10/04/2019
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Présentation géographique et démographique du Götterland.

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Présentation géographique götterlandaise :



Bien que la présentation de la géographie et de la démographie d'une nation peut paraître être une activité banale et commune à toutes les nations, l'histoire géographique et surtout démographique du Götterland est un des éléments les plus déterminants de son histoire récente qui explique, en partie, les conflits sociaux et économiques qui ont plongés progressivement le pays vers la guerre civile, des éléments qui sont profondément enracinés dans l'histoire des territoires götterlandais et ce, bien avant le XXIe siècle, les racines mêmes de la guerre civile découlent donc en grande partie de la structure, de l'histoire des villes götterlandaises, de leurs compositions sociales et ethniques ainsi que parfois de la raison même de leur existence pour certains. Ce topic sera donc chargé de partager non seulement des cartes géographiques du Götterland et de ses territoires d'outre-mer (les cartes en lien directement avec le conflit en cours seront exposées dans un autre topic dédié), de l'histoire et de la composition de ses villes ainsi que des contrées rurales environnantes et enfin la composition ethnique du Götterland qui abrite un certain nombre de minorités ethniques, que l'on retrouve encore aujourd'hui au cœur même des enjeux de la guerre civile.

Note HRP : Vous vous en doutez, je suis pas exceptionnellement bon pour faire des cartes donc si le cœur vous en dit, vous avez tout à fait le droit de reprendre les informations géographiques fournies du Götterland et de concevoir vos propres cartes et de me les envoyer en MP, je les ajouterais en complément sur ce post.


Cartes géographiques du Götterland :

Carte générale du Götterland continental eurysien :
Carte géographique du Götterland continental.
En vert : plaines et zones arables.
En brun : collines et montagnes.
En bleu : rivières et fleuves.
En gris : zones urbaines et périurbaines les plus denses en population.


Carte de la Région Centrale de Waltereich/Péninsule de Waltereich :
(Référentiel province #22903 / #22904 / #23101)

Carte de la Région Centrale de Waltereich.
Les noms en noir désignent les villes principales ;
Les noms en jaune désignent les rivières et fleuves ;
Les numéros en rouge désignent des contrées spécifiques de la région (1 : île d'Allhurn ; 2 : Vallée de l'Entre-Deux-Mers ; 3 : Les Bouches de Turmhain ; 4 : Triade épiscopale de Chronsdadt.)
La couleur verte désigne les zones rurales avec une faible densité de population ;
La couleur grise désigne les zones urbaines et périurbaines, densément peuplées.


Carte du Bas-Götterland :
(Référentiel province #23102 / #23103 / #23299).

Carte du Bas-Götterland.
Les noms en noir désignent les villes principales ;
Les noms en jaune désignent les rivières et fleuves ;
Les numéros en rouge désignent des contrées spécifiques de la région (1 : Welttal /Grande Vallée.)
Les noms en bleu désignent le nom des zones montagneuses ;
La couleur verte désigne les zones rurales avec une faible densité de population ;
La couleur grise désigne les zones urbaines et périurbaines, densément peuplées ;
La couleur brune désigne les zones montagneuses.


Carte du Haut-Götterland :
(Référentiel province #23298).

Carte du Haut-Götterland.
Les noms en noir désignent les villes principales ;
Les noms en jaune désignent les rivières et fleuves ;
Les noms en bleu désignent le nom des zones montagneuses ;
La couleur verte désigne les zones rurales avec une faible densité de population ;
La couleur grise désigne les zones urbaines et périurbaines, densément peuplées ;
La couleur brune désigne les zones montagneuses.



Territoires d'outre-mer :

Carte de Schawuental :
(Référentiel province #10515)
Carte de Schauwental

Carte de Bedorf :
(Référentiel province #14499)
Carte de Bedorf.

Carte de Klein-Wustadt :
(Référentiel province #4424)
Carte de Klein-Wustadt.

23176
Villes du Götterland :

.


