07/11/2018
02:36:36
Index du forum Scène Internationale Conflits armés Théâtres nazuméens

La guerre des loukoums [Guerre d'indépendance Luze]

10313
Depuis quelques mois le Kyrkuzaï subis constamment, comme l’entièreté du continent Nazuméen, l'émergence insensée et illégitime de groupuscules armées. Chacun ont la vocation de renverser un ou plusieurs pouvoirs en place pour y installer leurs idéaux, peu importe si le peuple rejoint ou non leurs idées. Il est évident que les actions d’un groupe font qu’un autre trouve l’occasion de faire de même. De plus en plus le font en profitant des positions diplomatiques douteuses des Quatre Vallées ayant nui à la réputation Aykhanide, des groupes fascistes khardaziennes ou des socialistes du Ninchi, plus particulièrement et à la souche des actions belliqueuses de la Confédération Socialiste. Un continent qui a réussi à instaurer une grande période de paix nécessaire à la prospérité, à la cohésion et à la stabilité, se retrouve piqué, attaqué, arrachée de tout part par des entités armées belliqueuses et hostiles voulant imposer leur volonté et façon de faire aux autres. Suivant tous des idéaux étrangers aux valeurs du Nazum, ces pensées typiquement provoqués voire même fondées par les eurysiens tentent de s’étendre jusqu’au cœur du Sanctuaire Nazuméen. Aujourd’hui, l’accumulation de tous ces évènements et de biens d’autres ont provoqué en Yözidie la guerre. Une paix qui à durer un siècle est aujourd’hui rompu. La guerre est déclarée et le Palais se retrouve dérobé de sa politique de Sulh (paix). Si le communisme n’est pas directement déclencheur de cette guerre, c’est cette idéologie, comme le craignait le Grand Beylicat, qui l’a provoquée. L’expansion par la force de cette voie politique au sein du Nazum, les récents tribus nomades barvyniens en guerminide qui ont encore plus suscité la haine contre les communistes yözids et les barvyniens, la peur et pour la haine, voilà tout ce qui a provoqué la guerre. Alors que le Grand Beylicat à tout fait pour l’éviter, il est aujourd’hui contraint, impliqué et attiré de force à elle. Il n’y a guère longtemps, au Luzestan, des événements fâcheux se sont produits. La première étincelle fut l’essor du groupe fasciste du “Salut Nationale”. Ce groupe profondément anti-monarchiste et anti-communiste à rapidement mobilisée une force armée indépendante en ligotant progressivement les mains du légitime Bey Akim IV. La garde personnelle du Bey l’a trahi et a tenté de le capturer afin de l’éliminer et marquer la fin d’un régime pour en légitimer le nouveau. Avec la grâce d’Allah le Haut-Bey du Luzestan Akim IV a pu fuir jusqu’au Grand Beylicat où son ami et Suzerain Orkhan Ier l’a accueilli. Très rapidement, le groupe illégitime s’étant installé à la tête du gouvernement Luze a réclamé rapidement le retour immédiat du Grand Bey au Luzestan. Bien entendu, le Sublime Palais étant au courant de ce qui attendais le Haut-Bey, cette demande a été étudié avec soin et refusée par missive envoyée de la part du Grand Bey en personne. Bien évidemment, suite à ce refus les choses se sont intensifiées. Les membres de la famille du Bey et les loyalistes du Beylicat Luze ont été soit emprisonnés soit mis à mort en place publique pour terroriser la population et asseoir leur nouveau régime républicain fasciste par la force et le mensonge. Ruinant en quelque jour toute cohésion institutionnel, politique, militaire et économique avec des communiqués insensés n’ayant que but de propagande, le groupe installé a tenté de mobiliser des ressources nécessaires à tuer leurs opposants et à pouvoir déclarer leur indépendance face à la Sublime Maison Aykhanide. C’est ainsi que le 04 octobre 2018 la Junte Militaire Luze a déclaré la guerre aux Aykhanides afin de prendre leur indépendance. En réponse, les forces aykhanides se sont mobilisés à la frontière et le Beylerbey Mehmed Guermin a fait un discour au nom du Sublime Palais ;


