

⮕ La Chute de l'Aigle.
Bien que dramatique, cette guerre civile a fait voler en éclats un pays où les concitoyens n'étaient d'accord sur rien entre eux, dans une société largement fragmentée et en quête d'un but commun face au déclin inéluctable qu'a subi le Götterland pendant tout le XXe siècle. Compte tenu de cette forte fragmentation politique, le pays est divisé en une vingtaine de mouvements dont six principaux qui globalisent la majorité des forces armées en présence, factions qui sont pour certaines elles-mêmes divisées en plusieurs groupements faisant parfois front commun malgré les divergences pour survivre dans l'environnement hostile de cette guerre civile. Ce topic servira à présenter brièvement chacune de ces factions, leurs dynamiques internes, leurs idéologies respectives et leurs objectifs politiques.

- Parti du Progrès (néo-liberal, progressiste, centre-droit, libre-échange, parti majoritaire et au pouvoir, pro-OND/ONC).
- Union Chrétienne (démocrates-chrétiens, libéraux-conservateurs, droite, pro-ONC).
- Parti Social-Démocrate Götterlandais ou SPDG (sociaux-démocrates, walteriens de gauche (équivalent de gaullistes de gauche), sociaux-libéraux, centre-gauche, non-alignés).
- Fédération Verte (écologistes, progressistes, centre-gauche, pro-OND).
- Le Verdammte FreiheitsPartei ou VFP (libertariens de droite, anti-étatistes, anti-interventionnistes, droite libertarienne, non-alignés)

Au début de la guerre civile, la Seconde République du Götterland reste de loin la faction la plus puissante de la guerre civile. Bien que la marine ait déclaré toute neutralité dans le conflit et ait préféré assurer le maintien de l'ordre républicain dans les territoires d'outre-mer, une partie de l'armée et surtout l'armée de l'air continuent de prêter allégeance à la République, des années de liens politiques entre l'armée de l'air, dont le développement et l'extension dans les années 1990 et 2000 est majoritairement lié à la politique du gouvernement actuel, ont permis de conserver la fidélité de la plupart des officiers de l'armée de l'air et une partie de l'armée républicaine apolitisée. De même, la possession de Waltereich, centre industriel et cœur économique névralgique du Götterland, lui confère un grand avantage économique. Bien qu'en état d'urgence, la Seconde République n'a pas encore mené de répressions sur les libertés civiles sur les territoires qu'elle contrôlait.
Cependant, la Seconde République fait également face à de nombreux défis : les forces armées républicaines sont totalement désorganisées entre un haut commandement certes loyal à la République mais également une base armée qui est complètement confuse et démoralisée, beaucoup de soldats ont désertés de leurs postes, certaines unités de l'armée ont rejoints des factions rebelles et les soldats de la République sont extrêmement réticents à l'idée de combattre leurs anciens camarades. Si le haut commandement loyal, les soldats eux-mêmes ne le sont pas. L'économie est complètement inefficace, la bureaucratie s'étant complètement effondrée. L'absence de répressions des libertés civiles permet non seulement aux citoyens de manifester abondamment dans les rues pour critiquer le gouvernement républicain mais permet également aux factions extrémistes d'infiltrer la société civile afin de saboter le front intérieur. Le souhait du gouvernement républicain de conserver le cadre législatif d’avant-guerre facilite les actes de sabotage et de terrorisme et a permis aux factions rebelles de se créer des bases de soutiens au sein même du territoire républicain, notamment dans les zones rurales, où la guérilla de faible intensité fait rage contre les troupes républicaines. Enfin, le gouvernement républicain dispose du soutien des grandes entreprises du pays mais celles-ci attendent des concessions en contrepartie et avec la guerre civile, elles ont commencés à former leurs propres milices privées.

