ٮتُ الطّترخَ Bitu 'alṭtariḳ-e Ministère de l'Histoire
Le Bitu 'al'ttariḳ-e est l'organe chargé de la préservation de l'histoire et de la culture du Zkhuyevān d'Illāj. Il est dirigé par le Mélèque Abdul ibn-Zamek al-Zoro'ast.
Nom officiel : Padishâhat Yehovayinide (ill. Padișăhat Jehâvayinor-ı) ou Padishâhat d'Illâj (ill. Zxâyevon İllaz̦-ı). Nom courant : Yehovayinide (ill. Jehâvayinorstan) ou Illâj (iranisé, plus courant) ou Illage (ill. İllaz̦istan). Gentilé : Yehovayinide(s) (ill. Jehâvayinoryar [le -yar ici, normalement utilisé pour pluraliser des systèmes politiques organisés, est utilisé ici pour définir l'appartenance d'une peuple (-yar) à la dynastie des Yehovayinides. Son pluriel est Jehâvayinoryarot]) ou Illâji (arabisation. La version francisé est illageois(e)) (ill. İllaz̦yar [même utilisation du -yar]. Cette appellation est la plus courante.)
Langue(s) officielle(s) : L'Illâji (ill. İllaz̦yar ou Zaban illaz̦yar-ı [langue illâji] ou Benı İllaz̦-ı [langue d'Illâj]). Autre(s) langue(s) reconnue(s) : Le Novir et le Morsaman (ill. Nâviryar ve Beyghmoryar [littéralement Novir-peuple et Grand-Mor-Peuple (le suffixe -yar encore une fois utilisé pour les peuples, mais aussi pour les langues)]).
Drapeau :
Devise officielle : « L’Éternel est ma force et mon bouclier » (ill. "Adânai mafzatŵx băll ve ganatham"). Hymne officiel :
Monnaie nationale : Balkansk afaréen.
Capitale : Gharkhom (ill. Ğarxom).
Population : 11,9 millions d'habitants.
Aperçu du pays :
Présentation du pays :
Voici une frise chronologique de l'histoire :
Illâj (ou Illage) est une iranisation de la racine consonantique semitique (trilitère) ʾ-l-j, qui signifie « Dieu / lumière / noble / vérité ». De cette racine dériverait le nom Illag, ancien ethnonyme et théonyme, puis Illagistan, forme administrative et géopolitique signifiant littéralement « la terre de ce qui est juste et lumineux », ou « le pays placé sous la vérité divine ».
De la fin de la préhistoire au début de l'antiquité, les populations qui vivaient dans l'actuel territoire illâji étaient des nomades qui se déplaçaient entre l'Azur et Illâj. Elles étaient organisés en tribus, avec des Cheikh (ill. Șeix, veut dire chef de tribu) à leurs têtes. Durant cette ère, que les illâji qualifient de vrai, franche préhistoire (ill. Sayiğ avallttarix), les nombreuses tribus, notamment celles des steppes, des plateaux et des déserts, se disputent les rares ressources (oasis, pâturages, forêts, axes caravaniers), généralement en le nom de leurs idoles.
Puis, vers 586 av. J.-C., une grande quantité de juifs fuient la Judée et Jérusalem en raison de l'oppression de Babylone (c'est un récit mentionné dans la bible, donc je ne fais que reprendre les noms), vers le Tigrane et le Baalganath (litt. maître bouclier, grand bouclier, grande protection. Dans certains dialectes, orthographié Beyghganath). À partir de là, une grande diaspora juive vint se mêler aux cultures locales, et des membres de chacune des 12 tribus d'Israël vinrent en créer une extension ici. S'en suivit, avec l'arrivée de marchants phéniciens, de tribus araméennes, faravanaises et de tribus arabes pré-islamiques, un métissage des cultures sémitiques (dominantes), indo-européennes et nihilo-saharienne.
De ce mélange émerge rapidement une Cité-État puissante, située sur un nœud commercial majeur. Grâce à sa maîtrise des routes maritimes et caravanières, elle étend son contrôle sur l’ensemble des côtes, des savanes méridionales jusqu’au Mirobansar. Ainsi naît l’Empire chérobéen, premier État centralisé d’Illâj, dirigé par le roi Xerses Ier, figure fondatrice de la dynastie chérobéenne. Sous son règne, Illâj devient un empire cosmopolite, tolérant sur le plan religieux, mais fortement hiérarchisé.
Le roi Assuérus (ill. Ahașveroș), son fils, organise un immense banquet pour les nobles de l’empire. Il ordonne à la reine Vashti (ill. Vaști) de paraître devant les convives, ce qu'elle refuse. Les conseillers du roi estiment donc que cela menace à l’ordre social et patriarcal, et Vaști est destituée.