Les villes sont les centres névralgiques des sociétés contemporaines, elles concentrent la majorité des activités économiques et industrielles des pays développés et concentrent la majorité de la population sur un espace dense et restreint à la fois. Le Götterland ne fait pas exception car comme beaucoup de pays eurysiens, le Götterland est fortement urbanisé, ne laissant que peu de place aux grandes étendues rurales tandis que les villes, elles, s'étendent sur des centaines de kilomètres carrés et englobent parfois toute une région à elles seules. La guerre civile götterlandaise se déroulant sur les ruines de ces grandes jungles de béton, les villes ont pris une certaine importance dans ce conflit. Centres de commandement, appuis économiques majeurs, bases militaires, complexes industriels ou simplement forte densité de population, chaque ville a ses particularités, ses forces et ses faiblesses ainsi que son histoire et sa démographie qui explique non seulement le positionnement de ces villes dans la guerre civile en elle-même, les appuis sur lesquels les différentes factions se reposent et les atouts que les factions peuvent obtenir en détenant certaines villes plus que d'autres.

Waltereich :
Waltereich.

Waltereich est le coeur battant du Götterland depuis sa fondation au XIIe siècle. Située sur une presqu'île et coupée en deux par la Wesforte, la ville combine un port maritime majeur avec une position fluviale idéale. Son architecture reflète mille ans d'histoire : vieux quartiers médiévaux aux ruelles pavées entourant la cathédrale Sainte-Marguerite (XIIIe siècle), palais baroques du XVIIIe siècle le long de la Promenade Royale, les quartiers manticoriens du XIXe siècle et depuis les années 1960 une skyline moderne de tours de verre qui abritent les banques et les multinationales götterlandaises. La ville s'est développée s'est développée d'est en ouest à partir du noyau médiéval situé à l'extrême est de la ville avec dans l'ordre : le vieux Walteriech (Altstadt) qui figure comme quartier touristique et institutionnel, le quartier financier (Finanzenviertel) qui est dominé par les gratte-ciels, les quartiers bourgeois manticoriens (quartiers de Wilhemstadt et Friederichspark) avec de larges avenues bordées d'arbres et d'hôtels particuliers, les zones industrialo-portuaires reconverties (Hagencity) transformées en lofts et en galeries d'art et enfin les banlieues tentaculaires qui oscillent entre quelques enclaves bourgeoises (comme Grünwald ou Seevilla) et d'énormes quartiers populaires dégradés (comme Nordheim ou Südpark). Economiquement, Walteriech est le centre financier et tertiaire du pays avec les sièges sociaux des plus grandes entreprises götterlandaises et figurant comme une place boursière importante en Eurysie de l'Ouest avant la guerre civile et un important hub technologique, disposant d'une université prestigieuse (université Walter, fondé en 1472) et un certain tourisme culturel). L'industrie manufacturière, abondante au XIXe siècle, a largement disparue suite aux délocalisations ou à l'automatisation, laissant des friches industrielles qui ne sont reconverties que très inégalement. Démographiquement, Waltereich est une ville cosmopolite et jeune selon les standards götterlands : 35% des résidents sont nés à l'étranger ou sont issus de parents immigrés, on compte une forte présence étudiante (plus de 50 000 étudiants en tout) et une classe créative urbaine dominante. Sociologiquement, la ville est profondément fracturée entre le centre-ville gentrifié et les banlieues paupérisées, une fracture géographiquement visible marquée par la ligne de métro M5 qui sépare le Waltereich de l'est riche et le Waltereich pauvre de l'ouest.
Kaiserlahn :
Kaiserlahn.

Kaiserlahn est devenue avec le temps la capitale culturelle et démographique des Anglikaners götterlandais, la minorité anglophone du pays. Fondée au XVIIe siècle et devenue principalement habitée par des Anglikaners à partir du milieu du XXe siècle, la ville conserve une architecture distinctement proche de celle qu'on peut retrouver à Caratrad avec des maisons de briques rouges à deux étages, des pubs traditionnels, des églises néo-gothiques et une grande place (Market Square) qui ressemble davantage à une place caratradaise qu'à une place continentale. Le centre historique (Old Town) conserve jalousement son caractère anglophone avec des enseignes exclusivement anglaises, des commerces traditionnels et une atmosphère radicalement différente du reste du Götterland. Les quartiers populaires abritent traditionnellement les travailleurs anglikaners, aujourd'hui en déclin économique. Economiquement, Kaiserlahn vit modestement de l'industrie légère et du tourisme. L'économie s'est quasiment effondrée avec la guerre civile, le chômage en ville a atteint 40%. Démographiquement, Kaiserlahn était à 78% anglikaner au début de la guerre civile avec le reste de la population götterlandaise et germanophone. Depuis la prise de contrôle de l'UDI, la démographie a violemment changé avec des expulsions massives des germanophones, des massacres ponctuels et une purification ethnique déguisée en réinstallation. La ville est devenue par la force des choses quasi-exclusivement anglophone mais cette homogénéité ethnique forcée cache une atmosphère de terreur.
Turmhain :
Turmhain.

