25/11/2018
06:31:21
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Exercice Enedia

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Base aérienne de Wanafu, 3 octobre 2018 :

un avion de transport décolant de la base de Wanafu lors de la préparationd e l'exercice Enedia

La base aérienne de Wanafu s’était activée très violemment depuis quelque jour, et les habitants de la petite ville côtière de Wanafu avait pu admirer en long, en large et en travers les multiples convois militaires qui traversaient le pays de part en part avec pour destination leur ville, et plus précisément l’enceinte militaire à qui elle donnait son nom. Les militaires accueillaient un grand rassemblement de forces militaires, qui avaient rendez-vous sur le tarmac de la base pour un événement bien particulier. La base accueillait elle aussi un invité important : le corps logistique des forces aériennes kartiennes, qui venaient aider au déplacement d’une force expéditionnaire à destination de karty, dans le cadre de l’exercice “Enedia”. La base était animée par le rassemblement de plus d’une dizaine d’unités différentes, qui devaient toutes se rendre en Karty par la voie des airs.
Dans le poste de commandement, le Commandant Iris Galath, commandant en chef de la base, et le Général Harrir Hieraix, le chef de la force envoyée en Karty, acceuilliaient les pilotes kartiens. En parallèle, un briefing était réalisé avec tous les chefs d’unités envoyés pour l’exercice sur la manœuvre à suivre. L’exercice rassemblant des forces terrestres et aériennes, et les milathiens étant les défenseurs dans le scénario fictif, l’état major avait décidé, bien que sachant être inférieur à la grande armée de Karty, de tester une longue liste de tactiques pour résister à l’assaut le plus longtemps possible. Sachant que l’armée de l’air kartienne n’avait que peu d’avions de chasse très avancés technologiquement, ayant vendu la grande majorité d’entre eux au Dyl’Milath, les milathiens avaient espéré miser sur cet atout pour garder le contrôle du ciel le plus longtemps possible. Il s’était cependant avéré très vite que karty ne cesserait d’envoyer des avions qu’une fois que les milathiens auraient épuisé leur réserve d’avions de combat, et que l’attaquant ne se risquerait pas à envoyer ses troupes sans le contrôle de l’espace aérien. La nécessité de lutter dans les airs était donc toujours d’actualité, mais il ne fallait pas compter dessus pour repousser l’assaut terrestre, qui de toute façon ne se risquerait pas sous un ciel hostile, d’autant plus que la piste d’aviation, en tant que cible vulnérable, constituait une cible prioritaire, serait très rapidement mise hors service. On avait donc décidé, en plus de garder le contrôle de l’espace aérien le plus longtemps possible, ce qui aurait toutefois le mérite de retarder l’assaut terrestre, d’apporter un grand nombre de défenses anti-aériennes pour gêner les opérations d’attaque au sol sans avoir besoin de piste. Les troupes de la garde, commandées par un commandement interarme, devaient tenir la ligne en utilisant au mieux toutes les tactiques de guerre asymétrique imaginable, et en comptant sur les lances missiles antichar, et on avait également envoyé le 1er cadre de Chasse pour voir la faisabilité réelle d’une contre-attaque sur le flanc de l’offensive ennemi.
Forces déployées :
  • 1er Cadre de chasse :
  • soldats : 492 professionnels
  • armes légères d’infanterie : 242 niveau 5
  • mitrailleuses lourdes : 36 niveau 2
  • lances roquettes : 32 niveau 2
  • lance missile antichar : 5 niveau 6
  • canon automoteur : 5 niveau 1
  • canon antiaérien mobile : 3 niveau 1
  • lance missile antiaérien mobile : 1 niveau 3
  • transport de troupe blindé : 15 niveau 4
  • véhicule de combat d’infanterie : 20 niveau 4
  • char léger : 20 niveau 2
  • char d’assaut : 6 niveau 1
  • véhicule léger tout terrain : 15 niveau 4
  • camion de transport : 5 niveau 4
  • camion citerne : 2 niveau 3
  • pont mobile : 1 niveau 1
  • véhicule de déminage : 1 niveau 1
  • char de dépannage : 1 niveau 2
  • véhicule de transmission radio : 2 niveau 1
  • véhicule radar : 1 niveau 1
  • 1er division blindée de la garde (en partie) :
  • 1000 soldats professionnels
  • 1000 armes légères d'infanterie de niveau 4
  • 100 mitrailleuses lourdes de niveau 2
  • 20 mortiers légers de niveau 2
  • 20 lances missiles anti char de niveau 6
  • 20 véhicules blindés légers de niveau 2
  • 30 véhicules blindés légers de niveau 4
  • 2 transports de troupes blindés de niveau 2
  • 4 transports de troupe blindés de niveau 3
  • 24 transports de troupe blindés de niveau 4
  • 40 véhicules de combat d'infanterie de niveau 4
  • 10 chars légers de niveau 2
  • 4 chars d'assaut de niveau 1
  • 2 chars d'assaut de niveau 2
  • 1er Division d’infanterie de la garde :
  • 1000 soldats profesionnels
  • 1000 ares légères d'infanterie de niveau 4
  • 200 mitrailleuses lourdes de niveau 2
  • 300 lances roquette de niveau 2
  • 100 lances missiles anti char de niveau 6
  • 20 véhicules légers tout terrain de niveau 3
  • plus les véhicules cités ensuite et leurs équipages :
  • 10 avions de combat de niveau 10
  • 10 avions de combat de niveau 5
  • 5 chasseurs bombardiers de niveau 2
  • 5 hélicoptères de combat de niveau 1
  • 5 avions de transport tactique de niveau 1 (transport)
  • 1 avions de guerre électronique de niveau 1
  • 4 avions de ligne de niveau 1 (transport)
  • 14 avions ravitailleurs de niveau 5 (transport)
  • 3 avions ravitailleurs de niveau 1 (transport)
  • 10 lances missiles anti aériens mobiles
  • 3 véhicules de transmission radio de niveau 2
  • 3 véhicules radars de niveau 3
  • 500 lances missiles antichars de niveau 6 (distribués entre les forces d’infanterie)
  • 10 camiosn citerne de niveau 3
  • 30 camions de transport de niveau 5
HRP : en raison de la quantité de moyens envoyés, il est évident que les avions de transports (4 de ligne milathiens plus 5 transport tactique milathiens et 15 kartiens) feront tous plusieurs voyages, escortés par l’aviation de combat.
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La Diplomate