L'extrême gauche götterlandaise refait progressivement sa réapparition à partir de 2010 alors que l'économie götterlandaise est sévèrement ralentie par la dette publique, la croissance ralentit, les inégalités socioéconomiques s'accroissent et tandis que les ouvriers götterlandais peinent à maintenir leur niveau de vie, les grandes entreprises continuent de s'enrichir sur le dos de la population. En 2011, en toute illégalité, le Parti Eurycommuniste Götterlandais est fondé, suivi de la Ligue d’Émancipation Prolétarienne en 2012 et enfin rejoints par le Mouvement anti-fasciste en 2016. Toutes ces organisations sont strictement illégales aux yeux de l'État mais cela n'empêche pas ces organisations de réunir à leur cause plusieurs grands syndicats ouvriers à travers le pays et à organiser des grèves massives dans tout le pays. En 2017, les eurycommunistes organisent une immense grève dans la ville industrielle de Waldenau, principalement connue pour abriter les plus grandes raffineries du pays et donc essentielles au bon fonctionnement logistique du système économique national. La grève est réprimée violemment par la force par les unités du gouvernement qui font intervenir l'armée et arrêtent plusieurs dizaines de meneurs. Dans les villes industrielles, les manifestations communistes et libertaires sont également réprimées et l'extrême gauche dénonce les violences policières. Face aux répressions policières massives, le Parti Eurycommuniste Götterlandais, la Ligue d'Émancipation Prolétarienne et le Mouvement anti-fasciste fondent l’Armée de Libération Populaire du Götterland durant l'été 2017, initialement de simples milices d'autodéfense à l'échelle communautaire pour protéger les quartiers populaires des incursions policières puis devenue rapidement une véritable force paramilitaire qui a fini par prendre le contrôle de tout le sud du pays lorsque la guerre civile éclate en 2018.

Bien que l’ALPG ait réussit l'exploit d'unir sous une même bannière anarchistes et communistes, la coalition unie de différents mouvements reste une tâche ardue quant il s'agit de maintenir la cohésion d'une part et de désigner qui commande quoi. Quasiment tout dans l’ALPG est récent, des mouvements qui l'a composent à l'organisation elle-même qui n'est au mieux qu'une réunion de différents partis autour d'une table, sans organisation structurée, sans institutions et encore moins sans armée commune ou commandement commun, ce qui fait que l’ALPG est dans les faits un amas de milices se revendiquant d'une seule bannière en théorie mais ayant des intérêts divergents dans les faits. Trois factions principales composent l’ALPG, elles-mêmes comportant plusieurs factions différentes :



Compte tenu de sa nature plurielle, l’ALPG est désuni. Le front uni que constitue l’ALPG a certes permis de sécuriser le sud du pays mais il n’a pas préparé les différents mouvements internes à coopérer ensemble et les différentes factions se disputent régulièrement sur pratiquement tout, de la stratégie à la direction de l’armée et de la guerre civile. Avec l’absence d’un gouvernement central uni ou d’une direction définitive de la guerre civile en dehors de quelques commandants isolés de l’ALPG, presque toutes les affaires fondamentales de gouvernance au sein de l’ALPG sont impossibles à mettre en oeuvre, ce qui laisse la plupart des zones sous contrôle de l’ALPG dans un état de chaos et de désorganisation perpétuels. A cela il faut ajouter une situation industrielle très précaire car bien que les territoires du sud soient une des régions les plus industrieuses et développées du Götterland, l’ALPG a autant séduit certains syndicats qu’il en a fait fuir beaucoup, énormément de travailleurs qualifiés ont fuis l’ALPG et ce qu’ils nomment la Terreur Rouge, la plupart des ouvriers götterlandais ayant étés souvent assujettis au discours anticommuniste dominant au sein des médias et de la société conservatrice götterlandaise. L’absence de responsables et d’ouvriers qualifiés rend la plupart des installations industrielles sur le sol de l’ALPG complètement inutiles, manquant cruellement de personnel et ne disposant donc de fait que de peu de capacités productives. De même, le territoire actuel de l’ALPG est loin d’être pacifié : dans les villes et surtout dans les campagnes rurales, les forces réactionnaires ciblent les forces de l’ALPG en permanence et résistent en utilisant leur bases de soutien et en cultivant la population déjà anticommuniste du territoire. Les attentats à la bombe, les embuscades et les assassinats sont monnaie courante, ce qui rend extrêmement difficile pour l’ALPG de maintenir sa position dans les zones occupées. L’opinion publique götterlandaise est, très majoritairement, hostile à l’égard des communistes, ce qui mène également à de nombreuses manifestations. Enfin, il est à noter que depuis avant le début de la guerre civile, la jeunesse s’est massivement tournée, avec la crise économique, vers la drogue pour faire face à ses problèmes. Le sud du pays a été une des zones les plus gravement touchées par le trafic de drogue dont les conséquences néfastes sur la santé publique et surtout l’ordre public ont étés amplifiés par un secteur hospitalier défaillant et de nombreux cartels de drogue qu’ils soient locaux ou pilotés par la mafia velsnienne. Avec des années d’échec de lutte contre la drogue du gouvernement de la Seconde République, les grandes villes comme Zollstadt, Waldenau ou Grünthal sont des foyers importants de trafic de drogue, la consommation de drogues se faisant à même dans les rues et les drogués ne se cachent même plus pour consommer.