“Habitants des divers terres yözids et turciques, peuples unis du Grand Beylicat Aykhanide, avec les compétences qui me sont attribués par la Constitution Aykhanide, au nom de Sa Majesté, je déclare la politique du Sulh (paix) dérobée et par ce fait indéniable interrompu. Sa Majesté le Grand Bey rassure son peuple quant à la situation. Par la présente, la Sublime Nation se trouve en guerre contre l’ex Beylicat de Luzie devenu un régime corrompu fasciste. Notre gouvernement a explicitement renoncé à la reconnaissance de ce régime illégitime, comme l’ont fait aussi les plus proches alliés et amis du Palais, nous avons mis en garde la junte quant aux actions qu’ils pouvaient et ne pouvaient prendre. Par la voix de la démocratie, nous avons décidé d’une entente mutuelle afin de régler le conflit entre nos deux peuples. Or, en nous appuyant sur les informations qui nous ont été transmises, il ne s’agit pas là d’une guerre avec les Luzes, mais bien d’une guerre contre le groupe minoritaire tyrannique du présumé Salut Nationale Luze. Le peuple Luze se trouve en otage face à l’ennemi le plus ancien des turcs, l'extrémisme eurysien. Fidèle et sublime peuple du Grand Beylicat, voyez ce que provoquent ces idées venus d’autre part sur notre continent. Lorsque les colons eurysiens ont colonisé l’Afarée et l’Aleucie, ils ont emmené avec eux des maladies et des idées diaboliques qui ont décimé des populations et des civilisations entières. Au fil des siècles le continent du Nazum s’est défendu par une politique de maintien de la paix contre toute insurrection et infusion de la part de tout étranger mal attentionné envers nous. Le Grand Bey Selim Ier a unifié la Grande Yözidie, il nous a légué une nation forte et souveraine en nous donnant le devoir de la défendre coûte que coûte. Nous l’avons proclamé et proclamons à nouveau, le Luzestan est un territoire incontestablement lié au Grand Beylicat et à la Grande Yözidie, le peuple luze est un peuple frère par le sang comme l’est le peuple détaché de Bozyurtie. Aujourd’hui, c’est du peuple Yözid tout entier ainsi que des peuples de l’Union Yözid et Aykhanide dont il s’agit. Réveillez-vous Ô peuple Sublime et légitime, rendez-vous compte et voyez ceux qui veulent vous diviser pour vous rendre faible afin de mieux vous diriger vers votre perte pour leur simple désirs. Il faut prendre l’ennemi pour ce qu’il est et nous même pour ce que nous sommes. En face, ce que nous avons combattu en 2012 et en 1912, d’abord la tyrannie et le despotisme déguisé et ensuite la division et la faiblesse nationale. Nous avons réussi à mener à bien nos convictions malgré d’immenses difficultés, nous avons entrepris une rénovation profonde qui a conduis à la rénovation de chaque homme et femme non seulement du Grand Beylicat mais aussi de tout les peuples qui lui sont liés. Nous avons désormais le devoir de défendre la liberté que nous avons prise avec tant de mal mais également qui a mené à tant de bien. Au milieu de tous ces obstacles dans cette route que nous avons pris qui nous mène à une paix perpétuelle, nous savions avoir à affronter des obstacles, aujourd’hui la menace qui se profile est exactement l’un de ces obstacles. Nous devons faire tout notre possible pour rétablir la paix en éradiquant ces obstacles et devons tout mettre en œuvre pour aider notre terre mère, le Nazum. Nous nous devons être fort, nous nous devons de répondre, car sans cela nous perdrions notre histoire qui a lentement mais sûrement rassemblée les peuples libres de la Grande Yözidie et de l’entièreté du Kyrkuzaï afin de créer des États stables et forts capables de défendre leur intégrité territoriale et leur peuple contre l’injustice et l’expansionnisme.”