Turmhain n'est pas vraiment une ville civile mais davantage une base navale avec une ville qui lui est attachée. Fondée au XVIIIe siècle comme arsenal maritime de la Marine impériale, la ville s'est entièrement développée autour et pour la marine. Le port militaire (Kriegshafen) occupe la moitié de la superficie urbaine de la ville avec des docks géants, des chantiers navals, des entrepôts d'armement, des casernes et des fortifications côtières massives. L'autre moitié consiste en des quartiers résidentiels pour les marins, des commerces qui servent la base et quelques industries navales privées sous-traitantes. L'architecture est fonctionnelle et purement militaire avec les bâtiments administratifs civils comme militaires en béton massif, des casernes austères, des logements standardisés pour les officiers et les marins et quelques monuments commémoratifs glorifiant l'histoire navale götterlandaise. Le centre-ville (Marktplatz) tente de maintenir une normalité civile avec des cafés, des restaurants et des cinémas mais l'atmosphère reste profondément militaire, il est difficile de se promener en ville sans croiser l'uniforme. Economiquement, Turmhain dépend totalement de la Marine : 80% des emplois sont liés directement ou indirectement à la base navale, les chantiers navles de Nordwerft et Südwerft construisent et entretiennent la marine en employant des milliers de techniciens et d'ouvriers qualifiés. Sans la marine, Turmhain n'existerait pas. Démographiquement, la population est particulière avec une majorité de familles de militaires (des familles à priori stables avec un penchant fortement conservateur et profondément patriotique), des travailleurs navals majoritairement syndiqués (généralement de gauche mais nationalistes) et assez peu de diversité ethnique (la Marine recrutant majoritairement des Götterlandais "de souche"). La ville est donc politiquement conservatrice.
Ankerstadt :
Ankerstadt.

Ankerstadt était une ville portuaire prospère et agréable, célèbre pour son architecture médiévale préservée, ses ponts romantiques enjambant le fleuve Danobia qui divise la ville et son ambiance cosmopolite dynamique. Le centre historique (Altmarkt) sur la rive est, avec ses façades à colombages colorées, était une destination touristique majeure tandis que la rive ouest, plus industrielle, abrite le port commercial et les quartiers ouvriers. Aujourd'hui, Ankerstadt est un enfer géographiquement divisé. La rive est, contrôlée par la Division Massenvernichtung, subit la Zerstörungdoktrin dans toute sa brutalité : quartiers entiers rasés ou incendiés, massacres publics quotidiens, corps pendus sur les places publiques, graffitis néo-nazis partout. La splendide Altmarkt est devenue un site d'exécutions de masse, les cadavres y sont laissés pourrir pour l'exemple. La population reste, majoritairement des collaborateurs forcés ou complices, vit dans la terreur absolue, ne pouvant fuir à cause des sorties généralement minées et surveillées. La rive ouest, tombée aux mains du Culte de l'Apocalypse, connaît une autre forme d'horreur : une dégradation totale, des bâtiments laissés à l'abandon, squattés par des cultistes en plein délire, des rues jonchées d'ordures, de dépouilles et de morts de la faim ou de maladie. Les rares civils survivants vivent un cauchemar indescriptible entre malnutrition extrême, abus constants, endoctrinement forcé et cannibalisme dans certains cas. Les ponts reliant les deux rives sont tous détruits sauf un seul, l'Eisenbrücke, devenue une ligne de front où les néo-nazis et le Culte s'affrontent sporadiquement, le fleuve est quant à lui rempli de cadavres dérivant vers la mer. Ankerstadt, autrefois joyau architectural, est devenue un symbole ultime de l'horreur de la guerre civile, la ville où l'humanité s'est effondrée complètement. Les rares journalistes ayant visité la ville la comparent à l'Enfer de Dante.
Falkenberg :
Falkenberg.

