus anciennes familles velsniennes aimaient à répéter, et qui pouvait aller jusqu'à en faire vomir d'ennui leurs égaux et congénères. La peur du déclin, la peut de la faiblesse, la peur de la disparition, c'était là une terreur immémoriale dans beaucoup de patries fortunéennes, qui pouvait être sujet à malédiction autant qu'à une sensation de reprise en mains, le plus souvent illusoire. Ce n'était pas des régimes politiques ayant pour habitude de se projeter dans l'Histoire, et ces cités n'aspiraient qu'à leur propre survie en tant que corps civique, en tant que groupe constitué, cohérent et identifiable parmi la plus grande masse. Les velsniens eux mêmes furent saisis de cette terreur au cours de leur Histoire, durant les Guerres celtiques en particulier, qui prirent la proportion d'une lutte pour la survie. Cette attitude renouvelée depuis peu dans les cités de la Dodécapole était prompte à laisser apparaître des courants philosophiques et des écoles de pensée que l'on pouvait davantage à du fascisme que de la simple réaction, mais qui était bien souvent resté à l'état de résidus, qui n'avait jamais pris, jamais grandit dans un monde fortunéen ne connaissait pas le concept d'Etat-nation.
Chez les velsniens, le sénateur Francesco Mogador Altarini flirtait constamment sur cette limite fort mince, entre la réaction, courant bien plus partagé parmi les élites ultra conservatrices velsniennes, et une sorte de fascisme en gestation, qui ne dit pas son nom. Un mouvement gazeux, déstructuré, peu clair, et qui n'est assumé par qui que ce soit, jusqu'à Altarini lui-même. Mais il régnait cette idée de la décadence, la prédominance que ce mot vint à prendre dans son esprit, et son obsession à faire éviter à sa ville velsnienne un tel destin. Pour son excellence Altarini, cela faisait bien longtemps que Velsna avait cédé à un grand nombre de maux qui ne faisaient que la précipiter vers un gouffre sans fond. La cité avait beau paraître plus riche et plus grande qu'elle ne l'eut jamais été, au contraire, cela constituait un motif d'inquiétude pour l'Homme, qui haissait le concept même de changement qu'impliquait un afflux si soudain. Lui-même l'avait explicité dans de longues paraboles, de vifs discours, de passionnées plaidoiries: l'argent était désormais en si grande quantité dans les rues, débordant de toutes les fenêtres, qu'il finirait par amollir le peuple velsnien, de lui faire perdre le goût du travail dur propre à un peuple dur. Un Homme véritable était davantage un cultivateur qu'un citoyen se vautrant dans ce que certains optimates appelaient les "délices zélandiens", un argent facile donnant un plaisir illusoire, mais aussi la source de divisions parmi les citoyens, qui en sont venu à se jalouser mutuellement.
Ainsi parlait Altarini, mais l'Homme était bien seul dans son constat, lui et sa faction qui n'avaient pour eux que bien peu de choses, bien peu de pouvoir en premier lieu, et les seules miettes de puissance qu'on voulu bien leur donner, c'était par calcul et par conviction de leur impuissance qu'on leur avait concéder. C'était ce qui avait conduit Altarini à obtenir du Sénat des Mille les honneurs de l'hégémonie dodécaliote, arrachant de ses confrères un modeste présent, un cadeau empoisonné de la part de ceux qui étaient bien trop heureux de se débarrasser de l'Homme, qui se détournerait ainsi de la prochain échéance électorale à son profit. Celui qui enrageait de ne point trouver d'alliés à sa cause jusqu'ici, était de plus aux prises avec des acteurs dodécaliotes rencontrant un succès bien plus grand que lui dans cette entreprise. Alors, lui aussi chercha, et chercha longuement des interlocuteurs fiables et partageant ses vues sur la situation dramatique, cette décadence morale qui eut l'air de s'emparer non seulement de Velsna, non seulement de la Dodécapole, mais de tous les rivages connus de cette mer. Comment les fils de la fortune pourraient ainsi combattre les ennemis immémoriaux de l'île celtique sans renfort de cette morale ? De cette vertu primordiale attirant par nature les Hommes vers les travaux les plus difficiles. Seuls les Hommes durs et les Hommes forts pouvaient restaurer l'ordre en Dodécapole. Seuls les Hommes durs, seuls les Hommes forts pourraient retourner à Achos pour achever les travaux inachevés des velsniens, et même en ne tenant pas compte de disposer de soldats compétents, avait-il besoin de soldats tout court, au vu de son dénuement certain. Peut-être qu'Altarini pouvait avoir une réponse, et il l'eu finalement tiré de cette patrie quelque peu lointaine du Gotterland germanique, en une solution qui lui permettrait de concilier la qualité et la quantité des Hommes.
Car oui, il y avait en ces pays en proie aux affres de la guerre civile, et Altarini en était convaincu, que la guerre permanente est le terreau fertile pouvant donner naissance à des "Hommes solides", tels qu'il les nommait, et les éloigner des étals de marché. Aussitôt, l'Homme entendit parler, dans cette anarchie faite du fracas des armes, de la confusion bien et du beau, du laid et du mal, d'un individu capable en ces temps troublés pour sa patrie, de faire la part des choses, et le tri entre la malédiction et la félicité. Son nom parvint à ses oreilles: Leonidas von Kraft. Les nouvelles du sacrifice de soi, de l'existence marquée par un ascétisme extrême de cette Homme poussèrent le sénateur à l'envoi d'émissaires à la recherche de cet individu qui s'était retrouvé à la tête d'un groupe ayant été en mesure de prendre le contrôle d'une ville entière avec la poignée de leur petit nombre. Impressionnés par ce simple fait, les légats sénatoriaux envoyés par Altarini parvinrent, après un long périple qui les mena au travers de territoires de plusieurs factions, en plein cœur du territoire de ces individus décidément hors de la norme de leur temps.
La rencontre en son intégralité fut une épreuve, un rapport de force permanent entre les légats du sénateur et leurs hôtes. Chaque salut et poignée de main voyait les néo-spartiates ne point lâcher la main de leur interlocuteur, jusqu'à ce que l'un des deux ne cède, sous les rires ou les regards impressionnés du reste de leur troupe. On força ainsi les légats à d'autres de ces épreuves avant même qu'on puisse leur avoir permis d'entrevoir ne serait-ce que la possibilité de rencontrer Leonidas von Kraf en personne. Au détour d'un regard, d'un coup d'oeil, il fut donner à voir aux légats bien intimidés un aperçu furtif de la société que ces gens étaient en train de construire: de toute leur visite, ils n'avaient vu que des Hommes, pour beaucoup torse-nu et en exercice physique permanent, organisés comme des bataillons dans toutes les rues. La vie civile semblait appartenir au passé: tous les aspects de l'existence de ces individus, répartis dans une société hiérarchisée à l'extrême, étaient encadrés par des individus tels que ceux qui avaient fait l’accueil des légats: à l'évidence, les "néo-spartiates" ne formaient qu'une minuscule fraction de cette société, qu'ils contrôlaient à la force des biceps. On amena les légats velsniens devant un bâtiment qui n'eut grand chose à voir, ne serait-ce que de loin, avec une bâtisse ayant la représentation du pouvoir comme fonction.

La rencontre eu lieu en un lieu bien étrange: une ancienne salle de sport reconvertie aux usages de Leonidas et des meilleurs de ses spartiates...
Il y avait à voir une certaine appréhension dans le regard de quiconque rencontrait Leonidas, qui lui, ne fut guère impressionné par les légats. Encore une fois, le test permanent était de mise, et il y avait autant de respect pour la prouesse physique que de mépris pour des beaux parleurs expansifs. Aussi, il ne fut pas donné la moindre discussion avant épreuves de lutte greco-rhémienne et au combat du pancrace fortunéen qui était l'équivalent de salutations dans ce club. Au détour de deux exercices, il fut enfin permis aux légats d'exprimer la raison de leur venue, et la nature de leur proposition.