Une recherche est lancée dans tout l’empire pour trouver une nouvelle reine. Esther, jeune femme juive orpheline, élevée par son cousin Mardochée (ill. Mordexay), est choisie. Sur conseil de Mardochée, Esther cache son origine juive. Elle devient reine, mais reste politiquement discrète. Haman, haut dignitaire du roi, est promu au-dessus des autres nobles. Le roi ordonne que tout le monde se prosterne devant Haman. Mardochée refuse, par fidélité à sa foi. Haman découvre que Mardochée est juif et décide de détruire tout le peuple juif, pas seulement lui. (Haman tire au sort pour fixer la date du massacre (ill. pur), c'est l'origine de la fête de Pourhem [ill. Purim). Un édit royal ordonne l’extermination des Juifs dans tout l’empire. Mardochée demande à Esther d’intervenir. Esther hésite : approcher le roi sans convocation est puni de mort. Mardochée dit alors : « Qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? » Esther demande un jeûne collectif de trois jours, puis décide d’agir. Esther invite le roi et Haman à deux banquets successifs. Lors du second banquet, elle révèle : qu’elle est juive et que le plan d’Haman vise à la faire tuer elle aussi. Le roi, furieux, quitte la salle. Haman supplie Esther et tombe sur son lit (agression). Haman est pendu sur la potence qu’il avait préparée pour Mardochée. Un édit royal ne peut pas être annulé. Le roi autorise donc les Juifs à se défendre. Ils repoussent leurs ennemis le jour fixé. La victoire est commémorée par la fête de Pourhem.
Ces événements provoquent une transformation spirituelle du roi. En effet, marqué par le courage d’Esther, la fidélité de Mordexay en sa foi et ce qu’il interprète comme une intervention de la Vérité divine (ʾ-l-j), Ahașveroș se convertit au judaïsme. À partir de ce moment, le judaïsme est intégré à l’État, à ses lois, à sa légitimité et à son idéologie impériale.
Ainsi, Illâj devient le premier État impérial officiellement juif.
Après la conversion d’Ahașveroș et l’intégration du judaïsme au cœur de l’État, l’Empire chérobéen connaît une période de tensions religieuses croissantes. Si la Loi juive structure désormais l’administration impériale, une large part de la population demeure polythéiste, attachée aux anciens cultes tribaux et aux divinités locales issues de la Sayiğ avallttarix.
Au fil des générations, cette coexistence devient conflictuelle. Les élites juives, de plus en plus influentes, dénoncent les cultes idolâtres comme contraires à la vérité de ʾ-l-j (Dieu), tandis que les polythéistes perçoivent la centralisation religieuse comme une dépossession culturelle. Ces tensions dégénèrent en guerres ouvertes, connues dans les chroniques comme les Guerres de la Foi.
Ces conflits, longs et violents, opposent des coalitions tribales polythéistes aux armées impériales dominées par des généraux juifs. À l’issue de plusieurs décennies de luttes, les Juifs remportent une victoire décisive, mettant fin au pouvoir politique des anciens cultes. Les temples idolâtres sont détruits ou reconvertis, et le judaïsme devient le socle de la légitimité impériale.
De cette victoire émerge une nouvelle dynastie : les Susites, famille issue de la noblesse juive illâji, qui revendique à la fois l’héritage d’Esther et la mission de protéger Illâj en tant que royaume de la Loi. En effet, le roi de la dynastie précédente n'eu qu'une fille avant de mourrir peu à près les Guerres. Elle dû donc se marier avec un homme de la dynastie Susite, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent au pouvoir.
Sous les Susites, Illâj connaît une période de stabilité relative. Les tribunaux juifs appliquent la Loi de Moïse et de la Torah et les minorités religieuses subsistantes sont tolérées, mais marginalisées.
Cette centralisation renforce l’unité de l’empire, mais fige aussi une partie de la vie spirituelle. La religion devient étatique, normative, parfois perçue comme distante des réalités populaires. Des temps du roi David qui chantait nue pour Dieu en devient des temps des lévites et des pharisiens qui empêchent la liberté de Dieu.
Au Ier siècle de notre ère, un nouveau courant religieux né à Qadichah, centré sur la figure de Jésus. Après sa mort, ses disciples diffusent son enseignement dans les régions voisines. Très tôt, le christianisme atteint Illâj, porté par des marchands, des pèlerins et des communautés juives diasporiques.
D'abord, le christianisme est vu comme un blasphème envers Dieu : les premiers chrétiens étaient donc persécutés (origine des premiers martyrs tel que Saint-Simon). Toutefois, son message — mettant l’accent sur la foi, le salut personnel et une relation directe à Dieu — trouve un écho auprès des populations urbaines et périphériques, parfois lassées du formalisme susite.
