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[Encyclopédie] Bit-e al'ttarikh

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Armoiries du Padishâhat


ܒܺܬܥܵ ܐܠܥܬܬܽܪܺܚ
Bit-e al'ttarikh
Ministère de l'Histoire



Le Bit-e al'ttarikh est l'organe chargé de la préservation de l'histoire et de la culture du Zkhoyevôn d'Illâj. Il est dirigé par le Mélèque Abdul ibn-Zamek al-Zoro'ast.

12086
Armoiries du Padishâhat


ܬ݅ܦܦܵܥܝܵ ܘܽܬܽܢ
Tuppe-ye vatan
Fiche pays



Création de pays : ILLÂJ


Généralités :



Nom officiel : Padishâhat Yehovayinide (ill. Padișăhat Jehâvayinor-ı) ou Padishâhat d'Illâj (ill. Zxâyevon İllaz̦-ı).
Nom courant : Yehovayinide (ill. Jehâvayinorstan) ou Illâj (iranisé, plus courant) ou Illage (ill. İllaz̦istan).
Gentilé : Yehovayinide(s) (ill. Jehâvayinoryar [le -yar ici, normalement utilisé pour pluraliser des systèmes politiques organisés, est utilisé ici pour définir l'appartenance d'une peuple (-yar) à la dynastie des Yehovayinides. Son pluriel est Jehâvayinoryarot]) ou Illâji (arabisation. La version francisé est illageois(e)) (ill. İllaz̦yar [même utilisation du -yar]. Cette appellation est la plus courante.)

Inspirations culturelles : Syrie, Assyrie, Arabie, Israël, Perse, Iran, Turquie, Empire turc, Mésopotamie, Empire achéménide, Moyen et Proche Orient de manière générale.
Situation géographique :

Langue(s) officielle(s) : L'Illâji (ill. İllaz̦yar ou Zaban illaz̦yar-ı [langue illâji] ou Benı İllaz̦-ı [langue d'Illâj]).
Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Le Novir et le Morsaman (ill. Nâviryar ve Beyghmoryar [littéralement Novir-peuple et Grand-Mor-Peuple (le suffixe -yar encore une fois utilisé pour les peuples, mais aussi pour les langues)]).

Drapeau :
Drapeau

Devise officielle : « L’Éternel est ma force et mon bouclier » (ill. "Adânai mafzatŵx băll ve ganatham").
Hymne officiel :
Monnaie nationale : Balkansk afaréen.

Capitale : Gharkhom (ill. Ğarxom).

Population : 11,9 millions d'habitants.


Aperçu du pays :



Présentation du pays :

Voici une frise chronologique de l'histoire :

Illâj (ou Illage) est une iranisation de la racine consonantique semitique (trilitère) ʾ-l-j, qui signifie « Dieu / lumière / noble / vérité ». De cette racine dériverait le nom Illag, ancien ethnonyme et théonyme, puis Illagistan, forme administrative et géopolitique signifiant littéralement « la terre de ce qui est juste et lumineux », ou « le pays placé sous la vérité divine ».

De la fin de la préhistoire au début de l'antiquité, les populations qui vivaient dans l'actuel territoire illâji étaient des nomades qui se déplaçaient entre l'Azur et Illâj. Elles étaient organisés en tribus, avec des Cheikh (ill. Șeix, veut dire chef de tribu) à leurs têtes. Durant cette ère, que les illâji qualifient de vrai, franche préhistoire (ill. Sayiğ avallttarix), les nombreuses tribus, notamment celles des steppes, des plateaux et des déserts, se disputent les rares ressources (oasis, pâturages, forêts, axes caravaniers), généralement en le nom de leurs idoles.

Puis, vers 586 av. J.-C., une grande quantité de juifs fuient la Judée et Jérusalem en raison de l'oppression de Babylone (c'est un récit mentionné dans la bible, donc je ne fais que reprendre les noms), vers le Tigrane et le Baalganath (litt. maître bouclier, grand bouclier, grande protection. Dans certains dialectes, orthographié Beyghganath). À partir de là, une grande diaspora juive vint se mêler aux cultures locales, et des membres de chacune des 12 tribus d'Israël vinrent en créer une extension ici. S'en suivit, avec l'arrivée de marchants phéniciens, de tribus araméennes, faravanaises et de tribus arabes pré-islamiques, un métissage des cultures sémitiques (dominantes), indo-européennes et nihilo-saharienne.