Leonidas von Kraft askip
"Toi et tes Hommes sont aussi forts que des taureaux, Leonidas, mais sans armes, votre lutte ne se terminera pas en votre faveur. Nous ne te parlons pas des armes des lâches, des canons à longue portée des avions, non, mais du minimum nécessaire afin de prouver la valeur martiale de tels individus. Nous sommes au service de son excellence, le sénateur Dom Mogador Altarini;, hégémon de la Dodécapole, et il a été fort impressionné par vos prouesses. Aussi, il a fort envie de voir votre lutte être couronnée de succès, et ton expérience politique se poursuivre. Il te propose ainsi le don gracieux de 10 000 fusils, ainsi que de 1000 mitrailleuses et autant de lances roquettes.
Bien sûr, en échange, nous te demanderons un soutien vis à vis de notre maître dans le cadre d'un conflit futur, sous la forme d'Hommes, qui sont, à ce que l'on dit, les meilleurs de ce coté de la Manche Blanche."
Les spartiates allaient-ils accepter cette proposition...
Ambiance
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LA BOISSON DES PROTECTEURS DE LA CITÉ

De nombreuses pistes furent explorées, y compris sur le marché de plus en plus compétitif de la boisson énergisante, sur lequel l'Icamie bénéficiait d'un avantage certain, puisque la majorité des ingrédients "naturels" de ces boissons pouvaient être trouvés dans ses jungles et son écosystème.
Parmi ces expériences, le "Guaraná Stéroïdes et HGH", aussi connu sous le nom de "Guaraná Green" : une boisson dont la campagne marketing tournait expressément autour des valeurs des anciennes cités guerrières helléniques et de l'héritage combattant rhêmien, pour faire écho à la crise perçue du sens et de la virilité en Eurysie. Cette boisson, dans ses ingrédients, pouvait se targuer de disposer des derniers raffinements stéroïdiens découverts par Novo Quimica, ainsi que des hormones de croissance, qui pouvaient agir sans aucune nécessité d'injection transcutanée. En plus de ceux-là, le "Guaraná Green" contenait (et contient toujours, du reste) de l'extrait de guaraná concentré (plus efficace que le fruit laissé seul, et plus économique à produire artificiellement), de la caféine pure (plus économique que de l'extraire du café), des extraits de thé vert, de matcha et de maté (pour plus de goût et de caféine, constaté comme très demandé à la suite de panels de consommateurs tests), des vitamines B1 à B12 (on est jamais trop sûrs), beaucoup de stévia et d'aspartame (le sucre étant mauvais pour la santé), du sucre (mauvais pour la santé, mais nécessaire pour créer un effet cocktail efficace avec les autres ingrédients), de la L-Cartinine (mais pas de Taurine, car les panels tests souhaitaient une boisson qui puisse être vegan pour les amateurs les plus sensibles à leur alimentation). Il est également à noter que la boisson comporte une dose très importante de protéines de synthèse, tandis que l'eau pétillant enrichie en CO2 utilisée dans sa production est naturellement très riche en métaux lourds, ajoutant ainsi beaucoup de fer dans la composition.
Très rapidement, le Guaraná Green est devenu la boisson coqueluche des influenceurs sportifs, des athlètes en quête de notoriété et des jeunes trop connectés sur internet voulant se donner l'impression d'être d'incroyables culturistes en devenir ... Ainsi que des myriades d'étudiants et d'ingénieurs devant plancher sur des projets et des devoirs lors de longue nuits blanches : Le Guaraná Green procurerait en effet une suppression de la fatigue équivalente à une petite dose de méthamphétamines, sans les effets délétères de la drogue (bien qu'elle ait elle-même sa propre liste de courses d'effets secondaires problématiques, parmi lesquels la possibilité d'impacter les liaisons entre les neurones, de rendre violent, de provoquer des contractions musculaires douloureuses, d'altérer le jugement et de donner l'impression "d'être Dieu")
Sa haute teneur en stéroïdes et protéines, son esthétique antique et sa capacité à tenir éveillé des nuits et jours entiers en a fait ainsi l'un des ingrédients secrets de la "réussite" du Club Néo-Spartiate, qui disposait d'énormes stocks de Guaraná Green lorsque la guerre civile éclata. Il permet maintenant aux fiers Spartiates de Leonidas von Kraft de tenir la ligne et de maintenir une forme olympique ... Bien que ce stock soit compté en raison de l'arrêt des importations dû à la guerre civile.
Pour autant, le département des finances de Sadanaga Niverea sait flairer le bon filon, et il se pourrait que l'intérêt de certaines icamiennes ultranationalistes des cités-états natives pour "les vrais hommes" de Leonidas von Kraft puisse à l'avenir permettre de sécuriser un afflux en produits divers et variés à même de soutenir l'effort de guerre du Club Néo-Spartiate, ainsi que de renforcer ses effectifs avec des femmes à la mesure de leurs guerriers, bien qu'éloignés des standards des femmes traditionnels dociles d'Eurysie.

Leonidas von Kraft, askip dans sa vie d'avant
Posté le : 04 sep. 2026 à 15:27:48
Modifié le : 04 sep. 2026 à 15:30:09
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Cléomène "le fort", figure de proue du mouvement néo-spartiate à Velsna
La recherche du monde idéal est une constante dans la plupart des cités héritières de l'antique Fortuna. Cette "civilisation fortunéenne" qui s'est retrouvée sur tout le pourtour de l'océan, en Leucytalée et en Manche Blanche, est la détentrice d'une tradition politique et philosophique qui est propre à chacune de ses cités. La totalité d'entre elles pourraient faire l'objet d'une Histoire à part, car elles ont prit des chemins qui pris seuls, fortement des sentiers bien singuliers dans la recherche de ce que l'on peut appeler le "parfait". Leurs citoyens sont curieux, prompts à piocher dans les idées nouvelles afin de dégager des solutions aux crises qui secouent le monde fortunéen. C'est ainsi que l'eurycommunisme a par exemple emergé comme alternative politique dans certaines d'entre elles, tandis que d'autres ont cherché des solutions plus "éprouvées". Mais dans l'ensemble, la philosophie politique fortunéenne fait la part belle à trois grands régimes politiques, tous ayant leur facette lumineuse et leur facette obscure.
Que le système économique soit capitaliste, communiste ou corporatiste, dans les faits, les velsniens, dodécaliotes et fortunéens les classent dans trois grands groupes. En premier lieu, la Démocratie, le pouvoir du grand nombre. C'est là le mode d'organisation que la cité d'Apamée a adopté, par exemple. Ensuit vient la Monarchie, le pouvoir d'un seul. Là encore, des cités comme Castel Estrech ont fait ce choix. Pui enfin, l'Oligarchie, le pouvoir du petit nombre, la synthèse que les philosophes politiques velsniens de la période classique décrivent comme parfaite. Un système délivré de la tyrannie des rois, tout comme il est libre de l'arbitraire de l'ignorance.
Pendant des siècles, c'est à cette combinaison magique que les velsniens et les fortunéens se sont référés pour lire les sociétés. Mais depuis plusieurs années, près d'une décennie à dire vrai, le monde fortunéen est entré dans une forme de crise politique larvée, alimentée par de grandes mutations économiques que ses élites ne sont pas parvenues à comprendre. Les élites velsniennes se sont enrichies au delà du raisonnable, jusqu'à faire sauter ou contourner les verrous institutionnels qui maintenaient la République à flot. S'en est suivi une longue guerre civile à Velsna, qui comme une onde de choc, a semé le trouble dans toute la Dodécapole fortunéenne de la Manche blanche, qui elle même désormais se retrouve en proie à une lutte à mort entre ses cités. Quant à la vieille Fortuna, elle est tombée sous la tyrannie de Déria, qui en fait une dictature quasi-militaire. Les vieux régimes vacillent. La cité velsnienne a adopté une série de réformes, allégeant le poids cens, instaurant des formes diverses d'aies sociales sous la pression des eurycommunistes naissants, affaiblissant ces personnages puissants déstabilisant les structures de l'Etat que l'on appelle "les princes".