Au fil des siècles, le christianisme s’implante durablement en Illâj, et parviens même, au IIIe siècle, à devenir majoritaire, sans intégrer l'État juif.
Au VIIe siècle, l’expansion des armées musulmanes bouleverse l’équilibre régional. L'Azur et de nombreux pays d'Afarée du Nord et du Nord-Est sont rapidement conquis et islamisés. Illâj, affaibli par des luttes internes et par l’érosion de l’autorité susite, est à son tour attaqué.
Les armées musulmanes infligent une défaite décisive à l’empire. Le roi susite Salomon IV est renversé et Illâj perd son indépendance politique. Cependant, contrairement à l’Azur, la population illâji n’adopte pas massivement l’islam. La mémoire des Guerres de la Foi, l’enracinement du judaïsme dans les institutions et du christianisme dans la population freinent la conversion.
L’islam s’implante surtout dans les centres scientifiques, tandis que les campagnes, les villes historiques d’Illâj et les institutions restent majoritairement juives ou chrétiennes.
Lorsque les grands califats commencent à se fracturer, Illâj profite de l’affaiblissement du pouvoir central musulman pour se relever. Des élites locales restaurent des institutions autonomes, s’appuyant sur la tradition juridique illâji (judéo-chrétienne) et sur la "nouvelle" foi chrétienne. Ainsi, une nouvelle dynastie, chrétienne, les yéhovayinides, s'installent sur Illâj.
Vers l'an 1000, les conquêtes du Khagan arrivent en Afarée du Nord-Est, et un à un, les États tombent sous la cavalerie du grand Khan (Banairah, Faravan, Azur, et bien d'autres...). S'installent alors en Azur le premier État de ce pays : le royaume Altaï. Entre 1200 et 1700, ce royaume entreprit la conquête de nombreux territoires voisins, dont Illâj, qui fut, pour la deuxième fois, soumise.
À partir de 1800, et la crise qui s'en suivit, puis l'intervention des eurysiens, dont des mors, le royaume Altaï pu regagner sa stabilité, mais perdit d'anciennes possessions (dont Illâj, qui fu mit sous tutelle more).
Pendant que la révolte grondait en Azur voisin, Illâj, elle, n'était pas épargnée par les nationalismes importés par les eurysiens. La domination more corrélée à iceux fit péter la nation. Le peuple sortit dans la rue pour réclamer le départ des mors et l'instauration d'une République. Le Padichah d'époque, Ahmed Abraham II Bengourin Yéhovayinor, avec le soutiens des mors, écrasa la révolte dans le sang en 1850.
10 ans plus tard, en 1860, alors que la Morakhan venait de tomber dans le communisme et que le Padichah venait de perdre son plus gros soutiens, un jeune Général du nom d'Adam Ahmed Benwadeen Abdalla, et son acolyte le Général David Bensimon Al-Khalif, firent un putsch, et prirent le pouvoir. David Bensimon Al-Khalif (ill. Dawid Bensimon All-Xallif) fit assassiner Adam Ahmed Benwadeen Abdalla (ill. Adam Ahmed Benŵdeen Abdalla) pour prendre le pouvoir et instaura une dictature pour 92 ans. Après sa mort en 1886, ce fu son fils, Laden Ali Jean Bendavid Al-Khalif (ill. Laden Ali Je'an Bendawid All-Xallif) qui repris le pouvoir, puis son fils, Oussama Jonas Sweeboub Benladen Al-Khalif (ill. Usama Jânas Sweebub Benlladen All-Xallif).
En 1952, après le retours de la Morakhan au régime monarchiste, icelle intervint pour replacer le Padichah au pouvoir, et ainsi fut restauré le régime monarchiste.
Ainsi, ce fut Wakhad Jacob Bensaoud Yéhovayinor (ill Ŵaxad Jakob Bensaud Jehâvayinor) qui fut mis au rang de Padichah, un proche des mors. Depuis cette date, le régime actuel est une dépendance directe de Voïvograd, qui s'immisce de temps à autre dans les affaires du pays. L'un des exemples est le massacre d'Hamas, en 2001, où les populations se révoltants contre le pouvoir en place, via des manifestations, ont été massacrés par l'armée (des mors en tenue de soldat illâji).
Mentalité de la population : La population d'Illâj est très diversifiée au niveau des intérêts. En effet, dans les villes et les centres urbains, on théorise l'indépendance, la lutte contre le colon, et parfois même du socialisme, avec des idées anticléricales, tandis que dans les milieux ruraux et paysans (et certaines petites et moyennes villes), on pense plutôt à demain, à se nourrir, à se vêtir, etc. Dans ces milieux, la population est très religieuse et croyante, et cherche beaucoup à se rendre en ville pour trouver du travail.
