25/11/2018
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Liste des factions de la guerre civile götterlandaise.

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Principales factions de la guerre civile :

L'ouverture d'esprit du Götterland, fabuleux.


Un shithole magnifique.
⮕ La Chute de l'Aigle.


La guerre civile götterlandaise est une guerre civile qui a débuté dans le courant du mois de janvier 2018, sur fond d'une grave crise économique, sociale et politique qui secoue la Seconde République du Götterland depuis le début des années 2010. La société götterlandaise, tout au long de l'histoire de la Seconde République, fut le théâtre d'une sévère polarisation politique et sociale, aggravé par les inégalités socio-économiques et un héritage culturel principalement issu du colonialisme ainsi qu'une histoire politique traditionnellement prompte à la violence physique. De ce fait, lorsqu'en 2017, face à l'ampleur des manifestations de l'extrême gauche et de l'extrême droite et craignant un Coup d'Etat d'une partie comme de l'autre, le gouvernement de la Seconde République décide proclamer l'état d'urgence, la décision ne fait qu'embraser un pays qui n'attendait qu'une étincelle finale pour partir en éclats, devenant de fait un Etat failli, un pays de ruines sur lesquels de très (trop) diverses idéologies se sont réunis, se sont armés, se sont radicalisés et s'entretuent désormais avec leurs semblables, une guerre qui n'épargne ni les combattants, ni les civils. Le mode de pensée des Götterlandais est relativement violent en principe, leurs méthodes militaires le sont également, il faudra s'y habituer.

Bien que dramatique, cette guerre civile a fait voler en éclats un pays où les concitoyens n'étaient d'accord sur rien entre eux, dans une société largement fragmentée et en quête d'un but commun face au déclin inéluctable qu'a subi le Götterland pendant tout le XXe siècle. Compte tenu de cette forte fragmentation politique, le pays est divisé en une vingtaine de mouvements dont six principaux qui globalisent la majorité des forces armées en présence, factions qui sont pour certaines elles-mêmes divisées en plusieurs groupements faisant parfois front commun malgré les divergences pour survivre dans l'environnement hostile de cette guerre civile. Ce topic servira à présenter brièvement chacune de ces factions, leurs dynamiques internes, leurs idéologies respectives et leurs objectifs politiques.


La Seconde République de Götterland :

Drapeau de la Seconde République du Götterland.


La Seconde République de Götterland est le gouvernement internationalement reconnu par la communauté internationale du Götterland, dirigeant le pays depuis 1929. La Seconde République est une république semi-présidentielle dirigée par un Président de la République élu tous les cinq ans au suffrage universel. Le Président nomme le Premier Ministre, confirmé par le Parlement (Landtag). En tant que gouvernement officiel du Götterland, la Seconde République est l'institution légitime du pays mais les défauts et les échecs du régime face à la crise économique ont menés à une grave crise de confiance envers le gouvernement républicain et à la recherche par une partie importante de la population d'alternatives politiques viables. La confiance envers le gouvernement républicain dans la plupart du pays a été brisée suite à sa gestion économique désastreuse et aux attaques récurrentes du gouvernement contre les pratiques les plus traditionnelles du Götterland, la société götterlandaise s'avérant fortement conservatrice sur le plan social. Depuis le début de la guerre civile, les institutions républicaines sont maintenues dans un état d'urgence permanent, le Président de la République règne dans les faits par décret tant que la guerre civile est en cours. Néanmoins, compte tenu du retrait de la politique publique de la République des franges les plus extrémistes et de l'opposition suite au début de la guerre civile, ce qui reste du Landtag, bien qu'il ne dispose pas de pouvoir spécifique dans cette situation autre que d'approuver le renouvellement de l'état d'urgence tous les ans, compte certes plusieurs partis politiques mais ces derniers sont tous relativement unis autour d'une coalition d'union nationale qui maintient la cohésion dans ce qui reste des rangs républicains sans que le factionnalisme ne prenne le dessus. Ainsi, on retrouve comme partis :

  • Parti du Progrès (néo-liberal, progressiste, centre-droit, libre-échange, parti majoritaire et au pouvoir, pro-OND/ONC).
  • Union Chrétienne (démocrates-chrétiens, libéraux-conservateurs, droite, pro-ONC).
  • Parti Social-Démocrate Götterlandais ou SPDG (sociaux-démocrates, walteriens de gauche (équivalent de gaullistes de gauche), sociaux-libéraux, centre-gauche, non-alignés).
  • Fédération Verte (écologistes, progressistes, centre-gauche, pro-OND).
  • Le Verdammte FreiheitsPartei ou VFP (libertariens de droite, anti-étatistes, anti-interventionnistes, droite libertarienne, non-alignés)
Bien que la Seconde République soit théoriquement une des factions les plus progressistes et les plus libérales de la guerre civile, elle hérite d'institutions anachroniques. En effet, bien que le pays soit une démocratie avec le suffrage universel (bien qu'il faut attendre 1989 pour que les femmes aient le droit de vote), les circonstances électorales götterlandaises favorisent de très loin les villes et les zones urbaines au dépend des campagnes, ce qui fait que malgré que proportionnellement, la population götterlandaise soit majoritairement assez conservatrice, les villes plus libérales ont un poids électoral beaucoup plus important et ce qui a permis l'arrivée au pouvoir du Parti du Progrès et son maintien au pouvoir jusqu'à aujourd'hui. Ainsi, dans la région de Waltereich, la Seconde République continue d'être vue comme légitime par la population mais elle a quasiment perdu toute grâce du reste du pays.

Situation de départ :

La démocratie représentative à l'ancienne.

Au début de la guerre civile, la Seconde République du Götterland reste de loin la faction la plus puissante de la guerre civile. Bien que la marine ait déclaré toute neutralité dans le conflit et ait préféré assurer le maintien de l'ordre républicain dans les territoires d'outre-mer, une partie de l'armée et surtout l'armée de l'air continuent de prêter allégeance à la République, des années de liens politiques entre l'armée de l'air, dont le développement et l'extension dans les années 1990 et 2000 est majoritairement lié à la politique du gouvernement actuel, ont permis de conserver la fidélité de la plupart des officiers de l'armée de l'air et une partie de l'armée républicaine apolitisée. De même, la possession de Waltereich, centre industriel et cœur économique névralgique du Götterland, lui confère un grand avantage économique. Bien qu'en état d'urgence, la Seconde République n'a pas encore mené de répressions sur les libertés civiles sur les territoires qu'elle contrôlait.

Cependant, la Seconde République fait également face à de nombreux défis : les forces armées républicaines sont totalement désorganisées entre un haut commandement certes loyal à la République mais également une base armée qui est complètement confuse et démoralisée, beaucoup de soldats ont désertés de leurs postes, certaines unités de l'armée ont rejoints des factions rebelles et les soldats de la République sont extrêmement réticents à l'idée de combattre leurs anciens camarades. Si le haut commandement loyal, les soldats eux-mêmes ne le sont pas. L'économie est complètement inefficace, la bureaucratie s'étant complètement effondrée. L'absence de répressions des libertés civiles permet non seulement aux citoyens de manifester abondamment dans les rues pour critiquer le gouvernement républicain mais permet également aux factions extrémistes d'infiltrer la société civile afin de saboter le front intérieur. Le souhait du gouvernement républicain de conserver le cadre législatif d’avant-guerre facilite les actes de sabotage et de terrorisme et a permis aux factions rebelles de se créer des bases de soutiens au sein même du territoire républicain, notamment dans les zones rurales, où la guérilla de faible intensité fait rage contre les troupes républicaines. Enfin, le gouvernement républicain dispose du soutien des grandes entreprises du pays mais celles-ci attendent des concessions en contrepartie et avec la guerre civile, elles ont commencés à former leurs propres milices privées.


Armée de Libération Populaire du Götterland :

Drapeau de l'ALPG.

L’ALPG est la très lointaine héritière de l’Armée Populaire du Götterland, une organisation clandestine communiste formée sous la Première République en 1910 afin d'organiser la mouvance révolutionnaire marxiste et anarchiste contre la répression étatique violente de la junte militaire nationaliste qui dirigeait alors la Première République après l'effondrement de l’Empire. Bien que durement réprimée, l’Armée Populaire a continué d'exister tant bien que mal en menant des actions révolutionnaires localisées et en infiltrant les syndicats d'ouvriers durant toute la période de la Première République. Lorsque la Seconde République est proclamée, cette dernière maintient l'interdiction des partis communistes au Götterland mais mettra un terme direct à la répression de ces dernières et progressivement, les communistes et anarchistes, devenus très minoritaires, vont décider de dissoudre l'organisation en 1951, la plupart vont rejoindre le SPDG par la suite, faute d'avoir d'autres organisations ouvertement socialistes pour les accueillir légalement.

L'extrême gauche götterlandaise refait progressivement sa réapparition à partir de 2010 alors que l'économie götterlandaise est sévèrement ralentie par la dette publique, la croissance ralentit, les inégalités socioéconomiques s'accroissent et tandis que les ouvriers götterlandais peinent à maintenir leur niveau de vie, les grandes entreprises continuent de s'enrichir sur le dos de la population. En 2011, en toute illégalité, le Parti Eurycommuniste Götterlandais est fondé, suivi de la Ligue d’Émancipation Prolétarienne en 2012 et enfin rejoints par le Mouvement anti-fasciste en 2016. Toutes ces organisations sont strictement illégales aux yeux de l'État mais cela n'empêche pas ces organisations de réunir à leur cause plusieurs grands syndicats ouvriers à travers le pays et à organiser des grèves massives dans tout le pays. En 2017, les eurycommunistes organisent une immense grève dans la ville industrielle de Waldenau, principalement connue pour abriter les plus grandes raffineries du pays et donc essentielles au bon fonctionnement logistique du système économique national. La grève est réprimée violemment par la force par les unités du gouvernement qui font intervenir l'armée et arrêtent plusieurs dizaines de meneurs. Dans les villes industrielles, les manifestations communistes et libertaires sont également réprimées et l'extrême gauche dénonce les violences policières. Face aux répressions policières massives, le Parti Eurycommuniste Götterlandais, la Ligue d'Émancipation Prolétarienne et le Mouvement anti-fasciste fondent l’Armée de Libération Populaire du Götterland durant l'été 2017, initialement de simples milices d'autodéfense à l'échelle communautaire pour protéger les quartiers populaires des incursions policières puis devenue rapidement une véritable force paramilitaire qui a fini par prendre le contrôle de tout le sud du pays lorsque la guerre civile éclate en 2018.

Situation de départ :

Camarades, libérons nos frères et sœurs prolétaires !

Bien que l’ALPG ait réussit l'exploit d'unir sous une même bannière anarchistes et communistes, la coalition unie de différents mouvements reste une tâche ardue quant il s'agit de maintenir la cohésion d'une part et de désigner qui commande quoi. Quasiment tout dans l’ALPG est récent, des mouvements qui l'a composent à l'organisation elle-même qui n'est au mieux qu'une réunion de différents partis autour d'une table, sans organisation structurée, sans institutions et encore moins sans armée commune ou commandement commun, ce qui fait que l’ALPG est dans les faits un amas de milices se revendiquant d'une seule bannière en théorie mais ayant des intérêts divergents dans les faits. Trois factions principales composent l’ALPG, elles-mêmes comportant plusieurs factions différentes :

Le spectre du loduarisme.
  • Le Parti Eurycommuniste Götterlandais : la structure de parti la mieux organisée de toutes et la mieux soutenue grâce à ses soutiens syndicaux d'avant-guerre et disposant des plus importants effectifs dans les milices de l’ALPG ; bien que le PEG soit officiellement sur une ligne eurycommuniste largement inspirée du PEV velsnien et que cette ligne contrôle de fait la direction du parti (le Comité Central), elle doit aussi composer avec plusieurs autres factions non-officielles en son sein comme la faction jacobine (une faction proche du loduarisme autoritaire qui estime que pour protéger la Révolution, l’État-parti doit contrôler tous les aspects de la vie citoyenne via la surveillance de masse et la mise en place d'un État policier, tout en maintenant une politique explicitement populiste à travers la redistribution des richesses, la protection sociale et le conservatisme social pour maintenir le soutien populaire, les jacobins considérant de fait que le progressisme social est de nature néo-libérale et qu’il corrode de fait les valeurs de la classe ouvrière) et la faction national-communiste (conjuguent les principes du communisme avec le nationalisme götterlandais en mettant l'accent sur l'égalité économique et la souveraineté nationale, établissement d'une société prolétarienne préservant le patrimoine culturel et les intérêts supérieurs de la nation ; ironiquement, là où les jacobins sont plutôt conservateurs sur le plan social, les nationaux-communistes sont très attachés aux valeurs féministes et à la libération des minorités LGBT).

  • Tout pour le Juche.
  • Ligue d’Émancipation Prolétarienne : la Ligue d'Émancipation Prolétarienne s'est construite en opposition du PEG en opposition à la vision eurycommuniste loduariste et y préférant une interprétation beaucoup plus totalitaire de l'eurycommunisme mettant fortement l'accent sur l'autosuffisance nationale ; sur le plan économique, les partisans de la Ligue affirment qu'il faut construire une économie nationale indépendante sans exclure pour autant le commerce extérieur ; la Ligue considère que les masses sont le moteur de l’Histoire, les masses sont le centre de tout au sein de la société et le leader des masses doit être à son tour au centre de celles-ci, d’où le besoin de concentrer la totalité des pouvoirs entre les mains d’un seul et grand dirigeant, les masses ne pensent plus, leur volonté s’exerce à travers la conscience du Grand Leader qui devient alors le cerveau des masses populaires et donc la seule entité légitime à diriger les masses prolétaires.

  • Siamo tutti antifascisti !
  • Mouvement anti-fasciste : initialement un simple mouvement réunissant différentes mouvances de gauche s’alliant contre la montée des idées extrémistes, notamment néo-nazies, dans le courant des années 2010, le Mouvement anti-fasciste au sein du Götterland s’est à son tour radicalisé dans les mois qui ont précédés la guerre civile car tandis que le PEG et la Ligue d’Emancipation Prolétarienne réunissèrent les partisans eurycommunistes, l’autre courant de l’extrême gauche, c’est-à-dire les libertaires, ont massivement intégrés les rangs du Mouvement anti-fasciste qui est devenu de fait une faction libertaire tant dans sa direction que dans ses revendications et son organisation interne ; bien entendu, cependant, bien que le mouvement soit devenu de facto libertaire, il est lui-même divisé en plusieurs autres courants libertaires, chaque faction interne disposant également de ses propres milices ; on retrouve notamment les communalistes (favorables au modèle kah-tanais), les husakistes (favorables au modèle estalien) et les national-anarchistes (faction assez mal vue, prônant un anarchisme götterlandais qui se différencierait des modèles libertaires étrangers et qui rejettent autant le libéralisme et le capitalisme que le communisme, estimant vouloir baser la décentralisation et l’autogestion autour de l’identité nationale et de villages autonomes, étant favorablement des ruralistes par essence).

  • Compte tenu de sa nature plurielle, l’ALPG est désuni. Le front uni que constitue l’ALPG a certes permis de sécuriser le sud du pays mais il n’a pas préparé les différents mouvements internes à coopérer ensemble et les différentes factions se disputent régulièrement sur pratiquement tout, de la stratégie à la direction de l’armée et de la guerre civile. Avec l’absence d’un gouvernement central uni ou d’une direction définitive de la guerre civile en dehors de quelques commandants isolés de l’ALPG, presque toutes les affaires fondamentales de gouvernance au sein de l’ALPG sont impossibles à mettre en oeuvre, ce qui laisse la plupart des zones sous contrôle de l’ALPG dans un état de chaos et de désorganisation perpétuels. A cela il faut ajouter une situation industrielle très précaire car bien que les territoires du sud soient une des régions les plus industrieuses et développées du Götterland, l’ALPG a autant séduit certains syndicats qu’il en a fait fuir beaucoup, énormément de travailleurs qualifiés ont fuis l’ALPG et ce qu’ils nomment la Terreur Rouge, la plupart des ouvriers götterlandais ayant étés souvent assujettis au discours anticommuniste dominant au sein des médias et de la société conservatrice götterlandaise. L’absence de responsables et d’ouvriers qualifiés rend la plupart des installations industrielles sur le sol de l’ALPG complètement inutiles, manquant cruellement de personnel et ne disposant donc de fait que de peu de capacités productives. De même, le territoire actuel de l’ALPG est loin d’être pacifié : dans les villes et surtout dans les campagnes rurales, les forces réactionnaires ciblent les forces de l’ALPG en permanence et résistent en utilisant leur bases de soutien et en cultivant la population déjà anticommuniste du territoire. Les attentats à la bombe, les embuscades et les assassinats sont monnaie courante, ce qui rend extrêmement difficile pour l’ALPG de maintenir sa position dans les zones occupées. L’opinion publique götterlandaise est, très majoritairement, hostile à l’égard des communistes, ce qui mène également à de nombreuses manifestations. Enfin, il est à noter que depuis avant le début de la guerre civile, la jeunesse s’est massivement tournée, avec la crise économique, vers la drogue pour faire face à ses problèmes. Le sud du pays a été une des zones les plus gravement touchées par le trafic de drogue dont les conséquences néfastes sur la santé publique et surtout l’ordre public ont étés amplifiés par un secteur hospitalier défaillant et de nombreux cartels de drogue qu’ils soient locaux ou pilotés par la mafia velsnienne. Avec des années d’échec de lutte contre la drogue du gouvernement de la Seconde République, les grandes villes comme Zollstadt, Waldenau ou Grünthal sont des foyers importants de trafic de drogue, la consommation de drogues se faisant à même dans les rues et les drogués ne se cachent même plus pour consommer.


    Division Massenvernichtung :

    Drapeau de la Division Massenvernichtung.

