Le Namarov est un pays avec une histoire assez riche et profondément marquée par les deux occupations qu'il a subies. Comme ces voisins, elle a gardé des traces de son passé et certaines plaies. Elle a vu une multitude de régimes d'entités et d'idéologies à sa tête, et ce qu'elle est aujourd'hui est ce qu'elle devait être logiquement.
Ils croyaient en différents cultes, mais celui qui s'imposa fut le "Patt" qui signifie "Pêcher" du nom de la déesse de la pêche, de la nourriture et de la vie, "Pechoe", qui était aussi la cheffe de leurs dieux. On a d'ailleurs retrouvé différentes fresques de cette entité, dessinées par les hommes de l'époque, qui se la représentaient avec une tête de saumon. Cependant, comme dit plus tôt, il y avait plusieurs dieux puisque c'était un culte polythéiste. On en dénombre quelques dizaines, mais il est probable qu'il y en avait beaucoup plus. Mais l'histoire ne les a pas retenus.
Aussi, la plupart de ses groupes établirent deux camps. Un d'été, plus au sud et à l'intérieur des terres où ils chassaient et où ils se nourrissaient des quelques plantes qui poussaient grâce au temps légèrement moins froid, et un d'hiver, sur la côte où ils pêchaient. Ce mode de vie n'évolua que très peu pendant des centaines d'années. Les clans se battirent souvent pour gagner du territoire et donc plus de ressources. Le plus puissant était près de la ville actuelle de Pravlia. Il réussit à avoir presque la totalité de la région actuelle de Pravlionie.
Mais en 1585, cela changea subitement. En effet, le Royaume du Khardaz qui était bien différent, beaucoup plus évolué et plus fort que ces peuples, envahissait la région. Les nomades, divisés et inférieurs techniquement, n'eurent aucune chance. Seul le clan de Pravlia tint le coup quelque temps et donna du fil à retordre à l'envahisseur, mais il fut détruit à son tour.
Le royaume du Khardaz conquérera rapidement l'entièreté de la région. Ces nouveaux arrivants étaient radicalement opposés au mode de vie des peuples natifs. Ils étaient orthodoxes et sédentaires et ne pouvaient donc pas tolérer une peuplade polythéiste et nomade. Les khardaziens entreprirent alors une reconstruction culturelle totale de la zone. En premier, ils établirent un modèle de vie plus "civilisé" en leur apprenant a être sédentaire et tout ce que cela implique. Ensuite, ils abolirent le culte de "Patt" et des autres dieux en tuant ceux qui étaient trop croyants et les chefs. Pour les autres, on essaya de les convertir à la religion orthodoxe mais cela était compliqué puisque celle-ci reposait sur des concepts flous pour les habitants de la région. Ils arrivèrent à des résultats seulement dans l'actuelle Gora du Sud, qui était plus frontalière au Khardaz. Tout cela fut un travail long et méthodique qui mit presque 200 ans, la totalité de la présence du Khardaz.
En 1797, un nouvelle puissance arriva dans la région : l'Empire Mor. Ayant conquis les voisins à l'ouest, il continua son attaque sur le royaume du Khardaz, passant par le Namarov actuel. Il rencontra de la résistance, mais pas de la part des habitants, qui trouvèrent le régime de l'empire moins brutal que celui qu'ils connaissaient. Ils décidèrent donc d'aider l’Empire à faire partir les orthodoxes de la région. Ces derniers se battirent, mais après une défaite mémorable en Gora du Nord que les historiens appellent aujourd'hui la bataille de "Kunipäevani", qui veut dire "Jusqu'au jour", qui vit les khardaziens perdre une dizaine de milliers d'hommes, ils durent définitivement partir.
Les mors furent donc accueillis en libérateurs. En remerciant la population de son aide, ils s'engagèrent à la laisser relativement libre et elle put s'autogouverner, mais sous le contrôle de l'Empire. Une bonne entente régna donc sur la région pendant longtemps, l'occupant se faisant assez discret.