De manière générale, en ville (comme Gharkhom), les étranger sont plutôt bien reçu, notamment dans les quartiers aisés, là où iceux sont bien traités (lieux des grands capitaux). En revanche, dans les petites et moyennes villes, ainsi que dans les quartiers moyens et défavorisés, les étrangers (notamment mors et arabes) sont assez mal traités (surtout par les communautés juives). De plus, les illâji de culture musulmane sont très souvent discriminés par les autres, alors ils se construisent des villes à eux, reculés dans les plateaux, proche de la frontière azuréenne ; parmi icelles, on retrouve notamment Aghamebelouk, Chighorithaz et Baalâmib.
Place de la religion dans l'État et la société :
Politique et institutions :
Institutions politiques :
Principaux personnages :
Politique internationale : Le Padichahat d'Illâj est un pays qui privilégie les relations diplomatiques avec des États afaréens ou chrétiens. Elle cherche à se rapprocher de la politique diplomatique de son tuteur, à savoir la Morakhan, pour concorder avec les intérêts du Sobornost (HRP : un sorte de Commonwealth qui va rassembler la Morakhan, Illâj, la Sabali [si validée] et la Catchénie [si validée], même si le nom n'est pas encore définitif.)
نشخُ شمَيَ زٮنالّلژيرۑ Našāḳu šume-ye zabān-illājyar-ī Translitération des mots de l'Illâji
Pour comprendre, et pouvoir prononcé l'illâji, il vous faut comprendre la transcription que j'utilise. Je tiens à préciser que tous les mots et noms, sans exceptions, seront soumis à cette transcription, et il vous est impératif de l'utiliser lorsque vous voulez utiliser des noms illâji ou des mots de cette langue.
Ainsi, la transcription officielle que je suivrais est à ce lien.
Cependant, il doit être fait quelques Nota Bene :
Les ' sont retranscrits par ء et les - ne sont pas retranscrits. Les voyelles de début de mots sont retranscrits par ا si c'est un a, e, i, ou u et par آ si c'est un ā, ī ou ū ;
La phonologie est la suivante : b (/b/), p (/p/), t (/t/), č (/t͡ʃ/), h (/ħ/ ou /h/), ḳ (/x/), d (/d/), ḍ (/dˁ/), r (/r/), z (/z/), j (/ʒ/), ġ (/ɣ/), p̄ (/f/), g (/g/), w (/w/), l (/l/), y (/j/), s (/s/), š (/ʃ/), k (/k/), q (/q/), m (/m/), n (/n/), v (/v/), c (/ts/), et a (/a/), ā (/ɑ/ ou /ɒ/), e (/e/ ou /ɛ/), i (/i/), ī (/ɯ/), u (/u/), ū (/y/) ;
ٮحلم شحرُ غرخمَ Bahelem šehiru Ġarḳum-e Découvrir la ville de Ġarḳum
Ġarḳum (/gaʁkum/ ; en illāji : غرخم, Ġarḳum, /ɣarχum/) est la capitale et la plus grande ville d’Illāj. Située dans le sud-est du pays, au pied des monts Ḳiyadj, Ġarḳum donne son nom à la province dont elle est également la capitale. La ville a connu une croissance spectaculaire depuis qu’elle est devenue capitale à la suite du changement de régime de 1860, sa population ayant été multipliée par trente-cinq. En 2018, l’agglomération comptait un peu plus de quatre millions d’habitants. Ġarḳum possède un réseau de transport développé, comprenant un métro de sept lignes et un dense réseau autoroutier qui relie la ville aux principales provinces d’Illāj.
Cette expansion urbaine s’explique principalement par l’amélioration des conditions de vie et par l’attraction exercée sur les habitants des provinces environnantes. La ville concentre près de la moitié de l’activité industrielle du pays : automobile, équipements électriques et électroniques, armement, textile, production de sucre, ciment et produits chimiques. Le bazar central constitue le cœur de la commercialisation des tapis et du mobilier produits dans l’ensemble du pays. Ġarḳum est également un centre culturel majeur, accueillant plusieurs universités, bibliothèques et institutions liées au christianisme apostolique qājār, religion dominante structurant la vie sociale et les fêtes publiques.
