Posté le : 18 fév. 2026 à 10:07:40
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“Charly 2, hors de combat”. C’était les mots du dernier pilote de chasseurs bombardiers encore en vie, fictivement, qui annonçait avoir été abattu par la chasse kartienne. A partir de cet instant, les kartiens avaient la maîtrise totale du ciel. Le combat aérien était terminé. Le commandement milathien avait suivi les hostilités à la radio, et devait se rendre à l’évidence : les avions kartiens étaient meilleurs, ou ils disposaient de meilleur matériel et avions de soutien. Mais de toute façon pas le temps de se plaindre, il fallait mettre en place la défense. Le commandant parla à la radio :
A tous du Commandant, début de la phase 2. Mise en alerte des batteries antiaériennes, dispersion des troupes, tout le monde se met à l'abri : pluie de bombe en approche.
Dans tout le camp et la forêt alentour, les troupes se mirent en mouvement, mais en quelques minutes, plus rien ne bougeait, plus rien n’était visible du ciel, tout avait été caché sous ou dans les arbres. Les milathiens passaient sur la défensive discrète. L’exercice avait donc débuté par une victoire kartienne. Bien sûr, les milathiens s’y attendaient, sachant que l’ennemi possédait l’avantage du nombre, celui des avions de soutien, et celui du niveau technologique moyen. Lors de l’assaut aérien kartien, les forces aériennes n’avaient pas hésitées une seul seconde pour affronter l’ennemi, et avaient réussie grâce à cette détermination à détruire une partie de l’artillerie kartienne, soulageant un peu le poids que les bombes feraient par la suite peser sur le camp forestier. Bien que leur résistance en combat aérien a été satisfaisante, au regard des forces auxquels les avions étaient confrontés, l’efficacité de la chasse avait déçue le commandement milathien, qui s'attendait à une attaque plus violente contre l’artillerie. L'inefficacité de cette attaque était peut-être due à l’absence dans les avions de systèmes de repérage des cibles et de guidage des munitions, qui avaient ralenti l’attaque. De plus, il était regrettable de ne pas avoir utilisé les hélicoptères, qui ne risquaient plus de servir à grand chose avec la domination de ciel et la présence permanente de l’AWACS kartien haut au-dessus du champ de bataille. Mais de toute façon tout cela était trop tard, et il convenait maintenant de réagir à l’encerclement. Les milathiens avaient prévu plusieurs dispositifs pour ralentir la progression des kartiens et pour diminuer l’efficacité de leurs canons. Il était prévu tout d’abord, pour faire face à l’assaut des avions d’attaque au sol, de cacher dans les bois les lances missiles anti-aériens pour surprendre l’ennemi, qui serait forcé de voler à basse altitude pour les trouver. Et le commandement se félicite d’une chose, dans ce retard technologique, les milathiens avaient un avantage : les lances missiles antiaériens, utilisant un guidage filaire et optique car trop peu développés technologiquement, n’étaient presque pas sensibles au brouillage de l’avion de guerre électronique. Mais ils attendaient leur heure, et ne se montreraient par avant d’avoir pu être sûrs de toucher une cible. De plus, les milathiens avaient répartis dans leurs rangs des missiles sol-air portatifs, qui permetteraient sûrement d’abattre au moins un avion. Le reste des forces terrestres se positionnent pour permettre de réaliser une sortie par l’Est. Les forces d'infanterie ralentissent l’encerclement en réalisant des attaques de harcèlement avec les lances missiles antichars, et des véhicules de combat d’infanterie se préparent à prendre d’assaut les positions de l’artillerie. Les hélicoptères, quant à eux, restent cachés pour prendre part au combat si les forces blindées des deux armées viennent à se rencontrer.