À mesure que l’hélicoptère approchede son lieu d'arrivé, le décor change brutalement. Les lignes régulières disparaissent, remplacées par un enchevêtrement de constructions serrées, de toits inégaux, de ruelles poussiéreuses. La sécurité ajuste ses positions, vérifie une dernière fois les communications. Le pilote annonce l’approche finale, l’atterrissage se fera au plus près du ghetto, sur une zone dégagée identifiée à la frontière du quartier, choix délibéré pour éviter toute coupure artificielle entre la délégation et la population. Lorsque l’appareil amorce sa descente, les rotors soulèvent des nuages de sable qui viennent frapper les façades alentours. Des silhouettes apparaissent, d’abord hésitantes, puis de plus en plus nombreuses, attirées par le bruit et la présence inhabituelle. L’hélicoptère se pose finalement dans un souffle puissant, stable, maîtrisé. La porte s’ouvre. Alméa descend lentement, le regard déjà tourné vers le ghetto kamiste, tandis que la sécurité se déploie autour d’elle sans rigidité excessive. Il n’y a ni barrière, ni distance ostentatoire, seulement une ligne humaine, prête à protéger sans provoquer.
À cet instant précis, la visite commence réellement. Le désert est silencieux, lourd, et le Ghetto Kamiste n’est plus une abstraction lointaine, il est là, à quelques mètres, vivant, observant, attendant. Alméa marque un bref arrêt, inspire profondément, puis avance, consciente que chaque pas posé à partir de cet atterrissage portera le poids du regard de la Couronne et des espoirs longtemps contenus.
Alméa avança pour se présenter aux autorités présente:
« Bien le Bonjour je me présente Alméa d’Estrasie proche conseillère au prêt de Sa Majesté le Roi Louis II pour le représenter lors de cette visite»