L’origine du nom de Ġarḳum fait l’objet de plusieurs interprétations. Une étymologie populaire suggère que Ġar + um signifie « grande ville ». Selon le général Teylor Hutum Sawid Adarrhan Hemret Ahmad Ye’an ben-P̄awid al-Abbat al-Neḳtur al-Sobeb-et-hertum-ā-trehjiḳ-čalm-jelḳter-u’u’i-bit’t’ta’wir, le nom dériverait du terme Ġar-ḳum, « la ville des ġars », peuple de la région. L’historien et linguiste Ahmad Jelveh Konem ben-Gibbur al-Kasravi propose une origine trilitère Ḡ-R-K, signifiant « forteresse », similaire à l’akkadien karāku. L’orientaliste Vladimir Val Minovski avance une interprétation géographique : il propose que le nom viendrait de la racine sémitique Ḫ-M, traduisible par « rochers étendus » ou « colline habitée », évoquant la topographie des monts Ḳiyadj. Enfin, le professeur Ḳičer Abraham Guriyim ben-De al-Lashul, dans l’Encyclopædia Illagia, suggère que le nom pourrait également provenir de la racine G-R-K, signifiant « lieu consacré à un dieu ou à un esprit protecteur », et par extension, « ville de Dieu », ce qui s’accorde avec l’importance religieuse de la cité dans le christianisme apostolique qājār.
La physionomie de Ġarḳum combine densité urbaine et raffinement architectural. Les rues du centre, souvent étroites et sinueuses, sont bordées de bâtiments à plusieurs étages aux façades décorées de motifs géométriques, de mosaïques colorées et d’inscriptions calligraphiques. Les balcons et fenêtres sont fréquemment ornés de grilles en fer forgé et de bas-reliefs représentant des scènes de la vie quotidienne ou des motifs symboliques. À certains carrefours et devant quelques édifices importants, des statues de lamasu — créatures protectrices à corps de lion ailé et tête humaine — veillent sur la ville, rappelant la fusion entre tradition, protection mythique et prestige urbain.
Les avenues principales restent larges et accueillent des arbres alignés et des fontaines sculptées, offrant des espaces de détente dans le tumulte de la ville. Les quartiers périphériques, tout en restant densément peuplés, privilégient des constructions plus sobres mais gardent des touches décoratives traditionnelles qui relient chaque secteur à l’identité historique de Ġarḳum. Les marchés et bazars de la ville sont souvent couverts, avec des arcades ornées de motifs floraux et de lanternes suspendues, où artisans et commerçants présentent tapis, textiles, céramiques et objets du quotidien dans une atmosphère à la fois colorée et structurée.
Les édifices publics et religieux adoptent eux aussi ce style traditionnel, avec des façades sculptées et des portails monumentaux. Les palais administratifs, bibliothèques et universités possèdent souvent des cours intérieures ornées de mosaïques et de fontaines, créant des îlots de calme et de beauté au sein de la densité urbaine. Les lamasu et autres figures protectrices ne sont pas rares dans ces espaces, symbolisant la protection de la ville et de ses habitants, mais également son prestige historique et spirituel.
Les rues de Ġarḳum restent vivantes à toute heure : le commerce, les cafés et les échoppes s’animent dès l’aube et jusque tard dans la nuit, tandis que les places publiques accueillent musiciens, conteurs et artistes de rue. Les habitants, en se déplaçant d’un quartier à l’autre, passent ainsi d’une ruelle décorée de mosaïques à une grande avenue bordée de fontaines et de lamasu, ressentant à chaque pas la continuité entre tradition et modernité, densité urbaine et attention portée aux détails architecturaux.
Malgré son éclat architectural et ses façades richement ornées, Ġarḳum est une ville aux contrastes marqués. Les ruelles étroites des quartiers anciens accumulent souvent poussière et détritus, particulièrement après les marchés ou les tempêtes de vent qui soulèvent le sable des collines environnantes. Les égouts, bien que partiellement modernisés, débordent parfois lors des pluies, provoquant des inondations dans les rues les plus basses. Les façades ornées et les lamasu majestueux ne suffisent pas toujours à masquer l’usure du temps : certaines maisons présentent des fissures, des peintures écaillées ou des enseignes rouillées.
Le système de transport, bien que développé, reflète lui aussi les tensions et la densité de la ville. Le métro à sept lignes est souvent saturé aux heures de pointe, et les quais débordent de passagers impatients. Les bus et tramways, fréquemment en retard, circulent dans des rues encombrées où automobilistes et cyclistes se livrent à des courses effrénées. Les taxis et minibus informels complètent le réseau, mais leurs conducteurs ont la réputation d’être imprévisibles et parfois dangereux. Les embouteillages sont un problème quotidien, particulièrement autour des places centrales comme Harūn et les ponts enjambant le Qiyadj, le petit fleuve qui traverse la ville.
Cette densité urbaine favorise l’émergence de réseaux de banditisme et de petits trafics. Certaines ruelles des quartiers périphériques sont réputées pour les vols à la tire, les cambriolages et les rackets des commerçants. Les marchés nocturnes, bien que vivants et colorés, peuvent se transformer en lieux de méfiance après le coucher du soleil, où des gangs locaux se disputent le contrôle de certaines zones. La police municipale est présente, mais sous-dimensionnée, et certaines brigades locales pratiquent des méthodes brutales qui alimentent le mécontentement populaire.