Falkenberg, capitale régionale du Haut-Götterland, occupe une position géographique spectaculaire : coincée entre la mer au nord et les contreforts des massifs Vergangene au sud, la ville s'étage sur plusieurs niveaux depuis le port jusqu'aux quartiers perchés à flanc de montagne. Cette topographique dramatique a créé une ville très verticale avec des funiculaires et des téléphériques qui relient les différents niveaux, des rues escarpées et de très beaux paysages et panoramas. Historiquement, Falkenberg est un bastion de la bourgeoisie conservatrice et réactionnaire götterlandaise. Les hauts quartiers comme Bergstadt ou Adlhershöhe abritent des villas opulentes d'hommes d'affaires industriels, d'officiers militaires à la retraite ou de membres de l'aristocrate déchue après la chute du Saint-Empire. L'université de Falkenberg était connue pour son conservatisme politique et son excellence académique dans les matières historiques, philosophiques et juridiques. La ville est un bastion électoral de la droite nationaliste tout au long du XXe siècle et fournit de nombreux cadres et intellectuels aux mouvements de l'extrême droite götterlandaise. Economiquement, Falkenberg combine une industrie portuaire (chantiers navals commerciaux et industrie de la pêche), tourisme de montagne (notamment le ski en hiver et la randonnée en été) et les services. La ville était relativement prospère avant la crise, bien que les inégalités spatiales étaient marquées avec des quartiers hauts riches et des quartiers portuaires pauvres. Démographiquement, Falkenberg était (et reste) majoritairement germanophone, conservatrice sur le plan culturel, vieillissante (48 ans d'âge médian) et avec une bourgeoisie locale influente qui cultive la nostalgie impériale et son mépris affiché pour la République. Lorsque la guerre civile éclate, Falkenberg bascule rapidement entre les mains des néo-nazis dans une prise étonnamment pacifique initialement, la Division est accueillie par une partie de la bourgeoisie comme un moyen de restaurer l'ordre contre le chaos républicain. Cette lune de miel n'a pas duré. Aujourd'hui, Falkenberg subit la Zerstörungdoktrin comme tout le monde : exécutions publiques quotidiennes sur la Hauptplatz (place principale de la ville), massacres des collaborateurs républicains et des minorités, etc. Les beaux quartiers hauts sont occupés par les cadres de la Division tandis que les quartiers populaires sont systématiquement purgés. L'université de la ville a été transformée en centre de formation idéologique nazie, les professeurs non-conformes ont été exécutés, le curriculum réduit à de la propagande raciste et de la préparation militaire. Le port fonctionne de manière minimale pour accueillir les importations d'armes du marché noir et les volontaires étrangers. La ville autrefois magnifique est désormais dégradée, les infrastructures y sont négligées et les services publics se sont effondrés.
Sturmfurt :
Sturmfurt.

Sturmfurt était une petite ville militaire sans caractère particulier, développée au XIXe siècle autour d'une garnison de l'armée impériale puis agrandie au XXe siècle comme base aérienne majeure. L'essentiel de la ville consiste en des installations militaires tels qu'un aérodrome, des casernes, des dépôts de munitions, des logements pour les officiers et les soldats et un petit centre-ville commercial qui sert la base, le tout avec une architecture fonctionnelle militaire. L'économie est entièrement dépendante de la base aérienne. La population est majoritairement militaire ou issue de familles de militaires avec quelques commerçants et prestataires de services. C'est une population majoritairement conservatrice et patriotique, Sturmfurt était autrefois loyale à la République par tradition militaire mais la débâcle de la guerre civile a mené à la mutinerie des troupes de la ville, mutinerie rapidement instrumentalisée par Leondias Von Kraft qui transforme la base en une expérience totalitaire néo-spartiate et renomme la base aérienne Fort-Thermophyles pour l'occasion. La transformation fut brutale avec la population civile qui a été expulsée de force ou incorporée comme Hilotes, c'est-à-dire une condition proche de l'esclavage, la ville a été massivement fortifiée et celle-ci ressemble davantage à un camp militaire fortifié qu'à une ville avec des murs d'enceinte avec des tours de garde, des casernes, des salles de sport pour l'entraînement, des arsenaux et des zones agricoles périphériques travaillées par les Hilotes sous surveillance.
Rheinbruck :
Rheinbruck.