Etape 1-6/7: La Marquise ou la Diplomate

AlinéaPour une rare fois, la chasse Kartienne sortait de son espace aérien. En cette pâle matinée, quelques dizaines d'appareils militaires quittèrent un de leurs complexes pour fendre à travers ciel. Les quelques rares Kartiens, levés à cette heure, ont pu entrevoir le décollage de ces derniers. Peut-être encore une flotte commerciale, ce ne serait pas tellement ridicule avec l'arrivée des nouvelles ventes de l'Ordre. Ou peut-être était-ce une patrouille de routine ? Ni l'un ni l'autre, ils se rendaient pour cet exercice militaire avec le Dyl'Milath. En somme, les Mylathiens avaient quémandé l'aide Kartienne pour escorter leur propre matériel afin d'effectuer les exercices. Cette demande avait fait haussé les sourcils pour l'état-major, qui aurait préféré se tirer une balle plutôt qu'assumer une faiblesse logistique. "Enfin quoi, quelle piètre armée n'est pas capable d'escorter quelques uns de ses effectifs à l'étranger ?", une remarque d'un des militaires Kartiens lorsque la nouvelle fut répandue, assez vite dissimulée en réalité. Naturellement, ce fut à la Commissaire Strakhova de griffer la réponse. Elle qui d'accoutumée était si froide, n'avait pas même pu éviter de laisser échapper un sourire moqueur lorsque la faiblesse fut assumée diplomatiquement. Quoiqu'il en était, la chasse Kartienne devait escorter ses cargos pour les convoyer au Dyl'Milath, pour qu'au final ce convoi devienne lui même le porteur d'un autre, c'était l'effervescence et le prodige de la logistique Mylathienne.

