25/11/2018
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[Brocelynwood-Empire du Nord] Commémoration & Négociations

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Rencontre Royaume de Brocelynwod / Empire du Nord
16 & 17 octobre 2018

Le 16 octobre 2018 est une date qui devrait marquer la relation entre les deux grands Etats voisins de l’Aleucie de l’Est, l’Empire du Nord et le Royaume de Brocelynwood.
Cette journée est marquée par une cérémonie officielle. La suivante donnera lieu à des échanges diplomatiques en vue de la signature d'un Traité, jugé de la plus haute importance par le Royaume.

Nous sommes au cœur de Wynterhall, la capitale du Royaume de Brocelynwood.
C’est devant la toute nouvelle Ambassade de l’Empire du Nord à Brocelynwood que va se dérouler l’inauguration solennelle du Mémorial de la Tragédie d’Estham.
Ce dernier a été proposé par le Royaume de Brocelynwood lors des correspondances récentes. Le Royaume avait conscience que l’Empire du Nord pouvait lui tenir rigueur de ne pas avoir été encore plus actif dans la réaction faisant suite au génocide. Par ailleurs, le Royaume fait le choix de ne pas rejoindre des organisations multilatérales comme l’Organisation des Nations Démocratiques (OND) qui a mené la riposte face à Carnavale. La coopération autour de l’ouverture de ce Mémorial est donc une manière de sortir par le haut et par un renforcement consistant des relations.

Un dispositif de grande ampleur est mis en place à l’extérieur, devant l’Ambassade et le Mémorial : au centre une estrade, protégée étant donnée la saison, sur laquelle vont se succéder les interventions avec en fond, les deux immenses drapeaux de deux nations.

Pour le Royaume, se tiennent dans l'assistance la totalité des Secrétaires Royaux du Royaume :
  • Aldric ROWANSTONE, Premier Secrétaire Spécial du Roi
  • Stephen PHILIPPS, Secrétaire Royal à la Politique Etrangère et aux Armées
  • Melvin McBRIDE, Secrétaire Royal au Culte et plus haut représentant du protestantisme à Brocelynwood
  • Mais aussi : les Secrétaires Royaux à l’Ordre Public, à l’Economie, à l’Education, à la Famille, aux Affaires Sociales.

Fait rare, le Monarque en personne fait lui-même irruption sur l'estrade, vêtu de sa longue robe royale, la couronne majestueuse sur la tête.
Il va procéder à la première intervention, afin de donner la plus haute valeur symbolique possible à ce moment et accueillir la délégation de l'Empire du Nord avec une considération sans égale.

Sa Majesté Johnlyn IV débute son discours.
L'ambiance est lourde, le ton est grave. Volontairement, le Roi parle lentement. L'ingénierie du son amène une résonance supplémentaire.


“Mesdames, Messieurs,

Une nouvelle ère de l’amitié liant l’Empire du Nord et le Royaume de Brocelynwood s’ouvre aujourd’hui.

Cette amitié, nous allons la construire.
Demain, les délégations négocieront chaque détail. Mais nous savons déjà qu’elles aboutiront.
Elles aboutiront car, avant de procéder aux discussions sur les détails matériels, nous bâtissons les fondations les plus solides qui soient.
Ces fondations, nous les scellons à cet instant même.
Oui, c’est en nous recueillant à la mémoire du génocide que fut la Tragédie d’Estham que nos liens trouvent leurs sources.
Notre partenariat n’est pas une simple opportunité. Il vise la défense de valeurs, à commencer par la plus élémentaire et la plus fondamentale de toute : la vie humaine.
Nous ne devrions pas avoir besoin de l’évoquer. Et pourtant.

Depuis ce jour de 2016, ce qui aurait dû être à jamais une évidence est demeuré pour toujours un combat à mener.
Ce jour de 2016, nul ne pourra l’oublier. Il restera dans les mémoires de chacun, et perdurera dans les générations futures.
Cette réalité est et sera celle de l’Empire du Nord, celle du Royaume de Brocelynwood, celle de l’Aleucie, celle de l’Humanité tout entière.
Notre foi nous conduit à penser que cette réalité sera aussi celle des populations au nom desquelles un tel crime a été commis.