De ce mélange émerge rapidement une Cité-État puissante, située sur un nœud commercial majeur. Grâce à sa maîtrise des routes maritimes et caravanières, elle étend son contrôle sur l’ensemble des côtes, des savanes méridionales jusqu’au Mirobansar. Ainsi naît l’Empire chérobéen, premier État centralisé d’Illâj, dirigé par le roi Xerses Ier, figure fondatrice de la dynastie chérobéenne. Sous son règne, Illâj devient un empire cosmopolite, tolérant sur le plan religieux, mais fortement hiérarchisé.

Le roi Assuérus (ill. Ahașveroș), son fils, organise un immense banquet pour les nobles de l’empire. Il ordonne à la reine Vashti (ill. Vaști) de paraître devant les convives, ce qu'elle refuse. Les conseillers du roi estiment donc que cela menace à l’ordre social et patriarcal, et Vaști est destituée.

Une recherche est lancée dans tout l’empire pour trouver une nouvelle reine. Esther, jeune femme juive orpheline, élevée par son cousin Mardochée (ill. Mordexay), est choisie. Sur conseil de Mardochée, Esther cache son origine juive. Elle devient reine, mais reste politiquement discrète. Haman, haut dignitaire du roi, est promu au-dessus des autres nobles. Le roi ordonne que tout le monde se prosterne devant Haman. Mardochée refuse, par fidélité à sa foi. Haman découvre que Mardochée est juif et décide de détruire tout le peuple juif, pas seulement lui. (Haman tire au sort pour fixer la date du massacre (ill. pur), c'est l'origine de la fête de Pourhem [ill. Purim). Un édit royal ordonne l’extermination des Juifs dans tout l’empire. Mardochée demande à Esther d’intervenir. Esther hésite : approcher le roi sans convocation est puni de mort. Mardochée dit alors : « Qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? » Esther demande un jeûne collectif de trois jours, puis décide d’agir. Esther invite le roi et Haman à deux banquets successifs. Lors du second banquet, elle révèle : qu’elle est juive et que le plan d’Haman vise à la faire tuer elle aussi. Le roi, furieux, quitte la salle. Haman supplie Esther et tombe sur son lit (agression). Haman est pendu sur la potence qu’il avait préparée pour Mardochée. Un édit royal ne peut pas être annulé. Le roi autorise donc les Juifs à se défendre. Ils repoussent leurs ennemis le jour fixé. La victoire est commémorée par la fête de Pourhem.

Ces événements provoquent une transformation spirituelle du roi. En effet, marqué par le courage d’Esther, la fidélité de Mordexay en sa foi et ce qu’il interprète comme une intervention de la Vérité divine (ʾ-l-j), Ahașveroș se convertit au judaïsme. À partir de ce moment, le judaïsme est intégré à l’État, à ses lois, à sa légitimité et à son idéologie impériale.

Ainsi, Illâj devient le premier État impérial officiellement juif.

Après la conversion d’Ahașveroș et l’intégration du judaïsme au cœur de l’État, l’Empire chérobéen connaît une période de tensions religieuses croissantes. Si la Loi juive structure désormais l’administration impériale, une large part de la population demeure polythéiste, attachée aux anciens cultes tribaux et aux divinités locales issues de la Sayiğ avallttarix.

Au fil des générations, cette coexistence devient conflictuelle. Les élites juives, de plus en plus influentes, dénoncent les cultes idolâtres comme contraires à la vérité de ʾ-l-j (Dieu), tandis que les polythéistes perçoivent la centralisation religieuse comme une dépossession culturelle. Ces tensions dégénèrent en guerres ouvertes, connues dans les chroniques comme les Guerres de la Foi.

Ces conflits, longs et violents, opposent des coalitions tribales polythéistes aux armées impériales dominées par des généraux juifs. À l’issue de plusieurs décennies de luttes, les Juifs remportent une victoire décisive, mettant fin au pouvoir politique des anciens cultes. Les temples idolâtres sont détruits ou reconvertis, et le judaïsme devient le socle de la légitimité impériale.

De cette victoire émerge une nouvelle dynastie : les Susites, famille issue de la noblesse juive illâji, qui revendique à la fois l’héritage d’Esther et la mission de protéger Illâj en tant que royaume de la Loi. En effet, le roi de la dynastie précédente n'eu qu'une fille avant de mourrir peu à près les Guerres. Elle dû donc se marier avec un homme de la dynastie Susite, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent au pouvoir.