Mais pour beaucoup, ces solutions ne sont que des pansements à un système malade, appréhendant que trop mal les grands changement sociétaux frappant la cité. Face à cela, certains ne se sont pas résignés, des hommes parmi lesquels on aurait peine à reconnaître à la base de grands philosophes et théoriciens. Parmi eux, un certain Clemenza Vertucci. Cet homme, que rien ne prédestinait à devenir ce qu'il advint de lui, n'était qu'un simple membre du Comitatus velsnien, l'armée permanente de la cité. Soldat de talent "correct", vétéran de la plupart des campagnes de l'armée républicaine depuis 2014, il vint de lui un sentiment de frustration de plus en plus marqué. Celui-ci, velsnien de pure souche, descendant de plusieurs générations de citoyens de condition allant du modeste à l'acceptable, vivait de la guerre de plus en plus médiocrement. La frustration monte, et Clemenza est de plus en plus convaincu que Velsna est dirigée par une élite dirigeante qui délègue les batailles tout en récoltant ses profits. C'est bien loin de tous les principes qui avaient régit son éducation relativement conservatrice. Parmi sa famille de militaires, on acceptait volontiers les inégalités, on acceptait les injustices si elles "servaient la cité". On admettait qu'il ait des citoyens plus importants que d'autres, là n'était pas la question. La philosophie classique fortunéenne faisait la part belle du système des trois âmes, qui admettaient l'existence de destins différents choisis à la naissance: les âmes d'or, les âmes d'argent et les âmes de bronze, et qui expliquait ces inégalités de manière plus "acceptable". En revanche, il était inacceptable que ces mêmes élites se montrent incapables d'assurer la paix civile. Velsna avait connu des troubles durant les vingt dernières années de façon quasi continue sous le poids de ses contradictions, que les réformes digrassiennes avaient timidement corrigé. Pour Vertucci, une élite incapable d'empêcher la stasis, était une élite qui n'en méritait plus la position et le titre.
Alors Clemenza Vertucci fit chose impensable auparavant: il tenta de s'instruire. Quittant les rangs de l'armée avec quelques économies, il entreprit de faire advenir lui-même une solution. Il se mit en quête de la cité idéale, de sa "République". Il se rendit dans bien des pays afin de chercher ce qui ressortait le mieux de ces sociétés. Il alla à Teyla, et il admira la culture du consensus et de l'harmonie qui régnait entre ses citoyens. Il alla en Loduarien, et tomba en admiration devant l'idéal de virilité affiché par ses élites. Il alla en Estalie, et il admira le caractère éminemment politique de toute action et de toute démarche personnelle. ll fit une entrée remarquée dans l'Ecole des prouveurs du grand philosophe Timo D'Apamée, mais il en ressortit quelque peu déçu et encore débordant de questionnements.
Mais ce ne fut qu'en rentrant à Velsna qu'il apprit d'une contrée bien plus obscure un évènement inouï. Dans ce pays du Gotterland, un petit groupe d'Hommes qui avaient prit une ville, Sturmfurt, et l'avait transformé en modèle de vertu civique. Un endroit où la distinction sociale ne se faisait plus par la corruption de l'argent ou une égalité de naissance fantasmée, mais sur base de l'exploit physique. Une société visant l'harmonie et un ordre social cohérent, bien loin d'une cité velsnienne dégénérée. Une société d'égaux, où les élites pourraient se consacrer à autre chose que des activités spéculatives et chronophages, où celles ci pourraient se consacrer à plein temps à la culture du corps et des armes, tandis qu'une classe productive permettrait aux égaux de s'épanouir et d'atteindre leur plein potentiel.
D'emblée, Clemenza changea radicalement, jusqu'à transformer son nom en Cléomène. S'engageant à change lui-même avant d'estimer être digne de contacter ses modèles du Gotterland. C'est dans cet esprit qu'il ouvrit les Clubs Lacédémone, des sociétés sportives permettant de recruter des disciples, des égaux, de sculpter leur corps et leurs esprits afin d'en faire des êtres supérieurs. Parmi eux, beaucoup de soldats de l'Armée velsnienne et en provenance d'autres cités de la Dodécapole. Leur objectif ? Eliminer la part d'eux qu'ils estimaient relever de "l'homme-pot de fleur", avant de venir se présenter à Léonidas Von Kraft, et devenir des homoioi. La transformation de Clémoène fut impressionante, tant et si bien qu'on se mit à l'appeler "Célomène le fort". Lui et ses hommes étaient prêts.
C'est ainsi qu'au milieu de l'année 2020, ces derniers, au nombre de plusieurs milliers de recrues provenant de tout le monde fortunéen, atterrirent à Fort-Thermopyles, pour rejoindre la "cité idéale". Afin de faire leurs preuves, ils 'engagèrent à ramener à Von Kraft les corps d'une centaine d'hilotes (des random qu'ils ont choppé dans la pampa avoisinante) qu'ils auraient chasser et tuer afin de remplir le rituel de la cryptie. Enfin, les néo-spartiates avaient des renforts.
Cléomène le fort, après avoir ramené des cadavres "d'hilotes" à Von Kraft
Notes:
- Cléomène ramène avec lui 4 000 hommes de Velsna et 2000 de la Dodécapole avec ali11 comprises.
- Cléomèn ramène une centaine de cadavres de civils gotterlandais à Von Kraft pour prouver sa force.
- Le mouvement néo-spartiate prend de l'ampleur à Velsna dans les rangs de l'armée, même s'il reste très groupusculaire.
- L'objectif final de Cléomène le fort semble être de permettre la victoire des néo spartiates à Gotterland pour pouvoir importer ce modèle à Velsna par la suite.
Posté le : 05 sep. 2026 à 15:16:47
Modifié le : 05 sep. 2026 à 15:24:37
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L'équipe dirigeante d'Herdonia Consulting
Après une affaire de trafic d'être humains en Okaristan et au Wanmiri, une tentative de coup d'état à Velsna et trois ans de prison à Sylva, Toni Herdonia est de retour aux affaires. Le sulfureux homme d'affaires velsnien, désormais banni à vie de sa cité (officiellement pour son implication dans la tentative de coup d'état en 2016, mais selon lui parce que "Velsna était devenue trop petite pour lui"), est désormais conseiller économique du Protecteur de Volterra, le paradis libertarien (kleptocratie mafieuse dirigée par des groupes mercenaires) dodécaliote dirigé par Salvatore Lograno.
Principal artisan de la création du Lograno-coin, pilier du système de financement de l'armée du Protecteur de Volterra, celui-ci a eu toute l'autorisation du monde afin de "réformer" la cité de Volterra afin de donner à son maître les moyens d'assoir son emprise sur la Dodécapole. Ayant vampirisé toutes les institutions financières de la cité, fait dissoudre la plupart des ministères qu'il a remplacé par sa propre société de consulting, le démantèlement de l'ancien appareil d'état de Volterra a fait de nouveau de lui un homme riche, presque le numéro deux officieux du régime volterran. Ambitieux ? Il l'a toujours été. Mais désormais libéré de sa prison sylvoise, il est animé par un sentiment de revanche qui le rend encore plus imprévisible qu'auparavant.
Ayant eu le feu vert du Protecteur, Toni Herdonia a accusé l'envoi d'un call zoom à l'attention des principaux leaders du VFP.

Salut la team, c'est Toni Herdonia qui vous parle depuis le paradis volterran. Vous êtes tous là ? Bien. Vous pouvez pas savoir comme ça fait du bien d'être revenu de ce pays sylvois de merde. Un trou à merde rempli de socialistes mentaux. On se plaint des kah tanais, mais les sylvois... Bref, où j'en étais...OUI, tout ça pour vois dire que mon patron est très impressionné par ce que faites au Gotterland au nom de la "lutte". On pourrait presque s'appeler "camarades" si on étaient pédés. Je préfère le terme d'associés. Mais 7%...c'est pas mal, un bon début pour votre parti. Je suis sûr que vous avez pas envie de vous arrêter là, et ça tombe bien, parce que vous avez des admirateurs qui seraient prêts à payer très cher pour vous voir grimper encore plus haut.