Un Casque Noir
Les casques noirs étaient par conséquent de la partie. Les casques noirs, c'était le surnom que l'on avait attribué aux pilotes de l'armée de l'air Kartienne, par leur uniforme. Quiconque les voyait pour la première fois les croyait sortir d'un de ces films de science-fiction, disait-on des troopers sortis d'une autre galaxie. Les propulseurs des appareils crachaient de plein leur feu, propulsant le convoi d'une vitesse certaine. Le trajet s'annonçait long oui, mais sans risque apparent. Non le risque était à l'Ouest rouge, l'expression qui sera donnée à la Loduarie. Sera donnée oui, car cet événement, les Kartiens n'en avaient pas conscience car il n'avait pas encore eu lieu, à la date de cet exercice. Lorsque les premiers chasseurs Kartiens entrèrent dans l'espace aérien Mylathien, ce fut l'entrée en territoire allié. Cargos et avions de chasse rejoignirent la base affrétée, le complexe de Wanafu comme l'appelait les Mylathiens. Les Kartiens, eux, avaient trouvé la joyeuse expression du "taudis paumé au trou du cul du Nazum". C'était non sans cette certaine hâte de retrouver la terre natale, donc. La directrice des opérations côté Kartien, ne s'était point jointe au convoi. La Diplomate, telle était son appellation. Elle était restée en territoire Kartien, organisant ça et là les derniers préparatifs des exercices.

Ces exercices par ailleurs, quels étaient-ils, leur but global ? Au delà d'honorer les Accords de Karménie, la République Fédérale Kartienne entamait sa phase d'expérience quant à la réalité militaire. L'armée était devenue puissante, il ne lui manquait plus que l'expérience. Si envahir le Grammatika avait pu servir en la matière, aucune excuse n'empêchait de pourvoir davantage cette expérience. C'est ainsi que la marine Kartienne s'était frottée amicalement avec celle Kahtanaise. C'était l'Amiral Kenway qui avait été le directeur des opérations pour cet événement, et il avait bien souligné une chose grâce aux camarades du Kah, l'importance de la suprématie technologique. Car en effet, lors de l'exercice, les Kahtanais avaient réussi à brouiller totalement les communications et même les corrompre de faux signaux par la pratique de la flotte fantôme, l'originaire était l'avion de guerre électronique. Les Mylathiens en avaient un, tout comme les Kartiens. Cependant, les Kartiens en avaient un de dernière génération, lorsque leurs homologues en possédaient un de première. La technologie se bat par la technologie, déjà une carte dans la manche Kartienne à jouer en cas d'imprévu. Outre ce fait, la suprématie aérienne était visée, les Kartiens avaient été choisis pour simuler le camp attaquant. Il était évident que les Mylathiens profiteraient du camp forestier pour pratiquer une guérilla. Peu honorable pour une armée conventionnelle, mais très efficace. Il paraissait tout aussi évident qu'envoyer les blindés seraient de la pure folie, si tantôt ce serait fait directement. En réalité, en tel cas, l'état-major Kartien ne réfléchirait pas grandement à essayer de percer ce front et enverrait des missiles par dizaines sur la position. Efficace oui, sans aucun intérêt stratégique pour autant.

Avions cargos
Enfin, les cargos se posèrent. Les militaires, Kartiens et Mylathiens, chargèrent le matériel. Quelle ironie, les soldats qui s'aident allaient se combattre lors de l'entraînement quelques temps plus tard. Le kérosène chargé de nouveau, les moteurs ont à peine eu le temps de refroidir que le convoi repart, à ceci près des aéronefs Mylathiens ajoutés à ce dernier. Le trajet s'effectua donc similairement, dans le sens inverse, à destination d'Enedia, la province qui avait donné le nom de l'exercice. Les derniers préparatifs du camp forestier s'achevaient, tandis qu'un des complexes militaires alentours restait silencieux, en apparence. Car en effet, cette base, d'une plénitude calme aux premiers abords, accueillaient deux hautes personnalités de la Vorna. Mais qu'était réellement la Vorna, si ce n'est officiellement une extension du ministère des renseignements ? Le corps des élites de l'état-major ? Les têtes pensantes de l'armée ? Le bras de fer qui opérait dans les ombres ? Personne ne savait, pas même la plupart de leurs membres tel le service était flou. Deux femmes étranges conversaient, la première était connue, oui c'était Aniela, la Diplomate... La seconde en revanche, qui était-elle ?

La Marquise
Aniela se trouvait dans un bureau du complexe, derrière ses préparatifs et ses dossiers. Son air ne changeait jamais, non elle affichait toujours ce sourire de façade, même lorsqu'elle était seule. Certains disaient qu'elle n'était pas capable d'afficher autre chose, ou était-ce le talent de sa représentation pour un des services secrets les plus grands du globe ? Qui sait. La porte s'enfonça largement, une femme venait de l'ouvrir d'une manière peu orthodoxe ou courtoise. La Diplomate leva la tête, elle reconnut immédiatement de qu'il s'agissait.