    La Division Massenvernichtung est une organisation néo-nazie fondée en 2015 par Falko Klebs, un accélérationniste néo-nazi qui plaide pour la création d’un Etat ethno-nationaliste de race blanche en proposant l’extermination de masse de toutes les minorités non-blanches du Götterland ainsi que la prise du pouvoir de l’Etat Götterlandais, la Division accusant ouvertement les partis de la Seconde République, notamment le Parti du Progrès, d’être contrôlés secrètement par des sectes cabbalistes juives et cosmopolites dégénérées cherchant à exploiter la race blanche et à propager la décadence à la civilisation germanique aryenne. Avant 2018, la Division avait pour stratégie principale d’agir comme un groupe terroriste en propageant l’anarchie dans tout le Götterland afin qu’un parti d’avant-garde néo-nazi puisse prendre le pouvoir par la force et impose un gouvernement néo-fasciste et autoritaire. Ils rejettent la démocratie, l’Etat libéral, le capitalisme moderne (vu comme dégénéré), prônent la guerre raciale afin d’exterminer les non-Blancs, les immigrés, les LGBT, les personnes handicapées et toute forme de dégénérescence, ils ont donc une vision génocidaire pleinement assumée. Rejetant toute forme d’organisation politique classique, ils vouent un culte à la violence nihiliste et considèrent que la destruction de la société est un prérequis à la renaissance de la race aryenne. Ils considèrent que les mouvements fascistes historiques et actuels tels que le kohlisme rimaurien, le légionarisme khardazien, les orthografistes ou encore le Front Impérial de Menkelt comme beaucoup trop modérés. Réunissant quasiment tous les néo-nazis d’origine germanique du Götterland, il n’est pas étonnant que la Division ait dû faire des concessions au sein de son mouvement pour inclure dans sa lutte des branches divergentes de l’idéologie principale accélérationniste et néo-nazie de la Division. Ainsi, en plus de la faction dite accélérationniste néo-nazie, on retrouve deux autres mouvements au sein de la Division :

    Repentez-vous, saloperies de communistes !
  • Faction fascisto-cléricale : beaucoup plus contre-révolutionnaires que nihilistes, ils considèrent que le monde moderne est décadent principalement parce qu’il a rejeté Dieu, l’ordre et la hiérarchie traditionnelle. Ils considèrent que l’homme n’est pas naturellement bon et qu’une fois livré à lui-même dans le monde moderne, il sombre dans l’hédonisme, le relativisme et la dissolution morale, la modernité, ayant apporté le libéralisme et la sécularisation, est vue comme une rupture artificielle avec l’ordre naturel voulu par Dieu. La solution qu’ils prônent est donc un retour à un ordre sacré théocratique caractérisé par un fascisme plus classique mais sacralisé comme une volonté divine, un nationalisme ethnique mêlé à de l’intégralisme chrétien et enfin la subordination totale de l’individu à la nation, la foi et à l’Etat ; pour eux, l’Etat est nécessaire et il se doit donc d’être fort, centralisé et théocratique, obsédé par l’ordre moral.

  • MORT, CHAOS, GENOCIDE, DESTRUCTION.
  • Faction baylono-sataniste : faction radicalement occultiste de la Division, ils considèrent que le monde est fondamentalement corrompu et que la destruction est une vertu en soi, d’où leur rejet total de la moral, de l’humanisme et des valeurs chrétiennes vues comme faibles ; ils mélangent ainsi néonazisme, nihilisme radical, ésotérisme apocalyptique, occultisme violent (ils pratiquent le sacrifice humain des non-Blancs) et le satanisme anti-cosmique. Bien que le racisme reste central au sein de la faction, il est secondaire par rapport à leur vision nihiliste du monde, les non-Blancs ne sont vus que comme des symboles du chaos et des matières sacrificielles. Il convient tout de même de souligner que le satanisme de cette faction est rarement utilisé à but religieux, le satanisme au sein de la Division est plus un outil de transgression et de rupture morale qu’une croyance religieuse en soi, c’est pour cette raison qu’ils utilisent le satanisme comme excuse pour justifier l’absence totale de projet politique cohérent mis à part la destruction du monde moderne.

  • Situation de départ :

    L'avenir de la race aryenne découle de notre combat.

    La Division, dès les premières semaines de sa prise de contrôle du nord-est du pays, a adopté ce qu’elle nomma la Doctrine de la Destruction (Zerstörungdoktrin). La doctrine part du postulat que la société moderne est irréversible et que la démocratie, le libéralisme, l’égalitarisme et la morale humaniste ont pénétré toutes les structures sociales et qu’il n’existe donc plus d’institutions à prendre, plus d’Etat à infiltrer et plus de masses à éveiller, les partis sont vues comme des mécanismes d’intégration au système et même les régimes fascistes sont considérés comme trop légalistes et organisés. La violence devient alors l’unique acte authentique : puisque tout est corrompu, seule la destruction est sincère. La Division n’a ni plan de post-destruction, ni modèle social car planifier l’après, c’est déjà reproduire la logique systématique. La Zerstörungdoktrin se caractérise donc par l’infligation de plus de dégâts et de chaos aux structures judéo-bolchéviques qui infestent la société götterlandaise, quitte à ce que la Division transforme le Götterland en un amas de cendres pour ça. Cela inclut de massacrer tous ceux qui s’opposent à la Division, y compris les “collaborationnistes blancs”. Une telle doctrine, on s’en doute, anéantit tout espoir de soutien public. La Division n’a aucun soutien populaire au sein de ses territoires et elle le sait. De même, une des conséquences les plus catastrophiques de l’idéologie de la Division, c’est la fuite des cerveaux. Les ravages provoqués par les massacres de masse de la Division ne donnent que peu d’espoirs aux travailleurs götterlandais d’être bien traités par les néo-nazis. Ainsi, ceux qui n’ont pas fuis en dehors du territoire sont abandonnés au mieux dans des bidonvilles urbains et martyrisés en permanence par des unités auxiliaires aryennes. La Division a partiellement résolu le problème en établissant des petits campements de travail esclavagistes mais cela n’est pas suffisant pour qu’on puisse appeler ça une “économie”. Enfin, bien que les forces de la Division soient rigoureusement entraînés et disposent du soutien de centaines de néo-nazis à travers le monde, comptant également parmi plusieurs vétérans de l’ancienne armée götterlandaise désillusionnés par la République, les armes et l’équipement de la Division sont relativement médiocres. La plupart des armes de la Division proviennent du marché noir, des magasins de chasse ou encore ont étés imprimés par des imprimantes 3D. C’est autant une faille tactique incontestable mais aussi un cauchemar sans fin pour la logistique.


    Front de Résistance Nationale :

    Drapeau du Front de Résistance Nationale.


    Le Front de Résistance Nationale (FRN) est une faction issue principalement de l’électorat et des cadres du Parti d’Identité Nationale, un parti fondé en 2001 suite à une nouvelle défaite électorale des conservateurs face au Parti du Progrès. Initialement, le Parti d’Identité Nationale va adopter une idéologie qui combine rhétorique populiste et idées conservatrices. Le populisme de droite du PIN épouse traditionnellement les idées anti-élitistes, anti-establishment et prône le nationalisme et les sentiments nativistes. Ils blâment l’immigration, le globalisme et les valeurs libérales d’avoir provoqué le déclin sociétal du Götterland et proposent à l’inverse une politique migratoire stricte, une politique commerciale hautement protectionniste et un retour aux valeurs traditionnelles comme un remède à la décadence libérale. En 2008, le Parti d’Identité Nationale met à la tête du parti un certain Leonhard Goldstein durant les primaires. Goldstein se fait rapidement connaître au sein de la société götterlandaise pour ses phrases chocs et son populisme assez atypique. Ses programmes durant les campagnes électorales présidentielles de 2008 et de 2015 sont soulignés par un fort isolationnisme et une forme assez forte de paléo-conservatisme à l’international, s’opposant catégoriquement à toute entrée du pays dans l’ONC ou l’OND vus comme des blocs impérialistes qui enchaîneraient le Götterland aussitôt que le pays les rejoindrait. Il est également favorable au maintien strict des territoires d’outre-mer götterlandais, partisan de la répression stricte des mouvements indépendantistes et souhaitant rétablir en partie l’influence du Götterland dans ses ex-colonies afaréennes. Sur le plan intérieur, le PIN est favorable à une privatisation massive du secteur public, une libéralisation du contrôle des armes à feu dans le pays, une surveillance accrue de la population dans le cadre de la sécurité publique et le parti était économiquement favorable au conservatisme fiscal et considère le secteur privé comme le levier principal de la croissance économique. Le parti se dit radicalement anti-mondialiste et prône la défense de la classe moyenne götterlandaise contre les grandes entreprises, les puissances étrangères essayant de désindustrialiser le pays et les immigrés qui voleraient les emplois des Götterlandais honnêtes. Après le début de la guerre civile, le Parti d’Identité Nationale a rapidement su former des milices paramilitaires et a formé avec quelques autres partis conservateurs minoritaires locaux le Front de Résistance Nationale. Bien qu’il existe quelques mouvances minoritaires au sein du Front, le FRN est globalement idéologiquement monolithique et uni autour de la figure charismatique de Goldstein.

    Situation de départ :

    I'm not in the Files, I swear !

    Bien que le FRN soit idéologiquement uni, ce n’est pas entièrement le cas de ses forces armées. En effet, bien qu’une partie non négligeable de l’armée républicaine se soit ralliée également au FRN et qu’elle soit d’accord sur l'idée d’éliminer toutes les forces hostiles afin de pacifier le Götterland, le consensus de la chaîne de commandement semble s’arrêter là, les généraux et les officiers de l’armée du FRN sont en proie au factionnalisme et les officiers supérieurs ont du mal à se coordonner correctement sans passer des heures à s’engueuler. Heureusement, en dehors des formes de l’armée anciennement régulière, une partie importante des forces du FRN sont constituées de miliciens, peut-être moins entraînés que les soldats réguliers, mais bien plus loyaux politiquement. L’économie des territoires du FRN est également un problème, Rheinbruck n’est pas connue pour ses prouesses industrielles et l’arrière-pays contrôlé par le FRN est principalement composé de grandes plaines rurales avec peu de zones industrielles. De ce fait, l’économie du FRN est principalement dominée par le secteur agricole, limitant sérieusement les capacités industrielles du Front et entravent l’effort de guerre à long terme. De même, la très grande majorité de la communauté du renseignement du Götterlandais est resté fidèle au gouvernement de la Seconde République ou ont provoqués leur propre scission sur le territoire. Si cela assure au FRN de faire progresser leur programme sans opposition interne, sans experts du renseignement, il sera difficile pour le FRN de lutter contre les cellules rebelles et terroristes qui infestent son territoire.


    Marine der Republik Götterland :

    Bannière de la Marine de la République.

    Après le début de la guerre civile, la marine de la République a dû faire face à la dissension interne et à la désertion d’une partie de ses effectifs pour rejoindre l’un ou l’autre des camps. Cependant, conscient que prendre position dans le conflit provoquerait inévitablement la destruction de la marine götterlandaise dans un affrontement interne meurtrier, l’amiral Hanno Visscher a pris l’initiative de mobiliser ce qui restait des fusiliers-marins de la Marine afin de sécuriser la ville de Turmhain, lieu du centre de commandement national de la marine et plus grande base navale du pays. Se déclarant théoriquement neutre dans le conflit qui déchire le Götterland continental, l’attention de la marine est tournée vers l’extérieur. Visscher se fiche pas mal de qui va remporter la guerre civile mais ce qu’il redoute par-dessus tout, c’est le déclassement du Götterland à cause de cette guerre civile et en ce sens, il refuse tout bonnement d’abandonner les territoires d’outre-mer du Götterland qui en profiteront certainement pour tenter d’obtenir leur indépendance. Or, Visscher étant lui-même né dans les colonies d’outre-mer, il s’oppose viscéralement au Mouvement Océano-Afaréen qui, avec les années, s’est radicalisé et promeut de plus en plus des idées suprémacistes noires et se montre de plus en plus conciliant avec les massacres de Blancs dans les territoires d’outre-mer. Souhaitant maintenir l’ordre public et la protection des populations blanches locales, Visscher estime que le combat de la marine ne se situe pas en Eurysie mais bien en dehors, contre les indépendantistes océano-afaréens.

    Situation de départ :

    La "démocratie" par les armes.

    Bien que la marine de la République ait le monopole total sur tous les navires militaires du Götterland et que la quasi-totalité de ses effectifs soient issus de la marine professionnelle götterlandaise, la seule institution de la marine ne suffit guère à prospérer. En effet, la marine reste globalement illégitime aux yeux de la population de Turmhain et bien qu’elle soit vue comme une force de libération et de maintien de l’ordre établi par les populations d’outre-mer fidèles au Götterland, elle est vue comme une force coloniale d’oppression par la majorité de la population océano-afaréenne. De ce fait, le maintien de l’ordre des territoires d’outre-mer et de Turmhain est une tâche relativement difficile pour la marine qui n’est pas formée à administrer des territoires et se contente d’agir comme une force militaire coercitive qui maintient l’ordre par la force et la peur. En dehors de ça, la doctrine de la marine est héritée des longs conflits coloniaux du XXe siècle du Götterland, basée principalement sur la répression de masse des mouvements contestataires, l’abattage systématique des meneurs, l’utilisation de moyens lourds pour écraser les insurrections (artillerie navale, bombardements aériens, armes incendiaires, armes chimiques), tous les moyens sont bons pour éradiquer les insurrections, même les plus extrêmes. Enfin, bien que la marine ait pris le relais en ce qui concerne la sauvegarde des territoires d’outre-mer, elle ne dispose que d’une faible expérience du combat terrestre et se force à envoyer les marins sur la terre ferme pour mener les opérations.


    Mouvement Océano-Afaréen :

    Drapeau du Mouvement Océano-Afaréen.

    Le Mouvement Océano-Afaréen est né en 2017 à la suite de l’interdiction du Parti Océano-Afaréen pour l’Autonomie (POAA) par le gouvernement de la Seconde République. En effet, le POAA, parti lui-même fondé en 1980, avait participé à sa manière aux émeutes de 2017 en profitant de l’agitation provoquée par les communistes, les anarchistes et les néo-nazis sur le continent pour manifester à son tour pour obtenir de nouvelles concessions autonomistes de la part du gouvernement républicain. Or, ces manifestations ont rapidement tournés à l’émeute, des islamistes radicaux tirent sur la police et plusieurs attentats à la bombe contre des fonctionnaires götterlandais ont provoqués une réaction en chaîne du pouvoir götterlandais qui a alors accusé le parti de pratiquer des actions terroristes à l’égard du gouvernement et l’a donc dissous en conséquence. Rapidement, le MOA est à son tour né de cette interdiction mais dès le départ, le MOA a concrètement démontré en moins d’un an son manque d’unité idéologique. En effet, l’ancien POAA n’avait pas de ligne idéologique précise, elle favorisait l’entente avec les pouvoirs républicains götterlandais afin d’obtenir plus d’autonomie pour les populations océano-afaréennes dans les territoires d’outre-mer et bien qu’on puisse réclamer que le POAA était plutôt sur une ligne social-démocrate, sa composition était si diversifiée qu’il était quasiment impossible de donner une essence idéologique à ce parti car tout ce qui unissait réellement ses militants était l’autonomie des territoires d’outre-mer et indirectement la possible indépendance d’un Etat océano-afaréen. Le MOA a hérité de cette diversité et compte donc en son sein un très grand nombre de milices aux idéologies très marquées et divisées entre elles, unies temporairement sous un même drapeau pour combattre les colonialistes de la Marine mais n’hésitant pas parfois à s’adonner aux luttes de faction et à commettre des assassinats et des embuscades entre milices rivales. De ce fait, on retrouve énormément de milices : l’Armée de Libération Océano-Afaréenne (indépendantistes républicains et libéraux, réunissant tous les apolitiques indépendantistes des territoires d’outre-mer, favorables à l’OND/ONC), le Front des Combattants Exilés (suprémacistes noirs, favorables au génocide des Blancs situés sur le territoire d’outre-mer, souhaitent la mise en place d’un Etat ethnique pour les Océano-Afaréens), la Milice Roi de Trèfle (compagnie militaire privée composée principalement de combattants afaréens, alliés à l’Armée de Libération Océano-Afaréenne), les Fils de l’Islam (milice islamique salafiste djihadiste radicale, souhaitent établir un Etat islamique océano-afaréen), les Brigades du Prophète (milice islamique chiite, veulent établir une République islamique chiite océano-afaréenne), le Mouvement National du Prolétariat Océano-Afaréen (milice national-communiste souhaitant établir un Etat d’obédience communiste dans les territoires d’outre-mer), le Culte de Tazadaqyah (milice néo-paganiste et suprémaciste noir promouvant le retour à la foi animiste afaréenne) et enfin la Force Insurrectionnelle Populaire (milice d’inspiration communaliste qui souhaite l’intégration au Grand Kah).

    Situation de départ :

    Des colonies au XXIe siècle ? Mais lâche ça !


    Il est évident que le MOA, avec une telle situation, se retrouve dans une situation hautement complexe. Bien que la plupart des combattants du MOA disposent de peu de moyens, les tactiques de guérilla permettent en majeure partie d’économiser de nombreux effectifs face à la surpuissance du matériel militaire conventionnel de la Marine. Cependant, on s’en doute, bien que le MOA puisse avoir le potentiel d’être une excellente force de guérilla, ses dissensions internes paralysent en grande partie ses manoeuvres les plus importantes, les règlements de comptes internes sont fréquents, les milices s’affrontent parfois ouvertement dans les rues et il n’existe à l’heure actuelle aucune direction centrale du MOA, chaque milice s’auto-organisant elle-même sans instructions centralisées, ne se revendiquant du MOA que pour signifier leur esprit purement indépendantiste. Du fait que les milices soient multiples et que le MOA n’ait aucune administration civile, les territoires libérés face à la marine sont en proie au chaos et laissés à leur propre sort une fois libérés, les miliciens n’ayant la charge que de combattre, c’est aux civils de se débrouiller pour s’auto-administrer, et ça, quand ce n’est pas un des nombreux chefs de milices qui décident d’imposer leurs propres lois, souvent par la force, sur la population locale en écrasant l’opposition politique et en enrôlant de force les hommes valides dans les forces indépendantistes. Enfin, bien que le MOA ait les faveurs de la population d’origine océano-afaréenne, le mouvement est unanimement détesté par les populations blanches eurysiennes qui habitent les zones urbaines, les factions suprémacistes noires favorisant le génocide des Blancs n’aidant pas vraiment à la popularité du MOA dans son entiéreté tandis que la Marine, malgré ses méthodes brutales, fait office de garant de l’ordre public en face.
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    Liste des factions mineures de la guerre civile götterlandaise (I) :

    Brûle, Babylone, brûle !



    Des factions de marginalisés et de fous, tous rassemblés au même endroit. C'est beau putain !
    ⮕ Déviances et compagnie.


    Union Rurale éco-socialiste du Götterland :

    Drapeau de l'Union Rurale éco-socialiste du Götterland.