Oubliez le Gotterland, vous avez entièrement raison, Waltereich sera un terrain de jeu parfait. J'imagine déjà une avenue bordée d'enseignes lumineuses, de casinos, de clubs de strip tease et de boutiques avec des rayons remplis de compléments alimentaires avec vos tronches en gros dessus. Que des bons business aux mains des bonnes personnes. Mais les bonnes paroles, tout le monde peut le faire, moi je veux voir des winners avec un engagement concret. Etre un amoureux de la liberté, c'est pas se branler toute la journée devant ses propres montages vidéos, il vous faut les reins assez solides pour prendre ce qui vous revient par votre putain de mérite oui...votre mérite personnel. Parce que devant moi, je veux que des mecs qui crient haut et fort qu'ils se sont construits tout seuls. Certaines personnes ont beaucoup envie de vous voir progresser afin de transformer votre ville en un autre paradis, un débouché économie de plus, où on jouira de toutes les libertés possibles et imaginables. Où l'impôt sera un outil de répression appartenant au passé, où les régulations seront comme les dinosaures, un truc qu'on voit que dans les manuels scolaires. Mais pour ça, il vous faut quelque chose de plus qu'une visibilité sur internet, il vous faut de l'argent. Sans capital, on vaut pas plus qu'un putain de moucheron claqué sur le pare-brise d'une bagnole. Alors en premier lieu, on va faire de vous des winners, des hommes d'affaires avec du pèze.
Mon boss, qui vous surveille pas mal depuis un certain temps, croit en vous. Vous entendez ? Le Protecteur de Volterra croit en vos capacités de mecs futés. Et les mecs futés, ils n'attendent pas le résultat des élections comme des suiveurs et des mâles béta. Un vrai mec, c'est assez intelligent pour comprendre que le suffrage universel, ça ne sert qu'à avaliser le pouvoir, pas à le prendre. Le jour où le VFP gagnera les élections, alors ça voudra dire que la partie sera déjà gagnée. Or, ce n'est pas le cas. Le pouvoir économique précède toujours le pouvoir politique, et on va résoudre ce problème ensemble.
Notre cible, c'est pas le parlement, pas pour l'instant. Notre cible, c'est la Gotterbank, c'est la GCP, c'est TechnoGötter et toutes les merdes qui finissent par "inc". Le VFP, ça doit pas être un parti, ça doit être dirigé comme une entreprise de types qui gèrent des actifs financiers comme les gars solides qu'ils sont. Alors voilà ce que je propose: vous fondez votre petite société écran détenue à 50% par vous et 50% par mon boss. Mon boss vous allonge le cash, et vous entrez en participation dans ces entreprises. Fini les compléments alimentaires, fini les petites brouilles de boutiquiers, bienvenue dans la vraie vie, et on va se lever tôt pour l'attraper par les couilles. On fait grossir notre trésorerie, et après ça, on pourra parler de prendre le pouvoir, le vrai pouvoir, pas celui que vous avez la sensation d'avoir quand vous avez fini d'écouter du "rap transgressif".
Alors les solides, on a un accord ?
Note:
- L'honnêteté m'oblige à dire au joueur que ce personnage est dangereux, considéré comme un "ennemi du peuple velsnien", et apparu dans les RP suivants (non exhaustif): - Traffic d'êtres humains en Okaristan
- Idem
- Pari sportif illégal.
- Traffic d'êtres humains au Wanmiri
- Maltraitance envers animaux
- Financement d'un groupe terroriste libertarien
- Mise hors la loi après tentative de coup d'état à Velsna en 2016
Posté le : 06 sep. 2026 à 17:02:01
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La Loduarie n'a jamais été compliquée à comprendre. Il s'agit, très probablement de l'un des pays les plus prévisibles au monde. Et pourtant depuis la nuit des temps, des milliers d'experts tentent vainement de deviner ses prochains pas. Pour le Gotterland, il n'y a pas de différence.
Un jour, la Loduarie pointa le bout de son nez. Trois navires, deux frégates et un destroyeur, firent leur apparition sur les radars de xe petit pays qu'est le Gotterland. Avant de voir les trois petits points tourner sur leur positions, à 200 km des côtes de ce petit pays déjà trop stimulé par un conflit meurtrier. Il aurait pu être commun de voir ces navires se diriger vers l'Illirée. Mais ils n'en firent rien. Et pendant un mois entier, ils se contentèrent de rester, à distance pour certains certes, mais à une certaine proximité pour d'autres du Gotterland.
Puis vint un jour ils prirent le chemin inverse pour retourner chez eux. Les Loduariens, toujours aussi prévisibles, étaient arrivés, ne s'étaient pas annoncés, étaient restés un mois puis étaient reparti, sans un mot. La Loduarie restait la Loduarie.
Posté le : 13 sep. 2026 à 21:24:19
Modifié le : 14 sep. 2026 à 21:37:02
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Cher Monsieur le président du Götterland,
Je suis le Ministre des affaires étrangères du Royaume Unifié d'Alphinox, Rafay Klimyr.
Je souhaiterais vous contactez pour vous proposer à adhérer à un pacte de d'union qui unirait le Royaume unifié d'Alphinox avec le Götterland. Je vouderai vous proposer d'allier nos deux pays pour en faire devenir une alliance qui pourrait bien être une union percutante sur la scène internationale. Voici les conditions de ce pacte :
- 1. Les deux états, le Royaume unifié d'Alphinox et le Götterland devraient préserver une paix durable, et en signant cet accord, créer un pacte de non-agression.
- 2. Ils devraient pouvoir accueillir les ressortissants de l'autre pays en cas d'attaque sur l'autre, notamment en permettant l'immigration.
C'est pour l'instant un pacte d'union excluant des aides militaires et financières, mais qui pourraient être tout à fait envisagés en case d'un bon fonctionnement de ce premier pacte d'union. J'aimerais également vous proposer d'accueillir l'ambassade générale Alphino-Götterlandaise sur vos terres pour pouvoir créer l'ambassade et le consulat (les deux sont ensembles dans l'Ambassade générale). J'attends votre réponse au topic "Ministère des affaires étrangères" en cliquant sur ce lien.
Bien à vous, Ministre des affaires étrangères d'Alphinox, Rafay Klimyr.
Posté le : 18 sep. 2026 à 17:47:10
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Cléomène le fort pendant le banquet en train d'expliquer à Furio Larini les meilleures techniques pour neutraliser un hilote avec une main.
A lire en boucle pendant la lecture
Moi Furio Larini, fils de Bertoldo Larini, patricien de la bonne cité de Velsna, me suis résolu, à la vue de la richesse de la politique de la Manche Blanche, à rédiger ceci. Car oui, je l'ai appris, et j'ignore si c'est l'air de cette étendue d'eau qui pousse les Hommes à chercher, encore et toujours, la meilleure manière d'organiser leurs affaires, le plus efficient des moyens de gouvernement et de fonctionnement de la société. Ainsi, je laisserai ce journal à ceux qui ont humé l'air de la Manche Blanche de ces années là, ou à ceux, dans le futur, qui auront le curiosité d'en découvrir les senteurs, une fois que celles ci auront disparu de la Terre.
Parmi toutes ces patries, il en est eu qui se sont cherchées davantage que d'autres. Ainsi, je me suis rendu en pays germanique, et je me suis en aller me quérir de ma curiosité et de ma débrouillardise, lorsque j'eus parvenu en la cité de Sturmfurt, en pays gotterlandais. Il est inutile pour moi de faire l'énumération de toutes les expériences politiques du riche Gotterland durant ces années, car il faudrait pour moi m'étendre bien davantage, et je voudrais donner à mes lecteurs un aperçu unique de voir l'univers, par l'intermédiaire de ses gens qui m'ont le plus marqué, de par leurs solutions radicales de règlement du monde et leur caractère profondément hétérodoxe, jusqu'à leur manière d'ordonner leur cité. Il existe en effet dans cette ville de Sturmfurt une caste de guerriers ayant renversé les anciens maîtres de cette cité, et les ayant doté d'institutions fort particulières et fascinantes, de par le comportement tout à fait singulier de cette nouvelle élite sociale.