Les tensions sociales et religieuses sont également palpables. Bien que le christianisme apostolique qājār structure la vie publique, la minorité musulmane subit une discrimination manifeste, en particulier dans l’accès aux emplois publics et aux services administratifs. Les quartiers à forte densité musulmane sont souvent moins bien desservis et souffrent d’un entretien moindre des infrastructures. La coexistence avec la communauté juive, bien que moins conflictuelle, est également marquée par des frictions économiques et culturelles, les chrétiens occupant la majorité des institutions influentes. Ces tensions se traduisent parfois par des conflits sporadiques dans les espaces publics, des manifestations religieuses ou des altercations autour des lieux de culte.
Pourtant, malgré ces défauts et ces conflits, Ġarḳum conserve un charme indéniable. La ville vit dans un équilibre fragile entre tradition et modernité, luxe et misère, ordre et chaos. Les habitants s’adaptent à cette complexité : les artisans continuent de produire tapis et céramiques dans les ruelles sales, les cafés restent des lieux de rencontre et de débat, et les lamasu continuent de veiller silencieusement sur les rues encombrées et bruyantes. Ġarāh est le quartier historique de Ġarḳum. Ses ruelles étroites et tortueuses sont bordées de maisons anciennes aux façades ornées de mosaïques et de bas-reliefs, certaines décorées de lamasu en pierre sculptée. Cependant, l’étroitesse des voies et l’absence d’entretien régulier font que la poussière et les détritus s’accumulent rapidement, surtout après les marchés matinaux. C’est ici que l’on trouve les artisans traditionnels : tisserands de tapis, forgerons et potiers. Le quartier est très touristique le jour, mais la nuit, certaines ruelles sont réputées pour le vol à la tire et les petites bandes locales. La population y est mixte, mais majoritairement chrétienne qājār, et la minorité musulmane y vit dans des logements souvent délabrés.
Baal-Qiyādj est un quartier plus récent, bâti sur les collines au sud-est. Ses immeubles modernes contrastent avec l’ornementation traditionnelle de la ville : chaque façade conserve des mosaïques colorées et des lamasu aux balcons. Les rues y sont plus larges et les espaces verts nombreux, mais les prix de l’immobilier rendent ce quartier inaccessible pour la majorité des habitants. Le métro et les lignes de bus y sont très fréquentés, souvent bondés aux heures de pointe. La circulation automobile y est dense, et les embouteillages sont fréquents sur l’avenue principale Qiyādj. Les habitants se plaignent de nuisances sonores et de poussière soulevée par les vents descendant des collines.
Nusrat illustre la densité extrême de Ġarḳum. Les ruelles y sont étroites, presque labyrinthiques, et les bâtiments s’élèvent sur six à sept étages, collés les uns aux autres. L’entretien est souvent négligé : façades écaillées, câbles électriques en désordre et égouts obstrués. Les marchés de Nusrat sont animés mais chaotiques, mêlant nourriture, vêtements et artisanat. Ce quartier est également connu pour ses tensions sociales : la minorité musulmane, concentrée dans certaines rues, subit discriminations et menaces, et des conflits éclatent parfois avec des groupes chrétiens ou juifs. La criminalité y est plus visible : vols, extorsions et trafics divers sont monnaie courante, et la police peine à maintenir l’ordre. Malgré cela, la vie communautaire reste vivante : cafés, mosquées et places publiques servent de lieux de rencontre et d’échanges.
Harūn constitue le centre névralgique de Ġarḳum. On y trouve les bâtiments administratifs, les universités et le bazar central. Les avenues sont larges, bordées d’arbres et de fontaines sculptées, et les façades arborent mosaïques et statues de lamasu protégeant les entrées. Malgré cette apparence soignée, le quartier souffre d’embouteillages chroniques et de pollution. Les marchés attirent des foules massives, et les pickpockets profitent de l’agitation. Les tensions religieuses y sont moins visibles que dans les quartiers périphériques, mais la minorité musulmane y est souvent cantonnée à des postes subalternes ou à de petits commerces.
Le Vieux Port, situé au nord le long du fleuve Qiyadj, est un quartier industriel avec entrepôts, usines de textile et ateliers métallurgiques. L’air y est souvent chargé de fumée et de poussière, et les conditions sanitaires sont médiocres. Les logements des ouvriers sont petits, surpeuplés et rarement entretenus. La criminalité y est élevée : brigands et gangs locaux se disputent le contrôle des entrepôts et des marchés informels. Les minorités religieuses y sont encore plus exposées, souvent confinées aux postes les plus précaires et subissant les brimades des chrétiens qājār dominants. Pourtant, le quartier reste vivant : cafés et tavernes des quais sont animés tard dans la nuit, et les habitants entretiennent des liens communautaires solides malgré les difficultés.