    L'Union Rurale éco-socialiste du Götterland, ou URESG, trouve ses racines dans la crise agricole des années 2000-2010 lorsque les politiques néo-libérales de la Seconde République ont dévasté l'agriculture traditionnelle götterlandaise. la libéralisation du marché agricole, l'arrivée massive de produits importés bon marché, la concurrence déloyale du marché mondial et surtout l'encouragement par le gouvernement de l'industrialisation agricole à grande échelle ont provoqué la faillite de dizaines de milliers de petites exploitations familiales. Entre 2005 et 2015, plus de 40% des petites fermes götterlandaises ont disparu, leurs terres rachetées par des conglomérats agro-industriels ou laissées en friche. C'est dans ce contexte de désespoir rural qu'est né en 2012 le Bauernwiderstandsbewegung (ou Mouvement de Résistance Paysanne, abrégé en MRP), initialement une simple organisation syndicale agricole militant pour la protection des petits exploitants. Le MRP organisait des blocages de routes, des occupations de supermarchés vendant des produits importés et des manifestations devant les sièges des grandes entreprises de l'agroalimentaire. Cependant, face à l'indifférence totale du gouvernement et à la répression policière croissante de leurs actions, le MRP s'est progressivement radicalisé. En 2014, le mouvement fusionne avec plusieurs collectifs écologistes radicaux et des syndicats d'ouvriers agricoles pour former l'URESG. L'idéologie de l'URESG est complexe et syncrétique. Au cœur se trouve une forme de socialisme agraire inspiré des mouvements narodniki est-eurysiens du XIXe siècle. L'URESG considère que la paysannerie, au lieu du prolétariat urbain, est la véritable classe révolutionnaire du Götterland moderne. Contrairement au marxisme orthodoxe qui voit les paysans comme une classe réactionnaire destinée à disparaître, l'URESG affirme que dans un contexte de crise écologique et d'épuisement des ressources naturelles, le mode de vie paysan traditionnel basé sur l'autosuffisance et la subsistance représente l'avenir plutôt que le passé. A cette base s'ajoute une forte influence de l'écologie sociale en affirmant la valeur intrinsèque de la nature et un rejet viscéral de l'anthropocentrisme. L'URESG critique sévèrement l'industrialisme, qu'il soit capitaliste ou socialiste, comme fondamentalement destructeur des écosystèmes et aliénant pour l'humanité. Enfin, des éléments de décroissance radicale complètent l'idéologie, l'URESG rejette complètement le paradigme de la croissance économique illimitée et propose à la place une société stable en équilibre écologique et où les besoins matériels sont volontairement limités pour permettre la soutenabilité à long terme. Sur le plan organisationnel, l'URESG fonctionne comme une confédération lâche de communes rurales autonomes et non comme un parti politique centralisé, chaque commune est théoriquement souveraine et prend ses propres décisions via des assemblées populaires locales. La coordination inter-communale se fait à travers des congrès paysans régionaux où des délégués mandatés et révocables à tout moment discutent des questions d'intérêt commun mais ces congrès n'ont aucun pouvoir de contrainte sur les communes individuelles. C'est une structure extrêmement décentralisée qui reflète des principes très anarchistes et libertaires qui influencent l'URESG.

    Situation de départ :

    L'écologie sans lutte des classes, c'est du jardinage.

    L'URESG se compose de trois courants idéologiques principaux qui cohabitent difficilement entre eux :

      Ici, c'est le Götterland, tu l'aimes ou tu dégages !
    • Les Agrariens Traditionalistes : C'est l'aile la plus conservatrice et la plus modérée avec une écologie plus pragmatique qu'idéologique ; ils acceptent le marché et la propriété privée tant qu'elles sont limitées à l'échelle humaine, ils sont favorables aux coopératives agricoles, aux marchés locaux, au commerce direct entre les producteurs et les consommateurs et rejettent complètement les grandes entreprises et la finance internationale ; socialement, ils sont plutôt conservateurs avec un certain attachement aux structures familiales traditionnelles, à la religion catholique et aux hiérarchies communautaires basées sur l'âge et l'expérience ; cette faction constitue la majorité numérique de l'URESG mais elle manque d'influence sur le reste de l'Union.

    • C'est pas comme ça que devrait finir le communisme ?
    • Les Eco-Révolutionnaires : C'est le courant le plus intellectuel et le plus explicitement révolutionnaire, composés principalement de jeunes activistes écologistes et d'intellectuels radicaux, cette faction constitue l'avant-garde d'une transformation écologique et sociale totale de la société avec une écologie profondément politique, analysant la crise environnementale comme résultant intrinsèquement du capitalisme, du patriarcat, du colonialisme et de la hiérarchie sociale ; la solution ne peut être que systémique via le démantèlement complet du capitalisme industriel, l'abolition de toute forme de hiérarchie telles que les classes, le genre ou la race, l'établissement d'une confédération de communes écologies autonomes organisées selon des principes de démocratie directe et de coopération volontaire ; ils sont en partie influencés par le communalisme kah-tanais mais en rejettent en grande partie l'évolution qu'est devenu le Grand-Kah lui-même et son industrialisme ; ils sont également les plus internationalistes, maintenant des contacts dans le monde entier, y compris au sein de l'ALPG voisine.

    • Ouga ouga.
    • Les Néo-Primitivistes : C'est l'aile la plus radicale et marginale de l'URESG, ils considèrent que la civilisation elle-même (et pas seulement le capitalisme ou l'industrialisme mais bien l'agriculture sédentaire, l'écriture, les villes et la division du travail) est la source de l'aliénation humaine et de la destruction écologique ; leur vision utopique implique un retour littéral au mode de vie chasseur-cueilleur du Paléolithique avec de petites bandes nomades vivant en harmonie totale avec la nature sauvage ; les néo-primitivistes pratiquent ce qu'ils prêchent en abandonnant les technologies modernes et l'agriculture pour vivre dans des camps forestiers, chasser, pêcher et cueillir tout en pratiquant au passage des rituels néo-païens qu'ils imaginent ressembler à ceux de leurs ancêtres préhistoriques ; ils rejettent l'écriture, les vêtements manufacturés et même le langage complexe, ils sont profondément anti-organisationnels et rejettent toute forme de structure, même les assemblées populaires, et préfèrent la spontanéité totale et l'autonomie individuelle absolue.

    La majorité des territoires que l'URESG contrôle sont des territoires ruraux faiblement peuplés. L'économie sous le contrôle de l'URESG est une tentative radicale de rupture avec le capitalisme moderne mais les résultats sont mitigés et très variables car si dans l'idéal, l'URESG cherche l'autosuffisance communautaire sans dépendre du commerce extérieur ou de l'industrie centralisée, dans la pratique peu de communes atteignent un tel niveau d'autosuffisance. L'agriculture est entièrement biologique et s'appuie sur des méthodes traditionnelles comme la rotation des cultures, le compostage, la traction animale, l'irrigation gravitaire ou les semences traditionnelles tandis que les machines agricoles sont progressivement abandonnés car dépendants de carburants fossiles ou de pièces de rechange industrielles. Bien que cette agriculture low-tech est plus soutenable écologiquement et emploie beaucoup plus de main d'œuvre (réglant structurellement toute forme de chômage), c'est aussi des méthodes beaucoup moins productives, ce qui entraîne de gros problèmes d'approvisionnement alimentaire dans les communes les plus peuplées. La distribution des biens suit divers modèles selon les communes. Les communes éco-révolutionnaires tendent vers le communisme intégral : abolition de l'argent, magasins communautaires où chacun prend librement ce dont il a besoin, repas communautaires, etc. Les communes agrariennes maintiennent des structures plus traditionnelles avec des marchés locaux qui fonctionnent selon le troc ou des monnaies locales, des propriétés familiales sur les fermes et en commerçant régulièrement entre communes. Quant aux communes néo-primitives, c'est simple, il n'y a juste aucune économie organisée, ce sont de petites bandes qui partagent tous leurs biens de manière informelle. Cette diversité économique complique énormément la coordination et crée des inégalités flagrantes entre communes riches et pauvres.

    L'industrie est le talon d'Achille de l'URESG car l'idéologie privilégie l'artisanat local et rejette la grande industrie, créant inévitablement des pénuries critiques de biens manufacturés essentiels comme les outils métalliques, les textiles, les médicaments, les armes et les munitions. Quelques communes tentent d'établir des ateliers artisanaux comme des forges ou des moulins mais leur production est dérisoire. Quant aux forces armées de l'URESG (que l'on nomme les Milices Vertes (Grüne Milizen)), c'est un réseau de milices locales autonomes coopérant de manière ad hoc. Chaque commune organise sa propre défense selon ses principes avec des rotations régulières pour éviter la professionnalisation militaire, d'autres désignent des miliciens permanents et d'autres rejettent juste la structure militaire formelle et comptent sur la défense spontanée. Il n'y a ni armée unifiée, ni chaîne de commandement claire et cela crée évidemment de gros problèmes de standardisation : certaines milices sont très bien entraînées et disciplinées mais d'autres sont essentielles des paysans armés sans formation réelle. L'armement est tout aussi disparate : fusils de chasse personnels des paysans, armes volés aux militaires ou à la police, armes artisanales à la qualité douteuse, parfois de simples arcs et arbalètes. A noter que l'URESG n'a aucune capacité de production de munitions modernes et dépend entièrement de ce qu'elle récupère sur les cadavres ennemis ou sur le vol, ce qui force les miliciens à économiser drastiquement leurs tirs et à privilégier des tactiques qui minimisent l'usage des munitions, y compris le corps-à-corps si c'est possible. Le moral des miliciens reste cependant généralement très élevé car ils se battent pour défendre littéralement leurs foyers et leurs familles.


    Organisation de Libération Francophone :

    Drapeau de l'Organisation de Libération Francophone.

    Pour en savoir plus sur l'histoire de la minorité francophone au Götterland, les Calmüsers.

    L'Organisation de Libération Francophone (OLF) est fondée en 2018 par le Front National-Calmüser, un parti néo-fasciste local calmüser fondé en 2008 et dirigé par Jean-Baptiste Moreau, ancien officier de l'armée götterlandaise et calmüser de naissance. Moreau, intellectuel autodidacte et particulièrement fasciné par le Kohlisme rimaurien et par les écrits calmüsers sur le nationalisme intégral, est venu à la conclusion que le libéralisme républicain, avec son universalisme cosmopolite et son individualisme atomisant, était intrinsèquement hostile aux identités nationales organiques et aux communautés traditionnelles. Seul un Etat autoritaire, corporatiste et explicitement nationaliste pouvait préserver l'identité calmüser de l'homogénéisation globaliste des néo-libéraux götterlandais. L'idéologie initiale de l'OLF, celle du FNC et articulé par Moreau (que l'on nomme donc le Morisme) comprend un nationalisme ethnolinguistique viscéral (indépendance de la Nouvelle-Calmuise), le corporatisme d'Etat (rejet de la lutte des classes marxiste et du capitalisme libéral au profit d'une troisième voie corporatiste où les conflits entre travail et capital sont résolus par l'arbitrage étatique et où la société s'organise en corporations professionnelles verticales qui coopèrent pour le bien commun national), le catholicisme intégral (avec une religion d'Etat catholique, des lois morales catholiques et un rôle privilégie de l'Eglise dans l'éducation et la vie publique, tout en rejetant le sécularisme comme une déviation moderniste), l'autoritarisme paternaliste (la démocratie parlementaire est vue comme inefficace et corrompue, dominée par des partis qui divisent la nation, il faut un chef fort qui puisse incarner la nation au-dessus des caprices électoraux), un anticommunisme viscéral (le communisme est l'ennemi existentiel absolu qui représente l'athéisme, le matérialisme, le collectivisme forcé et l'internationalisme qui détruit les nations) et le traditionalisme social (avec des structures sociales traditionnelles comme la famille patriarcale, la hiérarchie sociale naturelle et le rôle de genre complémentaire (la femme à la cuisine quoi)).

    Situation de départ :

    Une idée vraie, c'est une idée véritable.

    Bien que le FNC soit à l'origine de l'OLF, le ralliement de l'essentiel des Calmüsers (qui ne votaient pas tous FNC) a fait que l'OLF a rapidement absorbé d'autres groupes qui partagent le nationalisme et l'anticommunisme de Moreau mais divergent sur d'autres questions. Quatre factions se distinguent :

      Maréchal, nous voilà !
    • Le Front-National Calmüser (FNC/Moristes) : C'est le courant principal de l'OLF, réunis autour du parti d'avant-guerre et fidèles à l'idéologie moriste initiale, prônant un Etat corporatiste autoritaire mais pas totalitaire, maintenant des corps intermédiaires comme l'Eglise, les corporations professionnelles et les familles pour limiter le pouvoir étatique ; leur catholicisme est fervent mais pas fanatique, ils veulent un Etat officiellement catholique mais ils restent tolérants envers les autres confessions chrétiennes et les athées tant qu'ils respectent l'ordre public ; leur nationalisme est surtout culturel et linguistique et non pas racial, ils estiment qu'un götterlandais qui parle français, embrasse la culture calmüser et se convertit au catholicisme peut devenir calmüser alors qu'inversement, un calmüser de naissance qui s'assimile à la culture germanique est un traître ; ils sont favorables avant tout à l'indépendance de la Nouvelle-Calmuise et sont prêts à négocier pacifiquement pour atteindre ce but, ils ne sont pas partisans d'une guerre d'extermination et imaginent des relations normalisées avec le Götterland après la guerre ; économiquement, ils prônent l'autarcie modérée et le souverainisme économique et socialement, ils sont plus conservateurs que réactionnaires, acceptant que les femmes travaillent (dans des professions qui leur sont "appropriées") et ils sont favorables à une éducation universelle pour les hommes et les femmes tant qu'elle est catholique.

    • "Vous savez, moi je suis ni de gauche ni de droite, hein !"
    • Suprématie Franque (néo-nazis) : Le collectif de Suprématie Franque est une faction qui rejette le nationalisme purement culturel des Moristes et adopte à la place un nationalisme racial basé sur la suprématie de la race blanche et sur l'antisémitisme, ils sont partisans d'une synthèse assez bizarre entre néo-nazisme et nationalisme calmüser en considérant que les Calmüsers sont une tribu historiquement germanique et donc que les Calmüsers modernes sont racialement germaniques et font partie de la race aryenne supérieure ; cependant, ils ne sont pas pangermanistes, ils estiment que les Calmüsers sont au contraire supérieurs dans l'ordre racial germanique et qu'ils sont les plus proches de l'idéal aryen de tous les peuples germaniques ; ils prônent la purification ethnique de tous les non-blancs, l'élimination des Juifs (qu'ils accusent de contrôler secrètement la Seconde République et d'orchestrer un génocide culturel des Calmüsers) ; leur vision économique est une forme national-socialiste assez classique avec un anticapitalisme sélectif (contre la finance juive internationale mais favorisant à l'inverse les entreprises aryennes), l'autarcie totale et l'économie de guerre ; ils sont socialement patriarcaux, militaristes et darwinistes sociaux.

    • Hardi contre la Clique sans Patrie et sans Dieu ! Chantons la Catholique !
    • Le Culte Calmusien (Néo-Calmusiens) : Cette faction mystique et néo-médiévaliste idéalise la Calmuise médiévale comme modèle politique idéal, estimant que la Calmuise médiévale représente l'apogée de la civilisation chrétienne occidentale en prônant un ordre impérial sacré qui unit tous les peuples chrétiens d'Eurysie sous l'autorité d'un seul empereur et d'un pape pour défendre la Chrétienté des infidèles ; les "Néo-Calmusiens" veulent la restauration de cet ordre avec quelques adaptations modernes, ils rêvent d'une "Grande Calmuise" qui unit l'Eurysie occidentale, ce qui fait d'eux la faction la plus ouvertement expansionniste et militariste de l'OLF, prônant un mélange bizarre d'éléments fascistes (culte du chef, nationalisme extrême, militarisme à outrance) et monarchisme réactionnaire (hiérarchie féodale, restauration de la noblesse) ; la plupart de ces Néo-Calmusiens sont des ésotéristes chrétiens qui incorporent des éléments de mysticisme médiéval et d'occultisme christianisé dans leur idéologie.

    • Communiste ? Aventurier ? Fasciste ? Non !
    • Soréliens : Les Soréliens sont la faction la plus idéologiquement distinctive de l'OLF, représentant une fusion unique entre le nationalisme calmüser, le syndicalisme révolutionnaire et le fascisme car contrairement aux Moristes qui veulent un corporatisme d'Etat paternaliste et vertical, les Soréliens prônent un syndicalisme national où les syndicats de travailleurs contrôlent directement les moyens de production au service de la nation (et non au service de l'internationalisme prolétarien comme le voudrait les communistes), ils rejettent donc à la fois le capitalisme, vécu comme de l'exploitation, et le communisme marxiste qui est matérialiste, athée et prône un internationalisme dénationalisé ; l'idéal sorélien, c'est la république de producteurs où les ouvriers, les soldats et les paysans (donc les classes productives) exercent le pouvoir et éliminent les parasites capitalistes et les intellectuels cosmopolites de gauche ; ils sont obsédés par le concept de "mythe" propre aux Soréliens selon lequel les masses ne sont pas motivées par des arguments rationnels ou par des causes matérialistes mais par des mythes mobilisateurs qui inspirent l'action héroïque aux populations, estimant que le mythe de la nation calmüser opprimée se levant pour conquérir sa liberté est un mythe mobilisateur en soi ; contrairement aux Moristes profondément catholiques, les Soréliens sont plus ambiguës, la plupart sont catholiques par tradition mais d'autres sont aussi franchement anticléricaux ; c'est également la faction la plus progressiste de toute l'OLF car ils prônent l'égalité des sexes (ils considèrent que les femmes travailleuses font partie du peuple producteur), ils ne criminalisent pas l'homosexualité (vue comme une question privée sans importance) et se soucient beaucoup moins de la moralité sexuelle que les Moristes, estimant que le modèle patriarcal de la famille n'est pas le seul exclusif à pouvoir fonctionner ; ils prônent la violence révolutionnaire comme un acte de purification à travers l'usage de la grève générale, de l'action directe et la guerre nationale comme des moyens de forger un homme nouveau calmüser libéré de la décadence bourgeoisie.