La Diplomate-"Très chère Marquise, que me vaut le déplaisir de votre intrusion ?"
La Marquise-"Admire un peu qui voilà, tu peux arrêter de faire semblant de travailler chérie !"

Katarzyna, ou de son surnom la Marquise, affichait une teinte bien hautaine. Comme d'habitude en réalité. Aniela referma d'un geste maîtrisé son classeur, puis jeta un regard noir à son interlocutrice.

La Marquise-"Toujours entrain de sourire comme sur affiche de propagande mal imprimée à ce que je vois, ça en jette."
La Diplomate-"Quand diable arrêterez-vous cette attitude intempestive ? Je m'interroge toujours sur la véracité de votre présence au ministère."

Tandis que Katarzyna affichait un sourire égocentré et moqueur, Aniela souffla en dépit de cause avant de reprendre.

La Diplomate-"Je me répète, Katarzyna, quelle est la raison de votre présence ? Vous ne faites point irruption dans mes quartiers pour le plaisir de m'adresser la parole, n'est-ce pas ?"
La Marquise-"Parce que ça t'aurait plu ? Mais nan, nan t'en fais pas. Je viens apporter un cadeau en fait. Une guerre, ça mettra de la couleur dans tes classeurs. Pendant que tu entraînes la mascotte armée que tu appelles un allié, la Loduarie vient de pénétrer le territoire Antarien."
La Diplomate-"J'en prends bien note, les exercices ne sont pas annulés pour autant... Soit, vous savez que faire, je vous remercie de votre passage."
La Marquise-"On fait comme ça !"

Katarzyna rouvrit la porte à l'aide son pied, sortit de la pièce avant de la clôturer d'un coup violent. Ce qui venait d'avoir lieu, c'était la communication au sein de l'état-major Kartien de l'Ouest Rouge, la guerre Antaro-Loduarienne. Cette dernière venait d'éclater au même moment que l'exercice militaire Milathi-Kartien, une aubaine. Quelques minutes, et l'information parvint au Capitole, à Volkingrad. Quelques dizaines d'autres minutes plus tard, et un avertissement parvint à la Loduarie, de même qu'une demande de soutien aux Fortunéens. En bref, l'exercice se déroulerait en situation de grande alerte pour l'exécutif. En outre, il avait été donné pour ordre d'évacuer le Capitole et toute infrastructure majeure de ses fonctionnaires et diplomates, ce en vue d'une attaque balistique Loduarienne. La situation n'était, pour l'heure, pas encore très probable. Mais elle était envisageable. Probable, elle le deviendra avec le temps. De ce fait, les personnalités comme la Gouverneure Orlovski ou bien les députés sont évacués pour un temps. Parallèlement, l'ensemble des complexes militaires Kartiens sont mis sous alerte de menace balistique, les batteries sont mises sous un état d'alerte maximale et l'ensemble du matériel est mis sous haute sécurité, afin d'épargner le plus de pertes en cas d'envoi de missiles.

La Diplomate
Lorsque les derniers convois arrivèrent enfin à destination, Aniela alla se présenter à ses homologues Milathiens, les accueillir. Outre le fait que les militaires continuaient l'installation, elle annonça d'une voix vive et chaleureuse, qui la dédouanait de toute appartenance à la Vorna...

La Diplomate-"Général Harrir Hieraix, mes salutations. Que vous et vos forces soient les bienvenus à la province d'Enedia, dans l'état de Zaverço, en République Fédérale Kartienne. La simulation des exercices pourra très bientôt s'entamer, sous les plus brefs délais. En outre, les préparatifs viennent d'être achevés par notre armée. J'espère très sincèrement, par ailleurs, que les Casques Noirs furent d'une aide convenable comme vous l'aviez sollicité, bien que je n'en doute point. Nous éviterons, finalement, le scénario réel de conflits, dans la mesure où l'état-major a estimé que si une telle situation se présentait face à lui, le camp forestier serait simplement mis à feu. Nous éviterons donc, de nature, un incendie généralisé dans cette forêt, qui n'aura pas de réelle valeur stratégique, nous l'entendons."