En 1860, l'Empire mor disparut au profit de la RSFSM, la République Socialiste Fédérative Soviétique Mor. Cela ne posa pas de problème aux habitants qui d'ailleurs apprécièrent cette idéologie et y prirent goût. En effet, cette dernière renouait avec leur ancien mode de vie dont le souvenir et l'impact étaient toujours là. La République socialiste n'eut même pas besoin de faire de la propagande, cela passa tout seul. Les années suivantes, la région qui prit pour la première fois le nom de Namarov, du nom du gouverneur de l'époque dans la région, devint de plus en plus moderne et de plus en plus forte.
Cependant, un siècle plus tard, cela se termina. En 1945, un coup d'État prit le pouvoir en RSFSM. Un régime beaucoup plus autoritaire fut prôné. Pour les habitants du Namarov qui s'étaient plu sous le socialisme, cela fut intolérable. Rapidement, des mouvements révolutionnaires se créèrent. Puis pour la première fois on parla d'un Namarov indépendant. Un front de libération, comprenant toutes les forces des villes du Namarov et de l'île du Tarkisis, fut créé sous le nom de FLNS, le Front de Libération Namarovien Solidaire. Comptant plusieurs centaines de milliers de membres, il se structura pendant l'année 1946. En 1947, en accord et simultanément avec les autres fronts de libération du Nord du Nazum, il lança la révolution. Le régime mor fur rapidement détruit au Namarov même si Pravlia fut le théâtre de combats de rue violents entre sa garnison locale et le FLNS. Mais celle-ci, connaissant le terrain et nettement en supériorité numérique, l'emporta facilement. Le 11 février 1947, le Namarov proclama son indépendance.
Le FLNS n'ayant plus de raison d'exister, il fut dissous et ses membres et leurs équipements rejoignirent l'Armée Nationale du Namarov, qui fut créée rapidement pour protéger le pays désormais indépendant et uni sous le socialisme. Aussi, on créa un gouvernement provisoire, en février 1947, qui reçut comme missions de rédiger la Constitution et d'organiser des élections. Cela fut fait en mars 1948, quand Tchoukov Polatsi devint le premier Premier Prolétaire en gagnant avec 64% des voix. Le gouvernement provisoire, quant à lui, fut dissous, celui de Polatsi prenant sa place. Ce dernier mettra l'accent sur la modernisation du Namarov et l'amélioration des conditions de vie pour les habitants avec une série de mesures sociales et fit rejoindre le pays à la CSN. Le Premier Prolétaire, étant un grand amoureux de sport, il créa la Fédération Namarovienne des Sports d'Hiver en 1947 et celle de Sambo en 1955.
Mais cette époque fut aussi le moment où les premiers mouvements pour l'indépendance de la Gora du Sud virent le jour. En effet, une petite proportion de la population de cette région qui avait été fortement influencée par l'occupation khardazienne refusa le communisme. En 1952, quelques manifestations éclatèrent mais cela n'alla pas plus loin grâce au travail de propagande du Namarov dans la zone.
Tchoukov Polatsi mourut en 1982. Après sa mort, on organisa des élections rapidement pour assurer la continuité du pouvoir, que Vasili Apolev remporta. Sous son mandat à vie, il renforça l'économie et l'industrie. Mais ayant un certain ego vis-à-vis de lui et du Namarov, il lança les plans d'un porte-avions et ordonna qu'on commence sa construction. Ce bateau prendra son nom après avoir été construit en 2018, un an après sa mort. Son successeur fut Dovli Poukov, le troisième Premier Prolétaire. Mais celui-ci étant très agressif sur le plan international et voulant la destruction de tous les régimes non socialistes, il reçut la pression de son propre parti et du monde politique Namarovien. Il décida de démissionner en nommant à sa place son premier ministre, Tacksenko Vojone, comme le lui permet la Constitution. Tout cela est dû à un compromis secret passé entre les différents partis. Vojone a lui mis l'accent sur le renforcement de l'armée, mais seulement pour assurer la défense du Namarov.
Il vit aussi le retour des groupes indépendantistes de la Gora du Sud qui se recréent après la conduite du Namarov sur la scène internationale et les différents avec le Khardaz. Ces groupes se radicalisèrent, comprenant que c'était leur seule carte à jouer, et commirent quelques attentats. Tout cela est toujours d'actualité.