Ce jour de 2016, deux millions de vies innocentes ont été fauchées.
Deux millions d’êtres humains dont la valeur a été réduite à néant pour de bas objectifs.
Deux millions.
Deux millions est un nombre que nous pouvons nous représenter lorsque l’on parle de la population d’une ville. Lorsque l’on parle de la vie.
Mais deux millions est un nombre dont nous ne pouvons pas prendre la dimension lorsque l’on parle des victimes du plus abject des crimes.
La moindre des commémorations serait d’énumérer ces deux millions de noms, ou de respecter deux millions de minutes de silence.
Malheureusement, chacun a conscience de cette impossibilité.
Parce que le plus criminel, le plus abject, le plus inhumain dans ce crime, c’est aussi ça : par son ampleur infinie, il ôte aux victimes, aux survivants, à la société toute entière la possibilité même de parvenir à le commémorer pleinement.

Mais nous allons tous y contribuer, à chaque instant de nos vies. C’est le sens de notre place sur Terre, c’est ainsi que Dieu nous a créés. Jamais nous ne céderons à la tentation de l’oubli, jamais nous n’offrirons cette victoire aux criminels.
Le Mémorial de la Tragédie d’Estham sera une des pierres à cet édifice.

Ce mémorial inédit a un statut hybride : il n’est ni pleinement sur le territoire de l’Empire du Nord, ni pleinement sur le territoire du Royaume de Brocelynwood. Il sera géré à la fois par l’Empire du Nord et le Royaume de Brocelynwood. Car tout en ce lieu doit traverser les frontières, rappeler que rien n’est au-dessus de la vie humaine.
8 000 mètres carrés qui, pendant des décennies, feront savoir ce qu’il s’est passé, permettront de se recueillir.
Ce lieu est intégralement financé par nos deux nations car il doit accueillir tout le monde sans conditions, sans billetterie. Il doit accueillir des millions de personnes, brocéliens, ressortissants de l’Empire du Nord et d’autres Etats, avec un titre de séjour ou simplement de passage.

8 000 mètres carrés à visée éducative, de recueillement, de mémoire.
Le génocide est appréhendé et dénoncé non pas par la théorie, mais avec des noms, des visages, des textes, des témoignages, des vidéos.
Chacun doit aussi être amené à comprendre que l'événement ne peut être compris que par lui-même : qu’il y a un avant, qu’il y a aussi un après.

Un après lors duquel plus rien, absolument plus rien, ne sera jamais comme avant.

Mesdames, Messieurs. Avant toute chose, je vous demande maintenant de respecter cinq minutes de silence absolu en mémoire des victimes de la Tragédie d’Estham.”

https://focus.telerama.fr/2024/01/09/1474/0/5464/5464/1200/0/60/0/47c1bdd_1704793847204-afa1731052.JPG
Sa Majesté Maximilien II

Wynterhall, 16 octobre 2018


<< Majesté,
Monsieur le Premier Secrétaire,
Mesdames, Messieurs les Secrétaires Royaux,
Mesdames, Messieurs,

En ce lieu, en cette heure, au cœur de Wynterhall, ce n'est pas seulement l'Empire du Nord qui vous répond, c'est une nation en deuil qui parle. C'est un peuple meurtri, mais debout, peut-être plus fort que jamais. Et c'est une voix qui ne tremble pas, en dépit de la douleur et des larmes précédentes. Il est des moments dans l'histoire où les mots sont trop faibles et aucun terme encore inventé par l'Homme ne suffit pour décrire ce que l'on a vécu. Où le silence lui-même paraît insuffisant. Où la dignité seule peut porter ce que la douleur interdit d'exprimer.

Estham. Ce nom, désormais, appartient à l'humanité toute entière.

À Estham, ce ne fut pas seulement notre capitale que l'on frappa. Ce ne fut pas seulement une ville que l'on anéantit. Ce ne fut pas seulement des vies massacrées. Ce fut une tentative de briser une volonté, des principes, un idéal. Ce fut la prétention monstrueuse d'effacer un peuple et ses valeurs de la carte et des mémoires.

