
ܒܺܬܥܵ ܬܘܦܦܵܥܝܝ ܟܺܒܪܐܬܺ
Bit-e 'tuppe-yî kibrati
Ministère des Affaires étrangères
Cependant, avec la modernisation progressive de l’État et son affirmation sur la scène internationale, cette organisation devint insuffisante. L’intensification des échanges commerciaux, la multiplication des accords bilatéraux et la nécessité de défendre les intérêts illâji à l’étranger imposèrent la création d’un organe permanent. À la suite d’une réforme institutionnelle en 1845, le Padişâh promulgua une loi fondatrice établissant officiellement le Bit-e 'tuppe-yî kibrati.
A sa création, le ministère a été chargé de la centralisation de l’ensemble des questions diplomatiques. Il a reçu compétence exclusive pour négocier et ratifier les traités, établir des représentations permanentes à l’étranger et accueillir les missions diplomatiques étrangères sur le sol illâji. Il a également été chargé de la protection des ressortissants illâji hors du territoire national, ainsi que de la coordination des politiques économiques et culturelles à dimension internationale.
L’organisation interne du ministère a été inspirée des modèles administratifs modernes tout en conservant certaines spécificités propres à la tradition illâji. Il comprenait un cabinet ministériel chargé de la stratégie diplomatique, une direction des affaires bilatérales pour les relations d’État à État, une direction des affaires multilatérales pour les organisations et alliances régionales, un service du protocole garant des usages et de l’étiquette diplomatique, ainsi qu’un service consulaire chargé de l’assistance aux citoyens. Les premiers diplomates ont été recrutés parmi les anciens conseillers royaux et les élites lettrées du royaume, avant que ne soit progressivement institué un corps diplomatique professionnel.
Dès ses premières années, le ministère a joué un rôle central dans la reconnaissance internationale d’Illâj, la conclusion de traités stratégiques et l’affirmation de sa souveraineté sur la scène régionale.
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