    L'économie de l'OLF fonctionne selon les principes corporatistes moristes, chaque corporation étant dirigée par un conseil mixte de représentants des travailleurs et des employeurs ou propriétaires, coopérant théoriquement pour le bien de leur profession et de la nation, les conflits de travail étant interdits (la grève est parfaitement illégale) pour privilégier l'arbitrage des conseils corporatifs ou l'Etat en dernier recours. Dans la pratique, ce système est très inégal et l'absence d'administration étatique rend difficile l'arbitrage des conflits d'intérêts. L'OLF manque également énormément d'industrie, la majorité des régions sont rurales et limitent sévèrement la capacité de l'OLF à produire du matériel militaire lourd ou des munitions en quantité. L'OLF dépend largement des stocks d'armes capturés et de l'importation d'armes via des réseaux de contrebande et le soutien de groupes fascistes sympathisants dans d'autres pays francophones. Le plus gros problème économique de l'OLF reste cependant la fuite des capitaux et de l'expertise car beaucoup d'industriels et de techniciens qualifiés étaient soit götterlandais, soit des calmüsers libéraux qui ont fuis le fascisme de l'OLF, laissant certaines usines sans personnel qualifié pour les faire fonctionner.

    Les troupes de l'OLF sont un mélange complexe qui reflète bien les différentes factions entre un noyau dur de professionnels de l'ancienne armée götterlandaise qui ont désertés au début de la guerre. Néanmoins, au-delà de ces quelques professionnels, la majorité des troupes de l'OLF sont des miliciens, majoritairement des volontaires civils patriotes, dont la qualité est très variable, bien que la majorité soient peu entraînés ou disciplinés. Le FNC contrôle généralement les unités issues de l'ancienne armée régulière et qui ont désertés pour rejoindre l'OLF, le FNC essayant d'organiser une armée professionnelle et étatique ; derrière, les miliciens sont principalement regroupés autour des Bataillons d'Assaut néo-nazis qui sont composés principalement d'anciens criminels et de militants néo-nazis qui sont spécialisés dans les représailles, les massacres de civils et le combat urbain, estimant que la terreur est la tactique la plus viable ; les Néo-Calmuisiens s'organisent en ordres de chevalerie, tentant de s'organiser comme une armée professionnelle malgré un très large manque d'officiers pour encadrer les miliciens, mais on ne peut pas vraiment leur enlever leur moral très élevé et leur fanatisme religieux qui force le respect, ils sont aussi tenus par un code d'honneur rigide (disons que c'est les seuls de l'OLF à avoir l'interdiction formelle de s'en prendre aux civils) ; enfin, les Soréliens ne sont que très peu présents dans les troupes de l'OLF, la plupart des Soréliens se concentrent au sein des syndicats professionnels, leurs groupes de milices sont exclusivement faits pour l'autodéfense, les Soréliens sont trop peu nombreux pour prétendre à disposer d'une force professionnelle. L'équipement militaire de cet ensemble est très divers : armes capturées sur les casernes götterlandaises, armes produites localement et armes qui datent de la première moitié du XXe siècle pour la moitié d'entre eux, un vrai cauchemar pour la logistique.

    Enfin, les quatre factions au sein de l'OLF sont en conflit constant et permanent. Les Moristes détestent les néo-nazis qui sont vus comme trop radicaux et violents, les néo-nazis les voient à l'inverse comme trop modérés, religieux et pas assez racialement conscients, les Néo-Calmuisiens trouvent toutes les factions peu spirituels et les Soréliens sont en conflit avec tout le monde, le reste de l'OLF les voient un peu comme des communistes en sous-marin.


    Culte de l'Apocalypse :

    Drapeau du Culte de l'Apocalypse.

    Le Culte de l'Apocalypse représente peut-être la manifestation la plus pure et terrifiante du chaos psychologique et social engendré par la guerre civile. Fondé en 2015 par Matthias Endreich, l'organisation est à la base une simple secte fondée par Endreich, un ancien pasteur évangélique d'une petite église de banlieue qui a passé les années 2000-2010 à observer la désintégration sociale de sa ville avec la crise économique : fermeture d'usines, chômage de masse, épidémie de méthamphétamine chez les jeunes, familles brisées, suicides en hausse. Sa congrégation était composée principalement de travailleurs déclassés et désespérés qui cherchaient des réponses dans la théologie évangélique conventionnelle, sans en trouver. Pourquoi Dieu permettait-il tant de souffrances ? Quand viendrait le soulagement ? Endreich lui-même sombra dans la dépression et la consommation de drogues qui consumait également ses paroissiens, initialement pour essayer de comprendre leur expérience, puis il a commencé à recevoir ce qu'il décrivait des visions divines, probablement induites par les drogues mais qu'il a interprétées comme des révélations authentiques de Dieu. Ces visions lui révélaient une vérité terrible : le monde était déjà mort, l'Humanité est déjà damnée et l'Apocalypse arrivera bientôt. La souffrance et la violence sont les premiers signes de la Fin des Temps prophétisée dans l'Apocalypse de Saint-Jean, le rôle d'Endreich n'était plus de sauver les âmes mais de préparer les Elus à l'effondrement final et à la révélation de la Vérité cosmique qui suivrait. L'idéologie du culte, pour peu qu'on puisse appeler leur délire "idéologie", est un syncrétisme apocalyptique qui mélange christianisme évangélique hérétique, gnosticisme (idée que le monde matériel est intrinsèquement corrompu et créé par un démiurge maléfique et non par Dieu), mythologie nordique (comparaison du Ragnarök avec l'Apocalypse chrétienne) et théories du complot (gouvernement soi-disant mondial des francs-maçons, des pédo-satanistes et des juifs, transhumanisme vu comme la Marque de la Bête). Tout ça résulte à une cosmologie complètement incohérente et constamment fluctuante où Endreich révèle de nouvelles "vérités" qui contredisent les précédentes mais que les fidèles acceptent sans se questionner car la cohérence logique est vue comme une imposition du monde corrompu. Le Culte enseigne que la guerre civile n'est pas un conflit politique mais une manifestation physique de la guerre spirituelle cosmique entre les forces de Dieu (ou des dieux, la théologie du Culte semble confondre monothéisme et polythéisme) et les forces de Satan. Chaque faction est vue comme une manifestation différente du Mal : la Seconde République contrôlée par des démons bureaucratiques et satanistes, les communistes possédés par des esprits matérialistes, les fascistes comme des adorateurs de faux dieux, etc. Seul le Culte, qui a vu à travers l'illusion, peut naviguer la fin des temps et potentiellement survivre. La pratique religieuse du Culte est aussi chaotique que ses idées entre rituels chrétiens déformés, cérémonies néo-païennes inventées et consommations permanentes de drogues durant les rituels. Les services incluent des heures de prédication sous drogue dure d'Endreich, des glossolalies collectives, des mortifications physiques (flagellations, jeûnes extrêmes), consommations rituelles de drogues, transes extatiques et occasionnellement des sacrifices d'animaux (selon certaines rumeurs non confirmées, il y aurait possiblement des sacrifices humains de prisonniers).

    Situation de départ :

    REPENTEZ VOUS, DIEU RECONNAITRA LES SIENS !

    Le Culte contrôle toute la partie ouest d'Ankersdadt et bien entendu, le Culte ne possède ni services publics, ni administration, ni même un embryon d'Etat, les territoires contrôlés sont laissés pour compte. Il n'y a ni production organisée, ni commerce, ni division du travail, tout n'est que pillage, vols, recyclage et agriculture ultra-primitive (quelques jardins-potagers relativement insuffisants). Il arrive que le cannibalisme soit pratiqué de manière opportune, bien que ce soit officiellement interdit et nié, c'est tacitement toléré quand la faim devient extrême. Le Culte résout assez efficacement la gestion des cadavres et des charniers funéraires, on va dire. La toxicomanie y est endémique, encouragée même, la méthamphétamine y étant la plus répandue et la plus facile à produire locale, suivie de prêt par diverses drogues opioïdes, d'alcool de distillation (souvent toxique) et de champignons hallucinogènes. Cette consommation massive a des effets dévastateur sur la santé : infections, malnutrition, psychose, surdoses mortelles fréquentes. L'espérance de vie d'un membre du Culte après l'avoir rejoint est de moins de cinq ans, la drogue fait plus de morts dans les rangs du Culte que la guerre civile elle-même.

    Les forces armées du Culte tiennent plus de la horde ou de la foule que d'une armée : pas de structure de commandement, pas de hiérarchie, les opérations militaires sont souvent spontanées, les membres du Culte basent littéralement leur stratégie sur les visions d'Endreich qui lui indique où attaquer et où défendre. Cette vision est ensuite annoncée aux membres du Culte qui s'organisent spontanément pour mener l'opération, avec des groupes très variables en fonction de l'enthousiasme des troupes du Culte. La coordination tactique est minimale, les charges frontales sont privilégiées. Le concept de réserve, de flancs ou de retraites organisées leur est inconnu, les membres du Culte ont tendance à charger l'objectif jusqu'à sa capture ou la mort de l'ensemble des membres. L'armement est hétéroclite : armes à feu volées (ou achetées sur le marché noir), armes blanches bricolées, cocktails Molotov, explosifs artisanaux et parfois des armes chimiques (ironiquement, la seule usine qui fonctionne dans le territoire du Culte est une usine pétrochimique transformée en atelier de fabrication d'armes chimiques artisanales, le concept de crime de guerre n'existe pas pour le Culte).

    La vie dans les territoires du Culte est à proprement parler aussi infernal que leurs visions apocalyptiques : la malnutrition est universelle, les gens sont émaciés, les maladies prolifèrent dans des conditions insalubres (choléra, dysenterie, infections cutanées, parasites) et les soins médicaux sont inexistants (la prière est conseillée si votre enfant meurt d'une maladie infantile disparue depuis 500 piges). Le concept de vie privée n'existe, tout est communautaire et exposé. Les femmes sont systématiquement victimisées, considérées comme propriété collective et souvent violées. Les structures familiales ont étés détruites, les enfants sont souvent enlevés à leurs parents par le Culte pour en faire des enfants-soldats. Il n'est pas nécessaire de notifier qu'ils n'y a pas d'éducation pour eux.


    Club Néo-Spartiate :

    Drapeau du Club Néo-Spartiate.

    Le Club Néo-Spartiate représente une tentative radicale de ressusciter et d'appliquer au XXIe siècle les principes politiques et sociaux militaristes du monde hellénique antique. Fondé en 2014 par le colonel Leonidas von Kraft (un nom qu'il se donne lui-même, son nom de naissance plus prosaïque étant Franz Müller) et un groupe d'officiers götterlandais frustrés, le Club est né d'une profonde désillusion avec la modernité dans toutes ses manifestations entre le capitalisme consumériste, la démocratie parlementaire, l'égalitarisme, le féminisme, l'hédonisme ou encore l'individualisme atomisant. Von Kraft et ses co-fondateurs, tous des étudiants sérieux de l'histoire antique et de la philosophie politique classique, étaient convaincus que la civilisation eurysienne moderne était en parfaite décadence terminale et que seul un retour aux principes qui avaient fait la force des Hellènes antiques pouvait sauver la race humaine de la dégénérescence complète. Von Kraft lui-même est une figure fascinante et troublante à la fois : officier hautement décoré de l'armée républicaine, il a développé au fil des années un mépris croissant pour ce qu'il percevait comme de la mollesse dans la société götterlandaise. Les soldats qu'il avait sous ses ordres étaient physiquement faibles, psychologiquement de vrais tafioles, obsédés par leur petit confort et leurs droits selon la loi, plutôt que par leurs devoirs et leur sacrifice pour la nation. La population civile qu'il était censé défendre lui semblait indigne de sa protection : obèse, paresseuse, ignorante, hédoniste, obsédée par le divertissement, le plaisir, le consumérisme et ayant oublié toutes les vertus martiales et civiques qui font historiquement la grandeur des civilisations. Durant un congé prolongé en 2012, von Kraft passe six mois dans une retraite ascétique, lisant les grands philosophes présocratiques et se convainc que le modèle guerrier hellénique est le modèle idéal jamais atteint par l'humanité. L'idéologie du Club essaie donc de transposer ce système dans le contexte moderne avec pour principes fondamentaux un militarisme total (la guerre est l'activité humaine la plus noble, la société doit être organisée entièrement autour de la préparation à la guerre et à l'excellence martiale, tous les citoyens de plein droit se doivent d'être des guerriers professionnels qui consacrent leur vie à la maîtrise de l'art de la guerre), l'élitisme radical (les hommes ne naissant pas égaux, la grande majorité est naturellement inférieure car physiquement faible, intellectuellement limitée ou moralement corrompue, seule une minorité peut détenir le potentiel de l'excellence, il faut donc une société avec une petite élite de guerriers et une majorité de sous-hommes qui les servent), l'eugénisme sélectif (le maintien de la classe guerrière exige un programme rigoureux de sélection, les nouveau-nés sont examinés dès la naissance, les malformés sont tués à la naissance et le reste subissent un entraînement brutal similaire à l'Agogé hellénique, ceux qui échouent sont considérés comme des sous-hommes et les mariages sont arrangés pour optimiser la qualité génétique des progénitures), le communisme guerrier (la propriété privée et l'accumulation de richesse personnelle sont abolies, les guerriers vivent en communauté, partagent leurs repas (syssities) et ne possèdent que le strict minimum de biens personnels pour éviter toute forme d'avidité matérielle), le système de castes (division de la société en trois classes entre les Egaux (Identisch/Homoioi) qui sont la classe guerrière qui détient des droits politiques complets, les Périèques qui sont les artisans et techniciens libres mais sans droits politiques et les Heloten, esclaves et sous-hommes qui effectuent le travail manuel, la mobilité entre ces castes est théoriquement possible mais exceptionnel et rare), la subordination totale de l'individu à l'Etat (l'individu n'a aucune valeur en soi, sa valeur dérive entièrement de sa contribution à la puissance collective de la nation, le bonheur personnel n'a aucune importance comparé aux nécessités de l'Etat) et enfin le mépris pour le commerce et la richesse (l'acquisition de richesse et l'activité commerciale sont considérées comme corrompantes et indignes, le commerce est laissé aux sous-hommes).

    Cependant, contrairement au racisme biologique des nazis, le Club adopte une position théoriquement méritocratique et daltonienne : la race ou l'ethnie importe moins que ses qualités physiques, son courage et sa discipline au combat. Un homme de n'importe quelle origine raciale qui démontre son excellence martiale peut théoriquement devenu un Identisch (bien qu'en pratique, l'écrasante majorité du Club est composée d'hommes blancs germaniques). Ce pseudo-égalitarisme racial rend le Club unique parmi les factions d'extrême droite du Götterland. Il est à noter que le Club est très monolithique car son organisation hiérarchie stricte et son code d'honneur rigoureux suppriment efficacement le factionnalisme.

    Situation de départ :

    Règle numéro du Club : il est interdit de parler du Club.

    Le Club contrôle la ville de Sturmfurt, historiquement connu comme une ville militaire qui abritait plusieurs bases militaires de différents régiments avant la guerre civile. L'ancienne base aérienne de la ville, renommée Fort-Thermopyles, est devenu un complexe militaire massif qui sert de centre militaire et politique au Club. Le système social à l'intérieur des territoires a été radicalement transformé pour correspondre à la vision d'une société en trois castes des Néo-Spartiates. Les Identisch vivent en baraquements volontairement austères, passent leurs journées à s'entraîner physiquement et à mener des exercices militaires, partageant leurs repas collectifs (la nourriture ets volontairement simple et peu abondante) et ils ne possèdent aucun bien personnel en dehors de leur équipement militaire. Leurs vies sont régulées par un code d'honneur strict qui spécifie un comportement approprié à chaque situation ; la désobéissance ou la lâcheté sont déshonorants et sont punis généralement de mort. Les Périèques sont souvent d'anciens civils götterlandais incorporés dans le Club, forcés ou volontaires pour bénéficier de la protection du Club face aux autres factions extrémistes. Ils ne participent pas aux décisions politiques, ne sont pas autorisés à porter des armes (sauf en cas d'extrême urgence) et doivent montrer leur soumission aux Identisch. En échange, ils bénéficient de leur protection militaire, d'une sécurité matérielle relative et d'une certaine dignité humaine (ils sont considérés comme des hommes libres. Beaucoup de Périèques détestent dans les faits le Club mais ils le tolèrent, estimant leur situation préférable au chaos dans certaines régions. Enfin, les Heloton, les plus nombreux, sont souvent des prisonniers, des civils capturés ou plus souvent des personnes jugées inaptes à rejoindre les Périèques (souvent, ce sont des chômeurs, des ouvriers non-qualifiés, des paysans, etc.). Ils effectuent tout le travail manuel comme l'agriculture, la construction, la maintenance, le nettoyage, la cuisine et toutes les autres tâches indignes des Identisch. Les Heloten vivent dans des conditions misérables dans des logements surpeuplés, avec une nourriture minimale, sans aucun droit, surveillés constamment et punis brutalement pour la moindre infraction. Ils sont systématiquement humiliés et maltraités pour maintenir leur soumission psychologique. Périodiquement, la Cryptie (la police secrète du Club, dont les membres sont volontairement sélectionnés pour leur cruauté) mènent des chasses d'Heloten au hasard pour maintenir la terreur. Sans surprise, les Heloten haïssent universellement leurs maîtres. Quant aux femmes, elles jouent un rôle plus ambiguë car les femmes du Club sont généralement encouragées à faire de l'exercice, elles sont éduquées et ont un rôle jugé crucial qui est de produire et d'élever les futurs guerriers. Cependant, elles sont entièrement subordonnées aux hommes, n'ont aucun rôle politique ou militaire (malgré la protestation de certaines femmes qui veulent rejoindre les Identisch au combat) et sont essentiellement vues comme des machines reproductives. Les mariages sont tous arrangés pour optimiser la génétique, il est impossible pour les hommes comme pour les femmes de choisir son partenaire par "amour", c'est un truc de gay ça.

    La force militaire du Club est cependant redoutable. Les Identisch sont probablement les combattants individuellement les mieux entraînés de tout le Götterland. Chaque soldat est un professionnel qui s'entraîne quotidiennement, maîtrise le combat au corps-à-corps, le tir de précision, les tactiques d'infanterie et la survie. Leur équipement est excellent en général, généralement l'équipement de l'ancienne armée républicaine. Leur moral est inébranlable, la lâcheté et la retraite sont impensables littéralement. Cependant, malgré leur excellence tactique, ils ont quelques faiblesses majeures. Tout d'abord, ils sont numériquement peu nombreux, c'est une des factions avec le moins d'effectifs militaires, chaque perte est difficile à remplacer. Il est à noter qu'ils ont un certain mépris pour la technologie avancée, bien que très tempérée par pragmatisme, considérant notamment certaines tactiques ou équipements comme déshonorants comme les bombardements massifs ou les armes chimiques. Ces scrupules, bien qu'ils soient admirables moralement, sont des handicaps tactiques dont l'ennemi saura certainement tirer profit. Enfin, économiquement, l'économie est structurellement déficiente : le mépris pour le commerce signifie l'absence quasi-totale du commerce extérieur, forçant l'autarcie complète ; la dépendance au travail servile des sous-hommes signifie une production moindre (des esclaves maltraités travaillent mal en général), le Club produit en vérité à peine assez pour ses propres besoins de base et n'a aucun excédent.