Rheinbruck, ville portuaire et industrielle importante, s'étend sur la côte occidentale. Fondée au Moyen-Age comme ville marchande, Rheinbruck prospère via le commerce maritime puis s'industrialise au XIXe siècle avec des chantiers navals, une industrie sidérurgique, chimique et textile. Le centre historique, l'Hanseviertel, préserve l'architecture médiévale de briques rouges tandis que les quartiers industriels fondés au XIXe siècle (Stahlwerk et Fabrikstadt) sont plus fonctionnels et denses ; enfin, les banlieues construites au XXe siècle s'étalent jusque dans l'arrière-pays agricole riche. Economiquement, Rheinbruck était un centre industriel majeur spécialisé dans l'industrie lourde et la transformation agricole avec des usines qui emploient des dizaines de milliers d'ouvriers. La crise des années 2010 secoue gravement la ville qui voit les usines fermées et délocalisées tandis que le chômage atteint les 25%. La frustration ouvrière est alors massive. Démographiquement, Rheinbruck est une ville ouvrière conservatrice et nationaliste. Contrairement aux villes ouvrières plus à gauche comme Grünthal ou Waldenau, Rheinbruck a une tradition électorale portée vers la droite national-populiste, les ouvriers sont attachés aux valeurs traditionnelles, au patriotisme et se méfient du cosmopolitisme et de l'immigration, c'est le bastion électoral du Parti d'Identité Nationale avant la guerre civile. Ainsi, en toute logique, quand la guerre civile éclate, Rheinbruck bascule dans le camp du FRN.
Waldenau :
Waldenau.

Waldenau était le coeur industriel et ouvrier du Götterland, connue pour être la ville des hauts-fourneaux, des aciéries, des manufactures textiles et des docks grouillants. Construite au XIXe siècle lors de la révolution industrielle götterlandaise, Waldeneau incarne le capitalisme industriel dans toute sa brutalité : usines géantes qui emploient des dizaines de milliers de personnes, des quartiers ouvriers avec des immeubles serrés et insalubres, une bourgeoisie industrielle qui vit séparément des quartiers pauvres et une pollution plus élevée que dans les autres villes. La ville est divisée naturellement par le fleuve Hecker avec une rive nord qui mélange les industries et les quartiers bourgeois et une rive sud qui est traditionnellement ouvrière et syndicaliste. L'architecture y est fonctionnelle et dure avec des briques rouges pour les usines et les logements ouvriers, des cheminées d'usines immenses et quelques monuments bourgeois (mairie en style néo-baroque, théâtres, palais industriels). Démographiquement, Waldenau est massivement ouvrière (environ 70% de la population active travaille dans l'industrie manufacturière), syndiquée (65% des ouvriers sont syndiqués avant la guerre, c'est le taux de syndicalisation le plus haut du pays) mais également divisée politiquement entre la gauche radicale (qui représentait 30% de l'électorat) et la droite populiste du Parti d'Identité Nationale (qui représentait 20%). Traditionnellement, le SPDG social-démocrate dominait à une majorité relative de 40% de l'électorat mais la crise des années 2010 ravage Waldenau avec des fermetures d'usines en cascade, un chômage qui atteint 40%, une explosion de la pauvreté et de ce fait, une augmentation massive des tensions sociales qui font chuter le SPDG dans les années avant la guerre. Depuis la guerre civile, la ville est divisée en deux entre le nord bourgeois dominé par le FRN et le sud ouvrier dominé par l'ALPG.
Grünthal :
Grünthal.

Grünthal, nommée ironiquement la "Vallée Verte", n'a rien de vert. C'est une ville industrielle construite en amont de l'Hecker, spécialisée historiquement dans le textile, la chimie et la métallurgie légère. Fondée au XIXe siècle, Grünthal s'est développée rapidement et de façon chaotique avec des usines construites directement le long du fleuve, des quartiers ouvriers entassés sans planification et une forte pollution de l'eau et de l'air. Le fleuve divise la ville mais les deux rives sont également industrielles et ouvrières. L'architecture est typique d'une ville ouvrière avec des immeubles de briques rouges de 4 à 5 étages, des usines aux cheminées de briques, peu d'espaces verts et quelques monuments syndicaux. Il n'y a pas de quartiers bourgeois significatifs dans la ville, les patrons ont tendance à fuir la ville comme la peste, c'est une ville purement prolétarienne. Démographiquement, Grünthal est la ville la plus à gauche du Götterland, la culture ouvrière y est forte avec une forte solidarité de classe, une grande tradition de grèves et une traditionnelle méfiance envers les autorités. La bourgeoisie et la droite y sont marginales. La crise a davantage radicalisé Grünthal vers la gauche révolutionnaire avec un chômage de 45% au plus fort de la crise, une misère généralisée et une rage justifiée contre la République. Quand la guerre civile éclate, l'ALPG n'a que peu de mal à récupérer la ville.
Nieuwfort :
Nieuwfort.