La camp forestier ? Un incendie ? Des explications s'imposent. L'exercice militaire consiste, factuellement, à ce que les forces Milathiennes protègent une forêt, nommée le camp forestier par les Kartiens. Si la Diplomate parle d'incendie, c'est à juste titre. En effet, dans l'hypothèse où une telle situation se présenterait, l'état-major Kartien a estimé que prendre d'assaut le camp forestier serait ridicule: La réelle réponse serait le napalm, brûler la forêt pour en sortir de force les guérilléros. Cependant, la situation était un exercice, et déclencher un incendie ne s'y prêtait pas vraiment. C'était là le commentaire d'Aniela. Mais donc, le plan Kartien, quel serait-il ? Comme l'ayant été dit ci-haut, le Dyl'Milath possède un avion de guerre électronique de première génération, de sixième pour Karty. Ajoutons cela à la future domination de l'espace aérien, objectif premier, l'avion de guerre électronique se fera abattre. De cette manière, renforcée par la présence de l'avion radar de sixième génération, la force Kartienne pourra bénéficier d'informations capitales, tout en brouillant celles Milathiennes. C'est ainsi que, par des approximations et ces renseignements, le portrait des forces adversaires peut être dressé.

Evaluation des forces MilathiennesForces aériennes:
  • 25 chasseurs de génération 2-5-10.
  • 5 hélicoptères d'attaque de génération 1.
Forces de défense aérienne:
  • 1 avion de guerre électronique de génération 1.
  • 5 véhicules de transmission radio de génération 2.
  • 4 véhicules radars de génération 3.
  • 3 canons antiaériens mobiles de génération 1.
  • 11 lance-missiles antiaériens mobiles de génération 3.
Forces terrestres:
  • 3000 hommes, armés d'armes légères d'infanterie de génération 4, de mitrailleuses lourdes de génération 2 et de lance-missiles antichars de génération 6 (beaucoup, de lance-missiles antichars).
  • 250 blindés divers de génération 3 (en moyenne).
  • 50 chars légers et d'assauts de génération 1-2.
  • 5 canons automoteurs de génération 1.
Evaluation des forces KartiennesForces aériennes:
  • 25 avions de chasse de huitième génération.
  • 10 chasseurs bombardiers de quatrième génération.
  • 10 avions d'attaque au sol de sixième génération.
  • 1 bombardier gunship de première génération.
  • 1 AWACS de sixième génération.
  • 1 avion de guerre électronique de sixième génération.

  • Les équipages nécessaires (hommes, par exemple) ainsi que l'éventuelle logistique (avions ravitailleurs, par exemple) ne sont pas comptés.
Forces terrestres:
  • 2500 hommes, armés d'armes légères d'infanterie de onzième génération, de mitrailleuses lourdes de dixième génération, de mortiers légers de huitième génération, de lance-roquettes de neuvième génération et de lance-missiles antichars de neuvième génération.
  • 10 lance-roquettes multiples de cinquième génération.
  • 50 canons tractés de sixième génération (et leur camion de transport).
  • 50 transports de troupes blindés de troisième génération.
  • 50 véhicules de combat d'infanterie de troisième génération.
  • 100 chars d'assauts de troisième génération.
  • 5 véhicules de transmission radio de troisième génération.
  • 5 véhicules radars de deuxième génération.

  • L'éventuelle logistique (camions de transport, camions citernes, bulldozers...) n'est pas comptée.

Les forces évaluées, le temps se prête à la stratégie. Celle Milathienne est donc claire, retarder au maximum l'invasion du ciel, fracturer cette dernière lorsqu'elle se mettra en place par la DCA, et finalement, repousser tout assaut. L'assaut blindé trouvera pour réponse les javelins, l'assaut d'infanterie les mitrailleuses lourdes. Cependant, quel état-major serait assez bête pour penser qu'il faille obligatoirement attaquer de cette manière. Le siège existe, le barrage d'artillerie également. La stratégie Kartienne consiste donc en premier lieu à brouiller les communications Milathiennes avec l'avion de guerre électronique, traduisant notamment une impossibilité d'utilisation des appareils antiaériens, ainsi que des difficultés pour la chasse aérienne. Dès cela fait, les forces aériennes iront entamer le combat jusqu'à obtenir une domination aérienne totale. Parallèlement, l'ensemble de l'artillerie fera feu continu sur la forêt pour entamer une désorganisation. Une fois la domination aérienne obtenue, les avions d'attaque au sol, les chasseurs-bombardiers déjà présents ainsi que le bombardier gunship s'ajoutent à la pluie de plomb sur la forêt. L'avion radar sera par ailleurs utilisé pour ajuster les tirs, de même qu'il sera appuyé du brouillage de son frère électronique. Pour clôturer, les blindés et l'infanterie Kartienne encerclent le camp forestier en renforçant leur position, en se mettant hors de portée d'éventuels échanges de tirs. Soit les Milathiens perdront petit à petit leur force jusqu'à l'épuisement, soit un raid suicidaire devra être lancé. Cette stratégie s'assimile à un siège éclair par artillerie, et sera effectuée jusqu'à tout changement notable.
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Exercice Enedia, 1ère phase (mise en place et combat aérien)