    Front Eco-Fasciste du Götterland :

    Drapeau du Front Eco-Fasciste du Götterland.

    Le Front Eco-Fasciste du Götterland, ou FEFG, représente une synthèse idéologique rare entre les préoccupations écologiques (légitimes) avec une politique fasciste autoritaire et une volonté génocidaire de résoudre les problèmes environnementaux par l'élimination massive d'êtres humains. Fondé en 2016 par Henrik Waldmann, écologiste respecté devenu radicalisé, le FEFG est né de la frustration de l'échec complet des approches démocratiques et volontaires de la Fédération Verte et de la destruction écologique. Waldmann lui-même a passé une vingtaine d'années en tant que scientifique à publier des recherches sur la dégradation des écosystèmes götterlandais pour témoigner ensuite en tant que député de la Fédération verte sur la nécessité de politiques environnementales strictes. Ses appels ne furent jamais écoutés par le gouvernement néo-libéral, inféodés aux intérêts des grandes entreprises. La population, engourdie par le consumérisme, refusait lui aussi de modifier ses comportements destructeurs. Et pendant ce temps, Waldmann assistait impuissant à la déforestation, à la pollution des rivières et des océans, l'extinction des espèces en voie de disparition et l'artificialisation des sols. Le point de rupture vient en 2015 lorsque le gouvernement approuve un projet de déforestation massive dans les forêts du Haut-Götterland pour y construire une vaste zone industrielle afin de redynamiser l'économie et ce malgré les protestations massives des écologistes. Waldmann lui-même participe à l'occupation pacifique du site mais la police les expulsent violemment, plusieurs écologistes sont gravement blessés. Regardant les bulldozers commencer à abattre des arbres souvent millénaires, Waldmann subit une transformation psychologique radicale, devient convaincu que la démocratie est structurellement incapable de protéger l'environnement parce que les masses sont stupides et égoïstes et qu'elles voteront toujours pour leur confort immédiat au lieu de programmes de soutenabilité à long terme, et que les politiciens sont trop lâches et plient donc face aux pressions des lobbies industriels. La seule solution, c'est un Etat écologique totalitaire dirigé par une technocratie scientifique qui imposerait de force les mesures nécessaires pour sauver la Terre, indépendamment des volontés populaires. L'idéologie du FEFG combine plusieurs éléments contradictoires mais qui ont étés synthétisés dans une vision assez cohérente et qui mêle une écologie profonde et anti-humaniste (la nature a une valeur intrinsèque et indépendante de son utilité à l'humanité, l'anthropocentrisme est une erreur philosophique fondamentale qui cause la crise écologique, l'humanité n'est qu'une espèce parmi d'autres qui se révèle cancéreuse et qui doit être régulée), un malthusianisme extrême (la cause de la crise écologique, c'est la surpopulation, il faut donc réduire drastiquement la population humaine), un fascisme vert (un Etat totalitaire est nécessaire pour imposer la discipline écologique avec une élite scientifique qui détient le pouvoir absolu pour établir et faire respecter des quotas stricts de consommation et de reproduction, les droits individuels sont subordonnés aux impératifs écologiques), un biocentrisme mystique (le FEFG incorpore des éléments de mysticisme environnemental avec une vénération quasi-religieuse de la nature dans une forme de néo-paganisme germanique qui sacralise les forêts et les montagnes comme habitées par des esprits, ce qui justifie émotionnellement les politiques fascistes), un anti-modernisme sélectif (bien qu'ils reconnaissent que la civilisation industrielle est intrinsèquement non-soutenable et doit être démantelée, ils considèrent que certaines technologies vertes comme le solaire, l'éolien ou même le nucléaire sont acceptables, ils ne pensent pas qu'un retour aux chasseurs-cueilleurs soit possible ou souhaitable) et un darwinisme social écologique (une fois la population réduite au niveau soutenable et la société industrielle démantelée, il faut pratiquer l'eugénisme en tuant les faibles, les malades et les inaptes pour assurer une humanité forte et adaptée au mode de vie écologique).

    Situation de départ :

    L'écologie sans génocide, c'est du jardinage.

    Le FEFG fait appliquer au sein des territoires qu'il contrôle ce qu'il nomme le Nouvel Ordre Ecologique (le Neue-Ökologische Ordnung) qui est un régime extrêmement sévère de restructions environnementales : activités industrielles strictement interdites, démantèlement des usines, machines détruites, véhicules à moteur bannis (sauf pour l'usage militaire), électricité rationnée, chauffage moderne interdit, plastiques et autres métriaux non-biodégradables interdits, agriculture chimique interdite (seule la permaculture biologique est autorisée), quotas de consommation draconiens pour la population (rations calculées pour fournir le minimum calorique et nutritionnel), consommation de viande limitée à une fois par semaine, eau rationnée, déchets de chaque foyer pesés et inspectés (si le poids dépasse les quotas, le foyer est sévèrement puni), reproduction strictement contrôlée (nécessité d'avoir un permis de reproduction pour les couples, accordée après examen génétique ; les grossesses non-autorisées se terminent par des avortements forcés), infractions environnementales punies sévèrement (couper un arbre sans permission est puni de la peine de mort par exemple). Il est à noter aussi que le régime du FEFG mène un programme de réduction démographique active, nommée le "Plan zur Rettung der Menschheit durch Völkermord" ou abrégé en PRMV (Përimovo). Le Përimovo prend comme constat que la population actielle est trop élevée pour l'équilibre écologique local, il faut donc réduire le nombre d'habitants : les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes handicapées et tout individu considéré comme improductif reçoivent des rations insuffisantes, les soins médicaux leur sont refusés ; parfois, le Përimovo est appliqué plus franchement, envoyant des miliciens nommés les Grüne Ranger dans des zones jugées surpeuplées (souvent de simples bidonvilles ou camps de réfugiés) pour y massacrer les habitants.

    Ces Grüne Ranger, justement, constituent le gros des troupes du FEFG, ce sont des écologistes radicaux, des déserteurs et de jeunes idéalistes et qui sont tous généralement convaincus de l'idéologie du FEFG. A vrai dire, bien que les Grüne Ranger ont pour principales missions de combattre les autres factions de la guerre civile (souvent par des méthodes de guérilla) et qu'ils consentent à utiliser des moyens industriels pour mener la guerre (justifiée comme temporaire et nécessaire), ces miliciens passent le plus clair de leurs temps à massacrer et à terroriser la population civile. La base industrielle du FEFG est inexistante, le FEFG ne produit pratiquement aucun équipement militaire et dépend entièrement des pillages et des captures sur l'ennemi. Ses stocks d'armes et de munitions s'épuisent en permanence et l'économie de subsistance agricole stricte imposé par le FEFG peine à nourrir la population et les Grüne Ranger n'ont aucun excédent pour une armée en campagne, ils sont donc condamnés à une stratégie purement défensive pour le moment.
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    Liste des factions mineures de la guerre civile götterlandaise (II) :

    La première étape du fascisme, c'est le flambeau.



    Arcade, tu peux arrêter de mélanger les nazis et les queers ? Désolé, mais j'ai raison !
    ⮕ Le bazar idéologique götterlandais.


    Autorité épiscopale de l'évêché de Chronstadt :

    Drapeau de l'Autorité épiscopale de l'évêché de Chronstadt.

    L'Autorité épiscopale de l'évêché de Chronstadt représente une tentative de conserver, au milieu de la guerre civile, l'influence et la structure de l'Eglise au Götterland face aux différentes factions parfois très défavorables à la conservation du statut de l'Eglise au sein de la société et de la politique interne du pays. Chronstadt n'est pas en elle-même une ville mais un ensemble regroupé de trois petites villes (Barth, Nabburg et Runkel) que l'on nomme la "triade de Chronstadt" de par le fait que ces trois villes abritent trois des quatre cathédrales du Götterland (avec celle de Waltereich), cathédrales construites au XIIIe siècle par les autorités impériales götterlandaises dans un projet grandiose d'infrastructures à l'époque en souhaitant de faire de ces trois villes une seule et même grande ville qui deviendrait le centre religieux emblématique du Götterland. Chronstadt sera instrumentalisée tout au long de son histoire par le Saint-Empire comme un contrepoids à l'autorité papale de Catholagne, ce qui lui conféra une grande autonomie par rapport au Pape historiquement, l'évêque de Chronstadt étant considéré à plusieurs reprises dans l'histoire comme une forme d'antipape. Compte tenu de son passé historique, Chronstadt est historiquement connue pour son conservatisme religieux et resta pendant longtemps le plus grand bastion du catholicisme traditionnel au Götterland. Son évêque, Von Arnstein, est un théologien traditionaliste de 67 ans qui a passé la plupart de sa carrière ecclésiastique à dénoncer la modernité et à plaider pour un retour aux principes anciens de la chrétienté. Il développa tout au long de sa carrière l'identité conservatrice de Chronstadt en y organisant des pèlerinages, des processions religieuses publiques et des campagnes contre la décadence moderne, prenant des positions très controversées vis-à-vis de l'avortement, du mariage homosexuel, de la pornographie et du sécularisme. Lorsque la guerre civile éclate en 2018, l'administration républicaine locale s'effondre rapidement. Les fonctionnaires fuient, la police se dissout, des milices se forment et certaines factions tentent de prendre le contrôle de la triade. Von Arnstein, y voyant une opportunité providentielle, mobilise les fidèles catholiques de la ville et de séminaires locaux et en quelques semaines, avec l'aide d'officiers militaires catholiques et conservateurs qui ont désertés, von Arnstein établit le contrôle sur Chronstadt et déclare l'indépendance spirituelle et temporelle de l'évêché. L'idéologie de l'Autorité reste celle de l'intégrisme catholique traditionaliste porté à sa conclusion logique, rejetant toute forme de modernisme au sein de l'Eglise, rejetant l'autorité du Pape de Catholagne qu'ils accusent d'avoir trahi la foi authentique en embrassant le progressisme et l'œcuménisme, l'Autorité se positionne comme une Eglise fidèle à la tradition là où la Catholagne est tombée dans l'apostasie. Cette position sédévacantiste de facto (bien que Von Arnstein se réserve bien de dire le terme) crée une situation théologique bizarre où l'Autorité se veut plus catholique que le pape. L'Autorité prône au sein de son évêché un système théocratique intégral : l'Eglise, c'est l'Etat et l'Etat, c'est l'Eglise, toutes les lois doivent être basées sur le droit canon et la morale catholique, les questions théologiques ne sont pas sujettes au débat démocratique. Ils rejettent également toute forme de modernité qui, depuis la Renaissance, représente selon eux une déviation de l'ordre chrétien naturel établi par Dieu, estimant que le sécularisme, le libéralisme, l'individualisme, le relativisme moral, le capitalisme débridé et le socialisme athée sont tous des erreurs modernes. A cela il faut ajouter la mise en place d'une hiérarchie naturelle avec une séparation entre clergé, noblesse et gens du commun avec un rejet viscéral de l'égalitarisme moderne ; une subordination stricte de la femme (créées pour aider l'hommer, porter et élever ses enfants et maintenir son foyer, l'usurpation des rôles masculins par la femme est contre-nature), une morale sexuelle stricte (la sexualité n'est légitime que dans le mariage hétérosexuel et uniquement pour la procréation, tout ce qui est fornication, adultère, homosexualité, masturbation, contraception ou pornographie doivent être punis pénalement) et la mise en place d'un corporatisme social chrétien au sein de l'évêché. En effet, l'Autorité rejette à la fois le capitalisme qu'il considère comme encourageant la cupidité et l'exploitation et le socialisme qu'il considère matérialiste et athée, préférant un corporatisme social avec des corporations professionnelles pour réguler la production et les prix, l'interdiction de l'usure, la propriété privée limitée et la charité chrétienne pour les pauvres.

    Situation de départ :

    A l'est, la dictature des barbares communistes ! A l'ouest, la pourriture de l'égout matérialiste ! Eurysie, libère-toi !

    L'économie de l'évêché fonctionne selon les principes corporatistes chrétiens, chaque corporation contrôlant l'entrée dans sa profession, la régulation de la qualité, des prix et des droits sociaux des travailleurs. Cette organisation crée une certaine stabilité économique dans un pays en plein chaos et une certaine équité dans la distribution mais au prix d'une forte inefficacité de production et d'une absence totale d'innovation. L'interdiction de l'usure a complètement anéanti le système bancaire moderne et le crédit au sein de la ville. L'accumulation de richesse excessive est découragée moralement et fiscalement avec des taxes progressives sur les riches pour financer la charité. Le résultat est que l'économie de l'évêché est surprenamment très égalitaire (avec des inégalités économiques assez faibles) mais qui reste aussi stagnante et pré-capitaliste. L'industrie est fortement limitée au simple artisanat et aux manufactures de petite échelle comme le textile, la métallurgie ou les brasseries, l'Autorité ayant délibérément fermé les usines les plus modernes de la triade qui sont accusées de favoriser l'aliénation et la décadence.

    Bien que l'Autorité n'ait aucun désir d'imposer son propre ordre sur le reste du Götterland (cherchant certainement un soutien à une autre faction dominante qui saura protéger l'Eglise après la guerre civile), elle détient ses propres forces armées : les Chevaliers de Saint-Michel. Probablement la force la plus motivée de toute la guerre civile, composés principalement de fanatiques catholiques persuadés de combattre littéralement pour Dieu contre les forces du Mal, ils ont un équipement plutôt correct, bien majoritairement issus des arsenaux de la police des villes de la triade. L'Autorité, malgré des forces armées plutôt correctes, souffre tout de même de certaines faiblesses structurelles : son territoire est minuscule et facilement encerclable, sa base industrielle est très faible, sa population mobilisable est très restreinte et en dehors de quelques factions éloignées géographiquement, quasiment aucune des factions entourant dans l'immédiat l'Autorité ne semblent avoir de bonnes intentions à l'égard de l'Autorité et chercheront inévitablement à les soumettre.


    Republikanische Geheimdienste - Aktionsdienst (RG-A) :

    Drapeau de la Republikanische Geheimdienste - Aktionsdienst (RG-A).

    Le RG (Republikanische Geheimdienste) est l'agence de renseignement intérieur de la Seconde République. Fondé dans les années 1950 pour protéger la république démocratique contre les menaces internes comme les communistes, les néo-nazis, les terroristes et les espions étrangers, le RG a accumulé au fil des décennies des pouvoirs et des ressources considérables ainsi qu'une certaine autonomie vis-à-vis du pouvoir central. Contrairement aux services de renseignement de certaines démocraties qui restent fermement subordonnés au contrôle civil, le RG götterlandais a progressivement développé une culture institutionnelle du secret et de la méfiance envers les politiciens élus qui étaient considérés comme des incompétents et changeant trop fréquemment. Les années 2000 et 2010 ont vu l'apogée de cette dérive vers l'autonomie institutionnelle avec l'implication du RG dans de nombreux scandales : surveillance illégale de l'opposition politique, infiltration des mouvements sociaux légaux, manipulation des élections locales, liens troubles avec le crime organisé (certains éléments du RG ont des liens actifs avec la Société des corragiosi velsnienne et a utilisé de façon récurrente des agents criminels comme informateurs et agents actifs), détournements de fonds et selon certaines rumeurs, la RG aurait mené plusieurs assassinats politiques déguisés. Plusieurs enquêtes parlementaires ont étés lancées contre la RG mais elles furent systématiquement sabotées, les dossiers disparaissant, les témoins se rétractaient, les politiciens faisaient bizarrement machine-arrière, le RG s'était transformé avant la guerre en une forme d'Etat profond classique avec une bureaucratie permanente, non-élue, sans contre-pouvoirs publics pour y faire face et poursuivant ses propres intérêts institutionnels indépendamment du gouvernement civil élu. Lorsque la guerre civile éclate en 2018, la RG fait face à un choix existentiel. L'option la plus évidente serait de rester loyal à la Seconde République car après tout, l'agence était une institution de la Seconde République. Cependant, beaucoup d'agents supérieurs du RG ont perdus foi depuis longtemps dans la République, la considérant comme corrompue et incompétente. Une faction significative au sein du RG a des sympathies pour le FRN conservateur, partageant son nationalisme et son autoritarisme mais l'écrasante majorité des agents sont surtout des opportunistes qui voient le chaos en cours comme une chance d'enrichissement personnel. Environ les trois quarts du RG, non-désireux de rester aux côtés de la République, vont alors fonder le RG-A (Aktionsdienst, littéralement "Service d'Action") qui a décidé de maintenir son indépendance des autres factions. Ainsi, contrairement aux autres factions, le RG-A est une faction sans idéologique, purement cynique et instrumentale, le service vise à perpétuer son pouvoir et son influence. Ils se fichent complètement de qui remportera la guerre civile, tant qu'ils peuvent continuer d'exercer leur pouvoir occulte sur le reste de la nation.

    Situation de départ :

    Big Brother watching You.

    Le territoire actuellement sous le contrôle du RG-A est un archipel de planques, de bunkers, d'installations gouvernementales, de propriétés privées, de bases clandestines et de réseaux souterrains. Le RG-A n'a aucune emprise réelle sur son territoire, les populations locales sont laissées à elles-mêmes. En soit, il ne faut pas se concentrer sur le territoire du RG-A en lui-même car celui-ci n'est qu'un point d'ancrage, une zone d'influence plus qu'une zone clairement détenue par la faction. Même dans le cas où une faction décide de conquérir la zone, le RG-A continuera d'exister car sa présence s'étend en vérité dans toute la nation, avec un réseau large d'informateurs et de collaborateurs occasionnels, appuyés par un noyau dur d'agents professionnels, généralement issus des forces spéciales, qui ont des liens directs avec des personnalités de la plupart des grandes factions que ce soit les politiciens, les militaires, les bureaucrates, les criminels ou les journalistes. Contrairement aux autres factions dont les ressources dépendent souvent exclusivement du territoire qu'ils contrôlent, la RG-A compte sur d'immenses ressources financières issues de comptes bancaires privés dans les paradis fiscaux étrangers (accumulés grâce au détournement de fonds publics depuis des décennies), des réserves d'or et de devises cachées, des sociétés-écrans et surtout via ses activités criminelles à travers tout le pays. Le RG-A contrôle une part relativement importante du marché noir götterlandais, le RG-A vend des armes à toutes les factions pour maximiser son profit, vend également énormément de drogues, assure la contrebande des biens rares et n'hésite pas à extorquer les plus riches.