Sous les Susites, Illâj connaît une période de stabilité relative. Les tribunaux juifs appliquent la Loi de Moïse et de la Torah et les minorités religieuses subsistantes sont tolérées, mais marginalisées.

Cette centralisation renforce l’unité de l’empire, mais fige aussi une partie de la vie spirituelle. La religion devient étatique, normative, parfois perçue comme distante des réalités populaires. Des temps du roi David qui chantait nue pour Dieu en devient des temps des lévites et des pharisiens qui empêchent la liberté de Dieu.

Au Ier siècle de notre ère, un nouveau courant religieux né à Qadichah, centré sur la figure de Jésus. Après sa mort, ses disciples diffusent son enseignement dans les régions voisines. Très tôt, le christianisme atteint Illâj, porté par des marchands, des pèlerins et des communautés juives diasporiques.

D'abord, le christianisme est vu comme un blasphème envers Dieu : les premiers chrétiens étaient donc persécutés (origine des premiers martyrs tel que Saint-Simon). Toutefois, son message — mettant l’accent sur la foi, le salut personnel et une relation directe à Dieu — trouve un écho auprès des populations urbaines et périphériques, parfois lassées du formalisme susite.

Au fil des siècles, le christianisme s’implante durablement en Illâj, et parviens même, au IIIe siècle, à devenir majoritaire, sans intégrer l'État juif.

Au VIIe siècle, l’expansion des armées musulmanes bouleverse l’équilibre régional. L'Azur et de nombreux pays d'Afarée du Nord et du Nord-Est sont rapidement conquis et islamisés. Illâj, affaibli par des luttes internes et par l’érosion de l’autorité susite, est à son tour attaqué.

Les armées musulmanes infligent une défaite décisive à l’empire. Le roi susite Salomon IV est renversé et Illâj perd son indépendance politique. Cependant, contrairement à l’Azur, la population illâji n’adopte pas massivement l’islam. La mémoire des Guerres de la Foi, l’enracinement du judaïsme dans les institutions et du christianisme dans la population freinent la conversion.

L’islam s’implante surtout dans les centres scientifiques, tandis que les campagnes, les villes historiques d’Illâj et les institutions restent majoritairement juives ou chrétiennes.

Lorsque les grands califats commencent à se fracturer, Illâj profite de l’affaiblissement du pouvoir central musulman pour se relever. Des élites locales restaurent des institutions autonomes, s’appuyant sur la tradition juridique illâji (judéo-chrétienne) et sur la "nouvelle" foi chrétienne. Ainsi, une nouvelle dynastie, chrétienne, les yéhovayinides, s'installent sur Illâj.

Vers l'an 1000, les conquêtes du Khagan arrivent en Afarée du Nord-Est, et un à un, les États tombent sous la cavalerie du grand Khan (Banairah, Faravan, Azur, et bien d'autres...). S'installent alors en Azur le premier État de ce pays : le royaume Altaï. Entre 1200 et 1700, ce royaume entreprit la conquête de nombreux territoires voisins, dont Illâj, qui fut, pour la deuxième fois, soumise.

À partir de 1800, et la crise qui s'en suivit, puis l'intervention des eurysiens, dont des mors, le royaume Altaï pu regagner sa stabilité, mais perdit d'anciennes possessions (dont Illâj, qui fu mit sous tutelle more).

Pendant que la révolte grondait en Azur voisin, Illâj, elle, n'était pas épargnée par les nationalismes importés par les eurysiens. La domination more corrélée à iceux fit péter la nation. Le peuple sortit dans la rue pour réclamer le départ des mors et l'instauration d'une République. Le Padichah d'époque, Ahmed Abraham II Bengourin Yéhovayinor, avec le soutiens des mors, écrasa la révolte dans le sang en 1850.

10 ans plus tard, en 1860, alors que la Morakhan venait de tomber dans le communisme et que le Padichah venait de perdre son plus gros soutiens, un jeune Général du nom d'Adam Ahmed Benwadeen Abdalla, et son acolyte le Général David Bensimon Al-Khalif, firent un putsch, et prirent le pouvoir. David Bensimon Al-Khalif (ill. Dawid Bensimon All-Xallif) fit assassiner Adam Ahmed Benwadeen Abdalla (ill. Adam Ahmed Benŵdeen Abdalla) pour prendre le pouvoir et instaura une dictature pour 92 ans. Après sa mort en 1886, ce fu son fils, Laden Ali Jean Bendavid Al-Khalif (ill. Laden Ali Je'an Bendawid All-Xallif) qui repris le pouvoir, puis son fils, Oussama Jonas Sweeboub Benladen Al-Khalif (ill. Usama Jânas Sweebub Benlladen All-Xallif).