La Division, dès les premières semaines de sa prise de contrôle du nord-est du pays, a adopté ce qu’elle nomma la Doctrine de la Destruction (Zerstörungdoktrin). La doctrine part du postulat que la société moderne est irréversible et que la démocratie, le libéralisme, l’égalitarisme et la morale humaniste ont pénétré toutes les structures sociales et qu’il n’existe donc plus d’institutions à prendre, plus d’Etat à infiltrer et plus de masses à éveiller, les partis sont vues comme des mécanismes d’intégration au système et même les régimes fascistes sont considérés comme trop légalistes et organisés. La violence devient alors l’unique acte authentique : puisque tout est corrompu, seule la destruction est sincère. La Division n’a ni plan de post-destruction, ni modèle social car planifier l’après, c’est déjà reproduire la logique systématique. La Zerstörungdoktrin se caractérise donc par l’infligation de plus de dégâts et de chaos aux structures judéo-bolchéviques qui infestent la société götterlandaise, quitte à ce que la Division transforme le Götterland en un amas de cendres pour ça. Cela inclut de massacrer tous ceux qui s’opposent à la Division, y compris les “collaborationnistes blancs”. Une telle doctrine, on s’en doute, anéantit tout espoir de soutien public. La Division n’a aucun soutien populaire au sein de ses territoires et elle le sait. De même, une des conséquences les plus catastrophiques de l’idéologie de la Division, c’est la fuite des cerveaux. Les ravages provoqués par les massacres de masse de la Division ne donnent que peu d’espoirs aux travailleurs götterlandais d’être bien traités par les néo-nazis. Ainsi, ceux qui n’ont pas fuis en dehors du territoire sont abandonnés au mieux dans des bidonvilles urbains et martyrisés en permanence par des unités auxiliaires aryennes. La Division a partiellement résolu le problème en établissant des petits campements de travail esclavagistes mais cela n’est pas suffisant pour qu’on puisse appeler ça une “économie”. Enfin, bien que les forces de la Division soient rigoureusement entraînés et disposent du soutien de centaines de néo-nazis à travers le monde, comptant également parmi plusieurs vétérans de l’ancienne armée götterlandaise désillusionnés par la République, les armes et l’équipement de la Division sont relativement médiocres. La plupart des armes de la Division proviennent du marché noir, des magasins de chasse ou encore ont étés imprimés par des imprimantes 3D. C’est autant une faille tactique incontestable mais aussi un cauchemar sans fin pour la logistique.


