Les travailleurs Nazumis, réunis en ce Congrès ouvrier, considérants que le capitalisme ; l'absence ou le non respect, en fonction des nations, du droit du travail ; la concurrence internationale et l'aliénation des ouvriers sont les seules causes du malheur ouvrier et de l'autoritarisme des gouvernements ont résolu décrire la déclaration suivante. Afin que cette déclaration, sans cesse exposée au patronat lui rappelle sans cesse ses droits et ses devoirs ; afin que les actes des représentants des nations agissent toujours pour le bien commun ; afin que les revendications ouvrières, désormais fondés sur une déclaration écrite, aient une portée encore plus importante. En conséquence, le Congrès ouvrier reconnaît et déclare la déclaration suivante.
Chaque nation doit, si elle en a la possibilité, accueillir le Congrès chez elle tour à tour.
Le Congrès doit donner la ligne directrice des Travailleurs pour l'année à venir.
Tout travailleur agissant pour ses intérêts personnels sera renvoyé du syndicat.
Toute décision prise avantageant le patronat et non les ouvriers sera déclarée caduc.
Les Travailleurs peuvent, s'ils le souhaitent, s'organiser en Comités pour coordonner la lutte à leur échelle.
Cette déclaration a été accepté par près de 800 000 ouvriers, précurseur du Syndicat des Travailleurs Nazumis, lors du premier Congrés Ouvriers de Sivagundi. Elle sera, 2 ans plus tard, complétée par les textes de fonctionnement du Syndicat.
Chaque nation possédera un Section du Syndicat qui aura également un fonctionnement fédératif.
Chaque usine, ou chaque exploitation agricole, possédant un Comité Ouvrier pourra, si les ouvriers en font la demande, se rattacher à la section syndicale de sa nation.
Les usines doivent être auto-gérés par les ouvriers.
Les nations ne peuvent imposer de quotas aux ouvriers sans une consultation préalable.
L'égalité salariale doit être assurée sans qu'il n'y ait de distinctions de genre, de "races" ou de classe sociales.
L'abolition du patronat est nécessaire pour que le travail ne soit pas aliénant.
Aucun Travailleur n'est supérieur à un autre.
Tant que le droit international du travail ne sera pas adopté dans toutes les nations du Nazum le syndicat continuera à lutter.
Il n'a aucunement une fonction de concentration des pouvoirs.
Toute dérive autocratique du Conseil Central sera puni par une destitution par vote ouvrier.
Toute décision du Conseil Central devra être validée par un vote ouvrier.
Toute décision prise par vote ouvrier aura force de loi.
Les Conseils Nationaux et les Comités Ouvriers peuvent prendre des décisions et organiser des actions sans l'accord du Comité Central.
Cette Chartre a été adoptée 2 ans après la Déclaration des Travailleurs Nazumis lors du premier Congrès de Vortst.