Suite au discours du Beylerbey qui s’est fait entendre dans les minarets de l’entièreté de la nation après la prière du matin du 5 octobre, l’entièreté des entités et ensembles du pays se sont d’un coup mis en mouvement rapide. Les médias se sont lancés dans une course à l’information tandis que les partis et groupes politiques sont sortis exprimer leur soutien ou leur mécontentement face à cette guerre. Tandis que la majorité exprime son enthousiasme, un souffle de contestation se profile en Guermin et Ouzhem. La plupart s'atténuent en revanche assez vite dès lors que la décision est appuyée par le parlement par extension à la révision constitutionnelle et au statut qui a été décidé pour le Luzestan. Ainsi, sans grande difficulté altérant le mouvement, l’administration et les institutions militaires yözids se mobilisent pour la guerre. Celle-ci ne devait durer bien longtemps, une grande partie du peuple Luze est en réalité aux côtés du Grand Bey et du Haut Bey Akim IV, l’armée mobilisée par la Junte est ridicule pour ne dire insignifiante. Pour autant, le Grand Beylicat ne joue pas l’avare concernant le budget alloué et les opérations projetées. En effet, plusieurs plans sont proposés à la Sublime Porte suite à l’arrivée depuis toutes les régions des hauts-commandants des armées Aykhanides. Aucun commandant ne quittera le Palais sans y avoir déposé ses plans, montrant que toutes ont été retenues et mis à disposition du gouvernement qui tranchera sur celui ou ceux qu’il voudra entreprendre. Par la force des choses, les plans de batailles sont finalement presque toutes seuls. A 18:15 la base militaire de Pastamonu à envoyer un communiqué au Palais ; “Que la Paix, la Miséricorde et la Bénédiction d’Allah soit sur la Sublime Nation et sur son Grand Bey. Nous, habitants civiles de la ville de Pastamonu, assurons que la base militaire près de notre ville a été forcée d’évacuer face à la désertion volontaires de certains officiers et à la prise de la base par nous-même. Nous annonçons notre capitulation et soumission complète envers Sa Majesté et requérons sa protection. Nous ne verserons aucune goutte de sang pour ceux qui se sont installés à la tête des terres Luzes par la force et la brutalité.”. Suite à cela, à 19:45 exactement, les troupes aykhanides positionnés à la frontière ont pu parvenir à s’installer dans la base de Pastamonu en érigeant une ligne offensive vers le fleuve de Musale. Ce lieu n’était qu’à quelques kilomètres de la Forteresse Luze de Gülhisariyye(Rosalie). A 20:00 précisé, une seconde communication a été émise depuis cette fois un lieu plus loin de la frontière. Les habitants de Trabziyye (Trabzie) avec l’aide de militaires et haut-officiers loyalistes envers Akim IV avaient chassé les ultra-idéalistes Luzes et attendaient la venue des Aykhanides afin de l’utiliser comme base aérienne. Les forces aériennes Aykhanides ne mirent qu’une heure et demie à décoller d’Iskenderuniyye pour atterrir en Trabziyye. A 20:35 la base était sous contrôle Aykhanide, en revanche, elle est sans effectif terrestre et donc fragile en cas d’attaque frontalier. Ainsi, cela fait partie d’une des priorités de rattacher la base aux territoires contrôlés par l’armée terrestre Aykhanide afin d’élargir la ligne et utiliser efficacement la base aérienne. Si aucune offensive n’a encore commencé réellement sur les bases, une organisation et articulation massive se ressent du côté des Aykhanides qui évacuent la population des zones potentiellement en danger de par la guerre.