les combats aériens au dessus de karty

L’exercice commençait donc, et il était clair que, inférieurs en nombre et en technologie, les milathiens n'avaient que peu de chance de l’emporter. Toutefois, personne n’avait songé à baisser les bras, et il était important de mettre au point des tactiques efficaces pour résister à ce “siège éclair”, comme l'appelaient les kartiens, histoire d’être préparés si le scénario se répétait en condition réelle. Si les kartiens, comptaient user de leur AWACS et de leur avion de guerre électronique pour désorienter la défense et frapper avec la plus grande précision, il convenait, en plus d’être prudent, de tenter de détruire ces atouts avant toute chose. Mais, évidemment, la force brute n’était pas pour cela l’option à retenir, et c’est pour cela qu’on avait caché le plus possible le projet d’attaque sur l’avion de guerre électronique. Celui-ci avait été désigné comme cible prioritaire, puisqu’il pouvait désorienter les communications et la DCA pendant toute la durée de l’exercice, alors que l’AWACS ne serait utile que durant la phase de combat aérien, qui terminerait de toute façon bien vite. De plus, les milathiens comptaient utiliser leur aviation de chasse pour réduire la capacité d’artillerie de l’ennemi, la plus grande menace contre les forces au sol. La tactique était donc la suivante : disperser les troupes pour rendre la tâche de l’artillerie et des avions d’attaque plus ardue, et lancer un assaut aérien d’envergure contre l’aviation kartienne, avec comme cible prioritaires l’avion de guerre électronique et l’AWACS pour les escadrons de combat, et les lances roquettes multiples pour l’escadron de chasse. Cet assaut serait lancé à la première minute de l’exercice, et supporté par l’avion de guerre électronique, pour maximiser l’effet de surprise et frapper plus vite, donc plus fort.
l'avion de guerre éléctronique kartien


De plus, les hélicoptères d’attaque seraient envoyés affaiblir les blindés encerclant la colline à défendre, sous couvert de l’attaque aérienne qui mobiliserait les chasseurs kartiens. Cependant, l’un d’eux serait gardé dans la forêt, dans un lieu à l’abri des regards des avions, pour ressortir au moment opportun et maximiser son impact sur l’offensive terrestre ennemi, si celle-ci avait lieu. En parallèle, les lances missiles anti-aériens ne sont pas déployés, mais attendent, avec les autres véhicules de la DCA, que l’attaque aérienne emploie les avions d’attaques pour surgir par surprise et maximiser l’impact. En attendant, ils sont comme l’hélicoptère d’attaque cachés sous le couvert des arbres.
l'assaut des hélicoptèresEn parallèle du combat aérien, le cadre de chasse (après s’être détaché de sa composante anti-aérienne) tentera de se décaler des positions milathiennes vers l’Est, puis se préparera à donner l’assaut à l’artillerie kartienne si l'occasion se présente. Ces mouvements sont réalisés pendant l'assaut aérien pour utiliser la confusion (toute relative mais néanmoins existante), de l’armée kartienne. Étant donné que l’occasion de frapper l’artillerie n’a que peu de chance de se présenter, le cadre de chasse se prépare également à gêner la mise en place du siège en tentant d’attaquer le dispositif kartien par le flan. Si aucun kartien ne se montre, le cadre avance vers l’ennemi tout en se décalant vers l’Est, pour être découvert à l'endroit le plus improbable. De plus, si il rencontre des unités blindés, un des hélicoptères le rejoindra pour maximiser l’impact en faisant de l’appui feu. Le reste des forces terrestres s’organise de la façon suivante : l’infanterie de déploie avec les lances-missiles antichars et les mitrailleuses devant, en petits groupes de 10 soldats, et les blindés se réfugient en arrière du dispositif pour se mettre hors de porté de l’artillerie, ou au moins diminuer la précision de celle-ci.

