« La liberté d’expression est le droit, au côté de la liberté de sûreté, du droit de la résistance à l’oppression et du droit à la poursuite du bonheur, le droit le plus fondamental des hommes qu’il est nécessaire de protéger en tous lieux et en tous moments ; l’usage de la violence pour garantir le respect de ce droit est autorisé dans le cadre expressément limité et encadré par la loi. »
Les Navorais n’hésitent pas dès lors à s’exprimer de la manière la plus libre possible. L’une d’elles est par l’intermédiaire de la presse d’opinion (opinion press), devenue extrêmement populaire au sein de la fédération à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, avec l’essor de journaux comme L’Opinion, La Civilisation, L’Esprit critique et La Tribune, qui permettent à n’importe qui de rédiger son propre article et de le publier moyennant une petite somme souvent dérisoire. Ce sont des journaux encore extrêmement lus au sein de la fédération et qui contrastent entre les publications rigoureusement bien écrites et leurs pendants mal écrits et souvent extrêmement grossiers.