Les collines qui entourent Ġarḳum au sud sont en partie urbanisées. On y trouve des villas décorées de mosaïques, de jardins et parfois de lamasu sculptés, appartenant aux élites économiques. Mais ces collines accueillent également des bidonvilles, où maisons improvisées et résidences luxueuses coexistent. La saleté, le manque d’eau et l’éloignement des services publics accentuent les inégalités. Les tensions entre habitants des bidonvilles et élites sont visibles, parfois à travers des altercations ou des disputes pour l’accès aux ressources. Lorsque le soleil se couche derrière les monts Ḳiyadj, Ġarḳum se transforme. Les façades ornées et les lamasu illuminés par les lampadaires traditionnels jettent une lumière dorée sur les ruelles étroites du centre, tandis que l’obscurité gagne rapidement les quartiers périphériques. Les marchés nocturnes s’animent dans Ġarāh et Nusrat : les étals de tapis, d’épices et de nourriture attirent une foule dense et bruyante, mêlant habitants, ouvriers et touristes curieux. Les odeurs de pain frais, de brochettes grillées et d’épices se mêlent à celles plus âcres des déchets accumulés et de la fumée des cuisines improvisées.
Dans les quartiers populaires comme Nusrat ou le Vieux Port, l’atmosphère devient plus tendue. Les ruelles deviennent le terrain de jeu des petits gangs : vols à la tire, cambriolages et bagarres éclatent régulièrement. La police patrouille, mais ses brigades sont peu nombreuses et parfois brutales, ce qui alimente la méfiance des habitants. Les minorités musulmanes, cantonnées dans certains îlots, restent prudentes après le crépuscule, tandis que des tensions sporadiques apparaissent avec des groupes chrétiens et juifs. Quelques mosquées restent ouvertes pour la prière nocturne, mais les fidèles évitent de circuler seuls.
Les avenues principales et le centre administratif de Harūn restent animés plus longtemps. Cafés et restaurants accueillent une clientèle cosmopolite et des étudiants des universités voisines. Les fontaines et les lamasu éclairés ajoutent une touche presque féerique, mais le tumulte de la circulation et les klaxons incessants rappellent que Ġarḳum ne dort jamais vraiment. Les taxis informels et les minibus nocturnes transportent des voyageurs pressés, parfois au prix de petites altercations.
Dans Baal-Qiyādj et les collines du sud, les contrastes sont encore plus marqués. Les villas des élites brillent sous les lampes à arc, avec jardins soignés et sculptures de lamasu, tandis que quelques rues plus loin, les bidonvilles restent plongés dans l’obscurité. Les habitants s’organisent pour sécuriser leurs quartiers, et les enfants jouent parfois à la lueur des lampes à huile ou des néons fatigués. Les adultes se rassemblent autour de petites échoppes ou de cours intérieures pour discuter, échanger des nouvelles et se protéger mutuellement.
Même les marchés les plus animés recèlent une part d’anarchie. Dans le bazar central, les commerçants ferment certains stands tard pour éviter les vols, tandis que les pickpockets profitent de l’affluence. Des disputes éclatent parfois entre vendeurs pour un emplacement ou sur le prix des produits. Dans certains quartiers, des vigiles privés remplacent la police, surveillant les passages étroits avec lanternes et bâtons, renforçant le sentiment d’insécurité malgré la beauté des lieux.
Pourtant, Ġarḳum reste fascinante la nuit. Les sons sont multiples : cliquetis des cuisines, pas pressés sur les pavés, appels des muezzins dans certains quartiers, chants des chœurs dans les églises qājār, bruit incessant du métro et des voitures. La ville semble respirer à un rythme propre, alternant chaos et spectacle, pauvreté et splendeur. Les lamasu, silhouettes immobiles sur les ponts et devant les bâtiments historiques, veillent silencieusement sur cette vie nocturne dense et contrastée.
Au cœur de Ġarḳum, la puissance politique se matérialise dans des ensembles architecturaux imposants qui dominent la physionomie de la ville. La Ziqqurat de Ġarḳum, résidence du Padišāh Gilgameš IV ben-Waḳad al-Naram-ī-Ahhūtihut al-Yehuvayinur, trône sur une colline centrale, visible depuis presque tous les quartiers historiques. Sa silhouette massive, ornée de mosaïques et de lamasu, sert à la fois de symbole de pouvoir et de point de repère pour les habitants. Autour de la Ziqqurat, le Ministère des Affaires étrangères s’étend dans des bâtiments aux façades austères mais soignées, avec cours intérieures et portails monumentaux, rappelant que la diplomatie illāji se joue ici dans un cadre de prestige, mais cloisonné et contrôlé. Les rues menant à ce secteur sont constamment patrouillées, et marchés et cafés alentours affichent une activité prudente : toute agitation ou manifestation non autorisée peut être rapidement réprimée.