A 21:00 précise, alors que la prière du soir vient de passer, le Palais émet une communication officielle à la Junte militaire fasciste Luze. Celle-ci est très courte, elle illustre que le Grand Bey ne se montrera plus clément en cas de mauvaise réponse :


“Illégitime groupe armée formant le supposé gouvernement de la fictionnel république Luze. Au nom de Sa Majesté le Grand Bey et de la Constitution Aykhanide, vous avez l’ordre de vous rendre et de cesser immédiatement ce combat illégitime sans issue. Pour toute victime civile ou militaire causée au peuple libre du Beylicat de Luzestan et du Grand Beylicat Aykhanide, une génération d’exil se verra ajoutée à votre peine une fois les hostilités éradiquées. Ceci est votre dernière chance de reddition.”


Logistique sur le terrain :

Front est - base de Pastamonu :

- 1er Régiment d’Infanterie de 4.000 hommes
- 4000 armes d’infanterie niv.11
- 1500 mitrailleuses lourde niv.9
- 50 véhicules blindés légers niv.6
- 220 transport de troupes blindés
- 50Lances-roquettes multiples niv.4

Front nord - base aérienne de Trabzie :

- 5 chasseurs bombardier niv.4
- 5 Pilotes

Côtes de la capitale Luzie :

5 patrouilleurs niv.10
1 pétrolier ravitailleur niv.9
360 marins

Plans
2125
HRPCe post relate les événements des journées du 6 et 7 octobre 2018.
Un silence pesant règne sur la ville de Luza. Les quelques miliciens n'ayant pas encore rendu les armes patrouillent dans les rues de la capitale, dans l'appréhension d'un assaut aykhanide ; car Dieu sait que s'il s'agissait du premier, ce serait également le dernier.
Le nord du pays étant déjà sous occupation aykhanide, peu nombreux sont ceux encore prêts à se battre contre l'envahisseur. La réputation d'Erentoz en tant que leader est désormais totalement anéantie.

C'est face au refus de reddition de la part du gouvernement, au vu du soutien populaire décroissant envers les forces républicaines et dans l'espoir d'une forme de miséricorde de la part des troupes aykhanides lors de leur inévitable victoire, qu'un groupe de jeunes officiers luzes, suivis par une majorité des forces armées, prit la décision de renverser la République.


Déroulement de l'opération :

6 octobre
19h23 – Début de la mutinerie.
Les centres de communication sont saisis. Koka Kortoşi est arrêté par les forces insurgées. Des messages antirépublicains sont diffusés, encourageant les miliciens à déposer les armes et la population à accueillir les forces aykhanides.

20h45 – Isolement de l'Exécutif.
Dans la capitale, près de 500 hommes encerclent le palais beylical. De brefs combats éclatent entre les mutins, la garde du palais (150 hommes) et les miliciens n'ayant pas encore déposé les armes (123 conscrits). Ces derniers finiront par se rendre à 23h37, après la mort de 53 miliciens et 22 gardes. Le maréchal Erentoz est arrêté avant d'avoir pu mettre fin à ses jours.

23h00 – Saisie de l'administration dombaroise.
L'opération suit le même schéma que la précédente, mais sans reddition immédiate. Le bilan est lourd : 157 soldats insurgés engagés (dont 38 tués) contre 123 soldats républicains, tous morts ou capturés.

7 octobre
01h34 – Contact entre les forces mutines et aykhanides.
Les officiers mutins envoient des émissaires vers les lignes ennemies pour annoncer le changement de régime et demander un cessez-le-feu.

05h13 – Fin officielle de la République.
Le drapeau républicain est amené et remplacé par celui du Beylicat. Un gouvernement provisoire est proclamé dans l'attente de négociations avec les Aykhanides. Les partisans du régime déchu considérés comme traîtres sont exécutés, à l'exception des hauts dignitaires, dont le Maréchal, maintenus en détention dans l'attente d'un jugement.

Cliché des insurgés loyalistes encerclant le Palais Beylical.
Haut de page