En effet, contrairement à ce que les hommes ont crée pour garantir leur statut social, reposant dans presque tous les lieux du monde désormais sur la propriété, le commerce et l'accumulation des capitaux, le gens de Sturfurt méprisent l'argent ou tout signe distinctif de richesse. Il méprisent tout ce que les autres cités font de leur prospérité: ceux ci ne font pas commerce, ils ne frappent pas monnaie, à l'exception de lourds lingots de fer, conçus spécifiquement pour rendre l'échange métallique le plus laborieux possible. Ceux ci ne participent à aucune vie artistique ou culturelle non plus, et partagent une gout démesuré de l'austérité. Je n'ai ainsi retrouvé cette "probité morale" chez aucun autre peuple à ma connaissance, excepté peut-être les loduariens, mais d'une manière bien différente. Les gens de cette cité se considèrent entre eux comme des égaux parfaits. Ils vivent chacun dans des maisons identiques, que ce soit par la superficie ou par le mobilier qu'on y entrepose. Il n'est point de fioritures, tous les objets sont utilitaires et aucun aspect de l'existence du quotidien n'est régi par un besoin esthétique. Le confort, lui aussi, est chose méprisable. Les néo-spartiates le rejettent. Leurs lits sont volontairement inconfortables, tout comme les gens de leur police, la Cryptie, s'assurent qu'ils soient mal chauffés en hiver et mal isolés en été. Les terres sont possédées par les homoioi, et ceux ci se répartissent la terre de manière parfaitement équitable. Mais il ne faut pas croire que ce sont eux qui la travaillent, loin de là. Le travail du "cléros" est dirigé par les femmes des homoioi, et exécuté par les hilotes, qui sont rigoureusement attachés de manière filiale aux terres et aux commerces où ls sont assignés.
Oui, il faut le retenir, car c'est là une spécificité des élites de Sturmfurt. Les homoioi ne pratiquent aucune activité productive: ils ne font pas commerce, ils ne plantent pas la terre, ils ne travaillent pas dans les mines ou dans des bureaux, il ne créent pas de richesse, n'en captent pas et n'en réinvestissent pas non plus. Ils vouent tout leur temps à la pratique du corps et des armes, et n'ont point d'autre occupation que celle-là. Il se rassemblent entre eux, et s'exercent du matin au soir, que ce soit dans leurs casernements ou dans des lieux ressemblant à des gymnases, mais qu'ils appellent des "fitness park" et des "basic-fit", qui sont les premiers endroits de la cité de Sturmfurt qu'ils ont saisi lors de leur prise du pouvoir. Je ne connais point leur nombre exact, mais il y a peu d'homoioi par rapport au reste de la population. Sturmfurt est forte de plusieurs centaines de milliers d'âmes, ainsi que sa campagne, mais eux, ne doivent pas être plus de 10 000. Je tempère cela toutefois, d'une part car beaucoup de gens de Manche Blanche les ont rejoint pour devenir eux même des homoioi. Certains le sont devenus, mais d'autres ne sont devenus que des périèques. D'autre part, et j'y viens, il est un raccourci de dire que seuls les homoioi se battent: c'est parfaitement faux. A l'occasion, les périèques peuvent être armés. Et il est même des situations, bien que rarissimes, qui exigent que les hilotes se battent. Mais ceux ci ne sont jamais récompensés, et j'ai un anecdote à ce sujet.

Un "gymnase néo spartiate" correspondant aux descriptions données par Furio Larini à ses lecteurs
Il était une période où les homoioi s'entrainaient à faire des jeux de guerre. Pour les mettre à l'épreuve, on les face à des hilotes, à qui on promit la liberté s'il remportait le jeu. Ils l'ont remporté, et on les a récompensé en leur faisant porter des couronnes de guirlandes autour du cou. On les a par la suite mener en procession jusqu'à une salle de gym, et on ne les a jamais revu. Cette anecdote, que je rapporte de plusieurs périèques, est le bon reflet, qu'elle soit vraie ou fausse, de l'utilisation et le rapport qu'entretiennent hilotes et homoioi. A la vérité, si ils les maltraitent de la sorte, c'est qu'ils en ont autant besoin qu'ils craignent leurs révoltes, et je dirais que les hilotes seraient capables de beaucoup pour tuer un maître néo-spartiate tant ils les haissent.
Si les périèques sont techniquement des hommes libres de toute attache, nombreux au sein même de la cité de Stormfurt, les hilotes pullulent à la campagne et s'acquittent des travail les plus pénibles. Le statut des périèques est intéressant, car ils remplissent le rôle social d'une petite bourgoisie, sans pour autant posséder le moindre pouvoir politique. Et si les hilotes les haïssent, les périèques ne s'insurgent que rarement malgré la privation de droits politiques, car la campagne du Gotterland est si hostile à tous les hommes que ces derniers ont finalement accepté avec plus ou moins de dépit le fait de sacrifier quelques privilèges pour gagner en sécurité. Car oui, peut-être pourrait t-on dire que la société néo-spartiate est hiérarchique et stricte, mais elle a donné à ces gens le sentiment de stabilité que très peu de factions gotterlandaises proposent. La société de Sturmfurt repose ainsi sur cet équilibre précaire, cette entente des homoioi, le consentement silencieux des périèques, et la soumission des hilotes.
J'ai moi-même le privilège d'assister à la manifestation la plus importante de la vie civique des néo spartiates, qui illustre parfaitement l'ensemble de mes propos. Les homoioi se répartissent à la fin de chaque semaine dans les différentes salles de gym et lieux communaux, parfois par plusieurs centaines, pour célébrer la tenue de grands banquets collectifs qu'ils pensent indispensables à la cohésion du groupe, à son homogénéité et à la similitude de ses membres. Ainsi, le banquet leur sert à échanger les idées, à empêcher l'isolement des membres et le développement de pensées qui seraient contraires au sens du corps civique. C'est du moins ce que m'a affirmé mon hôte, qui parlait ma langue, car il était des velsniens qui avaient rejoint la cité, à l'instar d'un certain Cléomène le fort, qui n'eu aucune pudeur à m'exprimer le bien fondé de l'exploitation des hilotes, et la pratique de la cryptie comme un moyen de renforcer le contrôle des populations du territoire de la cité.
La pratique du banquet est aussi obligatoire qu'elle peut être respective. Ainsi, Cléomène le fort m'a dit que le néo-spartiate y est admis à partir de 20 ans, après un rituel ressemblant à une forme d'approbation collective : le jeune homme doit être coopté à l'unanimité par le groupe auprès duquel il a choisit . Le vote se fait au moyen de pilules de protéines jetées au choix sur la table des convives en signe d'approbation ou par terre en signe de rejet. Une fois coopté, les jeunes homoioi sont attachés à vie à ce groupe de camarades.
La participation à l'élaboration du banquet est collective, et ce qu'on y mange est tout aussi frugale que le reste de cette étrange société, constituée d'un plat infecte concocté par des cuisiniers hilotes sous étroite surveillance, un mélange de porc servi dans une soupe de sang de l'animal, et de vinaigre, qui a sans doute été le plat le plus infecte que j'eus mangé. On m'a toutefois dit qu'il était idéal pour l'exercice, et se complétait très bien avec un shaker de protéines qui était servi avec...
Les discussions sont peu nombreuses, et les néo spartiates s'entraînent à exprimer le plus possible avec le nombre de mots le plus petit possible, car il est dit que "la parlotte" gâchait du temps qui pourrait être consacré à l'exercice, et parce que l'on demande des néo spartiates de répondre à des ordres rapides sur le champ de bataille, et non de résoudre les grandes questions de la société.
- Le récit de Furio Larini fascine un peu plus le mpnde velsnien et dodécaliote. 1 000 autres volontaires à l'agogé en ali 11 se présentent à l'aéroport de Fort-Thermopyles.
- L'historien velsnien est en train de recueillir des témoignages de la vie à Sturmfurt, et constitue des carnets de voyage qui seront publiés à Velsna.
- Les récits se propagent dans les cités dodécaliotes. Certaines d'entre elles pourraient être tentées de reproduire le modèle néo spartiate si l'expérience de Sturmfurt s'avérait êtr eun succès.
Posté le : 19 sep. 2026 à 01:57:47
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La Flotte Loduarienne au Götterland ?
Un décryptage de l'Institut Homme Loduarien
Alors aujourd'hui, on va revenir sur une décision qui peut paraître, au premier abord, assez spectaculaire : le déploiement d'une flotte militaire loduarienne au large du Götterland. Un déploiement qui est évidemment là afin de soutenir le Parti Eurycommuniste Götterlandais.