Ce sont eux, les dirigeants carnavalais. Cette aristocratie ayant perdu la raison et l'humanité, qui est responsable d'une des pires offenses faite à l'humanité. Il est crucial et je mets un point d'honneur à cela, de ne jamais confondre les élites carnavalaises et leur peuple qui est l'un des premiers à souffrir. Ces élites ont cru que la cendre ferait taire la vérité. Elles ont cru que le feu effacerait la justice. Elles ont cru que la peur soumettrait les consciences. Je tiens à rappeler qu'avant cet Holocauste, ce qui a servi de prétexte à l'injustifiable, c'est l'action qu'a mené l'Empire aux côtés du Duché de Sylva, pour mettre un terme au génocide ayant cours en Kabalie. Je veux du plus profond de mon cœur rappeler à la Kabalie que nos deux pays et nos deux peuples sont frères, comme tous les pays libres, comme celui du Brocelynwood, dans cette lutte contre la barbarie. Nous sommes morts pour vous défendre et défendre notre humanité, kabaliens, nos frères, et nous en sommes honorés.

Carnavale s'est trompée une fois de plus. Car l'Empire du Nord n'a pas cédé. Car l'Organisation des Nations Démocratiques n'a pas reculé. Car la communauté internationale n'a pas fléchi. Et parce que des nations libres ont décidé que la vie humaine ne se négocie pas.

Majesté, votre Royaume aurait pu choisir la distance. Il aurait pu choisir la prudence froide des équilibres diplomatiques. Il aurait pu considérer que ce drame n'était pas le sien. Il aurait pu choisir le silence confortable dans lequel de nombreuses nations, les premières à donner des leçons de morales, se sont terrées.

Vous avez choisi l'honneur. Vous avez choisi la mémoire comme rempart. Vous avez choisi l'amitié et la fraternité. Ce mémorial n'est pas un geste protocolaire, ni une concession. Il est à mes yeux et aux yeux de mon peuple un acte dépassant la politique et un acte profondément humain au sens le plus noble du terme : celui qui consiste à affirmer qu'au-dessus des calculs se tient la conscience.

Et je veux le dire ici, clairement : l'Empire du Nord n'oublie pas ceux qui se tiennent à ses côtés dans l'épreuve.

Car deux millions. Deux millions de vies. Deux millions d'histoires interrompues. Deux millions d'avenirs volés. Il ne nous est pas possible d'énoncer chaque nom. Mais il nous est possible de vivre de manière à les rendre présents. De gouverner de manière à les honorer. De décider de manière à empêcher que l'irréparable ne se reproduise. La guerre que nous menons aujourd'hui, avec nos partenaires et alliés onédiens, n'est pas une guerre de conquête. Elle n'est pas une guerre d'orgueil. Elle est née d'un crime. Elle est née d'un mensonge. Elle est née d'un régime qui brûle ses propres villes pour en accuser les autres, qui massacre puis accuse, qui détruit puis se prétend victime, qui utilise sa population comme d'un bouclier pour sa survie. Cette guerre souhaite la dignité pour tous les peuples à commencer par le peuple carnavalais. Cette coalition ne baissera pas les armes tant que la menace des armes de destruction massive ne sera définitivement enterrée et que Carnavale ne disposera plus des moyens de commettre de nouveaux attentats contre l'humanité.

L'histoire jugera. Mais d'ici là, nous agissons et nous continuerons d'agir. Jamais l'immobilité, encore moins face aux grands périls de notre temps. Nous agissons pour que la vérité ne soit pas ensevelie sous la propagande qui agit tel un poison, nous agissons pour que les enfants d'Aleucie et d'Afarée puissent grandir sans apprendre à compter les morts avant d'apprendre à lire, nous agissons parce qu'une grande puissance ne se définit pas par le ton de sa voix, mais par la protection qu'elle accorde aux faibles.

L'Empire du Nord est une grande puissance. Il l'est par son économie. Il l'est par son armée. Il l'est par sa diplomatie. Mais s'il ne devait conserver qu'une seule grandeur, ce serait celle-ci : la fidélité à la vie humaine. Car aucune nation n'est une grande puissance sans grandes valeurs.

Majesté, ce mémorial, à la fois brocélien et nordiste, nous dit quelque chose d'essentiel. Il nous dit que les frontières sont nécessaires aux États, mais qu'elles ne doivent jamais enfermer la mémoire. Il nous dit que la souveraineté n'est pas l'isolement. Il nous dit que la dignité nationale peut se conjuguer avec la fraternité des peuples, au-delà de ces frontières. Entre nos deux nations, il y aura des discussions, des négociations, des ajustements. C'est la vie normale des États responsables. Mais il y a désormais quelque chose qui dépasse ces discussions. Une communauté de destin.