En 1952, après le retours de la Morakhan au régime monarchiste, icelle intervint pour replacer le Padichah au pouvoir, et ainsi fut restauré le régime monarchiste.

Ainsi, ce fut Wakhad Jacob Bensaoud Yéhovayinor (ill Ŵaxad Jakob Bensaud Jehâvayinor) qui fut mis au rang de Padichah, un proche des mors. Depuis cette date, le régime actuel est une dépendance directe de Voïvograd, qui s'immisce de temps à autre dans les affaires du pays. L'un des exemples est le massacre d'Hamas, en 2001, où les populations se révoltants contre le pouvoir en place, via des manifestations, ont été massacrés par l'armée (des mors en tenue de soldat illâji).

Mentalité de la population : La population d'Illâj est très diversifiée au niveau des intérêts. En effet, dans les villes et les centres urbains, on théorise l'indépendance, la lutte contre le colon, et parfois même du socialisme, avec des idées anticléricales, tandis que dans les milieux ruraux et paysans (et certaines petites et moyennes villes), on pense plutôt à demain, à se nourrir, à se vêtir, etc. Dans ces milieux, la population est très religieuse et croyante, et cherche beaucoup à se rendre en ville pour trouver du travail.

De manière générale, en ville (comme Gharkhom), les étranger sont plutôt bien reçu, notamment dans les quartiers aisés, là où iceux sont bien traités (lieux des grands capitaux). En revanche, dans les petites et moyennes villes, ainsi que dans les quartiers moyens et défavorisés, les étrangers (notamment mors et arabes) sont assez mal traités (surtout par les communautés juives). De plus, les illâji de culture musulmane sont très souvent discriminés par les autres, alors ils se construisent des villes à eux, reculés dans les plateaux, proche de la frontière azuréenne ; parmi icelles, on retrouve notamment Aghamebelouk, Chighorithaz et Baalâmib.

Place de la religion dans l'État et la société :


Politique et institutions :



Institutions politiques :
https://i.ibb.co/nqrGRgHp/Organigramme-institutionnel-d-Ill-j.png

Principaux personnages :

Politique internationale :
Le Padichahat d'Illâj est un pays qui privilégie les relations diplomatiques avec des États afaréens ou chrétiens. Elle cherche à se rapprocher de la politique diplomatique de son tuteur, à savoir la Morakhan, pour concorder avec les intérêts du Sobornost (HRP : un sorte de Commonwealth qui va rassembler la Morakhan, Illâj, la Sabali [si validée] et la Catchénie [si validée], même si le nom n'est pas encore définitif.)
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Armoiries du Padishâhat


ܢܽܫܿܚܥܵ ܫ݅ܡܵܗܵܡܥܵ ܙܽܒܽܢ ܐܺܠܠܽܙ݃ܝܽܪܥܻ
Naşâkh-e şumehem-e zaban Illâjyar-î
Translitération des mots de l'Illâji



Pour comprendre, et pouvoir prononcé l'illâji, il vous faut comprendre la transcription que j'utilise. Je tiens à préciser que tous les mots et noms, sans exceptions, seront soumis à cette transcription, et il vous est impératif de l'utiliser lorsque vous voulez utiliser des noms illâji ou des mots de cette langue.

Ainsi, voici la transcription officielle que je suivrais.

Transcription officielle

Cependant, il doit être fait quelques Nota Bene :

  • Les ' et - sont retranscrits par ܥ (et c'est sur lui que se placent les diacritiques), et les voyelles de début de mots sont retranscrits par ܐ, sur lequel on pose les diacritiques ;
  • La phonologie est la suivante : b (/b/), p (/p/), t (/t/), ç (/t͡ʃ/), h (/ħ/), kh (/x/), d (/d/), 'd (/ɗ/), r (/r/), z (/z/), j (/ʒ/), gh (/ɣ/), f (/f/), g (/g/), w (/w/), l (/l/), y (/j/), s (/s/), ş (/ʃ/), k (/k/), q (/q/), m (/m/), n (/n/), v (/v/), c (/ts/), et a (/a/), â (/ɒ/), o (/o/), ô (/ↄ/), e (/e/ ou /ɛ/), i (/i/), î (/ɯ/), u (/u/), û (/y/) ;
  • Les voyelles longues sont doublés ;
  • Les tons ne sont pas retranscrits.
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