Et alors évidemment, la première réaction qu'on peut avoir, c'est : " Mais pourquoi ? Mais pourquoi est-ce que la Loduarie ferait ça ? Mais qu'est-ce que les héritiers du Grand Proviseur Lorenzo, lui qui avait à coeur d'éduquer l'Humanité toute entière, a à gagner là-dedans ? Mais est-ce qu'on peut réellement parler de solidarité internationale, comme Lorenzo avait à coeur de le faire partout dans le monde ... Ou bien est-ce une opération de projection de puissance visant à faire trembler les grandes places capitalistes ? "
Ecoutez, je pense que pour comprendre cette décision, il faut justement éviter de commencer par les bateaux. Parce que les bateaux, en réalité, c'est la conséquence. Ils ne sont pas le point de départ.
Le point de départ, c'est la situation politique du Götterland. Vraiment, il faut la comprendre.
Le Götterland connaît actuellement une confrontation entre plusieurs forces politiques, parmi lesquelles les mouvements eurycommunistes occupent une place de plus en plus importante. Et ce qui intéresse la Loduarie, ce n'est pas simplement l'idéologie de ces mouvements prises abstraitement - bien que l'on puisse remettre en question aisément la légitimité de nombre d'entre eux -. C'est le rapport de forces qui est en train de se constituer autour d'eux.
Et là, il faut faire une distinction assez importante.
Soutenir un mouvement politique ne signifie pas nécessairement vouloir prendre le contrôle du pays dans lequel ce mouvement existe.
Ça peut sembler évident, mais c'est justement là que se situe toute l'ambiguïté de l'opération.
La Loduarie affirme qu'elle ne cherche pas à administrer le Götterland, ni à lui imposer un gouvernement d'occupation loduarien. Elle affirme vouloir empêcher que les mouvements eurycommunistes soient écrasés par un rapport de forces qui leur serait défavorable avant même que la population götterlandaise ait pu déterminer politiquement son avenir. C'est typiquement ce que l'on peut voir quand se dressent face aux forces du prolétariat des ennemis aussi variés et hétéroclites que des hoplites, des chevaliers ou des hommes des cavernes.
C'est là que le déploiement naval prend son véritable sens.
Parce qu'une flotte, dans ce contexte, ce n'est pas uniquement une capacité militaire. C'est aussi un message diplomatique.
Le message, c'est : " Vro, nous considérons ce qui se passe au Götterland comme suffisamment important pour que nous soyons prêts à y consacrer une partie de notre puissance nationale. Les vro götterlandais doivent savoir qu'ils peuvent se reposer sur la puissance du prolétariat loduarien pour équilibrer les forces nauséabondes de la bourgeoisie götterlandaise mondialisée, représentée dans toutes les strates des forces qui s'opposent à l'eurycommunisme. "
Et ça, c'est extrêmement différent de dire : " Ta gueule le Götterland, on va te démarrer tes grands morts. "
La Loduarie cherche donc à créer à la fois une forme de discussion, mais également une forme de dissuasion autour de la crise civile et civique götterlandaise.
En d'autres termes, plus drovolskiens, elle cherche à modifier le poids de l'eurycommunisme dans le calcul des différents acteurs de cette guerre civile fratricide.
Et c'est là qu'on retrouve une logique assez classique des relations internationales : parfois, une puissance n'a pas besoin d'utiliser directement sa force pour que sa présence militaire produise des effets politiques. C'est là une spécialité d'ailleurs des forces armées populaires de Loduarie Communiste, qui n'ont jamais agressé qui que ce soit, mais se sont toujours placées en première ligne pour protéger les prolétaires de tous les pays.
Et alors là, pour ceux qui suivent notre raisonnement très simple, c'est probablement là que le point le plus intéressant est soulevé : cette stratégie néo-lorenziste crée immédiatement une contradiction.
Parce que la Loduarie Communiste affirme intervenir au nom de l'autodétermination du peuple götterlandais.
Très bien. Jusqu'ici, tout va bien, je peux le comprendre comme vous-même pouvez le comprendre. C'est limpide.
Mais si elle intervient avec une flotte militaire, elle introduit elle-même une puissance étrangère dans le rapport de forces politique götterlandais.
Et oui !
Donc on se retrouve avec une question assez fondamentale : Comment peut-on intervenir pour garantir l'autonomie politique d'un peuple sans, par cette intervention même, limiter cette autonomie ?
Et je pense qu'il faut être honnête : il n'existe pas de réponse qui soit toute simple à cette question. Malgré ce qu'on en dira. Sinon une réponse qui, par la limpidité d'un modèle néo-lorenziste qu'il nous a souvent, dans cet institut, été l'occasion de décrire, est, pour les simples d'esprit, une forme de révolution de la pensée :
La Loduarie Communiste prend un pari politique ! Comme elle prend très souvent des paris ! Comme elle a influencé de nombreux pays à prendre des paris - on pourra reparler à ce titre de la propension de l'ancienne Antarès, nouvellement Corvus, à tout envisager sous l'angle du jeu, car c'est bien une preuve que le pays est eurycommuniste par essence, n'en déplaisent à ses jeunes élites bourgeoises déconnectées de leur base prolétarienne. -
Oui, la Loduarie Communiste considère que le danger principal n'est pas sa propre présence, mais la possibilité que le rapport de forces au Götterland rende impossible l'expression politique des mouvements qu'elle soutient.
On peut évidemment contester cette analyse. Si on est du côté de l'ONC, de l'OND ou de quelconque autre entité matérialiste. On peut dire que la Loduarie Communiste utilise ici le vocabulaire de la solidarité internationale pour justifier une démonstration de puissance absurde, et on peut également considérer que le simple déploiement d'une flotte de guerre constitue déjà une forme d'ingérence.
Mais, excusez-moi du menu dérapage : ce sont des critiques parfaitement débiles. Des critiques "d'hommes-tabourets" pour reprendre les termes de quelques zozos spartakistes. En effet : Si l'on veut comprendre l'opération, il faut au moins prendre au sérieux la logique qui la sous-tend.
Un peu de sérieux, en effet !
La Loduarie Communiste, c'est très simple, elle ne communique pas : " Vro, nous allons décider de l'avenir du Götterland pour vous, bande de tanches. " - le champ lexical prolétarien du Grand Proviseur est important pour saisir l'amplitude de sa pensée -
Elle communique par son absence de parole et par son implication directe et sans concessions : " Bande de tanches, si vous essayez de décider à la place des Vro Götterlandais, on va vous défoncer le cul ! "
Et cette nuance est absolument centrale. Centrale, vous dis-je.
Est-ce que cela rend automatiquement l'opération légitime ?
Non. Evidemment.
Mais c'est justement ici qu'il faut sortir d'une lecture purement manichéenne.
Une intervention ne devient pas légitime simplement parce qu'elle invoque une cause que nous jugeons bonne. C'est une lecture bourgeoiso-ONDienne : la preuve en est de l'intervention de cette coalition honnie à Carnavale. Parce qu'une telle intervention, si elle n'est pas immédiatement légitime, n'en est pas pourtant autant illégitime parce qu'il s'agit de navires de guerre croisant dans la baie d'un pays avec lequel nous sommes en paix.
La vraie question est celle des objectifs, des moyens employés et surtout des limites que la Loduarie Communisme s'impose à elle-même. Et nous le savons, la Loduarie a des limites claires, et elle n'hésitera pas à se retirer dès lors que sa présence ne sera plus nécessaire. Comme ce qu'il s'est passé en Antarès !
On peut en être convaincu, au-dessus de toutes choses : la présence loduarienne sert uniquement à empêcher une escalade et à préserver un espace politique censé, loin des hoplites et des génocidaires, dans lequel les Götterlandais peuvent décider de leur avenir par eux-même en toute connaissance de cause, et briser les chaînes de leur soumission !
Mes amis, mes camarades, mes vros.
Merci pour votre attention.