Nieuwfort est une ville récente et artificielle, grandissant réellement dans les années 1950-1960 avec l'absorption de l'exode rural massif des Calmüsers. Contrairement aux villes historiques organiquement développées, Niewufort a été planifiée bureaucratiquement avec des quartiers résidentiels standardisés, une zone industrielle périphérique, un centre commercial fonctionnel et une infrastructure moderne. L'architecture y est brutaliste et fonctionnaliste. La ville est majoritairement peuplée par les Calmüsers qui ont fui la pauvreté rurale, ce sont majoritairement des paysans ou enfants de pays devenus ouvriers d'usines, les familles nombreuses s'entassent dans les logements sociaux. Economiquement, Nieuwfort devait être normalement un pôle industriel dynamique et il est vrai que la ville compte quelques usines automobiles, d'électronique et une agro-industrie qui emploient des dizaines de milliers de personnes mais après les années 1990, la ville se désindustrialise. Les grands ensembles deviennent des ghettos et Nieuwfort devient progressivement l'échec urbanistique et social du Götterland par excellence aux yeux de la population.
Tannenwald :
Tannewald.

Tannewald est une petite ville pittoresque nichée dans les contreforts montagneux du sud-est du Götterland. La ville a été fondée durant la période médiévale et vivait traditionnellement de l'artisanat (horlogerie, ébénisterie, travail du cuir, forgerie, etc.) et du commerce à l'est (durant le XVIe siècle, la ville accueille un comptoir velsnien servant d'escale terrestre avant Waltereich). Démographiquement, la ville est germanophone à 85% mais compte une petite minorité calmüser concentrée dans le quartier sud (Petit-Bois). La population y est principalement conservatrice, catholique pratiquante et traditionaliste, les habitants y sont méfiants contre la modernité et toute forme de centralisation du pouvoir autour de Waltereich. Economiquement, Tannewald décline lentement car l'artisanat traditionnel est férocement concurrencé par les grandes industries et la jeunesse de la ville part vers des villes plus grandes. Politiquement, Tannenwald votait traditionnellement chrétien-démocrate, c'était l'un des bastions de l'UC mais la pauvreté a rapidement radicalisé la minorité ouvrière vers la gauche radicale.
Zollstadt :
Zollstadt.

Zollstadt est la capitale régionale du Bas-Götterland et la ville la plus industrielle du pays. Développée au XIXe siècle comme centre sidérurgique et minier (Zollstadt dispose de plusieurs bassins houillers proches), Zollstadt incarne l'industrialisation la plus totale qui soit avec des hauts-fourneaux géants, des aciéries, des mines, des usines chimiques et des manufactures. La ville s'organise en zones fonctionnelles avec une zone industrielle divisée entre le quartier Stahlbezirk et Kohlenviertel, des quartiers ouvriers adjacents qui sont subdivisés entre chaque usine (Arbeiterviertel, Kruppstadt, Thyssenstadt), un centre administratif et commercial assez modeste et enfin un quartier bourgeois, Villenpark, qui est physiquement séparé des zones ouvrières. Démographiquement, Zollstadt est la ville prolétarienne par excellence avec 75% de la population active qui est ouvrière, un taux de syndicalisation très élevé et une culture ouvrière extrêmement forte. Comme toutes les villes industrielles, la ville a été frappée par la crise économique, la plupart des usines sont fermées, le chômage a explosé en ville et des quartiers entiers se sont effondrés économiquement.

Villes d'outre-mer :

Schawuental (Aleucie) :
Schawuental.