Une certitude partagée : jamais nous ne laisserons la barbarie s'installer comme une fatalité. Jamais.

À ceux qui, ailleurs, manipulent les faits, déforment la réalité, et espèrent l'usure du temps, sachez que la patience des nations libres est grande. Mais leur détermination l'est davantage encore.

C'est ainsi que naissent les alliances durables. Par la volonté, par la constance. par l'honneur.

Mesdames, Messieurs, à Estham, tant de lumières furent éteinte. Mais pas celle de notre foi en l'avenir. Aujourd'hui, à Wynterhall, nous en allumons une. Qu'elle éclaire nos peuples. Qu'elle guide nos gouvernements. Qu'elle rappelle aux générations futures qu'au moment où l'obscurité semblait l'emporter, des nations libres ont choisi de se tenir droites. Et qu'elles le sont restées.

Et je forme aujourd'hui le vœu que, de Wynterhall à Estham, de vos rivages aux nôtres, souffle désormais un même esprit : celui de la dignité, de la responsabilité, et de la fraternité entre les nations libres.

Votre Majesté, au nom de mon peuple et du plus profond de notre cœur, merci. >>
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Un ruban aux couleurs du Royaume de Brocelynwood et de l’Empire du Nord scelle l’entrée du Mémorial. Une fois les discours terminés, les Chefs d’Etat descendent de l’estrade et se dirigent vers celui-ci. Attendant que les photographes aient fini de se regrouper, ils procèdent à la coupure du ruban, essayant d’être parfaitement synchronisés. Cela peut sembler être un détail mais un écart de plusieurs secondes d’une nation précédant l’autre aurait frôlé, dans ce cas de figure, l’incident diplomatique, voire l’indécence publique si le Monarque du Royaume de Brocelynwood avait paru se mettre beaucoup trop en avant.

En ce lundi 15 octobre 2018, le Mémorial de la Tragédie d’Estham de Wynterhall est officiellement ouvert.

Le Roi Johnlyn IV et l’Empereur Maximilien II se serrent la main devant les photographes, les fixant l’air grave.
Ce moment déterminant restera dans l’Histoire des deux pays et dans le nécessaire et long travail de Mémoire et de reconstruction suivant le génocide de 2016.

Le protocole de la rencontre diplomatique se poursuit. Le Roi a proposé à l’Empereur une première entrevue, avant la rencontre des délégations diplomatiques des deux nations le lendemain, au sein du bâtiment du Secrétariat Royal à la Politique Étrangère et aux Armées. La volonté est que les deux plus hauts représentants tracent les grandes lignes, avant que les différents aspects des négociations soient discutés et affinés le lendemain.

Jonhlyn IV et Maximilien II se rendent dans une salle attenante à l’Ambassade et au Mémorial.
Il s’agit d’une forme de petit salon chaleureux, avec au centre deux magnifiques fauteuils en cuir datant du XVIIème siècle. Les deux hommes sont seuls, accompagnés de seulement un conseiller chacun, assistant à la scène en retrait. Cette configuration est très minimaliste mais un passage parfois nécessaire permettant éventuellement une autre approche, plus directe et personnelle.

Johnlyn IV

Le Roi Johnlyn IV engage l’échange :

Votre Majesté Impériale, il était important pour moi de nous permettre d’avoir le dialogue le plus franc possible, loin des mondanités du jeu diplomatique, avec le minimum de témoins si je puis me permettre. Vous êtes bien plus jeune que moi mais je pense que vous en avez déjà l’habitude, ce n’est bien sûr pas un piège.
Il est de notre rôle de s’accorder sur les bases, de fixer un cadre, un cap. Je ne sais pas comment vous considérez votre rôle, mais le mien est sans aucun doute d’être au-delà des détails des négociations.