Bien que le FRN soit idéologiquement uni, ce n’est pas entièrement le cas de ses forces armées. En effet, bien qu’une partie non négligeable de l’armée républicaine se soit ralliée également au FRN et qu’elle soit d’accord sur l'idée d’éliminer toutes les forces hostiles afin de pacifier le Götterland, le consensus de la chaîne de commandement semble s’arrêter là, les généraux et les officiers de l’armée du FRN sont en proie au factionnalisme et les officiers supérieurs ont du mal à se coordonner correctement sans passer des heures à s’engueuler. Heureusement, en dehors des formes de l’armée anciennement régulière, une partie importante des forces du FRN sont constituées de miliciens, peut-être moins entraînés que les soldats réguliers, mais bien plus loyaux politiquement. L’économie des territoires du FRN est également un problème, Rheinbruck n’est pas connue pour ses prouesses industrielles et l’arrière-pays contrôlé par le FRN est principalement composé de grandes plaines rurales avec peu de zones industrielles. De ce fait, l’économie du FRN est principalement dominée par le secteur agricole, limitant sérieusement les capacités industrielles du Front et entravent l’effort de guerre à long terme. De même, la très grande majorité de la communauté du renseignement du Götterlandais est resté fidèle au gouvernement de la Seconde République ou ont provoqués leur propre scission sur le territoire. Si cela assure au FRN de faire progresser leur programme sans opposition interne, sans experts du renseignement, il sera difficile pour le FRN de lutter contre les cellules rebelles et terroristes qui infestent son territoire.


Bien que la marine de la République ait le monopole total sur tous les navires militaires du Götterland et que la quasi-totalité de ses effectifs soient issus de la marine professionnelle götterlandaise, la seule institution de la marine ne suffit guère à prospérer. En effet, la marine reste globalement illégitime aux yeux de la population de Turmhain et bien qu’elle soit vue comme une force de libération et de maintien de l’ordre établi par les populations d’outre-mer fidèles au Götterland, elle est vue comme une force coloniale d’oppression par la majorité de la population océano-afaréenne. De ce fait, le maintien de l’ordre des territoires d’outre-mer et de Turmhain est une tâche relativement difficile pour la marine qui n’est pas formée à administrer des territoires et se contente d’agir comme une force militaire coercitive qui maintient l’ordre par la force et la peur. En dehors de ça, la doctrine de la marine est héritée des longs conflits coloniaux du XXe siècle du Götterland, basée principalement sur la répression de masse des mouvements contestataires, l’abattage systématique des meneurs, l’utilisation de moyens lourds pour écraser les insurrections (artillerie navale, bombardements aériens, armes incendiaires, armes chimiques), tous les moyens sont bons pour éradiquer les insurrections, même les plus extrêmes. Enfin, bien que la marine ait pris le relais en ce qui concerne la sauvegarde des territoires d’outre-mer, elle ne dispose que d’une faible expérience du combat terrestre et se force à envoyer les marins sur la terre ferme pour mener les opérations.


Il est évident que le MOA, avec une telle situation, se retrouve dans une situation hautement complexe. Bien que la plupart des combattants du MOA disposent de peu de moyens, les tactiques de guérilla permettent en majeure partie d’économiser de nombreux effectifs face à la surpuissance du matériel militaire conventionnel de la Marine. Cependant, on s’en doute, bien que le MOA puisse avoir le potentiel d’être une excellente force de guérilla, ses dissensions internes paralysent en grande partie ses manoeuvres les plus importantes, les règlements de comptes internes sont fréquents, les milices s’affrontent parfois ouvertement dans les rues et il n’existe à l’heure actuelle aucune direction centrale du MOA, chaque milice s’auto-organisant elle-même sans instructions centralisées, ne se revendiquant du MOA que pour signifier leur esprit purement indépendantiste. Du fait que les milices soient multiples et que le MOA n’ait aucune administration civile, les territoires libérés face à la marine sont en proie au chaos et laissés à leur propre sort une fois libérés, les miliciens n’ayant la charge que de combattre, c’est aux civils de se débrouiller pour s’auto-administrer, et ça, quand ce n’est pas un des nombreux chefs de milices qui décident d’imposer leurs propres lois, souvent par la force, sur la population locale en écrasant l’opposition politique et en enrôlant de force les hommes valides dans les forces indépendantistes. Enfin, bien que le MOA ait les faveurs de la population d’origine océano-afaréenne, le mouvement est unanimement détesté par les populations blanches eurysiennes qui habitent les zones urbaines, les factions suprémacistes noires favorisant le génocide des Blancs n’aidant pas vraiment à la popularité du MOA dans son entiéreté tandis que la Marine, malgré ses méthodes brutales, fait office de garant de l’ordre public en face.

















































