25/11/2018
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Commonwealth Media

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Le Commonwealth Public Broadcasting (CPB), plutôt connu sous son acronyme, est le principal ensemble de médias (télévision, radio et Internet) contrôlé et détenu par l'État. Il est financé par l'Assemblée nationale et supervisé par des membres nommés par le Conseil d'État. Il se présente comme un média « neutre », mais dans la pratique, il sert de relais au Solidarity Bloc et approuve les décisions du Conseil d'État. Média d'envergure nationale, il est toutefois considéré comme trop partial, ce qui explique pourquoi son audience est faible en dehors des zones dépendantes des informations étatiques.

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The Commonwealth Herald est un ensemble de médias (journaux, informations numériques et chaîne d'information télévisée) détenus par Kenelm Suitor, surnommé le « premier des oligarques » du Commonwealth. Sa ligne éditoriale est ouvertement en faveur de la New Federalist Union, pro-marché et totalement antisyndicaliste. Il est la voix des nouvelles classes moyennes urbaines et des riches entrepreneurs de Port-Liberty. Il est très présent dans les centres urbains et à Port-Liberty. Ses lecteurs et lectrices sont très clairement élitistes et confortés dans leur choix d'accélérer la désyndicalisation du Commonwealth.

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The Mountain Voice est un ensemble de médias (radio, bulletin d'informations imprimés et placardés, quelques émissions télévisuelles) détenus par le Synode évangélique du Commonwealth (CES) et sa branche politique, la Mountain Liberty Alliance. Sa ligne éditoriale est conservatrice et traditionaliste sur le plan social, ouvertement favorable à la souveraineté et à l'autogouvernement des districts, tout en vouant une haine viscérale à Port-Liberty. Il est dominant dans les districts de l'intérieur du pays, le « cœur rural » du Commonwealth, où il a quasiment un monopole de diffusion.


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The Syndicate Tribune est un ensemble de médias (télévision, revues spécialisées, journaux) directement relié aux « Big Three ». (Consolidated Mineworkers Syndicate (CMS), Metalworkers & Fabricators Guild (MFG) et Commonwealth Energy Collective (CEC)). Sa ligne éditoriale est celle d'un syndicalisme orthodoxe qui défend les intérêts de la « vieille garde », glorifie les syndicats et les travailleurs industriels, et attaque les réformistes syndicaux, les écologistes et la NFU. Il est très présent dans les lieux de travail sous contrôle syndical et dans les villes sous leur influence, ce qui lui assure une certaine domination idéologique dans ces bastions.

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Greenwire est un ensemble de médias (documentaires, radio pirate et Internet) détenus sous forme de coopérative par le Green Bloc. Ouvertement éco-syndicaliste, il dispose d'une ligne activiste et revendicative se concentrant sur les « zones sacrifiées », la corruption, le climat et les dégâts causés à l'environnement. Il a une influence culturelle très importante sur l'ensemble de la jeunesse urbaine et rurale, ainsi que sur les communautés qui se sont constituées dans les « zones sacrifiées ». Il s'agit d'un média de niche influent qui façonne le discours de toute la génération post-syndicaliste.

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Le Port-Liberty Media Group (PLMG) est un ensemble de médias (télévision, radios, tabloïds ultra-commerciaux et sensationnalistes, ainsi qu'un réseau social). Sa ligne éditoriale est ouvertement techno-libertarienne, favorable à l'innovation et hostile à la « vieille garde ». Il s'agit du centre névralgique de la jeunesse connectée, adepte des nouvelles technologies et consommatrice. Les publicités diffusées se veulent apolitiques, mais dans les faits, elles vantent une grande prospérité et reflètent les valeurs d'une partie de la population tournée vers l'avenir et qui a enterré le passé syndicaliste.


Le paysage médiatique du Commonwealth reflète la situation politique du pays. On y observe des divisions selon les districts, les lignes politiques, ainsi que sur la scène pirate et underground. Cela témoigne de la disparition progressive de l'unité nationale. Les médias contrôlés par l'État représentent environ 15 % de l'audience nationale. Les médias privés, détenus par des oligarques, atteignent environ 30 % de l'audience. Les médias détenus par des syndicalistes orthodoxes en comptent environ 40 %. Les médias théocratiques et traditionalistes représentent environ 10 % de l'audience. Enfin, les médias pirates ou clandestins représentent les 5 % restants. L'information est présentée de manière éparpillée. Vivre à Port-Liberty, où l'accès aux médias passe par de nombreux divertissements ouverts sur le monde et reliés à la NFU, est très différent de la façon dont un père de famille s'informe en lisant la Syndicate Tribune ou en écoutant le CPB. De même, un citoyen vivant dans les districts de l'intérieur et écoutant la radio de l'AES et ses prêches a une expérience unique. Chaque personne perçoit donc la réalité différemment. Au sein du Commonwealth, il n'existe pas de véritable « quatrième pouvoir ». On y trouve plutôt des organes de propagande qui s'affrontent. Chacun de ces organes défend une idéologie, un district, un syndicat ou un oligarque spécifique. Il n'existe pas d'information publique unifiée au sens propre. Il existe plusieurs publics distincts, chacun enfermé dans sa propre bulle idéologique. Cela rend très difficile l'obtention d'un consensus national. De plus, chaque crise politique se transforme également en crise de représentation. La voix de l'État n'est qu'une voix parmi d'autres, et clairement pas la plus forte, ni la plus écoutée ni la plus appréciée.
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