N'oubliez pas, abonnez-vous, activez la sirène, et n'hésitez pas à prendre une souscription à l'Institut Homme Loduarien à 12,99 Lolos par mois. Ca nous aide à soutenir la chaîne et à se préparer pour la Libération non seulement de l'Icamie, mais également du Götterland, et de toutes les nations opprimées du monde ! N'oubliez pas que récupérer des Lolos, c'est pas compliqué, vous trouverez sur cette chaîne des tutos pour en miner avec vos ordinateurs facilement, ou pour vous connecter sur des bourses coopératives en ligne indépendantes !
Posté le : 19 sep. 2026 à 12:05:02
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VOLKSSTURM

Utiliser le feu sacré du napalm pour incinérer la chienlit ; faire usage du plomb et de l'acier pour les perforer et les laisser se vider de leur sang et expirer à même le sol, en les ramenant à leur condition de nuisible dont ils pensaient pouvoir s'émanciper. Tout cela était un gaspillage. Un gaspillage inacceptable dans les conditions dans lesquelles se placait la Division Massenvernichtung. Les moyens des derniers êtres de race blanche pure censés sur cette terre n'étaient pas illimités. Ils n'avaient pas l'aide intransigeante de bienfaiteurs velsniens aux poches bien remplies, comme ces soit-disant "Hommes Forts" aux bites rabougries de Néo-Spartiates. Ils n'avaient pas non plus, comme les Eurycommunistes, le soutien d'une force armée importante comme celle de la Loduarie Communiste. Cela pourrait être appelé à changer, avec les contacts importants des mécènes de la Listonie Pénitente, notamment dans le complexe militaro-industriel de l'anarchique Icamie, aux usines importantes, aux stocks achetables mais aussi à la technologie éminemment réplicable à l'étranger, en particulier avec l'impression 3D de pointe de ce pays.
En attendant de pouvoir se tenir au niveau de ces factions qui avaient choisi la voie de la facilité plutôt que celle de l'intransigeance, qui n'avaient pas à piller et à gérer le stock perpétuellement déclinant d'une société qu'il faudrait faire renaître de cendres inévitables, il faudrait faire preuve d'intelligence.
C'est là que les membres de la Legio Mortis, forts de leur expérience dans la Guerre Civile Listonienne, proposent aux cadres de la Division Massenvernichtung une méthode nouvelle, efficace et productive pour se débarasser des hordes apparemment inépuisables de métèques qui gangrénaient leurs terres.
La "Tempête Populaire". "Volkssturm" dans la langue locale.
Avant, il fallait faire le choix entre utiliser une arme pour combattre ses ennemis ou pour nettoyer sa maison.
Pourquoi ne pas faire d'une pierre, deux coups ?
Cette tactique, utilisée d'abord en Listonie, consistait à prendre des civils que l'on aurait de toutes façons massacrés, pour les fourrer d'explosifs plus ou moins improvisés, et les pousser à se jeter sur les lignes ennemies. S'ils tentaient de faire demi-tour pour revenir, on les abattait. S'ils s'éloignaient trop et qu'on les perdait de vue, on les faisait exploser. S'ils arrivaient parmi les lignes ennemies, on les faisait exploser. S'ils se faisaient abattre par les ennemis, on leur faisait dépenser leurs précieuses ressources militaires, plutôt que celles des guerriers purs. Dans tous les cas, l'ennemi serait terrorisé devant l'absence de retenue de la Division Massenvernichtung. Ils réaliseraient leur propre faiblesse, et ne pourraient la contempler sans trembler, sans perdre le sommeil, sans s'affaiblir d'avantage à la considération de leur propre vacuité doctrinale.
L'usage de téléphones et d'explosifs improvisés était aussi une diversification bienvenue : leurs ressources étaient en général moins vidées que celles des armes conventionnelles. Par la même, on utilisait également les outils de l'abrutissement de masse produits par des entreprises malfaisantes de la vermine mondialiste à peau sale pour se débarasser de leurs suppôts dégueulasses.
Ces nouveaux "auxiliaires", on les appelait "zombies" en Listonie, et ils étaient devenus une arme comme une autre dans l'arsenal de libération de la Race Blanche : une fois bien dressés, on pouvait même les enchaîner à des armes plus élaborées, pour les faire fonctionner, ou confier à une pleine meute d'entre eux, sous le regard intransigeant d'un maître de corvées, la tâche de porter le ravitaillement à travers la boue et les mines pour repayer la dette qu'ils avaient contracté auprès de la race blanche en venant pourrir la pureté de l'Eurysie avec leur membre difforme.
Cet usage était, il faut le dire, une certaine forme de clémence de les plus zêlés des purificateurs, et il y aurait indéniablement lieu d'en parler lors de conversations doctrinales après la guerre : même en Listonie, l'usage des "zombies" faisait jaser. Pour l'instant, ils étaient une nécessité pour poursuivre l'objectif principal de la Listonie Pénitente comme de la Division Massenvernichtung :
Purifier l'Humanité.
Tel est le fardeau de l'homme blanc.
Deus Vult.
Vae Victis !
- Attacher des explosifs improvisés sur les "sous-races" et les "traîtres à la race blanche", puis les forcer à courir vers les positions ennemies et les faire exploser.
- L'objectif est d'utiliser la faiblesse morale des adversaires de la Division Massenvernichtung contre eux : soit ils auront des scrupules à tirer sur des civils désarmés leur implorant de les aider, soit ils seront hantés par la décision d'ouvrir le feu sur des civils désarmés pour sauver leur peau.
Posté le : 20 sep. 2026 à 15:11:32
Modifié le : 20 sep. 2026 à 18:58:45
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A lire en boucle pendant la lecture (encore)
Mon voyage en pays gotterlandais fut fort instructif, non pas seulement car je pus me quérir de presque toutes les manières de gouverner les Hommes dans un espace aussi petit, mais parce que les gotterlandais sont d'une nature particulière. En effet, nous, velsniens, avons l'habitude de penser le monde depuis le confort de nos salons. Nous tenons ça de nos aïeux fortunéens, qui tenaient cela eux même des grands philosophes de la Leucytalée antique. Nous avons inventé des solutions à des problèmes auxquels nous n'avons jamais été confrontés, ou nous avons innové par la pensée sans jamais mettre à l'épreuve nos théories. A bien des égards, un profond idéalisme a guider la pensée politique et philosophique du monde fortunéen. Mais au fil de mes pérégrinations, je fus frappé tantôt d'émerveillement, tantôt d'horreur par le fait que ces gens du pays du Gotterland n'ont pas la moindre pudeur à expérimenter toute chose qui puisse leur apporter des réponses sur le plan matériel, quel qu'en soit le prix à payer, qu'importe les catastrophes qu'un renversement aussi brutal des valeurs sociales en vigueur peuvent bien provoquer.
Ainsi, les gens de Sturmfurt, auxquels je me suis mêlé de longues semaines pensaient qu'une société pyramidale répartie en des ordres strictement séparés, dotés d'un rôle fixe et immuable, étaient une solution. Puis, j'observais d'autres groupes de gotterlandais qui avaient choisi une voie similaire, mais dont le jugement arbitraire était déterminé par la mise en valeur d'autres qualités. Je rendis compte de cela à plusieurs néo-spartiates, et je leur demandais pourquoi ceux-ci n'avaient jamais entretenu la parole avec d'autres gens d'autres cités, comme la Division Massenvernichtung. A cette question, je reçu des rires et des moqueries. Je ne compris pas, mais l'un des lacédémoniens prit la peine de me répondre, toujours avec peu de mots.
A cet instant, je compris le sens de cela grâce aux informations que Cléomène le fort m'avait donné auparavant. Il est aisé de comprendre les néo-spartiates, car leur législateur, Leonidas Von Kraft avait peu ou prou adopté une vue aristotélicienne de la place de l'Homme dans l'univers, à cela qu'il avait probablement modifié le contenant de ces préceptes pour les faire correspondre à son système de valeurs. Dans l'esprit des gens de Sturmfurt, leur société hiérarchisée était tout à fait méritocratique et logique, en correspondant au système de pesée des âmes des philosophes hellènes. Pour eux, la cité de Sturfurt était le reflet d'un classement défini par les prouesses physiques, qui était le seul véritable critère de sélection sociale. Les homoioi étaient d'or, les périèques étaient d'argent et les hilotes étaient de bronze. Cléomène le fort m'avait lui-même dit, alors que j'eus le privilège d'assister à l'un de leurs banquets, que j'avais le mérite d'une âme de bronze, car en arrivant, j'avais fait preuve de mon ingéniosité en aidant un néo-spartiate à récupérer ses clés tombées au travers d'une bouche d'égout, en les rattrapant à l'aide d'un bâton et d'un chewing-gum. Les gens de la Division Massenvernichtung, eux, n'étaient rien de tout cela, et ne se reconnaissaient pas dans de telles considérations. Les néo-spartiates n'avaient tout simplement pas le même bagage philosophique et ne reconnaissaient pas les principes racistes. Ils tenaient finalement d'un ultra-conservatisme plus proche du monde fortunéen, qui les rendait imperméables à de telles considérations.