    Militairement, la RG-A n'a clairement pas les forces militaires pour mener une guerre conventionnelle, se contentant de quelques centaines d'opérateurs spéciaux issues des anciennes forces spéciales républicaines mais aussi de mercenaires étrangers hautement qualifiés et grassement payés. Ils ne mènent aucune bataille conventionnelle et préfèrent de loin les opérations clandestines : assassinats, enlèvements, sabotages, opérations false flag, infiltration et exfiltration, travaux sales. L'équipement du RG-A est à la pointe de la technologie moderne et de capacités informationnelles importantes (le RG-A possède des backdoors dans les systèmes de télécommunications götterlandais et disposent d'un équipement cryptographique de haute qualité) ainsi qu'un accès large à de nombreux dossiers d'avant-guerre sur la plupart des personnalités publiques du pays. Bien qu'elle semble mineure à première vue, le RG-A n'est clairement pas à sous-estimer et bien qu'ils ne puissent pas gouverner directement, ils trouveront bien des marionnettes à guider un jour ou l'autre.


    Front de Restauration Monarchique :

    Drapeau du Front de Restauration Monarchique.

    L'histoire pertinente du FRM remonte à l'effondrement du Saint-Empire du Götterland en 1908. En effet, après l'assassinat de Walter III par un sympathisant communiste cette année-là, la Première République fut proclamée par l'armée et la monarchie fut abolie. L'absence de réaction des monarchistes fut principalement lié à l'absence d'un héritier mâle direct de Walter III, celui-ci n'ayant eu que des filles. Il fallait donc remonter l'arbre généalogique pour trouver un héritier correct, Friedrich (dit Friedrich IV), neveu de Walter III. Le principal problème qui avait empêché Friedrich IV d'accéder au trône fut purement et simplement son âge, il n'avait alors que cinq ans au moment des faits. En l'absence d'un régent fort capable de protéger l'institution monarchique face à l'incapacité de gouverner du jeune héritier, la famille impériale a préféré fuir à l'étranger. La famille impériale a passé tout le XXe siècle en exil, principalement dans les cours des monarchies ouest-eurysiennes, y maintenant une présence symbolique et cultivant soigneusement l'image de légitimes souverains injustement dépossédés. Pendant ce temps, au Götterland, la nostalgie monarchique restait étonnamment vivace dans certains segments de la population, notamment l'ancienne noblesse (qui avait perdu ses privilèges avec la république), la paysannerie traditionnelle et une partie de l'armée restée fortement conservatrice. Cette nostalgie a été entretenue par des organisations et des collectifs légitimistes qui ont organisés tout au long du XXe siècle des commémorations et publiaient des revues royalistes pour maintenir l'esprit royaliste dans le cœur de la population et faire le lien entre la famille impériale en exil et la population götterlandaise. La crise économique qui frappe le Götterland à partir des années 2010 et l'incompétence de la Seconde République donnent un second souffle au mouvement monarchiste. Les légitimistes commencent à argumenter que le Götterland a pris un mauvais tournant en 1908, que la république n'avait apporté que le déclin et l'instabilité au Götterland et que seule la restauration monarchique pouvaiy redonner la stabilité, la grandeur et la dignité du pays. En 2017, les différents groupes monarchies locaux du pays se fédèrent pour former le Front de Restauration Monarchique et réussissent à convaincre le prince Maximilian, petit-fils de Friedrich IV et actuel prétendant au trône, de retourner clandestinement au Götterland pour se mettre à la tête du mouvement. Maximilian lui-même est cependant une figure inadéquate pour le rôle qu'on lui demande de jouer. Agé de 52 ans en 2018, il a passé toute sa vie dans le confort aristocratique de l'exil, principalement dans les châteaux gallèsants et les appartements de luxe de Manticore, entretenu par ce qui reste de la fortune familiale et des emplois symboliques du prince dans de grandes entreprises teylaises au sein du conseil d'administratif. Sa formation est celle d'un dilettante cultivé : études en histoire de l'art, une certaine passion pour l'équitation et la chasse, collectionneur de pièces antiques et socialement charmant au sein des dîners mondains. Mais au-delà de ça, il n'a absolument aucune expérience politique, aucune formation militaire et il ne connaît pas son propre pays, le Götterland, et ses réalités géopolitiques complexes sur le terrain. Son götterlandais, bien que grammaticalement correct, est prononcé avec un accent étrangement teylais, résultant de décennies à parler principalement français ou anglais. Il est physiquement...peu impressionnant : légèrement bedonnant, calvitie avancée, posture voûtée et des manières assez efféminées qui contrastent trop avec l'image martiale que veulent se faire les monarchistes d'un restaurateur monarchique. Malgré ce triste constat, Maximilian possède deux atouts majeurs : tout d'abord, il est le descendant légitime et incontesté de la dynastie impériale et de ce fait, il possède une légitimité absolue en tant que prétendant au trône ; ensuite, il est très malléable et manipulable, ce qui fait que sa figure s'efface déjà suffisamment pour laisser place aux différentes factions du FRM de projeter sur lui leurs propres visions politiques. L'idéologie du FRM est le légitimisme monarchique mais cette apparente simplicité cache une profonde confusion sur ce que cela signifie concrètement. Le légitimisme affirme que la légitimité politique dérive de la continuité dynastique historique plutôt que du consentement populaire ou de la force militaire. Le roi légitime a un droit naturel et sacré au trône transmis par lignée de sang et par la volonté divine. Cette légitimité est indépendante de toute compétence personnelle, un roi incompétent reste un roi légitime. La république, quelle que soit son efficacité pratique, reste fondamentalement illégitime en usurpant le pouvoir du souverain légitime.

    Situation de départ :

    Au Götterland, il faut un Roi ! Le Götterland se défait sans Roi ! Les Rois ont fait le Götterland !

    Au-delà du principe de base du légitimisme monarchique, le FRM se divise en deux grandes factions :

      Le modèle de la Grosse Catherine.
    • Les Constitutionnalistes : Dominés principalement par les intellectuels conservateurs et par la frange politicienne du FRM, ils imaginent une monarchie constitutionnelle moderne sur le modèle teylais où le roi règnerait mais ne gouvernerait pas, servant principalement de symbole unificateur et de garant de la continuité institutionnelle, le pouvoir réel serait exercé par un parlement élu et un premier ministre, une vision qui reste compatible avec la démocratie moderne mais qui est aussi la plus critiquée au sein du mouvement qui voient une monarchie constitutionnelle comme une monarchie édentée sans substance ; les Constitutionnalistes estiment que c'est la seule forme de monarchie que le monde reconnaîtra à l'international, les Constitutionnalistes étant au passage généralement pro-OND du fait de la forte influence du modèle politique teylais sur leurs conceptions politiques.

    • Für den Kaiser !
    • Les Absolutistes : Aile la plus réactionnaire du FRM, ils souhaitent la restauration à la fois de la monarchie et de l'absolutisme royal où le roi doit détenir tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) sans aucune limite constitutionnelle ; le parlement, s'il existe, n'est que purement consultatif ; leur vision est justifiée théologiquement car le roi gouverne par droit divin et aussi pratiquement car seul un monarque absolu peur prendre des décisions rapides et difficiles nécessaires pour sauver le Götterland ; les absolutistes méprisent la démocratie et considèrent que l'échec de la république prouve l'échec de toute forme de gouvernement populaire.

    L'économie dans les territoires du FRM est un hybride étrange entre capitalisme moderne et relations quasi-féodales. En effet, la faction absolutiste se veut beaucoup plus anticapitaliste que les constitutionnalistes et prônent à la place une économie corporatiste dominée par la noblesse, l'actuel territoire contrôlé par le FRM ayant été divisés en domaines nobiliaires partagés entre les anciennes familles nobles déchues du Götterland qui servent d'administrateurs aux zones rurales. Les zones urbaines composent cependant encore avec une économie moderne parfaitement capitaliste avec des commerces, des banques (même si beaucoup de financiers ont fui face à la rhétorique anti-capitaliste des absolutistes) et des industries légères.

    Militairement, l'Armée Impériale (comme elle se nomme elle-même) est composée d'un noyau dur de soldats professionnels de l'ancienne armée républicaine, principalement des soldats animés par le conservatisme idéologique, par nostalgique monarchique ou par simple opportuniste (grâce à la richesse de la famille impériale et des familles nobles, le FRM est une des factions qui paie le mieux ses troupes). Ces professionnels sont compétents et expérimentés mais sont assez peu nombreux. La majorité des forces monarchiques dépendent de milices paysannes conservatrices, de volontaires civils et de paysans enrôlés de force. Le moral y est donc étrangement bimodal entre un moral excellent chez les vrais croyants monarchistes (convaincus de combattre pour restaurer l'ordre légitime voulu par Dieu) et une réticence à peine voilée chez les enrôlés de force et les opportunistes, la désertion est fréquente.

    Le leadership de Maximilian est le problème central et insurmontable du FRM. Il est simplement inadéquat pour son rôle : indécis, facilement manipulé, plus intéressé par les plaisirs aristocratiques que par les dures réalités de la guerre et de la gouvernance, physiquement peu imposant et orateur plus que médiocre, ses apparitions publiques manquent de charisme, il y semble souvent mal à l'aise et très artificiel dans sa façon de s'exprimer en public. Les soldats le respectent par tradition dynastique mais ne l'apprécient pas pour autant et ne sont certainement pas inspirés par lui. C'est une simple marionnette que se disputent en permanence les constitutionnalistes et les absolutistes, menant de fait à la paralysie politique au sein du Front.


    Union de Défense Indépendantiste :

    Drapeau de l'Union de Défense Indépendantiste.

    Pour en savoir plus sur l'histoire des Anglikaners, ici.

    L'Union de Défense Indépendantiste (UDI) est née du ressentiment accumulé sur plus d'un siècle par les Anglikaners, la minorité anglophone du Götterland. L'imposition de la germanisation et la marginalisation des Anglikaners sous la Première République ainsi que la perpétuation des discriminations sous la Seconde créait à partir des années 1960-1970 des sentiments autonomistes anglikaners, initialement très modérés et travaillant dans le cadre démocratique légal avec des partis autonomistes demandant plus d'autonomie pour les communautés anglikaners, une véritable égalité linguistique et institutionnelle et la fin des discriminations sur les anglophones. Cependant, la plupart des gouvernements de la Seconde République ignorent largement ces revendications, se contentant de quelques concessions minimales et symboliques pour préserver le statu quo. La radicalisation s'accentue dans les années 2010 avec la crise économique. La fermeture des usines, le chômage de masse et l'émigration de la jeunesse anglikaner à l'étranger créent un sentiment de désespoir et de colère. Le mouvement purement indépendantiste, historiquement extrêmement marginal, commence à gagner des soutiens en en 2015, Alexander Thormwood, un homme d'affaires anglikaner de 48 ans qui a fait fortune puis tout perdu durant la crise, fonde l'UDI, initialement un simple parti politique radical qui va très vite se transformer en mouvement paramilitaire lorsqu'il devient clair que le changement démocratique était devenu impossible. Thornwood lui-même est une figure assez complexe : charismatique, intelligent, excellent orateur qui est capable de galvaniser les foules, il possède une aura autoritaire naturelle et une vision très manichéenne du monde (Anglikaners victimes et opprimées face aux oppresseurs götterlandais) ainsi qu'une volonté d'utiliser la violence comme moyen d'accéder à l'indépendance d'une nation anglikaner. Son idéologie évolue rapidement de l'autonomisme modéré vers un nationalisme ethnique anglikaner de plus en plus radical. Sa rhétorique combine le ressentiment légitime contre l'oppression historique des Anglikaners avec des éléments plus inquiétants comme de l'essentialisme ethnique (il considère que les Anglikaners et les Götterlandais sont fondamentalement différents et incompatibles), théories conspirationnistes et appels à la purification ethnique. L'idéologie de l'UDI est centrée sur le nationalisme ethnolinguistique anglikaner mais ce nationalisme a progressivement absorbé des éléments d'autoritarisme, de conservatisme et d'ethno-nationalisme qui le placent dangereusement à la frontière du fascisme, bien que l'UDI rejette vigoureisement l'étiquette du fascisme. Leur idéologie se basent sur l'indépendance nationale absolue d'une nation anglikaner, le nationalisme ethnolinguistique, la victimisation historique, le conservatisme social strict (valeurs traditionnelles comme la famille nucléaire patriarcale, le christianisme, la discipline social, l'ordre public et le rejet du progressisme social moderne comme le féminisme, les droits LGBT et le multiculturalisme), le capitalisme nationaliste (capitalisme de marché libre mais avec une forte dimension protectionniste et nationaliste) et un certain autoritarisme (via un gouvernement fort et centralisé, au moins temporairement).

    Situation de départ :

    By God We'll Have Our Home Again !

    L'UDI se compose de trois grands courants idéologiques qui partagent le nationalisme anglikaner mais divergent sur d'autres questions :

      Les gens normaux, les gens pas drôles là au fond de la salle, bouuuuuuuh !
    • Separatist Union (modérés) : C'est une union au sein de l'UDI qui regroupent environ un tiers de l'UDI et qui veulent simplement l'indépendance et l'autodétermination du peuple anglikaner sans embrasser pour autant l'autoritarisme ou l'ethno-nationalisme radical, ils prônent la mise en place d'une république anglikaner démocratique, tolérante, maintenant de bonnes relations avec le Götterland après la guerre.

    • My references ? Amelia and ICE.
    • Anglikaner Defense Group (ethno-nationalistes) : Courant dominé par Thornwood lui-même et qui prônent un Etat ethniquement homogène anglikaner, les Götterlandais habitant sur le territoire supposé des Anglikaners devant soit s'assimiler, soit partir ; ceux qui refusent doivent être expulsés de force, c'est une vision qui implique nécessairement le nettoyage ethnique, bien que l'UDI évite soigneusement ce terme pour y préférer des euphémismes comme "rapatriement" ou "échange de populations" ; le nationalisme ethnique de ce groupe se justifie par des arguments d'autodéfense nationale, Thornwood argumentant que la séparation stricte entre Götterlandais et Anglikaners par une frontière rigide est le seul moyen de protéger les Anglikaners du racisme systémique du Götterland.

    • Look Away, Dixie Land !
    • Les Néo-Anglikaners : Faction marginale mais bruyante qui se veulent être les plus proches de ce qu'on peut appeler le courant fasciste, prônant une idéologie esclavagiste et ségrégationniste en mélangeant nationalisme anglikaner, hiérarchie raciale, traditionalisme social extrême et nostalgie d'un ordre social stratifié et hiérarchique, voulant établir un Etat explicitement suprémaciste blanc où les Götterlandais et les non-Blancs seraient massacrés ou au mieux esclavagisés pour les besoins de l'économie du futur Etat anglikaner.

    L'UDI contrôle surtout la ville de Kaiserhaln et de ses alentours, principale ville comptant le plus grand nombre d'Anglikaners sur le sol götterlandais. La prise de contrôle de la région a été traumatisante et violente, notamment pour les populations götterlandaises qui ont étés la cible de campagnes systématiques d'intimidation, d'expulsion et de massacres par les milices de l'UDI. Des dizaines de milliers de Götterlandais ont fui les territoires de l'UDI, créant une crise de réfugiés de masse qui bloquent les routes de la région pour les futures opérations militaires. Les quelques Götterlandais restants, souvent les plus pauvres, vivent comme des citoyens de seconde classe, harcelés constamment. L'économie de Kaiserhaln est historiquement basée sur l'industrie légère, la région alentour permettant à l'UDI d'avoir une base économique modeste avec certaines inefficacités croissantes car la fuite des Götterlandais, notamment beaucoup d'ouvriers qualifiés, a crée des pénuries de compétence sur tout le territoire. Beaucoup d'usines ont diminués en cadence de production ou ont simplement fermés. L'UDI impose des politiques économiques nationalistes avec la nationalisation des entreprises possédées par les Götterlandais et les étrangers, une préférence obligatoire pour les fournisseurs et travailleurs anglikaners, des barrières commerciales contre les produits étrangers et plusieurs tentatives de réorienter le commerce de l'UDI vers les pays anglophones comme Caratrad (sans grand succès, faute de reconnaissance internationale).

    Les forces armées de l'UDI sont un ensemble de déserteurs anglikaners de l'armée républicaine, de milices paramilitaires locales qui existaient avant la guerre civile et de volontaires anglikaners, souvent ethno-nationalistes ou néo-anglikaners. Les déserteurs anglikaners forment le noyau compétent des forces de l'UDI et sont généralement loyaux envers la Separatist Union, assez mal à l'aise avec les ethno-nationalistes et les fascistes qui englobent généralement les miliciens qui composent la majorité des forces de l'UDI. La qualité de ces milices varient énormément : les milices issues de Kaiserhaln, composées souvent de jeunes chômeurs nationalistes, sont particulièrement indisciplinées et font preuve d'une violence aveugle envers les populations locales, anglikaners ou non d'ailleurs ; à l'inverse, les milices issues des milieux ruraux autour de Kaiserhaln sont plus disciplinées et moins prompts à la violence mais ils restent très peu entraînés et peu fiables.


    Fraternité Aryenne :

    Drapeau de la Fraternité Aryenne.