Schawuental, capitale coloniale de l'ancien "Nouveau-Götterland", la ville s'étend sur une presqu'île à l'est du continent aleucien. Fondé en 1705 comme comptoir commercial, la ville se développe jusqu'à devenir une capitale administrative, militaire et économique depuis laquelle le Götterland gouvernait l'ensemble de ses colonies aleuciennes. La ville s'organise en amphithéâtre depuis le port jusqu'aux collines dans l'arrière-pays. Le port colonial (Kolonialhafen) est le coeur économique de la ville avec des docks massifs, des entrepôts, des chantiers navals et une petite base navale militaire qui occupe une presqu'île fortifiée. Le quartier administratif (Regierungsviertel) occupe les hauteurs avec vue sur le port et comprend notamment le palais de l'ancien gouverneur colonial (style baroque colonial, construit en 1720), les anciens bâtiments des ministères coloniaux, le Landtag local et les tribunaux. On a ensuite le vieux Schawuental (Altstadt) qui préserve l'architecture coloniale du XVIIIe siècle avec des maisons créoles à galeries, des rues étroites pavées, des églises baroques et un marché central. On a ensuite un quartier eurysien qui agit comme zone résidentielle pour les descendants de colons götterlandais et la diaspora eurysienne blanche avec des villas coloniales spacieuses avec jardins et clubs privés, des écoles style eurysien, des hôpitaux privés et des terrains de golf, la ségrégation raciale y est assumée, les Océano-Afaréens sont formellement interdits d'entrer dans ce quartier (sauf les domestiques), d'autant que ce quartier est protégé par des services de sécurité privée. Ensuite, plus en arrière, le quartier océano-afaréen (Eingeborenenstadt) qui agit comme ghetto et qui représente la plupart de la superficie urbaine, c'est un quartier dense et insalubre où la population est obligée de s'entasser avec des infrastructures minimales et une pauvreté extrême.
Klein-Wustadt (Aleucie) :
Klein-Wustadt.

Klein-Wustadt est une ville située sur la côte occidentale aleucienne, c'est à l'origine une ville double entre la ville de Klein et de Wustadt qui ont fusionnés administrativement en 1889. Klein était initialement une ville surtout militaire et administrative avec le fort Klein qui est une citadelle massive construite au milieu du XVIIIe siècle sur une colline qui domine toute la ville et qui se compose principalement d'un quartier des casernes et un quartier résidentiel militaire, Klein est majoritairement peuplée par des Götterlandais blancs d'origine eurysienne. A l'inverse, Wustadt était une ville commerciale et portuaire spécialisée autrefois dans le marché des esclaves avant l'abolition. Wustadt se compose d'un centre commercial (Handelszentrum) qui groyille d'activité avec des bureaux de compagnies commerciales, des banques, des assurances, des maisons de vente et des hôtels, le tout dans une architecture éclectique du XIXe siècle qui alterne entre néo-classique et néo-baroque. On a ensuite le quartier créole (Kreolenviertel) qui est principalement peuplé d'Océano-Afaréens et enfin un quartier industriel (Industrielviertel) à la périphérie qui comprend des scieries, des raffineries de sucre et des ateliers de transformation de produits agricoles, la majorité des ouvriers y sont océano-afaréens et vivent dans des conditions de travail déplorables.
Bedorf (Paltoterra) :
Bedorf.

Bedorf est une petite ville coloniale située au nord-est du continent de Paltoterra, fondée en 1748 et servant initialement d'avant-poste pour la Marine götterlandaise. Bedorf est resté longtemps une ville modeste sans grande importance, son seul intérêt étant alors sa position stratégique qui permettait de couvrir les mers entre Paltoterra et l'Aleucie mais également d'effectuer la liaison entre les colonies götterlandaises de l'hémisphère occidental avec celles situées en Afarée. Bedorf s'accroche à flanc de colline et descend vers la baie qui l'accueille. La ville comprend le fort Bedorf, une citadelle en pierre qui domine la ville depuis la plus haute colline de la ville, construite en 1760 et agrandie durant le XIXe siècle ; un quartier administratif (Verwaltungviertel) qui descend du fort avec des bâtiments coloniaux officiels construits au XIXe siècle dans un style néo-classique. Le port de Bedorf est modeste avec quelques docks en bois et en pierre, quelques entrepôts et une petite base navale, le commerce y est limité. Comme dans les autres territoires d'outre-mer, il existe un quartier eurysien réservé aux Blancs et luxueux et un quartier océano-afaréen qui fait au moins la superficie de toute la ville et qui est dans des conditions insalubres (bien que contrairement à Schawuental, le quartier océano-afaréen de Bedorf est dans les faits un bidonville au sens strict du terme).
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