Nos responsables aux affaires étrangères ont déjà beaucoup œuvré, mais revenons au commencement.
L’Empire du Nord est à la fois la plus grande puissance de l’Aleucie et notre plus proche voisin. Nous sommes un Royaume stable, prospère, et je crois en notre potentiel pour être une puissance continentale en devenir. Et je suis convaincu que si cela aboutit ainsi, ce sera en partie grâce à vous. Nous avons beaucoup à nous apporter mutuellement, à constituer une forme de complémentarité.
D’autant que vous êtes un Empire, nous sommes un Royaume. Ce symbole est fort. J’ai parlé de puissance car c’est un critère d’indépendance, c’est un état de fait, mais nous ne cherchons ni la domination continentale, ni le commerce comme fin en soi. Le symbole que représenterait notre coopération serait un rempart contre la contagion d’idées : je parle de celles voulant renverser l’ordre établi, délégitimer notre belle Histoire, défendre une forme de relativisme culturel.

Voilà pour le fond. Si nous nous accordons sur ce fond, ou si du moins nos objectifs ne sont pas incompatibles, nous pouvons avancer sur les formes de coopération, autour de grandes idées, d’une vision. Et ce, malgré sûrement des différences nous démarquant.

Je vais me permettre de prendre chaque point puis vous pourrez y répondre ou ajouter des éléments, ainsi que sur tout ce que j’ai développé précédemment.

Premièrement, nous avons effectivement tout intérêt à développer une relation commerciale grandement facilitée. Cela doit simplement s’inscrire dans le cadre que nous avons fixé dans notre loi par rapport aux investissements étrangers. Comme toute nation, il y a des biens que nous sommes en capacité d’exporter, d’autres que nous avons besoin d’importer, tout cela fera l’objet d’échanges de qualité demain j’en suis certain. Mais nous reconnaissons que nous avons une faiblesse au niveau des nouvelles technologies et des technologies à haute valeur ajoutée. Si en cela, vous pouvez contribuer à ce que nous rattrapions notre retard, nous serons particulièrement reconnaissants.

Deuxièmement, j’en viens à la circulation des travailleurs. Nous avons une politique par défaut assez stricte sur l’immigration. Mais l’ouverture est possible avec certains pays, lorsque les conditions préalables sont réunies, dans le cadre d’accords bilatéraux. Il me semble que vous êtes typiquement une nation avec laquelle nous pouvons imaginer construire une coopération de ce type, en posant bien évidemment les gardes-fous nécessaires pour assurer notre sécurité réciproque.

Enfin, j’en viens à l’enjeu de la coopération sécuritaire. Il faut que ce soit le cœur battant de notre partenariat , je le dis franchement. J’aurais dû l’évoquer en premier. Alors évidemment, il faut éviter toute dépendance, poser des garanties, et nous n’en sommes pas à un stade où nous pourrions aller vers un pacte de défense mutuelle systématisé. Pour autant, cela ne doit pas être un aspect résiduel de notre coopération. Récemment, nous avons signé des accords avec les Républiques de Duve et de Sovélie dont le commerce était l’objectif central. Un accord est en cours d’aboutissement avec la Grande République de Westalia, qui va laisser une place particulière à l’aspect culturel. Bien sûr, nous avons à chaque fois abordé plusieurs thèmes, et ce sera le cas aussi avec vous. Mais je pense que le Traité qui unira, je l’espère, l’Empire du Nord et le Royaume de Brocelynwood doit mettre en avant et en premier la coopération sécuritaire et militaire : du fait de notre proximité géographique, de notre importance sur le continent et sur la côte Est dont nous sommes une porte d’entrée majeure, ce qui constitue tout autant une force qu’un grand danger.
Sans oublier que le fondement de ce renouveau est la tragédie d’Estham donc bien un enjeu de défense.
Il faudra des mesures fortes, une vision à plusieurs années, des engagements réciproques, une planification précise.
Alors on ne pourra pas approfondir chaque point pour tout recommencer dans quelques mois avec la République de Duve lors de la rencontre tripartite. Pour autant, je suis convaincu qu’il ne faut pas tout renvoyer à 2019, et que des premiers éléments doivent être validés dès ce Traité, sans dépendre des négociations à venir. Nous pouvons avoir un leadership et cela ne sera que bénéfique au moment d’inviter la République de Duve à la table des négociations.

Pardonnez-moi pour cette longue prise de parole. Je vais vous écouter avec autant de respect et d’attention que vous venez de le faire, votre Majesté Impériale."
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