    La Fraternité Aryenne est une organisation faisant l'amalgame entre le crime organisé et l'extrémisme racial, une organisation qui a initialement évolué en tant que gang carcéral pour devenir un syndicat criminel puis enfin une faction paramilitaire dans la guerre civile. Fondée en 2013 dans les prisons götterlandaises, la Fraternité est née de la nécessité brute de survie dans l'environnement extrêmement répressif du système carcéral götterlandais, avant de développer par la suite une façade idéologique de suprémacisme blanc pour rationaliser les activités criminelles et recruter des membres. Le système carcéral götterlandais était réputé avant la guerre civile comme un des plus brutaux de toute l'Eurysie, une brutalité qui s'est accrue avec la surpopulation carcérale avec les politiques de tolérance zéro et l'incarcération massive des délits à la drogue par le gouvernement néo-libéral. Les prisons étaient de plus, depuis la Première République, organisées selon des lignes ethniques et raciales, différents gangs contrôlant traditionnellement les blocs et les zones des prisons. Les prisonniers blancs, notamment ceux sans aucune affiliation à des gangs ethniques spécifiques, étaient vulnérables aux prédations des autres groupes plus organisés. La Fraternité Aryenne fut fondée dans ce contexte par Klaus Brenner, un criminel de carrière qui doit théoriquement purger aujourd'hui 25 ans de prisons pour meurtre et trafic de drogue, l'organisation qu'il fonde étant initialement faite pour protéger les prisonniers blancs. L'organisation initiale était purement pragmatique : les membres se protégeaient mutuellement, contrôlaient des territoires à l'intérieur des prisons et arrivaient même à monopoliser certains trafics carcéraux comme la drogue, le tabac ou les téléphones portables de contrebande. L'idéologie suprémaciste blanche était assez secondaire, surtout pour convaincre lors du recrutement d'une part et surtout pour fournir une identité collective forte qui justifiait la violence contre les non-blancs. Les symboles nazis furent adoptés plus par signalisation visuelle pour l'appartenance et le grade que pour une réelle fidélité idéologique à l'idéologie nazie. En dehors des prisons, les membres de la Fraternité libérés maintenaient leurs affiliations et créaient des chapitres externes pour établir des réseaux criminels : production et distribution de drogues, trafic d'armes, prostitution, racket de protection vols organisés. La Fraternité était devenue rapidement une mafia suprémaciste blanche qui contrôlait des pans entiers du crime organisé dans les zones urbaines du Götterland. Lorsque la guerre civile éclate en 2018, la Fraternité voit l'opportunité de créer des zones blanches sécurisées où les Blancs pourront vivre libres de l'influence des minorités et d'un gouvernement qu'ils considèrent dominés par les Juifs, bien qu'en réalité, c'est surtout une excuse pour maintenir leur domination criminelle dans des zones sans interférence de la justice ou de la police. La Fraternité n'a pas en soi d'objectifs politiques clairs, bien qu'ils soient liés par certains critères idéologiques spécifiques comme le suprémacisme racial (supériorité raciale des Blancs ; il est à noter que contrairement aux néo-nazis qui justifient leur racisme par une hiérarchie raciale pseudo-biologique, le racisme de la Fraternité est purement tribal et basé sur la domination pure et simple), le tribalisme de survie (ils voient le monde fondamentalement comme une guerre raciale où les groupes ethniques luttent pour la domination), l'antisémitisme conspirationniste (pour eux, les Juifs contrôlent secrètement le gouvernement, les médias et les banques et ils s'en servent pour exterminer la race blanche par l'immigration, le métissage et la décadence, tous les problèmes de la civilisation blanche sont issus d'une conspiration juive), le culte de la violence (la violence n'est pas vu comme un mal nécessaire mais carrément comme une vertu, la force brutale prouve votre supériorité et les faibles méritent d'être dominés), un code issu du milieu carcéral (il existe quand même un code d'honneur hérité du milieu carcéral avec une loyauté absolue à l'organisation, l'interdiction de coopérer avec les autorités, le respect de la hiérarchie interne et la punition brutale des traîtres, ce qui assure au sein de la Fraternité une forte cohésion interne mais aussi une culture de la violence omniprésente au sein même de la Fraternité) et un certain pragmatisme amoral (malgré leur rhétorique national-socialiste, la Fraternité est fondamentalement pragmatique, les principes raciaux sont régulièrement oubliés quand c'est profitable).

    Situation de départ :

    Vous en avez marre de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser alors.

    L'économie de la Fraternité repose entièrement sur la criminalité et génère ironiquement des revenus massifs à l'organisation à travers la production et la distribution de drogues (principalement la méthamphétamine), le trafic d'armes, la prostitution (généralement forcée, il est fréquent que la Fraternité fasse preuve de traite et de coercition sur des femmes vulnérables comme les toxicomanes, les sans-abri et les réfugiées ; preuve de leur pragmatisme et de leur manque de rigueur idéologique, ils n'hésitent pas à exploiter sexuellement autant les femmes blanches que non-blanches), le racket de protection, les vols organisés et le blanchiment d'argent. Ces revenus permettent de financer à la fois les leaders de la Fraternité (qui vivent dans un luxe relatif très contradictoire avec leurs discours populistes de solidarité raciale) ainsi que les forces armées de la Fraternité, les Loups Blancs (Weisse-Wölfens), un très faible nombre de combattants composés de criminels, de fanatiques raciaux, de vétérans et d'anciens mercenaires. Bien qu'une partie d'entre eux aient une certaine expérience militaire, l'absence de cadres militaires stricts fait de ces hommes des troupes particulièrement indisciplinées et violentes, s'adonnant aux pires vices et aux actes les plus sadiques possibles envers la population : massacres de villages entiers, viols systématiques, tortures sadiques (souvent filmées et postées d'ailleurs), crucifixions, immolations publiques. Ces atrocités, si elles sont récurrentes dans cette guerre civile, ne sont pas de simples dérapages (comme c'est souvent le cas de la plupart des factions) mais c'est bien une stratégie réfléchie et volontaire pour soumettre la population par la terreur mafieuse. Enfin, comme on s'en doute, la Fraternité n'a aucun projet politique viable au-delà du pillage et de la violence, il n'y a pas d'Etat, pas d'administration, pas de vraie économie légale et certainement pas de justice ou de services publics. La Fraternité est incapable de produire un Etat fonctionnel, une économie productive ou même une société stable. Son existence parasite nécessite des victimes à exploiter car sans elles, elle se dévorerait elle-même. Les divisions internes basées sur la compétition criminelle et les profits sont constantes, les différents gangs et chapitres qui composent la Fraternité s'entretuent régulièrement pour le contrôle de certains marchés criminels.
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    Liste des factions mineures de la guerre civile götterlandaise (III) :

    L'effet du populisme sur la foule, c'est la première raison du radicalisme en politique.



    La guerre, c'est la fabrication industrielle de la mort à grande échelle.
    ⮕ Espoirs et désespoirs.


    Royaume de Sion :

    Drapeau du Royaume de Sion.

    Le Royaume de Sion est une secte millénariste qui a réussi, dans le chaos de la guerre civile, à transformer ses délires théologiques en un quasi-Etat théocratique miniature. A l'origine du Royaume de Sion, on trouve un homme, Elias Wunderlich : né en 1975 dans une famille catholique strictement traditionaliste, il est ordonné prêtre en 2000 et sert dans plusieurs paroisses rurales dans le Götterland pendant près d'une décennie. Tout au long de sa vie de prêtre, il était considéré comme problématique par nombre de ses supérieurs ecclésiastiques : bien qu'il était intellectuellement brillant, il était aussi très instable psychologiquement, obsédé par l'apocalypse et le jugement dernier et interprétant tous les événements contemporains comme signes de la fin du temps et développant progressivement des positions théologiques hétérodoxes qui le mettaient en conflit avec l'orthodoxie catholique. En 2010, il est suspendu après avoir prêché un sermon affirmant que le Pape de Catholagne était l'Antéchrist et que la hiérarchie ecclésiastique était corrompue par Satan. En 2011, il est formellement excommunié après avoir refusé de se rétracter et avoir continué à célébrer des messes illégalement. L'excommunication, loin de le briser, le libère, interprétant sa persécution par l'Eglise comme la confirmation de ses visions prophétiques : l'Eglise institutionnelle l'a rejeté parce qu'il disait la vérité qu'elle ne voulait pas entendre. Il a donc commencé à rassembler des disciples, initialement une poignée de catholiques traditionalistes qui partagent sa méfiance envers la hiérarchie moderne puis il a progressivement élargi son cercle à des personnes attirées par son charisme personnel, ses prophéties apocalyptiques et sa promesse de salut garanti pour ceux qui le suivaient. La transformation cruciale apparaît en fin 2017 lorsque Wunderlich prétend avoir une révélation divine durant laquelle il affirme que Dieu lui a révélé sa véritable identité, celui du "Roi de Sion", le Messie prophétisé, le nouveau David destiné à établir le Royaume de Dieu sur Terre avant le Jugement Dernier imminent. Cette affirmation mégalomane aurait normalement marqué Wunderlich comme simplement fou mais le contexte de détresse sociale croissante et l'imminence de la guerre civile lui permet de trouver un public réceptif parmi les désespérés cherchant un sauveur. La théologie du Royaume de Sion est un syncrétisme baroque qui mélange le catholicisme traditionnel à du messianisme juif, couplé à l'apocalypticisme protestant. On y retrouve une forme de messianisme davidique où Wunderlich se veut être littéralement le Messie, le descendant spirituel (sinon biologique, ça dépend) du Roi David, destiné à établir un royaume terrestre qui préparera la seconde venue du Christ, une affirmation à la fois juive (avec le concept de Messie davidique) et chrétienne (bien qu'hérétique car le christianisme considère Jésus comme l'unique Messie en soi) ; tout cela est mêlé à une rhétorique d'apocalypse imminente (la fin des temps serait imminente, les signes étant partout telles que les guerres, les famines, les pestilences, la décadence morale ou encore la persécution des fidèles, la guerre civile götterlandaise ne serait qu'une Tribulation précédant le retour du Christ) et un exceptionnalisme divin (les fidèles du Royaume de Sion sont des élus fidèles aux Ecrits Saints tandis que le reste de l'humanité apostate sera damné, suivre Wunderlich garantit donc le salut, sinon la damnation pour ceux qui se refusent à le faire, créant ainsi une frontière absolue entre les croyants sauvés et les autres, inévitablement damnés). On note aussi que selon Wunderlich, le Royaume de Sion est le Nouveau Juda en remplaçant le judaïsme (qui a rejeté le message du Christ) et l'Eglise de Catholagne (qui serait corrompue et qui a rejeté le vrai Messie, Wunderlich), le Götterland est la nouvelle Terre Promise et Wunderlich le nouveau David. Les prophéties bibliques, notamment l'Apocalypse de Saint-Jean et les prophéties de Daniel, sont particulièrement utilisées par Wunderlich et ses fidèles et interprétés littéralement, Wunderlich identifiant les entités contemporaines à des figures apocalyptiques (la Bête, Babylone la Grande, le Sixième Sceau, etc.). Le Royaume de Sion prône la mise en place d'une théocratie absolutiste où le Royaume serait gouverné directement par Dieu à travers son oint, Wunderlich qui aurait toute autorité humaine et qui serait infaillible puisqu'il tient son pouvoir de Dieu (questionner Wunderlich, c'est questionner Dieu) ; la démocratie, les droits individuels ou encore la liberté de conscience sont des concepts modernes et sataniques, seule l'obéissance à la volonté divine est légitime.

    Situation de départ :

    LA FIN APPROCHE, BATTEZ VOUS CONTRE L'ORDRE PEDO-SATANISTE GLOBALISTE !

    L'économie du Royaume est basée sur l'autarcie communautaire et les donations massives que les fidèles doivent faire en rejoignant. Lorsqu'une personne rejoint le Royaume, elle doit renfoncer à toutes ses possessions matérielles qui sont alors confisquées et deviennent propriété communautaire du Royaume. Cette pratique a fourni au Royaume des ressources substantielles, notamment lorsque des riches se convertissent. La distribution est strictement égalitaire au sein du peuple ordinaire, chacun reçoit des rations identiques de nourriture et de vêtements ainsi qu'un logement. La propriété privée n'existe pas, tout appartient au Royaume collectivement. Cependant, cette égalité proclamée masque des inégalités réelles puisque Wunderlich et ses proches vivent dans un confort relatif avec des logements spacieux et de la nourriture abondante. Cette contradiction est rationalisée théologiquement : les leaders spirituels méritent honneur et soutien matériel comme les prêtres du Temps dans l'Ancien Testament.

    Les forces armées du Royaume, relativement modestes et petites, sont surtout empreintes d'un fanatisme exceptionnel et d'une cohésion sociale extraordinaire basée sur leur foi partagée et paradoxalement sur la folie même de Wunderlich puisque comme le Culte de l'Apocalypse, les troupes du Royaume de Sion basent en grande partie leur stratégie sur les "visions" de Wunderlich, ce qui rend les tactiques du Royaume de Sion imprévisibles par nature. Cependant, contrairement aux cultistes de l'Apocalypse dont les troupes s'approchent plus de la foule désordonnée que d'une armée, les troupes du Royaume sont organisées strictement et hiérarchiquement, les quelques officiers qui dirigent les troupes du Royaume cherchant généralement à reproduire une forme d'armée professionnelle, bien que l'industrie de la faction soit inexistante et bien que les troupes du Royaume d'un certain nombre d'équipements récupérés dans les garnisons et les commissariats, sa logistique dépend totalement du pillage et du vol. Enfin, il est aussi à noter de manière assez évidente que le mouvement du Royaume de Sion dépend en grande partie de Wunderlich : dans le cas où celui-ci venait à mourir ou qu'il sombrait définitivement dans la folie, il est certain que le Royaume de Sion s'effondrera de lui-même.


    Commune Libertaire de Neurostat :

    Drapeau de la Commune Libertaire de Neurostat.

    La Commune de Neurostat, en dehors des factions libertaires qui habitent l'ALPG, est l'expression la plus sincère et la plus radicale que les libertaires ont tentés d'immiscer dans le chaos de la guerre civile dans l'objectif de fonder à petite échelle une société véritablement égalitaire et horizontale. Fondée dans le courant du mois de Janvier 2018 face à l'effondrement de l'autorité républicaine, la ville de Neurostat a collectivement décidé de déclarer son autonomie. Neurostat elle-même est une petite ville d'environ 45 000 habitants au sud de Waltereich avec une longue historique de radicalisme politique et de contre-culture. Située dans une région historiquement ouvrière et industrielle, Neurostat avait été un des nombreux bastions du mouvement ouvrier au XIXe siècle et au XXe siècle, elle est devenue par la suite un centre de la gauche radicale, de l'activisme étudiant, du mouvement punk et alternatif de toutes sortes d'expérimentations sociales progressistes. la ville abritait une université renommée pour ses départements de sociologie et de philosophie, attirant des étudiants et des intellectuels de gauche du monde entier. Les quartiers de Neurostat étaient remplis de squats artistiques, de cafés anarchistes, de librairies radicales, de centres sociaux autogérés, de coopératives de travailleurs et d'une scène culturelle florissante pour la musique alternative et le théâtre expérimental. Cette culture politique alternative a créé une population inhabituellement réceptive aux idées anarchistes. Lorsque la guerre civile éclate et que l'administration républicaine locale s'effondre, plutôt que se rallier à une énième faction, les habitants de Neurostat déclarent la ville comme commune libertaire autonome, rejetant explicitement toute forme d'Etat ou de gouvernement hiérarchique et s'engageant à organiser la société selon des principes d'autogestion et de démocratie directe. L'idéologie de la Commune est un anarchisme de gauche qui synthétise à la fois l'anarcho-communisme (propriété communautaire des moyens de production et distribution selon les besoins), le communalisme kah-tanais (organisation politique en assemblées municipales confédérées), l'anarcho-syndicalisme (organisation économique à travers des syndicats de travailleurs autogérés) et en mêlant des éléments de théorie queer et de féminisme radical (avec une insistance sur la déconstruction des hiérarchies de genre et de sexualité et une critique explicite du patriarcat). Il est à noter qu'ils sont également favorables à l'écologie sociale, estimant qu'il faut remplacer l'industrialisme destructeur par des technologies soutenables ; l'émancipation de la commune se veut la plus totale possible, allant au-delà du politique et de l'économique et essayant de toucher tous les aspects de la vie en société que ce soit via la libération sexuelle (avec un rejet viscéral des normes hétéronormatives et monogames imposées), la libération du genre (avec la déconstruction des rôles de genre rigides), la libération culturelle (avec le rejet de la culture de consommation capitaliste) et enfin une libération psychologique (avec la déconstruction des structures mentales autoritaires internalisées par les individus). Bien entendu, la Commune se veut assez proche du Mouvement anti-fasciste au sein de l'ALPG mais son isolement géographique force la Commune à se débrouiller seuls face à ses très nombreux ennemis autour de la ville.

    Situation de départ :

    Peux-tu arrêter de mélanger les queers et les anars' ? Désolé, mais j'ai raison ! Encore !

    La Commune contrôle Neurostat et son arrière-pays agricole immédiat dans un rayon d'environ 15 kilomètres, formant un territoire compact et relativement défendable. La ville en elle-même est assez moyenne, avec une infrastructure urbaine plutôt développée et une base industrielle modeste avec quelques usines de l'industrie légère comme l'électronique, l'imprimerie, le textile ou la transformation alimentaire. Les zones rurales qui entourent dans l'immédiat la ville permettent à la Commune d'être autosuffisante sur le plan alimentaire. La transformation sociale au sein de la ville a été très profonde et radicale. Les entreprises capitalistes ont été collectivisées, les propriétaires ont été expropriés (généralement sans compensation, bien que certains propriétaires sympathisants aient volontairement cédé leurs entreprises) et les travailleurs ont pris le contrôle direct via des assemblées de travailleurs et des conseils élus et révocables. La propriété immobilière privée à été abolie, les logements appartiennent maintenant collectivement à la Commune, les anciens propriétaires ont perdu leurs propriétés locatives, les locataires ne paient plus de loyer mais contribuent au fonds commun de maintenance via un système de contributions volontaires. Les logements sont alloués selon les besoins via des commissions de logement de quartier élues. L'argent a été largement remplacé par un système de bons de travail et de distribution directe, les travailleurs reçoivent des bons proportionnels aux heures travaillées (bien qu'il y ait des débats constants sur si le travail intellectuel devrait être valorisé différemment du travail manuel), ces bons sont ensuite échangés dans des magasins communautaires pour des biens de consommation ; cela dit, les biens de première nécessité (comme la nourriture, les vêtements, le logement, les soins de santé ou l'éducation) sont fournis gratuitement à tous, seuls les biens non-essentiels sont soumis à ces bons de travail (le troc est aussi autorisé). L'économie en général au sein de la commune fonctionne selon des principes communalistes et coopératifs mais fait face à des défis pratiques énormes car l'industrie continue certes de produire mais l'efficacité est moindre : les décisions par assemblée sont lentes, certains travailleurs abusent du système égalitaire en travaillant moins et l'absence de mécanismes de marché pour coordonner la production entre différentes entreprises crée des inefficacités et des pénuries de certains biens tandis que d'autres sont surproduits au-delà des besoins réels de la commune. L'agriculture dans la ceinture périurbaine a été collectivisée en coopératives agricoles, les anciennes fermes privées ont été fusionnées en exploitations collectives gérées démocratiquement par les travailleurs agricoles, la production est planifiée collectivement pour répondre aux besoins alimentaires de la ville. Contrairement à l'économie urbaine, ce système fonctionne plutôt bien car beaucoup de fermiers de la région étaient déjà ouverts aux idées de l'économie coopérative, bien que la production des exploitations agricoles reste inférieure à celle d'avant-guerre, principalement à cause d'un manque d'équipements modernes et de la fuite d'une partie des travailleurs agricoles qualifiés qui s'opposaient politiquement aux idées libertaires de la commune. Un autre problème économique pour la commune, c'est également le commerce extérieur : les chaînes d'approvisionnement d'avant-guerre ont étés brutalement coupées et Neurostat ne peut pas tout produire, notamment les métaux pour l'industrie, les pièces de rechange pour ses machines, certains médicaments ou encore le carburant. L'importation devient la seule solution et Neurostat doit se fournir sur le marché noir à des prix souvent exorbitants et en quantité limitée.