Le gouvernement, dirigé par le Tjatī Isaak ben-Šukubum al-Jabāl al-Šemšehki, occupe un ensemble adjacent de palais et bureaux administratifs dans le quartier central de Harūn. Les avenues larges et bordées d’arbres qui y mènent sont souvent saturées de circulation, reflet du va-et-vient des fonctionnaires, universitaires et commerçants. Les fontaines et lamasu protégeant les entrées contrastent avec l’agitation permanente. Dans les cafés et échoppes de Harūn, discussions politiques, débats universitaires et tractations commerciales se mêlent, créant un espace où le pouvoir central imprime son rythme sur la vie quotidienne.
Le Diwān, siège de la noblesse, s’élève dans le quartier de Baal-Qiyādj, sur les collines au sud-est. Villas et palais entourent ce centre, avec jardins et mosaïques, tandis que les ruelles menant aux bidonvilles voisins révèlent le contraste social. La présence du Diwān transforme ces collines en territoire de prestige et de contrôle indirect sur les quartiers périphériques : les habitants adaptent leur commerce et leur circulation pour éviter les tensions, et certains artisans et commerçants bénéficient d’un accès privilégié à ce marché élitiste.
Le Šubru et la Knesset, bien que symboliquement représentatifs du peuple, occupent des bâtiments moins monumentaux à Harūn, mais toujours proches des axes principaux. Les rues étroites qui les desservent sont animées par les citoyens venus déposer pétitions ou assister à des audiences publiques. Ces institutions, visibles mais limitées dans leur pouvoir réel, structurent la vie urbaine : la législation et la gestion locale passent par ces lieux, même si le Padišāh conserve la décision finale. Les commerces et marchés autour du Šubru et de la Knesset reflètent cette proximité administrative : cafés pour fonctionnaires, librairies, imprimeurs et papeteries prospèrent, offrant aux habitants un contact direct avec l’État tout en laissant transparaître la hiérarchie stricte régissant la ville.
Enfin, l’armée, installée dans des casernes périphériques, influence chaque quartier par sa présence visible. Les patrouilles régulières dans Ġarāh, Nusrat et le Vieux Port créent un sentiment mêlé de sécurité et de tension : les habitants adaptent leurs routines, surtout la nuit, pour éviter les confrontations, et certains marchés ou ruelles deviennent des zones de vigilance accrue. Les grandes avenues menant aux centres administratifs et militaires sont souvent encombrées par des convois officiels et des transports logistiques, rappelant à chaque citoyen que la force de l’État est tangible et omniprésente.
انطربنآمن الّلژم Anṭurup̄ūnāman illājam Anthroponymie des Illāji
L'anthroponymie est la branche de l'onomastique (étude des noms propres) consacrée à l'étude des noms de personnes (anthroponymes). Elle analyse l'origine, la formation, l'évolution et la répartition géographique des prénoms, noms de famille (patronymes/matronymes), surnoms et pseudonymes, révélant des informations historiques, sociales et culturelles. L'étude des noms est essentielle pour l'anthropologie, l'histoire et la sociologie pour comprendre les structures sociales et les migrations.
Illāj, comme tous les pays du monde, possède des pré·noms et un ordre in·pré·défini de plaçage d'iceux. En effet, en Illāj, les noms suivent la structure suivante :
Le 1er prénom est le tiens, celui qui t'appartiens et reflète ta personnalité, ton environnement de naissance par exemple. Le 2e prénom est le premier prénom de ton père (ou de ta mère si tu es une femme). Il est non-obligatoire. Le patronyme, certes existant en Illāj et chez les voisins arabes, était non-obligatoire. Depuis l'occupation more, il l'est devenu. Il fait légèrement doublon avec le 2e prénom, car c'est ici le premier prénom du père (même pour les filles) accompagné d'un préfixe en minuscule (ibn-, ibnt- ou ben-, fils ou fille de X). Le surnom est non-obligatoire, et relève de l'histoire. Il était (et est) généralement attribué à une haute personnalité ou à un souverain. Il est formé de al- + plus le surnom (par exemple : al-Naram-ī-Ahhūtihut, le bien-aimé des étrangers). Enfin, le nom, qui sert à catégoriser les familles. Autrefois, toute une tribu portait le même nom, car ils se considéraient de la même famille. C'est pourquoi aujourd'hui, on peut retrouver deux personnes aux mêmes noms, mais qui n'ont pas de liens de parenté. Le nom est formé de al- + plus le nom (par exemple : al-Yehuvayinur, Le choisit de Dieu).