Phase 2 (assaut et combats terrestres) à venir.
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Falke VIII


AlinéaLa Diplomate pensait encore aux propos de sa camarade, une guerre entre la Loduarie et l'Antares ? Comment cela était-il bien possible, une idiotie sans nom, et elle espérait sincèrement que le ministère s'était fourvoyé. Cependant, les informations avaient du être vues et revues par la Chouette, le pourcentage d'erreur était quasi nul. Elle se préparait intérieurement, peut-être Karty allait-elle entrer dans une phase pour le moins historique. Ces pensées furent interrompues dès l'instant où la sirène retentit, le signal du début des affrontements. Aniela était chargée de superviser et d'organiser l'exercice, mais aussi de se former la main en commandant les opérations côté Kartien. La première phase débuta, après tout c'était aux Kartiens de le faire puisqu'ils étaient attaquants. La quasi totalité de la chasse aérienne forma un groupe unique, excluant les avions d'attaque au sol ainsi que le bombardier gunship, les avions de soutien restant en protection arrière. Le but était simple, anéantir la force aérienne Milathienne, rien de plus, rien de moins.

Les Kartiens ouvraient donc le bal, et ils l'ouvraient à leur manière, agressive. Les Milathiens avaient du se rendre compte et adapter, la stratégie de leur adversaire théorique ne sera pas celle prévue de foncer tête baissée mais bien de les assiéger. En conséquence, une action avait été envisagée, et le scénario actif allait l'appliquait. Détectant l'arrivée de la quasi majorité des aéronefs Kartiens, la chasse Milathienne décolle pour faire face, scindée nonobstant. Pour cause, l'autre partie, constituée de chasseurs-bombardiers, est chargée de détruire une grande majorité des batteries d'artillerie qui tirent déjà leur feu sur la forêt. Le but était donc de retenir la chasse Kartienne le plus longtemps, en vue de l'empêcher de défendre ses positions d'artillerie. Stratégie surprenante, mais qui allait peut-être faire son effet ? De leur côté, les serviteurs de la mère patrie savaient pertinemment que l'avion radar et celui de brouillage seront hautement visés. De ce fait, l'avion de guerre électronique s'active pour brouiller, mais aussi pour tromper. A la manière du Kah lors de récents exercices, le but est de faire croire à la présence des deux avions prioritaires à telle position tandis qu'ils n'y sont pas: La flotte fantôme. Par les transmissions, l'état-major s'activait.

Soldat Kartien-"La chasse Milathienne nous engage, dame Aniela."
La Diplomate-"Soit, donnez l'ordre du plein combat, le scénario ne diffère pas tellement..."

Quelques minutes passèrent, annonçant par ailleurs quelques victoires Kartiennes sur les appareils Milathiens, quelques pertes en vue mais l'avantage certain...

Soldat Kartien-"23ème position d'artillerie prise d'assaut ma Commandante."
La Diplomate-"Vous dites ?"
Soldat Kartien-"Il semble que quelques appareils, des chasseurs-bombardiers, se sont retirés de la grosse armada aérienne Milathienne, afin d'attaquer nos positions d'artillerie sans couverture aérienne."
La Diplomate-"Mais... C'est du suicide ?"
Soldat Kartien-"Non, une diversion. Notre flotte est retenue tant qu'elle ne sort pas de ce combat."
La Diplomate-"Passez le message au capitaine de la flotte, la chasse Milathienne doit être abattue dans les délais les plus brefs ! Dès l'opération terminée, nos aéronefs doivent impérativement défendre notre artillerie !"

La chasse Milathienne dura quelques longues minutes face à celle Kartienne. Peu de temps oui, mais du temps formellement précieux. Chaque minute laissée au combat aérien laissait l'artillerie sans défense, qui essuya des attaques aériennes donc. Mais les chasseurs Milathiens furent abattus, abattus et trompés par les signaux de l'avion de guerre électronique adversaire. Une partie de l'artillerie et des avions Kartiens furent perdus, lorsque la totalité de l'armée de l'air Milathienne avait été mise en déroute. La domination de l'espace aérien était pleine, non sans quelques graves pertes, mais elle demeurait. Les avions d'attaque au sol décollèrent enfin, les chasseurs-bombardiers restant les rejoignant, le bombardier gunship pointant ses ailes à travers ciel, le tout soutenu par l'artillerie. Le déluge se préparait, les premières cibles étant les batteries antiaériennes, déjà brouillées par l'avion de guerre électronique, lorsque celui radio étudiait les positions pour perfectionner les tirs. Les blindés et l'infanterie encerclaient tout le camp forestier...