Ainsi, Cléomène le fort m'évoqua le sort funeste d'un membre de la Massenvernichtung, qui, pensant établir un contact avec les néo-spartiates, s'en alla les voir à Sturmfurt avec un message de paix, estimant peut-être que ces gens furent du même monde. En réponse, les néo spartiates lui firent passer un test de force, qu'il rata, et celui-ci a été réduit à l'état d'hilote.

Cléomène le Fort lorsque le messager de la Massenvernichtung lui a parlé de ses théories de supériorité raciale.
- Pas grand chose, juste que les néo spartiates ont réduit un messager de la Massenvernichtung à l'état d'hilote car il arrivait pas à soulever plus de 120 kilos au développer coucher.
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MENTE SOBRE A MATÉRIA

L'une d'entre elles était le Club Néo-Spartiate de Léonidas Von Kraft. Après tout, le culte de l'Homme Fort et l'idéal de l'Homme Blanc étaient, au moins sur le papier, des pistes explorables. Léonidas Von Kraft et ses hommes étaient, comme les hommes de la Division Massenvernichtung, des êtres censés de peu de mots. Des êtres intelligents capables de comprendre la rigueur du monde moderne et la nécessité de le démolir puis en reconstruire un nouveau, meilleur, plus solide.
Las, il s'avèra bien vite que Léonidas Von Kraft et ses hommes étaient des traîtres à la race blanche, qui cachaient dans leurs rangs des nègres, des zouaves et des coolies, tant qu'ils étaient "forts". "Forts" dans leur expression la plus stupide, car il suffisait de porter de lourdes charges. Une faille intellectuelle et morale insupportable, en plus d'être l'expression galvaudée d'un formatage réalisé par la société pourrie qu'il nécessitait de détruire : les nègres et les races non-blanches étaient plus fortes, c'était un fait. Elles étaient plus fortes, car elles étaient moins évoluées. Les races inférieures sont, il est facile de le remarquer, des races de trait aux instincts basiques.
Des instincts basiques, oui. C'est ce que découvrit avec horreur le messager de la Division Massenvernichtung envoyé à Sturmfurt pour tenter une négociation avec les Néo-Spartiates. On oublie en effet bien vite la première question qui lui a été adressée, laconique.
Oui, d'un nègre, qui avait osé adresser la parole à l'éminent diplomate de la Massenvernichtung, une fonction rare et ô combien en voie de disparition.
C'était comme cela que les Spartiates l'avaient capturé. En le prenant par surprise, par derrière, alors qu'un nègre avait aveuglé son jugement.
Il ne put revenir compter son histoire à ses pairs, à ses frères. Et pourtant, ils savaient. Et ils l'apprenèrent. Car les Spartiates et la Massenvernichtung en vinrent aux mains lors d'escarmouches. Et l'on sut qu'il était impensable de négocier avec ces hommes faibles et sot.
Alors la Division Massenvernichtung prit sur elle de compenser sa faiblesse en termes de force brute avec l'ingéniosité propre à la race blanche pure. Cette ingéniosité qui lui avait permis de conquérir le monde ; comme elle conquérerait Sturmfurt et raserait ses Basic-Fit.
Une nouvelle arme fut conçue, spécifiquement pour lutter contre les "Hommes-Forts". Un véhicule plus fort encore qu'eux. Cinquante tonnes d'acier capable d'écraser-broyer plus que ce que cent d'entre-eux pourraient développer-coucher.
- 1 "Tötendozer" (Bulldozer Niv.10/Char de Combat niv. 1). Il pèse cinquantes tonnes et peut raser un gymnase en moins de dix minutes.
Posté le : 20 sep. 2026 à 23:01:18
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Des petits hommes verts sont apparu au Gotterland. Tous, sans affiliation, sans origine, mais avec un sale accent français, et avec une coordination relevant de l'extraordinaire pour des mecs sensés ne pas se connaître.
Tous, arrivés avec des techniques, de l'expérience, des savoirs faire pour la guerre et la révolte. Pour tout combat, quoi. Et pourtant, impossible de les lier à un conflit, ces hommes n'ont pas de passé.
Les plus intelligents sauront qu'ils sont Loduariens. Et ces génies ont raison. La Loduarie est arrivé, pas officiellement, certes, mais elle est enfin arrivée au Gotterland. Au sud, pour être exact, pour aider à porter les couleurs d'un drapeau pouvant se confondre avec le drapeau de la Loduarie.
Militaires du rang, sous-officiers et officiers Loduariens sont arrivés parmi les forces rouge du Gotterland, pour observer, apprendre et surtout enseigner aux forces locales à se battre. Et surtout, à gagner.
Ainsi les forces rouges de ce petit pays en guerre civile depuis trop longtemps ont pu voir leur véritable formation commencer. Entraînement aux combats urbains, en forêt, aguerrissement, travaux pratiques, exercices, cours et tests, ordre serré... Les formateurs Loduariens ont désormais prit la main, en partie, sur les futurs soldats rouges du Gotterland. L'objectif ? Transformer les soldats du parti eurycommuniste du Gotterland en vrais soldats, à la Loduarienne. Et ainsi, les faire profiter de l'expérience Loduarienne en matière de combats armés, au niveau individuel, comme collectif, que ce soit pour un groupe, un peloton ou même un escadron. Tout cela pour garantir une organisation rigoureuse des forces armées rouges, et un renforcement du moral, car si on est meilleur alors on domine l'adversaire. Et si l'on domine, alors on est heureux. En théorie. L'on apprend aux Gotterlandais à vivre et à commander comme un Loduarien en mission, et on sait que cela fera une différence. Plus tard.
Pour le moment, nous n'avons que des subitex qui pensent à leur avenir dans un trou plein de boue. Pas de chance... Dans quelques mois la donne changera.
À côté de ces formateurs, les forces rouges du Gotterland ont pu voir quelques autres "Loduariens" arriver. Eux ne prennent pas part aux formations. Ils sont moins nombreux, mais mieux équipés. Et surtout, ils sont très peu présents. Car la Loduarie s'est dit que d'envoyer un peu plus d'hommes, au hasard des forces spéciales, ne ferait pas de mal, ne serait-ce que pour reconnaître le terrain et savoir qui il y avait en face.
La Loduarie ne changeait pas de visage. Seul ses organes étaient remplacés.
En clair, la Loduarie déploie des formateurs et des forces spéciales secrètement au Gotterland pour former les futurs soldats du PEG, voir compléter leur formation. Ils ont étés amenés au Gotterland par navire, au compte goutte.
Pour les effectifs nous avons :
- 500 formateurs (soldats pro)
- 100 forces spéciales (soldats pro)
- 30 officiers commandement (soldats pro)
- 70 réservistes
- 100 armes légères d'infanterie de 11ème génération
- 500 armes légères d'infanterie de 5ème génération
- 100 armes légères d'infanterie de 2ème génération
- 40 mitrailleuses lourdes de 8ème génération
- 100 lance-roquettes de 8ème génération
- 50 lance-missiles antichar de 7ème génération
- 6 véhicules blindés légers de 3ème génération
- 10 véhicules blindés de transport de troupes de 2ème génération
- 10 véhicules légers tout terrains de 1ère génération
- 5 véhicules utilitaires de 1ère génération
- 20 camions de transport de 2ème génération
- 3 hélicoptères légers polyvalents de 1ère génération
- 2 hélicoptère de transport moyen de 1ère génération
- 2 vedettes de 2ème génération
- 2 navires cargos de 1ère génération.