    Contrairement à certaines nations libertaires qui ont maintenus volontairement des forces armées centralisées et hiérarchisées comme le Grand Kah ou l'Estalie, la Commune a essayé de résoudre le paradoxe central de l'anarchisme de guerre en souhaitant maintenir une force de défense efficace sans créer de hiérarchie militaire par l'organisation en milices auto-organisées et horizontales. La structure des milices de Neurostat est radicalement démocratique : les milices sont organisées par quartier ou par affinité qui élisent leurs propres officiers pour des mandats de trois mois maximum, révocables à tout moment, les décisions tactiques sont prises collectivement ; il n'y a pas d'échelon hiérarchique supérieur à celui des milices elles-mêmes, les milices s'organisent entre elles via des délégués qui transmettent leurs propositions aux autres milices qui ont le libre choix d'accepter ou de refuser les propositions des autres milices. L'entraînement, lui aussi basé sur le volontariat, est variable. Tantôt certaines milices s'entraînent sérieusement plusieurs fois par semaine sous la direction de miliciens ayant une expérience militaire, d'autres s'entraînent sporadiquement, voire pas du tout, comptant sur l'enthousiasme révolutionnaire plutôt que sur la compétence technique. La discipline au sens militaire traditionnel n'existe pas, personne ne peut être puni pour désobéissance : pas de hiérarchie, pas de devoir d'obéissance, et donc pas de désobéissance de fait. La discipline des miliciens existe seulement sous la forme d'autodiscipline collective basée sur la solidarité et le bon vouloir des miliciens eux-mêmes. L'équipement des miliciens est essentiellement issu des armureries de la police de la ville, d'armes achetées sur le marché noir et de quelques armes artisanales fabriquées sur place. La qualité et la quantité sont inadéquates : beaucoup de miliciens sont armés de simples fusils de chasse ou de pistolets face à des factions voisines qui sont généralement équipées d'armes militaires modernes. Les munitions sont chroniquement insuffisantes et le matériel lourd est inexistant. Cependant, l'avantage de la commune réside dans sa défense : les miliciens excellent dans la défense urbaine, ils connaissent intimement la géographie urbaine de Neurostat, disposent du soutien total de la population civile et ils sont extrêmement motivés à défendre leurs foyers. Bien qu'ils soient incapables de mener une quelconque opération offensive, Neurostat, malgré sa taille modeste, fait figure de forteresse urbaine.


    Mouvement d'Avant-Garde :

    Drapeau du Mouvement d'Avant-Garde.

    Le Mouvement d'Avant-Garde est un mouvement fondé en 2017 par un collectif d'artistes et d'intellectuels radicaux et révolutionnaires culturels dirigés par le charismatique (et certainement psychotique) Caspar Vitesse (Kaspar Geschwindigkeit en götterlandais) et qui rejette non seulement l'ordre politique et économique actuel du Götterland mais également sa réalité sociale et culturelle elle-même. Caspar Vitesse, né en 1982 sous le nom beaucoup plus banal de Thomas Schmidt, est un artiste conceptuel modérément réussi dans les années 2000, connu pour des performances provocatrices et des installations multimédias complexes explorant les thèmes de la vitesse, du changement, de la désintégration et du devenir. Influencé profondément par le futurisme du début du XXe siècle, par le dadaïsme, par l'accélérationnisme philosophique contemporaine et plus certainement par une quantité importante de psychédéliques, Caspar Vitesse avait développé progressivement une vision quasi-religieuse selon laquelle l'humanité était prisonnière de structures socio-culturelles et perceptuelles obsolètes qui doivent être remplacées par l'émergence d'un homme nouveau adapté à la vitesse et au chaos du monde moderne technologique. La crise économique des années 2010 et la stagnation culturelle perçue du Götterland réussit à convaincre Caspar Vitesse que le moment révolutionnaire approche et en 2016, il publie un manifeste délirant de 300 pages intitulé "Accélération Totale : Manifeste pour la Destruction Créative de la Réalité" où il mélange théorie politique radicale, esthétique futuriste, mysticisme technologique et psychoses. Le manifeste appelle à une révolution qui se veut simultanément politique (en renversant le gouvernement), économique (en détruisant le capitalisme et le socialisme qui sont vus comme trop lents et conservateurs), culturelle (en abolissant toutes les traditions et les normes sociales) et même ontologique (en transformant la perception humaine elle-même à travers l'art, la technologie et la drogue). Contre toute attente, ce manifeste incompréhensible a trouvé son public parmi certains artistes d'avant-garde, d'étudiants radicaux, de techno-utopistes et de jeunes urbains aliénés cherchant n'importe quoi de radicalement différent du statu quo actuel étouffant. Lorsque la guerre civile éclate, Caspar Vitesse et ses disciples saisissent l'opportunité pour mettre en pratique leurs théories folles en prenant la petite ville de Zeitberg (qu'ils renomment rapidement Tempograd pour refléter l'obsession du mouvement avec la temporalité et la vitesse). L'idéologie du Mouvement d'Avant-Garde est chaotique mais certains thèmes récurrents reviennent comme l'accélérationnisme culturel (l'accélération des structures existants jusqu'à leur désintégration, la vitesse devient elle-même révolutionnaire), le culte du nouveau et de la destruction du passé (le passé est jugé comme un poids mort qui emprisonne l'humanité, toutes les traditions et les identités stables doivent être détruites car seul le nouveau a de la valeur, ils rejettent donc explicitement toute forme de conservatisme mais aussi de progressisme puisqu'elle maintient certaines continuités avec le passé), l'esthétisation de la politique (la distinction entre art et vie doit être abolie, la vile elle-même doit devenir une œuvre d'art totale (Gesamtkunstwerk), les actions politiques doivent être jugées selon des critères esthétiques et non morales ou pragmatiques, l'Avant-Garde ne cherche pas dans sa révolution à améliorer les conditions matérielles mais à créer de nouvelles formes de vie spectaculaires à ses yeux), le techno-mysticisme (la technologie est une force quasi-divine de transformation de l'humanité, il faut célébrer l'union avec la machine, l'accélération via la technologique et la dissolution des limites humaines via la technologie, notamment à travers le transhumanisme), la destruction de toute identité stable (l'identité personnelle stable est une construction sociale oppressive, les humains doivent être fluides et changeants et éviter toute forme de fixité en réinventant leur genre, leur sexualité, leur âge et même leur nom en permanence), la glorification de la violence comme acte créatif (influencés par le futurisme belliciste, ils voient dans la violence et la guerre un acte créatif et purificateur, la destruction est la condition préalable de la création) et enfin le rejet de la rationalité conventionnelle (la logique et la cohérence sont des produits de la modernité bourgeoise, il faut la transcender par l'intuition, l'impulsion, le chaos, l'absurde et le contradictoire).

    Situation de départ :

    VITESSE.

    Bien que le Mouvement d'Avant-Garde soit chaotique par essence dans son organisation interne, on distingue plusieurs factions différentes en son sein :

      Vitesse, technologie, guerre.
    • Faction futuriste : Dominée par Caspar Vitesse lui-même et ses disciples les plus proches, cette faction est obsédée par la vitesse, le mouvement, la technologie et le dynamisme, ils prônent l'accélération technologique maximale, l'adoption de toutes les nouvelles technologies sans restriction et le transhumanisme pour rendre les humains plus rapides et plus efficaces, c'est la faction la plus techno-utopiste et la plus fascinée de toutes par la fusion entre l'homme et la machine. Attaquant vicieusement la moralité et les traditions bourgeoises, ils arrivent à prôner à la fois le militarisme, la jeunesse et l'innovation des nouvelles technologies, le tout autour d'une rhétorique très élitiste en exhortant les hommes supérieurs comme ceux effectuant des actes héroïques ou défiant toute convention sociale.

    • Distiller un peuple de la boue de la démocratie nécessite non seulement ceux qui souhaitent simplement vivre une vie pleine et libre, mais qui ont également l’énergie de la saisir.
    • Faction fiumaniste : La faction fiumaniste est une faction qui se compose d'individus à tendance fasciste qui considèrent que la nation doit se rajeunir pour permettre à la révolution et à la société de s'accélérer dans son ensemble et ce, à travers le nationalisme révolutionnaire, l'anti-impérialisme, l'eugénisme, l'Etat à parti unique et une économie collaborationniste de classe ; dans les faits, la faction fiumaniste considère que le renouveau de la nation est non seulement politique mais également culturelle, ils prônent massivement l'audace et une forme excessive d'arditisme, considérant le courage et l'acte héroïque comme les fondements mêmes d'une société et promouvant ainsi les figures les plus héroïques de son mouvement aux postes les plus élevés.

    • Là où il y a des individus, il y a un peuple, et là où il y a un peuple, il y aura le folklorique.
    • Faction néo-folkiste : La faction néo-folkiste est née d'une peur irrationnelle de la modernité et de ce qui est perçue comme une grande crise de la modernité au XXIe siècle à travers l'acceptation par de nombreux pays à travers le monde du cosmopolitisme ou des idées réactionnaires ; les néo-folkistes proposent alors une alternative entre la peur de la modernité et la réaction qui est d'accepter le ravissement fait par la modernité pour la brandir comme une épée face à l'apathie du traditionalisme et l'égoïsme de l'internationalisme ; les néo-folkistes s'inspirent en grande partie du national-socialisme, considérant comme les carnalistes que le national-socialisme est un moyen de retourner au paganisme et d'éradiquer les structures judéo-chrétiennes de l'Eurysie (du Marc Augier à l'état pur) ; en toute logique, ils rejettent donc toute forme de christianisme ou de judaïsme pour laisser place au rajeunissement de la foi panthéiste, ils adoptent une vision très vitaliste de la foi, embrassant le destin du peuple sur la base d'une pseudo-énergie créatrice que les Götterlandais se partageraient entre eux (c'est le stade nationaliste du mouvement New Age), prônant en concordance avec cette logique des moyens socialisés de production tout en rejetant le culte matérialiste du travailleur internationaliste, toute forme de démocratie doit être limitée au niveau local, voire ne doit pas exister, le gouvernement partage la même énergie païenne que les habitants, leur volonté peut donc s'exprimer pleinement dans leur gouvernement national sans besoin qu'il y ait une expression démocratique ; enfin, les néo-folkistes ont une conviction irrationnelle dans le retour des dieux et des héros païens de l'Antiquité dans la guerre civile, persuadés que ces derniers reviendront des cieux pour assister les néo-folkistes dans leur quête civilisationnelle pour sauver le Götterland de la subversion judéo-chrétienne.

    • Les communistes du XXIe siècle.
    • Faction vprériste : Contrairement aux autres factions dont l'approche est beaucoup plus fascisante, les vpéristes cherchent à concilier communisme et accélérationnisme, pointant les similitudes entre les deux mouvements tels que l'impulsion audacieuse à réorganiser le monde et à faire naître une nouvelle humanité libérée de ses chaînes, ils embrassent donc à la fois l'idée d'une avant-garde accélérationniste qui serait à la tête d'une révolution prolétarienne mondiale et socialiste ; les vpéristes, s'ils sont clairement en conflit avec les marxistes orthodoxes, se caractérisent par deux idées générales. Tout d'abord, la primauté de la lutte de l'humanité contre la nature sur celle des luttes sociales, et ensuite la primauté de la culture dans toute révolution prolétarienne ; ils ont donc une vision radicalement prométhéenne de la révolution en prônant non seulement l'abolition du capitalisme mais également une transformation radicale de la vie humaine car le socialisme du XXIe siècle ne peut se contenter de simplement exiger de meilleures conditions matérielles comme les mouvements ouvriers du XXe siècle, elle doit révolutionner la vie elle-même et exiger davantage (l'abolition de la mort elle-même, la guerre sans fin contre la matière, la réalisation collective et la revendication des étoiles et la propagation et la domination de l'univers et du cosmos) ; oui, ils sont très très ambitieux.

    L'économie de Tempograd est délibérément chaotique et expérimentale, rejetant tous les systèmes économiques conventionnels comme insuffisamment radicaux. Le Mouvement n'a pas de modèle économique précis, les futuristes tentent d'établir ce qu'ils nomment une économie esthétique où la valeur des biens et des services n'est plus déterminée par l'utilité, le travail ou l'offre et la demande mais par des critères subjectifs et esthétiques. Dans la pratique, les autres factions tentent surtout d'établir leurs propres modèles économiques contradictoires les uns contre les autres, transitionnant tous les jours entre économie corporatiste fasciste et économie socialiste, tantôt de marché, tantôt totalement planifiée, un vrai bordel, tandis que le modèle esthétique des futuristes ne s'applique quasiment jamais, les quartiers qui leur sont soumis voient les prix fluctuer dans un chaos complet selon le caprice des vendeurs, plus personne ne sait vraiment combien vaut quoi, la production et la distribution dans la ville sont extraordinairement inefficaces, au point où ça en deviendrait presque de l'air en lui-même. L'argent lui-même est parfois remplacé par des tokens, des objets physiques créés artistiquement pour servir de monnaie mais là encore, impossible d'établir une valeur précise à un token précisément, chaque token est unique et le système monétaire en lui-même est cauchemardesque. Sans surprise, face à l'absence totale d'argent, la ville fonctionne principalement au troc. La production industrielle de la ville s'est complètement effondrée, la productivité est devenue catastrophique et la ville survit essentiellement grâce au pillage.

    Les forces armées du Mouvement, formées sous la forme de brigades pour chaque faction, sont incroyablement inefficaces, tant par leur matériel généralement obsolète que par leurs divisions internes, chaque faction s'entretuant régulièrement dans les rues de Tempograd pour la suprématie au sein du mouvement. La population n'apporte aucun soutien au mouvement et les soldats du Mouvement sont généralement très incompétents et mal formés, davantage des bandits que de véritables soldats.


    11e Division de la Garde :

    Drapeau de la 11e Division de la Garde.

    Phénomène assez similaire à la Marine de la République à une échelle moindre, la 11e Division de la Garde était autrefois une unité d'élite de l'armée de la Seconde République, conçue comme une force de réaction rapide composée des meilleures troupes et du matériel le plus moderne de la République. Au fil des décennies, la 11e Division de la Garde développe une culture institutionnelle distincte marquée par un professionnalisme exceptionnel, une forte identité liée à son unité, une discipline de fer et surtout une loyauté primordiale à l'institution militaire elle-même plutôt qu'aux gouvernements civils. Cette culture avait été cultivée délibérément par une succession de généraux de division qui voyaient la Division comme le gardien de l'excellence militaire götterlandaise dans un contexte de déclin de la nation. Les officiers de la Division méprisent ouvertement les politiciens civils qui sont vus comme incompétents et corrompus et se voient comme une élite méritocratique maintenant des standards que la société civile a depuis longtemps abandonné. Lorsque la guerre civile éclate en 2018, la 11e Division de la Garde, dirigée par le général Albrecht von Steinburg, est séparée des autorités de la Seconde République en plein milieu d'un nombre incalculable de factions séparatistes hostiles au gouvernement républicain. Bien que la 11e Division de la Garde fasse théoriquement partie de l'armée républicaine et ait prêté allégeance à la Seconde République, la sécession du Parti d'Identité Nationale au sein du Front de Résistance Nationale a créé des dissensions. Préférant ne pas intervenir dans la guerre civile pour un camp ou pour l'autre entre les deux prétendants à la direction de la République, la 11e Division conserve donc une position pragmatique et cynique qui est celle de la stricte neutralité, protégeant sa base militaire et son périmètre des autres factions jusqu'à la fin des hostilités sur le continent. Bien que la 11e Division de la Garde ne soit pas impliquée idéologiquement et à moins d'un retournement de situation spectaculaire, elle agit comme force de la dernière chance pour la République dans le cas où l'un des deux gouvernements civils de la Seconde République (néo-libéraux et conservateurs) sont vaincus durant la guerre civile. La 11e Division agit donc comme garantie que la République aura toujours des protecteurs dans le cas où les civils en charge de la diriger faillissent à leur tâche face aux très nombreux mouvements radicaux qui infestent la nation et n'attendent qu'une chose : écraser la République et instaurer leur dictature du prolétariat, leur suprématie raciale ou Dieu sait quelle idée farfelue issue des esprits les plus malades.

    Situation de départ :

    Un Képiland miniature.

    La Division contrôle un territoire relativement compact autour de la ville de garnison d'Adlerstadt et de sa base principale, Fort Adler, avec un périmètre qui a rapidement été sécurisé dès les premières semaines de la guerre civile et fortifiées par un réseau de mines et de tranchées pour prévenir de toute offensive des factions voisines. La force militaire de la Division est dans les faits la plus redoutable de tout le Götterland avec une force d'infanterie mécanisée hautement professionnelle, disciplinée et entraînée avec un équipement excellent : armes modernes bien entretenues, véhicules blindés, artillerie et même une petite force aérienne. La Division possédant parmi les plus gros stocks de munitions, d'équipements et de carburant du pays au sein de ses bases, elle dispose d'une logistique très correcte malgré l'absence totale d'industrie. La ville d'Adlerstadt est gouvernée par une bureaucratie militaire improvisée avec des officiers assignés à gérer les aspects de la vie civile comme le maintien de l'ordre public, la distribution alimentaire, les services de base et la justice. L'administration fonctionne plutôt normalement, bien que les libertés civiles sont sévèrement limitées au nom de la loi martiale qui impose des couvre-feux stricts, des restrictions de mouvement, la censure des médias, l'interdiction des rassemblements politiques et une surveillance qui est généralisée. Les tribunaux civils ont été remplacés par des cours martiales pour juger tant les affaires civiles que militaires, les peines sont généralement sévères, ce qui assure au moins une très faible criminalité et une certaine sûreté dans les rues, au prix de la liberté.
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