Sniper Kartien
Arbitrage conjoint et validé du premier affrontement

Dyl'Milath

-10 avions de chasse de niveau 10 (-10).
-10 avions de chasse de niveau 5 (-10).
-5 chasseurs-bombardiers de niveau 2 (-5).
-1 avion de guerre électronique de niveau 1 (-1).
Karty
-25 avions de chasse de niveau 8 (-13).
-10 chasseurs-bombardiers de niveau 4 (-3).
-10 lance-roquettes multiples de niveau 5 (-2).
-50 canons tractés de niveau 6 (-18).
3116
“Charly 2, hors de combat”. C’était les mots du dernier pilote de chasseurs bombardiers encore en vie, fictivement, qui annonçait avoir été abattu par la chasse kartienne. A partir de cet instant, les kartiens avaient la maîtrise totale du ciel. Le combat aérien était terminé. Le commandement milathien avait suivi les hostilités à la radio, et devait se rendre à l’évidence : les avions kartiens étaient meilleurs, ou ils disposaient de meilleur matériel et avions de soutien. Mais de toute façon pas le temps de se plaindre, il fallait mettre en place la défense. Le commandant parla à la radio :
A tous du Commandant, début de la phase 2. Mise en alerte des batteries antiaériennes, dispersion des troupes, tout le monde se met à l'abri : pluie de bombe en approche.

Dans tout le camp et la forêt alentour, les troupes se mirent en mouvement, mais en quelques minutes, plus rien ne bougeait, plus rien n’était visible du ciel, tout avait été caché sous ou dans les arbres. Les milathiens passaient sur la défensive discrète. L’exercice avait donc débuté par une victoire kartienne. Bien sûr, les milathiens s’y attendaient, sachant que l’ennemi possédait l’avantage du nombre, celui des avions de soutien, et celui du niveau technologique moyen. Lors de l’assaut aérien kartien, les forces aériennes n’avaient pas hésitées une seul seconde pour affronter l’ennemi, et avaient réussie grâce à cette détermination à détruire une partie de l’artillerie kartienne, soulageant un peu le poids que les bombes feraient par la suite peser sur le camp forestier. Bien que leur résistance en combat aérien a été satisfaisante, au regard des forces auxquels les avions étaient confrontés, l’efficacité de la chasse avait déçue le commandement milathien, qui s'attendait à une attaque plus violente contre l’artillerie. L'inefficacité de cette attaque était peut-être due à l’absence dans les avions de systèmes de repérage des cibles et de guidage des munitions, qui avaient ralenti l’attaque. De plus, il était regrettable de ne pas avoir utilisé les hélicoptères, qui ne risquaient plus de servir à grand chose avec la domination de ciel et la présence permanente de l’AWACS kartien haut au-dessus du champ de bataille. Mais de toute façon tout cela était trop tard, et il convenait maintenant de réagir à l’encerclement. Les milathiens avaient prévu plusieurs dispositifs pour ralentir la progression des kartiens et pour diminuer l’efficacité de leurs canons. Il était prévu tout d’abord, pour faire face à l’assaut des avions d’attaque au sol, de cacher dans les bois les lances missiles anti-aériens pour surprendre l’ennemi, qui serait forcé de voler à basse altitude pour les trouver. Et le commandement se félicite d’une chose, dans ce retard technologique, les milathiens avaient un avantage : les lances missiles antiaériens, utilisant un guidage filaire et optique car trop peu développés technologiquement, n’étaient presque pas sensibles au brouillage de l’avion de guerre électronique. Mais ils attendaient leur heure, et ne se montreraient par avant d’avoir pu être sûrs de toucher une cible. De plus, les milathiens avaient répartis dans leurs rangs des missiles sol-air portatifs, qui permetteraient sûrement d’abattre au moins un avion. Le reste des forces terrestres se positionnent pour permettre de réaliser une sortie par l’Est. Les forces d'infanterie ralentissent l’encerclement en réalisant des attaques de harcèlement avec les lances missiles antichars, et des véhicules de combat d’infanterie se préparent à prendre d’assaut les positions de l’artillerie. Les hélicoptères, quant à eux, restent cachés pour prendre part au combat si les forces blindées des deux armées viennent à se rencontrer.
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